Wednesday, January 30, 2008
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January 2008
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  Exposition rétrospective consacrée à Maurice Brianchon (1899 -1979)
Description:
Art France - 36, avenue Matignon - 75008 Paris - tél : 33.(0)1.4359.1789 - fax : 33.(0)1.4563.8483 - www.artfrance-paris.com

15 janvier - 16 février 2008
du lundi au samedi de 10h à 19h

Au cours du vernissage, le 15 janvier à partir de 18h, présentation du "Catalogue de l'Oeuvre Peint" par Olivier Daulte et Pierre-Antoine Brianchon.

Biographie

Brianchon est né à Fresnay sur Sarthe le 11 Janvier 1899, mort à Paris le 1er Mars 1979.
Toute sa vie a été entièrement consacrée à l'Art sous toutes ses formes.

En 1918 il entre à l'École Nationale des Arts Décoratifs de Paris et obtient le Prix Blumenthal qui lui permet de voyager en Espagne où il étudie les oeuvres de Velasquez et du Greco.

Nommé Professeur à l'École des Arts Décoratifs de Paris en 1936, puis en 1949 Professeur Maître d'Atelier à l'École des Beaux-Arts de Paris.

En 1953, à la demande du gouvernement britannique, il séjourne en Angleterre pour peindre les temps forts du couronnement de la Reine Elisabeth II.

Il est élevé au grade d'Officier de la Légion d'honneur par le Président de la République Française, Vincent Auriol.

Dès 1925 il est pressenti par l'Opéra de Paris pour créer des décors. Pendant de nombreuses années il signera décors, rideaux de scène et costumes pour l'Opéra de Paris, l'Opéra Comique, le théâtre de l'Oeuvre, le théâtre Marigny pour La Compagnie Madeleine Renaud-Jean Louis Barrault.

Ne se laissant pas enfermé dans quelques thèmes restreints, Brianchon peint des oeuvres très diversifiées.
Nombreuses toiles inspirées par ses passages dans les coulisses et sur les plateaux pour ses réalisations de décors (danseuses, Bals masqués, Arlequins etc ...)
Il peint des oeuvres intimistes de quartiers de Paris familiers , toujours animés de personnages , piétons dans les rues de Passy ou les Jardins de la ville .
Des natures-mortes, des nus, des fleurs. Tout ce qui, à ses yeux, se projette en peinture deviendra une toile.

En 1955 le thème du paysage entre en force dans son oeuvre.
Il vient d' acquérir une propriété en Périgord et la campagne environnante lui inspire de superbes peintures où le grand coloriste s'exprime avec subtilité dans des gammes étouffées ou vibrantes, des tons rares et complexes qui n'appartiennent qu'à lui. Dans son grand atelier de Truffière, il installe des natures-mortes qu'il peint auréolées de la belle lumière dorée s'infiltrant par les verrières.

Il a aussi été un talentueux illustrateur de grands textes de la littérature française, dont le Théâtre complet d'André Gide (8 volumes).

Les plus exigeants critiques et écrivains d'art lui ont consacré textes et livres, François Daulte, George Besson, Claude-Roger Marx, Marcel Zahar, Richard Heyd, Robert Rey.

D'importantes expositions et manifestations ont été présentées par des galeries et des musées: Biennale de Venise, Pavillon de la France (1934), Galerie Louis Carré (1942 et 1943), Musée des Arts Décoratifs, Palais du Louvre (1951), Galerie Wildenstein, Londres (1951,1960) Galerie Alfred Daber (1954,1956), David B.Findlay Gallery, New-York (1960,64,70,75,2004), Musée des Beaux-Arts de Neuchâtel (1962), Galerie des Beaux-Arts Wildenstein, Paris (1962), Galerie Arthur Tooth, Londres (1968), Galerie des Granges, Genève (1972-74-78), Musée d'art et d'histoire, Neuchâtel (1975), Daimaru Galleries, Tokyo (1977), Fondation de l'Hermitage Lausanne (1989/90), Musée de Tésé, Le Mans (1999).

Ses. oeuvres sont conservées dans de nombreux musées: Musée National d'Art Moderne de Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée Toulouse Lautrec à Albi, Musée d'art et d'histoire à Belfort, Musée Boudin à Honfleur, Musée des Beaux-Arts à Nantes, Musée Calvet à Avignon, Musée du Mans, Musée du Petit Palais à Genève, Musée de Neuchâtel, Musée de Rotterdam, Fondation de l'Hermitage à Lausanne.

L'exposition actuelle est organisée à l'occasion de la parution du CATALOGUE DE L'OEUVRE PEINT, par Olivier Daulte et Pierre Antoine Brianchon, qui sera présenté au cours du vernissage.

Argumentaire par La Bibliothèque des Arts :
http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080125_Maurice_Brianchon_Argumentaire.pdf

Extraits du catalogue “Brianchon” copyright éditions ARTFRANCE :
http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080125_Maurice_Brianchon_Extraits.pdf

Oeuvres :
http://www.artfrance-paris.com/brianchon/menu.htm


Les Tuileries
1961 - 38x61 cm


Vue de l'atelier à Truffière
1967 - 65x81 cm

Exposition de JEAN-MICHEL ATLAN, détrempes et peintures
Location:
Galerie Jacques Elbaz
1, rue d'Alger
75001 Paris
M° Tuileries, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 40 20 98 07
Fax : +33 (0)1 40 20 98 09
Mail : galeriejacqueselbaz@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriejacqueselbaz.com
Description:
17 chefs-d'oeuvre retracent le parcours fulgurant de Jean-Michel Atlan, de son entrée en peinture à la veille de sa mort.

Exposition du 17 janvier au 22 mars 2008
Du mardi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30

Aucune exposition n'avait présenté de façon si cohérente l'oeuvre peint de Jean-Michel Atlan depuis la grande rétrospective du Musée national d'Art moderne à Paris, en 1963. Pour la première fois depuis plus de quarante ans, la création d'Atlan se laisse appréhender de l'entrée en peinture de l'artiste à la veille de sa mort.

Après Atlan, Peintures, Grands formats, en 2002, la Galerie Jacques Elbaz propose une traversée exceptionnelle de l'oeuvre d'Atlan et livre une vision inédite du travail de l'artiste.

Cette exposition consacrée à Jean-Michel Atlan est très certainement la plus importante qu'une galerie puisse présenter avant longtemps. Engagé auprès de l'oeuvre d'Atlan depuis la fin des années 1960 comme collectionneur puis comme marchand, Jacques Elbaz sait qu'il ne pourra plus jamais réunir un tel ensemble.

Dix-sept tableaux, dix-sept chefs-d'oeuvre. Tous marquant une étape particulière dans l'oeuvre d'Atlan, tous définissant une recherche et une évolution permanentes. Un parcours fulgurant témoin d'une oeuvre livrée en quinze ans à peine…

1947-1959. Remarqué dès ses débuts par Gertrude Stein, Denise René ou Aimé Maeght, Atlan se place d'emblée au premier plan de la scène artistique et s'imposera parmi les figures majeures de son temps. Avec une liberté unique dans sa génération, il ne suivra jamais que sa voie propre, porté au-delà des modes par la seule nécessité de son oeuvre. OEuvre impossible à rattacher à aucun mouvement contemporain, oeuvre profondément originale…

“Aujourd'hui encore la peinture d'Atlan ne cesse de nous surprendre”, souligne Jacques Elbaz.

Parmi les oeuvres présentées, certaines affichent de très beaux itinéraires muséaux. D'autres, acquises directement auprès de l'artiste, sortent pour la première fois de collections particulières et n'ont jamais été exposées.

Jalons d'une exposition conçue en véritable hommage à l'artiste, Le Kybalion, Portugal, Cléopâtre, Rhapsodie gitane, Zénith, Zarathoustra, Ishtar II, Opéra noir II, ou même Sans titre, chaque oeuvre impose l'arrêt tandis que toutes portent ensemble une lumière singulière sur l'oeuvre d'Atlan.

Pièce d'une grande rareté, Rhapsodie gitane, 1958, est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de ce format présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible.

A l'occasion de cette exposition, la Galerie Jacques Elbaz éditera un catalogue reproduisant l'ensemble des tableaux présentés.


UN DESTIN SINGULIER

“C'est mon destin sans doute d'abandonner les routes trop publiques.
Comme le dit le proverbe berbère, quand les sauterelles arrivent,
il vaut mieux planter sa tente ailleurs. Et la mode, en peinture, fait
bien plus de ravages que les sauterelles”
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 19591

1930. Jean-Michel Atlan a dix-sept ans ; l'attrait de l'inconnu oriente déjà son destin. Fils d'une famille de Constantine passionnée par l'étude de la Kabbale, il part pour Paris, s'inscrit en philosophie à la Sorbonne. Très vite, sa quête dépasse les murs de l'université. Il découvre la vie, rêve de changer le monde. Il se tourne vers la politique et milite contre le colonialisme et les fascismes montants.

1940-1941. Le destin le presse. Sa trajectoire d'artiste se précise. Professeur de philosophie, il est révoqué du fait des lois antisémites. Livré à lui-même, il découvre la poésie. Il écrit, dessine et peint. Paraissent les poèmes Initiation des mortes puis Autres soleils et autres signes dont Gaston Bachelard souligne la singulière “valeur germinative”2. “Fait capital”3 : il rencontre Denise et s'installe avec elle, par “hasard” dans un atelier d'artiste, rue de la Grande Chaumière, à Montparnasse.

1942. La vie du poète bascule dans les ténèbres. Résistant dès le début de l'Occupation, le couple Atlan est arrêté et incarcéré. Atlan feint la folie, prétend être Evêque de Constantine et communiquer par télépathie avec sa femme, et trouve asile à Sainte-Anne.

1944. Marche irréversible : le poète est devenu peintre. Dans sa tenue d'interné, il prend part à la Libération de Paris, habité par l'idée de se procurer couleurs, toiles et pinceaux. Révélation pour la critique, adieu à l'écriture pour l'auteur, paraît Le sang profond, réunissant ses poèmes. Pour la première fois, il expose ses peintures et ses dessins à la Galerie L'Arc-en-Ciel, à Paris. Précurseur, son art explore déjà les voies de l'informel.

1945. Débute un parcours fulgurant dans le monde artistique d'après-guerre. D'emblée les portes des salons et des galeries parisiennes s'ouvrent à lui. Jean Paulhan, Clara Malraux, Arthur Adamov, reconnaissent son talent, ainsi que Gertrude Stein qui fait l'acquisition de six toiles bientôt montrées à Londres et à New York et projette de lui consacrer un ouvrage. Ses oeuvres circulent au Japon. Il entreprend d'illustrer Description d'un combat de Kafka et s'initie à la lithographie.

1946-1947. La peinture d'Atlan se révèle pleinement. Le succès est immédiat. Il est l'un des premiers artistes présentés dans la toute nouvelle Galerie Denise René. Après Matisse, Braque, Picasso, Bonnard, Léger, il entre dans le temple d'Aimé Maeght et signe un contrat avec la prestigieuse galerie en 1947. Il participe ainsi aux expositions Le noir est une couleur puis Sur quatre murs, et fait l'objet de deux importantes expositions personnelles. Ses oeuvres figurent dans l'exposition L'imaginaire à la Galerie du Luxembourg. Etudes, articles et interviews se multiplient, marquant l'intérêt de la critique pour l'artiste.

1948. A trente-cinq ans, Atlan est reconnu comme un artiste majeur et commence à exposer à l'étranger4. La route ouverte est royale. Pourtant il bifurque pour suivre sa voie propre, en marge de la scène artistique parisienne et de ses modes. Il rompt son contrat avec la Galerie Maeght. Jusqu'en 1956, il ne présentera aucune exposition personnelle à Paris. A Aimé Patri, il déclare : “Nous sommes quelques-uns que l'on désigne comme peintres abstraits mais qui redoutons qu'on vienne, en faisant la théorie de cet art, nous prêcher un nouveau dogmatisme”5.

Atlan s'inscrit en marge. Ses contemporains viennent à lui. Son influence s'étend. Dans le Paris d'après-guerre, son “pouvoir de rayonnement” est alors “le seul comparable à celui de Picasso trente ans plus tôt”6 témoigne Michel Ragon.
“Les samedis d'Atlan” font parler d'eux dans les milieux artistiques du monde entier. Peintres, écrivains, ouvriers, intellectuels, voyageurs, modèles et visiteurs en tout genre convergent vers l'atelier de la Grande Chaumière. Ainsi Pollock, Asger Jorn, Hartung, Poliakoff, Soulages, Picabia, Okamoto, Michaux, Ionesco, Paulhan, Adamov…

Résolument inclassable, la peinture d'Atlan aborde les années 1950 et le monde. Au-delà des idées d'abstraction et de figuration. Echappant à tous les mouvements qui émergent sur la scène d'après-guerre.

1949. Les expositions personnelles de l'artiste ont lieu à Venise, à la Galerie Sandri, et à Copenhague, au Salon Corner. Sollicité par la revue Cobra, il expose aux côtés de ses représentants sans jamais adhérer à leur groupe, marquant là encore sa singularité.

1953-1954. Il participe au Salon de mai à Paris, puis aux expositions organisées par Jean Cassou en Israël et en Yougoslavie. Au Japon, où ses oeuvres sont diffusées en cartes postales, il exerce une forte influence, suscite de nombreux articles et reçoit un accueil exceptionnel lors de l'exposition Art occidental à Tokyo.

1955. En une décennie, la peinture d'Atlan est arrivée à maturité. “Vivantes”, les formes qu'elle engendre respirent et s'approfondissent de chef-d'oeuvre en chef-d'oeuvre. Il revient sur la scène parisienne, magistral. A la Galerie Charpentier7, il est l'artiste phare de l'exposition “Ecole de Paris 1955” dont il réalise l'affiche. Dans l'exposition Trente peintres de la nouvelle Ecole de Paris, à la Galerie Craven, il prend place aux côtés de Dubuffet, Fautrier, Hartung, Poliakoff, Soulages, de Staël, Vieira Da Silva.

1956-1957. Atlan a tenu tête. Paris s'incline. Et consacre son art. Sa première exposition personnelle à Paris depuis près de dix ans, à la Galerie Henry Bing, lui vaut un succès sans précédent. En 1957, les expositions consacrées à l'artiste au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Musée Picasso d'Antibes, donnent la mesure d'une oeuvre majeure. Ses toiles figurent dans les expositions Depuis Bonnard au Musée national d'Art moderne à Paris, et Nouvelle Ecole de Paris au Musée Bridgestone à Tokyo.

1958. Son succès est à son apogée, succès que peu d'artistes connaissent de leur vivant. Il décide de s'isoler et quitte Paris. Il acquiert une maison à Villiers-sur-Tholon dans l'Yonne, y installe son atelier, et entre dans sa période la plus productive. Les expositions se succèdent : expositions personnelles à la Galerie del Naviglio à Milan et à la Galerie Czwiklitzer à Cologne ; expositions collectives au Musée national d'Art moderne et à la Galerie Charpentier à Paris, à la Galerie Wildenstein à New York. En France et à l'étranger, plusieurs musées acquièrent des tableaux : La Kahena, 1958, rejoint le Musée national d'Art moderne à Paris et Baal Guerrier, 1953, la Tate Gallery de Londres.

1959. Londres. Premiers coups portés par la maladie. Atlan riposte. Hospitalisé lors de son importante exposition à la Kaplan Gallery, il regagne l'atelier de Villiers-sur-Tholon. Très affaibli, il déploie dans sa peinture une force surprenante. Ainsi le remarquable ensemble de détrempes, d'huiles et de pastels bientôt exposés à la Galerie Henry Bing. Et les chefs-d'oeuvre destinés aux expositions programmées à New York et Tokyo… “J'attache une très grande importance à cette manifestation à Tokyo et je vais réserver mes meilleures toiles”8 écrit-il. Mais il n'y assistera pas… son destin est scellé.

1960. Retour à l'atelier de la Grande Chaumière, et à Montparnasse. Atlan meurt quelques jours plus tard, à quarante-sept ans. La nouvelle est relayée à travers le monde. En France, la presse célèbre l'artiste de Cimaise à Paris-Match. A New York, toutes les toiles de l'exposition “Atlan, recent paintings and gouaches” organisée par Théodore Schempp à la Galerie The Contemporaries, sont vendues le soir même du vernissage. Les Hommages à Atlan se succèdent au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, à la Kunsthaus de Zurich, au Salon Corner de Copenhague. Suivront, la grande rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et celle, du Tel-Aviv Museum of Art en 1964. En 1980, le Musée national d'Art moderne, Centre Georges Pompidou, consacrera aussi une exposition à l'artiste.


“AUTRES SOLEILS ET AUTRES SIGNES”

“Je suis aorte et je suis temps
Et je cherche au profond de la torpeur Nature
D'autres soleils
Et d'autres signes”
Jean-Michel Atlan, “Autres soleils et autres signes”, 1941

“Quand une forme est vivante elle n'est plus ni abstraite ni figurative”
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 1959

“Une originalité frappante”, soulignait Gertrude Stein dès sa première visite à l'atelier de l'artiste en 1945. Une originalité si radicale même qu'” intolérable”9 pour certains ; une originalité irrécusable, que l'on aime, ou non, cette peinture…

La peinture d'Atlan est la terre inconnue dont le jeune poète parti à la recherche “d'autres soleils et d'autres signes” annonçait l'abord. “Un univers de lignes et de couleurs qui n'emprunte pas à la littérature, qui ne ressemble pas à ce que l'on appelle la réalité, mais qui constitue par lui-même une réalité”10, commente l'artiste en 1945 lors d'une interview parue dans la revue Continuity…

Un univers engendrant ses propres formes, un univers que toute terminologie contemporaine devait échouer à décrire. Traité “comme une unité organique et biologique et non simplement comme une unité mécanique ou géométrique”11, l'espace pictural d'Atlan ne pouvait s'identifier à l'art abstrait – alors précisément lié à l'idée de géométrie et étranger à celle de nature – pas plus qu'à l'art figuratif. De même qu'à aucun mouvement d'après-guerre – de l'abstraction lyrique à l'art gestuel et à l'art autre, de l'art informel au tachisme – se situant, par essence, au-delà de tout académisme, de toute théorie.

“Je ne suis pas abstrait ni du point de vue du climat de mes oeuvres […] ni du point de vue exécution. Une forme m'intéresse seulement quand elle vit (ou quand j'ai réussi à la faire vivre), et alors elle n'est plus “abstraite”, elle est vivante”, précise Atlan. Et d'ajouter : “je ne suis pas figuratif, du moins jusqu'à présent, parce que les formes qui m'ont pris aux entrailles (et hors de ça point de peinture) sont celles qui dépaysent le spectateur (l'homme, moi-même), qui lui font tout à coup percevoir qu'il est environné, “du dedans” et en dehors, de forces terribles (et parfois hostiles), mystérieuses et familières à la fois”12.

L'art d'Atlan plante ailleurs ses racines. Il est assurément bien plus proche de celui “des Noirs, des Assyriens, des Etrusques et des romans”13 que de celui d'une quelconque école occidentale, des renaissants italiens jusqu'aux mouvements contemporains. Mais cette proximité jamais ne bascule dans un exotisme facile. Cet “aspect barbare” qui caractérise la peinture d'Atlan tient à l'érotique et au magique, à sa “violence créatrice”14, à sa partie liée avec les danses sacrées…


ATLAN, DANSEUR “DES DANSES SACRÉES”

“Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde
une étoile dansante”
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra 15

“Un orage menaçait dans le ciel, comme si la nature avait voulu par la foudre
détruire toutes les formes existantes pour en recréer de nouvelles”
Marquis de Sade, Juliette16

Des oeuvres “magnifiquement construites, sans concession, qui se dressent avec force” : Voilà ce qu'incarnent les primitifs au regard de l'artiste et qui évoque sa propre peinture ; voilà la “violence créatrice” qui “l'émeut”. C'est du chaos qu'émerge l'oeuvre, luttant pour conquérir ses formes et sa matière, se confrontant à des “forces magiques infiniment redoutables”17 pour gagner son existence…

L'art d'Atlan est celui “d'appréhender les rythmes essentiels de la nature, de les capter”18, de “respirer avec eux”, pour les restituer jugulés dans une peinture qui est geste : l'artiste “ne peint pas seulement avec ses yeux mais avec le mouvement de son corps et de ses muscles”19.

Son geste appartient au domaine du sacré : “mes lignes de forces m'auraient conduit, en un autre temps à être sorcier ou danseur. Danseur dans le sens des danses sacrées, mystiques, magiques. Je me sens proche des “hassidim”, des derviches musulmans, des danseurs bouddhistes, des envoûtés nègres d'Afrique ou d'Amérique. […] Ce ne sont pas les musées qui m'ont conduit à ma vocation de peintre, mais les chamans”20, souligne Atlan.

“Ce sont les rythmes qui engendrent les formes, qui partagent l'espace de la toile, qui créent une architecture vivante et qui donnent enfin la vie à des formes sur lesquelles on ne peut pas mettre un nom”21, et les rythmes “n'existent qu'en animant la matière”22, une matière capable de leur “résister”. Tandis que “le rythme se brise, se complique”, la peinture consiste en cette “ lutte” qui lui “redonnera son unité et sa simplicité”23…

“Le peintre est avant tout un danseur, un danseur “abstrait” qui s'élance dans l'espace de la toile”24 : “j'ai l'impression que ma peinture est elle-même danse et aussi que la danse des vrais “danseur” se suffit à elle-même et pourrait tout aussi bien se passer des décors, que peut-être même de la musique. Si on ajoute paradoxalement que la vraie danse pourrait aussi se passer du danseur, alors on est déjà très prés de ma peinture”25, conclut Atlan.


1947-1959 : UNE TRAVERSÉE EXCEPTIONNELLE

“Ma peinture, en tout cas, est ouverte […]
Chacune de mes toiles diffère de la précédente, marquant des incursions
inattendues dans des mondes à explorer.
Je m'efforce toujours de reculer mes limites et de ne jamais m'enfermer”
Jean-Michel Atlan, extrait de correspondances avec Michel Ragon26

Description d'un combat de Kafka illustré de trente-deux lithographies d'Atlan préludera à la traversée de l'oeuvre peint. Travaillant à même la pierre “au profit du seul noir et blanc, du dessin et de la lumière”, le peintre “découvre la matière et apprend la couleur”27… Edité en 1946 par Maeght à trois cent cinquante exemplaires, ce très bel ouvrage dont les illustrations furent réalisées à partir de 1945 donna lieu à une exposition à l'Hôtel du Port Royal, à Paris, en 1947.

Le parcours débute avec Sans titre, 1949, huile sur toile (130x97cm) exécutée entre 1947 et 1949 au sortir de premières recherches et des “impasses”28 de l'informel.

Atlan entre véritablement en peinture avec des oeuvres d'une profonde originalité. Sur fond de nuit, des formes arrondies ou piquantes, parfois allusives, convulsent et viennent occuper l'espace entier de la toile tandis que la lumière perce par trouées.
Au regard des oeuvres d'Atlan répertoriées à ce jour, aucune toile avant celle-ci n'avait été réalisée dans ce format, le plus grand qu'il ait alors jamais utilisé29 depuis ses débuts. Bien qu'il soit certainement l'un des plus importants de cette période, ce tableau est exposé pour la première fois.

Suit Sans titre, 1953, pastel et fusain sur carton (100x65cm) emblématique de l'inspiration totémique alors très sensible dans l'oeuvre d'Atlan. Une oeuvre qui signe aussi la parfaite maîtrise de techniques employées tout au long de sa production. Provenant d'une collection particulière parisienne, cette pièce acquise directement de l'artiste n'a jamais été exposée.

En phase de transformations profondes, la peinture d'Atlan s'achemine très vite vers la maturité : Sans titre, 1954, huile sur toile (100x65 cm), marque un premier tournant dans les recherches de l'artiste. Un cerne noir vient désormais définir chaque forme et souligne les bords de la toile, organisant l'architecture du tableau, élaborant son rythme même. Spirales, hachures, dents de scie, les motifs antérieurs perdurent et évoluent comme autant de fils conducteurs dans l'oeuvre d'Atlan, de même qu'un certain caractère totémique.
Cette toile participa aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963 et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964, ainsi qu'à l'exposition Dix ans d'art vivant 1945-1955, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence en 1966.

Une nouvelle étape du parcours s'engage avec trois tableaux datés de 1956, des oeuvres magistrales signant la maturité atteinte par l'artiste autour des années 1954-1955. Sensible mais appelé à disparaître toujours plus au profit de la recherche rythmique et de l'abstraction des formes, l'aspect totémique de la peinture d'Atlan devient éminemment personnel. Le cerne noir s'épaissit, tendant parfois à se faire lui-même forme, et souligne désormais chaque forme en présence, de sorte qu'il n'existe plus de fond. La matière picturale gagne en densité, se révélant au coeur de la recherche permanente de l'artiste.

Le Kybalion, 1956, huile sur toile (100x100 cm), compte sans doute parmi les oeuvres les plus connues de l'artiste, tant il fut exposé et reproduit. Montré pour la première fois au Musée Picasso d'Antibes lors de l'exposition Atlan, en 1957, il figurait notamment dans l'Hommage à Atlan au Salon de mai à Paris en 1960, puis dans les rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne de Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964…

Sans titre, 1956, huile sur toile (146x89cm), participa en 1956 à l'exposition Atlan à la Galerie Henry Bing à Paris dont le succès fut sans précédent. Cette toile provient d'ailleurs de l'ancienne Collection Henry Bing. Elle fut montrée pour la dernière fois lors de la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

Sans titre, 1956, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur français, n'a quant à elle jamais été exposée.

En pleine possession de son art, Atlan n'a de cesse de poursuivre ses recherches. A la manière d'un organisme vivant, sa peinture continue de se développer. Et chacun de ses états paraît unique. Ainsi les quatre toiles majeures datées de 1957 qui composent la suite de l'exposition.

Parmi les chefs-d'oeuvre de l'artiste, Portugal, 1957, huile sur toile (146x89cm) d'autant plus importante qu'elle fut l'une des oeuvres les plus chères à Atlan. A preuve, les différentes photographies montrant l'artiste à ses côtés ou la mettant en évidence. Présentée au Salon de mai à Paris en 1958, Portugal participait aussi à l'Hommage à Atlan de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo en 1963, et aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964.

En écho à Portugal, vient Cléopâtre, 1957, huile sur toile (130x81cm), imposant également l'arrêt. Découvert lors de l'exposition personnelle de l'artiste à la Galleria del Naviglio, à Milan, en 1958, ce tableau n'a pas été montré depuis la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

On remarquera aussi Sans titre, 1957, huile sur toile (146x89cm) présente dans les expositions consacrées à l'artiste à la Galerie Henry Bing, à Cannes, à la fin de l'année 1965, puis à la Galerie Saint-Léger, à Genève, en 1971.

Plus loin, Sans titre, 1957, huile sur toile (130x81cm), annonce une nouvelle évolution dans la peinture d'Atlan. Si chaque forme se trouvait auparavant cernée de noir et comme saisie dans sa mouvance, seules certaines d'entre elles le sont désormais, d'autres évoluant alors de façon distincte, comme en fond.

Dernières années de production d'Atlan, années les plus abondantes signant son grand oeuvre, 1958 et 1959 appellent à d'autres métamorphoses. L'artiste atteint à une maîtrise surprenante de la composition rythmique. Le cerne noir se fait écriture, calligraphie singulière, tandis que les formes s'organisent dans des jeux de contrastes et de miroirs…

Zénith, 1958, huile sur toile (116x73cm) exposée lors de la rétrospective Atlan au Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et Sans titre, 1958, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur espagnol et exposée pour la première fois, ouvrent la voie à des mutations profondes et à Rhapsodie gitane, 1958, oeuvre musicale entre toutes, consacrant l'itinéraire entier du peintre…

Rhapsodie gitane est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de cette dimension présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible. Les deux autres oeuvres de ce format se trouvent respectivement conservées à la Tate Gallery à Londres (Bâal Guerrier, 1953) et dans une importante collection américaine (Sans titre, 1956).

Cette oeuvre est d'autant plus rare que les très grands formats d'Atlan, onze toiles seulement, toutes des oeuvres majeures, ont déjà rejoint pour la plupart les plus prestigieuses collections muséales et particulières. Le dernier passage d'une de ces toiles sur le marché remonte à 1989 ; elle fut présentée en 2002 à la Galerie Jacques Elbaz lors de l'exposition Atlan, Peintures, Grands Formats.

Parcours exceptionnel pour une oeuvre exceptionnelle : Rhapsodie gitane, participait en 1963 à la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris, et à l'Hommage à Atlan lors de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo, puis en 1964 à la rétrospective Atlan du Museum of Art de Tel-Aviv. En 1966-1967, au départ du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, elle faisait l'objet d'une exposition itinérante en Belgique, Art français contemporain, vingt peintres français, et prenait également part à l'exposition 24 franske malere 1946-1966 au Kunstforemingen, à Copenhague. A Paris, on la vit pour la dernière fois il y a plus de vingt ans, au Grand Palais, en 1985, lors de l'exposition De la Bible à nos jours.

En regard de cette oeuvre magistrale, trois importantes détrempes témoignent de l'importance de ce procédé familier à l'artiste explorant sans cesse la matière picturale : “une matière qui peut […] n'être qu'une poudre presque impalpable ; ou bien épaisse comme le ciment du maçon” ; une matière conçue comme “la chair du tableau”30.

Citons : Opéra noir II, 1958, détrempe, huile sur carton (120x80cm) montrée au Musée national d'Art moderne à Paris en 1958 lors de l'exposition De l'impressionnisme à nos jours, puis en 1963 lors de la rétrospective Atlan ; Zarathoustra, 1958, détrempe, huile sur carton (121x80cm), jamais vue depuis son exposition en 1958, à la Galerie Christoph Czwiklitzer à Cologne ; Ishtar II, 1958, détrempe, huile et pastel sur carton (120x81cm), montrée pour la dernière fois en 1959 dans l'exposition Six peintres de l'Ecole de Paris à la Galerie Kaare Berntsen à Oslo.
Des oeuvres qui toutes témoignent de l'enrichissement constant d'une technique et d'une matière picturales éminemment personnelles.

Comète traversant le ciel artistique d'après-guerre, l'oeuvre d'Atlan s'interrompt en pleine fulgurance. Atteignant très vite au sommet de son art, l'artiste aura conçu en quinze ans à peine l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.

Disparu subitement, il laisse dans ses derniers chefs-d'oeuvre la promesse d'autres métamorphoses… Ainsi Sans titre, 1959, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste et pour la première fois exposée.

Après la dernière toile qu'il découvre, ce parcours unique ne prend pas fin. Sa plus belle découverte reste, en nous, l'univers d'Atlan retrouvé.

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080116_Atlan.pdf




Exposition dédiée à Chaïm Soutine
Location:
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine
75008 Paris
M° Madeleine
France
Phone : +33 (0)1 42 68 02 01
Internet Site : www.pinacotheque.com
Description:
du 10 octobre 2007 au 2 mars 2008

Figure centrale du monde de l'art, le moins connu et le plus mystérieux des artistes de sa génération, Chaïm Soutine fait l'objet d'une grande exposition à Paris pour la première fois depuis 34 ans, en 1973 à l'Orangerie.

Soutine arrive à Paris en Juillet 1913 et découvre alors un monde très différent de sa Russie natale. Il est rapidement assimilé au juif immigré, à l'artiste typique de l'Ecole de Paris, avec tous les préjugés qui s'y attachent. Souvent considéré comme simple suiveur, il est intégré à la légende de Montparnasse en raison de son amitié avec Modigliani dont il fut l'un des plus proches amis.

C'est en étudiant le portrait que Modigliani fit de Soutine que Marc Restellini, a décidé de faire cette exposition. Dans ce sublime portrait, il a découvert que le bel Italien donnait à Soutine, le plus discrètement possible, une symbolique religieuse en le peignant avec la main gauche pratiquant la bénédiction des Cohen, cette famille des grands prêtres du Temple de Jérusalem. Ce détail volontairement secret révélait une personnalité hors du commun qui pouvait avoir échappé à tout le monde mais que Modigliani voulait pourtant immortaliser, comme pour donner à Soutine une dimension mystique.

Cette personnalité très particulière lui fait développer un art longtemps incompris, marginalisé, assimilé souvent à un artiste malsain, difficile, sur lequel tous les poncifs de l'antisémitisme ambiant viennent se greffer pour en faire un marginal dès son arrivée à Paris. Comme Modigliani, il a une carrière très singulière, entourée de légendes ; artiste maudit, il meurt sans être vraiment révélé sous son vrai jour. Encore aujourd'hui il ne reste de Soutine que l'image du juif émigré sur qui pèse tous les interdits d'une religion trop contraignante et dont le physique se prête à tous les clichés antisémites.

Exposition "Mouvement MADI International, Buenos Aires 1946-Paris 2008"
Location:
Maison de l'Amérique Latine
217, boulevard Saint-Germain
75007 Paris
M° Rue du Bac, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 49 54 75 00
Fax : +33 (0)1 45 49 06 33
Mail : culturel@mal217.org
Internet Site : www.mal217.org
Description:
du 17 janvier au 2 avril 2008
du lundi au vendredi de 11h à 19h
vernissage le mercredi 16 janvier à 18h30 en présence des artistes

Commissaires Jean Branchet et Anne Husson
Exposition co-organisée avec Orion Centre d'Art Géométrique MADI
Catalogue : 15 euros

Dans l'effervescence de l'après-guerre, les mouvements artistiques étaient nombreux. Le Mouvement MADI, créé par Carmelo Arden Quin en 1946 à Buenos Aires, se situait dans la sphère de l'art géométrique avec un apport primordial consistant dans la recherche de la polygonalité de l'oeuvre, le rejet de la forme traditionnelle qui enferme systématiquement le tableau dans le rectangle d'un « cadre ». A ce principe fondamental de polygonalité, il convient d'ajouter ceux de ludicité, d'inventivité, de liberté dans le choix des matériaux, des techniques, tout en restant dans le domaine de la géométrie et des aplats de couleurs.

Des artistes décrivent la poésie du monde, d'autres ses drames, certains peignent la réalité. Ils sont gestuels ou formalistes. Ils veulent apporter un message au monde, avoir une action dans le domaine social ou politique... Les artistes MADI veulent tout simplement créer une oeuvre pure, ne signifiant rien, n'ayant aucun message à délivrer, une oeuvre qui n'existe que par elle-même, qui soit le résultat du « Jeu majeur » de la créativité et de la sensibilité comme toute musique détachée d'une description.
Jean Branchet, co-commissaire de l'exposition
(extrait du catalogue, novembre 2007)

artistes sur :
http://www.mal217.org/agenda/newsletter/01-07.pdf

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Location:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François-Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 59 59
Internet Site : www.bnf.fr
Description:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand - Galerie François 1er

9 octobre 2007 > 13 avril 2008
mardi-samedi de 10h à 19h, dimanche de 13h à 19h, fermé lundi et jours fériés

entrée 5€ / tarif réduit 3,5€

Un personnage, un acte, une mémoire. Immenses, ardents, combatifs, les héros, depuis l'Antiquité et jusqu'à aujourd'hui, vivent essentiellement dans l'imaginaire des peuples. Modèles pour l'avenir mais aussi miroirs de notre passé, ils ont, au cours des siècles, changé d'étoffe et de valeurs, tout en subissant la concurrence du sage, du saint, du grand homme ou de la star.
L'exposition Héros, d'Achille à Zidane propose un parcours dans l'imaginaire occidental.

Qu'y a-t-il de commun entre Superman, l'homme d'acier et Roland, le preux médiéval ? Entre le résistant Jean Moulin et Achille, légendaire combattant de la guerre de Troie ? Rien, sinon une volonté, un engagement physique total,
une action à la fois violente et miraculeuse, destinée à sauver une communauté en péril. L'héroïsation, par la publicité d'exploits réels ou fictifs, est néanmoins nécessaire. Elle isole les héros, les grandit, puis nourrit le culte dont ils sont l'objet, et fait résonner – plus ou moins longtemps – leurs noms dans les mémoires.

Comme le rappelle André Malraux :« Il n'y a pas de héros sans auditoire » (L'Espoir, 1937). Ainsi tout héros est-il le produit d'un discours : c'est en suivant ce fil rouge que l'exposition explore l'imaginaire occidental. Le terme de héros est aujourd'hui galvaudé et polysémique et les héros sont multiples : certains sont uniques et vénérés secrètement, d'autres sont célèbres et connus de tous, et leurs noms s'inscrivent dans des panthéons parfois fugaces. Si le poète construisait les héros anciens, l'historien les démocratise afin qu'ils incarnent toute la nation, avant que les professionnels des médias (journalistes, cinéastes, publicistes, créateurs de jeux) ne mondialisent aujourd'hui des personnages devenus composites.
Les figures choisies illustrent la fabrique héroïque, son cheminement, ses vecteurs, ses éclipses et ses invariants. Achille, Héraclès, Thésée, saint Martin, Roland, Lancelot, Condé, Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Jean Moulin, De Gaulle, Lucie Aubrac,
Che Guevara, Jimi Hendrix, James Bond, Superman, Zidane, voici quelques êtres exceptionnels magnifiés par la parole, le texte et l'image.
Les collections de la BnF permettent d'illustrer les différents vecteurs d'héroïsation et la variété de leurs supports : vases antiques, sculptures, monnaies, manuscrits, incunables, livres, estampes, jeux de cartes, imagerie populaire, photographies, affiches, presse, musique, films, objets dérivés, jeux vidéo, etc. Ouverte avec la figure de Gilgamesh, roi-héros de la première épopée connue, l'exposition comprend trois parties : la première consacrée au héros aristocratique, produit de la culture occidentale des élites, de l'Antiquité au siècle des Lumières ; la seconde au héros national et à sa construction en France à partir de la Révolution et jusqu'à la Libération ; la dernière à l'éclatement, depuis 1945, du modèle en neuf familles héroïques dans un univers mondialisé.

Des pièces prestigieuses ou étonnantes
Parmi les pièces les plus prestigieuses ou étonnantes, le visiteur pourra admirer, au sein du parcours : deux amphores en céramique attique à figures noires montrant, l'une le combat d'Héraclès contre Géryon, la seconde celui de Thésée terrassant le Minotaure, un médaillon d'or (nikètèrion) du Trésor de Tarse, frappé de la tête d'Héraclès coiffée de la léonté, avec les traits d'Alexandre le Grand, un lécythe avec Achille traînant le corps d'Hector (musée du Louvre), des manuscrits médiévaux enluminés (Chroniques françaises, Renaut de Montauban, Lancelot du Lac), dont un manuscrit persan sur la vie légendaire d'Eskandar (Alexandre).
Un incunable sur vélin de 1496 est consacré à La Vie et Miracles de Mgr sainct Martin.
Deux monumentales gravures des Batailles d'Alexandre d'après les tableaux de Charles Le Brun célèbrent la gloire de Louis XIV, la pompe funèbre du Grand Condé.
Parmi les pièces remarquables de l'exposition figurent aussi des dessins de Jacques-Louis David, des estampes et gazettes révolutionnaires (Serment du Jeu de Paume, Mort de Bara, Passage du pont d'Arcole), un manuscrit autographe du texte de l'Hymne des Marseillois par Rouget de Lisle, une scène légendaire de Napoléon saluant un grognard reproduite en papier peint, des caricatures, le Retour de Russie de Géricault,
des planches des Désastres de la guerre de Goya, les Notes prises sur place par Victor Hugo lors des funérailles de l'empereur en 1840, des ouvrages de Michelet, Lavisse, des manuels scolaires, des bons points, des objets du culte johannique, une affiche de Grasset pour Sarah Bernhardt dans le rôle de Jeanne d'Arc. Un tableau allégorique de Meissonier sur le Siège de Paris (1870- 1871) est prêté par le musée d'Orsay.
Pour les périodes plus récentes, un éclairage particulier s'attache à la mutation de la posture du soldat, du héros partant à l'assaut, au poilu dans la boue des tranchées, ainsi qu'à la concurrence des héros dans l'entre-deux-guerres.
Les manuscrits de Vol de nuit de Saint Exupéry et de Premier Combat de Jean Moulin, ainsi que le discours de Malraux pour le transfert des cendres de Moulin au Panthéon, les dernières lettres de Joseph Epstein (colonel Gilles) à sa femme et son fils (collection Georges Duffau) sont des illustrations emblématiques du héros combattant et du résistant. Les héros multiples d'aujourd'hui sont appréhendés à travers des médias divers : affiches, photographies, journaux, BD, albums d'images à coller, jeux vidéo, tableaux, livres, disques, jouets…
Odile Faliu


Le tournoi de Sorelois. Lancelot du Lac. France, XVe siècle © BnF/Dép. Manuscrits

08:00  
09:00 [09:00-13:00] 1er forum des acheteurs
Location:
Drouot Montaigne
15, avenue Montaigne
75008 Paris
M° Alma - Marceau, Franklin D. Roosevelt, RER C Pont de l'Alma
France
Phone : +33 (0)1 48 00 20 80
Fax : +33 (0)1 48 00 20 83
Internet Site : www.drouot.fr
Description:
début à 8h30 précises
cocktail à 13h

Fort du succès des Trophées des Achats, organisés au Casino de Paris en partenariat avec la CDAF en avril 2007, Marc Dumas et son équipe récidivent et lancent "Achats Privés / Achats Publics" jeudi 13 décembre prochain à La Défense.

L'objectif de ce forum ?
Inviter les acheteurs des secteurs public et privé et faire le point sur les nouvelles tendances de leur métier.

Au programme :
développement à l'international, suivi des performances,
achats sur Internet, achats et développement durable, innovations et nouvelles technologies, évolution de carrière dans la fonction achats...
Un événement animé et présenté par Marc Dumas.

Accueil 8h30 précises
Cocktail 12h30

Contact 01 41 40 05 29 ou www.business-expression.com

Inscription :
http://www.business-expression.com/Ins_ForumAchats2007.htm



[11:30] Cérémonie des voeux à la direction des Sports
Location:
Secrétariat d'Etat aux Sports, à la Jeunesse et à la Vie Associative
Site Avenue de France
95, avenue de France
75650 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François Mitterand
France
Phone : +33 (0)1 40 45 90 00
Internet Site : www.sports.gouv.fr
Description:
Cérémonie des voeux à la direction des Sports

10:00
11:00
12:00
13:00  
14:00  
15:00  
16:00 [16:30-17:30] Remise des insignes à Michel DELLACASAGRANDE
Location:
Ministère de l'Education Nationale
Hôtel de Rochechouart
110, rue de Grenelle
75007 Paris
M° Solférino, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 55 55 10 10
Internet Site : education.gouv.fr
Description:
Remise des insignes de commandeur de l'Ordre national du Mérite à Michel DELLACASAGRANDE, directeur des Affaires financières du ministère de l'Éducation nationale et du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche


[17:30-18:30] Clôture de la cérémonie de remise des diplômes des meilleurs ouvriers de Fra
Location:
La Sorbonne
45/47, rue des Ecoles
75005 Paris
M° Cluny - La Sorbonne, Odéon, RER B Luxembourg
France
Internet Site : www.univ-paris1.fr
Description:
Clôture de la cérémonie de remise des diplômes des meilleurs ouvriers de France en Sorbonne



[18:00-21:00] Exposition "STUDIO", Invitation à… Madeleine Van Doren pour le Fresnoy
Location:
Galerie Les filles du calvaire
17, rue des Filles du Calvaire
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 74 47 05
Fax : +33 (0)1 42 74 47 06
Mail : paris@fillesducalvaire.com
Internet Site : www.fillesducalvaire.com
Description:
Programmation de films et vidéos du Studio National des Arts Contemporains-Tourcoing
Bruno Elisabeth, Laura Erber, Mihai Grecu, Jannick Guillou, Laura Henno, Zhenchen Liu, Laurent Mareschal, Eric Oriot, Jérôme Ruby, Anna Katharina Scheidegger, Gregg Smith, Julien Tarride, Jérôme Thomas, Florent Trochel

Exposition du 31 janvier au 16 février
Vernissage le mercredi 30 janvier de 18h à 21h

[18:00] Exposition d'Olivier Dollinger « Global Sunset »
Location:
La Vitrine de l'École Nationale Supérieure d'Arts de Paris-Cergy
24, rue Moret
75011 Paris
M° Couronnes, Ménilmontant, Parmentier, Rue Saint-Maur
France
Phone : +33 (0)1 43 38 49 65
Fax : +33 (0)1 43 38 49 65
Mail : lavitrine@ensapc.fr
Internet Site : www.ensapc.fr/lavitrine
Description:
Exposition du 31 janvier au 8 mars 2008
Du mercredi au samedi, de 15h à 19h
Vernissage le mercredi 30 janvier à 18h

De retour d'une résidence à New York en 2007 et après une exposition personnelle la même année dans sa galerie Toxic du Luxembourg, Olivier Dollinger marque une toute nouvelle direction dans son travail : des sculptures branlantes et vibratoires faites de néons déglingués et de hauts parleurs empailletés qui amorcent une squelettisation et un court-circuitage des systèmes défaillants.
Pour son exposition à La Vitrine, l'artiste continue de scruter l'icône et d'ébranler les clichés. C'est ici, à travers trois nouvelles pièces inédites et produites spécialement pour l'exposition, qu'il les met à l'épreuve. Il les pousse jusque dans leur retranchement en les extrayant de leur contexte pour les réinjecter dans des espaces 2D et 3D qui ne cessent de se frictionner. Pris comme lieux communs, au sens propre comme au figuré, les éléments types choisis - le coucher de soleil et le désert américain - sont des territoires surexploités, des images en surrégime à apprivoiser pour éviter l'engloutissement. C'est en amplifiant le régime propre à ces images tombées dans le domaine public, qu'il tente de domestiquer l'archétype. Carte postale de l'extérieur, paysages en 3D à arpenter de l'intérieur, les trois pièces autonomes de l'exposition « Global Sunset » forment une image mentale à parcourir physiquement suivant plusieurs points de vue, un dispositif visuel et sonore aux réminiscences cinématographiques.

La pièce maîtresse de l'exposition, dont elle porte le titre et constitue par ailleurs son unique source lumineuse, superpose des calques transparents de cinquante photographies de couchers de soleil capturées sur internet puis enfermées dans un caisson lumineux. Cette accumulation qui s'effectue au profit d'une surbrillance du soleil et de son étirement au centre de l'image, engendre l'annulation partielle des images et la délocalisation de leur lieu propre. Si la pièce procède ainsi à l'épuisement du cliché, elle convoque au même moment l'épaisseur du regard à travers une image qui enfle et se matérialise sous le coup de l'augmentation des strates et des pixels.

Au premier plan de cette ligne d'horizon, trois monolithes blancs balisent le parcours au sol. Leur titre, 37°00'00.23'' N 110°06'00.26'', reprend les coordonnées d'un point de vue sur Monument Valley que John Ford est parvenu a copyrighté et que l'artiste tente de réaménager ici. En effet, ce désert typique de l'ouest américain, sur-visité tant par les touristes que par les réalisateurs, ne compte plus les prises de vue dont il fut l'objet, de La chevauchée fantastique de Ford, aux pubs Marlboro, à la série télé Supercopter, ou encore au jeu vidéo en ligne Motor Storm d'Evolution Studio. « Ce paysage surexploité contient une mémoire des différentes modalités de l'image », déclare l'artiste, « il est le décor de l'évolution du statut de l'image-mouvement, cristallisant le passage entre l'ère du cinéma, puis de la télévision jusqu'aux jeux de rôles en ligne. » Dans l'exposition, il ne reste de ce décor naturel que ses trois principales stars devenues de simples bornes redistribuant la circulation du lieu : trois rocs à échelle réduite et inversée, désormais surplombés par le spectateur, et aux formes simplifiées. Quand à la Weight Gainer qui les recouvre (de la poudre à gonflette pour body builders), elle ne les dope pas. Au contraire, elle s'agglutine contre ses parois, produisant un effet de cloisonnement de la forme et d'analogie entre la surexploitation d'une image et le boursouflage artificiel du corps - deux éléments maintenus dans une coexistence tendue.

Constituant la deuxième ligne de fuite de ce paysage, Trading Voices on Line en est aussi la bande sonore. Diffusée depuis un trou noir percé au mur, la première impression d'un son enveloppant, contraint bientôt le spectateur à se rapprocher s'il veut parvenir à décoder ce qui apparaît d'abord comme un code morse. Il s'agit en fait d'un dialogue entre deux avatars du jeu en réseau Second Life, que l'artiste est allé espionner tandis qu'ils s'adonnaient à leurs activités quotidiennes d'investisseurs en ligne. Leurs voix réelles, transmises depuis leurs différentes localisations géographiques (Etats-Unis et Belgique), se mêlent indistinctement à l'habillage sonore de la plate forme boursière, parcourue de sons pseudos naturels et poétiques (oiseaux, cascade) mais aussi de bruits de claviers simulés. « La juxtaposition de différentes sources sonores, l'indétermination de leur nature et de leur origine spatiale crée le sentiment d'un temps autre et suggère un espace presque musical où toutes les temporalités se fondent en un lieu unique immatériel », décrypte l'artiste.
Dans cette drôle d'exposition en forme de millefeuille qui entrelace les couches de virtuels et de réel, de naturel et d'artificiel pour les faire s'épancher et déborder l'un dans l'autre, Olivier Dollinger place le spectateur au centre du flux, dans l'épaisseur de l'image et de l'histoire qu'elle contient.


[18:00] Exposition d'Yves Gellie "tableaux chinois"
Location:
Galerie Baudoin Lebon
8, rue Charles-François Dupuis
75003 Paris
M° Temple, République, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 72 09 10
Fax : +33 (0)1 42 72 02 20
Mail : info@baudoin-lebon.com
Internet Site : www.baudoin-lebon.com
Description:
jusqu'au samedi 8 mars 2008

[18:00-21:00] Exposition de Gao Zengli "Le dernier empereur", peintures
Location:
Galerie Albert Benamou
24, rue de Penthièvre
75008 Paris
M° Miromesnil
France
Phone : +33 (0)1 45 63 12 21
Fax : +33 (0)1 45 63 22 11
Mail : albertbenamou@gmail.com
Internet Site : www.benamou.net
Description:
du 31 janvier au 8 mars

GAO ZENGLI - Le dernier Empereur

La mosaïque de la mémoire

Gao Zengli, né en 1964 à Lanzhou en Chine, est installé à Paris depuis 1998. Bien qu'il ait quitté la Chine, son esprit y perdure. A distance, Gao s'est intéressé aux choses chinoises anciennes. Et ses souvenirs réassemblés dans la vie, le rêve ou l'imagination, reconstituent une mémoire personnelle de la Chine. A travers ces images, faisant référence à ses expériences visuelles et sentimentales, Gao recherche un univers qui ne cesse de confondre les traditions surannées et les événements contemporains.

Le Contexte Révolutionnaire

Selon Gao, l'artiste chinois ne peut pas être dominé par l'influence de Mao ; au contraire, il doit être capable de traiter les émotions complexes voire contradictoires qu'il a sur Mao par son langage pictural particulier. Ayant grandi au moment de la révolution culturelle, l'histoire de la violence rouge est donc son thème principal. Le fil conducteur de son dernier travail est la reprise des scènes des victimes pendant cette terrible période dont il suit les ultimes traces de vie pour traverser le brouillard de l'histoire.

Une Recherche d'Identité

Apres avoir vécu les périodes de « l'orphelin culturel » et de la « crise d'identité », Gao a, comme un archéologue, mené des recherches sur ses racines. Dans ses oeuvres, on peut ainsi trouver des symboles chinois traditionnels : la tenue d'empereur, l'armée en terre cuite du premier empereur de Chine, le costume Mao.... Ces images qui révèlent la tristesse du temps écoulé, font en même temps allusion à sa base culturelle chinoise.

Le Conflit Matériel

Gao est très sensible aux différents matériaux. Le pinceau et la peinture ne lui suffisent pas. Il utilise également les objets réels : le journal, la corde, le tissu... L'épaisseur de la peinture et les matériaux divers créent différentes textures sur la toile. L'image picturale et les choses banales font le contraste entre les faux espaces crées par la peinture et l'existence réelle de l'objet. Sa toile, le support commun de l'illusion et la réalité, est à la fois un tableau et une sculpture.

Les Montages des Images « Décontextualisées »

Gao possède énormément de photos anciennes grâce à ses parents. Il compose à nouveau ces images en laissant son inconscient fonctionner, et les plus émouvants des résultats sont souvent issus du hasard. Ces montages de photos qui manifestent en même temps la tristesse et la joie, sont une superposition de la fiction et de la réalité. Cette contradiction renvoie au contraste créé par sa technique même : le conflit entre l'illusion produite par la peinture et la réalité représentée par les objets.

La mosaïque de la mémoire

Au lieu de raconter l'histoire avec un regard stéréotypé, Gao préfère ré-interpréter avec son propre point de vue.
Chaque oeuvre est un dialogue personnel avec l'histoire.
C'est la raison pour laquelle le travail de Gao révèle toujours le poids du temps, ainsi qu'un langage artistique particulier. Avec les recompositions des photos « décontextualisées », le conflit entre différents ingrédients et la contradiction entre la réalité et la fiction, Gao Zengli nous montre sa mosaïque de la mémoire.




La photo de famille, 2007
200 x 200cm
Huile et technique mixte sur toile

[18:00-21:00] Exposition de Jérôme Boutterin « Cooul »
Location:
Galerie Villa des Tourelles
9, rue des Anciennes Mairies
face à la Maison de la musique
92000 Nanterre
M° RER A Nanterre - Ville
France
Phone : +33 (0)1 41 37 52 06
Fax : +33 (0)1 41 37 94 50
Mail : galerievilladestourelles@mairie-nanterre.fr
Internet Site : www.nanterre.fr/Envies/Culture/Lieux+culturels/Galerie+Villa+des+Tourelles.htm
Description:
du 30 janvier au 8 mars 2008
Ouverture mardi / jeudi / vendredi de 16h à 19h, mercredi et samedi de 14h à 19h
Vernissage le mercredi 30 janvier de 18h à 21h en présence de l'artiste

Rencontre-débat le dimanche 3 février 2008 à 15h avec Jérôme Boutterin, Marc Donnadieu (directeur du FRAC de Haute-Normandie), Gaël Charbau (critique d'art, directeurdes Editions Particules).

Correspondance musicale dans la galerie à 19h avec l'altiste Geneviève Strosser (une programmation de l'ensemble de musique contemporaine tm+ en résidence à Nanterre).

"...Il existe chez Jérôme Boutterin tout un jeu entre le réel et la profondeur de vue à laquelle il soumet son abstraction si particulière. Dans la période des "grilles" comme dans ses "monochromies" plus récentes, il déroule sa recherche à la lisière de l'ombre et de la lumière. Le peintre joue sur deux aspects qui se contredisent et se compénètrent : le monde et son ombre. Son travail extrêmement mobile et articulé en appelle à la casuistique des fugues musicales. Pas étonnant alors que son exposition se double d'une correspondance avec l'altiste Geneviève Strosser. Au résultat, un travail en un sens, massif, une exposition extrêmement unitaire, indivisible..."
J-Paul Gavard-Perret

http://www.nanterre.fr/NR/rdonlyres/5790AC2E-A2FF-4F7F-8814-0C8CC1988A0D/0/dossierdepresse.pdf


Photo : Vermillon français-05, huile sur toile, 250 x 200 cm, 2007

[18:00] Exposition de Richard DAVIES, inédit
Location:
Galerie Michele Broutta
31, rue des Bergers
75015 Paris
M° Javel - André Citroën, Boucicaut, Charles Michel
France
Phone : +33 (0)1 45 77 93 71
Fax : +33 (0)1 40 59 04 32
Mail : m.broutta@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriebroutta.com
Description:
dessins, monotypes, lavis - entourés de 10 de ses amis : Hélène CSECH, Erik DESMAZIERES, Patrick DEVREUX, Maurice FREY,
Evelyn GERBAUD, Francois HOUTIN, Bénédicte MONGROLLE,
Denis POUPEVILLE, Jean-Baptiste SECHERET, Christiane VIELLE

Vernissage le mercredi 30 janvier à partir de 18h
Exposition du 30 janvier au 8 mars 2008
ouvert de 10h à 13h et de 14h à 19h sauf dimanche et lundi

Richard DAVIES

[18:00] Finissage "LA SAUVETTE", Photographies de SAMUEL LE COEUR
Location:
Frichez nous la paix
22, rue Dénoyez
75020 Paris
M° Belleville
France
Mobile : +33 (0)6 19 66 49 18
Mail : 22denoyez@free.fr
Internet Site : www.fotolog.com/friche
Description:
DU 12 AU 27 JANVIER 2008
ts les jours dès 16h

http://www.fotolog.com/samzar
http://www.fotolog.com/friche




Crabe de Corée par SP38




[18:30] Exposition de Philippe Desloubières et de Cécylia Olszewska
Location:
L'Entrepôt
7-9, rue Francis de Pressensé
75014 Paris
M° Pernety
France
Phone : +33 (0)1 45 40 07 50
Mail : lentrepot@lentrepot.fr
Internet Site : www.lentrepot.fr
Description:
Du lundi 21 janvier au 9 mars

"Les Enfants du Ciel et de la Terre"
Exposition des sculptures de Philippe Desloubières et des peintures de Cécylia Olszewska
Vernissage de l'exposition mercredi 30 janvier à partir de 18h30

Rencontre de deux artistes au style clair et affiné.

Philippe Desloubières travaille comme un couturier. à partir d'une feuille d'acier Il dessine une forme la découpe la plie et la tord la soude.
Cécylia Olszewska enrichit alors ce travail par ses peintures.




[19:00] Exposition "Carnets de voyages : Jean Dubuffet au Sahara"
Location:
Fondation Dubuffet
137, rue de Sèvres
75006 Paris
M° Duroc
France
Phone : +33 (0)1 47 34 12 63
Fax : +33 (0)1 47 34 19 51
Internet Site : www.dubuffetfondation.com
Description:
31 Janvier 2008 / 30 Avril 2008

Février 1947. Le charbon est rare. Il est plus facile d'aller en Afrique que de se chauffer à Paris. Pourquoi pas l'Algérie que Jean Dubuffet connaît déjà pour y avoir séjourné à plusieurs reprises dans le cadre de ses activités de commerce de vins. Départ avec sa femme Lili pour Alger, mais il y fait froid aussi... alors cap sur le Sud, par les pistes en autocar, pour finalement faire halte à l'oasis d'El Goléa, halte qui se prolonge trois semaines. Bain de simplicité, de façons simples ! [...] Fort bon bain qui repose bien l'esprit ! Nous avons adopté le genre arabisants à outrance, et avons vécu tout ce temps dans la compagnie à peu près exclusive des indigènes et en avons été bien récompensés car nous revenons de là bien nettoyés des intoxications, bien rafraîchis et renouvelés et fort enrichis dans les voies du savoir-vivre.

De retour à Paris, fin avril 1947, Dubuffet n'a qu'une hâte : retourner à El Goléa, replonger dans ce bain de “désintoxication culturelle”... lui qui rêve d'échapper à sa condition d'Occidental, à cette culture qu'il considère comme une “langue morte”, étrangère à la vraie vie. Une nouvelle plongée dans ce “bain de simplicité” lui offrira peut-être les conditions ouvrant cette voie anti-culturelle qu'il recherche tant. Fasciné par cette possibilité, il veut pouvoir “peindre en arabe”.

Il s'applique alors activement à apprendre à parler et à écrire l'arabe, dans l'idée d'un deuxième séjour de six mois (novembre 1947 - avril 1948) avec l'intention de poursuivre jusqu'à Fort Lamy (Ndjamena) au Tchad : il renonce finalement à ce long voyage, s'arrête une quinzaine de jours à Tamanrasset dans le Hoggar, pour revenir séjourner plus longuement à El Goléa où il installe un atelier au dessus du bureau de poste.

S'il n'a rapporté du premier voyage que très peu de gouaches et carnets de croquis, muni d'une seule boîte de couleurs “de poche”, en vue de réaliser des toiles à son retour, la récolte du deuxième séjour, pour lequel il s'équipe plus sérieusement, est abondante : nombreuses gouaches et petites peintures à la colle, carnets de croquis au crayon, à l'encre, dessins aux crayons de couleur...

Dubuffet s'emploie assidûment à saisir cet univers inconnu : Bédouins enturbannés ou en burnous, chameliers et chevriers, musiciens, joueurs de flûte, campements de toiles, chameaux, chèvres, gazelles, palmiers, oiseaux, scorpions... allant du presque réaliste à la fantaisie la plus grotesque... mais le sable l'attire plus encore, en lui le peintre trouve une matière d'un genre nouveau... Point de meilleur compagnon que le sable, on ne se lasse pas d'y plonger les mains, de le pétrir, d'y faire tracés et empreintes.
C'est ravissant les empreintes de pieds, moulés dans le sable fin comme du plâtre. Pieds d'hommes, pieds de femmes, pieds d'enfants. Pieds d'âne aussi, pieds de chèvres, pieds de chameaux. Ça ne se conserve pas très longtemps, c'est effacé par d'autres empreintes aussi ravissantes d'autres pieds. Tout le sol de l'oasis ainsi piétiné et repiétiné et rempli de marques et de signes est comme un immense cahier de brouillons, cahier d'improvisations, comme un vaste tableau noir d'école tout plein de chiffres dans lequel on vit, on s'immerge, on se dissout, on se saborde.

Les matières du désert entrent donc dans le répertoire de signes épurés que Dubuffet est en train de constituer : texture mouvante du sable, traces de pas, stries des troncs de palmiers, empreintes (la main de fatma), géométrie lumineuse des formes (silhouettes enturbannées, formes animales).

Début mars 1949 : Dubuffet retourne en Algérie pour un dernier séjour d'environ deux mois. Il s'arrête à Beni-Abbès puis à Timimoun, à El Goléa enfin. A chaque étape, il reprend ses carnets et fait quelques gouaches. A présent les choses évoquées tendent à revêtir un caractère de généralité extrême de plus en plus accusé. Elles virent aux paysages peu personnalisés, quittant les rives de l'Afrique pour chercher son appartenance à tous les sites qu'ils soient. De retour à Paris, c'est aussitôt encore ce paysage déraciné que Dubuffet s'applique à faire surgir jusqu'à le rendre indéfini, prototype de tous paysages pensables : ainsi commencent les Paysages grotesques.

De ses contacts assidus avec les Bédouins, Dubuffet est sorti quelque peu désenchanté. Plus aucun doute ne lui est resté sur le caractère illusoire des communications entre mondes de cultures différentes. Mais l'aventure du Sahara l'a pleinement marqué et elle trouvera son plein épanouissement quelques années plus tard, et portera ses fruits dans les cycles à venir.

Cette exposition est organisée à l'occasion de la réédition mise à jour du volume du Catalogue des travaux de Jean Dubuffet rassemblant les œuvres de cette période du Sahara : fascicule IV intitulé Roses d'Allah, clowns du désert.

Cette nouvelle édition du fascicule IV est augmentée d'une soixantaine de gouaches et peintures à la colle retrouvées depuis la première édition de 1967 et reproduit la quasi-totalité des carnets de croquis de Jean Dubuffet rapportés de ses voyages.

Tous ces carnets de voyages (à l'exception de celui donné par l'artiste au MoMA de New York) seront exposés à la Fondation, ainsi que des documents, une cinquantaine de gouaches, peintures à la colle, dessins et quelques rares toiles de cette période provenant de collections privées et de la collection de la Fondation.

[19:00] Exposition « GANDHI » pour le 60 ème anniversaire de sa mort
Location:
Les Comptoirs de l'Inde
60, rue des Vignoles
75020 Paris
M° Alexandre Dumas, Maraîchers, Buzenval
France
Phone : +33 (0)1 46 59 02 12
Fax : +33 (0)1 46 59 02 12
Mail : comptoirs-inde@wanadoo.fr
Internet Site : www.comptoirsinde.org
Description:
Du 28 janvier au 15 février de 14h30 à 18h30 : (sauf le dimanche)

Avec l'aide de l'Ambassade de l'Inde

Inauguration et vernissage le mercredi 30 janvier à 19h (jour anniversaire de l'assassinat de Gandhi)

[19:00] Exposition “L'état de l'eau”
Location:
Mairie du 2ème arrondissement
8, rue de la Banque
75002 Paris
M° Bourse
France
Phone : +33 (0)1 53 29 75 02
Fax : +33 (0)1 53 29 75 01
Mail : maire02@paris.fr
Internet Site : mairie2.paris.fr
Description:
Exposition organisée par Marie-Hélène Bardi, artiste plasticienne et Art Eco
avec la participation de Anita Savary, Elya, Jean le Rohellec, Catherine Poulain, Fatima Keddar, Eccodi, Udé, Eco-Toilettes, Sahel Solidarité, les écoliers du 2e arrondissement et les enfants du Ministère de la Crise du Logement.

Exposition du lundi 28 janvier au samedi 1er mars 2008
Vernissage mercredi 30 janvier à 19h

Conférence: “L'eau à Paris, en France et dans le monde” vendredi 22 février à 18h




[19:00] Inauguration de l'exposition « Cosmomania, la folle histoire de l'espace »
Location:
Cité des Sciences et de l'Industrie
30, avenue Corentin Cariou
La Villette
75930 Paris Cedex 19
M° Porte de la Villette
France
Phone : +33 (0)1 40 05 70 00
Internet Site : www.cite-sciences.fr
Description:
à partir du 29 janvier

Flash back sur les temps forts de la conquête de l'espace ! Un voyage dans le temps qui commence en 1957 avec le lancement de Spoutnik 1, premier satellite dans l'espace, et se termine par les applications de la recherche spatiale dans notre vie quotidienne. Une histoire dans l'histoire, à vivre passionnément...

[19:30-23:00] Inauguration de la Cantine
Location:
NUMA, par Silicon Sentier
Quartier Numérique / Silicon Sentier
39, rue du Caire
75002 Paris
M° Sentier, Réaumur - Sébastopol, Bonne Nouvelle
France
Phone : +33 (0)1 40 13 64 40
Mail : tiffany@numaparis.com
Internet Site : www.numaparis.com
Description:
Silicon Sentier, la Région Ile-de-France, Orange, le pôle de compétitivité Cap Digital et la Fondation Internet Nouvelle Génération ont le plaisir de vous inviter à l'inauguration de La Cantine le 30 janvier, de 19H30 à 23H00.

Venez découvrir cette plateforme collaborative d'un nouveau genre, à la fois lieu de production et de diffusion dédié aux innovations numériques.

Cette soirée sera l'occasion d'une déambulation dans le monde numérique au travers du travail d'artistes (Philippe Lopez, Benjamin Boccas, Mâa, Beast, Elegangz et les Termites) et d'innovations interactives conçues par des passionnés du sujet.

Inscription :
http://lacantine.org/inauguration






[20:00] Diner annuel du Conseil Représentatif des Associations Noires
Location:
Salons du Cercle Républicain
5, avenue de l'Opéra
75001 Paris
M° Pyramides, Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 47 03 17 89
Fax : +33 (0)1 42 61 44 67
Internet Site : www.cerclerepublicain.com
Description:
Diner annuel du Conseil Représentatif des Associations Noires







[22:00] Cérémonie de clôture du Mobile Film Festival
Location:
La Scala
188 bis, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre, Tuileries
France
Phone : +33 (0)1 42 61 64 00
Fax : +33 (0)1 49 26 01 15
Mail : contact@lascala.fr
Internet Site : www.lascalaparis.com
Description:
http://www.facebook.com/event.php?eid=21936380547








[23:30] Le Pink Paradise fête ses 6 ans
Location:
Pink Paradise
49, rue de Ponthieu
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt
France
Phone : +33 (0)1 58 36 19 20
Fax : +33 (0)1 58 36 19 21
Mail : events@pinkparadise.fr
Internet Site : www.pinkparadise.fr
Description:

[23:30] Soirée JUICE
Location:
Rex Club
5, boulevard Poissonière
75002 Paris
M° Bonne Nouvelle
France
Phone : +33 (0)1 42 36 10 96
Mobile : +33 (0)6 87 42 85 73
Fax : +33 (0)1 42 36 55 72
Mail : infos@rexclub.com
Internet Site : www.rexclub.com
Description:
Clark magazine, Disque Primeur & Le Coq Sportif présentent la soirée JUICE !

GUEST-LIST par retour de mail sur : mouloud@clarkmagazine.com

entrée libre à partir de 23h30
(open bar Absolut 23h30 - 0h30)

Pour fêter la nouvelle année, Clark magazine et l'équipe de Juice! vous convient au Rex Club avec un nouveau plateau exceptionnel : DJ KLEVER, membre des ALLIES (au côté de A-Trak et Dj Craze), turntablist multiple champion DMC et ITF, débarquera d'Atlanta pour un set crunk electro rock des plus explosifs.
Il sera accompagné par Kazey et l'équipe résidente de Clark et Juice! (Gee DP, Mat'Primeur & Mattias) pour les dernières fraicheurs du moment et une grosse ambiance garantie !!!

Merci à : Le Coq Sportif, Zoo York, Absolut, Disque Primeur

CD Juice!, vol.1 (Clark / Disque Primeur) dans les bacs
Clark magazine n°29 (fev.-mars08) bientôt en kiosque
HS Clark x Tilt (ltd edition) toujours disponible

> plus d'infos :
www.myspace.com/clarkmagazine
www.myspace.com/disqueprimeur
www.myspace.com/usrparty




17:00
18:00
19:00
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22:00
23:00  
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