Friday, January 18, 2008
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18
January 2008
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  Expositions "France Patchwork" et "Art'6"
Location:
Mairie du 6ème arrondissement
78, rue Bonaparte
75270 Paris Cedex 06
M° Saint-Sulpice
France
Phone : +33 (0)1 40 46 75 06
Fax : +33 (0)1 40 46 75 29
Internet Site : www.mairie6.paris.fr
Description:
La Mairie du 6e accueille deux expositions

« Paris Ville arc-en-ciel »
Du mardi 15 au samedi 25 janvier
Découvrez les réalisations des artistes de l'association France Patchwork sur le thème « Paris Arc-en-ciel ». Une vingtaine de créations originales sont exposées ainsi que quelques patchworks traditionnels. Un invité d'honneur, Hubert Valeri, présente ses boutis.
Salon du Vieux-Colombier
Du lundi au vendredi de 11h30 à 17h, samedi de 10h à 12h

« ART'6 »
Du mardi 8 au samedi 26 janvier
La Mairie du 6e propose de découvrir les talents cachés de quelques-uns de ses agents au cours de cette 2e édition de l'exposition « Art'6 ». Photos, encadrements, boutis, peintures…
Galerie de la Salle des Fêtes
Du lundi au vendredi de 10h à 17h, samedi de 10h à 12h

Semaine du Son
Description:
http://www.lasemaineduson.org

2ème salon du cinéma
Location:
Paris Expo - Porte de Versailles
Parc des Expositions de Paris
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris
M° Porte de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 43 95 37 00
Fax : +33 (0)1 43 95 30 31
Internet Site : www.parisexpo.fr/pexpo/do/Navigate?id=8
Description:
Paris Expo - Porte de Versailles - Hall 6

du 18 au 20 janvier

Après avoir attiré avec succès 50 000 visiteurs pour sa première édition en 2007, le Salon du Cinéma aura lieu cette année du 18 au 20 janvier 2008 à la Porte de Versailles.

Du 17 au 20 janvier, venez découvrir toutes les facettes du 7ème art lors du second salon du cinéma, à Paris Expo, Porte de Versailles. Nouveauté cette année, le salon propose un espace exclusivement dédié aux professionnels.

Participer à un tournage de film, découvrir les coulisses de la création d'un dessin animé, réaliser des cascades, découvrir comment on réalise des effets spéciaux, rencontrer les équipes de tournage… Les professionnels les plus talentueux donnent rendez-vous aux professionnels et grand public pour d'authentiques leçons de cinéma…

Partenaire en communication de ce salon, la Mairie de Paris sera présente à travers deux stands : le premier sera dédié au Forum des images, le second au Festival Paris Cinéma. Enfin, la Cinémathèque scolaire de la Ville de Paris proposera des projections de films de sa collection unique, ainsi que des ateliers à destination du jeune public.

Parrainé par Jean-Jacques Annaud et Vladimir Cosma, cette 2ème édition, dédiée à la fois au grand public et aux professionnels du cinéma, accueillera plus de 80 exposants (distributeurs, télévisions, industries techniques, écoles de cinéma, éditeurs de livres et de DVD, institutionnels…). Les coulisses du cinéma seront notamment mises à l'honneur à travers de nombreuses animations (ateliers, conférences sur les métiers du cinéma, tournages, cascades, maquillage, dressage, effets spéciaux …).

Exposition rétrospective consacrée à Maurice Brianchon (1899 -1979)
Description:
Art France - 36, avenue Matignon - 75008 Paris - tél : 33.(0)1.4359.1789 - fax : 33.(0)1.4563.8483 - www.artfrance-paris.com

15 janvier - 16 février 2008
du lundi au samedi de 10h à 19h

Au cours du vernissage, le 15 janvier à partir de 18h, présentation du "Catalogue de l'Oeuvre Peint" par Olivier Daulte et Pierre-Antoine Brianchon.

Biographie

Brianchon est né à Fresnay sur Sarthe le 11 Janvier 1899, mort à Paris le 1er Mars 1979.
Toute sa vie a été entièrement consacrée à l'Art sous toutes ses formes.

En 1918 il entre à l'École Nationale des Arts Décoratifs de Paris et obtient le Prix Blumenthal qui lui permet de voyager en Espagne où il étudie les oeuvres de Velasquez et du Greco.

Nommé Professeur à l'École des Arts Décoratifs de Paris en 1936, puis en 1949 Professeur Maître d'Atelier à l'École des Beaux-Arts de Paris.

En 1953, à la demande du gouvernement britannique, il séjourne en Angleterre pour peindre les temps forts du couronnement de la Reine Elisabeth II.

Il est élevé au grade d'Officier de la Légion d'honneur par le Président de la République Française, Vincent Auriol.

Dès 1925 il est pressenti par l'Opéra de Paris pour créer des décors. Pendant de nombreuses années il signera décors, rideaux de scène et costumes pour l'Opéra de Paris, l'Opéra Comique, le théâtre de l'Oeuvre, le théâtre Marigny pour La Compagnie Madeleine Renaud-Jean Louis Barrault.

Ne se laissant pas enfermé dans quelques thèmes restreints, Brianchon peint des oeuvres très diversifiées.
Nombreuses toiles inspirées par ses passages dans les coulisses et sur les plateaux pour ses réalisations de décors (danseuses, Bals masqués, Arlequins etc ...)
Il peint des oeuvres intimistes de quartiers de Paris familiers , toujours animés de personnages , piétons dans les rues de Passy ou les Jardins de la ville .
Des natures-mortes, des nus, des fleurs. Tout ce qui, à ses yeux, se projette en peinture deviendra une toile.

En 1955 le thème du paysage entre en force dans son oeuvre.
Il vient d' acquérir une propriété en Périgord et la campagne environnante lui inspire de superbes peintures où le grand coloriste s'exprime avec subtilité dans des gammes étouffées ou vibrantes, des tons rares et complexes qui n'appartiennent qu'à lui. Dans son grand atelier de Truffière, il installe des natures-mortes qu'il peint auréolées de la belle lumière dorée s'infiltrant par les verrières.

Il a aussi été un talentueux illustrateur de grands textes de la littérature française, dont le Théâtre complet d'André Gide (8 volumes).

Les plus exigeants critiques et écrivains d'art lui ont consacré textes et livres, François Daulte, George Besson, Claude-Roger Marx, Marcel Zahar, Richard Heyd, Robert Rey.

D'importantes expositions et manifestations ont été présentées par des galeries et des musées: Biennale de Venise, Pavillon de la France (1934), Galerie Louis Carré (1942 et 1943), Musée des Arts Décoratifs, Palais du Louvre (1951), Galerie Wildenstein, Londres (1951,1960) Galerie Alfred Daber (1954,1956), David B.Findlay Gallery, New-York (1960,64,70,75,2004), Musée des Beaux-Arts de Neuchâtel (1962), Galerie des Beaux-Arts Wildenstein, Paris (1962), Galerie Arthur Tooth, Londres (1968), Galerie des Granges, Genève (1972-74-78), Musée d'art et d'histoire, Neuchâtel (1975), Daimaru Galleries, Tokyo (1977), Fondation de l'Hermitage Lausanne (1989/90), Musée de Tésé, Le Mans (1999).

Ses. oeuvres sont conservées dans de nombreux musées: Musée National d'Art Moderne de Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée Toulouse Lautrec à Albi, Musée d'art et d'histoire à Belfort, Musée Boudin à Honfleur, Musée des Beaux-Arts à Nantes, Musée Calvet à Avignon, Musée du Mans, Musée du Petit Palais à Genève, Musée de Neuchâtel, Musée de Rotterdam, Fondation de l'Hermitage à Lausanne.

L'exposition actuelle est organisée à l'occasion de la parution du CATALOGUE DE L'OEUVRE PEINT, par Olivier Daulte et Pierre Antoine Brianchon, qui sera présenté au cours du vernissage.

Argumentaire par La Bibliothèque des Arts :
http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080125_Maurice_Brianchon_Argumentaire.pdf

Extraits du catalogue “Brianchon” copyright éditions ARTFRANCE :
http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080125_Maurice_Brianchon_Extraits.pdf

Oeuvres :
http://www.artfrance-paris.com/brianchon/menu.htm


Les Tuileries
1961 - 38x61 cm


Vue de l'atelier à Truffière
1967 - 65x81 cm

Exposition de JEAN-MICHEL ATLAN, détrempes et peintures
Location:
Galerie Jacques Elbaz
1, rue d'Alger
75001 Paris
M° Tuileries, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 40 20 98 07
Fax : +33 (0)1 40 20 98 09
Mail : galeriejacqueselbaz@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriejacqueselbaz.com
Description:
17 chefs-d'oeuvre retracent le parcours fulgurant de Jean-Michel Atlan, de son entrée en peinture à la veille de sa mort.

Exposition du 17 janvier au 22 mars 2008
Du mardi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30

Aucune exposition n'avait présenté de façon si cohérente l'oeuvre peint de Jean-Michel Atlan depuis la grande rétrospective du Musée national d'Art moderne à Paris, en 1963. Pour la première fois depuis plus de quarante ans, la création d'Atlan se laisse appréhender de l'entrée en peinture de l'artiste à la veille de sa mort.

Après Atlan, Peintures, Grands formats, en 2002, la Galerie Jacques Elbaz propose une traversée exceptionnelle de l'oeuvre d'Atlan et livre une vision inédite du travail de l'artiste.

Cette exposition consacrée à Jean-Michel Atlan est très certainement la plus importante qu'une galerie puisse présenter avant longtemps. Engagé auprès de l'oeuvre d'Atlan depuis la fin des années 1960 comme collectionneur puis comme marchand, Jacques Elbaz sait qu'il ne pourra plus jamais réunir un tel ensemble.

Dix-sept tableaux, dix-sept chefs-d'oeuvre. Tous marquant une étape particulière dans l'oeuvre d'Atlan, tous définissant une recherche et une évolution permanentes. Un parcours fulgurant témoin d'une oeuvre livrée en quinze ans à peine…

1947-1959. Remarqué dès ses débuts par Gertrude Stein, Denise René ou Aimé Maeght, Atlan se place d'emblée au premier plan de la scène artistique et s'imposera parmi les figures majeures de son temps. Avec une liberté unique dans sa génération, il ne suivra jamais que sa voie propre, porté au-delà des modes par la seule nécessité de son oeuvre. OEuvre impossible à rattacher à aucun mouvement contemporain, oeuvre profondément originale…

“Aujourd'hui encore la peinture d'Atlan ne cesse de nous surprendre”, souligne Jacques Elbaz.

Parmi les oeuvres présentées, certaines affichent de très beaux itinéraires muséaux. D'autres, acquises directement auprès de l'artiste, sortent pour la première fois de collections particulières et n'ont jamais été exposées.

Jalons d'une exposition conçue en véritable hommage à l'artiste, Le Kybalion, Portugal, Cléopâtre, Rhapsodie gitane, Zénith, Zarathoustra, Ishtar II, Opéra noir II, ou même Sans titre, chaque oeuvre impose l'arrêt tandis que toutes portent ensemble une lumière singulière sur l'oeuvre d'Atlan.

Pièce d'une grande rareté, Rhapsodie gitane, 1958, est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de ce format présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible.

A l'occasion de cette exposition, la Galerie Jacques Elbaz éditera un catalogue reproduisant l'ensemble des tableaux présentés.


UN DESTIN SINGULIER

“C'est mon destin sans doute d'abandonner les routes trop publiques.
Comme le dit le proverbe berbère, quand les sauterelles arrivent,
il vaut mieux planter sa tente ailleurs. Et la mode, en peinture, fait
bien plus de ravages que les sauterelles”
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 19591

1930. Jean-Michel Atlan a dix-sept ans ; l'attrait de l'inconnu oriente déjà son destin. Fils d'une famille de Constantine passionnée par l'étude de la Kabbale, il part pour Paris, s'inscrit en philosophie à la Sorbonne. Très vite, sa quête dépasse les murs de l'université. Il découvre la vie, rêve de changer le monde. Il se tourne vers la politique et milite contre le colonialisme et les fascismes montants.

1940-1941. Le destin le presse. Sa trajectoire d'artiste se précise. Professeur de philosophie, il est révoqué du fait des lois antisémites. Livré à lui-même, il découvre la poésie. Il écrit, dessine et peint. Paraissent les poèmes Initiation des mortes puis Autres soleils et autres signes dont Gaston Bachelard souligne la singulière “valeur germinative”2. “Fait capital”3 : il rencontre Denise et s'installe avec elle, par “hasard” dans un atelier d'artiste, rue de la Grande Chaumière, à Montparnasse.

1942. La vie du poète bascule dans les ténèbres. Résistant dès le début de l'Occupation, le couple Atlan est arrêté et incarcéré. Atlan feint la folie, prétend être Evêque de Constantine et communiquer par télépathie avec sa femme, et trouve asile à Sainte-Anne.

1944. Marche irréversible : le poète est devenu peintre. Dans sa tenue d'interné, il prend part à la Libération de Paris, habité par l'idée de se procurer couleurs, toiles et pinceaux. Révélation pour la critique, adieu à l'écriture pour l'auteur, paraît Le sang profond, réunissant ses poèmes. Pour la première fois, il expose ses peintures et ses dessins à la Galerie L'Arc-en-Ciel, à Paris. Précurseur, son art explore déjà les voies de l'informel.

1945. Débute un parcours fulgurant dans le monde artistique d'après-guerre. D'emblée les portes des salons et des galeries parisiennes s'ouvrent à lui. Jean Paulhan, Clara Malraux, Arthur Adamov, reconnaissent son talent, ainsi que Gertrude Stein qui fait l'acquisition de six toiles bientôt montrées à Londres et à New York et projette de lui consacrer un ouvrage. Ses oeuvres circulent au Japon. Il entreprend d'illustrer Description d'un combat de Kafka et s'initie à la lithographie.

1946-1947. La peinture d'Atlan se révèle pleinement. Le succès est immédiat. Il est l'un des premiers artistes présentés dans la toute nouvelle Galerie Denise René. Après Matisse, Braque, Picasso, Bonnard, Léger, il entre dans le temple d'Aimé Maeght et signe un contrat avec la prestigieuse galerie en 1947. Il participe ainsi aux expositions Le noir est une couleur puis Sur quatre murs, et fait l'objet de deux importantes expositions personnelles. Ses oeuvres figurent dans l'exposition L'imaginaire à la Galerie du Luxembourg. Etudes, articles et interviews se multiplient, marquant l'intérêt de la critique pour l'artiste.

1948. A trente-cinq ans, Atlan est reconnu comme un artiste majeur et commence à exposer à l'étranger4. La route ouverte est royale. Pourtant il bifurque pour suivre sa voie propre, en marge de la scène artistique parisienne et de ses modes. Il rompt son contrat avec la Galerie Maeght. Jusqu'en 1956, il ne présentera aucune exposition personnelle à Paris. A Aimé Patri, il déclare : “Nous sommes quelques-uns que l'on désigne comme peintres abstraits mais qui redoutons qu'on vienne, en faisant la théorie de cet art, nous prêcher un nouveau dogmatisme”5.

Atlan s'inscrit en marge. Ses contemporains viennent à lui. Son influence s'étend. Dans le Paris d'après-guerre, son “pouvoir de rayonnement” est alors “le seul comparable à celui de Picasso trente ans plus tôt”6 témoigne Michel Ragon.
“Les samedis d'Atlan” font parler d'eux dans les milieux artistiques du monde entier. Peintres, écrivains, ouvriers, intellectuels, voyageurs, modèles et visiteurs en tout genre convergent vers l'atelier de la Grande Chaumière. Ainsi Pollock, Asger Jorn, Hartung, Poliakoff, Soulages, Picabia, Okamoto, Michaux, Ionesco, Paulhan, Adamov…

Résolument inclassable, la peinture d'Atlan aborde les années 1950 et le monde. Au-delà des idées d'abstraction et de figuration. Echappant à tous les mouvements qui émergent sur la scène d'après-guerre.

1949. Les expositions personnelles de l'artiste ont lieu à Venise, à la Galerie Sandri, et à Copenhague, au Salon Corner. Sollicité par la revue Cobra, il expose aux côtés de ses représentants sans jamais adhérer à leur groupe, marquant là encore sa singularité.

1953-1954. Il participe au Salon de mai à Paris, puis aux expositions organisées par Jean Cassou en Israël et en Yougoslavie. Au Japon, où ses oeuvres sont diffusées en cartes postales, il exerce une forte influence, suscite de nombreux articles et reçoit un accueil exceptionnel lors de l'exposition Art occidental à Tokyo.

1955. En une décennie, la peinture d'Atlan est arrivée à maturité. “Vivantes”, les formes qu'elle engendre respirent et s'approfondissent de chef-d'oeuvre en chef-d'oeuvre. Il revient sur la scène parisienne, magistral. A la Galerie Charpentier7, il est l'artiste phare de l'exposition “Ecole de Paris 1955” dont il réalise l'affiche. Dans l'exposition Trente peintres de la nouvelle Ecole de Paris, à la Galerie Craven, il prend place aux côtés de Dubuffet, Fautrier, Hartung, Poliakoff, Soulages, de Staël, Vieira Da Silva.

1956-1957. Atlan a tenu tête. Paris s'incline. Et consacre son art. Sa première exposition personnelle à Paris depuis près de dix ans, à la Galerie Henry Bing, lui vaut un succès sans précédent. En 1957, les expositions consacrées à l'artiste au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Musée Picasso d'Antibes, donnent la mesure d'une oeuvre majeure. Ses toiles figurent dans les expositions Depuis Bonnard au Musée national d'Art moderne à Paris, et Nouvelle Ecole de Paris au Musée Bridgestone à Tokyo.

1958. Son succès est à son apogée, succès que peu d'artistes connaissent de leur vivant. Il décide de s'isoler et quitte Paris. Il acquiert une maison à Villiers-sur-Tholon dans l'Yonne, y installe son atelier, et entre dans sa période la plus productive. Les expositions se succèdent : expositions personnelles à la Galerie del Naviglio à Milan et à la Galerie Czwiklitzer à Cologne ; expositions collectives au Musée national d'Art moderne et à la Galerie Charpentier à Paris, à la Galerie Wildenstein à New York. En France et à l'étranger, plusieurs musées acquièrent des tableaux : La Kahena, 1958, rejoint le Musée national d'Art moderne à Paris et Baal Guerrier, 1953, la Tate Gallery de Londres.

1959. Londres. Premiers coups portés par la maladie. Atlan riposte. Hospitalisé lors de son importante exposition à la Kaplan Gallery, il regagne l'atelier de Villiers-sur-Tholon. Très affaibli, il déploie dans sa peinture une force surprenante. Ainsi le remarquable ensemble de détrempes, d'huiles et de pastels bientôt exposés à la Galerie Henry Bing. Et les chefs-d'oeuvre destinés aux expositions programmées à New York et Tokyo… “J'attache une très grande importance à cette manifestation à Tokyo et je vais réserver mes meilleures toiles”8 écrit-il. Mais il n'y assistera pas… son destin est scellé.

1960. Retour à l'atelier de la Grande Chaumière, et à Montparnasse. Atlan meurt quelques jours plus tard, à quarante-sept ans. La nouvelle est relayée à travers le monde. En France, la presse célèbre l'artiste de Cimaise à Paris-Match. A New York, toutes les toiles de l'exposition “Atlan, recent paintings and gouaches” organisée par Théodore Schempp à la Galerie The Contemporaries, sont vendues le soir même du vernissage. Les Hommages à Atlan se succèdent au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, à la Kunsthaus de Zurich, au Salon Corner de Copenhague. Suivront, la grande rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et celle, du Tel-Aviv Museum of Art en 1964. En 1980, le Musée national d'Art moderne, Centre Georges Pompidou, consacrera aussi une exposition à l'artiste.


“AUTRES SOLEILS ET AUTRES SIGNES”

“Je suis aorte et je suis temps
Et je cherche au profond de la torpeur Nature
D'autres soleils
Et d'autres signes”
Jean-Michel Atlan, “Autres soleils et autres signes”, 1941

“Quand une forme est vivante elle n'est plus ni abstraite ni figurative”
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 1959

“Une originalité frappante”, soulignait Gertrude Stein dès sa première visite à l'atelier de l'artiste en 1945. Une originalité si radicale même qu'” intolérable”9 pour certains ; une originalité irrécusable, que l'on aime, ou non, cette peinture…

La peinture d'Atlan est la terre inconnue dont le jeune poète parti à la recherche “d'autres soleils et d'autres signes” annonçait l'abord. “Un univers de lignes et de couleurs qui n'emprunte pas à la littérature, qui ne ressemble pas à ce que l'on appelle la réalité, mais qui constitue par lui-même une réalité”10, commente l'artiste en 1945 lors d'une interview parue dans la revue Continuity…

Un univers engendrant ses propres formes, un univers que toute terminologie contemporaine devait échouer à décrire. Traité “comme une unité organique et biologique et non simplement comme une unité mécanique ou géométrique”11, l'espace pictural d'Atlan ne pouvait s'identifier à l'art abstrait – alors précisément lié à l'idée de géométrie et étranger à celle de nature – pas plus qu'à l'art figuratif. De même qu'à aucun mouvement d'après-guerre – de l'abstraction lyrique à l'art gestuel et à l'art autre, de l'art informel au tachisme – se situant, par essence, au-delà de tout académisme, de toute théorie.

“Je ne suis pas abstrait ni du point de vue du climat de mes oeuvres […] ni du point de vue exécution. Une forme m'intéresse seulement quand elle vit (ou quand j'ai réussi à la faire vivre), et alors elle n'est plus “abstraite”, elle est vivante”, précise Atlan. Et d'ajouter : “je ne suis pas figuratif, du moins jusqu'à présent, parce que les formes qui m'ont pris aux entrailles (et hors de ça point de peinture) sont celles qui dépaysent le spectateur (l'homme, moi-même), qui lui font tout à coup percevoir qu'il est environné, “du dedans” et en dehors, de forces terribles (et parfois hostiles), mystérieuses et familières à la fois”12.

L'art d'Atlan plante ailleurs ses racines. Il est assurément bien plus proche de celui “des Noirs, des Assyriens, des Etrusques et des romans”13 que de celui d'une quelconque école occidentale, des renaissants italiens jusqu'aux mouvements contemporains. Mais cette proximité jamais ne bascule dans un exotisme facile. Cet “aspect barbare” qui caractérise la peinture d'Atlan tient à l'érotique et au magique, à sa “violence créatrice”14, à sa partie liée avec les danses sacrées…


ATLAN, DANSEUR “DES DANSES SACRÉES”

“Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde
une étoile dansante”
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra 15

“Un orage menaçait dans le ciel, comme si la nature avait voulu par la foudre
détruire toutes les formes existantes pour en recréer de nouvelles”
Marquis de Sade, Juliette16

Des oeuvres “magnifiquement construites, sans concession, qui se dressent avec force” : Voilà ce qu'incarnent les primitifs au regard de l'artiste et qui évoque sa propre peinture ; voilà la “violence créatrice” qui “l'émeut”. C'est du chaos qu'émerge l'oeuvre, luttant pour conquérir ses formes et sa matière, se confrontant à des “forces magiques infiniment redoutables”17 pour gagner son existence…

L'art d'Atlan est celui “d'appréhender les rythmes essentiels de la nature, de les capter”18, de “respirer avec eux”, pour les restituer jugulés dans une peinture qui est geste : l'artiste “ne peint pas seulement avec ses yeux mais avec le mouvement de son corps et de ses muscles”19.

Son geste appartient au domaine du sacré : “mes lignes de forces m'auraient conduit, en un autre temps à être sorcier ou danseur. Danseur dans le sens des danses sacrées, mystiques, magiques. Je me sens proche des “hassidim”, des derviches musulmans, des danseurs bouddhistes, des envoûtés nègres d'Afrique ou d'Amérique. […] Ce ne sont pas les musées qui m'ont conduit à ma vocation de peintre, mais les chamans”20, souligne Atlan.

“Ce sont les rythmes qui engendrent les formes, qui partagent l'espace de la toile, qui créent une architecture vivante et qui donnent enfin la vie à des formes sur lesquelles on ne peut pas mettre un nom”21, et les rythmes “n'existent qu'en animant la matière”22, une matière capable de leur “résister”. Tandis que “le rythme se brise, se complique”, la peinture consiste en cette “ lutte” qui lui “redonnera son unité et sa simplicité”23…

“Le peintre est avant tout un danseur, un danseur “abstrait” qui s'élance dans l'espace de la toile”24 : “j'ai l'impression que ma peinture est elle-même danse et aussi que la danse des vrais “danseur” se suffit à elle-même et pourrait tout aussi bien se passer des décors, que peut-être même de la musique. Si on ajoute paradoxalement que la vraie danse pourrait aussi se passer du danseur, alors on est déjà très prés de ma peinture”25, conclut Atlan.


1947-1959 : UNE TRAVERSÉE EXCEPTIONNELLE

“Ma peinture, en tout cas, est ouverte […]
Chacune de mes toiles diffère de la précédente, marquant des incursions
inattendues dans des mondes à explorer.
Je m'efforce toujours de reculer mes limites et de ne jamais m'enfermer”
Jean-Michel Atlan, extrait de correspondances avec Michel Ragon26

Description d'un combat de Kafka illustré de trente-deux lithographies d'Atlan préludera à la traversée de l'oeuvre peint. Travaillant à même la pierre “au profit du seul noir et blanc, du dessin et de la lumière”, le peintre “découvre la matière et apprend la couleur”27… Edité en 1946 par Maeght à trois cent cinquante exemplaires, ce très bel ouvrage dont les illustrations furent réalisées à partir de 1945 donna lieu à une exposition à l'Hôtel du Port Royal, à Paris, en 1947.

Le parcours débute avec Sans titre, 1949, huile sur toile (130x97cm) exécutée entre 1947 et 1949 au sortir de premières recherches et des “impasses”28 de l'informel.

Atlan entre véritablement en peinture avec des oeuvres d'une profonde originalité. Sur fond de nuit, des formes arrondies ou piquantes, parfois allusives, convulsent et viennent occuper l'espace entier de la toile tandis que la lumière perce par trouées.
Au regard des oeuvres d'Atlan répertoriées à ce jour, aucune toile avant celle-ci n'avait été réalisée dans ce format, le plus grand qu'il ait alors jamais utilisé29 depuis ses débuts. Bien qu'il soit certainement l'un des plus importants de cette période, ce tableau est exposé pour la première fois.

Suit Sans titre, 1953, pastel et fusain sur carton (100x65cm) emblématique de l'inspiration totémique alors très sensible dans l'oeuvre d'Atlan. Une oeuvre qui signe aussi la parfaite maîtrise de techniques employées tout au long de sa production. Provenant d'une collection particulière parisienne, cette pièce acquise directement de l'artiste n'a jamais été exposée.

En phase de transformations profondes, la peinture d'Atlan s'achemine très vite vers la maturité : Sans titre, 1954, huile sur toile (100x65 cm), marque un premier tournant dans les recherches de l'artiste. Un cerne noir vient désormais définir chaque forme et souligne les bords de la toile, organisant l'architecture du tableau, élaborant son rythme même. Spirales, hachures, dents de scie, les motifs antérieurs perdurent et évoluent comme autant de fils conducteurs dans l'oeuvre d'Atlan, de même qu'un certain caractère totémique.
Cette toile participa aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963 et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964, ainsi qu'à l'exposition Dix ans d'art vivant 1945-1955, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence en 1966.

Une nouvelle étape du parcours s'engage avec trois tableaux datés de 1956, des oeuvres magistrales signant la maturité atteinte par l'artiste autour des années 1954-1955. Sensible mais appelé à disparaître toujours plus au profit de la recherche rythmique et de l'abstraction des formes, l'aspect totémique de la peinture d'Atlan devient éminemment personnel. Le cerne noir s'épaissit, tendant parfois à se faire lui-même forme, et souligne désormais chaque forme en présence, de sorte qu'il n'existe plus de fond. La matière picturale gagne en densité, se révélant au coeur de la recherche permanente de l'artiste.

Le Kybalion, 1956, huile sur toile (100x100 cm), compte sans doute parmi les oeuvres les plus connues de l'artiste, tant il fut exposé et reproduit. Montré pour la première fois au Musée Picasso d'Antibes lors de l'exposition Atlan, en 1957, il figurait notamment dans l'Hommage à Atlan au Salon de mai à Paris en 1960, puis dans les rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne de Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964…

Sans titre, 1956, huile sur toile (146x89cm), participa en 1956 à l'exposition Atlan à la Galerie Henry Bing à Paris dont le succès fut sans précédent. Cette toile provient d'ailleurs de l'ancienne Collection Henry Bing. Elle fut montrée pour la dernière fois lors de la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

Sans titre, 1956, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur français, n'a quant à elle jamais été exposée.

En pleine possession de son art, Atlan n'a de cesse de poursuivre ses recherches. A la manière d'un organisme vivant, sa peinture continue de se développer. Et chacun de ses états paraît unique. Ainsi les quatre toiles majeures datées de 1957 qui composent la suite de l'exposition.

Parmi les chefs-d'oeuvre de l'artiste, Portugal, 1957, huile sur toile (146x89cm) d'autant plus importante qu'elle fut l'une des oeuvres les plus chères à Atlan. A preuve, les différentes photographies montrant l'artiste à ses côtés ou la mettant en évidence. Présentée au Salon de mai à Paris en 1958, Portugal participait aussi à l'Hommage à Atlan de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo en 1963, et aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964.

En écho à Portugal, vient Cléopâtre, 1957, huile sur toile (130x81cm), imposant également l'arrêt. Découvert lors de l'exposition personnelle de l'artiste à la Galleria del Naviglio, à Milan, en 1958, ce tableau n'a pas été montré depuis la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

On remarquera aussi Sans titre, 1957, huile sur toile (146x89cm) présente dans les expositions consacrées à l'artiste à la Galerie Henry Bing, à Cannes, à la fin de l'année 1965, puis à la Galerie Saint-Léger, à Genève, en 1971.

Plus loin, Sans titre, 1957, huile sur toile (130x81cm), annonce une nouvelle évolution dans la peinture d'Atlan. Si chaque forme se trouvait auparavant cernée de noir et comme saisie dans sa mouvance, seules certaines d'entre elles le sont désormais, d'autres évoluant alors de façon distincte, comme en fond.

Dernières années de production d'Atlan, années les plus abondantes signant son grand oeuvre, 1958 et 1959 appellent à d'autres métamorphoses. L'artiste atteint à une maîtrise surprenante de la composition rythmique. Le cerne noir se fait écriture, calligraphie singulière, tandis que les formes s'organisent dans des jeux de contrastes et de miroirs…

Zénith, 1958, huile sur toile (116x73cm) exposée lors de la rétrospective Atlan au Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et Sans titre, 1958, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur espagnol et exposée pour la première fois, ouvrent la voie à des mutations profondes et à Rhapsodie gitane, 1958, oeuvre musicale entre toutes, consacrant l'itinéraire entier du peintre…

Rhapsodie gitane est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de cette dimension présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible. Les deux autres oeuvres de ce format se trouvent respectivement conservées à la Tate Gallery à Londres (Bâal Guerrier, 1953) et dans une importante collection américaine (Sans titre, 1956).

Cette oeuvre est d'autant plus rare que les très grands formats d'Atlan, onze toiles seulement, toutes des oeuvres majeures, ont déjà rejoint pour la plupart les plus prestigieuses collections muséales et particulières. Le dernier passage d'une de ces toiles sur le marché remonte à 1989 ; elle fut présentée en 2002 à la Galerie Jacques Elbaz lors de l'exposition Atlan, Peintures, Grands Formats.

Parcours exceptionnel pour une oeuvre exceptionnelle : Rhapsodie gitane, participait en 1963 à la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris, et à l'Hommage à Atlan lors de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo, puis en 1964 à la rétrospective Atlan du Museum of Art de Tel-Aviv. En 1966-1967, au départ du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, elle faisait l'objet d'une exposition itinérante en Belgique, Art français contemporain, vingt peintres français, et prenait également part à l'exposition 24 franske malere 1946-1966 au Kunstforemingen, à Copenhague. A Paris, on la vit pour la dernière fois il y a plus de vingt ans, au Grand Palais, en 1985, lors de l'exposition De la Bible à nos jours.

En regard de cette oeuvre magistrale, trois importantes détrempes témoignent de l'importance de ce procédé familier à l'artiste explorant sans cesse la matière picturale : “une matière qui peut […] n'être qu'une poudre presque impalpable ; ou bien épaisse comme le ciment du maçon” ; une matière conçue comme “la chair du tableau”30.

Citons : Opéra noir II, 1958, détrempe, huile sur carton (120x80cm) montrée au Musée national d'Art moderne à Paris en 1958 lors de l'exposition De l'impressionnisme à nos jours, puis en 1963 lors de la rétrospective Atlan ; Zarathoustra, 1958, détrempe, huile sur carton (121x80cm), jamais vue depuis son exposition en 1958, à la Galerie Christoph Czwiklitzer à Cologne ; Ishtar II, 1958, détrempe, huile et pastel sur carton (120x81cm), montrée pour la dernière fois en 1959 dans l'exposition Six peintres de l'Ecole de Paris à la Galerie Kaare Berntsen à Oslo.
Des oeuvres qui toutes témoignent de l'enrichissement constant d'une technique et d'une matière picturales éminemment personnelles.

Comète traversant le ciel artistique d'après-guerre, l'oeuvre d'Atlan s'interrompt en pleine fulgurance. Atteignant très vite au sommet de son art, l'artiste aura conçu en quinze ans à peine l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.

Disparu subitement, il laisse dans ses derniers chefs-d'oeuvre la promesse d'autres métamorphoses… Ainsi Sans titre, 1959, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste et pour la première fois exposée.

Après la dernière toile qu'il découvre, ce parcours unique ne prend pas fin. Sa plus belle découverte reste, en nous, l'univers d'Atlan retrouvé.

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080116_Atlan.pdf




Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Location:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François-Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 59 59
Internet Site : www.bnf.fr
Description:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand - Galerie François 1er

9 octobre 2007 > 13 avril 2008
mardi-samedi de 10h à 19h, dimanche de 13h à 19h, fermé lundi et jours fériés

entrée 5€ / tarif réduit 3,5€

Un personnage, un acte, une mémoire. Immenses, ardents, combatifs, les héros, depuis l'Antiquité et jusqu'à aujourd'hui, vivent essentiellement dans l'imaginaire des peuples. Modèles pour l'avenir mais aussi miroirs de notre passé, ils ont, au cours des siècles, changé d'étoffe et de valeurs, tout en subissant la concurrence du sage, du saint, du grand homme ou de la star.
L'exposition Héros, d'Achille à Zidane propose un parcours dans l'imaginaire occidental.

Qu'y a-t-il de commun entre Superman, l'homme d'acier et Roland, le preux médiéval ? Entre le résistant Jean Moulin et Achille, légendaire combattant de la guerre de Troie ? Rien, sinon une volonté, un engagement physique total,
une action à la fois violente et miraculeuse, destinée à sauver une communauté en péril. L'héroïsation, par la publicité d'exploits réels ou fictifs, est néanmoins nécessaire. Elle isole les héros, les grandit, puis nourrit le culte dont ils sont l'objet, et fait résonner – plus ou moins longtemps – leurs noms dans les mémoires.

Comme le rappelle André Malraux :« Il n'y a pas de héros sans auditoire » (L'Espoir, 1937). Ainsi tout héros est-il le produit d'un discours : c'est en suivant ce fil rouge que l'exposition explore l'imaginaire occidental. Le terme de héros est aujourd'hui galvaudé et polysémique et les héros sont multiples : certains sont uniques et vénérés secrètement, d'autres sont célèbres et connus de tous, et leurs noms s'inscrivent dans des panthéons parfois fugaces. Si le poète construisait les héros anciens, l'historien les démocratise afin qu'ils incarnent toute la nation, avant que les professionnels des médias (journalistes, cinéastes, publicistes, créateurs de jeux) ne mondialisent aujourd'hui des personnages devenus composites.
Les figures choisies illustrent la fabrique héroïque, son cheminement, ses vecteurs, ses éclipses et ses invariants. Achille, Héraclès, Thésée, saint Martin, Roland, Lancelot, Condé, Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Jean Moulin, De Gaulle, Lucie Aubrac,
Che Guevara, Jimi Hendrix, James Bond, Superman, Zidane, voici quelques êtres exceptionnels magnifiés par la parole, le texte et l'image.
Les collections de la BnF permettent d'illustrer les différents vecteurs d'héroïsation et la variété de leurs supports : vases antiques, sculptures, monnaies, manuscrits, incunables, livres, estampes, jeux de cartes, imagerie populaire, photographies, affiches, presse, musique, films, objets dérivés, jeux vidéo, etc. Ouverte avec la figure de Gilgamesh, roi-héros de la première épopée connue, l'exposition comprend trois parties : la première consacrée au héros aristocratique, produit de la culture occidentale des élites, de l'Antiquité au siècle des Lumières ; la seconde au héros national et à sa construction en France à partir de la Révolution et jusqu'à la Libération ; la dernière à l'éclatement, depuis 1945, du modèle en neuf familles héroïques dans un univers mondialisé.

Des pièces prestigieuses ou étonnantes
Parmi les pièces les plus prestigieuses ou étonnantes, le visiteur pourra admirer, au sein du parcours : deux amphores en céramique attique à figures noires montrant, l'une le combat d'Héraclès contre Géryon, la seconde celui de Thésée terrassant le Minotaure, un médaillon d'or (nikètèrion) du Trésor de Tarse, frappé de la tête d'Héraclès coiffée de la léonté, avec les traits d'Alexandre le Grand, un lécythe avec Achille traînant le corps d'Hector (musée du Louvre), des manuscrits médiévaux enluminés (Chroniques françaises, Renaut de Montauban, Lancelot du Lac), dont un manuscrit persan sur la vie légendaire d'Eskandar (Alexandre).
Un incunable sur vélin de 1496 est consacré à La Vie et Miracles de Mgr sainct Martin.
Deux monumentales gravures des Batailles d'Alexandre d'après les tableaux de Charles Le Brun célèbrent la gloire de Louis XIV, la pompe funèbre du Grand Condé.
Parmi les pièces remarquables de l'exposition figurent aussi des dessins de Jacques-Louis David, des estampes et gazettes révolutionnaires (Serment du Jeu de Paume, Mort de Bara, Passage du pont d'Arcole), un manuscrit autographe du texte de l'Hymne des Marseillois par Rouget de Lisle, une scène légendaire de Napoléon saluant un grognard reproduite en papier peint, des caricatures, le Retour de Russie de Géricault,
des planches des Désastres de la guerre de Goya, les Notes prises sur place par Victor Hugo lors des funérailles de l'empereur en 1840, des ouvrages de Michelet, Lavisse, des manuels scolaires, des bons points, des objets du culte johannique, une affiche de Grasset pour Sarah Bernhardt dans le rôle de Jeanne d'Arc. Un tableau allégorique de Meissonier sur le Siège de Paris (1870- 1871) est prêté par le musée d'Orsay.
Pour les périodes plus récentes, un éclairage particulier s'attache à la mutation de la posture du soldat, du héros partant à l'assaut, au poilu dans la boue des tranchées, ainsi qu'à la concurrence des héros dans l'entre-deux-guerres.
Les manuscrits de Vol de nuit de Saint Exupéry et de Premier Combat de Jean Moulin, ainsi que le discours de Malraux pour le transfert des cendres de Moulin au Panthéon, les dernières lettres de Joseph Epstein (colonel Gilles) à sa femme et son fils (collection Georges Duffau) sont des illustrations emblématiques du héros combattant et du résistant. Les héros multiples d'aujourd'hui sont appréhendés à travers des médias divers : affiches, photographies, journaux, BD, albums d'images à coller, jeux vidéo, tableaux, livres, disques, jouets…
Odile Faliu


Le tournoi de Sorelois. Lancelot du Lac. France, XVe siècle © BnF/Dép. Manuscrits

Exposition "Mouvement MADI International, Buenos Aires 1946-Paris 2008"
Location:
Maison de l'Amérique Latine
217, boulevard Saint-Germain
75007 Paris
M° Rue du Bac, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 49 54 75 00
Fax : +33 (0)1 45 49 06 33
Mail : culturel@mal217.org
Internet Site : www.mal217.org
Description:
du 17 janvier au 2 avril 2008
du lundi au vendredi de 11h à 19h
vernissage le mercredi 16 janvier à 18h30 en présence des artistes

Commissaires Jean Branchet et Anne Husson
Exposition co-organisée avec Orion Centre d'Art Géométrique MADI
Catalogue : 15 euros

Dans l'effervescence de l'après-guerre, les mouvements artistiques étaient nombreux. Le Mouvement MADI, créé par Carmelo Arden Quin en 1946 à Buenos Aires, se situait dans la sphère de l'art géométrique avec un apport primordial consistant dans la recherche de la polygonalité de l'oeuvre, le rejet de la forme traditionnelle qui enferme systématiquement le tableau dans le rectangle d'un « cadre ». A ce principe fondamental de polygonalité, il convient d'ajouter ceux de ludicité, d'inventivité, de liberté dans le choix des matériaux, des techniques, tout en restant dans le domaine de la géométrie et des aplats de couleurs.

Des artistes décrivent la poésie du monde, d'autres ses drames, certains peignent la réalité. Ils sont gestuels ou formalistes. Ils veulent apporter un message au monde, avoir une action dans le domaine social ou politique... Les artistes MADI veulent tout simplement créer une oeuvre pure, ne signifiant rien, n'ayant aucun message à délivrer, une oeuvre qui n'existe que par elle-même, qui soit le résultat du « Jeu majeur » de la créativité et de la sensibilité comme toute musique détachée d'une description.
Jean Branchet, co-commissaire de l'exposition
(extrait du catalogue, novembre 2007)

artistes sur :
http://www.mal217.org/agenda/newsletter/01-07.pdf

Exposition dédiée à Chaïm Soutine
Location:
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine
75008 Paris
M° Madeleine
France
Phone : +33 (0)1 42 68 02 01
Internet Site : www.pinacotheque.com
Description:
du 10 octobre 2007 au 2 mars 2008

Figure centrale du monde de l'art, le moins connu et le plus mystérieux des artistes de sa génération, Chaïm Soutine fait l'objet d'une grande exposition à Paris pour la première fois depuis 34 ans, en 1973 à l'Orangerie.

Soutine arrive à Paris en Juillet 1913 et découvre alors un monde très différent de sa Russie natale. Il est rapidement assimilé au juif immigré, à l'artiste typique de l'Ecole de Paris, avec tous les préjugés qui s'y attachent. Souvent considéré comme simple suiveur, il est intégré à la légende de Montparnasse en raison de son amitié avec Modigliani dont il fut l'un des plus proches amis.

C'est en étudiant le portrait que Modigliani fit de Soutine que Marc Restellini, a décidé de faire cette exposition. Dans ce sublime portrait, il a découvert que le bel Italien donnait à Soutine, le plus discrètement possible, une symbolique religieuse en le peignant avec la main gauche pratiquant la bénédiction des Cohen, cette famille des grands prêtres du Temple de Jérusalem. Ce détail volontairement secret révélait une personnalité hors du commun qui pouvait avoir échappé à tout le monde mais que Modigliani voulait pourtant immortaliser, comme pour donner à Soutine une dimension mystique.

Cette personnalité très particulière lui fait développer un art longtemps incompris, marginalisé, assimilé souvent à un artiste malsain, difficile, sur lequel tous les poncifs de l'antisémitisme ambiant viennent se greffer pour en faire un marginal dès son arrivée à Paris. Comme Modigliani, il a une carrière très singulière, entourée de légendes ; artiste maudit, il meurt sans être vraiment révélé sous son vrai jour. Encore aujourd'hui il ne reste de Soutine que l'image du juif émigré sur qui pèse tous les interdits d'une religion trop contraignante et dont le physique se prête à tous les clichés antisémites.

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:15] Vœux à la presse
Location:
Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 76 40 40
Internet Site : www.paris.fr
Description:
Salon des Arcades de l'Hôtel de Ville de Paris

[11:30] Voeux à la Presse de Madame Roselyne Bachelot-Narquin et Bernard Laporte
Location:
Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative
Site Duquesne
14, avenue Duquesne
8, avenue de Ségur
75007 Paris
M° Ecole Militaire
France
Phone : +33 (0)1 40 56 60 00
Internet Site : www.sante-sports.gouv.fr
Description:
Salons ABC

12:00  
13:00  
14:00  
15:00 [15:00-21:00] Exposition en atelier de Nigel Robinson "têtes"
Description:
95, boulevard Jourdan - 75014 Paris - étage 8 à droite - interphone LABO P - Tél : 06 07 50 40 68 - nigel.robinson@wanadoo.fr

pot de bienvenue et d'amitié
réponse souhaitée

du 18 au 20 janvier de 15h à 21h



[17:00-21:00] Collages de Marie CHRISTIAN, Roswitha GUILLEMIN et Christine LE ROY
Description:
Atelier Christine LE ROY - 69 rue Armand Carrel - 75019 PARIS - M° Jaurès - Interphone : LE ROY

Vernissage le vendredi 18 janvier 2008 de 17 à 21h
exposition le samedi 19 et le dimanche 20 janvier de 14h à 20h


[17:00-21:00] Exposition de Jean-Marcel Busson "tableau de chasse"
Location:
France Fiction
6 bis, rue du Forez
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Temple
France
Phone : +33 (0)1 77 17 26 00
Mail : france.fiction@gmail.com
Internet Site : www.france-fiction.com
Description:
du 18 janvier au 6 février 2008
vernissage vendredi 18 janvier de 17h à 21h

tableau de chasse ou prospective archéopsychique contre la dématérialisation des nuisibles, l'érosion de la biodiversité, l'exploitation destructrice des ressources.... Un tir de chevrotine sort du réel comme un mauvais rêve nous sort du sommeil... Au fond des bois ne se cache plus la bête noire à la férocité accrue par l'imagination, mais le feu d'un chasseur avide et myope. Camouflé dans un confort contre nature, courant après des biens matériels velus et couvert d'une assurance contre les bris de verre, il traque son gibier dans le flux monotone des marchandises.
Un mouvement inéluctable ne cache aucune évidence. Un instant la bosquette éclaire l'épaisseur obscure du bosquet et du sociotope opaque émerge des espaces dégagés des contraintes du marché. En une détonation la peur bestiale élimine la dépendance en des croyances oniriques de bonheur et dans le meilleur des cas atteint ses victimes mécaniques.

http://france.fiction.free.fr/NEW-site-ff/NEW-FFprogramme.html




[18:00-21:00] Exposition "RETROSPECTIVE 2007"
Location:
dorothy's gallery
27, rue Keller
75011 Paris
M° Bastille, Ledru-Rollin
France
Phone : +33 (0)1 43 57 08 51
Mail : dp@dorothysgallery.com
Internet Site : www.dorothysgallery.com
Description:
15 janvier- 3 février 2008
Vernissage le 18 janvier 2008, de 19h à 21h

RETROSPECTIVE montre les talents émergents défendus avec ferveur par dorothy's gallery. De la photographie à la sculpture en passant par la digigraphie, cette exposition collective propose une vision pluridisciplinaire des artistes qui ont fait la réputation de dorothy's gallery : photographes, peintres, sculpteurs, peintre-photographes, peintre-numériques…Cyril Anguelidis, Catherine Ursin, Hitomi Kammai, Aliska Lahusen, Régis-R…et également de récentes découvertes comme Kazuyo Yamamoto, Kanda, Owen Kwon…
Dorothy's gallery est une des rares galeries qui propose aussi une étonnante sélection de digigraphies, technologie à la pointe de l'avant-garde.




[18:00-21:00] Exposition d'Emeric Glayse & Rich Vogel "SARAH STERN DOESN'T EXIST"
Location:
Mycroft
13, rue Ternaux
75011 Paris
M° Oberkampf, Parmentier
France
Mail : contact@mycroft.com.fr
Internet Site : www.mycroft.com.fr
Description:
Du vendredi 18 au dimanche 27 janvier, de 15h à 19h
Vernissage le vendredi 18 janvier, de 18h à 21h

Mycroft vous presente du dix-huit au vingt-sept janvier deux mille huit une selection de quinze cliches de Sarah Stern. Mais qui est Sarah Stern ? D'ou vient son travail ? Parmi ses milliers de photographies visionnées, pourquoi n'en avoir retenu qu'une quinzaine ? Emeric Glayse et Rich Vogel tentent ici de comprendre. Comprendre dans ce journal intime ce qui fait une photo, et un(e) photographe. Comprendre quels sont les sujets ou les cadres qui amenent a penser : je suis face a une oeuvre. Identifiable. Unique. Contemporaine. Apprehender l'oeil du photographe. Mais alors, la photographe Sarah Stern existe-t'elle vraiment ?

Emeric Glayse, en collaboration avec Rich Vogel.


[18:00] Exposition d'Olivier Leroi
Location:
Semiose galerie-éditions
54, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau, Réaumur - Sébastopol
France
Phone : +33 (0)9 79 26 16 38
Mail : b.porcher@semiose.com
Internet Site : www.semiose.com
Description:
du 18 janvier au 1er mars


[18:00-21:00] Exposition de Dominique Angel "Pièces supplémentaires"
Location:
Galerie Isabelle Gounod
13, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 48 04 04 80
Fax : +33 (0)1 48 04 04 80
Mail : info@galerie-gounod.fr
Internet Site : www.galerie-gounod.com
Description:
La galerie Isabelle Gounod présente les sculptures, photographies, dessins et vidéos de Dominique Angel. Sous le titre de «Pièce supplémentaire» sont présentées des pièces monumentales, témoins de l'attachement de Dominique Angel au concept de l'oeuvre unique.

La singularité de Dominique Angel réside dans le caractère protéiforme de son œuvre qui, tout en rencontrant sur son parcours de multiples attitudes et comportements propres à l'art contemporain, ne s'enferme pas dans une case où l'on pourrait la consigner. On le voudrait sculpteur, il surgit photographe ou vidéaste. On se décide pour le photographe, il nous envoie un ensemble de nouvelles. On se replie sur le vidéaste et c'est alors qu'il nous concocte une performance ou encore nous sort de sa boite à malice une série de dessins. Et pourtant la prolifération hétérogène des genres circonscrit une personnalité originale qui vient balayer l'ordre convenu des choses de l'art comme un coup de mistral. Jean-Marc Réol notait « que ses sculptures apparaissent dans leur réalisation à la fois savante et frustre comme les petits enfants des Guitares de Picasso mais déplacés dans un monde imaginaire proche de celui de Lewis Carroll. Elles peuvent donner libre cours à une narrativité pénétrée d'absurdité onirique.

Il nous offre une traversée des genres et des questions que pose l'art d'aujourd'hui : qu'en est-il du beau et du laid, du sublime et du trivial, du populaire et du savant ? Dans la partition que « joue » Dominique Angel, il y a un savant mélange de genres qui évoque Picasso et Raymond Roussel, Alphonse Allais et Marcel Duchamp, Beckett et Buster Keaton.

La narration est chez lui une méthode. Elle ne cherche pas tant à raconter des histoires qu'à poser des questions quant à l'évidence trompeuse des genres, des formes, des actes et des choses. Son œuvre aux multiples facettes nous entraîne dans un tourbillon où les idées préconçues vacillent. Elle nous oblige à éprouver d'un regard autre le monde, jusque dans ses domaines les plus banals et dérisoires. Et parfois le miroir qu'il nous tend nous ébranle. Parce qu'il peut nous rappeler au détour d'un rire ou d'un sourire ce que le monde peut avoir de pathétiquement dérisoire, quand s'enraye subitement la mécanique huilée de son état.

Dominique Angel pratique l'humour et la dérision. Il les pratique sur un mode à la fois intempestif et généreux : On comprend vite que chez lui, ils ne sont pas forcément synonymes de distractions, mais qu'ils fonctionnent comme un mécanisme de la pensée.
Philippe Cyroulnik, 2007.

Dominique Angel est né en 1942. Il vit et travaille à Marseille. Il participe à de nombreuses expositions en France et à l'étranger, il a exposé à la Villa Tamaris, la Villa Arson à Nice, aux Brasseurs à Liège, au 19, Centre d'art contemporain de Montbéliard, au F.R.A.C. Provence, au M.A.C. de Nice, La Vieille Charité à Marseille, au Domaine de Chamarande... Il a publié plusieurs romans dont, "Du fric ou alors BOUM!", coéd. Galerie Duchamp/Artothèque de Caen, "Chers étudiants", Ed. Ecole supérieure d'art d'Aix-en-Provence, "Ça m'ennuierait de mourir avant la fin de ma vie", Ed. Fage/ Musée de Digne, 2005, "Des clopinettes", Images en manoeuvres Editions, 2007. "Le grand dérangement", Ed. D'Une Certaine Manière, janvier 2008.

[18:00] Exposition de N. Tremblay et J.P. Leclerq
Location:
Galerie Arteconte
15, rue de Savoie
75006 Paris
M° Saint-Michel, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 46 34 84 65
Fax : +33 (0)1 46 34 84 66
Mail : info@arteconte.com
Internet Site : www.arteconte.com
Description:
du 17 au 29 janvier

[18:00-20:30] SIGNATURE APÉRITIVE AVEC SANDRINE MARTIN
Location:
Le Monte-en-l'air
71, rue de Ménilmontant
2, rue de la Mare
75020 Paris
M° Ménilmontant, Gambetta
France
Phone : +33 (0)1 40 33 04 54
Mail : lemontenlair@free.fr
Internet Site : www.myspace.com/lemontenlair
Description:
À L'OCCASION DE LA PARUTION DE "L'OEIL LUMINEUX ET AUTRES HISTOIRES" AUX ÉDITIONS DE L'AN 2

http://www.editionsdelan2.com/article.php3?id_article=246

Quatre récits composent cet album, mettant aux prises autant de jeunes femmes avec les affres de l'amour, de la vieillesse et de la création.

L'une d'elles rentre dans la tête de l'homme qu'elle aime pour y lire ses pensées ; une autre s'entretient avec son grand-père décédé, au milieu d'un champ de pommes de terres ; une troisième se sert d'un pull magique pour renouer avec un ancien amoureux qui l'a déjà remplacée ; une quatrième affronte les blocages de l'écriture en recourant à une boîte de « visualisation créative ».

Sensible et drôle, le travail de Sandrine Martin ne connaît pas de frontières entre le quotidien et l'onirisme, multipliant les expériences improbables et les voyages impossibles.

Son trait fin, vivant et expressif est rehaussé de grisés délicats.

Elle est l'auteur de Le Souterrain (L'An 2, 2005, texte de Xavier Gélard).


[18:00] Vœux aux personnels de l'AP-HP
Location:
Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 76 40 40
Internet Site : www.paris.fr
Description:
Salle des Fêtes de l'Hôtel de Ville de Paris

[18:00-20:00] signature du Livre de Jason Dodge
Location:
Galerie Yvon Lambert
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 71 09 33
Fax : +33 (0)1 42 71 87 47
Mail : paris@yvon-lambert.com
Internet Site : www.yvon-lambert.com
Description:
Librairie de la galerie YVON LAMBERT

La galerie Yvon Lambert, Paris, est heureuse de vous convier à la signature du nouveau livre de Jason Dodge, le Vendredi 18 janvier, de 18 à 20 heures, à la librairie de la galerie.

Ce livre d'artiste constitue une introduction au travail récent de Jason Dodge. Présenté dans un coffret cartonné, il rassemble de nombreuses illustrations, trois essais, ainsi qu'une collection d'interviews où l'artiste répond à des proches, amis, collègues ou professeurs qui l'interrogent sur son travail. Au fil des pages, s'égrène également un poème de Dan Chiasson intitulé Lincoln's Dream.

C'est au miroir de ces perspectives multiples que le lecteur découvre l'oeuvre de Jason Dodge : un archipel d'objets, reliques de gestes antérieurs et distants, qui invitent le spectateur à un “travail de la nostalgie”. Le regard, l'imagination et la mémoire de nos rêves d'enfant cherchent à l'unisson un chemin à rebours où nous guident l'achèvement dont ces objets font état autant que la précision des titres de l'artiste.

On entendra alors l'histoire que ces objets ont à conter : chouettes incrustées de pierreries, cordes d'alto séparées de leur instrument, aiguilles de grande horloge détachées de leur cadran, cloche suspendue au fil d'un ramoneur etc...

[18:30] Exposition de Suzie Danielczak "les serres"
Location:
La Galerie Parisienne
46, rue Godefroy Cavaignac
75011 Paris
M° Voltaire
France
Phone : +33 (0)1 49 45 02 41
Mobile : +33 (0)6 18 78 19 79
Mail : lagalerieparisienne@yahoo.fr
Description:
Suzie Danielczak vous propose une exposition photos sur les serres (une dizaine de tirages couleur) qui se tiendra du 18 au 30 janvier 2008 à La Galerie Parisienne.

Vernissage le 18 janvier à partir de 18h30
Exposition ouverte du mardi au samedi de 13h à 18h30

[18:30-23:55] Exposition « Quand le corps prend forme et les formes prennent corps »
Location:
Galerie du Candiraton/Of Paradise
1, rue des Messageries
75010 Paris
M° Poissonnière
France
Mail : lecandiraton@gmail.com
Internet Site : www.myspace.com/lecandiraton
Description:
Vendredi 18 janvier de 18h30 à 23h

Trois artistes talentueuses, trois univers différents autour d'un même thème : « Quand le corps prend forme et les formes prennent corps »

- Orange TP, artiste peintre et peintre performeuse :
http://www.myspace.com/orangetp
- Mylinh Nguyen, métal et textile :
http://www.mylinh-nguyen.com
- Trank'N, styliste :
http://www.myspace.com/trankn






[19:00] 80 ANS DE LA MAISON D'ARGENTINE A PARIS par les artistes de EL COLECTIVO
Location:
Fondation Argentine
Maison de l'Argentine
27 A, boulevard Jourdan
Cité Internationale Universitaire de Paris
75014 Paris
M° RER B Cité Universitaire
France
Phone : +33 (0)1 44 16 29 00
Internet Site : www.casaargentinaenparis.org
Description:
Du 18/01/2008 au 15/03/2008

L'ensemble d'artistes EL COLLECTIVO, rassemblés par l'amitié, rend hommage à la Fondation Argentine de la Cité internationale universitaire de Paris avec une exposition à l'occasion de son 80ème anniversaire. Le groupe tire son nom d'un petit bus, moyen de transport très populaire en Argentine.

El Colectivo s'est formé autour d'une douzaine d'artistes argentins de Paris qui se connaissaient de longue date, au Café El Sur, leur club, animé par le fraternel Oscar, chilien lui. Aujourd'hui le groupe compte des artistes de diverses nationalités, liés à l'univers argentin par la création et l'amitié.
El Colectivo est né de la volonté de se retrouver entre amis artistes, autour d'un verre dans le cadre des expositions thématiques. Les artistes répondent aux thèmes avec liberté: collant à la proposition, s'appliquant à cerner, épuiser le thème, taper dans le mille ou par approximation, s'exprimant par une pirouette, répondant à côté ou apportant la contradiction. Jouant ou déjouant la contrainte, le groupe finit par créer une connivence, celle de "chacun fait ce qu'il lui plaît". Chez El Colectivo on aime les alliances autant que la confrontation, on cherche à s'épater les uns aux autres, on fait dans la conjonction ou dans la discordance mais toujours dans la convivialité. Nos expositions sont une excuse pour se voir et boire un coup entre artistes avec nos proches et de nouvelles connaissances. Ce qui n'empêche pas la qualité des oeuvres. L'élaboration ou la spontanéité croissantes d'exposition en exposition sont évidentes puisque El Colectivo est très sollicité et des artistes parmi les plus actifs de la scène artistique se joignent aux expositions.
Chaque artiste fait sa carrière, sa trajectoire ou sa réputation, invente sa trace dans son laboratoire privé et solitaire: l'atelier. Pour pouvoir continuer à s'isoler, il lui faut parfois s'aérer, côtoyer les autres. Voilà le sens du Colectivo : être un lieu de rencontre, d'art, de croisement et d'échange d'idées, de sensibilités.

[19:00] ENCENS MAGAZINE LAUNCH
Location:
Maria Luisa Homme
38, rue du Mont Thabor
75001 Paris
M° Tuileries, Concorde, Madeleine, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 42 60 89 83
Internet Site : www.marialuisaparis.com
Description:
Cocktail from 7pm

Press Contact
Totem
john.f@totemfashion.com

[19:00-21:00] Exposition "Peinture bien assaisonnée" de Gonzalo Màrquez
Location:
Restaurant Aux Cercles Bleus
56, rue de la Sablière
Place Flora Tristan
75014 Paris
M° Pernety, Mouton-Duvernet
France
Phone : +33 (0)1 45 43 95 36
Internet Site : www.auxcerclesbleus.com
Description:
Exposition "Peinture bien assaisonnée" de Gonzalo Màrquez

[19:00] Exposition d'artistes isséennes
Description:
La Maison de Corentin Celton - 10 rue Henri Mayer - Issy les Moulineaux - Tél. : 01 47 65 06 87

Peintures des artistes isséennes Catherine Jacq, et Isabelle et Sylvie Reynart.

Vernissage vendredi 18 janvier à 19h
Exposition samedi 18 janvier de 14h à 19h et dimanche 20 janvier de 14h à 17h

[19:00] Exposition de peintures à l'huile d'Alain Ribeill
Description:
La Maison des Hauts d'Issy - 16 rue de l'Abbé Derry - Issy les Moulineaux - Tél. : 014 123 9000

Vernissage vendredi 18 janvier à 19h
Exposition samedi 18 janvier de 14h à 19h et dimanche 20 janvier de 14h à 17h






[20:00] "COMING SOON" Label cocktail launch
Description:
Sinv_terminal France - 22bis, rue des Taillandiers - 75011 Paris

Press Contact
Stephanie Coutens, Jeanne Biehn
+33 (0)1 42 78 94 11
stephanie.coutens@yohjiyamamoto.net

[20:00] Exposition de Butz&fouque "Breaking date/ Missing fact"
Location:
Micro onde
centre d'art contemporain de l'Onde
8 bis, avenue Louis Breguet
78140 Vélizy-Villacoublay
M° RER C Chaville - Vélizy
France
Phone : +33 (0)1 34 58 19 92
Mobile : +33 (0)6 12 77 88 90
Internet Site : www.londe.fr
Description:
jusqu'au 1er mars

« Nos images sont comme des scénarios et nous demandons aux regardeurs de trouver au fil des séries le fil de l'histoire. Les costumes sont encore des clefs pour le spectateur, mais le véritable costume c'est le corps de l'autre. Le corps est au centre de la recherche, que devient-il dans notre environnement, notre architecture ? Que devient-il quand il est confronté à l'autre ? Que fait-on des lieux qui ont abrité ces corps ? »
BUTZ&FOUQUE

Derrière le nom de Butz&Fouque se cachent deux jeunes femmes qui travaillent ensemble depuis 2003. Leur corps investit des espaces et des lieux et tour à tour devient un élément du paysage qu'il peut dénaturer, vecteur iconographique d'une histoire en devenir.
Le traitement des corps dans les photos peut également se référer à la peinture et à la sculpture. C'est par la mise en scène des corps que les univers de Butz&Fouque se révèlent.
Vernissage vendredi 18 janvier à partir de 20 heures. Le soir du vernissage est navette est mise à disposition. Départ Pont de Sèvres à 19h30 et retour à 22 heures.
Réservation au 06 12 77 88 90 et 01 34 58 19 92
Jeudi 24 janvier à partir de 19h30 au micro onde : rencontre autour d'un verre avec Butz&Fouque.


Photo : Butz&fouque ,Corde 2007

[20:00] vernissage d'Elzo
Location:
Born Bad
17, rue Keller
75011 Paris
M° Ledru-Rollin, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 43 38 41 78
Internet Site : www.bornbad.fr
Description:
http://www.elzo.be
http://www.myspace.com/ledurtduquartier


[20:30] Le Musée du Louvre présente les lauréats du 25e FIFA
Location:
Musée du Louvre
Place du Carrousel
75058 Paris Cedex 01
M° Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 40 20 50 50
Fax : +33 (0)1 40 20 54 52
Internet Site : www.louvre.fr
Description:
Le Festival International du Film sur l'Art (FIFA) est heureux d'annoncer la présentation intégrale du Palmarès de sa 25e édition, au musée du Louvre, du 19 au 21 janvier 2008.

Les films Car-Men, de Boris Paval Conen (Grand Prix) et Citizen Lambert : Jeanne d'Architecture, de Teri Wehn-Damisch (Prix de la meilleure oeuvre canadienne), seront présentés lors de la soirée d'ouverture, le vendredi 18 janvier à 20 h 30. René Rozon, fondateur et directeur général du FIFA, Phyllis Lambert, Présidente du Centre Canadien d'Architecture et Teri When-Damish, réalisatrice, seront sur place pour rencontrer le public français.

Grâce à son implication sur plusieurs circuits artistiques et à ses tournées constantes à travers le monde, le FIFA est devenu, au fil des ans, un véritable ambassadeur culturel. Notez que le palmarès du 25e FIFA sera présenté, parallèlement, au Fresnoy - Studio national des arts contemporains et au Palais des beaux-Arts de Lille, pour se poursuivre au St-Louis Art Museum, à la National Gallery of Art de Washington, au Musée des beaux-arts du Canada et au Musée national des beaux-arts du Québec.

www.artfifa.com

Le Festival International du Film sur l'Art (FIFA) est une société à but non lucratif vouée à la promotion et à la diffusion des meilleures productions mondiales de films sur l'art et d'arts médiatiques. D'une durée de 10 jours et de nature compétitive, le FIFA est l'événement annuel le plus important au monde dans son domaine. Il est le rendez-vous des artistes et artisans du milieu des arts et de la cinématographie aussi bien que des amateurs d'art et de cinéma.

La 26e édition se tiendra du 6 au 16 mars 2008.

Source : Frédérick Dufour
Responsable des communications du FIFA

Relations médias : Alain Labonté Communications
alain@alainlabonte.ca
514 815-2128







[21:30] “MIXTE 100% HOMME” - 1st issue / Launch Party
Location:
Salons France Amériques
Hôtel particulier du comte Le Marois
9/11, avenue Franklin D. Roosevelt
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt, Champs-Elysées - Clemenceau
France
Phone : +33 (0)1 45 61 96 02
Fax : +33 (0)1 45 61 06 41
Internet Site : www.france-ameriques.fr
Description:
from 9.30pm to 2.00am, see invitation for address

CRC communication
clarisse@clarisseriou.com











[22:00] "DETAILS MAGAZINE" Cocktail Party
Location:
Experimental Cocktail Club
37, rue Saint-Sauveur
75002 Paris
M° Sentier, Réaumur - Sébastopol
France
Phone : +33 (0)1 45 08 88 09
Mail : romee@experimentalcocktailclub.com
Internet Site : www.myspace.com/experimentalcocktailclub
Description:
from 10pm to 1am, by invitation only

andrew_innocenti@condenast.com

[22:30] Walter van Beirendonck Cocktail
Location:
L'Eclaireur - Restaurant
10, rue Boissy d'Anglas
Galerie Royale
75008 Paris
M° Concorde
France
Phone : +33 (0)1 53 43 09 99
Mail : marie@leclaireur.com
Internet Site : www.leclaireur.com
Description:
Press Contact
Totem
+33 (0)1 49 23 79 79
www.totemfashion.com

16:00
17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
23:00
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