Tuesday, February 5, 2008
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Category: All

05
February 2008
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  2èmes Rencontres Photographiques de Créteil
Location:
Créteil
Créteil
94000 Créteil
M° Créteil - l'Echat, Créteil - Université, Créteil - Préfecture
France
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

>> agenda

2èmes Rencontres Photographiques de Créteil

Exposition rétrospective consacrée à Maurice Brianchon (1899 -1979)
Location:
Carré Rive Droite
Quartier de l'Elysée
75008 Paris
M° Miromesnil, Saint-Philippe-du-Roule, Champs-Elysées - Clemenceau
France
Mail : contact@francoisleage.com
Internet Site : www.art-rivedroite.com
Description:
Art France - 36, avenue Matignon - 75008 Paris - tél : 33.(0)1.4359.1789 - fax : 33.(0)1.4563.8483 - www.artfrance-paris.com

15 janvier - 16 février 2008
du lundi au samedi de 10h à 19h

Au cours du vernissage, le 15 janvier à partir de 18h, présentation du "Catalogue de l'Oeuvre Peint" par Olivier Daulte et Pierre-Antoine Brianchon.

Biographie

Brianchon est né à Fresnay sur Sarthe le 11 Janvier 1899, mort à Paris le 1er Mars 1979.
Toute sa vie a été entièrement consacrée à l'Art sous toutes ses formes.

En 1918 il entre à l'École Nationale des Arts Décoratifs de Paris et obtient le Prix Blumenthal qui lui permet de voyager en Espagne où il étudie les oeuvres de Velasquez et du Greco.

Nommé Professeur à l'École des Arts Décoratifs de Paris en 1936, puis en 1949 Professeur Maître d'Atelier à l'École des Beaux-Arts de Paris.

En 1953, à la demande du gouvernement britannique, il séjourne en Angleterre pour peindre les temps forts du couronnement de la Reine Elisabeth II.

Il est élevé au grade d'Officier de la Légion d'honneur par le Président de la République Française, Vincent Auriol.

Dès 1925 il est pressenti par l'Opéra de Paris pour créer des décors. Pendant de nombreuses années il signera décors, rideaux de scène et costumes pour l'Opéra de Paris, l'Opéra Comique, le théâtre de l'Oeuvre, le théâtre Marigny pour La Compagnie Madeleine Renaud-Jean Louis Barrault.

Ne se laissant pas enfermé dans quelques thèmes restreints, Brianchon peint des oeuvres très diversifiées.
Nombreuses toiles inspirées par ses passages dans les coulisses et sur les plateaux pour ses réalisations de décors (danseuses, Bals masqués, Arlequins etc ...)
Il peint des oeuvres intimistes de quartiers de Paris familiers, toujours animés de personnages, piétons dans les rues de Passy ou les Jardins de la ville .
Des natures-mortes, des nus, des fleurs. Tout ce qui, à ses yeux, se projette en peinture deviendra une toile.

En 1955 le thème du paysage entre en force dans son oeuvre.
Il vient d' acquérir une propriété en Périgord et la campagne environnante lui inspire de superbes peintures où le grand coloriste s'exprime avec subtilité dans des gammes étouffées ou vibrantes, des tons rares et complexes qui n'appartiennent qu'à lui. Dans son grand atelier de Truffière, il installe des natures-mortes qu'il peint auréolées de la belle lumière dorée s'infiltrant par les verrières.

Il a aussi été un talentueux illustrateur de grands textes de la littérature française, dont le Théâtre complet d'André Gide (8 volumes).

Les plus exigeants critiques et écrivains d'art lui ont consacré textes et livres, François Daulte, George Besson, Claude-Roger Marx, Marcel Zahar, Richard Heyd, Robert Rey.

D'importantes expositions et manifestations ont été présentées par des galeries et des musées: Biennale de Venise, Pavillon de la France (1934), Galerie Louis Carré (1942 et 1943), Musée des Arts Décoratifs, Palais du Louvre (1951), Galerie Wildenstein, Londres (1951, 1960) Galerie Alfred Daber (1954, 1956), David B.Findlay Gallery, New-York (1960, 64, 70, 75, 2004), Musée des Beaux-Arts de Neuchâtel (1962), Galerie des Beaux-Arts Wildenstein, Paris (1962), Galerie Arthur Tooth, Londres (1968), Galerie des Granges, Genève (1972-74-78), Musée d'art et d'histoire, Neuchâtel (1975), Daimaru Galleries, Tokyo (1977), Fondation de l'Hermitage Lausanne (1989/90), Musée de Tésé, Le Mans (1999).

Ses. oeuvres sont conservées dans de nombreux musées: Musée National d'Art Moderne de Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée Toulouse Lautrec à Albi, Musée d'art et d'histoire à Belfort, Musée Boudin à Honfleur, Musée des Beaux-Arts à Nantes, Musée Calvet à Avignon, Musée du Mans, Musée du Petit Palais à Genève, Musée de Neuchâtel, Musée de Rotterdam, Fondation de l'Hermitage à Lausanne.

L'exposition actuelle est organisée à l'occasion de la parution du CATALOGUE DE L'OEUVRE PEINT, par Olivier Daulte et Pierre Antoine Brianchon, qui sera présenté au cours du vernissage.

Argumentaire par La Bibliothèque des Arts :
Argumentaire

Extraits du catalogue "Brianchon" copyright éditions ARTFRANCE :
Extraits

Exposition "Jean-Michel Atlan, détrempes et peintures"
Location:
Galerie Jacques Elbaz
1, rue d'Alger
75001 Paris
M° Tuileries, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 40 20 98 07
Mobile : +33 (0)6 49 01 66 35
Mail : contact@galeriejacqueselbaz.com
Internet Site : www.galeriejacqueselbaz.com
Description:
17 chefs-d'oeuvre retracent le parcours fulgurant de Jean-Michel Atlan, de son entrée en peinture à la veille de sa mort.

Exposition du 17 janvier au 22 mars 2008
Du mardi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30

Aucune exposition n'avait présenté de façon si cohérente l'oeuvre peint de Jean-Michel Atlan depuis la grande rétrospective du Musée national d'Art moderne à Paris, en 1963. Pour la première fois depuis plus de quarante ans, la création d'Atlan se laisse appréhender de l'entrée en peinture de l'artiste à la veille de sa mort.

Après Atlan, Peintures, Grands formats, en 2002, la Galerie Jacques Elbaz propose une traversée exceptionnelle de l'oeuvre d'Atlan et livre une vision inédite du travail de l'artiste.

Cette exposition consacrée à Jean-Michel Atlan est très certainement la plus importante qu'une galerie puisse présenter avant longtemps. Engagé auprès de l'oeuvre d'Atlan depuis la fin des années 1960 comme collectionneur puis comme marchand, Jacques Elbaz sait qu'il ne pourra plus jamais réunir un tel ensemble.

Dix-sept tableaux, dix-sept chefs-d'oeuvre. Tous marquant une étape particulière dans l'oeuvre d'Atlan, tous définissant une recherche et une évolution permanentes. Un parcours fulgurant témoin d'une oeuvre livrée en quinze ans à peine...

1947-1959. Remarqué dès ses débuts par Gertrude Stein, Denise René ou Aimé Maeght, Atlan se place d'emblée au premier plan de la scène artistique et s'imposera parmi les figures majeures de son temps. Avec une liberté unique dans sa génération, il ne suivra jamais que sa voie propre, porté au-delà des modes par la seule nécessité de son oeuvre. OEuvre impossible à rattacher à aucun mouvement contemporain, oeuvre profondément originale...

"Aujourd'hui encore la peinture d'Atlan ne cesse de nous surprendre", souligne Jacques Elbaz.

Parmi les oeuvres présentées, certaines affichent de très beaux itinéraires muséaux. D'autres, acquises directement auprès de l'artiste, sortent pour la première fois de collections particulières et n'ont jamais été exposées.

Jalons d'une exposition conçue en véritable hommage à l'artiste, Le Kybalion, Portugal, Cléopâtre, Rhapsodie gitane, Zénith, Zarathoustra, Ishtar II, Opéra noir II, ou même Sans titre, chaque oeuvre impose l'arrêt tandis que toutes portent ensemble une lumière singulière sur l'oeuvre d'Atlan.

Pièce d'une grande rareté, Rhapsodie gitane, 1958, est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de ce format présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible.

A l'occasion de cette exposition, la Galerie Jacques Elbaz éditera un catalogue reproduisant l'ensemble des tableaux présentés.


UN DESTIN SINGULIER

"C'est mon destin sans doute d'abandonner les routes trop publiques.
Comme le dit le proverbe berbère, quand les sauterelles arrivent,
il vaut mieux planter sa tente ailleurs. Et la mode, en peinture, fait
bien plus de ravages que les sauterelles"
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 19591

1930. Jean-Michel Atlan a dix-sept ans ; l'attrait de l'inconnu oriente déjà son destin. Fils d'une famille de Constantine passionnée par l'étude de la Kabbale, il part pour Paris, s'inscrit en philosophie à la Sorbonne. Très vite, sa quête dépasse les murs de l'université. Il découvre la vie, rêve de changer le monde. Il se tourne vers la politique et milite contre le colonialisme et les fascismes montants.

1940-1941. Le destin le presse. Sa trajectoire d'artiste se précise. Professeur de philosophie, il est révoqué du fait des lois antisémites. Livré à lui-même, il découvre la poésie. Il écrit, dessine et peint. Paraissent les poèmes Initiation des mortes puis Autres soleils et autres signes dont Gaston Bachelard souligne la singulière "valeur germinative"2. "Fait capital"3 : il rencontre Denise et s'installe avec elle, par "hasard" dans un atelier d'artiste, rue de la Grande Chaumière, à Montparnasse.

1942. La vie du poète bascule dans les ténèbres. Résistant dès le début de l'Occupation, le couple Atlan est arrêté et incarcéré. Atlan feint la folie, prétend être Evêque de Constantine et communiquer par télépathie avec sa femme, et trouve asile à Sainte-Anne.

1944. Marche irréversible : le poète est devenu peintre. Dans sa tenue d'interné, il prend part à la Libération de Paris, habité par l'idée de se procurer couleurs, toiles et pinceaux. Révélation pour la critique, adieu à l'écriture pour l'auteur, paraît Le sang profond, réunissant ses poèmes. Pour la première fois, il expose ses peintures et ses dessins à la Galerie L'Arc-en-Ciel, à Paris. Précurseur, son art explore déjà les voies de l'informel.

1945. Débute un parcours fulgurant dans le monde artistique d'après-guerre. D'emblée les portes des salons et des galeries parisiennes s'ouvrent à lui. Jean Paulhan, Clara Malraux, Arthur Adamov, reconnaissent son talent, ainsi que Gertrude Stein qui fait l'acquisition de six toiles bientôt montrées à Londres et à New York et projette de lui consacrer un ouvrage. Ses oeuvres circulent au Japon. Il entreprend d'illustrer Description d'un combat de Kafka et s'initie à la lithographie.

1946-1947. La peinture d'Atlan se révèle pleinement. Le succès est immédiat. Il est l'un des premiers artistes présentés dans la toute nouvelle Galerie Denise René. Après Matisse, Braque, Picasso, Bonnard, Léger, il entre dans le temple d'Aimé Maeght et signe un contrat avec la prestigieuse galerie en 1947. Il participe ainsi aux expositions Le noir est une couleur puis Sur quatre murs, et fait l'objet de deux importantes expositions personnelles. Ses oeuvres figurent dans l'exposition L'imaginaire à la Galerie du Luxembourg. Etudes, articles et interviews se multiplient, marquant l'intérêt de la critique pour l'artiste.

1948. A trente-cinq ans, Atlan est reconnu comme un artiste majeur et commence à exposer à l'étranger4. La route ouverte est royale. Pourtant il bifurque pour suivre sa voie propre, en marge de la scène artistique parisienne et de ses modes. Il rompt son contrat avec la Galerie Maeght. Jusqu'en 1956, il ne présentera aucune exposition personnelle à Paris. A Aimé Patri, il déclare : "Nous sommes quelques-uns que l'on désigne comme peintres abstraits mais qui redoutons qu'on vienne, en faisant la théorie de cet art, nous prêcher un nouveau dogmatisme"5.

Atlan s'inscrit en marge. Ses contemporains viennent à lui. Son influence s'étend. Dans le Paris d'après-guerre, son "pouvoir de rayonnement" est alors "le seul comparable à celui de Picasso trente ans plus tôt"6 témoigne Michel Ragon.
"Les samedis d'Atlan" font parler d'eux dans les milieux artistiques du monde entier. Peintres, écrivains, ouvriers, intellectuels, voyageurs, modèles et visiteurs en tout genre convergent vers l'atelier de la Grande Chaumière. Ainsi Jackson Pollock, Asger Jorn, Hans Hartung, Serge Poliakoff, Pierre Soulages, Francis Picabia, Tarō Okamoto, Henri Michaux, Eugène Ionesco, Jean Paulhan, Arthur Adamov...

Résolument inclassable, la peinture d'Atlan aborde les années 1950 et le monde. Au-delà des idées d'abstraction et de figuration. Echappant à tous les mouvements qui émergent sur la scène d'après-guerre.

1949. Les expositions personnelles de l'artiste ont lieu à Venise, à la Galerie Sandri, et à Copenhague, au Salon Corner. Sollicité par la revue Cobra, il expose aux côtés de ses représentants sans jamais adhérer à leur groupe, marquant là encore sa singularité.

1953-1954. Il participe au Salon de mai à Paris, puis aux expositions organisées par Jean Cassou en Israël et en Yougoslavie. Au Japon, où ses oeuvres sont diffusées en cartes postales, il exerce une forte influence, suscite de nombreux articles et reçoit un accueil exceptionnel lors de l'exposition Art occidental à Tokyo.

1955. En une décennie, la peinture d'Atlan est arrivée à maturité. "Vivantes", les formes qu'elle engendre respirent et s'approfondissent de chef-d'oeuvre en chef-d'oeuvre. Il revient sur la scène parisienne, magistral. A la Galerie Charpentier7, il est l'artiste phare de l'exposition "Ecole de Paris 1955" dont il réalise l'affiche. Dans l'exposition Trente peintres de la nouvelle Ecole de Paris, à la Galerie Craven, il prend place aux côtés de Jean Dubuffet, Jean Fautrier, Hans Hartung, Serge Poliakoff, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Vieira Da Silva.

1956-1957. Atlan a tenu tête. Paris s'incline. Et consacre son art. Sa première exposition personnelle à Paris depuis près de dix ans, à la Galerie Henry Bing, lui vaut un succès sans précédent. En 1957, les expositions consacrées à l'artiste au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Musée Picasso d'Antibes, donnent la mesure d'une oeuvre majeure. Ses toiles figurent dans les expositions Depuis Bonnard au Musée national d'Art moderne à Paris, et Nouvelle Ecole de Paris au Musée Bridgestone à Tokyo.

1958. Son succès est à son apogée, succès que peu d'artistes connaissent de leur vivant. Il décide de s'isoler et quitte Paris. Il acquiert une maison à Villiers-sur-Tholon dans l'Yonne, y installe son atelier, et entre dans sa période la plus productive. Les expositions se succèdent : expositions personnelles à la Galerie del Naviglio à Milan et à la Galerie Czwiklitzer à Cologne ; expositions collectives au Musée national d'Art moderne et à la Galerie Charpentier à Paris, à la Galerie Wildenstein à New York. En France et à l'étranger, plusieurs musées acquièrent des tableaux : La Kahena, 1958, rejoint le Musée national d'Art moderne à Paris et Baal Guerrier, 1953, la Tate Gallery de Londres.

1959. Londres. Premiers coups portés par la maladie. Atlan riposte. Hospitalisé lors de son importante exposition à la Kaplan Gallery, il regagne l'atelier de Villiers-sur-Tholon. Très affaibli, il déploie dans sa peinture une force surprenante. Ainsi le remarquable ensemble de détrempes, d'huiles et de pastels bientôt exposés à la Galerie Henry Bing. Et les chefs-d'oeuvre destinés aux expositions programmées à New York et Tokyo... "J'attache une très grande importance à cette manifestation à Tokyo et je vais réserver mes meilleures toiles"8 écrit-il. Mais il n'y assistera pas... son destin est scellé.

1960. Retour à l'atelier de la Grande Chaumière, et à Montparnasse. Atlan meurt quelques jours plus tard, à quarante-sept ans. La nouvelle est relayée à travers le monde. En France, la presse célèbre l'artiste de Cimaise à Paris-Match. A New York, toutes les toiles de l'exposition "Atlan, recent paintings and gouaches" organisée par Théodore Schempp à la Galerie The Contemporaries, sont vendues le soir même du vernissage. Les Hommages à Atlan se succèdent au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, à la Kunsthaus de Zurich, au Salon Corner de Copenhague. Suivront, la grande rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et celle, du Tel Aviv Museum of Art en 1964. En 1980, le Musée national d'Art moderne, Centre Georges Pompidou, consacrera aussi une exposition à l'artiste.


"AUTRES SOLEILS ET AUTRES SIGNES"

"Je suis aorte et je suis temps
Et je cherche au profond de la torpeur Nature
D'autres soleils
Et d'autres signes"
Jean-Michel Atlan, "Autres soleils et autres signes", 1941

"Quand une forme est vivante elle n'est plus ni abstraite ni figurative"
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 1959

"Une originalité frappante", soulignait Gertrude Stein dès sa première visite à l'atelier de l'artiste en 1945. Une originalité si radicale même qu'" intolérable"9 pour certains ; une originalité irrécusable, que l'on aime, ou non, cette peinture...

La peinture d'Atlan est la terre inconnue dont le jeune poète parti à la recherche "d'autres soleils et d'autres signes" annonçait l'abord. "Un univers de lignes et de couleurs qui n'emprunte pas à la littérature, qui ne ressemble pas à ce que l'on appelle la réalité, mais qui constitue par lui-même une réalité"10, commente l'artiste en 1945 lors d'une interview parue dans la revue Continuity...

Un univers engendrant ses propres formes, un univers que toute terminologie contemporaine devait échouer à décrire. Traité "comme une unité organique et biologique et non simplement comme une unité mécanique ou géométrique"11, l'espace pictural d'Atlan ne pouvait s'identifier à l'art abstrait - alors précisément lié à l'idée de géométrie et étranger à celle de nature - pas plus qu'à l'art figuratif. De même qu'à aucun mouvement d'après-guerre - de l'abstraction lyrique à l'art gestuel et à l'art autre, de l'art informel au tachisme - se situant, par essence, au-delà de tout académisme, de toute théorie.

"Je ne suis pas abstrait ni du point de vue du climat de mes oeuvres [...] ni du point de vue exécution. Une forme m'intéresse seulement quand elle vit (ou quand j'ai réussi à la faire vivre), et alors elle n'est plus "abstraite", elle est vivante", précise Atlan. Et d'ajouter : "je ne suis pas figuratif, du moins jusqu'à présent, parce que les formes qui m'ont pris aux entrailles (et hors de ça point de peinture) sont celles qui dépaysent le spectateur (l'homme, moi-même), qui lui font tout à coup percevoir qu'il est environné, "du dedans" et en dehors, de forces terribles (et parfois hostiles), mystérieuses et familières à la fois"12.

L'art d'Atlan plante ailleurs ses racines. Il est assurément bien plus proche de celui "des Noirs, des Assyriens, des Etrusques et des romans"13 que de celui d'une quelconque école occidentale, des renaissants italiens jusqu'aux mouvements contemporains. Mais cette proximité jamais ne bascule dans un exotisme facile. Cet "aspect barbare" qui caractérise la peinture d'Atlan tient à l'érotique et au magique, à sa "violence créatrice"14, à sa partie liée avec les danses sacrées...


ATLAN, DANSEUR "DES DANSES SACRÉES"

"Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde
une étoile dansante"
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra 15

"Un orage menaçait dans le ciel, comme si la nature avait voulu par la foudre
détruire toutes les formes existantes pour en recréer de nouvelles"
Marquis de Sade, Juliette16

Des oeuvres "magnifiquement construites, sans concession, qui se dressent avec force" : Voilà ce qu'incarnent les primitifs au regard de l'artiste et qui évoque sa propre peinture ; voilà la "violence créatrice" qui "l'émeut". C'est du chaos qu'émerge l'oeuvre, luttant pour conquérir ses formes et sa matière, se confrontant à des "forces magiques infiniment redoutables"17 pour gagner son existence...

L'art d'Atlan est celui "d'appréhender les rythmes essentiels de la nature, de les capter"18, de "respirer avec eux", pour les restituer jugulés dans une peinture qui est geste : l'artiste "ne peint pas seulement avec ses yeux mais avec le mouvement de son corps et de ses muscles"19.

Son geste appartient au domaine du sacré : "mes lignes de forces m'auraient conduit, en un autre temps à être sorcier ou danseur. Danseur dans le sens des danses sacrées, mystiques, magiques. Je me sens proche des "hassidim", des derviches musulmans, des danseurs bouddhistes, des envoûtés nègres d'Afrique ou d'Amérique. [...] Ce ne sont pas les musées qui m'ont conduit à ma vocation de peintre, mais les chamans"20, souligne Atlan.

"Ce sont les rythmes qui engendrent les formes, qui partagent l'espace de la toile, qui créent une architecture vivante et qui donnent enfin la vie à des formes sur lesquelles on ne peut pas mettre un nom"21, et les rythmes "n'existent qu'en animant la matière"22, une matière capable de leur "résister". Tandis que "le rythme se brise, se complique", la peinture consiste en cette "lutte" qui lui "redonnera son unité et sa simplicité"23...

"Le peintre est avant tout un danseur, un danseur "abstrait" qui s'élance dans l'espace de la toile"24 : "j'ai l'impression que ma peinture est elle-même danse et aussi que la danse des vrais "danseur" se suffit à elle-même et pourrait tout aussi bien se passer des décors, que peut-être même de la musique. Si on ajoute paradoxalement que la vraie danse pourrait aussi se passer du danseur, alors on est déjà très prés de ma peinture"25, conclut Atlan.


1947-1959 : UNE TRAVERSÉE EXCEPTIONNELLE

"Ma peinture, en tout cas, est ouverte [...]
Chacune de mes toiles diffère de la précédente, marquant des incursions
inattendues dans des mondes à explorer.
Je m'efforce toujours de reculer mes limites et de ne jamais m'enfermer"
Jean-Michel Atlan, extrait de correspondances avec Michel Ragon26

Description d'un combat de Kafka illustré de trente-deux lithographies d'Atlan préludera à la traversée de l'oeuvre peint. Travaillant à même la pierre "au profit du seul noir et blanc, du dessin et de la lumière", le peintre "découvre la matière et apprend la couleur"27... Edité en 1946 par Maeght à trois cent cinquante exemplaires, ce très bel ouvrage dont les illustrations furent réalisées à partir de 1945 donna lieu à une exposition à l'Hôtel du Port Royal, à Paris, en 1947.

Le parcours débute avec Sans titre, 1949, huile sur toile (130x97cm) exécutée entre 1947 et 1949 au sortir de premières recherches et des "impasses"28 de l'informel.

Atlan entre véritablement en peinture avec des oeuvres d'une profonde originalité. Sur fond de nuit, des formes arrondies ou piquantes, parfois allusives, convulsent et viennent occuper l'espace entier de la toile tandis que la lumière perce par trouées.
Au regard des oeuvres d'Atlan répertoriées à ce jour, aucune toile avant celle-ci n'avait été réalisée dans ce format, le plus grand qu'il ait alors jamais utilisé29 depuis ses débuts. Bien qu'il soit certainement l'un des plus importants de cette période, ce tableau est exposé pour la première fois.

Suit Sans titre, 1953, pastel et fusain sur carton (100x65cm) emblématique de l'inspiration totémique alors très sensible dans l'oeuvre d'Atlan. Une oeuvre qui signe aussi la parfaite maîtrise de techniques employées tout au long de sa production. Provenant d'une collection particulière parisienne, cette pièce acquise directement de l'artiste n'a jamais été exposée.

En phase de transformations profondes, la peinture d'Atlan s'achemine très vite vers la maturité : Sans titre, 1954, huile sur toile (100x65 cm), marque un premier tournant dans les recherches de l'artiste. Un cerne noir vient désormais définir chaque forme et souligne les bords de la toile, organisant l'architecture du tableau, élaborant son rythme même. Spirales, hachures, dents de scie, les motifs antérieurs perdurent et évoluent comme autant de fils conducteurs dans l'oeuvre d'Atlan, de même qu'un certain caractère totémique.
Cette toile participa aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963 et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964, ainsi qu'à l'exposition Dix ans d'art vivant 1945-1955, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence en 1966.

Une nouvelle étape du parcours s'engage avec trois tableaux datés de 1956, des oeuvres magistrales signant la maturité atteinte par l'artiste autour des années 1954-1955. Sensible mais appelé à disparaître toujours plus au profit de la recherche rythmique et de l'abstraction des formes, l'aspect totémique de la peinture d'Atlan devient éminemment personnel. Le cerne noir s'épaissit, tendant parfois à se faire lui-même forme, et souligne désormais chaque forme en présence, de sorte qu'il n'existe plus de fond. La matière picturale gagne en densité, se révélant au coeur de la recherche permanente de l'artiste.

Le Kybalion, 1956, huile sur toile (100x100 cm), compte sans doute parmi les oeuvres les plus connues de l'artiste, tant il fut exposé et reproduit. Montré pour la première fois au Musée Picasso d'Antibes lors de l'exposition Atlan, en 1957, il figurait notamment dans l'Hommage à Atlan au Salon de mai à Paris en 1960, puis dans les rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne de Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964...

Sans titre, 1956, huile sur toile (146x89cm), participa en 1956 à l'exposition Atlan à la Galerie Henry Bing à Paris dont le succès fut sans précédent. Cette toile provient d'ailleurs de l'ancienne Collection Henry Bing. Elle fut montrée pour la dernière fois lors de la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

Sans titre, 1956, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur français, n'a quant à elle jamais été exposée.

En pleine possession de son art, Atlan n'a de cesse de poursuivre ses recherches. A la manière d'un organisme vivant, sa peinture continue de se développer. Et chacun de ses états paraît unique. Ainsi les quatre toiles majeures datées de 1957 qui composent la suite de l'exposition.

Parmi les chefs-d'oeuvre de l'artiste, Portugal, 1957, huile sur toile (146x89cm) d'autant plus importante qu'elle fut l'une des oeuvres les plus chères à Atlan. A preuve, les différentes photographies montrant l'artiste à ses côtés ou la mettant en évidence. Présentée au Salon de mai à Paris en 1958, Portugal participait aussi à l'Hommage à Atlan de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo en 1963, et aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964.

En écho à Portugal, vient Cléopâtre, 1957, huile sur toile (130x81cm), imposant également l'arrêt. Découvert lors de l'exposition personnelle de l'artiste à la Galleria del Naviglio, à Milan, en 1958, ce tableau n'a pas été montré depuis la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

On remarquera aussi Sans titre, 1957, huile sur toile (146x89cm) présente dans les expositions consacrées à l'artiste à la Galerie Henry Bing, à Cannes, à la fin de l'année 1965, puis à la Galerie Saint-Léger, à Genève, en 1971.

Plus loin, Sans titre, 1957, huile sur toile (130x81cm), annonce une nouvelle évolution dans la peinture d'Atlan. Si chaque forme se trouvait auparavant cernée de noir et comme saisie dans sa mouvance, seules certaines d'entre elles le sont désormais, d'autres évoluant alors de façon distincte, comme en fond.

Dernières années de production d'Atlan, années les plus abondantes signant son grand oeuvre, 1958 et 1959 appellent à d'autres métamorphoses. L'artiste atteint à une maîtrise surprenante de la composition rythmique. Le cerne noir se fait écriture, calligraphie singulière, tandis que les formes s'organisent dans des jeux de contrastes et de miroirs...

Zénith, 1958, huile sur toile (116x73cm) exposée lors de la rétrospective Atlan au Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et Sans titre, 1958, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur espagnol et exposée pour la première fois, ouvrent la voie à des mutations profondes et à Rhapsodie gitane, 1958, oeuvre musicale entre toutes, consacrant l'itinéraire entier du peintre...

Rhapsodie gitane est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de cette dimension présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible. Les deux autres oeuvres de ce format se trouvent respectivement conservées à la Tate Gallery à Londres (Bâal Guerrier, 1953) et dans une importante collection américaine (Sans titre, 1956).

Cette oeuvre est d'autant plus rare que les très grands formats d'Atlan, onze toiles seulement, toutes des oeuvres majeures, ont déjà rejoint pour la plupart les plus prestigieuses collections muséales et particulières. Le dernier passage d'une de ces toiles sur le marché remonte à 1989 ; elle fut présentée en 2002 à la Galerie Jacques Elbaz lors de l'exposition Atlan, Peintures, Grands Formats.

Parcours exceptionnel pour une oeuvre exceptionnelle : Rhapsodie gitane, participait en 1963 à la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris, et à l'Hommage à Atlan lors de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo, puis en 1964 à la rétrospective Atlan du Museum of Art de Tel Aviv. En 1966-1967, au départ du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, elle faisait l'objet d'une exposition itinérante en Belgique, Art français contemporain, vingt peintres français, et prenait également part à l'exposition 24 franske malere 1946-1966 au Kunstforemingen, à Copenhague. A Paris, on la vit pour la dernière fois il y a plus de vingt ans, au Grand Palais, en 1985, lors de l'exposition De la Bible à nos jours.

En regard de cette oeuvre magistrale, trois importantes détrempes témoignent de l'importance de ce procédé familier à l'artiste explorant sans cesse la matière picturale : "une matière qui peut [...] n'être qu'une poudre presque impalpable ; ou bien épaisse comme le ciment du maçon" ; une matière conçue comme "la chair du tableau"30.

Citons : Opéra noir II, 1958, détrempe, huile sur carton (120x80cm) montrée au Musée national d'Art moderne à Paris en 1958 lors de l'exposition De l'impressionnisme à nos jours, puis en 1963 lors de la rétrospective Atlan ; Zarathoustra, 1958, détrempe, huile sur carton (121x80cm), jamais vue depuis son exposition en 1958, à la Galerie Christoph Czwiklitzer à Cologne ; Ishtar II, 1958, détrempe, huile et pastel sur carton (120x81cm), montrée pour la dernière fois en 1959 dans l'exposition Six peintres de l'Ecole de Paris à la Galerie Kaare Berntsen à Oslo.
Des oeuvres qui toutes témoignent de l'enrichissement constant d'une technique et d'une matière picturales éminemment personnelles.

Comète traversant le ciel artistique d'après-guerre, l'oeuvre d'Atlan s'interrompt en pleine fulgurance. Atteignant très vite au sommet de son art, l'artiste aura conçu en quinze ans à peine l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.

Disparu subitement, il laisse dans ses derniers chefs-d'oeuvre la promesse d'autres métamorphoses... Ainsi Sans titre, 1959, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste et pour la première fois exposée.

Après la dernière toile qu'il découvre, ce parcours unique ne prend pas fin. Sa plus belle découverte reste, en nous, l'univers d'Atlan retrouvé.

>> DP

Exposition "Mouvement MADI International, Buenos Aires 1946-Paris 2008"
Location:
Maison de l'Amérique Latine
217, boulevard Saint-Germain
75007 Paris
M° Rue du Bac, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 49 54 75 00
Fax : +33 (0)1 45 49 06 33
Mail : culturel@mal217.org
Internet Site : www.mal217.org
Description:
du 17 janvier au 2 avril 2008
du lundi au vendredi de 11h à 19h
vernissage le mercredi 16 janvier à 18h30 en présence des artistes

Commissaires Jean Branchet et Anne Husson
Exposition co-organisée avec Orion Centre d'Art Géométrique MADI
Catalogue : 15 euros

Dans l'effervescence de l'après-guerre, les mouvements artistiques étaient nombreux. Le Mouvement MADI, créé par Carmelo Arden Quin en 1946 à Buenos Aires, se situait dans la sphère de l'art géométrique avec un apport primordial consistant dans la recherche de la polygonalité de l'oeuvre, le rejet de la forme traditionnelle qui enferme systématiquement le tableau dans le rectangle d'un « cadre ». A ce principe fondamental de polygonalité, il convient d'ajouter ceux de ludicité, d'inventivité, de liberté dans le choix des matériaux, des techniques, tout en restant dans le domaine de la géométrie et des aplats de couleurs.

Des artistes décrivent la poésie du monde, d'autres ses drames, certains peignent la réalité. Ils sont gestuels ou formalistes. Ils veulent apporter un message au monde, avoir une action dans le domaine social ou politique... Les artistes MADI veulent tout simplement créer une oeuvre pure, ne signifiant rien, n'ayant aucun message à délivrer, une oeuvre qui n'existe que par elle-même, qui soit le résultat du « Jeu majeur » de la créativité et de la sensibilité comme toute musique détachée d'une description.
Jean Branchet, co-commissaire de l'exposition
(extrait du catalogue, novembre 2007)

Exposition "Chaïm Soutine"
Location:
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine
75008 Paris
M° Madeleine
France
Phone : +33 (0)1 42 68 02 01
Internet Site : www.pinacotheque.com
Description:
du 10 octobre 2007 au 2 mars 2008

Figure centrale du monde de l'art, le moins connu et le plus mystérieux des artistes de sa génération, Chaïm Soutine fait l'objet d'une grande exposition à Paris pour la première fois depuis 34 ans, en 1973 à l'Orangerie.

Soutine arrive à Paris en Juillet 1913 et découvre alors un monde très différent de sa Russie natale. Il est rapidement assimilé au juif immigré, à l'artiste typique de l'Ecole de Paris, avec tous les préjugés qui s'y attachent. Souvent considéré comme simple suiveur, il est intégré à la légende de Montparnasse en raison de son amitié avec Amedeo Modigliani dont il fut l'un des plus proches amis.

C'est en étudiant le portrait que Amedeo Modigliani fit de Chaïm Soutine que Marc Restellini, a décidé de faire cette exposition. Dans ce sublime portrait, il a découvert que le bel Italien donnait à Soutine, le plus discrètement possible, une symbolique religieuse en le peignant avec la main gauche pratiquant la bénédiction des Cohen, cette famille des grands prêtres du Temple de Jérusalem. Ce détail volontairement secret révélait une personnalité hors du commun qui pouvait avoir échappé à tout le monde mais que Modigliani voulait pourtant immortaliser, comme pour donner à Soutine une dimension mystique.

Cette personnalité très particulière lui fait développer un art longtemps incompris, marginalisé, assimilé souvent à un artiste malsain, difficile, sur lequel tous les poncifs de l'antisémitisme ambiant viennent se greffer pour en faire un marginal dès son arrivée à Paris. Comme Modigliani, il a une carrière très singulière, entourée de légendes ; artiste maudit, il meurt sans être vraiment révélé sous son vrai jour. Encore aujourd'hui il ne reste de Soutine que l'image du juif émigré sur qui pèse tous les interdits d'une religion trop contraignante et dont le physique se prête à tous les clichés antisémites.

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Location:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François-Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 59 59
Internet Site : www.bnf.fr
Description:
Galerie François 1er

9 octobre 2007 > 13 avril 2008
mardi-samedi de 10h à 19h, dimanche de 13h à 19h, fermé lundi et jours fériés

entrée 5€ / tarif réduit 3,5€

Un personnage, un acte, une mémoire. Immenses, ardents, combatifs, les héros, depuis l'Antiquité et jusqu'à aujourd'hui, vivent essentiellement dans l'imaginaire des peuples. Modèles pour l'avenir mais aussi miroirs de notre passé, ils ont, au cours des siècles, changé d'étoffe et de valeurs, tout en subissant la concurrence du sage, du saint, du grand homme ou de la star.
L'exposition Héros, d'Achille à Zidane propose un parcours dans l'imaginaire occidental.

Qu'y a-t-il de commun entre Superman, l'homme d'acier et Roland, le preux médiéval ? Entre le résistant Jean Moulin et Achille, légendaire combattant de la guerre de Troie ? Rien, sinon une volonté, un engagement physique total,
une action à la fois violente et miraculeuse, destinée à sauver une communauté en péril. L'héroïsation, par la publicité d'exploits réels ou fictifs, est néanmoins nécessaire. Elle isole les héros, les grandit, puis nourrit le culte dont ils sont l'objet, et fait résonner - plus ou moins longtemps - leurs noms dans les mémoires.

Comme le rappelle André Malraux :« Il n'y a pas de héros sans auditoire » (L'Espoir, 1937). Ainsi tout héros est-il le produit d'un discours : c'est en suivant ce fil rouge que l'exposition explore l'imaginaire occidental. Le terme de héros est aujourd'hui galvaudé et polysémique et les héros sont multiples : certains sont uniques et vénérés secrètement, d'autres sont célèbres et connus de tous, et leurs noms s'inscrivent dans des panthéons parfois fugaces. Si le poète construisait les héros anciens, l'historien les démocratise afin qu'ils incarnent toute la nation, avant que les professionnels des médias (journalistes, cinéastes, publicistes, créateurs de jeux) ne mondialisent aujourd'hui des personnages devenus composites.
Les figures choisies illustrent la fabrique héroïque, son cheminement, ses vecteurs, ses éclipses et ses invariants. Achille, Héraclès, Thésée, saint Martin, Roland, Lancelot, Condé, Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Jean Moulin, De Gaulle, Lucie Aubrac,
Che Guevara, Jimi Hendrix, James Bond, Superman, Zidane, voici quelques êtres exceptionnels magnifiés par la parole, le texte et l'image.
Les collections de la BnF permettent d'illustrer les différents vecteurs d'héroïsation et la variété de leurs supports : vases antiques, sculptures, monnaies, manuscrits, incunables, livres, estampes, jeux de cartes, imagerie populaire, photographies, affiches, presse, musique, films, objets dérivés, jeux vidéo, etc. Ouverte avec la figure de Gilgamesh, roi-héros de la première épopée connue, l'exposition comprend trois parties : la première consacrée au héros aristocratique, produit de la culture occidentale des élites, de l'Antiquité au siècle des Lumières ; la seconde au héros national et à sa construction en France à partir de la Révolution et jusqu'à la Libération ; la dernière à l'éclatement, depuis 1945, du modèle en neuf familles héroïques dans un univers mondialisé.

Des pièces prestigieuses ou étonnantes
Parmi les pièces les plus prestigieuses ou étonnantes, le visiteur pourra admirer, au sein du parcours : deux amphores en céramique attique à figures noires montrant, l'une le combat d'Héraclès contre Géryon, la seconde celui de Thésée terrassant le Minotaure, un médaillon d'or (nikètèrion) du Trésor de Tarse, frappé de la tête d'Héraclès coiffée de la léonté, avec les traits d'Alexandre le Grand, un lécythe avec Achille traînant le corps d'Hector (musée du Louvre), des manuscrits médiévaux enluminés (Chroniques françaises, Renaut de Montauban, Lancelot du Lac), dont un manuscrit persan sur la vie légendaire d'Eskandar (Alexandre).
Un incunable sur vélin de 1496 est consacré à La Vie et Miracles de Mgr sainct Martin.
Deux monumentales gravures des Batailles d'Alexandre d'après les tableaux de Charles Le Brun célèbrent la gloire de Louis XIV, la pompe funèbre du Grand Condé.
Parmi les pièces remarquables de l'exposition figurent aussi des dessins de Jacques-Louis David, des estampes et gazettes révolutionnaires (Serment du Jeu de Paume, Mort de Bara, Passage du pont d'Arcole), un manuscrit autographe du texte de l'Hymne des Marseillois par Rouget de Lisle, une scène légendaire de Napoléon saluant un grognard reproduite en papier peint, des caricatures, le Retour de Russie de Géricault,
des planches des Désastres de la guerre de Goya, les Notes prises sur place par Victor Hugo lors des funérailles de l'empereur en 1840, des ouvrages de Michelet, Lavisse, des manuels scolaires, des bons points, des objets du culte johannique, une affiche de Grasset pour Sarah Bernhardt dans le rôle de Jeanne d'Arc. Un tableau allégorique de Meissonier sur le Siège de Paris (1870- 1871) est prêté par le musée d'Orsay.
Pour les périodes plus récentes, un éclairage particulier s'attache à la mutation de la posture du soldat, du héros partant à l'assaut, au poilu dans la boue des tranchées, ainsi qu'à la concurrence des héros dans l'entre-deux-guerres.
Les manuscrits de Vol de nuit de Saint-Exupéry et de Premier Combat de Jean Moulin, ainsi que le discours de Malraux pour le transfert des cendres de Moulin au Panthéon, les dernières lettres de Joseph Epstein (colonel Gilles) à sa femme et son fils (collection Georges Duffau) sont des illustrations emblématiques du héros combattant et du résistant. Les héros multiples d'aujourd'hui sont appréhendés à travers des médias divers : affiches, photographies, journaux, BD, albums d'images à coller, jeux vidéo, tableaux, livres, disques, jouets...
Odile Faliu

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Le tournoi de Sorelois. Lancelot du Lac. France, XVe siècle © BnF/Dép. Manuscrits

08:00  
09:00 [09:30-18:00] Journée Rencontres Environnement et Outre-Mer : Vers un Outre-Mer exemplaire
Location:
Secrétariat d'Etat à l'Outre-Mer
Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales
27, rue Oudinot
Hôtel de Montmorin
75358 Paris 07 SP
M° Saint-François-Xavier
France
Phone : +33 (0)1 53 69 20 00
Internet Site : www.outre-mer.gouv.fr
Description:
salle Félix Éboué

Journée Rencontres Environnement et Outre-Mer : Vers un Outre-Mer exemplaire


[10:30] Trophées "Ethique et gouvernance"
Location:
Théâtre Marigny - Robert Hossein
Carré Marigny
avenue De Marigny
75008 Paris
M° Champs-Elysées - Clemenceau, Franklin D. Roosevelt
France
Phone : +33 (0)1 53 96 70 30
Fax : +33 (0)1 53 96 70 31
Mail : tmarigny@theatre-marigny.fr
Internet Site : www.theatremarigny.fr
Description:
Trophées "Ethique et gouvernance"




[12:45-14:00] Vernissage de Jacques Afriat "Maroc, Pays de Lumières"
Location:
Centre culturel Nelly Rotman
Hall de l'hôpital Henri Mondor - porte 1
51, avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny
94000 Créteil
M° Créteil - L'Echat
France
Phone : +33 (0)1 49 81 42 26
Internet Site : chu-mondor.aphp.fr
Description:
Exposition de peintures de Jacques Afriat "Maroc, Pays de Lumières"

du 5 au 22 février 2008
du lundi au mercredi de 12h à 19h et de jeudi à vendredi de 9h à 16h30

vernissage le 5 février 2008 à 12h45







[15:00-17:00] Vernissage de Lucas Dauvergne "Lucréations"
Location:
Créteil
Créteil
94000 Créteil
M° Créteil - l'Echat, Créteil - Université, Créteil - Préfecture
France
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
MPT L'Haye aux Moines - 4 allée Georges Braque - 01 48 99 10 78

Face à la sophistication croissante de la technologie des appareils photographiques, dont l'un des effets est la perte de tout contrôle de la part du photographe au profit de l'image « propre », Lucas Dauvergne a éprouvé le besoin de revenir au bricolage, à l'expérimentation, à la magie de l'image qui se révèle sous la lumière inactinique, au temps de pose de plusieurs minutes, au noir et blanc.

Vernissage: Mardi 5 février à 15h

Dans le cadre des rencontres photographiques de Créteil :
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

>> agenda

Vernissage de Lucas Dauvergne "Lucréations"









[17:00-21:00] Exposition MODE ACCESSOIRES DESIGN
Location:
Délégation Parisienne du Grand Lyon
Délégation parisienne de la Métropole de Lyon
2, rue de Villersexel
75007 Paris
M° Solférino, RER C Musée d'Orsay
France
Phone : +33 (0)1 44 39 45 67
Mail : lyonnaisdailleurs.paris@glyon.org
Internet Site : www.lyonnaisdailleurs.com
Description:
L'atelier AThome participe à l'exposition MODE ACCESSOIRES DESIGN organisée par LE VILLAGE DES CREATEURS à LA DELEGATION PARISIENNE DU GRAND LYON A PARIS.

Ouvertures : les mercredis de 14 à 17h30 ou sur RDV au 01 44 39 45 67.
Vernissage le mardi 5 février de 17 à 21 heures.

[17:00-20:00] Vernissage de Charlotte Imbert "Regard croisé"
Location:
Créteil
Créteil
94000 Créteil
M° Créteil - l'Echat, Créteil - Université, Créteil - Préfecture
France
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
Lycée Gutenberg - 16-18 rue Saussure - 01 45 13 26 80

Images d'une Afrique a pour objectif de porter un double regard sur la singularité de la vie quotidienne, au moyen de l'image. Certaines personnes regardent leur vie au travers d'un viseur, c'est ce quelles avaient envie de vous montrer. L'exposition « Regard Croisé » met en parallèle ces deux regards : intuitif et composé.

Vernissage : Mardi 5 février à 17h

Dans le cadre des rencontres photographiques de Créteil :
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

>> agenda

Vernissage de Charlotte Imbert "Regard croisé"

[17:30-20:00] Exposition d'Harald GOTTSCHALK: Photographies
Location:
Association culturelle franco-japonaise de Tenri
Espace culturel Bertin Poirée
8, rue Bertin Poirée
75001 Paris
M° Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 76 06 06
Fax : +33 (0)1 44 76 06 13
Mail : ecbp@tenri-paris.com
Internet Site : www.tenri-paris.com
Description:
du 5 février au 16 février 2008
du lundi au vendredi de 12h à 20h, samedi jusqu'à 18h30 (le 16 février jusqu'à 17h)
Vernissage : mardi 5 février 2008 de 17h30 à 20h

Poésie et calligraphie : Isamu ASAKURA, Tokyo

http://www.haraldgottschalk.com










[18:00-20:00] Exposition d'art dynamique de ArtDisplay
Location:
Fnac Paris - Digitale
77-81, boulevard Saint-Germain
75006 Paris
M° Cluny - La Sorbonne, Odéon, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 53 10 44 44
Fax : +33 (0)1 53 10 44 99
Internet Site : rendezvous.fnac.com/home_magasin.asp?SHP=215
Description:
du lundi 4 au vendredi 29 février 2008

La Fnac Digitale Odéon vous invite à découvrir une nouvelle forme de création artistique: l'art dynamique. Une sélection d'oeuvres du collectif ArtDisplay sera exposée au sein de notre galerie numérique. A cette occasion, un vernissage est organisé le mardi 5 février de 18h à 20h, vous pourrez y rencontrer le fondateur d'ArtDisplay.

http://www.artdisplay.fr

[18:00-21:00] Exposition de Robert Estermann "new sundays"
Location:
Galerie du jour Agnès B.
44, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 54 55 90
Fax : +33 (0)1 40 29 01 69
Mail : jour@agnesb.fr
Internet Site : www.galeriedujour.com
Description:
du 5 février au 22 mars

http://www.estermann.com


[18:00] Ouverture de la boutique d'Aurélie Lambert
Description:
Fleurs et Décoration - 58 rue de la Tombe Issoire - 75014 Paris

[18:00] Remise des insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur à Frédéric Cadet
Location:
Ministère de l'Education Nationale
Hôtel de Rochechouart
110, rue de Grenelle
75007 Paris
M° Solférino, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 55 55 10 10
Internet Site : education.gouv.fr
Description:
Remise des insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur à Frédéric Cadet, recteur de l'académie de Poitiers

[18:00-21:00] Vernissage de Brigitte de Bazelaire - Céramique
Location:
Restaurant Le Nomad's
12/14, rue du Marché Saint-Honoré
75001 Paris
M° Tuileries, Opéra, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 42 60 47 21
Fax : +33 (0)1 42 60 13 31
Mail : contact@nomadsparis.com
Internet Site : www.nomadsparis.com
Description:
Du 21 Janvier au 4 Mars 2008

Brigitte de Bazelaire découvre en 1995 la céramique, un art et un materiau qui n'en finissent pas de la passionner. Après une période d'apprentissage dans les ateliers de Savigny à Paris et Luis Castaldo à Majorque, elle trouve sa propre expression en 2000 et se "lance" dans une vraie production.

Dans son atelier de Malakoff, Brigitte de Bazelaire crée des céramiques aux formes organiques inspirées par la nature qu'elle éamille de couleurs soutenues et lumineuses.

En 2004 Sentou organise une exposition autour de ses pièces uniques, point de départ d'une collaboration toujours d'actualité.

[18:00-20:00] Vernissage de Cyril Colonna
Location:
Le Sens
23, rue de Ponthieu
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt, George V, Saint-Philippe-du-Roule
France
Phone : +33 (0)1 42 25 95 00
Fax : +33 (0)1 42 25 95 02
Mail : eventcdcparis@wanadoo.fr
Internet Site : www.sens-paris.com
Description:
Arts Happening présente les peintures de Cyril Colonna au SENS le : Mardi 5 février 2008 à partir de 19h
www.cyrilcolonna.com
www.lacompagniedescomptoirs.com
06 75 61 21 06 (demander Katia)

Tiana

[18:00-21:00] Vernissage de Grégoire Lavollay-Porter "Ephémère"
Location:
Galerie Pierre-Michel D.
70, rue Gay-Lussac
75005 Paris
M° RER B Luxembourg, RER B Port-Royal, Censier - Daubenton
France
Phone : +33 (0)1 43 29 63 64
Fax : +33 (0)1 43 29 63 64
Description:
jusqu'au 22 février
du mardi au samedi de 11h à 12h30 et de 15h30 à 19h

[18:00-21:00] Vernissage de Thibault Laget-Ro "LES ANGES NE CRIENT PAS", peinture
Location:
La Galerie du C.R.O.U.S. de Paris
11, rue des Beaux-Arts
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Odéon, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 43 54 10 99
Fax : +33 (0)1 43 54 10 99
Mail : galerie@crous-paris.fr
Internet Site : www.crous-paris.fr/article.asp?idcat=AABD
Description:
Vernissage le 5 Février 2008
Du 4 Février 2008 au 10 Février 2008
Lundi-Samedi 11h-19h

Dans les 150 m2 de la Galerie des Beaux Arts, Thibault Laget-Ro utilisera les quatre espaces pour mettre en scène, avec environ 70 œuvres de formats divers, sa vision du ciel et du paradis. Accueillit par un ange, le visiteur découvrira une ligne de métro géante qui lui fera sillonner l'exposition du RdC au premier étage.

Dans l'espace 1 (RdC)
Le visiteur pénètre dans l'espace numéro 1 et découvre, via une série de grands tableaux, à la fois des anges mais aussi des scènes de vie de tous les jours habitées par une présence inexplicable. Chaque tableau est un flash.

Dans l'espace 2 (1er étage)
L'espace est occupé par le bureau de Saint Pierre. Il y traite dans une série de petites gouaches, les affaires courantes, les morts du jour, ceux en sursis, les pourparlers, les réaffectations, les promotions...

Dans l'espace 3 (1er étage)
C'est la salle d'attente du bureau de Saint Pierre. Lieu d'attente indéfini où chacun attend son sort.

Dans l'espace 4 (1er étage)
Dédié au purgatoire, cet espace met en scène des personnages rouges (Big Red), caractéristiques de la première période du peintre ; sous le choc d'un événement violent et à la frontière entre mort et résurrection.
L'ensemble des espaces sera parfumé.

[18:00-21:30] Vernissage de l'exposition "social consulting vol.2 / SDF / Pubillicite"
Location:
Centre culturel Jean Cocteau
Espace culturel d'Anglemont
35, place Charles-de-Gaulle
93260 Les Lilas
M° Mairie des Lilas
France
Phone : +33 (0)1 48 46 07 20
Fax : +33 (0)1 48 43 23 05
Internet Site : www.ville-leslilas.fr/centreculturel
Description:
Exposition de Photographies "social consulting vol.2 / SDF / Pubillicite"

du 05/02/2008 au 27/02/2008
ouvert du lundi au vendredi de 10h à 21h, le samedi de 10h à 18h30
vernissage le mardi 5 février 2008 de 18h à 21h30

Le photographe Jean-Pierre Attal investit le centre culturel Jean-Cocteau pour une exposition où l'art n'a rien de virtuel. La fracture urbaine est à l'ordre du jour, elle n'a pas d'odeur, pas de saveur, mais elle a pourtant un visage.

« Entrez dans une nouvelle ère. » L'accroche de cette publicité détournée par Jean-Pierre Attal laisse entrevoir un travail à l'humeur cynique. Le premier volume de la série photographique « Social Consulting 2004 » révélait la dualité
entre notre société de consommation et le monde des sans-abris. L'année 2007 a marqué un accroissement considérable du nombre de SDF, incitant le photographe à se montrer plus incisif. Ainsi les tentes de fortune n'ont pas bougé de leur cadre, mais le message apposé se montre plus moqueur, se suffisant à lui seul et reprenant à l'envi les thèmes majeurs de notre société : la citoyenneté, le monde du travail, la réussite sociale... Les slogans « Votre budget sagement utilisé » ou « Voyez grand », tagués, comme pastillés sur l'image anodine d'un avenir sans lendemain, rappellent avec force l'existence de ces individus invisibles, fondus dans le paysage du périphérique parisien. La non-consommation, l'ère minimale, le constat d'échec s'affichent dans une atmosphère quasi glaciale. Toute vie humaine est volontairement gommée, pour mettre en exergue la condition humaine, celle des laissés pour compte, mais aussi la nôtre. À l'heure de l'individualisme roi, le travail de Jean-Pierre Attal nous invite à regarder le monde autrement et à faire jaillir l'émotion qui nous habite.
Maïa de Martrin

[18:00-21:00] vernissage collectif à la galerie Thuillier
Location:
Galerie Thuillier
13, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 77 33 24
Mobile : +33 (0)6 12 80 88 36
Fax : +33 (0)1 42 77 33 24
Mail : galeriethuillier@wanadoo.fr
Internet Site : galeriethuillier.free.fr
Description:
Du 01 AU 14 FEVRIER 2008
Vernissage mardi 05 FEVRIER 18h à 21h

avec :
PEZON
MACE

[18:30] "Paris la Métisse", Photographies de Florence Batarière et Morgan Haël Jypsia
Location:
Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 76 40 40
Internet Site : www.paris.fr
Description:
Du 6 Février au 1er Mars 2008
Vernissage le Mardi 5 février à 18h30

Paris a toujours été une ville cosmopolite et sa richesse actuelle s'est nourrie des multiples influences qui ont jalonné son histoire. Partant de ce point de vue, les photographes Florence Batarière et Morgan Haël Jypsian ont souhaité mettre en valeur le brassage culturel qui fait de notre capitale une Ville Lumière, qui fascine ou fait réfléchir au-delà de ses frontières.

Les 104 photographies Noir & Blanc grands formats représentant des fragments de vie perçus au hasard des rues, des rencontres et des évènements nous invitent à un voyage surprenant au cœur de la diversité culturelle et soulignent avec sensibilité la façon dont notre capitale contribue à l'unité de cette diversité. Leur exposition itinérante, qui sera inaugurée à l'Hôtel de Ville de Paris le 5 Février prochain se veut être un témoignage humaniste d'un Paris contemporain et révèle les correspondances entre des êtres aux identités différentes et aux origines diverses qui font le visage de Paris aujourd'hui.

Paris a toujours été une ville cosmopolite et sa richesse actuelle s'est nourrie des influences étrangères qui ont jalonné son histoire. Les migrants sont avant tout des hommes et des femmes qui partent de leur terre natale en y laissant leurs racines, certains pour quelques jours, d'autres pour une vie. Parfois pour un rêve de liberté, souvent pour un mieux-être, pour étudier, pour travailler, pour échapper à la misère, aux guerres ou aux persécutions. Chaque homme porte en lui son vécu et sa culture et, lors de ses migrations, l'entremêle à de nouvelles cultures et force est de constater que Paris est aujourd'hui une Ville Métisse.

En tant qu'auteurs, Florence Batarière et Morgan Haël Jypsian ont souhaités, à travers le projet Paris la Métisse, mettre en valeur le brassage culturel qui fait de Paris une Ville Lumière qui fascine ou fait réfléchir ici et au-delà de ses frontières. D'aucuns s'étonneront peut-être de l'absence de certaines communautés ou nationalités dans le reportage mais l'idée n'était pas d'établir des statistiques ou d'effectuer un reportage journalistique sur les communautés vivant à Paris mais de proposer une vision poétique et artistique de Paris, la métisse.

L'exposition Paris la Métisse est un carnet de voyage au cœur de Paris, un recueil d'images poétiques qui témoignent de la diversité du Paris d'aujourd'hui et des énergies qui en découlent. Le spectateur sera averti de notre démarche par un texte d'introduction, en d'autres termes, une invitation au voyage. La scénographie du lieu se prêtera volontairement à ce jeu et permettra ainsi au spectateur de flâner à sa guise dans l'exposition.

[18:30] Exposition d'Anne-Marie Weiler "Peinture, Masques et sculptures"
Location:
Centre Culturel Arabe-Syrien
12, avenue de Tourville
75007 Paris
M° Ecole Militaire
France
Phone : +33 (0)1 47 05 30 11
Fax : +33 (0)1 47 05 23 11
Mail : centreculturelsyrien@wanadoo.fr
Description:
peintures

du 5/2 jusqu'au 15/2

[18:30] Exposition de Caroline ESCAICH "J'embrasse le monde"
Location:
Service Culturel municipal de Gentilly
58/60, avenue Raspail
94250 Gentilly
M° RER B Gentilly, T3a Stade Charléty
France
Phone : +33 (0)1 41 24 27 10
Fax : +33 (0)1 41 24 27 19
Mail : culture@ville-gentilly.fr
Internet Site : www.ville-gentilly.fr/sport-culture/culture/les-lieux-culturels/le-service-culturel-municipal.htm
Description:
Vernissage mardi 5 février 2008 à partir de 18h30
exposition du 5 février au 29 mars 2008

[18:30-20:00] Exposition de Niloufar NARAGHI
Location:
Page 35
4, rue du Parc Royal
75003 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 44 54 35 35
Mail : restopage35@free.fr
Internet Site : www.restaurant-page35.com
Description:
Février 2008

D'origine iranienne et diplômée en peinture classique et en design de textile, son travail présente une diversité de l'abstrait au figuratif avec une technique mixte sur supports différents. Elle participe à plusieurs expositions d'arts contemporains à travers le monde.

Le vernissage aura lieu le mardi 5 février 2008 de 18h30 à 20h.

[18:30-21:00] Vernissage d'Isabelle Iste
Location:
Espace Beaujon
208, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
M° Ternes, Charles de Gaulle - Etoile, George V
France
Phone : +33 (0)1 42 89 17 32
Fax : +33 (0)1 53 76 00 84
Mail : info@ebeaujon.org
Internet Site : www.ebeaujon.org
Description:
du 4 au 15 février
vernissage le 5 février à partir de 18h30

Isabelle Iste (peinture)

"Ma peinture raconte des histoires de notre monde actuel, celles des hommes, des femmes et des animaux de notre planète terre.
Ces toiles sont le reflet critique de notre société
comme un état des lieux.
Sans la volonté d'exprimer une noirceur naturaliste d'une humanité en perdition, je préfère faire rimer mes peintures avec conscience réaliste, pudeur naturelle et humilité de notre condition". I. Iste

« La transparence de ces silhouettes mène à une expression picturale de la vie indissociable de la présence humaine qu'elle organise dans le chaos d'un monde en
recherche d'une résurrection salutaire.
Les couleurs témoignent d'une incandescence volcanique où la lumière prophétique émerge comme pour défier l'apocalypse ». (Jean Marie Sammut)

[18:30-21:00] Vernissage de Gaelic "347 is a magic number"
Location:
Créteil
Créteil
94000 Créteil
M° Créteil - l'Echat, Créteil - Université, Créteil - Préfecture
France
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
MJC Club - Rue Charpy - 01 48 99 75 40

De l'ouverture du théâtre, une nuit de printemps, à la restitution du lieu, un an plus tard. Un voyage chronologique avec quelques acteurs de la vie de notre 347, à travers spectacles, coulisses, expositions, installations et événements. Toute l'année j'ai photographié dans le lieu, des spectacles, des expositions, des installations, des gens. En juin 2002, le collectif 347 a du libérer le théâtre après une année d'occupation.

http://gaelic.rugama.com/expositions
http://gaelic.rugama.com/portfolio/serie_collectif_347.html

Vernissage : Mardi 5 février à 18h30

Dans le cadre des rencontres photographiques de Créteil :
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

>> agenda

Vernissage de Gaelic "347 is a magic number"

[18:30-21:00] Vernissage de Marie Vidal "Tziganes"
Location:
Créteil
Créteil
94000 Créteil
M° Créteil - l'Echat, Créteil - Université, Créteil - Préfecture
France
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
Centre Social Petits Prés Sablières
12 rue Maurice Déménitroux
01 42 07 01 38

Un peuple nomade originaire du Nord de l'Inde promène au fil des siècles une foi intemporelle. Animés par le désir de partager leurs chants uniques, chaque année ils se retrouvent pour unir leurs forces dans le baptême de l'eau, c'est une fête autant qu'un acte sacré qui implique la purification des âmes par la bénédiction.

Vernissage : Mardi 5 février à 18h30

Dans le cadre des rencontres photographiques de Créteil :
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

>> agenda

Vernissage de Marie Vidal "Tziganes"

[18:30] Vernissage de l'exposition "Arts et Mixité"
Location:
Centre d'animation Maurice Ravel
La Ligue de l'Enseignement
6, avenue Maurice Ravel
75012 Paris
M° T3a Montempoivre, Porte de Vincennes, Bel-Air, Porte Dorée
France
Phone : +33 (0)1 44 75 60 14
Fax : +33 (0)1 43 44 45 30
Mail : gcapelle@laligue.org
Internet Site : www.animravel.fr
Description:
Du 14 janvier au 03 mars 2008
Vernissage les 15 janvier et 5 février 2008 à partir de 18h30 avec la projection du film "c'est quoi ce cirque" de Jako Biderman

L'association Arts et Mixité vous présente ses créateurs d'Arts et de techniques différentes.

"Arts" proposer des lieux (accessibles à tous) aux créateurs de l'ensemble des domaines artistiques : peinture, musique, chanson, photo, théâtre, écritures, etc. Pour un public curieux de nouvelles rencontres artistiques et humaines.
"Mixité" multiplier les occasions pour tous : Artistes, public, de tous âges, de tous horizons, de toutes cultures..., de partager des moments chaleureux à travers l'Art.

Seront présent à l'exposition :
Arno MARVILLET : "Mosaïques et textes"
Diane ARELE : artiste peintre
Gê BORGES : artiste peintre
Jako BIDERMAN : photographe
Jean-Philippe VERON : photographe
Vladimir KORABLEF : artiste peintre











[19:00] EXPOSITION ARTSKOOL' VITRINES : ALEXANDRA DAVID
Location:
Mains d'Œuvres
Lieu pour l'imagination artistique et citoyenne
1, rue Charles Garnier
93400 Saint-Ouen
M° Garbaldi, Porte de Clignancourt
France
Phone : +33 (0)1 40 11 25 25
Fax : +33 (0)1 40 11 25 24
Mail : info@mainsdoeuvres.org
Internet Site : www.mainsdoeuvres.org
Description:
du vendredi 1er février 2008 au vendredi 29 février 2008

Le réseau Artskool, en résidence à Mains d'Œuvres, a pour mission de promouvoir et d'accompagner dans la vie active les artistes issus d'écoles d'art. Chaque mois l'association propose au public de découvrir un artiste émergent ou confirmé dans les vitrines du lieu. En février 2008, l'artiste Alexandra David. Vernissage le mardi 5 février, à 19h.

http://www.mainsdoeuvres.org/article327.html

[19:00] RENCONTRE APÉRITIVE avec SHOBOSHOBO
Location:
Le Monte-en-l'air
71, rue de Ménilmontant
2, rue de la Mare
75020 Paris
M° Ménilmontant, Gambetta
France
Phone : +33 (0)1 40 33 04 54
Mail : lemontenlair@free.fr
Internet Site : montenlair.wordpress.com
Description:
À L'OCCASION DE LA PARUTION DE "UN BONNET D'ABEILLES" AUX ÉDITIONS ROJO

Ce petit mais épais livre est une sorte de compendium rassemblant un tas de production Shoboshobo réalisées ces quelques dernières années. On y trouve différentes choses allant du dessin au vêtements, on y trouve également de grosses explosions, des motards sur la plage, une voiture capable de vous rammener vers le futur, des photos de concert, des membres de shoboshobo dévoilant leurs meilleurs atributs, de la matière gluante dégoulinant sur un personnage à petites jambes et grandes mains lui-même agripant la jambe en fourure d'une autre créature. Il et également important de mentioner que ce livre comporte une certaine quantité de personnes transportant des sonos portables ainsi que des doigts dans le nez ou les yeux.

http://www.shoboshobo.com

http://www.rojo-magazine.com/papel

Shoboshobo

[19:00] Réception des lauréats du European Research Council
Location:
Ministère délégué à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche
1, rue Descartes
75231 Paris Cedex 05
M° Cardinal Lemoine, Maubert - Mutualité
France
Phone : +33 (0)1 55 55 90 90
Internet Site : www.enseignementsup-recherche.gouv.fr
Description:
Réception des lauréats du European Research Council (Conseil européen de la recherche)

[19:00] Vernissage de Fabrice Boutleux "Morceaux d'Afrique"
Location:
Maison Pour Tous Jules Valles
61, rue Pasteur
94800 Villejuif
M° Villejuif - Léo Lagrange
France
Phone : +33 (0)1 47 26 90 22
Fax : +33 (0)1 47 26 26 68
Mail : mpt-jvalles@ville-villejuif.fr
Internet Site : www.ville-villejuif.fr/index.php?tg=articles&topics=143
Description:
Du 4 février au 31 mars

Fabrice Boutleux, photographe, présente à travers ses portraits, des morceaux d'existence saisis entre la Gambie et la France.












[20:00] Vernissage de Ëlle
Location:
La Mécanique Ondulatoire
8, passage Thiéré
75011 Paris
M° Ledru-Rollin, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 43 55 16 74
Mail : lamecanique@gmail.com
Internet Site : www.mecanique-ondulatoire.com
Description:
Angil live / Fugues DJ set

http://www.myspace.com/elle_en_peinture

10:00
11:00
12:00
13:00
14:00
15:00
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