Friday, February 8, 2008
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08
February 2008
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  Exposition de JEAN-MICHEL ATLAN, détrempes et peintures
Location:
Galerie Jacques Elbaz
1, rue d'Alger
75001 Paris
M° Tuileries, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 40 20 98 07
Fax : +33 (0)1 40 20 98 09
Mail : galeriejacqueselbaz@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriejacqueselbaz.com
Description:
17 chefs-d'oeuvre retracent le parcours fulgurant de Jean-Michel Atlan, de son entrée en peinture à la veille de sa mort.

Exposition du 17 janvier au 22 mars 2008
Du mardi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30

Aucune exposition n'avait présenté de façon si cohérente l'oeuvre peint de Jean-Michel Atlan depuis la grande rétrospective du Musée national d'Art moderne à Paris, en 1963. Pour la première fois depuis plus de quarante ans, la création d'Atlan se laisse appréhender de l'entrée en peinture de l'artiste à la veille de sa mort.

Après Atlan, Peintures, Grands formats, en 2002, la Galerie Jacques Elbaz propose une traversée exceptionnelle de l'oeuvre d'Atlan et livre une vision inédite du travail de l'artiste.

Cette exposition consacrée à Jean-Michel Atlan est très certainement la plus importante qu'une galerie puisse présenter avant longtemps. Engagé auprès de l'oeuvre d'Atlan depuis la fin des années 1960 comme collectionneur puis comme marchand, Jacques Elbaz sait qu'il ne pourra plus jamais réunir un tel ensemble.

Dix-sept tableaux, dix-sept chefs-d'oeuvre. Tous marquant une étape particulière dans l'oeuvre d'Atlan, tous définissant une recherche et une évolution permanentes. Un parcours fulgurant témoin d'une oeuvre livrée en quinze ans à peine…

1947-1959. Remarqué dès ses débuts par Gertrude Stein, Denise René ou Aimé Maeght, Atlan se place d'emblée au premier plan de la scène artistique et s'imposera parmi les figures majeures de son temps. Avec une liberté unique dans sa génération, il ne suivra jamais que sa voie propre, porté au-delà des modes par la seule nécessité de son oeuvre. OEuvre impossible à rattacher à aucun mouvement contemporain, oeuvre profondément originale…

“Aujourd'hui encore la peinture d'Atlan ne cesse de nous surprendre”, souligne Jacques Elbaz.

Parmi les oeuvres présentées, certaines affichent de très beaux itinéraires muséaux. D'autres, acquises directement auprès de l'artiste, sortent pour la première fois de collections particulières et n'ont jamais été exposées.

Jalons d'une exposition conçue en véritable hommage à l'artiste, Le Kybalion, Portugal, Cléopâtre, Rhapsodie gitane, Zénith, Zarathoustra, Ishtar II, Opéra noir II, ou même Sans titre, chaque oeuvre impose l'arrêt tandis que toutes portent ensemble une lumière singulière sur l'oeuvre d'Atlan.

Pièce d'une grande rareté, Rhapsodie gitane, 1958, est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de ce format présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible.

A l'occasion de cette exposition, la Galerie Jacques Elbaz éditera un catalogue reproduisant l'ensemble des tableaux présentés.


UN DESTIN SINGULIER

“C'est mon destin sans doute d'abandonner les routes trop publiques.
Comme le dit le proverbe berbère, quand les sauterelles arrivent,
il vaut mieux planter sa tente ailleurs. Et la mode, en peinture, fait
bien plus de ravages que les sauterelles”
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 19591

1930. Jean-Michel Atlan a dix-sept ans ; l'attrait de l'inconnu oriente déjà son destin. Fils d'une famille de Constantine passionnée par l'étude de la Kabbale, il part pour Paris, s'inscrit en philosophie à la Sorbonne. Très vite, sa quête dépasse les murs de l'université. Il découvre la vie, rêve de changer le monde. Il se tourne vers la politique et milite contre le colonialisme et les fascismes montants.

1940-1941. Le destin le presse. Sa trajectoire d'artiste se précise. Professeur de philosophie, il est révoqué du fait des lois antisémites. Livré à lui-même, il découvre la poésie. Il écrit, dessine et peint. Paraissent les poèmes Initiation des mortes puis Autres soleils et autres signes dont Gaston Bachelard souligne la singulière “valeur germinative”2. “Fait capital”3 : il rencontre Denise et s'installe avec elle, par “hasard” dans un atelier d'artiste, rue de la Grande Chaumière, à Montparnasse.

1942. La vie du poète bascule dans les ténèbres. Résistant dès le début de l'Occupation, le couple Atlan est arrêté et incarcéré. Atlan feint la folie, prétend être Evêque de Constantine et communiquer par télépathie avec sa femme, et trouve asile à Sainte-Anne.

1944. Marche irréversible : le poète est devenu peintre. Dans sa tenue d'interné, il prend part à la Libération de Paris, habité par l'idée de se procurer couleurs, toiles et pinceaux. Révélation pour la critique, adieu à l'écriture pour l'auteur, paraît Le sang profond, réunissant ses poèmes. Pour la première fois, il expose ses peintures et ses dessins à la Galerie L'Arc-en-Ciel, à Paris. Précurseur, son art explore déjà les voies de l'informel.

1945. Débute un parcours fulgurant dans le monde artistique d'après-guerre. D'emblée les portes des salons et des galeries parisiennes s'ouvrent à lui. Jean Paulhan, Clara Malraux, Arthur Adamov, reconnaissent son talent, ainsi que Gertrude Stein qui fait l'acquisition de six toiles bientôt montrées à Londres et à New York et projette de lui consacrer un ouvrage. Ses oeuvres circulent au Japon. Il entreprend d'illustrer Description d'un combat de Kafka et s'initie à la lithographie.

1946-1947. La peinture d'Atlan se révèle pleinement. Le succès est immédiat. Il est l'un des premiers artistes présentés dans la toute nouvelle Galerie Denise René. Après Matisse, Braque, Picasso, Bonnard, Léger, il entre dans le temple d'Aimé Maeght et signe un contrat avec la prestigieuse galerie en 1947. Il participe ainsi aux expositions Le noir est une couleur puis Sur quatre murs, et fait l'objet de deux importantes expositions personnelles. Ses oeuvres figurent dans l'exposition L'imaginaire à la Galerie du Luxembourg. Etudes, articles et interviews se multiplient, marquant l'intérêt de la critique pour l'artiste.

1948. A trente-cinq ans, Atlan est reconnu comme un artiste majeur et commence à exposer à l'étranger4. La route ouverte est royale. Pourtant il bifurque pour suivre sa voie propre, en marge de la scène artistique parisienne et de ses modes. Il rompt son contrat avec la Galerie Maeght. Jusqu'en 1956, il ne présentera aucune exposition personnelle à Paris. A Aimé Patri, il déclare : “Nous sommes quelques-uns que l'on désigne comme peintres abstraits mais qui redoutons qu'on vienne, en faisant la théorie de cet art, nous prêcher un nouveau dogmatisme”5.

Atlan s'inscrit en marge. Ses contemporains viennent à lui. Son influence s'étend. Dans le Paris d'après-guerre, son “pouvoir de rayonnement” est alors “le seul comparable à celui de Picasso trente ans plus tôt”6 témoigne Michel Ragon.
“Les samedis d'Atlan” font parler d'eux dans les milieux artistiques du monde entier. Peintres, écrivains, ouvriers, intellectuels, voyageurs, modèles et visiteurs en tout genre convergent vers l'atelier de la Grande Chaumière. Ainsi Pollock, Asger Jorn, Hartung, Poliakoff, Soulages, Picabia, Okamoto, Michaux, Ionesco, Paulhan, Adamov…

Résolument inclassable, la peinture d'Atlan aborde les années 1950 et le monde. Au-delà des idées d'abstraction et de figuration. Echappant à tous les mouvements qui émergent sur la scène d'après-guerre.

1949. Les expositions personnelles de l'artiste ont lieu à Venise, à la Galerie Sandri, et à Copenhague, au Salon Corner. Sollicité par la revue Cobra, il expose aux côtés de ses représentants sans jamais adhérer à leur groupe, marquant là encore sa singularité.

1953-1954. Il participe au Salon de mai à Paris, puis aux expositions organisées par Jean Cassou en Israël et en Yougoslavie. Au Japon, où ses oeuvres sont diffusées en cartes postales, il exerce une forte influence, suscite de nombreux articles et reçoit un accueil exceptionnel lors de l'exposition Art occidental à Tokyo.

1955. En une décennie, la peinture d'Atlan est arrivée à maturité. “Vivantes”, les formes qu'elle engendre respirent et s'approfondissent de chef-d'oeuvre en chef-d'oeuvre. Il revient sur la scène parisienne, magistral. A la Galerie Charpentier7, il est l'artiste phare de l'exposition “Ecole de Paris 1955” dont il réalise l'affiche. Dans l'exposition Trente peintres de la nouvelle Ecole de Paris, à la Galerie Craven, il prend place aux côtés de Dubuffet, Fautrier, Hartung, Poliakoff, Soulages, de Staël, Vieira Da Silva.

1956-1957. Atlan a tenu tête. Paris s'incline. Et consacre son art. Sa première exposition personnelle à Paris depuis près de dix ans, à la Galerie Henry Bing, lui vaut un succès sans précédent. En 1957, les expositions consacrées à l'artiste au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Musée Picasso d'Antibes, donnent la mesure d'une oeuvre majeure. Ses toiles figurent dans les expositions Depuis Bonnard au Musée national d'Art moderne à Paris, et Nouvelle Ecole de Paris au Musée Bridgestone à Tokyo.

1958. Son succès est à son apogée, succès que peu d'artistes connaissent de leur vivant. Il décide de s'isoler et quitte Paris. Il acquiert une maison à Villiers-sur-Tholon dans l'Yonne, y installe son atelier, et entre dans sa période la plus productive. Les expositions se succèdent : expositions personnelles à la Galerie del Naviglio à Milan et à la Galerie Czwiklitzer à Cologne ; expositions collectives au Musée national d'Art moderne et à la Galerie Charpentier à Paris, à la Galerie Wildenstein à New York. En France et à l'étranger, plusieurs musées acquièrent des tableaux : La Kahena, 1958, rejoint le Musée national d'Art moderne à Paris et Baal Guerrier, 1953, la Tate Gallery de Londres.

1959. Londres. Premiers coups portés par la maladie. Atlan riposte. Hospitalisé lors de son importante exposition à la Kaplan Gallery, il regagne l'atelier de Villiers-sur-Tholon. Très affaibli, il déploie dans sa peinture une force surprenante. Ainsi le remarquable ensemble de détrempes, d'huiles et de pastels bientôt exposés à la Galerie Henry Bing. Et les chefs-d'oeuvre destinés aux expositions programmées à New York et Tokyo… “J'attache une très grande importance à cette manifestation à Tokyo et je vais réserver mes meilleures toiles”8 écrit-il. Mais il n'y assistera pas… son destin est scellé.

1960. Retour à l'atelier de la Grande Chaumière, et à Montparnasse. Atlan meurt quelques jours plus tard, à quarante-sept ans. La nouvelle est relayée à travers le monde. En France, la presse célèbre l'artiste de Cimaise à Paris-Match. A New York, toutes les toiles de l'exposition “Atlan, recent paintings and gouaches” organisée par Théodore Schempp à la Galerie The Contemporaries, sont vendues le soir même du vernissage. Les Hommages à Atlan se succèdent au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, à la Kunsthaus de Zurich, au Salon Corner de Copenhague. Suivront, la grande rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et celle, du Tel-Aviv Museum of Art en 1964. En 1980, le Musée national d'Art moderne, Centre Georges Pompidou, consacrera aussi une exposition à l'artiste.


“AUTRES SOLEILS ET AUTRES SIGNES”

“Je suis aorte et je suis temps
Et je cherche au profond de la torpeur Nature
D'autres soleils
Et d'autres signes”
Jean-Michel Atlan, “Autres soleils et autres signes”, 1941

“Quand une forme est vivante elle n'est plus ni abstraite ni figurative”
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 1959

“Une originalité frappante”, soulignait Gertrude Stein dès sa première visite à l'atelier de l'artiste en 1945. Une originalité si radicale même qu'” intolérable”9 pour certains ; une originalité irrécusable, que l'on aime, ou non, cette peinture…

La peinture d'Atlan est la terre inconnue dont le jeune poète parti à la recherche “d'autres soleils et d'autres signes” annonçait l'abord. “Un univers de lignes et de couleurs qui n'emprunte pas à la littérature, qui ne ressemble pas à ce que l'on appelle la réalité, mais qui constitue par lui-même une réalité”10, commente l'artiste en 1945 lors d'une interview parue dans la revue Continuity…

Un univers engendrant ses propres formes, un univers que toute terminologie contemporaine devait échouer à décrire. Traité “comme une unité organique et biologique et non simplement comme une unité mécanique ou géométrique”11, l'espace pictural d'Atlan ne pouvait s'identifier à l'art abstrait – alors précisément lié à l'idée de géométrie et étranger à celle de nature – pas plus qu'à l'art figuratif. De même qu'à aucun mouvement d'après-guerre – de l'abstraction lyrique à l'art gestuel et à l'art autre, de l'art informel au tachisme – se situant, par essence, au-delà de tout académisme, de toute théorie.

“Je ne suis pas abstrait ni du point de vue du climat de mes oeuvres […] ni du point de vue exécution. Une forme m'intéresse seulement quand elle vit (ou quand j'ai réussi à la faire vivre), et alors elle n'est plus “abstraite”, elle est vivante”, précise Atlan. Et d'ajouter : “je ne suis pas figuratif, du moins jusqu'à présent, parce que les formes qui m'ont pris aux entrailles (et hors de ça point de peinture) sont celles qui dépaysent le spectateur (l'homme, moi-même), qui lui font tout à coup percevoir qu'il est environné, “du dedans” et en dehors, de forces terribles (et parfois hostiles), mystérieuses et familières à la fois”12.

L'art d'Atlan plante ailleurs ses racines. Il est assurément bien plus proche de celui “des Noirs, des Assyriens, des Etrusques et des romans”13 que de celui d'une quelconque école occidentale, des renaissants italiens jusqu'aux mouvements contemporains. Mais cette proximité jamais ne bascule dans un exotisme facile. Cet “aspect barbare” qui caractérise la peinture d'Atlan tient à l'érotique et au magique, à sa “violence créatrice”14, à sa partie liée avec les danses sacrées…


ATLAN, DANSEUR “DES DANSES SACRÉES”

“Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde
une étoile dansante”
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra 15

“Un orage menaçait dans le ciel, comme si la nature avait voulu par la foudre
détruire toutes les formes existantes pour en recréer de nouvelles”
Marquis de Sade, Juliette16

Des oeuvres “magnifiquement construites, sans concession, qui se dressent avec force” : Voilà ce qu'incarnent les primitifs au regard de l'artiste et qui évoque sa propre peinture ; voilà la “violence créatrice” qui “l'émeut”. C'est du chaos qu'émerge l'oeuvre, luttant pour conquérir ses formes et sa matière, se confrontant à des “forces magiques infiniment redoutables”17 pour gagner son existence…

L'art d'Atlan est celui “d'appréhender les rythmes essentiels de la nature, de les capter”18, de “respirer avec eux”, pour les restituer jugulés dans une peinture qui est geste : l'artiste “ne peint pas seulement avec ses yeux mais avec le mouvement de son corps et de ses muscles”19.

Son geste appartient au domaine du sacré : “mes lignes de forces m'auraient conduit, en un autre temps à être sorcier ou danseur. Danseur dans le sens des danses sacrées, mystiques, magiques. Je me sens proche des “hassidim”, des derviches musulmans, des danseurs bouddhistes, des envoûtés nègres d'Afrique ou d'Amérique. […] Ce ne sont pas les musées qui m'ont conduit à ma vocation de peintre, mais les chamans”20, souligne Atlan.

“Ce sont les rythmes qui engendrent les formes, qui partagent l'espace de la toile, qui créent une architecture vivante et qui donnent enfin la vie à des formes sur lesquelles on ne peut pas mettre un nom”21, et les rythmes “n'existent qu'en animant la matière”22, une matière capable de leur “résister”. Tandis que “le rythme se brise, se complique”, la peinture consiste en cette “ lutte” qui lui “redonnera son unité et sa simplicité”23…

“Le peintre est avant tout un danseur, un danseur “abstrait” qui s'élance dans l'espace de la toile”24 : “j'ai l'impression que ma peinture est elle-même danse et aussi que la danse des vrais “danseur” se suffit à elle-même et pourrait tout aussi bien se passer des décors, que peut-être même de la musique. Si on ajoute paradoxalement que la vraie danse pourrait aussi se passer du danseur, alors on est déjà très prés de ma peinture”25, conclut Atlan.


1947-1959 : UNE TRAVERSÉE EXCEPTIONNELLE

“Ma peinture, en tout cas, est ouverte […]
Chacune de mes toiles diffère de la précédente, marquant des incursions
inattendues dans des mondes à explorer.
Je m'efforce toujours de reculer mes limites et de ne jamais m'enfermer”
Jean-Michel Atlan, extrait de correspondances avec Michel Ragon26

Description d'un combat de Kafka illustré de trente-deux lithographies d'Atlan préludera à la traversée de l'oeuvre peint. Travaillant à même la pierre “au profit du seul noir et blanc, du dessin et de la lumière”, le peintre “découvre la matière et apprend la couleur”27… Edité en 1946 par Maeght à trois cent cinquante exemplaires, ce très bel ouvrage dont les illustrations furent réalisées à partir de 1945 donna lieu à une exposition à l'Hôtel du Port Royal, à Paris, en 1947.

Le parcours débute avec Sans titre, 1949, huile sur toile (130x97cm) exécutée entre 1947 et 1949 au sortir de premières recherches et des “impasses”28 de l'informel.

Atlan entre véritablement en peinture avec des oeuvres d'une profonde originalité. Sur fond de nuit, des formes arrondies ou piquantes, parfois allusives, convulsent et viennent occuper l'espace entier de la toile tandis que la lumière perce par trouées.
Au regard des oeuvres d'Atlan répertoriées à ce jour, aucune toile avant celle-ci n'avait été réalisée dans ce format, le plus grand qu'il ait alors jamais utilisé29 depuis ses débuts. Bien qu'il soit certainement l'un des plus importants de cette période, ce tableau est exposé pour la première fois.

Suit Sans titre, 1953, pastel et fusain sur carton (100x65cm) emblématique de l'inspiration totémique alors très sensible dans l'oeuvre d'Atlan. Une oeuvre qui signe aussi la parfaite maîtrise de techniques employées tout au long de sa production. Provenant d'une collection particulière parisienne, cette pièce acquise directement de l'artiste n'a jamais été exposée.

En phase de transformations profondes, la peinture d'Atlan s'achemine très vite vers la maturité : Sans titre, 1954, huile sur toile (100x65 cm), marque un premier tournant dans les recherches de l'artiste. Un cerne noir vient désormais définir chaque forme et souligne les bords de la toile, organisant l'architecture du tableau, élaborant son rythme même. Spirales, hachures, dents de scie, les motifs antérieurs perdurent et évoluent comme autant de fils conducteurs dans l'oeuvre d'Atlan, de même qu'un certain caractère totémique.
Cette toile participa aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963 et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964, ainsi qu'à l'exposition Dix ans d'art vivant 1945-1955, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence en 1966.

Une nouvelle étape du parcours s'engage avec trois tableaux datés de 1956, des oeuvres magistrales signant la maturité atteinte par l'artiste autour des années 1954-1955. Sensible mais appelé à disparaître toujours plus au profit de la recherche rythmique et de l'abstraction des formes, l'aspect totémique de la peinture d'Atlan devient éminemment personnel. Le cerne noir s'épaissit, tendant parfois à se faire lui-même forme, et souligne désormais chaque forme en présence, de sorte qu'il n'existe plus de fond. La matière picturale gagne en densité, se révélant au coeur de la recherche permanente de l'artiste.

Le Kybalion, 1956, huile sur toile (100x100 cm), compte sans doute parmi les oeuvres les plus connues de l'artiste, tant il fut exposé et reproduit. Montré pour la première fois au Musée Picasso d'Antibes lors de l'exposition Atlan, en 1957, il figurait notamment dans l'Hommage à Atlan au Salon de mai à Paris en 1960, puis dans les rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne de Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964…

Sans titre, 1956, huile sur toile (146x89cm), participa en 1956 à l'exposition Atlan à la Galerie Henry Bing à Paris dont le succès fut sans précédent. Cette toile provient d'ailleurs de l'ancienne Collection Henry Bing. Elle fut montrée pour la dernière fois lors de la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

Sans titre, 1956, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur français, n'a quant à elle jamais été exposée.

En pleine possession de son art, Atlan n'a de cesse de poursuivre ses recherches. A la manière d'un organisme vivant, sa peinture continue de se développer. Et chacun de ses états paraît unique. Ainsi les quatre toiles majeures datées de 1957 qui composent la suite de l'exposition.

Parmi les chefs-d'oeuvre de l'artiste, Portugal, 1957, huile sur toile (146x89cm) d'autant plus importante qu'elle fut l'une des oeuvres les plus chères à Atlan. A preuve, les différentes photographies montrant l'artiste à ses côtés ou la mettant en évidence. Présentée au Salon de mai à Paris en 1958, Portugal participait aussi à l'Hommage à Atlan de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo en 1963, et aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964.

En écho à Portugal, vient Cléopâtre, 1957, huile sur toile (130x81cm), imposant également l'arrêt. Découvert lors de l'exposition personnelle de l'artiste à la Galleria del Naviglio, à Milan, en 1958, ce tableau n'a pas été montré depuis la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

On remarquera aussi Sans titre, 1957, huile sur toile (146x89cm) présente dans les expositions consacrées à l'artiste à la Galerie Henry Bing, à Cannes, à la fin de l'année 1965, puis à la Galerie Saint-Léger, à Genève, en 1971.

Plus loin, Sans titre, 1957, huile sur toile (130x81cm), annonce une nouvelle évolution dans la peinture d'Atlan. Si chaque forme se trouvait auparavant cernée de noir et comme saisie dans sa mouvance, seules certaines d'entre elles le sont désormais, d'autres évoluant alors de façon distincte, comme en fond.

Dernières années de production d'Atlan, années les plus abondantes signant son grand oeuvre, 1958 et 1959 appellent à d'autres métamorphoses. L'artiste atteint à une maîtrise surprenante de la composition rythmique. Le cerne noir se fait écriture, calligraphie singulière, tandis que les formes s'organisent dans des jeux de contrastes et de miroirs…

Zénith, 1958, huile sur toile (116x73cm) exposée lors de la rétrospective Atlan au Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et Sans titre, 1958, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur espagnol et exposée pour la première fois, ouvrent la voie à des mutations profondes et à Rhapsodie gitane, 1958, oeuvre musicale entre toutes, consacrant l'itinéraire entier du peintre…

Rhapsodie gitane est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de cette dimension présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible. Les deux autres oeuvres de ce format se trouvent respectivement conservées à la Tate Gallery à Londres (Bâal Guerrier, 1953) et dans une importante collection américaine (Sans titre, 1956).

Cette oeuvre est d'autant plus rare que les très grands formats d'Atlan, onze toiles seulement, toutes des oeuvres majeures, ont déjà rejoint pour la plupart les plus prestigieuses collections muséales et particulières. Le dernier passage d'une de ces toiles sur le marché remonte à 1989 ; elle fut présentée en 2002 à la Galerie Jacques Elbaz lors de l'exposition Atlan, Peintures, Grands Formats.

Parcours exceptionnel pour une oeuvre exceptionnelle : Rhapsodie gitane, participait en 1963 à la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris, et à l'Hommage à Atlan lors de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo, puis en 1964 à la rétrospective Atlan du Museum of Art de Tel-Aviv. En 1966-1967, au départ du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, elle faisait l'objet d'une exposition itinérante en Belgique, Art français contemporain, vingt peintres français, et prenait également part à l'exposition 24 franske malere 1946-1966 au Kunstforemingen, à Copenhague. A Paris, on la vit pour la dernière fois il y a plus de vingt ans, au Grand Palais, en 1985, lors de l'exposition De la Bible à nos jours.

En regard de cette oeuvre magistrale, trois importantes détrempes témoignent de l'importance de ce procédé familier à l'artiste explorant sans cesse la matière picturale : “une matière qui peut […] n'être qu'une poudre presque impalpable ; ou bien épaisse comme le ciment du maçon” ; une matière conçue comme “la chair du tableau”30.

Citons : Opéra noir II, 1958, détrempe, huile sur carton (120x80cm) montrée au Musée national d'Art moderne à Paris en 1958 lors de l'exposition De l'impressionnisme à nos jours, puis en 1963 lors de la rétrospective Atlan ; Zarathoustra, 1958, détrempe, huile sur carton (121x80cm), jamais vue depuis son exposition en 1958, à la Galerie Christoph Czwiklitzer à Cologne ; Ishtar II, 1958, détrempe, huile et pastel sur carton (120x81cm), montrée pour la dernière fois en 1959 dans l'exposition Six peintres de l'Ecole de Paris à la Galerie Kaare Berntsen à Oslo.
Des oeuvres qui toutes témoignent de l'enrichissement constant d'une technique et d'une matière picturales éminemment personnelles.

Comète traversant le ciel artistique d'après-guerre, l'oeuvre d'Atlan s'interrompt en pleine fulgurance. Atteignant très vite au sommet de son art, l'artiste aura conçu en quinze ans à peine l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.

Disparu subitement, il laisse dans ses derniers chefs-d'oeuvre la promesse d'autres métamorphoses… Ainsi Sans titre, 1959, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste et pour la première fois exposée.

Après la dernière toile qu'il découvre, ce parcours unique ne prend pas fin. Sa plus belle découverte reste, en nous, l'univers d'Atlan retrouvé.

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080116_Atlan.pdf




2èmes rencontres photographiques de Créteil
Description:
Créteil

Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

agenda

http://photographie.com/?evtid=115382&secid=1


Exposition dédiée à Chaïm Soutine
Location:
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine
75008 Paris
M° Madeleine
France
Phone : +33 (0)1 42 68 02 01
Internet Site : www.pinacotheque.com
Description:
du 10 octobre 2007 au 2 mars 2008

Figure centrale du monde de l'art, le moins connu et le plus mystérieux des artistes de sa génération, Chaïm Soutine fait l'objet d'une grande exposition à Paris pour la première fois depuis 34 ans, en 1973 à l'Orangerie.

Soutine arrive à Paris en Juillet 1913 et découvre alors un monde très différent de sa Russie natale. Il est rapidement assimilé au juif immigré, à l'artiste typique de l'Ecole de Paris, avec tous les préjugés qui s'y attachent. Souvent considéré comme simple suiveur, il est intégré à la légende de Montparnasse en raison de son amitié avec Modigliani dont il fut l'un des plus proches amis.

C'est en étudiant le portrait que Modigliani fit de Soutine que Marc Restellini, a décidé de faire cette exposition. Dans ce sublime portrait, il a découvert que le bel Italien donnait à Soutine, le plus discrètement possible, une symbolique religieuse en le peignant avec la main gauche pratiquant la bénédiction des Cohen, cette famille des grands prêtres du Temple de Jérusalem. Ce détail volontairement secret révélait une personnalité hors du commun qui pouvait avoir échappé à tout le monde mais que Modigliani voulait pourtant immortaliser, comme pour donner à Soutine une dimension mystique.

Cette personnalité très particulière lui fait développer un art longtemps incompris, marginalisé, assimilé souvent à un artiste malsain, difficile, sur lequel tous les poncifs de l'antisémitisme ambiant viennent se greffer pour en faire un marginal dès son arrivée à Paris. Comme Modigliani, il a une carrière très singulière, entourée de légendes ; artiste maudit, il meurt sans être vraiment révélé sous son vrai jour. Encore aujourd'hui il ne reste de Soutine que l'image du juif émigré sur qui pèse tous les interdits d'une religion trop contraignante et dont le physique se prête à tous les clichés antisémites.

Exposition rétrospective consacrée à Maurice Brianchon (1899 -1979)
Description:
Art France - 36, avenue Matignon - 75008 Paris - tél : 33.(0)1.4359.1789 - fax : 33.(0)1.4563.8483 - www.artfrance-paris.com

15 janvier - 16 février 2008
du lundi au samedi de 10h à 19h

Au cours du vernissage, le 15 janvier à partir de 18h, présentation du "Catalogue de l'Oeuvre Peint" par Olivier Daulte et Pierre-Antoine Brianchon.

Biographie

Brianchon est né à Fresnay sur Sarthe le 11 Janvier 1899, mort à Paris le 1er Mars 1979.
Toute sa vie a été entièrement consacrée à l'Art sous toutes ses formes.

En 1918 il entre à l'École Nationale des Arts Décoratifs de Paris et obtient le Prix Blumenthal qui lui permet de voyager en Espagne où il étudie les oeuvres de Velasquez et du Greco.

Nommé Professeur à l'École des Arts Décoratifs de Paris en 1936, puis en 1949 Professeur Maître d'Atelier à l'École des Beaux-Arts de Paris.

En 1953, à la demande du gouvernement britannique, il séjourne en Angleterre pour peindre les temps forts du couronnement de la Reine Elisabeth II.

Il est élevé au grade d'Officier de la Légion d'honneur par le Président de la République Française, Vincent Auriol.

Dès 1925 il est pressenti par l'Opéra de Paris pour créer des décors. Pendant de nombreuses années il signera décors, rideaux de scène et costumes pour l'Opéra de Paris, l'Opéra Comique, le théâtre de l'Oeuvre, le théâtre Marigny pour La Compagnie Madeleine Renaud-Jean Louis Barrault.

Ne se laissant pas enfermé dans quelques thèmes restreints, Brianchon peint des oeuvres très diversifiées.
Nombreuses toiles inspirées par ses passages dans les coulisses et sur les plateaux pour ses réalisations de décors (danseuses, Bals masqués, Arlequins etc ...)
Il peint des oeuvres intimistes de quartiers de Paris familiers , toujours animés de personnages , piétons dans les rues de Passy ou les Jardins de la ville .
Des natures-mortes, des nus, des fleurs. Tout ce qui, à ses yeux, se projette en peinture deviendra une toile.

En 1955 le thème du paysage entre en force dans son oeuvre.
Il vient d' acquérir une propriété en Périgord et la campagne environnante lui inspire de superbes peintures où le grand coloriste s'exprime avec subtilité dans des gammes étouffées ou vibrantes, des tons rares et complexes qui n'appartiennent qu'à lui. Dans son grand atelier de Truffière, il installe des natures-mortes qu'il peint auréolées de la belle lumière dorée s'infiltrant par les verrières.

Il a aussi été un talentueux illustrateur de grands textes de la littérature française, dont le Théâtre complet d'André Gide (8 volumes).

Les plus exigeants critiques et écrivains d'art lui ont consacré textes et livres, François Daulte, George Besson, Claude-Roger Marx, Marcel Zahar, Richard Heyd, Robert Rey.

D'importantes expositions et manifestations ont été présentées par des galeries et des musées: Biennale de Venise, Pavillon de la France (1934), Galerie Louis Carré (1942 et 1943), Musée des Arts Décoratifs, Palais du Louvre (1951), Galerie Wildenstein, Londres (1951,1960) Galerie Alfred Daber (1954,1956), David B.Findlay Gallery, New-York (1960,64,70,75,2004), Musée des Beaux-Arts de Neuchâtel (1962), Galerie des Beaux-Arts Wildenstein, Paris (1962), Galerie Arthur Tooth, Londres (1968), Galerie des Granges, Genève (1972-74-78), Musée d'art et d'histoire, Neuchâtel (1975), Daimaru Galleries, Tokyo (1977), Fondation de l'Hermitage Lausanne (1989/90), Musée de Tésé, Le Mans (1999).

Ses. oeuvres sont conservées dans de nombreux musées: Musée National d'Art Moderne de Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée Toulouse Lautrec à Albi, Musée d'art et d'histoire à Belfort, Musée Boudin à Honfleur, Musée des Beaux-Arts à Nantes, Musée Calvet à Avignon, Musée du Mans, Musée du Petit Palais à Genève, Musée de Neuchâtel, Musée de Rotterdam, Fondation de l'Hermitage à Lausanne.

L'exposition actuelle est organisée à l'occasion de la parution du CATALOGUE DE L'OEUVRE PEINT, par Olivier Daulte et Pierre Antoine Brianchon, qui sera présenté au cours du vernissage.

Argumentaire par La Bibliothèque des Arts :
http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080125_Maurice_Brianchon_Argumentaire.pdf

Extraits du catalogue “Brianchon” copyright éditions ARTFRANCE :
http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080125_Maurice_Brianchon_Extraits.pdf

Oeuvres :
http://www.artfrance-paris.com/brianchon/menu.htm


Les Tuileries
1961 - 38x61 cm


Vue de l'atelier à Truffière
1967 - 65x81 cm

Exposition "Mouvement MADI International, Buenos Aires 1946-Paris 2008"
Location:
Maison de l'Amérique Latine
217, boulevard Saint-Germain
75007 Paris
M° Rue du Bac, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 49 54 75 00
Fax : +33 (0)1 45 49 06 33
Mail : culturel@mal217.org
Internet Site : www.mal217.org
Description:
du 17 janvier au 2 avril 2008
du lundi au vendredi de 11h à 19h
vernissage le mercredi 16 janvier à 18h30 en présence des artistes

Commissaires Jean Branchet et Anne Husson
Exposition co-organisée avec Orion Centre d'Art Géométrique MADI
Catalogue : 15 euros

Dans l'effervescence de l'après-guerre, les mouvements artistiques étaient nombreux. Le Mouvement MADI, créé par Carmelo Arden Quin en 1946 à Buenos Aires, se situait dans la sphère de l'art géométrique avec un apport primordial consistant dans la recherche de la polygonalité de l'oeuvre, le rejet de la forme traditionnelle qui enferme systématiquement le tableau dans le rectangle d'un « cadre ». A ce principe fondamental de polygonalité, il convient d'ajouter ceux de ludicité, d'inventivité, de liberté dans le choix des matériaux, des techniques, tout en restant dans le domaine de la géométrie et des aplats de couleurs.

Des artistes décrivent la poésie du monde, d'autres ses drames, certains peignent la réalité. Ils sont gestuels ou formalistes. Ils veulent apporter un message au monde, avoir une action dans le domaine social ou politique... Les artistes MADI veulent tout simplement créer une oeuvre pure, ne signifiant rien, n'ayant aucun message à délivrer, une oeuvre qui n'existe que par elle-même, qui soit le résultat du « Jeu majeur » de la créativité et de la sensibilité comme toute musique détachée d'une description.
Jean Branchet, co-commissaire de l'exposition
(extrait du catalogue, novembre 2007)

artistes sur :
http://www.mal217.org/agenda/newsletter/01-07.pdf

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Location:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François-Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 59 59
Internet Site : www.bnf.fr
Description:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand - Galerie François 1er

9 octobre 2007 > 13 avril 2008
mardi-samedi de 10h à 19h, dimanche de 13h à 19h, fermé lundi et jours fériés

entrée 5€ / tarif réduit 3,5€

Un personnage, un acte, une mémoire. Immenses, ardents, combatifs, les héros, depuis l'Antiquité et jusqu'à aujourd'hui, vivent essentiellement dans l'imaginaire des peuples. Modèles pour l'avenir mais aussi miroirs de notre passé, ils ont, au cours des siècles, changé d'étoffe et de valeurs, tout en subissant la concurrence du sage, du saint, du grand homme ou de la star.
L'exposition Héros, d'Achille à Zidane propose un parcours dans l'imaginaire occidental.

Qu'y a-t-il de commun entre Superman, l'homme d'acier et Roland, le preux médiéval ? Entre le résistant Jean Moulin et Achille, légendaire combattant de la guerre de Troie ? Rien, sinon une volonté, un engagement physique total,
une action à la fois violente et miraculeuse, destinée à sauver une communauté en péril. L'héroïsation, par la publicité d'exploits réels ou fictifs, est néanmoins nécessaire. Elle isole les héros, les grandit, puis nourrit le culte dont ils sont l'objet, et fait résonner – plus ou moins longtemps – leurs noms dans les mémoires.

Comme le rappelle André Malraux :« Il n'y a pas de héros sans auditoire » (L'Espoir, 1937). Ainsi tout héros est-il le produit d'un discours : c'est en suivant ce fil rouge que l'exposition explore l'imaginaire occidental. Le terme de héros est aujourd'hui galvaudé et polysémique et les héros sont multiples : certains sont uniques et vénérés secrètement, d'autres sont célèbres et connus de tous, et leurs noms s'inscrivent dans des panthéons parfois fugaces. Si le poète construisait les héros anciens, l'historien les démocratise afin qu'ils incarnent toute la nation, avant que les professionnels des médias (journalistes, cinéastes, publicistes, créateurs de jeux) ne mondialisent aujourd'hui des personnages devenus composites.
Les figures choisies illustrent la fabrique héroïque, son cheminement, ses vecteurs, ses éclipses et ses invariants. Achille, Héraclès, Thésée, saint Martin, Roland, Lancelot, Condé, Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Jean Moulin, De Gaulle, Lucie Aubrac,
Che Guevara, Jimi Hendrix, James Bond, Superman, Zidane, voici quelques êtres exceptionnels magnifiés par la parole, le texte et l'image.
Les collections de la BnF permettent d'illustrer les différents vecteurs d'héroïsation et la variété de leurs supports : vases antiques, sculptures, monnaies, manuscrits, incunables, livres, estampes, jeux de cartes, imagerie populaire, photographies, affiches, presse, musique, films, objets dérivés, jeux vidéo, etc. Ouverte avec la figure de Gilgamesh, roi-héros de la première épopée connue, l'exposition comprend trois parties : la première consacrée au héros aristocratique, produit de la culture occidentale des élites, de l'Antiquité au siècle des Lumières ; la seconde au héros national et à sa construction en France à partir de la Révolution et jusqu'à la Libération ; la dernière à l'éclatement, depuis 1945, du modèle en neuf familles héroïques dans un univers mondialisé.

Des pièces prestigieuses ou étonnantes
Parmi les pièces les plus prestigieuses ou étonnantes, le visiteur pourra admirer, au sein du parcours : deux amphores en céramique attique à figures noires montrant, l'une le combat d'Héraclès contre Géryon, la seconde celui de Thésée terrassant le Minotaure, un médaillon d'or (nikètèrion) du Trésor de Tarse, frappé de la tête d'Héraclès coiffée de la léonté, avec les traits d'Alexandre le Grand, un lécythe avec Achille traînant le corps d'Hector (musée du Louvre), des manuscrits médiévaux enluminés (Chroniques françaises, Renaut de Montauban, Lancelot du Lac), dont un manuscrit persan sur la vie légendaire d'Eskandar (Alexandre).
Un incunable sur vélin de 1496 est consacré à La Vie et Miracles de Mgr sainct Martin.
Deux monumentales gravures des Batailles d'Alexandre d'après les tableaux de Charles Le Brun célèbrent la gloire de Louis XIV, la pompe funèbre du Grand Condé.
Parmi les pièces remarquables de l'exposition figurent aussi des dessins de Jacques-Louis David, des estampes et gazettes révolutionnaires (Serment du Jeu de Paume, Mort de Bara, Passage du pont d'Arcole), un manuscrit autographe du texte de l'Hymne des Marseillois par Rouget de Lisle, une scène légendaire de Napoléon saluant un grognard reproduite en papier peint, des caricatures, le Retour de Russie de Géricault,
des planches des Désastres de la guerre de Goya, les Notes prises sur place par Victor Hugo lors des funérailles de l'empereur en 1840, des ouvrages de Michelet, Lavisse, des manuels scolaires, des bons points, des objets du culte johannique, une affiche de Grasset pour Sarah Bernhardt dans le rôle de Jeanne d'Arc. Un tableau allégorique de Meissonier sur le Siège de Paris (1870- 1871) est prêté par le musée d'Orsay.
Pour les périodes plus récentes, un éclairage particulier s'attache à la mutation de la posture du soldat, du héros partant à l'assaut, au poilu dans la boue des tranchées, ainsi qu'à la concurrence des héros dans l'entre-deux-guerres.
Les manuscrits de Vol de nuit de Saint Exupéry et de Premier Combat de Jean Moulin, ainsi que le discours de Malraux pour le transfert des cendres de Moulin au Panthéon, les dernières lettres de Joseph Epstein (colonel Gilles) à sa femme et son fils (collection Georges Duffau) sont des illustrations emblématiques du héros combattant et du résistant. Les héros multiples d'aujourd'hui sont appréhendés à travers des médias divers : affiches, photographies, journaux, BD, albums d'images à coller, jeux vidéo, tableaux, livres, disques, jouets…
Odile Faliu


Le tournoi de Sorelois. Lancelot du Lac. France, XVe siècle © BnF/Dép. Manuscrits

Backstage, Mode in the city
Location:
Galerie Nikki Diana Marquardt
9, place des Vosges
10, rue de Turenne
75004 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 42 78 21 00
Fax : +33 (0)1 42 78 86 73
Mail : gallerymarquardt@wanadoo.fr
Internet Site : www.galerienikkidianamarquardt.com
Description:
Découvrez les créateurs de mode, de bijoux et d'accessoires mode pendant 3 jours.
Vendredi 8 février : 15h – 20h
Samedi 9 et dimanche 10 février : 11h – 20h

Entrée Gratuite

40 créateurs


08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:30-15:00] dégustation huîtres vin blanc par radian.fr
Description:
RADIAN - 5 ter rue d'Arsonval - 75015 PARIS - Tél: 01 43 21 65 65 - Fax: 01 43 21 72 61

le 8 février et le 15 fevrier, mêmes heures

RSVP :
Sophia MADAR
b-balesse@radian.fr

ingénieur cvc ou en électricité d'une sté bidon

12:00
13:00
14:00
15:00 [15:30] Discours de clôture des Etats généraux de l'organisation de la santé (EGOS
Location:
Tapis Rouge
67, rue du Faubourg Saint-Martin
75010 Paris
M° Château d'Eau, Jacques Bonsergent
France
Phone : +33 (0)1 42 49 81 90
Fax : +33 (0)1 42 49 81 80
Mail : contact@tapisrouge.fr
Internet Site : www.tapisrouge.fr
Description:
Discours de clôture des Etats généraux de l'organisation de la santé (EGOS)

16:00  
17:00 [17:00-21:00] Exposition - Olivier MOSSET / Gardar Eide EINARSSON
Location:
blank prospective art space
15, passage Sainte-Anne Popincourt
2, rue Nicolas Appert
75011 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Sébastien - Froissart
France
Mail : contact@espaceblank.org
Internet Site : www.espaceblank.org
Description:
Le vendredi 8 février venez boire un verre de 17h à 21h chez blank en présence d'Olivier et de Gardar.

WHITE SPACE : Olivier MOSSET (né en 1944 à Berne, Suisse) présente trois petites toiles de 1980, exposées pour la première fois depuis cette date. L'ex- de BMPT, qui a voulu « rendre visible le mécanisme dont la peinture procède », dans une attitude anti-peinture radicale, se trouve dialoguer avec le jeune artiste norvégien Gardar EIDE EINARSSON (né en 1976 à Oslo).

BLACK SPACE : Le travail de Gardar EIDE EINARSSON adresse la question des sous-cultures et du hors-la-loi, à travers différents médias. Il questionne la position de l'artiste et son rôle dans la société. Son œuvre s'inscrit dans un courant anti-institutionnel en analysant les interférences entre le désir de liberté et les structures organisationnelles sociales.

MOSSET et EINARSSON ont en commun leur amitié avec l'artiste américain Steven PARRINO, qui les a fait se connaître, et leur intérêt pour les thèmes évoqués.
Olivier MOSSET est représenté à Paris par la galerie les Filles du Calvaire ; Gardar EIDE EINARSSON est représenté par Nils Staerk/ Cepenhagen au Danemark et Standard/ Oslo en Norvège.

Ouverture du mardi au vendredi de 14h à 19h et sur rendez vous

[17:00] Exposition Renaud Allirand
Description:
Ateliers d'art - 5 ter avenue du Bac - Saint-Maur

du 9 février au 9 mars 2008

Récompensé par le Prix Spécial du Maire lors de la Biennale de l'Estampe 2007 au musée de Saint-Maur avec son œuvre Jardin (pointe sèche et eau-forte sur zinc), Renaud Allirand bénéficiera d'une exposition personnelle aux Ateliers d'art (5 Ter avenue du Bac à Saint-Maur) du 9 février au 9 mars 2008. Entrée gratuite du mardi au dimanche de 14 h à 18 h. Le vernissage aura lieu le vendredi 8 février à 17 h.

[17:15] Remise des insignes de Commandeur de la Légion d'Honneur à Fernand RIGOLA
Description:
Mairie de Chantilly – 11 avenue du Maréchal Joffre à Chantilly (60)

Remise des insignes de Commandeur de la Légion d'Honneur à Fernand RIGOLA, président d'un groupement d'intérêt économique en faveur des personnes handicapés, en présence d'Eric WOERTH, ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique

[17:30] Gil ADAMY expose ses nouvelles œuvres au Café'In
Description:
Café'In - 71, Rue Général Leclerc - 78420 Carrières sur Seine - RER A – Gare de Houilles / Carrière sur Seine

du 5 février au 2 mars 2008

Apéro vernissage de 17h30 à 19h30

A 19h30, dîner vernissage animé par Martine COMPAGNON, conteuse qui vous fera rêver avec des contes venus de tous les pays du monde associés aux thèmes des toiles de Gil ADAMY

Menu Rouge Garance sur toile cirée : 32€
Réservation obligatoire au 01 39 14 49 14

http://www.adamy-art.com


[18:00] "Pérégrinations en terre d'Islam", photographies de MariBlanche Hannequin
Description:
Salle d'exposition - Parc de l'Hôtel de Ville de Chilly-Mazarin (91)

Du 5 au 23 février 2008
Vernissage le vendredi 8 février 2008 à 18h

Le travail photographique de MariBlanche Hannequin sur l'Afghanistan est le fruit de 3 années (2001, 2003, 2005) passées en solitaire sur les terres d'Islam.Voilée et vêtue d'un long manteau noir, MariBlanche Hannequin photographie la rue, le quotidien des hommes et des femmes. Traverser des pays en crise : Syrie, Iran, Soudan, Yemen, Afghanistan, Pakistan... le chaos annoncé est ignoré par l'objectif. C'est la vie de tous les jours et ses scènes insolites qui lui font déclencher l'appareil, en quête d'une recherche graphique portant sur la composition de l'espace.

[18:00] Exposition "Salon animalier"
Location:
La Galerie Parisienne
46, rue Godefroy Cavaignac
75011 Paris
M° Voltaire
France
Phone : +33 (0)1 49 45 02 41
Mobile : +33 (0)6 18 78 19 79
Mail : lagalerieparisienne@yahoo.fr
Description:
Répondant à l'invitation de la Galerie Parisienne, l'artiste luxembourgeois Marco Weiten exposera des nouvelles œuvres lors du SALON ANIMALIER.

du mardi au samedi de 14h à 19h

http://www.tempera.lu/files/roarnews12.pdf

[18:00-20:00] Exposition de JACQUES GUINOT : Aquarelles
Location:
Galerie du Vert Galant
52, quai des Orfèvres
75001 Paris
M° Pont Neuf, Cité
France
Phone : +33 (0)1 44 07 20 74
Description:
Deux vernissages : les 8 et 9 février de 18h à 20h
Exposition du 8 au 23 février 2008
Lundi/Vendredi : 11h/19h. Samedi/Dimanche : 15h/19h.

vu sur :
http://jrivais.club.fr


[18:30-21:00] Exposition de calligraphie "Point de mesure"
Location:
Association Calligraphis
Association pour l'enseignement et la promotion de la calligraphie
16, rue Visconti
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 46 33 18 16
Internet Site : www.calligraphie.com
Description:
du vendredi 8 au vendredi 22 février
vernissage vendredi 8 février de 18h30 à 21h
clôture vendredi 22 février de 18h30 à 21h

avec S. Carpentier, A. Carrié, T. Nassiri et J. Vachey

De la calligraphie à l'expression libre
les formes et les traits, parmi lesquels surnagent des vers, des mots et des lettres sont soumis à des collisions et des superpositions susceptibles d'innombrables combinaisons.

Des points, des fragments et des mouvements envahissent l'espace où l'encre et les couleurs portent l'éclat de ce qu'on admire sans le comprendre.
Ce ne sont plus les signes qui habitent les murs mais ce qui
en dépasse la mesure.

http://www.calligraphie.com/textes/manif-2008-01_03.pdf

[18:30-23:55] Exposition photographique "Jazz colours" - Francis BARRIER
Location:
Fil'O'Fromage
12, rue Neuve Tolbiac
75013 Paris
M° Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 13 35
Fax : +33 (0)1 53 79 12 85
Mail : filofromage@free.fr
Internet Site : www.filofromage.com
Description:
du 1er au 29 février 2008

Quand deux passions se rejoignent…

Photographe depuis vingt-sept ans, Musicien amateur par le passé,Francis BARRIER a réuni ses deux passions depuis 2002 en photographiantles musiciens de jazz dans les clubs parisiens.
Francis BARRIER présente lors de cette exposition de nouvelles photosde cette série de portraits de la scène jazz.

Vernissage le Vendredi 8 février de 18h30 à minuit

[18:30] Exposition photographique "hors champ - hors temps"
Location:
Espace Beaurepaire
28, rue Beaurepaire
75010 Paris
M° République, Jacques Bonsergent
France
Phone : +33 (0)1 42 45 59 64
Mail : contact@espacebeaurepaire.com
Internet Site : www.espacebeaurepaire.com
Description:
du 8 au 16 février 2008 de 12h à 20h
Vernissage le vendredi 8 février à partir de 18h30

Photographies de Mathilde Jouannet - Mendoza
Steeven Petitteville - Jean-Pierre Philippot & Bernard Stulzaft

C'est ici et maintenant. Switch in. Ici un réalisateur, puis un autre. Là un chef opérateur, un autre encore ; là un graphiste… Ici, souvent, il manque le temps pour que leurs regards se croisent. Maintenant, le flot des images. Vingt cinq dans cette seconde que multiplient les heures et les jours. Ici et maintenant, comme une addiction, le rythme des films publicitaires fabriqués par leurs yeux. Et puis... Hors champ hors temps. Switch Out. L'image qui s'arrête. Mêmes personnages. Cinq regards posés, comme on pose son bagage pour reprendre son souffle. Loin des caméras, avec dans la pupille le désir de capturer la 26ème image d'une seconde qui n'en finirait plus. Alors, loin des écrans, pour épouser les tirages papier, passent une caravane en hiver, des créatures de charme inanimées, une prison ouverte à la poussière et à la rouille, une forêt d'un genre mystique, des beautés comme blessées... hors champ / hors temps, cinq regards parallèles, réunis autour de la 26ème image, délivrés intacts par tempesta, producteur de films publicitaires.

visuels :
http://www.espacebeaurepaire.com/archive/tempesta.html


[18:30] Exposition «Paris, l'humanisme retrouvé» d'Antoine Katarzynski
Location:
MJC Village
57, rue du Général-Leclerc
94000 Créteil
M° Créteil - Université
France
Phone : +33 (0)1 48 99 38 03
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
Ronnis, Doisneau, Boubat... Tous ces noms évoquent le souvenir d'une époque qui semble aujourd'hui bien révolu. Jadis, on glanait les images au cours de promenades sans le souci du droit à l'image. C'est dans cet esprit que j'ai parcouru deux ans durant les rues de Paris. Mon ambition était de réactualiser l'œuvre humaniste d'après guerre en puisant dans un trésor caché de la ville: la scène de rue.

Vernissage: Vendredi 8 février à 18h30

Dans le cadre des rencontres photographiques de Créteil :
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

agenda

http://photographie.com/?evtid=115382&secid=1


[18:30] Salon d'Artisanat d'Art 2008
Location:
Salle Olympe de Gouges
15, rue Merlin
75011 Paris
M° Père Lachaise, Voltaire
France
Phone : +33 (0)1 53 27 11 11
Internet Site : mairie11.paris.fr
Description:
du 9 au 17 fèvrier 2008
de 12h à 19h tous les jours
VERNISSAGE Vendredi 8 fèvrier à 18h30

Expo-vente
entrée libre

Ce salon d'artisanat regroupe des métiers d'art traditionnels et de création contemporaine.

Criska vous y invite à découvrir sa nouvelle collection (bijoux et sculptures ciselées).

avec Marie-Pierre Duperrier
http://www.mpduperrier.fr

[18:30] vernissage de Pascal Lombard
Location:
Galerie Prodromus
46, rue Saint-Sébastien
75011 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Ambroise, Richard-Lenoir
France
Phone : +33 (0)1 43 14 48 25
Mobile : +33 (0)6 60 27 88 92
Mail : prodromus@wanadoo.fr
Internet Site : www.prodromus-galerie.com
Description:
du 9 au 16 février
du mercredi au samedi de 14h à 19h

[18:30-21:30] vernissage de l'exposition "Paysages intérieurs, Cinq artistes argentins"
Location:
Galerie Plume
48, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 71 12 24
Mobile : +33 0(6) 88 22 22 82
Mail : contact@galerieplume.com
Internet Site : www.galerieplume.com
Description:
Photographies de Gaspar Acebo, Rosana Simonassi, Santiago Iturralde, Diego Haboba et Adrin Salgueiro

Exposition du 5 au 23 Février 2008
Vernissage le vendredi 8 février 2008

La galerie Plume est heureuse d'accueillir pour la première fois en France Gaspar Acebo, Diego Haboba, Santiago Iturralde, Adrián Salgueiro et Rosana Simonassi, cinq jeunes artistes de Buenos Aires, la scène montante de l'art contemporain.

Catherine Tanazacq de Stigliano, commissaire de l'exposition, présente un dialogue entre dessin, peinture et photographie, autour de la relation à soi, au corps et au paysage. La diversité des paysages naturels et sociaux tient une grande place dans la culture argentine, tout comme le regard attentif sur soi-même. Le paysage est une image importante de l'inconscient collectif argentin, qu'il soit le théâtre d'une histoire personnelle et sociale ou le sujet d'un duel entre nature et culture. Les oeuvres présentées dans l'exposition sont des "paysages intérieurs" : les artistes y parlent d'eux-mêmes, de leurs souvenirs, de leurs habitudes, de leurs craintes ou de leurs désirs.

Gaspar Acebo (1976) tente de maîtriser la nature en utilisant le cheveu comme matière première de ses autoportraits et de ses paysages. Dans une mise en scène répétée de sa propre mort, Rosana Simonassi (1974), elle, abandonne son corps aux grands espaces de la pampa argentine. Santiago Iturralde (1975) peint des paysages monochromes, ténébreux ou rayonnants, métaphores de son état d'âme, où l'indicible devient visible. De son côté, Diego Haboba (1979) reproduit par le dessin et la peinture les photographies de l'album familial. Il utilise le paysage comme décor pour raconter des histoires, il s'approprie un passé qu'il n'a pas vécu et par le récit, fait de ces images les témoins de l'histoire argentine. Pour Adrián Salgueiro (1967) l'humain est en harmonie avec le paysage qui l'entoure, réceptacle de l'intimité du quotidien.




[19:00] EXPOSITION "ROCK" de Jean-Claude Revest
Location:
Théâtre Popul'Air du Reinitas
36, rue Henri Chevreau
75020 Paris
M° Ménilmontant, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 43 66 34 96
Mail : info@compagniepopulair.com
Internet Site : theatrepopulair.over-blog.com
Description:
Pavage ou briques découpées dans la glaise du marais ?
Plus j'observe cette harmonie froide
Moins ses reflets me racontent une histoire.
Cela ne devrait plus être nécessaire.
La réponse est juste dans la transparence,
Chaque couche révèle et à elle seule contient
Le film déroulé du temps qui passe.
Plus de chahut, rien d'insolite,
J'observe le visible et sa réalité.
Mon présent, celui avec qui je dois faire,
Éclate en parcelles de lumière,
Et le ciel dans sa générosité approuve
Le geste !


[19:00] Exposition "ah ila" d'Alexandra Rivet
Location:
Ventre de l'architecte
4, rue Burnouf
75019 Paris
M° Belleville, Colonel Fabien
France
Phone : +33 (0)1 42 41 03 08
Internet Site : www.leventredelarchitecte.fr
Description:
JUSQU'AU 29/02/08

AMBIANCE ORIENTALE

[19:00] Exposition collective "COUPER, PERCER"
Location:
dorothy's gallery
27, rue Keller
75011 Paris
M° Bastille, Ledru-Rollin
France
Phone : +33 (0)1 43 57 08 51
Mail : dp@dorothysgallery.com
Internet Site : www.dorothysgallery.com
Description:
Du 8 Février 2008 au 2 Mars 2008
mercredi-samedi 13h-20h, mardi et dimanche 16h-20h et sur R.D.V.
Vernissage le 8 Février 2008

Exposition collective d'artistes qui récupèrent et détournent…
Luminaires en plastique de Régis-R, jeux d'ombres et de lumière avec les objets en inox de Kazuyo Yamamoto, tôles coupées percées de Catherine Ursin. Des travaux singuliers qui mettent en valeur des matériaux bruts plein de poésie.

Régis-R
A mi-chemin entre recyclage et ready-made, la démarche artistique de Régis-R « Prince of Plastic », rejoint celle des créateurs qui réfléchissent, à l'heure de la surconsommation, aux moyens de créer sans gaspiller.
Entrez dans son royaume un brin déjanté et laissez vous surprendre par ses créations drôles et pétillantes de couleurs, recomposées à l'aide de plastique et autres matériaux recyclées.

Catherine Ursin
Catherine Ursin sculpte, compose ses œuvres au moyen de matériaux bruts tels que la tôle, le bois, l'ardoise auxquels elle ajoute des médiums pour le moins insolites, tels que des ossements et des arrêtes d'animaux.

Kazuyo Yamamoto
Jeux d'ombres et de lumières où ces sculptures en inox dévoilent un univers fragile, tout en pureté et en transparence. Les matériaux qu'elle utilise sont détournés, transformés avec une belle finesse, tout en dentelle ou le métal devient broderie.




[19:00] Exposition de DIDE "FLUYE UN RIO"
Location:
Mycroft
13, rue Ternaux
75011 Paris
M° Oberkampf, Parmentier
France
Mail : contact@mycroft.com.fr
Internet Site : www.mycroft.com.fr
Description:
Du mardi 5 février au mardi 12 février, de 15h à 19h

commissaire : Astrid Rostaing

Vernissage
- Jeudi 7 février 2008 – 18 heures

Rencontres avec Federico Nicolao
- Jeudi 7 février 2008 – 19 heures
- Vendredi 8 février 2008 – 19 heures




LE PROJET

À la demande d'Astrid Rostaing, jeune commissaire d'exposition, Dide investit la galerie Mycroft, au 13 de la rue Ternaux (dans le XIème arrondissement), du mardi 5 au mardi 12 février 2008 pour une exposition qui s'articule autour de trois cycles photographiques ( Une histoire d'images , Burano passaggio d'ombra et Alone together ), mais tire son titre d'un poème de l'écrivain espagnol Roberto Juarroz auquel Dide, la commissaire et les invités ont voulu rendre hommage : Fluye un rio.


Fluye un rio

Vivre c'est être en infraction.
A une règle ou à une autre règle.
Il n'y a pas d'alternatives :
ne rien enfreindre, c'est être mort.
La réalité est infraction.
L'irréalité l'est aussi.
Et entre les deux flue un fleuve de miroirs
qui ne figure sur aucune carte.
Dans ce fleuve toutes les règles se diluent,
toute infraction devient un autre miroir.


UNE HISTOIRE D'IMAGES (2007 - ? )

Dide reprend une partie des images qu'il avait présentées cet été aux Arques dans le Lot, lors de l'exposition collective Lost 2007 (commissaire Chiara Parisi). Il y avait été invité en résidence par la directrice du Centre international d'art et du paysage de Vassivière, en compagnie de Koo Jeong-A, Laurent Grasso, Massimo Grimaldi, Guillaume Leblon et Claude Levêque, et avait investi avec ses travaux le Centre d'art contemporain ainsi que les maisons du village.
En effet, l'artiste avait progressivement introduit dans la vie quotidienne des villageois une série d'images mystérieuses : en les envoyant par la poste à chacune des maisons au début de la résidence, puis en les exposant durant tout l'été au Musée Zadkine et aux Ateliers du centre contemporain.
D'un côté c'était le statut même des images et leur fonction de support véhiculant une pensée qui avaient ainsi été interrogés, de l'autre les tirages, distribués aux habitants tout au long de la résidence, avaient fonctionné comme un ancien et mystérieux alphabet à décrypter.
L'écrivain et philosophe Federico Nicolao prépare sur cette expérience et les réactions des habitants un livre : Une histoire d'images . Il en présente le projet lors de l'exposition parisienne Jeudi 7 février à 19 heures et retrace l'aventure des images distribuées dans le village et montrées pendant l'exposition aux Arques.




BURANO PASSAGGIO D'OMBRA (1998 - 2007)

Burano Passaggio d'ombra est un autre des chantiers de recherche du photographe qui aime laisser mûrir ses projets pendant plusieurs années avant de les fixer dans une forme définitive. Dide ne livre donc ici qu'une preview d'un travail encore en cours qui devrait, une fois terminé, prendre la forme d'un moyen-métrage. Né d'un récit de Federico Nicolao (écrit en 1997 et pensé au début pour accompagner le livre d'un autre photographe), Burano passaggio d'ombra est un ensemble d'images à concevoir comme une suite de notes sur la couleur et d'observations sur la présence de l'homme dans l'espace d'une petite île mythique de la lagune vénitienne. Bien d'autres artistes – de Fredrick Rolfe à Hemingway en littérature, de Daniel Buren à Gabriele Gelatti en photographie – ont affronté ce sujet et avec eux se mesurent des millions de touristes qui, chaque jour, arrivent sur l'île avec les Vaporetti en compagnie de leurs appareils photos.
Nombreux sont les regards, d'amateurs ou d'artistes plus ou moins célèbres, qui se sont confrontés, dans le contexte de l'île, à un environnement fort particulier car les habitants de Burano peignent eux-mêmes depuis des siècles leurs maisons avec des couleurs très singulières. L'effet qui s'en dégage est pour quiconque très surprenant. Contraints par le climat de renouveler continuellement les façades de leurs immeubles, les habitants donnent par la couleur une identité particulière à leur village qui vit aussi de la présence et la venue de l'homme dans ce paysage. Quelques-unes des photographies recueillies ces dix dernières années sur l'île sont aujourd'hui montrées. Federico Nicolao introduira vendredi 8 février à 19 heures son travail d'écrivain sur cet ensemble ainsi que le projet de film.




ALONE TOGETHER (1999 - 2007)



Dide présente ici aussi des images tirées du chapitre 5 d'un autre de ses cycles photographiques: Alone together. Une série d'explorations sur le thème de l'Autre à travers l'exercice du portrait. Inspiré dans son titre d'un morceau de Chet Baker, ce projet essaye de cerner quelque chose de la solitude et de l'accord qui se cacheraient toujours au sein de chaque image.




Dide
Artiste. Il travaille et expose principalement en Europe et au Japon. Il développe une recherche personnelle dans le domaine de la photographie et du collage.
http://www.myspace/netdide

Astrid Rostaing (1982)
Une formation d'angliciste orientée en particulier vers la communication et l'art. Une spécialisation en management culturel à l'Institut d'études européennes, clôt par un mémoire de recherche en esthétique sur « L'irrévérence dans l'art contemporain ». Elle a à son actif plusieurs travaux dans le contexte de l'art contemporain (gestion de l'organisme de formation du Cipac: Congrès interprofessionnel de l'art contemporain), de la danse contemporaine (collaboration avec les chorégraphes Julie Nioche et Clementine Baert) et celui du théâtre contemporain et jeune public (production et diffusion de spectacles). Elle signe ici son premier projet en tant que commissaire d'exposition.

Federico Nicolao (1970)
Scrittore e filosofo, vive tra Italia e Francia. Ha fondato e dirige la rivista "Chorus una costellazione". Autore di numerosi saggi sulle arti e la letteratura e traduttore. Tra i suoi ultimi titoli Celia Misteriosa (in due volumi con la collaborazione di Koo Jeong-A e Laura Erber), Pagine con il musicista contemporaneo Jerôme Combier, Nicolas De Staël, un automne, un hiver (Hazan, 2005), Gilles Aillaud il silenzio della pittura (Hazan, 2006) e La medesima ombra (in collaborazione con Raphaël Thierry. Borsista dell'Accademia di Francia a Roma negli anni 2005 e 2006, è stato direttore di programma al Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, al Musée Picasso di Antibes, al Museo Marc Chagall di Nizza. Ha collaborato come curatore di mostre e animatore di convegni internazionali con numerose istituzioni: tra le altre l'Accademia Schloss Solitude di Stoccarda, il Centro dei Récollets di Parigi, il CCA di Kytakyushu in Giappone , il Centre International d'Art et du Paysage di Vassivière.

[19:00] Exposition de Sébastien TIXIER
Description:
Café Ritual - 15, rue Godot de Mauroy - 75009 Paris

[19:00] Inauguration du centre ORCEC de l'association CIFOA
Description:
6, avenue de Choisy (13e)

Inauguration du centre ORCEC de l'association CIFOA en présence de Khédidja Bourcart, adjointe chargée de l'intégration et des étrangers non communautaires

[19:30] Exposition collective «Bienvenue en France»
Description:
Bibliothèque Village - 5 avenue de Verdun - 94000 Créteil - M° Créteil Université - Tél: 01 42 07 04 07

Du 5 février au 3 mars 2008
Vernissage le vendredi 8 février en présence du photographe Olivier Aubert et de la journaliste Anne de Loisy.

Cette exposition regroupe deux témoignages, proposés par le MRAP et par la Cimade.
Auteurs : Olivier Aubert - Olivier Coret - David Delaporte - Yves Forestier - Olivier Jobard - Thomas Jouanneau - Xavier Merckx - Joël Robine.

Demandeurs d'asile, personnes en transit interrompu, détenteurs de faux-papiers : chaque année, 20 000 personnes sont maintenues dans les zones d'attente des aéroports français. L'exposition vous propose de suivre le parcours-type d'un étranger, de sa descente d'avion à sa libération ou à son réacheminement. Un témoignage photographique unique sur la Zone d'Attente de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

ZONE D'ATTENTE DE ROISSY
Un témoignage photographique unique qui retrace le parcours d'un étranger retenu dans la Zone d'Attente de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, de sa descente d'avion à sa libération ou à son réacheminement, à travers le regard aigu de 6 photographes de presse (MRAP) & CENTRES DE RÉTENTION.

Le Service de Défense des étrangers reconduits (DER) de la Cimade a réalisé une exposition photographique intitulée Ceci n'est pas une prison sur l'enfermement des étrangers sans papiers dans des centres et des locaux de rétention administrative. Cette exposition a été montée à partir de reportages menés en 2004 et 2005 par trois photographes indépendants dans 19 centres et 2 locaux de rétention dans lesquels la Cimade intervient.

http://bienvenueenfrance.free.fr

Dans le cadre des rencontres photographiques de Créteil :
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

agenda

http://photographie.com/?evtid=115382&secid=1





[20:30] Inauguration du festival "Image par Image"
Description:
Réservation au 01 30 10 85 59

en présence du réalisateur YUASA MASAAKI

Projection de MIND GAME
Film de Yuasa Masaaki / 2004 / Japon / 1h43 / VOSTF

Animateur de génie et désormais metteur en scène hors normes au sein de la production japonaise, voire mondiale de dessin animé, Yuasa Masaaki est l'invité d'honneur de la 8ème édition de Image par Image.
Adapté du manga de Robin Nishi, les critiques parlent d'animation à la frontière des techniques et des expérimentations, qui se rapprocherait du mouvement surréaliste. Un chef d'oeuvre !

Pour cette séance, un car Lacroix sera affrété au départ de la porte de Maillot. Réservations : imageparimage@valdoise.fr

Festival organisé par le Conseil général du Val d'Oise et coordonné par Ecrans VO.

18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
23:00
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