Wednesday, February 6, 2008
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06
February 2008
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  Exposition "Mouvement MADI International, Buenos Aires 1946-Paris 2008"
Location:
Maison de l'Amérique Latine
217, boulevard Saint-Germain
75007 Paris
M° Rue du Bac, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 49 54 75 00
Fax : +33 (0)1 45 49 06 33
Mail : culturel@mal217.org
Internet Site : www.mal217.org
Description:
du 17 janvier au 2 avril 2008
du lundi au vendredi de 11h à 19h
vernissage le mercredi 16 janvier à 18h30 en présence des artistes

Commissaires Jean Branchet et Anne Husson
Exposition co-organisée avec Orion Centre d'Art Géométrique MADI
Catalogue : 15 euros

Dans l'effervescence de l'après-guerre, les mouvements artistiques étaient nombreux. Le Mouvement MADI, créé par Carmelo Arden Quin en 1946 à Buenos Aires, se situait dans la sphère de l'art géométrique avec un apport primordial consistant dans la recherche de la polygonalité de l'oeuvre, le rejet de la forme traditionnelle qui enferme systématiquement le tableau dans le rectangle d'un « cadre ». A ce principe fondamental de polygonalité, il convient d'ajouter ceux de ludicité, d'inventivité, de liberté dans le choix des matériaux, des techniques, tout en restant dans le domaine de la géométrie et des aplats de couleurs.

Des artistes décrivent la poésie du monde, d'autres ses drames, certains peignent la réalité. Ils sont gestuels ou formalistes. Ils veulent apporter un message au monde, avoir une action dans le domaine social ou politique... Les artistes MADI veulent tout simplement créer une oeuvre pure, ne signifiant rien, n'ayant aucun message à délivrer, une oeuvre qui n'existe que par elle-même, qui soit le résultat du « Jeu majeur » de la créativité et de la sensibilité comme toute musique détachée d'une description.
Jean Branchet, co-commissaire de l'exposition
(extrait du catalogue, novembre 2007)

Exposition rétrospective consacrée à Maurice Brianchon (1899 -1979)
Location:
Carré Rive Droite
Quartier de l'Elysée
75008 Paris
M° Miromesnil, Saint-Philippe-du-Roule, Champs-Elysées - Clemenceau
France
Mail : contact@francoisleage.com
Internet Site : www.art-rivedroite.com
Description:
Art France - 36, avenue Matignon - 75008 Paris - tél : 33.(0)1.4359.1789 - fax : 33.(0)1.4563.8483 - www.artfrance-paris.com

15 janvier - 16 février 2008
du lundi au samedi de 10h à 19h

Au cours du vernissage, le 15 janvier à partir de 18h, présentation du "Catalogue de l'Oeuvre Peint" par Olivier Daulte et Pierre-Antoine Brianchon.

Biographie

Brianchon est né à Fresnay sur Sarthe le 11 Janvier 1899, mort à Paris le 1er Mars 1979.
Toute sa vie a été entièrement consacrée à l'Art sous toutes ses formes.

En 1918 il entre à l'École Nationale des Arts Décoratifs de Paris et obtient le Prix Blumenthal qui lui permet de voyager en Espagne où il étudie les oeuvres de Velasquez et du Greco.

Nommé Professeur à l'École des Arts Décoratifs de Paris en 1936, puis en 1949 Professeur Maître d'Atelier à l'École des Beaux-Arts de Paris.

En 1953, à la demande du gouvernement britannique, il séjourne en Angleterre pour peindre les temps forts du couronnement de la Reine Elisabeth II.

Il est élevé au grade d'Officier de la Légion d'honneur par le Président de la République Française, Vincent Auriol.

Dès 1925 il est pressenti par l'Opéra de Paris pour créer des décors. Pendant de nombreuses années il signera décors, rideaux de scène et costumes pour l'Opéra de Paris, l'Opéra Comique, le théâtre de l'Oeuvre, le théâtre Marigny pour La Compagnie Madeleine Renaud-Jean Louis Barrault.

Ne se laissant pas enfermé dans quelques thèmes restreints, Brianchon peint des oeuvres très diversifiées.
Nombreuses toiles inspirées par ses passages dans les coulisses et sur les plateaux pour ses réalisations de décors (danseuses, Bals masqués, Arlequins etc ...)
Il peint des oeuvres intimistes de quartiers de Paris familiers, toujours animés de personnages, piétons dans les rues de Passy ou les Jardins de la ville .
Des natures-mortes, des nus, des fleurs. Tout ce qui, à ses yeux, se projette en peinture deviendra une toile.

En 1955 le thème du paysage entre en force dans son oeuvre.
Il vient d' acquérir une propriété en Périgord et la campagne environnante lui inspire de superbes peintures où le grand coloriste s'exprime avec subtilité dans des gammes étouffées ou vibrantes, des tons rares et complexes qui n'appartiennent qu'à lui. Dans son grand atelier de Truffière, il installe des natures-mortes qu'il peint auréolées de la belle lumière dorée s'infiltrant par les verrières.

Il a aussi été un talentueux illustrateur de grands textes de la littérature française, dont le Théâtre complet d'André Gide (8 volumes).

Les plus exigeants critiques et écrivains d'art lui ont consacré textes et livres, François Daulte, George Besson, Claude-Roger Marx, Marcel Zahar, Richard Heyd, Robert Rey.

D'importantes expositions et manifestations ont été présentées par des galeries et des musées: Biennale de Venise, Pavillon de la France (1934), Galerie Louis Carré (1942 et 1943), Musée des Arts Décoratifs, Palais du Louvre (1951), Galerie Wildenstein, Londres (1951, 1960) Galerie Alfred Daber (1954, 1956), David B.Findlay Gallery, New-York (1960, 64, 70, 75, 2004), Musée des Beaux-Arts de Neuchâtel (1962), Galerie des Beaux-Arts Wildenstein, Paris (1962), Galerie Arthur Tooth, Londres (1968), Galerie des Granges, Genève (1972-74-78), Musée d'art et d'histoire, Neuchâtel (1975), Daimaru Galleries, Tokyo (1977), Fondation de l'Hermitage Lausanne (1989/90), Musée de Tésé, Le Mans (1999).

Ses. oeuvres sont conservées dans de nombreux musées: Musée National d'Art Moderne de Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée Toulouse-Lautrec à Albi, Musée d'art et d'histoire à Belfort, Musée Boudin à Honfleur, Musée des Beaux-Arts à Nantes, Musée Calvet à Avignon, Musée du Mans, Musée du Petit Palais à Genève, Musée de Neuchâtel, Musée de Rotterdam, Fondation de l'Hermitage à Lausanne.

L'exposition actuelle est organisée à l'occasion de la parution du CATALOGUE DE L'OEUVRE PEINT, par Olivier Daulte et Pierre Antoine Brianchon, qui sera présenté au cours du vernissage.

Argumentaire par La Bibliothèque des Arts :
Argumentaire

Extraits du catalogue "Brianchon" copyright éditions ARTFRANCE :
Extraits

2èmes Rencontres Photographiques de Créteil
Location:
Créteil
Créteil
94000 Créteil
M° Créteil - l'Echat, Créteil - Université, Créteil - Préfecture
France
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

>> agenda

2èmes Rencontres Photographiques de Créteil

Exposition "Jean-Michel Atlan, détrempes et peintures"
Location:
Galerie Jacques Elbaz
1, rue d'Alger
75001 Paris
M° Tuileries, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 40 20 98 07
Mobile : +33 (0)6 49 01 66 35
Mail : contact@galeriejacqueselbaz.com
Internet Site : www.galeriejacqueselbaz.com
Description:
17 chefs-d'oeuvre retracent le parcours fulgurant de Jean-Michel Atlan, de son entrée en peinture à la veille de sa mort.

Exposition du 17 janvier au 22 mars 2008
Du mardi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30

Aucune exposition n'avait présenté de façon si cohérente l'oeuvre peint de Jean-Michel Atlan depuis la grande rétrospective du Musée national d'Art moderne à Paris, en 1963. Pour la première fois depuis plus de quarante ans, la création d'Atlan se laisse appréhender de l'entrée en peinture de l'artiste à la veille de sa mort.

Après Atlan, Peintures, Grands formats, en 2002, la Galerie Jacques Elbaz propose une traversée exceptionnelle de l'oeuvre d'Atlan et livre une vision inédite du travail de l'artiste.

Cette exposition consacrée à Jean-Michel Atlan est très certainement la plus importante qu'une galerie puisse présenter avant longtemps. Engagé auprès de l'oeuvre d'Atlan depuis la fin des années 1960 comme collectionneur puis comme marchand, Jacques Elbaz sait qu'il ne pourra plus jamais réunir un tel ensemble.

Dix-sept tableaux, dix-sept chefs-d'oeuvre. Tous marquant une étape particulière dans l'oeuvre d'Atlan, tous définissant une recherche et une évolution permanentes. Un parcours fulgurant témoin d'une oeuvre livrée en quinze ans à peine...

1947-1959. Remarqué dès ses débuts par Gertrude Stein, Denise René ou Aimé Maeght, Atlan se place d'emblée au premier plan de la scène artistique et s'imposera parmi les figures majeures de son temps. Avec une liberté unique dans sa génération, il ne suivra jamais que sa voie propre, porté au-delà des modes par la seule nécessité de son oeuvre. OEuvre impossible à rattacher à aucun mouvement contemporain, oeuvre profondément originale...

"Aujourd'hui encore la peinture d'Atlan ne cesse de nous surprendre", souligne Jacques Elbaz.

Parmi les oeuvres présentées, certaines affichent de très beaux itinéraires muséaux. D'autres, acquises directement auprès de l'artiste, sortent pour la première fois de collections particulières et n'ont jamais été exposées.

Jalons d'une exposition conçue en véritable hommage à l'artiste, Le Kybalion, Portugal, Cléopâtre, Rhapsodie gitane, Zénith, Zarathoustra, Ishtar II, Opéra noir II, ou même Sans titre, chaque oeuvre impose l'arrêt tandis que toutes portent ensemble une lumière singulière sur l'oeuvre d'Atlan.

Pièce d'une grande rareté, Rhapsodie gitane, 1958, est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de ce format présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible.

A l'occasion de cette exposition, la Galerie Jacques Elbaz éditera un catalogue reproduisant l'ensemble des tableaux présentés.


UN DESTIN SINGULIER

"C'est mon destin sans doute d'abandonner les routes trop publiques.
Comme le dit le proverbe berbère, quand les sauterelles arrivent,
il vaut mieux planter sa tente ailleurs. Et la mode, en peinture, fait
bien plus de ravages que les sauterelles"
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 19591

1930. Jean-Michel Atlan a dix-sept ans ; l'attrait de l'inconnu oriente déjà son destin. Fils d'une famille de Constantine passionnée par l'étude de la Kabbale, il part pour Paris, s'inscrit en philosophie à la Sorbonne. Très vite, sa quête dépasse les murs de l'université. Il découvre la vie, rêve de changer le monde. Il se tourne vers la politique et milite contre le colonialisme et les fascismes montants.

1940-1941. Le destin le presse. Sa trajectoire d'artiste se précise. Professeur de philosophie, il est révoqué du fait des lois antisémites. Livré à lui-même, il découvre la poésie. Il écrit, dessine et peint. Paraissent les poèmes Initiation des mortes puis Autres soleils et autres signes dont Gaston Bachelard souligne la singulière "valeur germinative"2. "Fait capital"3 : il rencontre Denise et s'installe avec elle, par "hasard" dans un atelier d'artiste, rue de la Grande Chaumière, à Montparnasse.

1942. La vie du poète bascule dans les ténèbres. Résistant dès le début de l'Occupation, le couple Atlan est arrêté et incarcéré. Atlan feint la folie, prétend être Evêque de Constantine et communiquer par télépathie avec sa femme, et trouve asile à Sainte-Anne.

1944. Marche irréversible : le poète est devenu peintre. Dans sa tenue d'interné, il prend part à la Libération de Paris, habité par l'idée de se procurer couleurs, toiles et pinceaux. Révélation pour la critique, adieu à l'écriture pour l'auteur, paraît Le sang profond, réunissant ses poèmes. Pour la première fois, il expose ses peintures et ses dessins à la Galerie L'Arc-en-Ciel, à Paris. Précurseur, son art explore déjà les voies de l'informel.

1945. Débute un parcours fulgurant dans le monde artistique d'après-guerre. D'emblée les portes des salons et des galeries parisiennes s'ouvrent à lui. Jean Paulhan, Clara Malraux, Arthur Adamov, reconnaissent son talent, ainsi que Gertrude Stein qui fait l'acquisition de six toiles bientôt montrées à Londres et à New York et projette de lui consacrer un ouvrage. Ses oeuvres circulent au Japon. Il entreprend d'illustrer Description d'un combat de Kafka et s'initie à la lithographie.

1946-1947. La peinture d'Atlan se révèle pleinement. Le succès est immédiat. Il est l'un des premiers artistes présentés dans la toute nouvelle Galerie Denise René. Après Matisse, Braque, Picasso, Bonnard, Léger, il entre dans le temple d'Aimé Maeght et signe un contrat avec la prestigieuse galerie en 1947. Il participe ainsi aux expositions Le noir est une couleur puis Sur quatre murs, et fait l'objet de deux importantes expositions personnelles. Ses oeuvres figurent dans l'exposition L'imaginaire à la Galerie du Luxembourg. Etudes, articles et interviews se multiplient, marquant l'intérêt de la critique pour l'artiste.

1948. A trente-cinq ans, Atlan est reconnu comme un artiste majeur et commence à exposer à l'étranger4. La route ouverte est royale. Pourtant il bifurque pour suivre sa voie propre, en marge de la scène artistique parisienne et de ses modes. Il rompt son contrat avec la Galerie Maeght. Jusqu'en 1956, il ne présentera aucune exposition personnelle à Paris. A Aimé Patri, il déclare : "Nous sommes quelques-uns que l'on désigne comme peintres abstraits mais qui redoutons qu'on vienne, en faisant la théorie de cet art, nous prêcher un nouveau dogmatisme"5.

Atlan s'inscrit en marge. Ses contemporains viennent à lui. Son influence s'étend. Dans le Paris d'après-guerre, son "pouvoir de rayonnement" est alors "le seul comparable à celui de Picasso trente ans plus tôt"6 témoigne Michel Ragon.
"Les samedis d'Atlan" font parler d'eux dans les milieux artistiques du monde entier. Peintres, écrivains, ouvriers, intellectuels, voyageurs, modèles et visiteurs en tout genre convergent vers l'atelier de la Grande Chaumière. Ainsi Jackson Pollock, Asger Jorn, Hans Hartung, Serge Poliakoff, Pierre Soulages, Francis Picabia, Tarō Okamoto, Henri Michaux, Eugène Ionesco, Jean Paulhan, Arthur Adamov...

Résolument inclassable, la peinture d'Atlan aborde les années 1950 et le monde. Au-delà des idées d'abstraction et de figuration. Echappant à tous les mouvements qui émergent sur la scène d'après-guerre.

1949. Les expositions personnelles de l'artiste ont lieu à Venise, à la Galerie Sandri, et à Copenhague, au Salon Corner. Sollicité par la revue Cobra, il expose aux côtés de ses représentants sans jamais adhérer à leur groupe, marquant là encore sa singularité.

1953-1954. Il participe au Salon de mai à Paris, puis aux expositions organisées par Jean Cassou en Israël et en Yougoslavie. Au Japon, où ses oeuvres sont diffusées en cartes postales, il exerce une forte influence, suscite de nombreux articles et reçoit un accueil exceptionnel lors de l'exposition Art occidental à Tokyo.

1955. En une décennie, la peinture d'Atlan est arrivée à maturité. "Vivantes", les formes qu'elle engendre respirent et s'approfondissent de chef-d'oeuvre en chef-d'oeuvre. Il revient sur la scène parisienne, magistral. A la Galerie Charpentier7, il est l'artiste phare de l'exposition "Ecole de Paris 1955" dont il réalise l'affiche. Dans l'exposition Trente peintres de la nouvelle Ecole de Paris, à la Galerie Craven, il prend place aux côtés de Jean Dubuffet, Jean Fautrier, Hans Hartung, Serge Poliakoff, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Maria Helena Vieira da Silva.

1956-1957. Atlan a tenu tête. Paris s'incline. Et consacre son art. Sa première exposition personnelle à Paris depuis près de dix ans, à la Galerie Henry Bing, lui vaut un succès sans précédent. En 1957, les expositions consacrées à l'artiste au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Musée Picasso d'Antibes, donnent la mesure d'une oeuvre majeure. Ses toiles figurent dans les expositions Depuis Bonnard au Musée national d'Art moderne à Paris, et Nouvelle Ecole de Paris au Musée Bridgestone à Tokyo.

1958. Son succès est à son apogée, succès que peu d'artistes connaissent de leur vivant. Il décide de s'isoler et quitte Paris. Il acquiert une maison à Villiers-sur-Tholon dans l'Yonne, y installe son atelier, et entre dans sa période la plus productive. Les expositions se succèdent : expositions personnelles à la Galerie del Naviglio à Milan et à la Galerie Czwiklitzer à Cologne ; expositions collectives au Musée national d'Art moderne et à la Galerie Charpentier à Paris, à la Galerie Wildenstein à New York. En France et à l'étranger, plusieurs musées acquièrent des tableaux : La Kahena, 1958, rejoint le Musée national d'Art moderne à Paris et Baal Guerrier, 1953, la Tate Gallery de Londres.

1959. Londres. Premiers coups portés par la maladie. Atlan riposte. Hospitalisé lors de son importante exposition à la Kaplan Gallery, il regagne l'atelier de Villiers-sur-Tholon. Très affaibli, il déploie dans sa peinture une force surprenante. Ainsi le remarquable ensemble de détrempes, d'huiles et de pastels bientôt exposés à la Galerie Henry Bing. Et les chefs-d'oeuvre destinés aux expositions programmées à New York et Tokyo... "J'attache une très grande importance à cette manifestation à Tokyo et je vais réserver mes meilleures toiles"8 écrit-il. Mais il n'y assistera pas... son destin est scellé.

1960. Retour à l'atelier de la Grande Chaumière, et à Montparnasse. Atlan meurt quelques jours plus tard, à quarante-sept ans. La nouvelle est relayée à travers le monde. En France, la presse célèbre l'artiste de Cimaise à Paris-Match. A New York, toutes les toiles de l'exposition "Atlan, recent paintings and gouaches" organisée par Théodore Schempp à la Galerie The Contemporaries, sont vendues le soir même du vernissage. Les Hommages à Atlan se succèdent au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, à la Kunsthaus de Zurich, au Salon Corner de Copenhague. Suivront, la grande rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et celle, du Tel Aviv Museum of Art en 1964. En 1980, le Musée national d'Art moderne, Centre Georges Pompidou, consacrera aussi une exposition à l'artiste.


"AUTRES SOLEILS ET AUTRES SIGNES"

"Je suis aorte et je suis temps
Et je cherche au profond de la torpeur Nature
D'autres soleils
Et d'autres signes"
Jean-Michel Atlan, "Autres soleils et autres signes", 1941

"Quand une forme est vivante elle n'est plus ni abstraite ni figurative"
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 1959

"Une originalité frappante", soulignait Gertrude Stein dès sa première visite à l'atelier de l'artiste en 1945. Une originalité si radicale même qu'" intolérable"9 pour certains ; une originalité irrécusable, que l'on aime, ou non, cette peinture...

La peinture d'Atlan est la terre inconnue dont le jeune poète parti à la recherche "d'autres soleils et d'autres signes" annonçait l'abord. "Un univers de lignes et de couleurs qui n'emprunte pas à la littérature, qui ne ressemble pas à ce que l'on appelle la réalité, mais qui constitue par lui-même une réalité"10, commente l'artiste en 1945 lors d'une interview parue dans la revue Continuity...

Un univers engendrant ses propres formes, un univers que toute terminologie contemporaine devait échouer à décrire. Traité "comme une unité organique et biologique et non simplement comme une unité mécanique ou géométrique"11, l'espace pictural d'Atlan ne pouvait s'identifier à l'art abstrait - alors précisément lié à l'idée de géométrie et étranger à celle de nature - pas plus qu'à l'art figuratif. De même qu'à aucun mouvement d'après-guerre - de l'abstraction lyrique à l'art gestuel et à l'art autre, de l'art informel au tachisme - se situant, par essence, au-delà de tout académisme, de toute théorie.

"Je ne suis pas abstrait ni du point de vue du climat de mes oeuvres [...] ni du point de vue exécution. Une forme m'intéresse seulement quand elle vit (ou quand j'ai réussi à la faire vivre), et alors elle n'est plus "abstraite", elle est vivante", précise Atlan. Et d'ajouter : "je ne suis pas figuratif, du moins jusqu'à présent, parce que les formes qui m'ont pris aux entrailles (et hors de ça point de peinture) sont celles qui dépaysent le spectateur (l'homme, moi-même), qui lui font tout à coup percevoir qu'il est environné, "du dedans" et en dehors, de forces terribles (et parfois hostiles), mystérieuses et familières à la fois"12.

L'art d'Atlan plante ailleurs ses racines. Il est assurément bien plus proche de celui "des Noirs, des Assyriens, des Etrusques et des romans"13 que de celui d'une quelconque école occidentale, des renaissants italiens jusqu'aux mouvements contemporains. Mais cette proximité jamais ne bascule dans un exotisme facile. Cet "aspect barbare" qui caractérise la peinture d'Atlan tient à l'érotique et au magique, à sa "violence créatrice"14, à sa partie liée avec les danses sacrées...


ATLAN, DANSEUR "DES DANSES SACRÉES"

"Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde
une étoile dansante"
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra 15

"Un orage menaçait dans le ciel, comme si la nature avait voulu par la foudre
détruire toutes les formes existantes pour en recréer de nouvelles"
Marquis de Sade, Juliette16

Des oeuvres "magnifiquement construites, sans concession, qui se dressent avec force" : Voilà ce qu'incarnent les primitifs au regard de l'artiste et qui évoque sa propre peinture ; voilà la "violence créatrice" qui "l'émeut". C'est du chaos qu'émerge l'oeuvre, luttant pour conquérir ses formes et sa matière, se confrontant à des "forces magiques infiniment redoutables"17 pour gagner son existence...

L'art d'Atlan est celui "d'appréhender les rythmes essentiels de la nature, de les capter"18, de "respirer avec eux", pour les restituer jugulés dans une peinture qui est geste : l'artiste "ne peint pas seulement avec ses yeux mais avec le mouvement de son corps et de ses muscles"19.

Son geste appartient au domaine du sacré : "mes lignes de forces m'auraient conduit, en un autre temps à être sorcier ou danseur. Danseur dans le sens des danses sacrées, mystiques, magiques. Je me sens proche des "hassidim", des derviches musulmans, des danseurs bouddhistes, des envoûtés nègres d'Afrique ou d'Amérique. [...] Ce ne sont pas les musées qui m'ont conduit à ma vocation de peintre, mais les chamans"20, souligne Atlan.

"Ce sont les rythmes qui engendrent les formes, qui partagent l'espace de la toile, qui créent une architecture vivante et qui donnent enfin la vie à des formes sur lesquelles on ne peut pas mettre un nom"21, et les rythmes "n'existent qu'en animant la matière"22, une matière capable de leur "résister". Tandis que "le rythme se brise, se complique", la peinture consiste en cette "lutte" qui lui "redonnera son unité et sa simplicité"23...

"Le peintre est avant tout un danseur, un danseur "abstrait" qui s'élance dans l'espace de la toile"24 : "j'ai l'impression que ma peinture est elle-même danse et aussi que la danse des vrais "danseur" se suffit à elle-même et pourrait tout aussi bien se passer des décors, que peut-être même de la musique. Si on ajoute paradoxalement que la vraie danse pourrait aussi se passer du danseur, alors on est déjà très prés de ma peinture"25, conclut Atlan.


1947-1959 : UNE TRAVERSÉE EXCEPTIONNELLE

"Ma peinture, en tout cas, est ouverte [...]
Chacune de mes toiles diffère de la précédente, marquant des incursions
inattendues dans des mondes à explorer.
Je m'efforce toujours de reculer mes limites et de ne jamais m'enfermer"
Jean-Michel Atlan, extrait de correspondances avec Michel Ragon26

Description d'un combat de Kafka illustré de trente-deux lithographies d'Atlan préludera à la traversée de l'oeuvre peint. Travaillant à même la pierre "au profit du seul noir et blanc, du dessin et de la lumière", le peintre "découvre la matière et apprend la couleur"27... Edité en 1946 par Maeght à trois cent cinquante exemplaires, ce très bel ouvrage dont les illustrations furent réalisées à partir de 1945 donna lieu à une exposition à l'Hôtel du Port Royal, à Paris, en 1947.

Le parcours débute avec Sans titre, 1949, huile sur toile (130x97cm) exécutée entre 1947 et 1949 au sortir de premières recherches et des "impasses"28 de l'informel.

Atlan entre véritablement en peinture avec des oeuvres d'une profonde originalité. Sur fond de nuit, des formes arrondies ou piquantes, parfois allusives, convulsent et viennent occuper l'espace entier de la toile tandis que la lumière perce par trouées.
Au regard des oeuvres d'Atlan répertoriées à ce jour, aucune toile avant celle-ci n'avait été réalisée dans ce format, le plus grand qu'il ait alors jamais utilisé29 depuis ses débuts. Bien qu'il soit certainement l'un des plus importants de cette période, ce tableau est exposé pour la première fois.

Suit Sans titre, 1953, pastel et fusain sur carton (100x65cm) emblématique de l'inspiration totémique alors très sensible dans l'oeuvre d'Atlan. Une oeuvre qui signe aussi la parfaite maîtrise de techniques employées tout au long de sa production. Provenant d'une collection particulière parisienne, cette pièce acquise directement de l'artiste n'a jamais été exposée.

En phase de transformations profondes, la peinture d'Atlan s'achemine très vite vers la maturité : Sans titre, 1954, huile sur toile (100x65 cm), marque un premier tournant dans les recherches de l'artiste. Un cerne noir vient désormais définir chaque forme et souligne les bords de la toile, organisant l'architecture du tableau, élaborant son rythme même. Spirales, hachures, dents de scie, les motifs antérieurs perdurent et évoluent comme autant de fils conducteurs dans l'oeuvre d'Atlan, de même qu'un certain caractère totémique.
Cette toile participa aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963 et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964, ainsi qu'à l'exposition Dix ans d'art vivant 1945-1955, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence en 1966.

Une nouvelle étape du parcours s'engage avec trois tableaux datés de 1956, des oeuvres magistrales signant la maturité atteinte par l'artiste autour des années 1954-1955. Sensible mais appelé à disparaître toujours plus au profit de la recherche rythmique et de l'abstraction des formes, l'aspect totémique de la peinture d'Atlan devient éminemment personnel. Le cerne noir s'épaissit, tendant parfois à se faire lui-même forme, et souligne désormais chaque forme en présence, de sorte qu'il n'existe plus de fond. La matière picturale gagne en densité, se révélant au coeur de la recherche permanente de l'artiste.

Le Kybalion, 1956, huile sur toile (100x100 cm), compte sans doute parmi les oeuvres les plus connues de l'artiste, tant il fut exposé et reproduit. Montré pour la première fois au Musée Picasso d'Antibes lors de l'exposition Atlan, en 1957, il figurait notamment dans l'Hommage à Atlan au Salon de mai à Paris en 1960, puis dans les rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne de Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964...

Sans titre, 1956, huile sur toile (146x89cm), participa en 1956 à l'exposition Atlan à la Galerie Henry Bing à Paris dont le succès fut sans précédent. Cette toile provient d'ailleurs de l'ancienne Collection Henry Bing. Elle fut montrée pour la dernière fois lors de la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

Sans titre, 1956, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur français, n'a quant à elle jamais été exposée.

En pleine possession de son art, Atlan n'a de cesse de poursuivre ses recherches. A la manière d'un organisme vivant, sa peinture continue de se développer. Et chacun de ses états paraît unique. Ainsi les quatre toiles majeures datées de 1957 qui composent la suite de l'exposition.

Parmi les chefs-d'oeuvre de l'artiste, Portugal, 1957, huile sur toile (146x89cm) d'autant plus importante qu'elle fut l'une des oeuvres les plus chères à Atlan. A preuve, les différentes photographies montrant l'artiste à ses côtés ou la mettant en évidence. Présentée au Salon de mai à Paris en 1958, Portugal participait aussi à l'Hommage à Atlan de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo en 1963, et aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964.

En écho à Portugal, vient Cléopâtre, 1957, huile sur toile (130x81cm), imposant également l'arrêt. Découvert lors de l'exposition personnelle de l'artiste à la Galleria del Naviglio, à Milan, en 1958, ce tableau n'a pas été montré depuis la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

On remarquera aussi Sans titre, 1957, huile sur toile (146x89cm) présente dans les expositions consacrées à l'artiste à la Galerie Henry Bing, à Cannes, à la fin de l'année 1965, puis à la Galerie Saint-Léger, à Genève, en 1971.

Plus loin, Sans titre, 1957, huile sur toile (130x81cm), annonce une nouvelle évolution dans la peinture d'Atlan. Si chaque forme se trouvait auparavant cernée de noir et comme saisie dans sa mouvance, seules certaines d'entre elles le sont désormais, d'autres évoluant alors de façon distincte, comme en fond.

Dernières années de production d'Atlan, années les plus abondantes signant son grand oeuvre, 1958 et 1959 appellent à d'autres métamorphoses. L'artiste atteint à une maîtrise surprenante de la composition rythmique. Le cerne noir se fait écriture, calligraphie singulière, tandis que les formes s'organisent dans des jeux de contrastes et de miroirs...

Zénith, 1958, huile sur toile (116x73cm) exposée lors de la rétrospective Atlan au Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et Sans titre, 1958, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur espagnol et exposée pour la première fois, ouvrent la voie à des mutations profondes et à Rhapsodie gitane, 1958, oeuvre musicale entre toutes, consacrant l'itinéraire entier du peintre...

Rhapsodie gitane est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de cette dimension présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible. Les deux autres oeuvres de ce format se trouvent respectivement conservées à la Tate Gallery à Londres (Bâal Guerrier, 1953) et dans une importante collection américaine (Sans titre, 1956).

Cette oeuvre est d'autant plus rare que les très grands formats d'Atlan, onze toiles seulement, toutes des oeuvres majeures, ont déjà rejoint pour la plupart les plus prestigieuses collections muséales et particulières. Le dernier passage d'une de ces toiles sur le marché remonte à 1989 ; elle fut présentée en 2002 à la Galerie Jacques Elbaz lors de l'exposition Atlan, Peintures, Grands Formats.

Parcours exceptionnel pour une oeuvre exceptionnelle : Rhapsodie gitane, participait en 1963 à la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris, et à l'Hommage à Atlan lors de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo, puis en 1964 à la rétrospective Atlan du Museum of Art de Tel Aviv. En 1966-1967, au départ du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, elle faisait l'objet d'une exposition itinérante en Belgique, Art français contemporain, vingt peintres français, et prenait également part à l'exposition 24 franske malere 1946-1966 au Kunstforemingen, à Copenhague. A Paris, on la vit pour la dernière fois il y a plus de vingt ans, au Grand Palais, en 1985, lors de l'exposition De la Bible à nos jours.

En regard de cette oeuvre magistrale, trois importantes détrempes témoignent de l'importance de ce procédé familier à l'artiste explorant sans cesse la matière picturale : "une matière qui peut [...] n'être qu'une poudre presque impalpable ; ou bien épaisse comme le ciment du maçon" ; une matière conçue comme "la chair du tableau"30.

Citons : Opéra noir II, 1958, détrempe, huile sur carton (120x80cm) montrée au Musée national d'Art moderne à Paris en 1958 lors de l'exposition De l'impressionnisme à nos jours, puis en 1963 lors de la rétrospective Atlan ; Zarathoustra, 1958, détrempe, huile sur carton (121x80cm), jamais vue depuis son exposition en 1958, à la Galerie Christoph Czwiklitzer à Cologne ; Ishtar II, 1958, détrempe, huile et pastel sur carton (120x81cm), montrée pour la dernière fois en 1959 dans l'exposition Six peintres de l'Ecole de Paris à la Galerie Kaare Berntsen à Oslo.
Des oeuvres qui toutes témoignent de l'enrichissement constant d'une technique et d'une matière picturales éminemment personnelles.

Comète traversant le ciel artistique d'après-guerre, l'oeuvre d'Atlan s'interrompt en pleine fulgurance. Atteignant très vite au sommet de son art, l'artiste aura conçu en quinze ans à peine l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.

Disparu subitement, il laisse dans ses derniers chefs-d'oeuvre la promesse d'autres métamorphoses... Ainsi Sans titre, 1959, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste et pour la première fois exposée.

Après la dernière toile qu'il découvre, ce parcours unique ne prend pas fin. Sa plus belle découverte reste, en nous, l'univers d'Atlan retrouvé.

>> DP

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Location:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François-Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 59 59
Internet Site : www.bnf.fr
Description:
Galerie François 1er

9 octobre 2007 > 13 avril 2008
mardi-samedi de 10h à 19h, dimanche de 13h à 19h, fermé lundi et jours fériés

entrée 5€ / tarif réduit 3,5€

Un personnage, un acte, une mémoire. Immenses, ardents, combatifs, les héros, depuis l'Antiquité et jusqu'à aujourd'hui, vivent essentiellement dans l'imaginaire des peuples. Modèles pour l'avenir mais aussi miroirs de notre passé, ils ont, au cours des siècles, changé d'étoffe et de valeurs, tout en subissant la concurrence du sage, du saint, du grand homme ou de la star.
L'exposition Héros, d'Achille à Zidane propose un parcours dans l'imaginaire occidental.

Qu'y a-t-il de commun entre Superman, l'homme d'acier et Roland, le preux médiéval ? Entre le résistant Jean Moulin et Achille, légendaire combattant de la guerre de Troie ? Rien, sinon une volonté, un engagement physique total,
une action à la fois violente et miraculeuse, destinée à sauver une communauté en péril. L'héroïsation, par la publicité d'exploits réels ou fictifs, est néanmoins nécessaire. Elle isole les héros, les grandit, puis nourrit le culte dont ils sont l'objet, et fait résonner - plus ou moins longtemps - leurs noms dans les mémoires.

Comme le rappelle André Malraux :« Il n'y a pas de héros sans auditoire » (L'Espoir, 1937). Ainsi tout héros est-il le produit d'un discours : c'est en suivant ce fil rouge que l'exposition explore l'imaginaire occidental. Le terme de héros est aujourd'hui galvaudé et polysémique et les héros sont multiples : certains sont uniques et vénérés secrètement, d'autres sont célèbres et connus de tous, et leurs noms s'inscrivent dans des panthéons parfois fugaces. Si le poète construisait les héros anciens, l'historien les démocratise afin qu'ils incarnent toute la nation, avant que les professionnels des médias (journalistes, cinéastes, publicistes, créateurs de jeux) ne mondialisent aujourd'hui des personnages devenus composites.
Les figures choisies illustrent la fabrique héroïque, son cheminement, ses vecteurs, ses éclipses et ses invariants. Achille, Héraclès, Thésée, saint Martin, Roland, Lancelot, Condé, Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Jean Moulin, De Gaulle, Lucie Aubrac,
Che Guevara, Jimi Hendrix, James Bond, Superman, Zidane, voici quelques êtres exceptionnels magnifiés par la parole, le texte et l'image.
Les collections de la BnF permettent d'illustrer les différents vecteurs d'héroïsation et la variété de leurs supports : vases antiques, sculptures, monnaies, manuscrits, incunables, livres, estampes, jeux de cartes, imagerie populaire, photographies, affiches, presse, musique, films, objets dérivés, jeux vidéo, etc. Ouverte avec la figure de Gilgamesh, roi-héros de la première épopée connue, l'exposition comprend trois parties : la première consacrée au héros aristocratique, produit de la culture occidentale des élites, de l'Antiquité au siècle des Lumières ; la seconde au héros national et à sa construction en France à partir de la Révolution et jusqu'à la Libération ; la dernière à l'éclatement, depuis 1945, du modèle en neuf familles héroïques dans un univers mondialisé.

Des pièces prestigieuses ou étonnantes
Parmi les pièces les plus prestigieuses ou étonnantes, le visiteur pourra admirer, au sein du parcours : deux amphores en céramique attique à figures noires montrant, l'une le combat d'Héraclès contre Géryon, la seconde celui de Thésée terrassant le Minotaure, un médaillon d'or (nikètèrion) du Trésor de Tarse, frappé de la tête d'Héraclès coiffée de la léonté, avec les traits d'Alexandre le Grand, un lécythe avec Achille traînant le corps d'Hector (musée du Louvre), des manuscrits médiévaux enluminés (Chroniques françaises, Renaut de Montauban, Lancelot du Lac), dont un manuscrit persan sur la vie légendaire d'Eskandar (Alexandre).
Un incunable sur vélin de 1496 est consacré à La Vie et Miracles de Mgr sainct Martin.
Deux monumentales gravures des Batailles d'Alexandre d'après les tableaux de Charles Le Brun célèbrent la gloire de Louis XIV, la pompe funèbre du Grand Condé.
Parmi les pièces remarquables de l'exposition figurent aussi des dessins de Jacques-Louis David, des estampes et gazettes révolutionnaires (Serment du Jeu de Paume, Mort de Bara, Passage du pont d'Arcole), un manuscrit autographe du texte de l'Hymne des Marseillois par Rouget de Lisle, une scène légendaire de Napoléon saluant un grognard reproduite en papier peint, des caricatures, le Retour de Russie de Géricault,
des planches des Désastres de la guerre de Goya, les Notes prises sur place par Victor Hugo lors des funérailles de l'empereur en 1840, des ouvrages de Michelet, Lavisse, des manuels scolaires, des bons points, des objets du culte johannique, une affiche de Grasset pour Sarah Bernhardt dans le rôle de Jeanne d'Arc. Un tableau allégorique de Meissonier sur le Siège de Paris (1870- 1871) est prêté par le musée d'Orsay.
Pour les périodes plus récentes, un éclairage particulier s'attache à la mutation de la posture du soldat, du héros partant à l'assaut, au poilu dans la boue des tranchées, ainsi qu'à la concurrence des héros dans l'entre-deux-guerres.
Les manuscrits de Vol de nuit de Saint-Exupéry et de Premier Combat de Jean Moulin, ainsi que le discours de Malraux pour le transfert des cendres de Moulin au Panthéon, les dernières lettres de Joseph Epstein (colonel Gilles) à sa femme et son fils (collection Georges Duffau) sont des illustrations emblématiques du héros combattant et du résistant. Les héros multiples d'aujourd'hui sont appréhendés à travers des médias divers : affiches, photographies, journaux, BD, albums d'images à coller, jeux vidéo, tableaux, livres, disques, jouets...
Odile Faliu

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Le tournoi de Sorelois. Lancelot du Lac. France, XVe siècle © BnF/Dép. Manuscrits

Exposition "Chaïm Soutine"
Location:
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine
75008 Paris
M° Madeleine
France
Phone : +33 (0)1 42 68 02 01
Internet Site : www.pinacotheque.com
Description:
du 10 octobre 2007 au 2 mars 2008

Figure centrale du monde de l'art, le moins connu et le plus mystérieux des artistes de sa génération, Chaïm Soutine fait l'objet d'une grande exposition à Paris pour la première fois depuis 34 ans, en 1973 à l'Orangerie.

Soutine arrive à Paris en Juillet 1913 et découvre alors un monde très différent de sa Russie natale. Il est rapidement assimilé au juif immigré, à l'artiste typique de l'Ecole de Paris, avec tous les préjugés qui s'y attachent. Souvent considéré comme simple suiveur, il est intégré à la légende de Montparnasse en raison de son amitié avec Amedeo Modigliani dont il fut l'un des plus proches amis.

C'est en étudiant le portrait que Amedeo Modigliani fit de Chaïm Soutine que Marc Restellini, a décidé de faire cette exposition. Dans ce sublime portrait, il a découvert que le bel Italien donnait à Soutine, le plus discrètement possible, une symbolique religieuse en le peignant avec la main gauche pratiquant la bénédiction des Cohen, cette famille des grands prêtres du Temple de Jérusalem. Ce détail volontairement secret révélait une personnalité hors du commun qui pouvait avoir échappé à tout le monde mais que Modigliani voulait pourtant immortaliser, comme pour donner à Soutine une dimension mystique.

Cette personnalité très particulière lui fait développer un art longtemps incompris, marginalisé, assimilé souvent à un artiste malsain, difficile, sur lequel tous les poncifs de l'antisémitisme ambiant viennent se greffer pour en faire un marginal dès son arrivée à Paris. Comme Modigliani, il a une carrière très singulière, entourée de légendes ; artiste maudit, il meurt sans être vraiment révélé sous son vrai jour. Encore aujourd'hui il ne reste de Soutine que l'image du juif émigré sur qui pèse tous les interdits d'une religion trop contraignante et dont le physique se prête à tous les clichés antisémites.

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:30] Inauguration du Salon des Entrepreneurs
Location:
Palais des Congrès de Paris
2, place de la Porte Maillot
75017 Paris
M° Porte Maillot
France
Phone : +33 (0)1 40 68 22 22
Mail : communication@palaisdescongres-paris.com
Internet Site : www.palaisdescongres-paris.com
Description:
Inauguration du Salon des Entrepreneurs

12:00 [12:00-14:00] Vernissage de Kare Magnole "Intériorités"
Location:
Créteil
Créteil
94000 Créteil
M° Créteil - l'Echat, Créteil - Université, Créteil - Préfecture
France
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
Vie de l'étudiant - 61 avenue du Général de Gaulle - Bâtiment 13 - 1er étage - 01 45 17 70 65

Cette exposition présente une sélection de photographies et de photogrammes réalisés sur plusieurs années. Unis par la matière qu'est le papier photographique, elle montre les liens intimes entre photogrammes et photographies. Qu'il s'agisse de paysages ou d'intérieurs, les travaux de Kare Magnole mettent à distance la réalité afin d'en saisir d'autres dimensions.

Vernissage: Mercredi 6 février à 12h

Dans le cadre des rencontres photographiques de Créteil :
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

>> agenda

Vernissage de Kare Magnole "Intériorités"

[12:00-14:00] Vernissage du Collectif Chambre Noire "Dominés, dominants"
Location:
Créteil
Créteil
94000 Créteil
M° Créteil - l'Echat, Créteil - Université, Créteil - Préfecture
France
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
Bibliothèque Paris XII - 61 avenue du Général de Gaulle - 01 45 17 70 17

«Dominés, dominants» par le Collectif Chambre Noire : Thierry Nectoux, François Goudier et Bruce Clarke

L'Histoire n'est qu'une série de dominations orchestrées par une minorité au détriment d'une vaste majorité. A chaque étape, un alibi, une justification. Les mystifications modernes, déguisées en «évidences fondamentales», font appel à des formes coercitives ou incitatives pour faire accepter l'inacceptable. L'image est une des formes coercitives la plus insidieuse. Chambre Noire s'est donnée comme objectif le décryptage du monde à travers l'image sans complaisance.

Vernissage: Mercredi 6 février à 12h

Dans le cadre des rencontres photographiques de Créteil :
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

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Vernissage du Collectif Chambre Noire "Dominés, dominants"

13:00
14:00  
15:00  
16:00  
17:00 [17:00] Exposition de l'Académie de Peinture Orientale de Paris
Description:
Centre Sèvres - 35 bis rue de Sèvres - 75006 Paris

Exposition de l'Académie de Peinture Orientale de Paris : "LIRE LA NATURE"

Calligraphie - Peinture à l'encre de Chine
du 6 au 21 février
ouvert de 8h30 à 22h
Vernissage le mercredi 6 février à 17h

L'Académie de Peinture Orientale de Paris transmet l'enseignement de la tradition esthétique extrême-orientale dans un dialogue permanent avec la création artistique contemporaine. fondée en 1964 au Musée Cernushi par le Maître coréen Ung-No-Lee, elle est aujourd'hui dirigée par In-Kyuang Park, entourée d'un groupe d'artistes enseignants. elle organise des cours et stages à Paris et en province ainsi que des démonstations et des expositions des travaux d'élèves et d'artistes dont l'oeuvre est animée par l'esprit de l'encre.

[17:00] Inauguration du centre de loisirs à parité pour enfants handicapés et valides
Description:
Ecole maternelle – 24, rue Christiani (18e)

Inauguration du centre de loisirs à parité pour enfants handicapés et valides
Il s'agit du quatrième centre de loisirs mixte ouvert à Paris dans une structure municipale, d'une capacité de 30 places.
En présence de : Eric Ferrand, adjoint chargé de la vie scolaire et de l'aménagement du rythme scolaire, de Pénélope Komites, adjointe chargée des personnes handicapées, et Daniel Vaillant, maire du 18e arrondissement
Contact presse : Krystel Lessard

[17:00-20:00] Vernissage de Jean-François Humeau "Aller-retour des immersions"
Location:
La Lucarne des Ecrivains
115, rue de l'Ourcq
75019 Paris
M° Crimée, RER E Rosa Parks
France
Phone : +33 (0)1 40 05 91 29
Mail : lalucarnedesecrivains@gmail.com
Internet Site : lucarnedesecrivains.free.fr
Description:
Du 4 Février au 23 Février
Vernissage le 6 février à partir de 17h

[17:30] Conférence de Presse des Qwartz 2007
Location:
Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 76 40 40
Internet Site : www.paris.fr
Description:
Demandez votre invitation : contact@qwartz.org

[17:30-20:00] Vernissage d'Ode Bertrand "souvenance du noir"
Location:
Galerie Cour Carrée
107, rue Quincampoix
75003 Paris
M° Etienne Marcel, Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 48 87 46 36
Mobile : +33 (0)6 11 93 93 20
Fax : +33 (0)1 48 87 46 36
Mail : remy@galeriecourcarree.com
Internet Site : www.galeriecourcarree.com
Description:
du 6 février au 15 mars 2008
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h ou sur RdV

A cette occasion Ode Bertrand dédicacera sa monographie "Trait et Lumière" Somogy Editions d'Art.


[18:00-20:30] Exposition collective à la Cité des Arts
Location:
Cité Internationale des Arts
18, rue de l'Hôtel de Ville
75180 Paris Cedex 04
M° Pont Marie, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 78 71 72
Fax : +33 (0)1 42 78 40 54
Mail : contact@citedesartsparis.fr
Internet Site : www.citedesartsparis.net
Description:
Exposition du 7 au 16 Février 2008 de 14h à 19h
Vernissage le mercredi 6 Février 2008 de 18h à 20h30

Eun-Jung NAM (Corée) sculpture-verrerie
Liang ZHANG (Chine) encre de Chine
HUANG Deyi (Chine) peinture
Shinya OKAYAMA (Japon) peinture, dessin
Maria SCHAD (Suède) peinture
Alice SAREMBOCK (Etats-Unis) peinture

[18:00] Exposition de L. Zimmermann et O. Ledogar
Location:
Galerie Arteconte
15, rue de Savoie
75006 Paris
M° Saint-Michel, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 46 34 84 65
Fax : +33 (0)1 46 34 84 66
Mail : info@arteconte.com
Internet Site : www.arteconte.com
Description:
du 2 au 14 février

[18:00-21:00] Vernissage d'Urs Lüthi
Location:
Galerie Lelong & Co.
13, rue de Téhéran
75008 Paris
M° Miromesnil, Monceau, Villiers
France
Phone : +33 (0)1 45 63 13 19
Fax : +33 (0)1 42 89 34 33
Mail : info@galerie-lelong.com
Internet Site : www.galerie-lelong.com
Description:
Vernissage le 6 Février 2008
Du 7 Février 2008 au 8 Mars 2008
Mardi-Vendredi 10h30-18h et Samedi 14h-18h30

Depuis ses débuts, il y a 40 ans, Urs Lüthi a placé sa propre image au cœur de son travail.
Utilisant avec brio nombre de mediums : photographie, dessin, sculpture, multiple, il décline d'infinies versions d'un autoportrait à multiples facettes.

« On pourrait dire qu'au fil du temps, le corps-icône est chez Urs Lüthi devenu une métaphore sans ressemblance. Comme tous les grands artistes, il confie à l'objet dans l'espace le soin de parler à sa place. La vision du monde est autoportrait. » R. M. Mason, Musée Rath, Genève.

Urs Lüthi est né en 1947 à Lucerne. Il vit et travaille à Munich et enseigne à l'Ecole des Beaux Arts de Cassel. Actuellement au Musée de Lucerne : Top of Central Switzerland, jusqu'au 17 février 2008. Catalogue Repères n° 140, texte de Heiner Georgsdorf.




[18:00-21:00] Vernissage de Milomir Kovacevic "Mes amis de Rumilly"
Location:
Créteil
Créteil
94000 Créteil
M° Créteil - l'Echat, Créteil - Université, Créteil - Préfecture
France
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
UFR de sciences économiques et de gestion - Site du Mail des Mèches, route de Choisy - 61 avenue du Général De Gaulle - 01 41 78 46 36

"Quelque temps après mon arrivée en France, j'ai eu la possibilité, par un concours de circonstances tout à fait inattendu, de passer plusieurs mois au foyer de travailleurs «ALAP» de Rumilly en Haute-Savoie. En cette période d'hiver 1997-1998, j'ai réalisé une cinquantaine de portraits. Cycliste ou motard, amateur d'auteurs classiques, fumeurs de cigares ou de pipe, joueurs de dominos ou de cartes, mes amis de Rumilly m'ont finalement laissé voir leurs vrais visages joyeux et plein d'espoir malgré la vie dure."

Vernissage: Mercredi 6 février à 18h

Dans le cadre des rencontres photographiques de Créteil :
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

>> agenda

Vernissage de Milomir Kovacevic "Mes amis de Rumilly"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Amorce(s)"
Location:
Ecole municipale des beaux-arts de Gennevilliers
Galerie Edouard Manet
3, place Jean Grandel
92230 Gennevilliers
M° Asnières - Gennevilliers Les Courtilles, RER C Gennevilliers
France
Phone : +33 (0)1 40 85 67 40
Fax : +33 (0)1 47 99 33 30
Mail : embamanet@ville-gennevilliers.fr
Internet Site : www.ville-gennevilliers.fr/culture/ecole-municipale-des-beaux-arts-galerie-edouard-manet/
Description:
Virginie Barré, Daniel Dewar & Grégory Gicquel, Daniel Firman, Loris Gréaud, Rainier Lericolais, Pierre Savatier, Raphaël Zarka

jusqu'au 1er mars

L'exposition « Amorce(s) » présente les acquisitions réalisées ces trois dernières années dans le cadre de la programmation de la galerie Edouard Manet. S'il évoque une nouvelle orientation du Fonds d'art contemporain de la ville de Gennevilliers, le pluriel du titre suggère également la notion de point de départ, de commencement d'une histoire, d'une nouvelle forme de relation au spectateur, au récit et à l'art... (Lionel Balouin, commissaire de l'exposition).

[18:00-21:00] vernissage collectif à la galerie Art Présent
Location:
Galerie Art Présent
79, rue Quincampoix
75003 Paris
M° Les Halles, Rambuteau, Etienne Marcel
France
Phone : +33 (0)1 40 27 80 25
Fax : +33 (0)1 42 78 03 07
Mail : info@galerieartpresent.com
Internet Site : www.galerieartpresent.com
Description:
DU 02 AU 15 FEVRIER 2008

Peintures
- Hicham Aouichi
- Paul Bergignat
- Maguy Bugeaud
- Gisel
- Béatrice Gentile
- Jean-Michel Monès Del Pujol
- Alain Pigot
- Nelly Tréguier-Tellier

Sculptures
- Osvaldo Moi
- Harri Huijsman

[18:30-21:30] Finissage de Klara Beer
Location:
Hôtel Beaumarchais
3, rue Oberkampf
75011 Paris
M° Filles du Calvaire, Oberkampf
France
Phone : +33 (0)1 53 36 86 86
Internet Site : www.hotelbeaumarchais.com
Description:
du 10 janvier au 5 février 2007
Finissage le mercredi 6 février 2008 de 18h30 à 21h30

"Par son épaisseur, ses sables mouvants et ses fossiles polymorphes, la structure de la peinture figure le processus de la mémoire. Glissements, plissements, désirs, douleurs hâtent la transformation et les phénomènes tectoniques. Qu'elle soit volontaire ou involontaire, la mémoire est plastique, c'est-à-dire modelable. C'est cette géologie (ou cette neurologie) qui m'intéresse, et si je cherche à explorer les failles où le travail s'installe, c'est sans attrait pour l'autofiction ou autres récits de vie linéaire, sans chercher à reconstituer quoi que ce soit.

Je suis dans le présent, dans mon propre corps, lieu seul et unique où la perception du monde comme le mouvement de la mémoire me sont accessibles. Le temps ne se divise pas, il est toujours au présent. C'est à partir du présent que je peux me représenter ses strates, transformant ainsi en fiction le vécu, en prescience l'oubli, en invention l'ignoré. Alors ce temps toujours autre se charge de polysémies, tantôt accéléré, tantôt ralenti. Je veille, évitant l'excès de bruits, préférant les silences.

Laisser pressentir l'envers et le cœur du tissu, donner une forme à cette topographie au-delà du contour, voilà ce vers quoi je tends."
Klara Beer

Un événement orchestré par Euro-Talents
Infoline : + 33 (0)6 99 55 75 75
Partenaires
www.art-express.fr
www.pressbook.com
www.allo-coaching.com

[18:30] Remise des insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur à de Saint-Sernin
Location:
Le Sénat
Palais du Luxembourg
15, rue de Vaugirard
Palais du Luxembourg
75291 Paris Cedex 06
M° Odéon, Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 42 34 20 00
Fax : +33 (0)1 42 34 26 77
Internet Site : www.senat.fr
Description:
Salons de la Présidence du Sénat

Remise des insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur à Frédéric de Saint-Sernin, président du stade Rennais F.C., par Christian Poncelet, président du Sénat

[18:30-21:00] Vernissage de Georges Kounalis "Du cercle les révolutions"
Location:
Maison de la Grèce
Communauté Hellénique de Paris et des Environs
9, rue Mesnil
75016 Paris
M° Victor Hugo
France
Phone : +33 (0)1 47 04 67 89
Mail : list.chpe@gmail.com
Internet Site : www.communaute-hellenique.org
Description:
Vernissage le mercredi 6 février à 18h30
16h30 à 20h tous les jours sauf le dimanche

Dans le cadre de ses activités culturelles, à l'occasion du dixième anniversaire de l'association, Crète terre de rencontres présente une exposition du célèbre peintre crétois Georges Kounalis: "Du cercle les révolutions", une sélection de tableaux sur les thèmes de l'arbre, de la musique et de l'Erotokritos.

[18:30-21:00] Vernissage de photos de Madagascar
Location:
Maison des associations gervaisiennes
3, place Anatole France
93310 Le Pré-Saint-Gervais
M° Pré-Saint-Gervais, T3b Butte du Chapeau-Rouge
France
Phone : +33 (0)1 49 42 73 78
Fax : +33 (0)1 49 42 73 71
Mail : mag@villedupre.fr
Internet Site : www.villedupre.fr/vie_associative.html
Description:
Du mercredi 6 février au samedi 1er mars

« Compte rendu en images d'un voyage hors du commun ! »
Vernissage le mercredi 6 février à partir de 18h30.
Renseignements au service jeunesse 01 47 42 29 54.



[19:00] Annonce des lauréats du Prix Dan David
Location:
Ministère de la culture et de la communication
182, rue Saint-Honoré
3, rue de Valois
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre, Louvre - Rivoli
France
Phone : +33 (0)1 40 15 80 00
Internet Site : www.culture.gouv.fr
Description:
Annonce des lauréats du Prix Dan David, prix international récompensant des travaux scientifiques et artistiques d'excellence dans les trois dimensions temporelles : le Passé, le Présent et le Futur

[19:00] Cérémonie de remise des 23es Grands Prix du Festival Automobile International
Location:
Musée de l'Armée
Hôtel national des Invalides
129, rue de Grenelle
75700 Paris 07 SP
M° La Tour-Maubourg, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 44 42 38 77
Mail : accueil-ma@invalides.org
Internet Site : www.invalides.org
Description:
Le Festival Automobile International se tiendra à Paris, dans le cadre de l'Hôtel des Invalides, du 7 au février 2008. L'occasion pour le public de découvrir deux grandes "premières mondiales". Celle d'accueillir une manifestation publique de cette nature en l'Hôtel des Invalides et celle de créer une exposition sans équivalent dans l'univers de l'automobile.

Après Chamonix, puis Paris avec le Ritz Place Vendôme et le Grand Palais, Rémi Depoix, Président et Fondateur du Festival Automobile International, a souhaité porter plus haut encore le prestige de cette manifestation.

L'Hôtel des Invalides est un lieu unique, solennel et majestueux. Il accueillera avec élégance un événement artistique totalement dédié à la beauté et au design automobile. Une structure transparente de plus de 4000 m² y sera édifiée pour accueillir la cérémonie d'ouverture de la 23ème édition du Festival et l'exposition des concept cars. Une mise en scène particulièrement innovante de l'exposition et la présentation des modèles seront conçues avec le concours de l'architecte Jean-Michel Wilmotte, par ailleurs Président du Jury du Festival.

[19:00] Exposition sur Schavarch Missakian
Location:
Maison des Étudiants Arméniens
57, boulevard Jourdan
75014 Paris
M° RER B Cité Universitaire, Porte d'Orléans
France
Phone : +33 (0)1 44 16 10 60
Fax : +33 (0)1 44 16 10 61
Mail : maison.armenie.ciup@free.fr
Description:
du 6 au 8 février de 19h30 à 21h30

Cette exposition retrace la vie et le destin d'une grande figure de l'intelligentsia arménienne de France, Schavarch Missakian.

Né en Arménie occidentale, il a été le témoin du génocide de 1915 avant de rejoindre la France, où dans l'exil il fonda en 1925 le quotidien en langue arménienne Haratch.

En articulant les événements et les lieux qu'il a traversé tout au long de sa vie, l'exposition rend hommage à l'extraordinaire personnalité que fut cet homme de courage qui a marqué son époque.

[19:00] Grand Prix KRéA ANAé-Bedouk
Location:
Paris Expo - Porte de Versailles
Parc des Expositions de Paris
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris
M° Porte de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 43 95 37 00
Fax : +33 (0)1 43 95 30 31
Internet Site : www.viparis.com/viparisFront/do/centre/paris-expo-porte-de-versailles/Accueil
Description:
Paris Expo - Porte de Versailles

Les meilleurs opérations de communication événementielle sont récompensés et distinguées par un jury d'experts reconus dans 6 catégories : évenements grand public, conventions internes, soirées événementielles, voyages incentives, congrès et développement durable

Société Organisatrice : Bedouk Meetings & Events Media
Personne à contacter : Marie Castel
Coordonnées de la personne à contacter : contact : par email ou 01 56 79 96 39

[19:00-22:00] Lancement du #26 du magazine REDUX
Description:
WASSUP - 17 rue du Cygne - 75002 Paris

avec Candy CLASH pour un concert intimiste

[19:00] Vernissage d'August Sander - une sélection des des portraits
Location:
Goethe-Institut - Galerie Condé
31, rue de Condé
75006 Paris
M° Odéon, RER B Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 40 46 69 60
Fax : +33 (0)1 40 46 69 61
Mail : conde@paris.goethe.org
Internet Site : www.goethe.de/paris
Description:
August Sander - une sélection des des portraits
"Hommes du XXe siècle"

7 février - 29 mars 2008
Vernissage : Mercredi 6 Février, 19h
Exposition ouverte les jeudis et vendredis de 14h à 19h, le samedi de 14h à 18h

En marge de l'exposition « Résonances I» du Musée du Jeu de Paume (jusqu'au 17 février à l'Hôtel de Sully)

Quarante-six photographies présentées par la Galerie Condé du Goethe-Institut, en collaboration avec Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur, Cologne. L'œuvre d'August Sander (1876-1964) dut attendre les années 1950 pour être (re)découverte en Allemagne. En France, sa réception passa par les Etats-Unis, la première grande exposition internationale de Sander ayant eu lieu au Musée d'Art Moderne de New York en 1969, soit cinq ans après sa mort.

"Depuis ses débuts, la photographie vit en entente parfaite avec l'histoire : elle en est souvent le complément précieux. L'histoire de la photographie nous en fournit de nombreux exemples ; un des plus remarquables est celui que nous offre August Sander : entre 1918 et 1936, il réalise des centaines de portraits de ses semblables, vivant comme lui les trois Allemagne qui se succèdent, celle du Kaiser Guillaume II, de la République de Weimar et enfin du National-Socialisme hitlérien. Qu'était cette Allemagne dite des "années folles" ? Quelle en était la structure sociale après la défaite de 1918 et l'effondrement économique qui s'ensuivit ? En un mot, comment se comportaient ses habitants vers 1930 ? C'est l'œuvre d'August Sander qui nous apporte le témoignage le plus bouleversant sur cette période et non le livre d'histoire que l'on a l'habitude d'interroger.

[...] Sander a donc le projet laborieux et presque obsessionnel de laisser un portrait de l'Allemagne où, à travers les implications politiques, chaque type social, chaque métier sera représenté.

[...] Il ne prend pas ses portraits à la sauvette. Avec méthode, il cadre de la même façon le médecin ou le chômeur, le révolutionnaire ou le SS."
Jean Dieuzaide

[19:00] Vernissage d'Hubert de Lartigue
Location:
Black Lotus
Vêtements fetish cyber goth kawaii à forte personnalité
93, rue des Couronnes
75020 Paris
M° Pyrénées, Couronnes
France
Mobile : +33 (0)6 28 35 32 32
Internet Site : www.blacklotus.fr
Description:
http://hubertdelartigue.blogspot.com

Vernissage d'Hubert de Lartigue

[19:00] Vernissage de Fatiha Rahou
Location:
Centre Culturel Algérien
171, rue de la Croix-Nivert
75015 Paris
M° Boucicault
France
Phone : +33 (0)1 45 54 95 31
Fax : +33 (0)1 44 26 30 90
Mail : contact@cca-paris.com
Internet Site : www.cca-paris.com
Description:
peintures

Du lundi 4 février au samedi 23 février 2008

L'artiste a choisi comme support d'expression la peinture sous verre. Elle puise son inspiration dans cette tradition tout en la dépoussiérant. L'extraordinaire miroitement de ses « toiles » dont le verre rehausse la scintillation.

Vernissage de Fatiha Rahou

[19:00] Vernissage du photo reportage "Karnaval dunKerque"
Location:
MJC de Palaiseau
Parc de l’Hôtel de Ville
91120 Palaiseau
M° RER B Palaiseau
France
Phone : +33 (0)1 60 14 29 32
Mail : contact@mjcpalaiseau.com
Internet Site : www.mjcpalaiseau.com
Description:
Vernissage le mercredi 6 février 2008 à partir de 19h
du 4 au 25 février 2008 de 10 à 22h du lundi au vendredi et de 10 à 18h le samedi

Le Photo-Club de la MJC de Palaiseau (91) a réalisé un reportage photographique sur le Carnaval de Dunkerque en 2007.

Désordre orchestré et violemment festif. autour de la statue de Jean Bart devenue le temps d'un week-end le nombril du monde des carnavaleux par le photo-club de la mjc de Palaiseau.

Bals et rigodons, chants et chapelles, Karnaval n'est pas mort, DunKerque l'a ressuscité depuis longtemps. Des hommes déguisés en femmes, des femmes déguisées en femmes femmes, des femmes femmes déguisées en femmes femmes femmes, ce qui n'est pas peu dire. Le rouge à lèvres, ce n'est pas que pour les yeux et leurs contours. Bonjour les majorettes. Aux propositions de ouich, répondre nonch. Le désordre y est orKestré par un tambour major, grognard des traditions et surtout de leur esprit. Les harengs pleuvent sur une foule forte comme une mêlée d'Ecossais. Le ouch ouch ouch est entonné et Jean Bart sur son piedestal devient le nombril du monde. L'hymne à ... raisonne, monte au ciel. Karnaval prend un K komme Karactère. Karnaval, c'est pas de la petite bière. Patron, une autre !

[19:30-21:30] Nouvel an Chinois 2008
Location:
Asian
30, avenue George V
75008 Paris
M° George V, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 56 89 11 00
Mail : comm@asian.fr
Internet Site : www.asian.fr
Description:
Danse du Lion
Danses Traditionnelles Chinoises
Musicienne Traditionnelle Chinoise
Chanteuse traditionnelle chinoise
Danse d'Opéra de Pékin
Danse des Masques « Permutation des Visages »
Performance d'Arts Martiaux




[20:00] Ouverture du cycle consacré à Jeanne Moreau
Location:
La Cinémathèque Française
Musée du Cinéma
51, rue de Bercy
75012 Paris
M° Bercy
France
Phone : +33 (0)1 71 19 33 33
Mail : contact@cinematheque.fr
Internet Site : www.cinemathequefrancaise.com
Description:
Ouverture du cycle consacré à Jeanne Moreau, en sa présence

Projection du film « Le journal d'une femme de chambre » de Luis Bunuel

18:00
19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
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