Saturday, January 19, 2008
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Category: All

19
January 2008
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  Semaine du Son
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
http://www.lasemaineduson.org

2ème salon du cinéma
Location:
Paris Expo - Porte de Versailles
Parc des Expositions de Paris
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris
M° Porte de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 43 95 37 00
Fax : +33 (0)1 43 95 30 31
Internet Site : www.viparis.com/viparisFront/do/centre/paris-expo-porte-de-versailles/Accueil
Description:
Paris Expo - Porte de Versailles - Hall 6

du 18 au 20 janvier

Après avoir attiré avec succès 50 000 visiteurs pour sa première édition en 2007, le Salon du Cinéma aura lieu cette année du 18 au 20 janvier 2008 à la Porte de Versailles.

Du 17 au 20 janvier, venez découvrir toutes les facettes du 7ème art lors du second salon du cinéma, à Paris Expo, Porte de Versailles. Nouveauté cette année, le salon propose un espace exclusivement dédié aux professionnels.

Participer à un tournage de film, découvrir les coulisses de la création d'un dessin animé, réaliser des cascades, découvrir comment on réalise des effets spéciaux, rencontrer les équipes de tournage… Les professionnels les plus talentueux donnent rendez-vous aux professionnels et grand public pour d'authentiques leçons de cinéma…

Partenaire en communication de ce salon, la Mairie de Paris sera présente à travers deux stands : le premier sera dédié au Forum des images, le second au Festival Paris Cinéma. Enfin, la Cinémathèque scolaire de la Ville de Paris proposera des projections de films de sa collection unique, ainsi que des ateliers à destination du jeune public.

Parrainé par Jean-Jacques Annaud et Vladimir Cosma, cette 2ème édition, dédiée à la fois au grand public et aux professionnels du cinéma, accueillera plus de 80 exposants (distributeurs, télévisions, industries techniques, écoles de cinéma, éditeurs de livres et de DVD, institutionnels…). Les coulisses du cinéma seront notamment mises à l'honneur à travers de nombreuses animations (ateliers, conférences sur les métiers du cinéma, tournages, cascades, maquillage, dressage, effets spéciaux …).

Expositions "France Patchwork" et "Art'6"
Location:
Mairie du 6ème arrondissement
78, rue Bonaparte
75270 Paris Cedex 06
M° Saint-Sulpice
France
Phone : +33 (0)1 40 46 75 06
Fax : +33 (0)1 40 46 75 29
Internet Site : www.mairie6.paris.fr
Description:
La Mairie du 6e accueille deux expositions

« Paris Ville arc-en-ciel »
Du mardi 15 au samedi 25 janvier
Découvrez les réalisations des artistes de l'association France Patchwork sur le thème « Paris Arc-en-ciel ». Une vingtaine de créations originales sont exposées ainsi que quelques patchworks traditionnels. Un invité d'honneur, Hubert Valeri, présente ses boutis.
Salon du Vieux-Colombier
Du lundi au vendredi de 11h30 à 17h, samedi de 10h à 12h

« ART'6 »
Du mardi 8 au samedi 26 janvier
La Mairie du 6e propose de découvrir les talents cachés de quelques-uns de ses agents au cours de cette 2e édition de l'exposition « Art'6 ». Photos, encadrements, boutis, peintures...
Galerie de la Salle des Fêtes
Du lundi au vendredi de 10h à 17h, samedi de 10h à 12h

Exposition rétrospective consacrée à Maurice Brianchon (1899 -1979)
Location:
Carré Rive Droite
Quartier de l'Elysée
75008 Paris
M° Miromesnil, Saint-Philippe-du-Roule, Champs-Elysées - Clemenceau
France
Mail : contact@francoisleage.com
Internet Site : www.art-rivedroite.com
Description:
Art France - 36, avenue Matignon - 75008 Paris - tél : 33.(0)1.4359.1789 - fax : 33.(0)1.4563.8483 - www.artfrance-paris.com

15 janvier - 16 février 2008
du lundi au samedi de 10h à 19h

Au cours du vernissage, le 15 janvier à partir de 18h, présentation du "Catalogue de l'Oeuvre Peint" par Olivier Daulte et Pierre-Antoine Brianchon.

Biographie

Brianchon est né à Fresnay sur Sarthe le 11 Janvier 1899, mort à Paris le 1er Mars 1979.
Toute sa vie a été entièrement consacrée à l'Art sous toutes ses formes.

En 1918 il entre à l'École Nationale des Arts Décoratifs de Paris et obtient le Prix Blumenthal qui lui permet de voyager en Espagne où il étudie les oeuvres de Velasquez et du Greco.

Nommé Professeur à l'École des Arts Décoratifs de Paris en 1936, puis en 1949 Professeur Maître d'Atelier à l'École des Beaux-Arts de Paris.

En 1953, à la demande du gouvernement britannique, il séjourne en Angleterre pour peindre les temps forts du couronnement de la Reine Elisabeth II.

Il est élevé au grade d'Officier de la Légion d'honneur par le Président de la République Française, Vincent Auriol.

Dès 1925 il est pressenti par l'Opéra de Paris pour créer des décors. Pendant de nombreuses années il signera décors, rideaux de scène et costumes pour l'Opéra de Paris, l'Opéra Comique, le théâtre de l'Oeuvre, le théâtre Marigny pour La Compagnie Madeleine Renaud-Jean Louis Barrault.

Ne se laissant pas enfermé dans quelques thèmes restreints, Brianchon peint des oeuvres très diversifiées.
Nombreuses toiles inspirées par ses passages dans les coulisses et sur les plateaux pour ses réalisations de décors (danseuses, Bals masqués, Arlequins etc ...)
Il peint des oeuvres intimistes de quartiers de Paris familiers, toujours animés de personnages, piétons dans les rues de Passy ou les Jardins de la ville .
Des natures-mortes, des nus, des fleurs. Tout ce qui, à ses yeux, se projette en peinture deviendra une toile.

En 1955 le thème du paysage entre en force dans son oeuvre.
Il vient d' acquérir une propriété en Périgord et la campagne environnante lui inspire de superbes peintures où le grand coloriste s'exprime avec subtilité dans des gammes étouffées ou vibrantes, des tons rares et complexes qui n'appartiennent qu'à lui. Dans son grand atelier de Truffière, il installe des natures-mortes qu'il peint auréolées de la belle lumière dorée s'infiltrant par les verrières.

Il a aussi été un talentueux illustrateur de grands textes de la littérature française, dont le Théâtre complet d'André Gide (8 volumes).

Les plus exigeants critiques et écrivains d'art lui ont consacré textes et livres, François Daulte, George Besson, Claude-Roger Marx, Marcel Zahar, Richard Heyd, Robert Rey.

D'importantes expositions et manifestations ont été présentées par des galeries et des musées: Biennale de Venise, Pavillon de la France (1934), Galerie Louis Carré (1942 et 1943), Musée des Arts Décoratifs, Palais du Louvre (1951), Galerie Wildenstein, Londres (1951, 1960) Galerie Alfred Daber (1954, 1956), David B.Findlay Gallery, New-York (1960, 64, 70, 75, 2004), Musée des Beaux-Arts de Neuchâtel (1962), Galerie des Beaux-Arts Wildenstein, Paris (1962), Galerie Arthur Tooth, Londres (1968), Galerie des Granges, Genève (1972-74-78), Musée d'art et d'histoire, Neuchâtel (1975), Daimaru Galleries, Tokyo (1977), Fondation de l'Hermitage Lausanne (1989/90), Musée de Tésé, Le Mans (1999).

Ses. oeuvres sont conservées dans de nombreux musées: Musée National d'Art Moderne de Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée Toulouse-Lautrec à Albi, Musée d'art et d'histoire à Belfort, Musée Boudin à Honfleur, Musée des Beaux-Arts à Nantes, Musée Calvet à Avignon, Musée du Mans, Musée du Petit Palais à Genève, Musée de Neuchâtel, Musée de Rotterdam, Fondation de l'Hermitage à Lausanne.

L'exposition actuelle est organisée à l'occasion de la parution du CATALOGUE DE L'OEUVRE PEINT, par Olivier Daulte et Pierre Antoine Brianchon, qui sera présenté au cours du vernissage.

Argumentaire par La Bibliothèque des Arts :
Argumentaire

Extraits du catalogue "Brianchon" copyright éditions ARTFRANCE :
Extraits

Exposition "Chaïm Soutine"
Location:
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine
75008 Paris
M° Madeleine
France
Phone : +33 (0)1 42 68 02 01
Internet Site : www.pinacotheque.com
Description:
du 10 octobre 2007 au 2 mars 2008

Figure centrale du monde de l'art, le moins connu et le plus mystérieux des artistes de sa génération, Chaïm Soutine fait l'objet d'une grande exposition à Paris pour la première fois depuis 34 ans, en 1973 à l'Orangerie.

Soutine arrive à Paris en Juillet 1913 et découvre alors un monde très différent de sa Russie natale. Il est rapidement assimilé au juif immigré, à l'artiste typique de l'Ecole de Paris, avec tous les préjugés qui s'y attachent. Souvent considéré comme simple suiveur, il est intégré à la légende de Montparnasse en raison de son amitié avec Amedeo Modigliani dont il fut l'un des plus proches amis.

C'est en étudiant le portrait que Amedeo Modigliani fit de Chaïm Soutine que Marc Restellini, a décidé de faire cette exposition. Dans ce sublime portrait, il a découvert que le bel Italien donnait à Soutine, le plus discrètement possible, une symbolique religieuse en le peignant avec la main gauche pratiquant la bénédiction des Cohen, cette famille des grands prêtres du Temple de Jérusalem. Ce détail volontairement secret révélait une personnalité hors du commun qui pouvait avoir échappé à tout le monde mais que Modigliani voulait pourtant immortaliser, comme pour donner à Soutine une dimension mystique.

Cette personnalité très particulière lui fait développer un art longtemps incompris, marginalisé, assimilé souvent à un artiste malsain, difficile, sur lequel tous les poncifs de l'antisémitisme ambiant viennent se greffer pour en faire un marginal dès son arrivée à Paris. Comme Modigliani, il a une carrière très singulière, entourée de légendes ; artiste maudit, il meurt sans être vraiment révélé sous son vrai jour. Encore aujourd'hui il ne reste de Soutine que l'image du juif émigré sur qui pèse tous les interdits d'une religion trop contraignante et dont le physique se prête à tous les clichés antisémites.

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Location:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François-Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 59 59
Internet Site : www.bnf.fr
Description:
Galerie François 1er

9 octobre 2007 > 13 avril 2008
mardi-samedi de 10h à 19h, dimanche de 13h à 19h, fermé lundi et jours fériés

entrée 5€ / tarif réduit 3,5€

Un personnage, un acte, une mémoire. Immenses, ardents, combatifs, les héros, depuis l'Antiquité et jusqu'à aujourd'hui, vivent essentiellement dans l'imaginaire des peuples. Modèles pour l'avenir mais aussi miroirs de notre passé, ils ont, au cours des siècles, changé d'étoffe et de valeurs, tout en subissant la concurrence du sage, du saint, du grand homme ou de la star.
L'exposition Héros, d'Achille à Zidane propose un parcours dans l'imaginaire occidental.

Qu'y a-t-il de commun entre Superman, l'homme d'acier et Roland, le preux médiéval ? Entre le résistant Jean Moulin et Achille, légendaire combattant de la guerre de Troie ? Rien, sinon une volonté, un engagement physique total,
une action à la fois violente et miraculeuse, destinée à sauver une communauté en péril. L'héroïsation, par la publicité d'exploits réels ou fictifs, est néanmoins nécessaire. Elle isole les héros, les grandit, puis nourrit le culte dont ils sont l'objet, et fait résonner - plus ou moins longtemps - leurs noms dans les mémoires.

Comme le rappelle André Malraux :« Il n'y a pas de héros sans auditoire » (L'Espoir, 1937). Ainsi tout héros est-il le produit d'un discours : c'est en suivant ce fil rouge que l'exposition explore l'imaginaire occidental. Le terme de héros est aujourd'hui galvaudé et polysémique et les héros sont multiples : certains sont uniques et vénérés secrètement, d'autres sont célèbres et connus de tous, et leurs noms s'inscrivent dans des panthéons parfois fugaces. Si le poète construisait les héros anciens, l'historien les démocratise afin qu'ils incarnent toute la nation, avant que les professionnels des médias (journalistes, cinéastes, publicistes, créateurs de jeux) ne mondialisent aujourd'hui des personnages devenus composites.
Les figures choisies illustrent la fabrique héroïque, son cheminement, ses vecteurs, ses éclipses et ses invariants. Achille, Héraclès, Thésée, saint Martin, Roland, Lancelot, Condé, Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Jean Moulin, De Gaulle, Lucie Aubrac,
Che Guevara, Jimi Hendrix, James Bond, Superman, Zidane, voici quelques êtres exceptionnels magnifiés par la parole, le texte et l'image.
Les collections de la BnF permettent d'illustrer les différents vecteurs d'héroïsation et la variété de leurs supports : vases antiques, sculptures, monnaies, manuscrits, incunables, livres, estampes, jeux de cartes, imagerie populaire, photographies, affiches, presse, musique, films, objets dérivés, jeux vidéo, etc. Ouverte avec la figure de Gilgamesh, roi-héros de la première épopée connue, l'exposition comprend trois parties : la première consacrée au héros aristocratique, produit de la culture occidentale des élites, de l'Antiquité au siècle des Lumières ; la seconde au héros national et à sa construction en France à partir de la Révolution et jusqu'à la Libération ; la dernière à l'éclatement, depuis 1945, du modèle en neuf familles héroïques dans un univers mondialisé.

Des pièces prestigieuses ou étonnantes
Parmi les pièces les plus prestigieuses ou étonnantes, le visiteur pourra admirer, au sein du parcours : deux amphores en céramique attique à figures noires montrant, l'une le combat d'Héraclès contre Géryon, la seconde celui de Thésée terrassant le Minotaure, un médaillon d'or (nikètèrion) du Trésor de Tarse, frappé de la tête d'Héraclès coiffée de la léonté, avec les traits d'Alexandre le Grand, un lécythe avec Achille traînant le corps d'Hector (musée du Louvre), des manuscrits médiévaux enluminés (Chroniques françaises, Renaut de Montauban, Lancelot du Lac), dont un manuscrit persan sur la vie légendaire d'Eskandar (Alexandre).
Un incunable sur vélin de 1496 est consacré à La Vie et Miracles de Mgr sainct Martin.
Deux monumentales gravures des Batailles d'Alexandre d'après les tableaux de Charles Le Brun célèbrent la gloire de Louis XIV, la pompe funèbre du Grand Condé.
Parmi les pièces remarquables de l'exposition figurent aussi des dessins de Jacques-Louis David, des estampes et gazettes révolutionnaires (Serment du Jeu de Paume, Mort de Bara, Passage du pont d'Arcole), un manuscrit autographe du texte de l'Hymne des Marseillois par Rouget de Lisle, une scène légendaire de Napoléon saluant un grognard reproduite en papier peint, des caricatures, le Retour de Russie de Géricault,
des planches des Désastres de la guerre de Goya, les Notes prises sur place par Victor Hugo lors des funérailles de l'empereur en 1840, des ouvrages de Michelet, Lavisse, des manuels scolaires, des bons points, des objets du culte johannique, une affiche de Grasset pour Sarah Bernhardt dans le rôle de Jeanne d'Arc. Un tableau allégorique de Meissonier sur le Siège de Paris (1870- 1871) est prêté par le musée d'Orsay.
Pour les périodes plus récentes, un éclairage particulier s'attache à la mutation de la posture du soldat, du héros partant à l'assaut, au poilu dans la boue des tranchées, ainsi qu'à la concurrence des héros dans l'entre-deux-guerres.
Les manuscrits de Vol de nuit de Saint-Exupéry et de Premier Combat de Jean Moulin, ainsi que le discours de Malraux pour le transfert des cendres de Moulin au Panthéon, les dernières lettres de Joseph Epstein (colonel Gilles) à sa femme et son fils (collection Georges Duffau) sont des illustrations emblématiques du héros combattant et du résistant. Les héros multiples d'aujourd'hui sont appréhendés à travers des médias divers : affiches, photographies, journaux, BD, albums d'images à coller, jeux vidéo, tableaux, livres, disques, jouets...
Odile Faliu

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Le tournoi de Sorelois. Lancelot du Lac. France, XVe siècle © BnF/Dép. Manuscrits

Exposition "Jean-Michel Atlan, détrempes et peintures"
Location:
Galerie Jacques Elbaz
1, rue d'Alger
75001 Paris
M° Tuileries, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 40 20 98 07
Mobile : +33 (0)6 49 01 66 35
Mail : contact@galeriejacqueselbaz.com
Internet Site : www.galeriejacqueselbaz.com
Description:
17 chefs-d'oeuvre retracent le parcours fulgurant de Jean-Michel Atlan, de son entrée en peinture à la veille de sa mort.

Exposition du 17 janvier au 22 mars 2008
Du mardi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30

Aucune exposition n'avait présenté de façon si cohérente l'oeuvre peint de Jean-Michel Atlan depuis la grande rétrospective du Musée national d'Art moderne à Paris, en 1963. Pour la première fois depuis plus de quarante ans, la création d'Atlan se laisse appréhender de l'entrée en peinture de l'artiste à la veille de sa mort.

Après Atlan, Peintures, Grands formats, en 2002, la Galerie Jacques Elbaz propose une traversée exceptionnelle de l'oeuvre d'Atlan et livre une vision inédite du travail de l'artiste.

Cette exposition consacrée à Jean-Michel Atlan est très certainement la plus importante qu'une galerie puisse présenter avant longtemps. Engagé auprès de l'oeuvre d'Atlan depuis la fin des années 1960 comme collectionneur puis comme marchand, Jacques Elbaz sait qu'il ne pourra plus jamais réunir un tel ensemble.

Dix-sept tableaux, dix-sept chefs-d'oeuvre. Tous marquant une étape particulière dans l'oeuvre d'Atlan, tous définissant une recherche et une évolution permanentes. Un parcours fulgurant témoin d'une oeuvre livrée en quinze ans à peine...

1947-1959. Remarqué dès ses débuts par Gertrude Stein, Denise René ou Aimé Maeght, Atlan se place d'emblée au premier plan de la scène artistique et s'imposera parmi les figures majeures de son temps. Avec une liberté unique dans sa génération, il ne suivra jamais que sa voie propre, porté au-delà des modes par la seule nécessité de son oeuvre. OEuvre impossible à rattacher à aucun mouvement contemporain, oeuvre profondément originale...

"Aujourd'hui encore la peinture d'Atlan ne cesse de nous surprendre", souligne Jacques Elbaz.

Parmi les oeuvres présentées, certaines affichent de très beaux itinéraires muséaux. D'autres, acquises directement auprès de l'artiste, sortent pour la première fois de collections particulières et n'ont jamais été exposées.

Jalons d'une exposition conçue en véritable hommage à l'artiste, Le Kybalion, Portugal, Cléopâtre, Rhapsodie gitane, Zénith, Zarathoustra, Ishtar II, Opéra noir II, ou même Sans titre, chaque oeuvre impose l'arrêt tandis que toutes portent ensemble une lumière singulière sur l'oeuvre d'Atlan.

Pièce d'une grande rareté, Rhapsodie gitane, 1958, est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de ce format présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible.

A l'occasion de cette exposition, la Galerie Jacques Elbaz éditera un catalogue reproduisant l'ensemble des tableaux présentés.


UN DESTIN SINGULIER

"C'est mon destin sans doute d'abandonner les routes trop publiques.
Comme le dit le proverbe berbère, quand les sauterelles arrivent,
il vaut mieux planter sa tente ailleurs. Et la mode, en peinture, fait
bien plus de ravages que les sauterelles"
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 19591

1930. Jean-Michel Atlan a dix-sept ans ; l'attrait de l'inconnu oriente déjà son destin. Fils d'une famille de Constantine passionnée par l'étude de la Kabbale, il part pour Paris, s'inscrit en philosophie à la Sorbonne. Très vite, sa quête dépasse les murs de l'université. Il découvre la vie, rêve de changer le monde. Il se tourne vers la politique et milite contre le colonialisme et les fascismes montants.

1940-1941. Le destin le presse. Sa trajectoire d'artiste se précise. Professeur de philosophie, il est révoqué du fait des lois antisémites. Livré à lui-même, il découvre la poésie. Il écrit, dessine et peint. Paraissent les poèmes Initiation des mortes puis Autres soleils et autres signes dont Gaston Bachelard souligne la singulière "valeur germinative"2. "Fait capital"3 : il rencontre Denise et s'installe avec elle, par "hasard" dans un atelier d'artiste, rue de la Grande Chaumière, à Montparnasse.

1942. La vie du poète bascule dans les ténèbres. Résistant dès le début de l'Occupation, le couple Atlan est arrêté et incarcéré. Atlan feint la folie, prétend être Evêque de Constantine et communiquer par télépathie avec sa femme, et trouve asile à Sainte-Anne.

1944. Marche irréversible : le poète est devenu peintre. Dans sa tenue d'interné, il prend part à la Libération de Paris, habité par l'idée de se procurer couleurs, toiles et pinceaux. Révélation pour la critique, adieu à l'écriture pour l'auteur, paraît Le sang profond, réunissant ses poèmes. Pour la première fois, il expose ses peintures et ses dessins à la Galerie L'Arc-en-Ciel, à Paris. Précurseur, son art explore déjà les voies de l'informel.

1945. Débute un parcours fulgurant dans le monde artistique d'après-guerre. D'emblée les portes des salons et des galeries parisiennes s'ouvrent à lui. Jean Paulhan, Clara Malraux, Arthur Adamov, reconnaissent son talent, ainsi que Gertrude Stein qui fait l'acquisition de six toiles bientôt montrées à Londres et à New York et projette de lui consacrer un ouvrage. Ses oeuvres circulent au Japon. Il entreprend d'illustrer Description d'un combat de Kafka et s'initie à la lithographie.

1946-1947. La peinture d'Atlan se révèle pleinement. Le succès est immédiat. Il est l'un des premiers artistes présentés dans la toute nouvelle Galerie Denise René. Après Matisse, Braque, Picasso, Bonnard, Léger, il entre dans le temple d'Aimé Maeght et signe un contrat avec la prestigieuse galerie en 1947. Il participe ainsi aux expositions Le noir est une couleur puis Sur quatre murs, et fait l'objet de deux importantes expositions personnelles. Ses oeuvres figurent dans l'exposition L'imaginaire à la Galerie du Luxembourg. Etudes, articles et interviews se multiplient, marquant l'intérêt de la critique pour l'artiste.

1948. A trente-cinq ans, Atlan est reconnu comme un artiste majeur et commence à exposer à l'étranger4. La route ouverte est royale. Pourtant il bifurque pour suivre sa voie propre, en marge de la scène artistique parisienne et de ses modes. Il rompt son contrat avec la Galerie Maeght. Jusqu'en 1956, il ne présentera aucune exposition personnelle à Paris. A Aimé Patri, il déclare : "Nous sommes quelques-uns que l'on désigne comme peintres abstraits mais qui redoutons qu'on vienne, en faisant la théorie de cet art, nous prêcher un nouveau dogmatisme"5.

Atlan s'inscrit en marge. Ses contemporains viennent à lui. Son influence s'étend. Dans le Paris d'après-guerre, son "pouvoir de rayonnement" est alors "le seul comparable à celui de Picasso trente ans plus tôt"6 témoigne Michel Ragon.
"Les samedis d'Atlan" font parler d'eux dans les milieux artistiques du monde entier. Peintres, écrivains, ouvriers, intellectuels, voyageurs, modèles et visiteurs en tout genre convergent vers l'atelier de la Grande Chaumière. Ainsi Jackson Pollock, Asger Jorn, Hans Hartung, Serge Poliakoff, Pierre Soulages, Francis Picabia, Tarō Okamoto, Henri Michaux, Eugène Ionesco, Jean Paulhan, Arthur Adamov...

Résolument inclassable, la peinture d'Atlan aborde les années 1950 et le monde. Au-delà des idées d'abstraction et de figuration. Echappant à tous les mouvements qui émergent sur la scène d'après-guerre.

1949. Les expositions personnelles de l'artiste ont lieu à Venise, à la Galerie Sandri, et à Copenhague, au Salon Corner. Sollicité par la revue Cobra, il expose aux côtés de ses représentants sans jamais adhérer à leur groupe, marquant là encore sa singularité.

1953-1954. Il participe au Salon de mai à Paris, puis aux expositions organisées par Jean Cassou en Israël et en Yougoslavie. Au Japon, où ses oeuvres sont diffusées en cartes postales, il exerce une forte influence, suscite de nombreux articles et reçoit un accueil exceptionnel lors de l'exposition Art occidental à Tokyo.

1955. En une décennie, la peinture d'Atlan est arrivée à maturité. "Vivantes", les formes qu'elle engendre respirent et s'approfondissent de chef-d'oeuvre en chef-d'oeuvre. Il revient sur la scène parisienne, magistral. A la Galerie Charpentier7, il est l'artiste phare de l'exposition "Ecole de Paris 1955" dont il réalise l'affiche. Dans l'exposition Trente peintres de la nouvelle Ecole de Paris, à la Galerie Craven, il prend place aux côtés de Jean Dubuffet, Jean Fautrier, Hans Hartung, Serge Poliakoff, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Maria Helena Vieira da Silva.

1956-1957. Atlan a tenu tête. Paris s'incline. Et consacre son art. Sa première exposition personnelle à Paris depuis près de dix ans, à la Galerie Henry Bing, lui vaut un succès sans précédent. En 1957, les expositions consacrées à l'artiste au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Musée Picasso d'Antibes, donnent la mesure d'une oeuvre majeure. Ses toiles figurent dans les expositions Depuis Bonnard au Musée national d'Art moderne à Paris, et Nouvelle Ecole de Paris au Musée Bridgestone à Tokyo.

1958. Son succès est à son apogée, succès que peu d'artistes connaissent de leur vivant. Il décide de s'isoler et quitte Paris. Il acquiert une maison à Villiers-sur-Tholon dans l'Yonne, y installe son atelier, et entre dans sa période la plus productive. Les expositions se succèdent : expositions personnelles à la Galerie del Naviglio à Milan et à la Galerie Czwiklitzer à Cologne ; expositions collectives au Musée national d'Art moderne et à la Galerie Charpentier à Paris, à la Galerie Wildenstein à New York. En France et à l'étranger, plusieurs musées acquièrent des tableaux : La Kahena, 1958, rejoint le Musée national d'Art moderne à Paris et Baal Guerrier, 1953, la Tate Gallery de Londres.

1959. Londres. Premiers coups portés par la maladie. Atlan riposte. Hospitalisé lors de son importante exposition à la Kaplan Gallery, il regagne l'atelier de Villiers-sur-Tholon. Très affaibli, il déploie dans sa peinture une force surprenante. Ainsi le remarquable ensemble de détrempes, d'huiles et de pastels bientôt exposés à la Galerie Henry Bing. Et les chefs-d'oeuvre destinés aux expositions programmées à New York et Tokyo... "J'attache une très grande importance à cette manifestation à Tokyo et je vais réserver mes meilleures toiles"8 écrit-il. Mais il n'y assistera pas... son destin est scellé.

1960. Retour à l'atelier de la Grande Chaumière, et à Montparnasse. Atlan meurt quelques jours plus tard, à quarante-sept ans. La nouvelle est relayée à travers le monde. En France, la presse célèbre l'artiste de Cimaise à Paris-Match. A New York, toutes les toiles de l'exposition "Atlan, recent paintings and gouaches" organisée par Théodore Schempp à la Galerie The Contemporaries, sont vendues le soir même du vernissage. Les Hommages à Atlan se succèdent au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, à la Kunsthaus de Zurich, au Salon Corner de Copenhague. Suivront, la grande rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et celle, du Tel Aviv Museum of Art en 1964. En 1980, le Musée national d'Art moderne, Centre Georges Pompidou, consacrera aussi une exposition à l'artiste.


"AUTRES SOLEILS ET AUTRES SIGNES"

"Je suis aorte et je suis temps
Et je cherche au profond de la torpeur Nature
D'autres soleils
Et d'autres signes"
Jean-Michel Atlan, "Autres soleils et autres signes", 1941

"Quand une forme est vivante elle n'est plus ni abstraite ni figurative"
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 1959

"Une originalité frappante", soulignait Gertrude Stein dès sa première visite à l'atelier de l'artiste en 1945. Une originalité si radicale même qu'" intolérable"9 pour certains ; une originalité irrécusable, que l'on aime, ou non, cette peinture...

La peinture d'Atlan est la terre inconnue dont le jeune poète parti à la recherche "d'autres soleils et d'autres signes" annonçait l'abord. "Un univers de lignes et de couleurs qui n'emprunte pas à la littérature, qui ne ressemble pas à ce que l'on appelle la réalité, mais qui constitue par lui-même une réalité"10, commente l'artiste en 1945 lors d'une interview parue dans la revue Continuity...

Un univers engendrant ses propres formes, un univers que toute terminologie contemporaine devait échouer à décrire. Traité "comme une unité organique et biologique et non simplement comme une unité mécanique ou géométrique"11, l'espace pictural d'Atlan ne pouvait s'identifier à l'art abstrait - alors précisément lié à l'idée de géométrie et étranger à celle de nature - pas plus qu'à l'art figuratif. De même qu'à aucun mouvement d'après-guerre - de l'abstraction lyrique à l'art gestuel et à l'art autre, de l'art informel au tachisme - se situant, par essence, au-delà de tout académisme, de toute théorie.

"Je ne suis pas abstrait ni du point de vue du climat de mes oeuvres [...] ni du point de vue exécution. Une forme m'intéresse seulement quand elle vit (ou quand j'ai réussi à la faire vivre), et alors elle n'est plus "abstraite", elle est vivante", précise Atlan. Et d'ajouter : "je ne suis pas figuratif, du moins jusqu'à présent, parce que les formes qui m'ont pris aux entrailles (et hors de ça point de peinture) sont celles qui dépaysent le spectateur (l'homme, moi-même), qui lui font tout à coup percevoir qu'il est environné, "du dedans" et en dehors, de forces terribles (et parfois hostiles), mystérieuses et familières à la fois"12.

L'art d'Atlan plante ailleurs ses racines. Il est assurément bien plus proche de celui "des Noirs, des Assyriens, des Etrusques et des romans"13 que de celui d'une quelconque école occidentale, des renaissants italiens jusqu'aux mouvements contemporains. Mais cette proximité jamais ne bascule dans un exotisme facile. Cet "aspect barbare" qui caractérise la peinture d'Atlan tient à l'érotique et au magique, à sa "violence créatrice"14, à sa partie liée avec les danses sacrées...


ATLAN, DANSEUR "DES DANSES SACRÉES"

"Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde
une étoile dansante"
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra 15

"Un orage menaçait dans le ciel, comme si la nature avait voulu par la foudre
détruire toutes les formes existantes pour en recréer de nouvelles"
Marquis de Sade, Juliette16

Des oeuvres "magnifiquement construites, sans concession, qui se dressent avec force" : Voilà ce qu'incarnent les primitifs au regard de l'artiste et qui évoque sa propre peinture ; voilà la "violence créatrice" qui "l'émeut". C'est du chaos qu'émerge l'oeuvre, luttant pour conquérir ses formes et sa matière, se confrontant à des "forces magiques infiniment redoutables"17 pour gagner son existence...

L'art d'Atlan est celui "d'appréhender les rythmes essentiels de la nature, de les capter"18, de "respirer avec eux", pour les restituer jugulés dans une peinture qui est geste : l'artiste "ne peint pas seulement avec ses yeux mais avec le mouvement de son corps et de ses muscles"19.

Son geste appartient au domaine du sacré : "mes lignes de forces m'auraient conduit, en un autre temps à être sorcier ou danseur. Danseur dans le sens des danses sacrées, mystiques, magiques. Je me sens proche des "hassidim", des derviches musulmans, des danseurs bouddhistes, des envoûtés nègres d'Afrique ou d'Amérique. [...] Ce ne sont pas les musées qui m'ont conduit à ma vocation de peintre, mais les chamans"20, souligne Atlan.

"Ce sont les rythmes qui engendrent les formes, qui partagent l'espace de la toile, qui créent une architecture vivante et qui donnent enfin la vie à des formes sur lesquelles on ne peut pas mettre un nom"21, et les rythmes "n'existent qu'en animant la matière"22, une matière capable de leur "résister". Tandis que "le rythme se brise, se complique", la peinture consiste en cette "lutte" qui lui "redonnera son unité et sa simplicité"23...

"Le peintre est avant tout un danseur, un danseur "abstrait" qui s'élance dans l'espace de la toile"24 : "j'ai l'impression que ma peinture est elle-même danse et aussi que la danse des vrais "danseur" se suffit à elle-même et pourrait tout aussi bien se passer des décors, que peut-être même de la musique. Si on ajoute paradoxalement que la vraie danse pourrait aussi se passer du danseur, alors on est déjà très prés de ma peinture"25, conclut Atlan.


1947-1959 : UNE TRAVERSÉE EXCEPTIONNELLE

"Ma peinture, en tout cas, est ouverte [...]
Chacune de mes toiles diffère de la précédente, marquant des incursions
inattendues dans des mondes à explorer.
Je m'efforce toujours de reculer mes limites et de ne jamais m'enfermer"
Jean-Michel Atlan, extrait de correspondances avec Michel Ragon26

Description d'un combat de Kafka illustré de trente-deux lithographies d'Atlan préludera à la traversée de l'oeuvre peint. Travaillant à même la pierre "au profit du seul noir et blanc, du dessin et de la lumière", le peintre "découvre la matière et apprend la couleur"27... Edité en 1946 par Maeght à trois cent cinquante exemplaires, ce très bel ouvrage dont les illustrations furent réalisées à partir de 1945 donna lieu à une exposition à l'Hôtel du Port Royal, à Paris, en 1947.

Le parcours débute avec Sans titre, 1949, huile sur toile (130x97cm) exécutée entre 1947 et 1949 au sortir de premières recherches et des "impasses"28 de l'informel.

Atlan entre véritablement en peinture avec des oeuvres d'une profonde originalité. Sur fond de nuit, des formes arrondies ou piquantes, parfois allusives, convulsent et viennent occuper l'espace entier de la toile tandis que la lumière perce par trouées.
Au regard des oeuvres d'Atlan répertoriées à ce jour, aucune toile avant celle-ci n'avait été réalisée dans ce format, le plus grand qu'il ait alors jamais utilisé29 depuis ses débuts. Bien qu'il soit certainement l'un des plus importants de cette période, ce tableau est exposé pour la première fois.

Suit Sans titre, 1953, pastel et fusain sur carton (100x65cm) emblématique de l'inspiration totémique alors très sensible dans l'oeuvre d'Atlan. Une oeuvre qui signe aussi la parfaite maîtrise de techniques employées tout au long de sa production. Provenant d'une collection particulière parisienne, cette pièce acquise directement de l'artiste n'a jamais été exposée.

En phase de transformations profondes, la peinture d'Atlan s'achemine très vite vers la maturité : Sans titre, 1954, huile sur toile (100x65 cm), marque un premier tournant dans les recherches de l'artiste. Un cerne noir vient désormais définir chaque forme et souligne les bords de la toile, organisant l'architecture du tableau, élaborant son rythme même. Spirales, hachures, dents de scie, les motifs antérieurs perdurent et évoluent comme autant de fils conducteurs dans l'oeuvre d'Atlan, de même qu'un certain caractère totémique.
Cette toile participa aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963 et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964, ainsi qu'à l'exposition Dix ans d'art vivant 1945-1955, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence en 1966.

Une nouvelle étape du parcours s'engage avec trois tableaux datés de 1956, des oeuvres magistrales signant la maturité atteinte par l'artiste autour des années 1954-1955. Sensible mais appelé à disparaître toujours plus au profit de la recherche rythmique et de l'abstraction des formes, l'aspect totémique de la peinture d'Atlan devient éminemment personnel. Le cerne noir s'épaissit, tendant parfois à se faire lui-même forme, et souligne désormais chaque forme en présence, de sorte qu'il n'existe plus de fond. La matière picturale gagne en densité, se révélant au coeur de la recherche permanente de l'artiste.

Le Kybalion, 1956, huile sur toile (100x100 cm), compte sans doute parmi les oeuvres les plus connues de l'artiste, tant il fut exposé et reproduit. Montré pour la première fois au Musée Picasso d'Antibes lors de l'exposition Atlan, en 1957, il figurait notamment dans l'Hommage à Atlan au Salon de mai à Paris en 1960, puis dans les rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne de Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964...

Sans titre, 1956, huile sur toile (146x89cm), participa en 1956 à l'exposition Atlan à la Galerie Henry Bing à Paris dont le succès fut sans précédent. Cette toile provient d'ailleurs de l'ancienne Collection Henry Bing. Elle fut montrée pour la dernière fois lors de la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

Sans titre, 1956, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur français, n'a quant à elle jamais été exposée.

En pleine possession de son art, Atlan n'a de cesse de poursuivre ses recherches. A la manière d'un organisme vivant, sa peinture continue de se développer. Et chacun de ses états paraît unique. Ainsi les quatre toiles majeures datées de 1957 qui composent la suite de l'exposition.

Parmi les chefs-d'oeuvre de l'artiste, Portugal, 1957, huile sur toile (146x89cm) d'autant plus importante qu'elle fut l'une des oeuvres les plus chères à Atlan. A preuve, les différentes photographies montrant l'artiste à ses côtés ou la mettant en évidence. Présentée au Salon de mai à Paris en 1958, Portugal participait aussi à l'Hommage à Atlan de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo en 1963, et aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964.

En écho à Portugal, vient Cléopâtre, 1957, huile sur toile (130x81cm), imposant également l'arrêt. Découvert lors de l'exposition personnelle de l'artiste à la Galleria del Naviglio, à Milan, en 1958, ce tableau n'a pas été montré depuis la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

On remarquera aussi Sans titre, 1957, huile sur toile (146x89cm) présente dans les expositions consacrées à l'artiste à la Galerie Henry Bing, à Cannes, à la fin de l'année 1965, puis à la Galerie Saint-Léger, à Genève, en 1971.

Plus loin, Sans titre, 1957, huile sur toile (130x81cm), annonce une nouvelle évolution dans la peinture d'Atlan. Si chaque forme se trouvait auparavant cernée de noir et comme saisie dans sa mouvance, seules certaines d'entre elles le sont désormais, d'autres évoluant alors de façon distincte, comme en fond.

Dernières années de production d'Atlan, années les plus abondantes signant son grand oeuvre, 1958 et 1959 appellent à d'autres métamorphoses. L'artiste atteint à une maîtrise surprenante de la composition rythmique. Le cerne noir se fait écriture, calligraphie singulière, tandis que les formes s'organisent dans des jeux de contrastes et de miroirs...

Zénith, 1958, huile sur toile (116x73cm) exposée lors de la rétrospective Atlan au Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et Sans titre, 1958, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur espagnol et exposée pour la première fois, ouvrent la voie à des mutations profondes et à Rhapsodie gitane, 1958, oeuvre musicale entre toutes, consacrant l'itinéraire entier du peintre...

Rhapsodie gitane est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de cette dimension présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible. Les deux autres oeuvres de ce format se trouvent respectivement conservées à la Tate Gallery à Londres (Bâal Guerrier, 1953) et dans une importante collection américaine (Sans titre, 1956).

Cette oeuvre est d'autant plus rare que les très grands formats d'Atlan, onze toiles seulement, toutes des oeuvres majeures, ont déjà rejoint pour la plupart les plus prestigieuses collections muséales et particulières. Le dernier passage d'une de ces toiles sur le marché remonte à 1989 ; elle fut présentée en 2002 à la Galerie Jacques Elbaz lors de l'exposition Atlan, Peintures, Grands Formats.

Parcours exceptionnel pour une oeuvre exceptionnelle : Rhapsodie gitane, participait en 1963 à la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris, et à l'Hommage à Atlan lors de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo, puis en 1964 à la rétrospective Atlan du Museum of Art de Tel Aviv. En 1966-1967, au départ du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, elle faisait l'objet d'une exposition itinérante en Belgique, Art français contemporain, vingt peintres français, et prenait également part à l'exposition 24 franske malere 1946-1966 au Kunstforemingen, à Copenhague. A Paris, on la vit pour la dernière fois il y a plus de vingt ans, au Grand Palais, en 1985, lors de l'exposition De la Bible à nos jours.

En regard de cette oeuvre magistrale, trois importantes détrempes témoignent de l'importance de ce procédé familier à l'artiste explorant sans cesse la matière picturale : "une matière qui peut [...] n'être qu'une poudre presque impalpable ; ou bien épaisse comme le ciment du maçon" ; une matière conçue comme "la chair du tableau"30.

Citons : Opéra noir II, 1958, détrempe, huile sur carton (120x80cm) montrée au Musée national d'Art moderne à Paris en 1958 lors de l'exposition De l'impressionnisme à nos jours, puis en 1963 lors de la rétrospective Atlan ; Zarathoustra, 1958, détrempe, huile sur carton (121x80cm), jamais vue depuis son exposition en 1958, à la Galerie Christoph Czwiklitzer à Cologne ; Ishtar II, 1958, détrempe, huile et pastel sur carton (120x81cm), montrée pour la dernière fois en 1959 dans l'exposition Six peintres de l'Ecole de Paris à la Galerie Kaare Berntsen à Oslo.
Des oeuvres qui toutes témoignent de l'enrichissement constant d'une technique et d'une matière picturales éminemment personnelles.

Comète traversant le ciel artistique d'après-guerre, l'oeuvre d'Atlan s'interrompt en pleine fulgurance. Atteignant très vite au sommet de son art, l'artiste aura conçu en quinze ans à peine l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.

Disparu subitement, il laisse dans ses derniers chefs-d'oeuvre la promesse d'autres métamorphoses... Ainsi Sans titre, 1959, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste et pour la première fois exposée.

Après la dernière toile qu'il découvre, ce parcours unique ne prend pas fin. Sa plus belle découverte reste, en nous, l'univers d'Atlan retrouvé.

>> DP

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:30-13:30] 45ème Salon du Chesnay
Location:
Salle d'exposition Maurice Cointe
9, rue Pottier
Parvis de l'Hôtel de Ville
78150 Le Chesnay
M° Gares SNCF de Versailles-Rive-Droite, Vaucresson et La Celle-Saint-Cloud
France
Phone : +33 (0)1 39 23 38 26
Internet Site : www.lechesnay.fr/index.php/La-salle-d-exposition-Maurice-Cointe?idpage=104&afficheMenuContextuel=Arr
Description:
du 19/01/2008 au 03/02/2008
ouvert tous les jours de 14h à 18h30
vernissage samedi 19 janvier 2008 à 11h30

Invité d'honneur Moreno PINCAS. Exposition présentée par l'association des Artistes du Chesnay.

12:00
13:00
14:00 [14:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Multiples Monotypes"
Location:
Galerie Artdollar
37, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 71 02 41
Mobile : +33 (0)6 88 75 98 77
Mail : artdollar@club.fr
Internet Site : www.artdollar.net
Description:
du 15 au 31 Janvier 2008
Vernissage Samedi 19 Janvier de 14h à 22h

Venir avec son Mac Do est vivement conseillé
Vous aimez le bon ketchup dégoulinant qui nique vos Nikes, le hamburger grillé aux infra-rouges, le Coca-Cola noyé à coup de pic à glace...
Alors, ça va saigner, comme chez McDonald's, la Galerie Artdollari se transforme pour l'occasion en véritable stand de tir surréaliste.
Si vous étes un gros serialmackiller, vous avez toutes les chances de gagner l'un des Happy Meal Arty édité en direct durant toute la durée de l'exposition.


[15:00-21:00] Exposition en atelier de Nigel Robinson "têtes"
Location:
14ème arrondissement de Paris
14ème arrondissement de Paris
75014 Paris
France
Internet Site : www.mairie14.paris.fr
Description:
95, boulevard Jourdan - étage 8 à droite - interphone LABO P - Tél : 06 07 50 40 68 - nigel.robinson@wanadoo.fr

pot de bienvenue et d'amitié
réponse souhaitée

du 18 au 20 janvier de 15h à 21h

[15:00] Inauguration en musique de l'extension du square Charles Péguy
Description:
21 rue Rottembourg - 75012 Paris

Prolongé sur le trajet de la petite ceinture par un sentier nature de 3000 m2, cet aménagement fait de paysages à la fois naturels et organisés sera inauguré le samedi 19 janvier à 15h00.
En présence de Michèle BLUMENTHAL, Maire du 12e et Elisabeth THEVIN, Maire adjointe chargée de l'environnement et des espaces verts.

Dès le début du mois de janvier 2008, un sentier nature de plus de 3000m2 prolongera le square Charles-Péguy en bordure de la petite ceinture et de la rue de Rottembourg. Ce projet s'inscrit dans le cadre du prolongement de la Promenade plantée, sur le tracé de la Petite Ceinture, dans la continuité du square Charles-Péguy et jusqu'au Bois de Vincennes avec le réaménagement d'une friche urbaine.

Il porte à 11000 m2 la surface d'espaces verts créés depuis 2001 dans le 12e.



[16:00-20:00] Exposition "Do You Know Kisito ?"
Location:
galerie octObre
24, rue René Boulanger
75010 Paris
M° République
France
Mobile : +33 (0)6 08 05 34 06
Mail : galerie@octobre.org
Internet Site : www.octobre.org
Description:
http://galerie.octobre.over-blog.com/article-7311520.html

[16:00-22:00] Vernissage de Dimitri Dulfan "Punk-Glamour"
Location:
Galerie Rabouan-Moussion
11, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 48 87 75 91
Mobile : +33 (0)6 10 82 39 77
Fax : +33 (0)1 42 71 42 81
Mail : rabouanmoussion@noos.fr
Internet Site : www.rabouan-moussion.com
Description:
Exposition "Punk-Glamour" de l'artiste ukrainien Dimitri Dulfan

du 19 janvier au 23 février 2008

Pour inaugurer cette nouvelle année 2008, Jacqueline Rabouan et Caroline Moussion sont heureuses de vous présenter la première exposition personnelle en France de l'artiste ukrainien Dimitri Dulfan, à l'occasion d'une série d'expositions organisée par la galerie autour de la scène émergente russe. Punk-Glamour présente une quinzaine d'oeuvres et installations produites pour l'occasion. L'art de Dimitri Dulfan révèle pleinement la maturité d'une génération d'artistes refusant la désillusion du post-modernisme et du Réalisme socialiste et dont la vision utopiste du monde est propre aux démarches avant-gardistes.
L'espace de la galerie se transforme sous les mains de Dimitri Dulfan en un univers organique foisonnant peuplé de formes hybrides. Une substance blanche les recouvre, comme pour dissimuler leurs origines. Sommes nous témoins de l'engloutissement de ce bestiaire ou de la libération d'êtres en mutation ? Une bouche ou un oeil perce ponctuellement cette enveloppe laiteuse difforme. Tandis qu'une lumière colorée jaillit de chacune de ces sculptures organiques, les animant d'une énergie vibrante.
Dimitri Dulfan nous plonge dans l'insaisissable. Ses oeuvres, qui nient toute référence au monde extérieur, sont le fruit d'assemblages incongrus, entre construction et déconstruction, tel un collage en volume.
Il invente un monde « Punk Glamour » contrasté qui assume la sensualité tout en privilégiant la liberté de création. Le spectateur déambule au milieu de ce monde onirique, mélange d'attirante étrangeté et de mystère angoissant.

>> communiqué

[16:00-21:00] Vernissage de Elmgreen & Dragset "SIDE EFFECTS"
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
du 19 janvier au 8 mars 2008

[16:00-21:00] Vernissage de Klara Kristalova "Short Stories"
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
du 19 janvier au 8 mars 2008

Le sens, voilà ce que l'artiste essaie de transmettre dans son travail. Il s'agit de faire en sorte que la nature ambiguë de ce qu'on voit devienne une ressource, un point de départ. En tant qu'œuvres d'art, ces pièces sont peut-être neutres mais en aucun cas insignifiantes...




[17:00] Signature d'Enrique BRECCIA
Location:
Galerie Frédéric Bosser
4, rue Dante
75005 Paris
M° Cluny - La Sorbonne, Maubert - Mutualité
France
Phone : +33 (0)1 43 54 11 64
Fax : +33 (0)1 43 54 04 74
Mail : site@bfb.fr
Internet Site : www.bfb.fr
Description:
POUR LA PREMIERE FOIS EN FRANCE

Du 16 Janvier au 02 Février
Ouvert du mardi au samedi de 13h à 19h et sur rendez-vous

Dédicace le 19 Janvier

Visiter l'exposition :
http://www.bfb.fr/bfb.php?lg=&p=obj2&m=cat&v=originaux

[17:00-21:00] Vernissage de Theo Appel
Location:
Espace Canopy
19, rue Pajol
75018 Paris
M° La Chapelle
France
Mobile : +33 (0)6 06 72 26 67
Fax : +33 (0)1 55 79 70 74
Mail : canopy@labelette.info
Internet Site : www.labelette.info
Description:
du 10/01/2008 au 27/01/2008
Vernissage vendredi 11 janvier de 19h à 22h
Goûter entre amis et avec l'artiste Samedi 19 janvier à 17h

Venez rencontrer le peintre américain Theo Appel, et découvrir la série de 6 grands formats tout en couleur et tout en relief. Vulnérabilité du corps et de la vie, réflexion sur la fragilité de la condition humaine.

L'exposition présentée à l'Espace Canopy rassemble six œuvres peintes, de grand format, sur le thème principal de la vulnérabilité de l'être : le premier cri du nourrisson, l'éveil à la vie, la fragilité de l'être et du corps. Theo Appel témoigne par sa peinture de « notre époque périlleuse » par sons sens de la forme humaine. Il travaille sur les notions d'indéterminance, de vulnérabilité et d'existence.
Ce qui caractérise également cette série est la technique originale utilisée et l'impression qui en ressort. Theo Appel pratique un figuratisme particulier qui étonne le spectateur : du minuscule au très grand, de près et de loin, ses tableaux semblent être en relief et « prennent » vie.






[18:00] Exposition collective des artistes de la galerie
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
JOSEF ALBERS, LOUISE BOURGEOIS, JAMES BROWN, JOHN CHAMBERLAIN, GOTTHARD GRAUBNER, PACO KNÖLLER, CAROLE SEBOROVSKI, PIERRE SOULAGES, CY TWOMBLY

Vernissage le 19 Janvier 2008
Du 19 Janvier 2008 au 15 Mars 2008
Mardi-Samedi 11h-19h

[18:00-23:00] Exposition et lancement de NAZI KNIFE
Location:
Galerie Chappe
Highest Gallery in Paris
4, rue André Barsacq
21, rue Chappe
75018 Paris
M° Abbesses, Anvers
France
Phone : +33 (0)1 42 62 42 12
Mobile : +33 (0)6 70 71 46 30
Mail : galeriechappe@gmail.com
Internet Site : www.galeriechappe.org
Description:
avec KEROZENE

[18:00-21:00] Vernissage de "La Mode revisitée à travers une peinture romancée"
Location:
Espace Culturel Mompezat
Société des Poètes Français
16, rue Monsieur le Prince
75006 Paris
M° Odéon, RER B Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 40 46 99 82
Fax : +33 (0)1 40 46 99 11
Mail : stepoetesfrancais@orange.fr
Internet Site : stepoetfrancais.eklablog.com
Description:
du 18 janvier au 2 février

Paris...Mode...Peintures...

[18:00-21:00] Vernissage de Jean Claude Lombard
Location:
Galerie Anne Lettrée
46, rue de Seine
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 44 41 10 00
Mobile : +33 (0)6 07 56 05 49
Fax : +33 (0)1 44 41 10 03
Mail : annelettree@wanadoo.fr
Internet Site : www.annelettree.fr
Description:
Vernissage cocktail le samedi 19 janvier 2008 de 18h à 21h
Exposition du 19 janvier 2008 au 2 février 2008
ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h


[18:00-21:00] Vernissage de Kyle Field "Old Free Spirits"
Location:
Galerie Carlos Cardenas
43, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Etienne-Marcel
France
Phone : +33 (0)1 48 87 47 65
Fax : +33 (0)1 48 87 47 65
Mail : info@galeriecarloscardenas.com
Internet Site : www.galeriecarloscardenas.com
Description:
Du samedi 19 janvier au samedi 16 février 2008
Vernissage le samedi 19 janvier à partir de 18h00

"Quand je serai de retour, je vais travailler sans relâche pour terminer autant de dessins que je peux, je pense que ce sera l'exposition..." Le texte se construira à partir de ces simples indications reçues de Kyle Field; écrire sur une prochaine exposition sans avoir vu les oeuvres ou plus que jamais écrire avant... transformer alors cette interrogation en méthode pour un texte... dans le même mail Kyle Field écrit qu'il travaille sur des "Crystals" et je pense que l'on peut commencer par regarder attentivement certains détails des derniers dessins vus à Paris. Il y a depuis toujours dans cette oeuvre une approche ou si l'on préfère des aspects liés à une forme d'abstraction, cet hiver devant un collage de son ami Eric Bluhm "Untitled" évoquant une forme de diamant, devant ce collage d'une multitude de papiers découpés Kyle Field nous disait son admiration de tous ces noirs différents (1). Et puis, il y a bien sûr à chercher comme toujours dans l'art Américain du côté de l'Underground, cette fois nous choisirons entre mille la grande épopée autour de la Ferus Gallery: Jay DeFeo dont nous regardons "The Jewel" peinte en 1958, le fond est sombre pour mieux faire éclater la structure de toutes les facettes des branches du diamant (2). Toujours de Jay DeFeo: "The Eyes", dessin au crayon dont nous connaissons la taille car il y a cette photo où elle pose, torse nu, juste entre les deux yeux dessinés, pour l'objectif de Wallace Berman. Chez Kyle Field, il y a parmi toutes les pépites à découvrir quelque part dans le dessin extrêmement fouillé, ainsi dans "Unicornia", là aussi les deux yeux de la panthère qui nous regardent ou encore dans ce dessin de 2006 "Sea captain's sisters", là sur la gauche, dans cette construction qui évoque une cascade, cette fois deux traces à l'encre noire, plutôt comme deux taches.

"Je suis en Angleterre, donnant quelques concerts avant de retourner et continuer à travailler pour l'exposition." Auparavant, Kyle Field a dessiné pour une planche de skate "Small town nut" et enregistré sous le nom de son groupe Little Wings un non moins magnifique album "Soft powr" (3), là aussi dans un climat doux et mélodique, on croit reconnaître, avoir déjà entendu cette chanson, un peu comme avoir déjà vu ce dessin, et ce mot écrit n'est-ce pas aussi le titre d'une chanson? Mais non c'est encore une autre pépite. Il n'y a pas mieux que la plume de Nick Tosches pour décrire cette sensation: "Autant dire que c'est un chemin dont l'origine n'est pas même connue de ceux qui l'ont emprunté, de ceux qui ont entretenu sa flamme et modelé ses métamorphoses; ce n'est pas tant l'itinéraire d'un mythe, d'une légende ou d'une chanson que celui d'une matière obsédante et envoûtante qui a parcouru le millénaire tel un souffle." (4) Mais parlons nous de la musique ou des dessins?

"Une focalisation plus serrée que par le passé avec de très petits visages, caractères ou personnages à moins que les choses ne changent avant la fin de la préparation de l'exposition mais mon projet, pour l'instant, c'est d'explorer ce processus plutôt intensif d'expérimentation qui consiste à faire ces grandes zones de lignes, qui bouleverse un peu mon esprit, et à faire ces dessins d'une façon presque répétitive."

Devant "Be feeled" (2006) nous sommes hypnotisés par toutes ces zones, encore de plus près: aucune n'est faite ou traitée de la même façon. Là, la plume ou le pinceau se sont laissés glisser sur le papier, ici ils ont caressé; Il y a un patchwork de motifs abstraits: lignes, hachures, pointillés, quadrillages étalés sur une surface qui prend parfois une forme identifiable comme des cascades, montagnes, volcans, visages, yeux mais aussi comme des routes ou des parcelles vues d'avion. Aucune forme ne l'emporte sur une autre, c'est une découverte sans fin. En 1921, Paul Klee peint déjà une petite aquarelle "Gradation de cristal", deux ans plus tard c'est le célèbre "Étrange Jardin", le regard est captivé par ce foisonnement de végétaux, animaux, visages... qui parfois se mêlent. L'oeuvre est réalisée à l'aquarelle mais on ne sait plus s'il faut parler de pinceau ou de plume et quelle liberté dans ces réseaux graphiques qui peuvent suivre, épouser ou contredire le contour!

"Vas-y à présent, et essaie de conclure" (5): Il y a chez Kyle Field cette réelle attitude insaisissable de l'artiste, retenu et incontrôlable, jamais là où on l'attend... l'an passé juste avant son concert parisien, il avait souligné l'importance de l'improvisation musicale, être prêt à expérimenter, prendre des risques mais aussi rester ouvert et disponible aux richesses de ces instants. Dans le même temps, il commençait à dessiner au verso, ensuite sur des feuilles pliées en accordéon puis en reflet avec des axes de symétrie. La communauté scientifique a récemment été troublée par la publication d'un jeune chercheur Américain Anthony Garrett Lisi qui développe une théorie réconciliant sous les mêmes équations les quatre forces fondamentales de la nature, rendant compatibles les deux théories de la mécanique quantique et de la relativité universelle. L'homme de sciences vit volontairement à l'écart des grands laboratoires de recherche: "J'ai obtenu mon doctorat il y a 10 ans et j'ai quitté le monde académique pour travailler à mes propres idées sur la physique et surfer à Maui. J'ai travaillé pour gagner ma vie, aussi peu que possible, vouant la plupart de mon temps aux équations et profitant du plein air" (6). Kyle Field, lui aussi et à sa manière, nous offre à travers son oeuvre une perception du monde et un rapport au monde qui renvoient au magnifique titre de la publication scientifique: "Une théorie du tout exceptionnellement simple". Nous sommes devant ses dessins le soir du vernissage, dehors il fait nuit, les visiteurs poussent la porte de verre de la galerie, descendent les quelques marches et découvrent cet univers, nous regardons et nous penchons, visage presque contre l'?uvre... lui est probablement quelque part sur sa planche dans l'océan mais pas si loin de nous: "Ainsi cela fait sens pour moi de rester à la maison et de laisser arriver l'exposition comme un fantôme".

Kyle Field a récemment exposé chez Taylor de Cordoba, Los Angeles, à la Random Gallery, Paris (avec Raymond Pettibon & Daniel Johnston), au Confort Moderne, Poitiers, à QED, Los Angeles, au New Image Art, Los Angeles ainsi que chez Roberts & Tilton, Los Angeles. Il fait parti de la collection UBS Investment Bank, Londres et Davidson College, USA.

Yves Brochard.

(1) "What Glue Do You Use ?" Atelier Cardenas-Bellanger, Paris 2007.
(2) "Secret Exhibition, six california artists of the cold war era" city lights book, San Francisco 1990.
(3) Les deux chez marriagerecs.com.
(4) Nick Tosches "Country" Éditions Allia, Paris 2000.
(5) Tosches, op. cit.
(6) "Le Monde" 19/11/2007 Anthony Garrett Lisi: "La théorie est mathématiquement et esthétiquement superbe".

Vernissage de Kyle Field "Old Free Spirits"

[18:00-20:00] Vernissage de Marc Desgrandchamps
Location:
Galerie Zürcher
56, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 72 82 20
Fax : +33 (0)1 42 72 58 07
Mail : info@galeriezurcher.com
Internet Site : www.galeriezurcher.com
Description:
Du 19 janvier au 15 mars 2008
mardi-samedi 12h-19h, lundi sur rdv
Vernissage le samedi 19 janvier 2008

[18:00-21:00] Vernissage de Marko93 "Light painting"
Location:
Galerie Itinerrance
24 bis, boulevard du Général Jean Simon
75013 Paris
M° Tram 3a Avenue de France, Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 16 62
Mail : contact@itinerrance.fr
Internet Site : www.itinerrance.fr
Description:
Vernissage de Marko93 "Light painting"

[18:00-21:00] Vernissage de Maurice Rocher "The passion paintings"
Location:
Galerie Deborah Zafman
le laboratoire des suppositions
3-5, passage des Gravilliers
au niveau du 10, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 77 03 74
Fax : +33 (0)1 42 77 12 74
Mail : galerie@zafman.com
Internet Site : www.deborahzafman.com
Description:
jusqu'au 1er mars

[18:00] Vernissage de Romain Bernini
Location:
Galerie Metropolis
16, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 74 64 17
Mail : contact@galeriemetropolis.com
Internet Site : www.galeriemetropolis.com
Description:
Exposition du 19 janvier au 8 mars 2008
Du mardi au samedi de 14h à 19h

Vernissage de Romain Bernini

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Oeuvres sur papier"
Location:
Galerie Dominique Fiat
16, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 40 29 98 80
Fax : +33 (0)1 40 29 07 19
Mail : info@dominiquefiat.com
Internet Site : www.dominiquefiat.com
Description:
Du 19 janvier au 09 février 2008
Mardi-samedi 11h-19h
Vernissage le samedi 19 janvier 2008

L'exposition présentée par la galerie Dominique Fiat explore différentes manières dont les artistes font usage du papier. Qu'elle soit support, outil de travail, ou encore matière modelée en volume, la feuille de papier est constitutive du travail de l'artiste, interagit avec son geste créatif et conditionne irrémédiablement sa réception.

L'exposition présentée par la galerie Dominique Fiat explore différentes manières dont les artistes font usage du papier. Qu'elle soit support, outil de travail, ou encore matière modelée en volume, la feuille de papier est constitutive du travail de l'artiste, interagit avec son geste créatif et conditionne irrémédiablement sa réception.
Les peintures sur mylar d'Ed Moses opposent couleurs acryliques vives et larges mouvements de noir. Se dégage une sensation de rapidité, un geste ample, signature de l'artiste.
Au contraire, les dessins au stylo-bille de Renato Orara relèvent de la minutie et de la concentration mentale attribuées aux maîtres de la calligraphie. Dans sa série Ten thousand things that breathe, des objets de la vie courante sont dessinés par couches d'encre successives, qui, juxtaposées au fil du travail, créent d'infinitésimales variations de gris.
Les Initation Spaces de Tania Mouraud détaillent les plans de coupe de chambres de méditation, en les inscrivant dans des environnements naturels imaginaires propices à la contemplation. Ici, le tracé extrêmement dépouillé de ces dessins évoque pourtant toute la force de l'expérience sensorielle de ces lieux de recueillement.
Thomas Lélu intervient sur des photographies de papier glacé issues d'anciens numéros de Play-Boy. Sur ces images légèrement surannées, l'épaisseur de la peinture colorée joue un contraste plastique singulier où le geste de l'artiste cache et souligne paradoxalement les silhouettes.
Gilles Balmet façonne dans l'espace un papier d'un blanc immaculé. Paper Stones, installation de « pierres de papier » en forme d'oxymore, oscille entre fragilité de la feuille et dureté massive de la roche. Par ailleurs, ses peintures réalisées au pochoir utilisent la feuille de papier comme outil de travail qui reproduit à l'envi des motifs de pétales, avant de disparaître. Il procède aussi par pliages, démultipliant ses graphismes picturaux par symétrie axiale. D'autre fois, il semble fissurer la surface d'un bristol de lignes vertes organiques ou minérales.
Jeanne Susplugas mêle collages et dessin au crayon de couleur sur les pages blanc cassé d'un carnet de notes. Ce carnet japonais intitulé The end of the green parot s'ouvre comme un dépliant, offrant au regard un enchaînement d'images qui fonctionnent sur le mode de l'association d'idées.
Comme dans deux dessins encadrés également présentés dans l'exposition, l'artiste évoque le corps, ses transformations et ses palliatifs, hésitant toujours entre frayeur et poésie teintée d'humour.
Le dessin de Carolyn Castaño parle de l'image actuelle de la femme à travers collages de strass, volutes d'aquarelle s'envolant telles des plumes de paon. La féminité ne serait-t-elle aujourd'hui que maquillage, paillettes, ostentation ?

>> communiqué






[19:00] Finissage "Black out" de Stéphanie Lefebvre
Location:
La Générale en Manufacture
6, Grande Rue
92310 Sèvres
M° Pont de Sèvres
France
Mail : info@la-g.org
Internet Site : www.la-g.org
Description:
Du 14 au 19 janvier 2008
Vernissage le dimanche 13 janvier à partir de 15h
Finissage le samedi 19 janvier à partir de 19h

Finissage "Black out" de Stéphanie Lefebvre

[19:00-22:00] Vernissage de Claire Artemyz "Affleure de peau"
Location:
Tribal Act
Tattoo Piercing
161, rue Amelot
75011 Paris
M° République, Filles du Calvaire, Oberkampf
France
Phone : +33 (0)1 43 38 85 11
Mail : tribalact@gmail.com
Internet Site : www.tribalact.com
Description:
Et à 20:30, performance/projection par Claire, Emmanuel Lacoste et Un Autre Corps !

www.artemyz.com
www.myspace.com/artemyz
www.myspace.com/emmanuel_lacoste
www.myspace.com/yonsan
www.myspace.com/unautrecorps

Vernissage de Claire Artemyz "Affleure de peau"







[20:45] 4ème édition de la Fête de la Chanson Française
Location:
Le Zénith de Paris
181, boulevard Sérurier
211, avenue Jean Jaurès
75019 Paris
M° Porte de Pantin, Porte de la Villette
France
Phone : +33 (0)1 44 52 54 60
Fax : +33 (0)1 42 49 84 77
Internet Site : www.zenith-paris.com
Description:
diffusée sur France 2










[23:00] Soirée "The Mint Institute" avec Henrik Vibskov et Emmanuel Perrotin
Location:
La Scala
188 bis, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre, Tuileries
France
Phone : +33 (0)1 42 61 64 00
Fax : +33 (0)1 49 26 01 15
Mail : contact@lascala.fr
Internet Site : www.lascalaparis.com
Description:
Dj Kolkoz (Moru et Sam du Baron) + Henrik Vibskov + peut-être Rasmus Michau

Rasmus MICHAU
hmm!
93 rue Vieille du Temple
75003 Paris
+33 (0)6 08 67 58 24
www.sayhmm.com

guest list : info@henrikvibskov.com

Showroom Henrik Vibskov : galerie Pascal Gabert - 11, rue du Perche - 75003 Paris


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