Saturday, February 9, 2008
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09
February 2008
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  Exposition rétrospective consacrée à Maurice Brianchon (1899 -1979)
Location:
Carré Rive Droite
Quartier de l'Elysée
75008 Paris
M° Miromesnil, Saint-Philippe-du-Roule, Champs-Elysées - Clemenceau
France
Mail : contact@francoisleage.com
Internet Site : www.art-rivedroite.com
Description:
Art France - 36, avenue Matignon - 75008 Paris - tél : 33.(0)1.4359.1789 - fax : 33.(0)1.4563.8483 - www.artfrance-paris.com

15 janvier - 16 février 2008
du lundi au samedi de 10h à 19h

Au cours du vernissage, le 15 janvier à partir de 18h, présentation du "Catalogue de l'Oeuvre Peint" par Olivier Daulte et Pierre-Antoine Brianchon.

Biographie

Brianchon est né à Fresnay sur Sarthe le 11 Janvier 1899, mort à Paris le 1er Mars 1979.
Toute sa vie a été entièrement consacrée à l'Art sous toutes ses formes.

En 1918 il entre à l'École Nationale des Arts Décoratifs de Paris et obtient le Prix Blumenthal qui lui permet de voyager en Espagne où il étudie les oeuvres de Velasquez et du Greco.

Nommé Professeur à l'École des Arts Décoratifs de Paris en 1936, puis en 1949 Professeur Maître d'Atelier à l'École des Beaux-Arts de Paris.

En 1953, à la demande du gouvernement britannique, il séjourne en Angleterre pour peindre les temps forts du couronnement de la Reine Elisabeth II.

Il est élevé au grade d'Officier de la Légion d'honneur par le Président de la République Française, Vincent Auriol.

Dès 1925 il est pressenti par l'Opéra de Paris pour créer des décors. Pendant de nombreuses années il signera décors, rideaux de scène et costumes pour l'Opéra de Paris, l'Opéra Comique, le théâtre de l'Oeuvre, le théâtre Marigny pour La Compagnie Madeleine Renaud-Jean Louis Barrault.

Ne se laissant pas enfermé dans quelques thèmes restreints, Brianchon peint des oeuvres très diversifiées.
Nombreuses toiles inspirées par ses passages dans les coulisses et sur les plateaux pour ses réalisations de décors (danseuses, Bals masqués, Arlequins etc ...)
Il peint des oeuvres intimistes de quartiers de Paris familiers, toujours animés de personnages, piétons dans les rues de Passy ou les Jardins de la ville .
Des natures-mortes, des nus, des fleurs. Tout ce qui, à ses yeux, se projette en peinture deviendra une toile.

En 1955 le thème du paysage entre en force dans son oeuvre.
Il vient d' acquérir une propriété en Périgord et la campagne environnante lui inspire de superbes peintures où le grand coloriste s'exprime avec subtilité dans des gammes étouffées ou vibrantes, des tons rares et complexes qui n'appartiennent qu'à lui. Dans son grand atelier de Truffière, il installe des natures-mortes qu'il peint auréolées de la belle lumière dorée s'infiltrant par les verrières.

Il a aussi été un talentueux illustrateur de grands textes de la littérature française, dont le Théâtre complet d'André Gide (8 volumes).

Les plus exigeants critiques et écrivains d'art lui ont consacré textes et livres, François Daulte, George Besson, Claude-Roger Marx, Marcel Zahar, Richard Heyd, Robert Rey.

D'importantes expositions et manifestations ont été présentées par des galeries et des musées: Biennale de Venise, Pavillon de la France (1934), Galerie Louis Carré (1942 et 1943), Musée des Arts Décoratifs, Palais du Louvre (1951), Galerie Wildenstein, Londres (1951, 1960) Galerie Alfred Daber (1954, 1956), David B.Findlay Gallery, New-York (1960, 64, 70, 75, 2004), Musée des Beaux-Arts de Neuchâtel (1962), Galerie des Beaux-Arts Wildenstein, Paris (1962), Galerie Arthur Tooth, Londres (1968), Galerie des Granges, Genève (1972-74-78), Musée d'art et d'histoire, Neuchâtel (1975), Daimaru Galleries, Tokyo (1977), Fondation de l'Hermitage Lausanne (1989/90), Musée de Tésé, Le Mans (1999).

Ses. oeuvres sont conservées dans de nombreux musées: Musée National d'Art Moderne de Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée Toulouse-Lautrec à Albi, Musée d'art et d'histoire à Belfort, Musée Boudin à Honfleur, Musée des Beaux-Arts à Nantes, Musée Calvet à Avignon, Musée du Mans, Musée du Petit Palais à Genève, Musée de Neuchâtel, Musée de Rotterdam, Fondation de l'Hermitage à Lausanne.

L'exposition actuelle est organisée à l'occasion de la parution du CATALOGUE DE L'OEUVRE PEINT, par Olivier Daulte et Pierre Antoine Brianchon, qui sera présenté au cours du vernissage.

Argumentaire par La Bibliothèque des Arts :
Argumentaire

Extraits du catalogue "Brianchon" copyright éditions ARTFRANCE :
Extraits

2èmes Rencontres Photographiques de Créteil
Location:
Créteil
Créteil
94000 Créteil
M° Créteil - l'Echat, Créteil - Université, Créteil - Préfecture
France
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

>> agenda

2èmes Rencontres Photographiques de Créteil

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Location:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François-Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 59 59
Internet Site : www.bnf.fr
Description:
Galerie François 1er

9 octobre 2007 > 13 avril 2008
mardi-samedi de 10h à 19h, dimanche de 13h à 19h, fermé lundi et jours fériés

entrée 5€ / tarif réduit 3,5€

Un personnage, un acte, une mémoire. Immenses, ardents, combatifs, les héros, depuis l'Antiquité et jusqu'à aujourd'hui, vivent essentiellement dans l'imaginaire des peuples. Modèles pour l'avenir mais aussi miroirs de notre passé, ils ont, au cours des siècles, changé d'étoffe et de valeurs, tout en subissant la concurrence du sage, du saint, du grand homme ou de la star.
L'exposition Héros, d'Achille à Zidane propose un parcours dans l'imaginaire occidental.

Qu'y a-t-il de commun entre Superman, l'homme d'acier et Roland, le preux médiéval ? Entre le résistant Jean Moulin et Achille, légendaire combattant de la guerre de Troie ? Rien, sinon une volonté, un engagement physique total,
une action à la fois violente et miraculeuse, destinée à sauver une communauté en péril. L'héroïsation, par la publicité d'exploits réels ou fictifs, est néanmoins nécessaire. Elle isole les héros, les grandit, puis nourrit le culte dont ils sont l'objet, et fait résonner - plus ou moins longtemps - leurs noms dans les mémoires.

Comme le rappelle André Malraux :« Il n'y a pas de héros sans auditoire » (L'Espoir, 1937). Ainsi tout héros est-il le produit d'un discours : c'est en suivant ce fil rouge que l'exposition explore l'imaginaire occidental. Le terme de héros est aujourd'hui galvaudé et polysémique et les héros sont multiples : certains sont uniques et vénérés secrètement, d'autres sont célèbres et connus de tous, et leurs noms s'inscrivent dans des panthéons parfois fugaces. Si le poète construisait les héros anciens, l'historien les démocratise afin qu'ils incarnent toute la nation, avant que les professionnels des médias (journalistes, cinéastes, publicistes, créateurs de jeux) ne mondialisent aujourd'hui des personnages devenus composites.
Les figures choisies illustrent la fabrique héroïque, son cheminement, ses vecteurs, ses éclipses et ses invariants. Achille, Héraclès, Thésée, saint Martin, Roland, Lancelot, Condé, Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Jean Moulin, De Gaulle, Lucie Aubrac,
Che Guevara, Jimi Hendrix, James Bond, Superman, Zidane, voici quelques êtres exceptionnels magnifiés par la parole, le texte et l'image.
Les collections de la BnF permettent d'illustrer les différents vecteurs d'héroïsation et la variété de leurs supports : vases antiques, sculptures, monnaies, manuscrits, incunables, livres, estampes, jeux de cartes, imagerie populaire, photographies, affiches, presse, musique, films, objets dérivés, jeux vidéo, etc. Ouverte avec la figure de Gilgamesh, roi-héros de la première épopée connue, l'exposition comprend trois parties : la première consacrée au héros aristocratique, produit de la culture occidentale des élites, de l'Antiquité au siècle des Lumières ; la seconde au héros national et à sa construction en France à partir de la Révolution et jusqu'à la Libération ; la dernière à l'éclatement, depuis 1945, du modèle en neuf familles héroïques dans un univers mondialisé.

Des pièces prestigieuses ou étonnantes
Parmi les pièces les plus prestigieuses ou étonnantes, le visiteur pourra admirer, au sein du parcours : deux amphores en céramique attique à figures noires montrant, l'une le combat d'Héraclès contre Géryon, la seconde celui de Thésée terrassant le Minotaure, un médaillon d'or (nikètèrion) du Trésor de Tarse, frappé de la tête d'Héraclès coiffée de la léonté, avec les traits d'Alexandre le Grand, un lécythe avec Achille traînant le corps d'Hector (musée du Louvre), des manuscrits médiévaux enluminés (Chroniques françaises, Renaut de Montauban, Lancelot du Lac), dont un manuscrit persan sur la vie légendaire d'Eskandar (Alexandre).
Un incunable sur vélin de 1496 est consacré à La Vie et Miracles de Mgr sainct Martin.
Deux monumentales gravures des Batailles d'Alexandre d'après les tableaux de Charles Le Brun célèbrent la gloire de Louis XIV, la pompe funèbre du Grand Condé.
Parmi les pièces remarquables de l'exposition figurent aussi des dessins de Jacques-Louis David, des estampes et gazettes révolutionnaires (Serment du Jeu de Paume, Mort de Bara, Passage du pont d'Arcole), un manuscrit autographe du texte de l'Hymne des Marseillois par Rouget de Lisle, une scène légendaire de Napoléon saluant un grognard reproduite en papier peint, des caricatures, le Retour de Russie de Géricault,
des planches des Désastres de la guerre de Goya, les Notes prises sur place par Victor Hugo lors des funérailles de l'empereur en 1840, des ouvrages de Michelet, Lavisse, des manuels scolaires, des bons points, des objets du culte johannique, une affiche de Grasset pour Sarah Bernhardt dans le rôle de Jeanne d'Arc. Un tableau allégorique de Meissonier sur le Siège de Paris (1870- 1871) est prêté par le musée d'Orsay.
Pour les périodes plus récentes, un éclairage particulier s'attache à la mutation de la posture du soldat, du héros partant à l'assaut, au poilu dans la boue des tranchées, ainsi qu'à la concurrence des héros dans l'entre-deux-guerres.
Les manuscrits de Vol de nuit de Saint-Exupéry et de Premier Combat de Jean Moulin, ainsi que le discours de Malraux pour le transfert des cendres de Moulin au Panthéon, les dernières lettres de Joseph Epstein (colonel Gilles) à sa femme et son fils (collection Georges Duffau) sont des illustrations emblématiques du héros combattant et du résistant. Les héros multiples d'aujourd'hui sont appréhendés à travers des médias divers : affiches, photographies, journaux, BD, albums d'images à coller, jeux vidéo, tableaux, livres, disques, jouets...
Odile Faliu

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Le tournoi de Sorelois. Lancelot du Lac. France, XVe siècle © BnF/Dép. Manuscrits

Exposition "Jean-Michel Atlan, détrempes et peintures"
Location:
Galerie Jacques Elbaz
1, rue d'Alger
75001 Paris
M° Tuileries, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 40 20 98 07
Mobile : +33 (0)6 49 01 66 35
Mail : contact@galeriejacqueselbaz.com
Internet Site : www.galeriejacqueselbaz.com
Description:
17 chefs-d'oeuvre retracent le parcours fulgurant de Jean-Michel Atlan, de son entrée en peinture à la veille de sa mort.

Exposition du 17 janvier au 22 mars 2008
Du mardi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30

Aucune exposition n'avait présenté de façon si cohérente l'oeuvre peint de Jean-Michel Atlan depuis la grande rétrospective du Musée national d'Art moderne à Paris, en 1963. Pour la première fois depuis plus de quarante ans, la création d'Atlan se laisse appréhender de l'entrée en peinture de l'artiste à la veille de sa mort.

Après Atlan, Peintures, Grands formats, en 2002, la Galerie Jacques Elbaz propose une traversée exceptionnelle de l'oeuvre d'Atlan et livre une vision inédite du travail de l'artiste.

Cette exposition consacrée à Jean-Michel Atlan est très certainement la plus importante qu'une galerie puisse présenter avant longtemps. Engagé auprès de l'oeuvre d'Atlan depuis la fin des années 1960 comme collectionneur puis comme marchand, Jacques Elbaz sait qu'il ne pourra plus jamais réunir un tel ensemble.

Dix-sept tableaux, dix-sept chefs-d'oeuvre. Tous marquant une étape particulière dans l'oeuvre d'Atlan, tous définissant une recherche et une évolution permanentes. Un parcours fulgurant témoin d'une oeuvre livrée en quinze ans à peine...

1947-1959. Remarqué dès ses débuts par Gertrude Stein, Denise René ou Aimé Maeght, Atlan se place d'emblée au premier plan de la scène artistique et s'imposera parmi les figures majeures de son temps. Avec une liberté unique dans sa génération, il ne suivra jamais que sa voie propre, porté au-delà des modes par la seule nécessité de son oeuvre. OEuvre impossible à rattacher à aucun mouvement contemporain, oeuvre profondément originale...

"Aujourd'hui encore la peinture d'Atlan ne cesse de nous surprendre", souligne Jacques Elbaz.

Parmi les oeuvres présentées, certaines affichent de très beaux itinéraires muséaux. D'autres, acquises directement auprès de l'artiste, sortent pour la première fois de collections particulières et n'ont jamais été exposées.

Jalons d'une exposition conçue en véritable hommage à l'artiste, Le Kybalion, Portugal, Cléopâtre, Rhapsodie gitane, Zénith, Zarathoustra, Ishtar II, Opéra noir II, ou même Sans titre, chaque oeuvre impose l'arrêt tandis que toutes portent ensemble une lumière singulière sur l'oeuvre d'Atlan.

Pièce d'une grande rareté, Rhapsodie gitane, 1958, est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de ce format présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible.

A l'occasion de cette exposition, la Galerie Jacques Elbaz éditera un catalogue reproduisant l'ensemble des tableaux présentés.


UN DESTIN SINGULIER

"C'est mon destin sans doute d'abandonner les routes trop publiques.
Comme le dit le proverbe berbère, quand les sauterelles arrivent,
il vaut mieux planter sa tente ailleurs. Et la mode, en peinture, fait
bien plus de ravages que les sauterelles"
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 19591

1930. Jean-Michel Atlan a dix-sept ans ; l'attrait de l'inconnu oriente déjà son destin. Fils d'une famille de Constantine passionnée par l'étude de la Kabbale, il part pour Paris, s'inscrit en philosophie à la Sorbonne. Très vite, sa quête dépasse les murs de l'université. Il découvre la vie, rêve de changer le monde. Il se tourne vers la politique et milite contre le colonialisme et les fascismes montants.

1940-1941. Le destin le presse. Sa trajectoire d'artiste se précise. Professeur de philosophie, il est révoqué du fait des lois antisémites. Livré à lui-même, il découvre la poésie. Il écrit, dessine et peint. Paraissent les poèmes Initiation des mortes puis Autres soleils et autres signes dont Gaston Bachelard souligne la singulière "valeur germinative"2. "Fait capital"3 : il rencontre Denise et s'installe avec elle, par "hasard" dans un atelier d'artiste, rue de la Grande Chaumière, à Montparnasse.

1942. La vie du poète bascule dans les ténèbres. Résistant dès le début de l'Occupation, le couple Atlan est arrêté et incarcéré. Atlan feint la folie, prétend être Evêque de Constantine et communiquer par télépathie avec sa femme, et trouve asile à Sainte-Anne.

1944. Marche irréversible : le poète est devenu peintre. Dans sa tenue d'interné, il prend part à la Libération de Paris, habité par l'idée de se procurer couleurs, toiles et pinceaux. Révélation pour la critique, adieu à l'écriture pour l'auteur, paraît Le sang profond, réunissant ses poèmes. Pour la première fois, il expose ses peintures et ses dessins à la Galerie L'Arc-en-Ciel, à Paris. Précurseur, son art explore déjà les voies de l'informel.

1945. Débute un parcours fulgurant dans le monde artistique d'après-guerre. D'emblée les portes des salons et des galeries parisiennes s'ouvrent à lui. Jean Paulhan, Clara Malraux, Arthur Adamov, reconnaissent son talent, ainsi que Gertrude Stein qui fait l'acquisition de six toiles bientôt montrées à Londres et à New York et projette de lui consacrer un ouvrage. Ses oeuvres circulent au Japon. Il entreprend d'illustrer Description d'un combat de Kafka et s'initie à la lithographie.

1946-1947. La peinture d'Atlan se révèle pleinement. Le succès est immédiat. Il est l'un des premiers artistes présentés dans la toute nouvelle Galerie Denise René. Après Matisse, Braque, Picasso, Bonnard, Léger, il entre dans le temple d'Aimé Maeght et signe un contrat avec la prestigieuse galerie en 1947. Il participe ainsi aux expositions Le noir est une couleur puis Sur quatre murs, et fait l'objet de deux importantes expositions personnelles. Ses oeuvres figurent dans l'exposition L'imaginaire à la Galerie du Luxembourg. Etudes, articles et interviews se multiplient, marquant l'intérêt de la critique pour l'artiste.

1948. A trente-cinq ans, Atlan est reconnu comme un artiste majeur et commence à exposer à l'étranger4. La route ouverte est royale. Pourtant il bifurque pour suivre sa voie propre, en marge de la scène artistique parisienne et de ses modes. Il rompt son contrat avec la Galerie Maeght. Jusqu'en 1956, il ne présentera aucune exposition personnelle à Paris. A Aimé Patri, il déclare : "Nous sommes quelques-uns que l'on désigne comme peintres abstraits mais qui redoutons qu'on vienne, en faisant la théorie de cet art, nous prêcher un nouveau dogmatisme"5.

Atlan s'inscrit en marge. Ses contemporains viennent à lui. Son influence s'étend. Dans le Paris d'après-guerre, son "pouvoir de rayonnement" est alors "le seul comparable à celui de Picasso trente ans plus tôt"6 témoigne Michel Ragon.
"Les samedis d'Atlan" font parler d'eux dans les milieux artistiques du monde entier. Peintres, écrivains, ouvriers, intellectuels, voyageurs, modèles et visiteurs en tout genre convergent vers l'atelier de la Grande Chaumière. Ainsi Jackson Pollock, Asger Jorn, Hans Hartung, Serge Poliakoff, Pierre Soulages, Francis Picabia, Tarō Okamoto, Henri Michaux, Eugène Ionesco, Jean Paulhan, Arthur Adamov...

Résolument inclassable, la peinture d'Atlan aborde les années 1950 et le monde. Au-delà des idées d'abstraction et de figuration. Echappant à tous les mouvements qui émergent sur la scène d'après-guerre.

1949. Les expositions personnelles de l'artiste ont lieu à Venise, à la Galerie Sandri, et à Copenhague, au Salon Corner. Sollicité par la revue Cobra, il expose aux côtés de ses représentants sans jamais adhérer à leur groupe, marquant là encore sa singularité.

1953-1954. Il participe au Salon de mai à Paris, puis aux expositions organisées par Jean Cassou en Israël et en Yougoslavie. Au Japon, où ses oeuvres sont diffusées en cartes postales, il exerce une forte influence, suscite de nombreux articles et reçoit un accueil exceptionnel lors de l'exposition Art occidental à Tokyo.

1955. En une décennie, la peinture d'Atlan est arrivée à maturité. "Vivantes", les formes qu'elle engendre respirent et s'approfondissent de chef-d'oeuvre en chef-d'oeuvre. Il revient sur la scène parisienne, magistral. A la Galerie Charpentier7, il est l'artiste phare de l'exposition "Ecole de Paris 1955" dont il réalise l'affiche. Dans l'exposition Trente peintres de la nouvelle Ecole de Paris, à la Galerie Craven, il prend place aux côtés de Jean Dubuffet, Jean Fautrier, Hans Hartung, Serge Poliakoff, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Maria Helena Vieira da Silva.

1956-1957. Atlan a tenu tête. Paris s'incline. Et consacre son art. Sa première exposition personnelle à Paris depuis près de dix ans, à la Galerie Henry Bing, lui vaut un succès sans précédent. En 1957, les expositions consacrées à l'artiste au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Musée Picasso d'Antibes, donnent la mesure d'une oeuvre majeure. Ses toiles figurent dans les expositions Depuis Bonnard au Musée national d'Art moderne à Paris, et Nouvelle Ecole de Paris au Musée Bridgestone à Tokyo.

1958. Son succès est à son apogée, succès que peu d'artistes connaissent de leur vivant. Il décide de s'isoler et quitte Paris. Il acquiert une maison à Villiers-sur-Tholon dans l'Yonne, y installe son atelier, et entre dans sa période la plus productive. Les expositions se succèdent : expositions personnelles à la Galerie del Naviglio à Milan et à la Galerie Czwiklitzer à Cologne ; expositions collectives au Musée national d'Art moderne et à la Galerie Charpentier à Paris, à la Galerie Wildenstein à New York. En France et à l'étranger, plusieurs musées acquièrent des tableaux : La Kahena, 1958, rejoint le Musée national d'Art moderne à Paris et Baal Guerrier, 1953, la Tate Gallery de Londres.

1959. Londres. Premiers coups portés par la maladie. Atlan riposte. Hospitalisé lors de son importante exposition à la Kaplan Gallery, il regagne l'atelier de Villiers-sur-Tholon. Très affaibli, il déploie dans sa peinture une force surprenante. Ainsi le remarquable ensemble de détrempes, d'huiles et de pastels bientôt exposés à la Galerie Henry Bing. Et les chefs-d'oeuvre destinés aux expositions programmées à New York et Tokyo... "J'attache une très grande importance à cette manifestation à Tokyo et je vais réserver mes meilleures toiles"8 écrit-il. Mais il n'y assistera pas... son destin est scellé.

1960. Retour à l'atelier de la Grande Chaumière, et à Montparnasse. Atlan meurt quelques jours plus tard, à quarante-sept ans. La nouvelle est relayée à travers le monde. En France, la presse célèbre l'artiste de Cimaise à Paris-Match. A New York, toutes les toiles de l'exposition "Atlan, recent paintings and gouaches" organisée par Théodore Schempp à la Galerie The Contemporaries, sont vendues le soir même du vernissage. Les Hommages à Atlan se succèdent au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, à la Kunsthaus de Zurich, au Salon Corner de Copenhague. Suivront, la grande rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et celle, du Tel Aviv Museum of Art en 1964. En 1980, le Musée national d'Art moderne, Centre Georges Pompidou, consacrera aussi une exposition à l'artiste.


"AUTRES SOLEILS ET AUTRES SIGNES"

"Je suis aorte et je suis temps
Et je cherche au profond de la torpeur Nature
D'autres soleils
Et d'autres signes"
Jean-Michel Atlan, "Autres soleils et autres signes", 1941

"Quand une forme est vivante elle n'est plus ni abstraite ni figurative"
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 1959

"Une originalité frappante", soulignait Gertrude Stein dès sa première visite à l'atelier de l'artiste en 1945. Une originalité si radicale même qu'" intolérable"9 pour certains ; une originalité irrécusable, que l'on aime, ou non, cette peinture...

La peinture d'Atlan est la terre inconnue dont le jeune poète parti à la recherche "d'autres soleils et d'autres signes" annonçait l'abord. "Un univers de lignes et de couleurs qui n'emprunte pas à la littérature, qui ne ressemble pas à ce que l'on appelle la réalité, mais qui constitue par lui-même une réalité"10, commente l'artiste en 1945 lors d'une interview parue dans la revue Continuity...

Un univers engendrant ses propres formes, un univers que toute terminologie contemporaine devait échouer à décrire. Traité "comme une unité organique et biologique et non simplement comme une unité mécanique ou géométrique"11, l'espace pictural d'Atlan ne pouvait s'identifier à l'art abstrait - alors précisément lié à l'idée de géométrie et étranger à celle de nature - pas plus qu'à l'art figuratif. De même qu'à aucun mouvement d'après-guerre - de l'abstraction lyrique à l'art gestuel et à l'art autre, de l'art informel au tachisme - se situant, par essence, au-delà de tout académisme, de toute théorie.

"Je ne suis pas abstrait ni du point de vue du climat de mes oeuvres [...] ni du point de vue exécution. Une forme m'intéresse seulement quand elle vit (ou quand j'ai réussi à la faire vivre), et alors elle n'est plus "abstraite", elle est vivante", précise Atlan. Et d'ajouter : "je ne suis pas figuratif, du moins jusqu'à présent, parce que les formes qui m'ont pris aux entrailles (et hors de ça point de peinture) sont celles qui dépaysent le spectateur (l'homme, moi-même), qui lui font tout à coup percevoir qu'il est environné, "du dedans" et en dehors, de forces terribles (et parfois hostiles), mystérieuses et familières à la fois"12.

L'art d'Atlan plante ailleurs ses racines. Il est assurément bien plus proche de celui "des Noirs, des Assyriens, des Etrusques et des romans"13 que de celui d'une quelconque école occidentale, des renaissants italiens jusqu'aux mouvements contemporains. Mais cette proximité jamais ne bascule dans un exotisme facile. Cet "aspect barbare" qui caractérise la peinture d'Atlan tient à l'érotique et au magique, à sa "violence créatrice"14, à sa partie liée avec les danses sacrées...


ATLAN, DANSEUR "DES DANSES SACRÉES"

"Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde
une étoile dansante"
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra 15

"Un orage menaçait dans le ciel, comme si la nature avait voulu par la foudre
détruire toutes les formes existantes pour en recréer de nouvelles"
Marquis de Sade, Juliette16

Des oeuvres "magnifiquement construites, sans concession, qui se dressent avec force" : Voilà ce qu'incarnent les primitifs au regard de l'artiste et qui évoque sa propre peinture ; voilà la "violence créatrice" qui "l'émeut". C'est du chaos qu'émerge l'oeuvre, luttant pour conquérir ses formes et sa matière, se confrontant à des "forces magiques infiniment redoutables"17 pour gagner son existence...

L'art d'Atlan est celui "d'appréhender les rythmes essentiels de la nature, de les capter"18, de "respirer avec eux", pour les restituer jugulés dans une peinture qui est geste : l'artiste "ne peint pas seulement avec ses yeux mais avec le mouvement de son corps et de ses muscles"19.

Son geste appartient au domaine du sacré : "mes lignes de forces m'auraient conduit, en un autre temps à être sorcier ou danseur. Danseur dans le sens des danses sacrées, mystiques, magiques. Je me sens proche des "hassidim", des derviches musulmans, des danseurs bouddhistes, des envoûtés nègres d'Afrique ou d'Amérique. [...] Ce ne sont pas les musées qui m'ont conduit à ma vocation de peintre, mais les chamans"20, souligne Atlan.

"Ce sont les rythmes qui engendrent les formes, qui partagent l'espace de la toile, qui créent une architecture vivante et qui donnent enfin la vie à des formes sur lesquelles on ne peut pas mettre un nom"21, et les rythmes "n'existent qu'en animant la matière"22, une matière capable de leur "résister". Tandis que "le rythme se brise, se complique", la peinture consiste en cette "lutte" qui lui "redonnera son unité et sa simplicité"23...

"Le peintre est avant tout un danseur, un danseur "abstrait" qui s'élance dans l'espace de la toile"24 : "j'ai l'impression que ma peinture est elle-même danse et aussi que la danse des vrais "danseur" se suffit à elle-même et pourrait tout aussi bien se passer des décors, que peut-être même de la musique. Si on ajoute paradoxalement que la vraie danse pourrait aussi se passer du danseur, alors on est déjà très prés de ma peinture"25, conclut Atlan.


1947-1959 : UNE TRAVERSÉE EXCEPTIONNELLE

"Ma peinture, en tout cas, est ouverte [...]
Chacune de mes toiles diffère de la précédente, marquant des incursions
inattendues dans des mondes à explorer.
Je m'efforce toujours de reculer mes limites et de ne jamais m'enfermer"
Jean-Michel Atlan, extrait de correspondances avec Michel Ragon26

Description d'un combat de Kafka illustré de trente-deux lithographies d'Atlan préludera à la traversée de l'oeuvre peint. Travaillant à même la pierre "au profit du seul noir et blanc, du dessin et de la lumière", le peintre "découvre la matière et apprend la couleur"27... Edité en 1946 par Maeght à trois cent cinquante exemplaires, ce très bel ouvrage dont les illustrations furent réalisées à partir de 1945 donna lieu à une exposition à l'Hôtel du Port Royal, à Paris, en 1947.

Le parcours débute avec Sans titre, 1949, huile sur toile (130x97cm) exécutée entre 1947 et 1949 au sortir de premières recherches et des "impasses"28 de l'informel.

Atlan entre véritablement en peinture avec des oeuvres d'une profonde originalité. Sur fond de nuit, des formes arrondies ou piquantes, parfois allusives, convulsent et viennent occuper l'espace entier de la toile tandis que la lumière perce par trouées.
Au regard des oeuvres d'Atlan répertoriées à ce jour, aucune toile avant celle-ci n'avait été réalisée dans ce format, le plus grand qu'il ait alors jamais utilisé29 depuis ses débuts. Bien qu'il soit certainement l'un des plus importants de cette période, ce tableau est exposé pour la première fois.

Suit Sans titre, 1953, pastel et fusain sur carton (100x65cm) emblématique de l'inspiration totémique alors très sensible dans l'oeuvre d'Atlan. Une oeuvre qui signe aussi la parfaite maîtrise de techniques employées tout au long de sa production. Provenant d'une collection particulière parisienne, cette pièce acquise directement de l'artiste n'a jamais été exposée.

En phase de transformations profondes, la peinture d'Atlan s'achemine très vite vers la maturité : Sans titre, 1954, huile sur toile (100x65 cm), marque un premier tournant dans les recherches de l'artiste. Un cerne noir vient désormais définir chaque forme et souligne les bords de la toile, organisant l'architecture du tableau, élaborant son rythme même. Spirales, hachures, dents de scie, les motifs antérieurs perdurent et évoluent comme autant de fils conducteurs dans l'oeuvre d'Atlan, de même qu'un certain caractère totémique.
Cette toile participa aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963 et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964, ainsi qu'à l'exposition Dix ans d'art vivant 1945-1955, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence en 1966.

Une nouvelle étape du parcours s'engage avec trois tableaux datés de 1956, des oeuvres magistrales signant la maturité atteinte par l'artiste autour des années 1954-1955. Sensible mais appelé à disparaître toujours plus au profit de la recherche rythmique et de l'abstraction des formes, l'aspect totémique de la peinture d'Atlan devient éminemment personnel. Le cerne noir s'épaissit, tendant parfois à se faire lui-même forme, et souligne désormais chaque forme en présence, de sorte qu'il n'existe plus de fond. La matière picturale gagne en densité, se révélant au coeur de la recherche permanente de l'artiste.

Le Kybalion, 1956, huile sur toile (100x100 cm), compte sans doute parmi les oeuvres les plus connues de l'artiste, tant il fut exposé et reproduit. Montré pour la première fois au Musée Picasso d'Antibes lors de l'exposition Atlan, en 1957, il figurait notamment dans l'Hommage à Atlan au Salon de mai à Paris en 1960, puis dans les rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne de Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964...

Sans titre, 1956, huile sur toile (146x89cm), participa en 1956 à l'exposition Atlan à la Galerie Henry Bing à Paris dont le succès fut sans précédent. Cette toile provient d'ailleurs de l'ancienne Collection Henry Bing. Elle fut montrée pour la dernière fois lors de la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

Sans titre, 1956, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur français, n'a quant à elle jamais été exposée.

En pleine possession de son art, Atlan n'a de cesse de poursuivre ses recherches. A la manière d'un organisme vivant, sa peinture continue de se développer. Et chacun de ses états paraît unique. Ainsi les quatre toiles majeures datées de 1957 qui composent la suite de l'exposition.

Parmi les chefs-d'oeuvre de l'artiste, Portugal, 1957, huile sur toile (146x89cm) d'autant plus importante qu'elle fut l'une des oeuvres les plus chères à Atlan. A preuve, les différentes photographies montrant l'artiste à ses côtés ou la mettant en évidence. Présentée au Salon de mai à Paris en 1958, Portugal participait aussi à l'Hommage à Atlan de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo en 1963, et aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964.

En écho à Portugal, vient Cléopâtre, 1957, huile sur toile (130x81cm), imposant également l'arrêt. Découvert lors de l'exposition personnelle de l'artiste à la Galleria del Naviglio, à Milan, en 1958, ce tableau n'a pas été montré depuis la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

On remarquera aussi Sans titre, 1957, huile sur toile (146x89cm) présente dans les expositions consacrées à l'artiste à la Galerie Henry Bing, à Cannes, à la fin de l'année 1965, puis à la Galerie Saint-Léger, à Genève, en 1971.

Plus loin, Sans titre, 1957, huile sur toile (130x81cm), annonce une nouvelle évolution dans la peinture d'Atlan. Si chaque forme se trouvait auparavant cernée de noir et comme saisie dans sa mouvance, seules certaines d'entre elles le sont désormais, d'autres évoluant alors de façon distincte, comme en fond.

Dernières années de production d'Atlan, années les plus abondantes signant son grand oeuvre, 1958 et 1959 appellent à d'autres métamorphoses. L'artiste atteint à une maîtrise surprenante de la composition rythmique. Le cerne noir se fait écriture, calligraphie singulière, tandis que les formes s'organisent dans des jeux de contrastes et de miroirs...

Zénith, 1958, huile sur toile (116x73cm) exposée lors de la rétrospective Atlan au Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et Sans titre, 1958, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur espagnol et exposée pour la première fois, ouvrent la voie à des mutations profondes et à Rhapsodie gitane, 1958, oeuvre musicale entre toutes, consacrant l'itinéraire entier du peintre...

Rhapsodie gitane est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de cette dimension présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible. Les deux autres oeuvres de ce format se trouvent respectivement conservées à la Tate Gallery à Londres (Bâal Guerrier, 1953) et dans une importante collection américaine (Sans titre, 1956).

Cette oeuvre est d'autant plus rare que les très grands formats d'Atlan, onze toiles seulement, toutes des oeuvres majeures, ont déjà rejoint pour la plupart les plus prestigieuses collections muséales et particulières. Le dernier passage d'une de ces toiles sur le marché remonte à 1989 ; elle fut présentée en 2002 à la Galerie Jacques Elbaz lors de l'exposition Atlan, Peintures, Grands Formats.

Parcours exceptionnel pour une oeuvre exceptionnelle : Rhapsodie gitane, participait en 1963 à la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris, et à l'Hommage à Atlan lors de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo, puis en 1964 à la rétrospective Atlan du Museum of Art de Tel Aviv. En 1966-1967, au départ du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, elle faisait l'objet d'une exposition itinérante en Belgique, Art français contemporain, vingt peintres français, et prenait également part à l'exposition 24 franske malere 1946-1966 au Kunstforemingen, à Copenhague. A Paris, on la vit pour la dernière fois il y a plus de vingt ans, au Grand Palais, en 1985, lors de l'exposition De la Bible à nos jours.

En regard de cette oeuvre magistrale, trois importantes détrempes témoignent de l'importance de ce procédé familier à l'artiste explorant sans cesse la matière picturale : "une matière qui peut [...] n'être qu'une poudre presque impalpable ; ou bien épaisse comme le ciment du maçon" ; une matière conçue comme "la chair du tableau"30.

Citons : Opéra noir II, 1958, détrempe, huile sur carton (120x80cm) montrée au Musée national d'Art moderne à Paris en 1958 lors de l'exposition De l'impressionnisme à nos jours, puis en 1963 lors de la rétrospective Atlan ; Zarathoustra, 1958, détrempe, huile sur carton (121x80cm), jamais vue depuis son exposition en 1958, à la Galerie Christoph Czwiklitzer à Cologne ; Ishtar II, 1958, détrempe, huile et pastel sur carton (120x81cm), montrée pour la dernière fois en 1959 dans l'exposition Six peintres de l'Ecole de Paris à la Galerie Kaare Berntsen à Oslo.
Des oeuvres qui toutes témoignent de l'enrichissement constant d'une technique et d'une matière picturales éminemment personnelles.

Comète traversant le ciel artistique d'après-guerre, l'oeuvre d'Atlan s'interrompt en pleine fulgurance. Atteignant très vite au sommet de son art, l'artiste aura conçu en quinze ans à peine l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.

Disparu subitement, il laisse dans ses derniers chefs-d'oeuvre la promesse d'autres métamorphoses... Ainsi Sans titre, 1959, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste et pour la première fois exposée.

Après la dernière toile qu'il découvre, ce parcours unique ne prend pas fin. Sa plus belle découverte reste, en nous, l'univers d'Atlan retrouvé.

>> DP

Exposition "Chaïm Soutine"
Location:
Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine
75008 Paris
M° Madeleine
France
Phone : +33 (0)1 42 68 02 01
Internet Site : www.pinacotheque.com
Description:
du 10 octobre 2007 au 2 mars 2008

Figure centrale du monde de l'art, le moins connu et le plus mystérieux des artistes de sa génération, Chaïm Soutine fait l'objet d'une grande exposition à Paris pour la première fois depuis 34 ans, en 1973 à l'Orangerie.

Soutine arrive à Paris en Juillet 1913 et découvre alors un monde très différent de sa Russie natale. Il est rapidement assimilé au juif immigré, à l'artiste typique de l'Ecole de Paris, avec tous les préjugés qui s'y attachent. Souvent considéré comme simple suiveur, il est intégré à la légende de Montparnasse en raison de son amitié avec Amedeo Modigliani dont il fut l'un des plus proches amis.

C'est en étudiant le portrait que Amedeo Modigliani fit de Chaïm Soutine que Marc Restellini, a décidé de faire cette exposition. Dans ce sublime portrait, il a découvert que le bel Italien donnait à Soutine, le plus discrètement possible, une symbolique religieuse en le peignant avec la main gauche pratiquant la bénédiction des Cohen, cette famille des grands prêtres du Temple de Jérusalem. Ce détail volontairement secret révélait une personnalité hors du commun qui pouvait avoir échappé à tout le monde mais que Modigliani voulait pourtant immortaliser, comme pour donner à Soutine une dimension mystique.

Cette personnalité très particulière lui fait développer un art longtemps incompris, marginalisé, assimilé souvent à un artiste malsain, difficile, sur lequel tous les poncifs de l'antisémitisme ambiant viennent se greffer pour en faire un marginal dès son arrivée à Paris. Comme Modigliani, il a une carrière très singulière, entourée de légendes ; artiste maudit, il meurt sans être vraiment révélé sous son vrai jour. Encore aujourd'hui il ne reste de Soutine que l'image du juif émigré sur qui pèse tous les interdits d'une religion trop contraignante et dont le physique se prête à tous les clichés antisémites.

Backstage, Mode in the city
Location:
Galerie Nikki Diana Marquardt
9, place des Vosges
10, rue de Turenne
75004 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 42 78 21 00
Fax : +33 (0)1 42 78 86 73
Mail : galerie@galeriemarquardt.com
Internet Site : www.galerienikkidianamarquardt.com
Description:
Découvrez les créateurs de mode, de bijoux et d'accessoires mode pendant 3 jours.
Vendredi 8 février : 15h – 20h
Samedi 9 et dimanche 10 février : 11h – 20h

Entrée Gratuite

40 créateurs


08:00  
09:00  
10:00  
11:00  
12:00 [12:00-21:00] Lancement de L'atelier (making of)
Location:
Bétonsalon
Centre d'art et de recherche
47, quai Panhard et Levassor
Esplanade des Grands Moulins - Rez-de-chaussée de la Halle aux Farines
9, esplanade Pierre Vidal-Naquet - BP 90415
75626 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 45 84 17 56
Fax : +33 (0)1 45 84 17 56
Mail : info@betonsalon.net
Internet Site : www.betonsalon.net
Description:
Un projet de l'Ambassade (Cécilia Becanovic et Maxime Thieffine)
Ouverture des dossiers de recherche au public

APPEL A PARTICIPATION

Du 9 février au 1er mars 2008, l'Ambassade vous invite à participer à une enquête sur l'atelier d'artiste et ses représentations. L'espace de Bétonsalon servira de lieu de convergence et de visibilité des documents.
Nous recherchons des documents et sources d'information sur l'atelier d'artiste, (aussi bien photos, catalogues d'expositions, textes, interview, extraits de films de fiction ou reportages) mais nous désirons également discuter et dialoguer avec des étudiants, chercheurs, professeurs ou toutes autres personnes sur l'atelier d'artiste. Le but est de constituer collectivement une base de données sur le modèle de Wikipédia mais ici sans prétendre à l'objectivité. La subjectivité, les associations d'idées, les digressions, les parallèles avec d'autres champs d'activité que l'art seront privilégiés.

L'Ambassade est un duo de commissaires d'exposition en art contemporain formé par Cécilia Becanovic et Maxime Thieffine. Il est né d'une manie d'accumuler des reproductions d'œuvres grâce à l'outil informatique et de la nécessité logique qui en découle d'organiser cette mémoire. Sur le principe d'un échange dynamique entre leurs deux "collections", ils présentent dans l'espace d'exposition ou lors de programmations un parcours entre œuvres d'art, reproductions d'œuvres, images non artistiques, documents, extraits de films, textes, etc. Cette approche - historique, pédagogique et ludique - vise à tracer des généalogies secrètes entre des artistes d'époques et d'horizons différents. Tracer des parcours avec les œuvres, c'est oser se les approprier pour parler avec elles depuis un point de vue singulier. Parler pour raconter des histoires cachées dans les œuvres ou pour multiplier les relations qu'on peut entretenir avec elles.

Cécilia Becanovic est née en 1974, elle est diplômée des Beaux-Arts de Nîmes (DNAP, 2000). Entre 2003 et 2004, elle a participé au DESS Art Contemporain, Connaissance et Pratique à la Sorbonne Paris I pour lequel elle a organisé les expositions « 100 Mona Lisa valent mieux qu'une » à l'Espace Paul Ricard et « L'instant d'avant » (Console et Galerie Pitch, Paris). Elle collabore à la revue Offshore depuis 2003.

Maxime Thieffine est né en 1973. Il a réalisé un DEA sur la critique de cinéma à Paris III et a enseigné dans la même université l'analyse et l'esthétique de l'image (2000-2003). Il poursuit actuellement sa pratique de vidéaste. Il a été étudiant au Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains (2003-2005), en résidence à Mains d'Œuvres (2006) et à l'école d'art de Rueil-Malmaison pour Synapse (2007).

Plus d'infos sur :
http://www.betonsalon.net/spip.php?article73
http://www.lambassade.com

ouvert du mardi au samedi de 12h à 21h

[12:30] Clôture du colloque "Femme, Médecine et Sport"
Location:
Boulogne-Billancourt
Boulogne-Billancourt
92100 Boulogne-Billancourt
M° Boulogne - Jean Jaurès, Marcel Sembat, Billancourt
France
Internet Site : www.boulognebillancourt.com
Description:
Hôtel Mercure Porte de Saint-Cloud - 37, Place René Clair



[14:00-18:00] Vernissage de Bruno Requentel "Le train de l'espoir"
Location:
Créteil
Créteil
94000 Créteil
M° Créteil - l'Echat, Créteil - Université, Créteil - Préfecture
France
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
MPT Bleuets - 5 rue Armand Guillaume - 01 42 07 41 46

Seule ligne de train entre Abidjan et Ouagadougou, l'Express parcoure 1200 km, dont 625 sont en Côte d'Ivoire où la guerre civile a provoqué l'interruption du trafic en 2002. Principal débouché maritime pour des pays enclavés comme Le Niger, le Mali et le Burkina, ce train transportait quotidiennement, avant 2002, jusqu'à 350 000 tonnes par an d'hydrocarbures et des milliers de containers. Depuis, des tonnes de marchandises sont restées bloquées au port d'Abidjan. Le photographe Bruno Requentel a voyagé dans ce train quelques semaines avant la crise Ivoirienne et nous invite à partager ces clichés avec l'espoir d'y retourner en 2008.

Vernissage: Samedi 9 février à 14h

Dans le cadre des rencontres photographiques de Créteil :
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

>> agenda

Vernissage de Bruno Requentel "Le train de l'espoir"




[15:00-19:00] Exposition "8:00 PM" de SHA Zijian
Location:
Galerie Nivet-Carzon
2, rue Geoffroy l'Angevin
75004 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)9 54 29 30 10
Mobile : +33 (0)6 73 87 76 83
Mail : contact@nivet-carzon.com
Internet Site : www.nivet-carzon.com
Description:
Exposition du 18 janvier au 18 février 2008
Ouvert du mardi au vendredi de 14h30 à 19h30 et le samedi de 11h à 19h30

[15:00-19:00] Exposition de peintures "Hommage à Marc CHAUVIN"
Location:
Carré Rive Gauche
Quai Voltaire, rue des Saints-Pères, rue de l'Université, rue du Bac, rue de Lille
rue de Beaune, rue de Verneuil, rue Allent
75007 Paris
M° Rue du Bac, Saint-Germain-des-Prés, RER C Musée d'Orsay
France
Phone : +33 (0)1 42 60 70 10
Mail : info@carrerivegauche.com
Internet Site : www.carrerivegauche.com
Description:
Maison des ingénieurs de l'Agro - 5 quai Voltaire - 75007 PARIS

A l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, «La Ronde des Agros Exposants» organise, en hommage à Marc Chauvin (P66), une exposition de ses toiles au Quai Voltaire jusqu'au 30 avril 2008.
Le vernissage de l'exposition aura lieu le samedi 9 février de 15h à 19h. L'exposition peut être visitée sur rendez-vous préalable.

http://www.uniagro.fr/docs/0801302010CHAUVIN_2007.pdf





[16:00-19:00] Vernissage de Jitka Sar "Lignes I-Maginair-Es"
Location:
Créteil
Créteil
94000 Créteil
M° Créteil - l'Echat, Créteil - Université, Créteil - Préfecture
France
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
Maison des Associations - 1 rue François Mauriac - 01 58 43 37 01

"Les vestiges de la Ligne Maginot témoignent d'un lourd passé. Je m'approprie ces témoignages pour leur faire raconter une autre histoire que celle qui s'est gravée sur mon support photographique pendant la prise de vue selon la réalité du moment présent..."

Vernissage: Samedi 9 février à 16h

Dans le cadre des rencontres photographiques de Créteil :
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

>> agenda

Vernissage de Jitka Sar "Lignes I-Maginair-Es"






[17:00] Remise du Prix Russophonie
Location:
Paris Expo - Porte de Versailles
Parc des Expositions de Paris
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris
M° Porte de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 43 95 37 00
Fax : +33 (0)1 43 95 30 31
Internet Site : www.viparis.com/viparisFront/do/centre/paris-expo-porte-de-versailles/Accueil
Description:
Paris Expo - Porte de Versailles - Hall 5-1 Au salon Expolangues

Le Prix Russophonie récompense la meilleure traduction en français de toute œuvre écrite originellement en langue russe, quels que soient le pays de résidence ou la nationalité de son auteur.

L'Association France Oural et la Fondation Eltsine vous invitent à la cérémonie de remise du Prix
Le samedi 9 février 2008, à 17h

http://www.prix-russophonie.org

http://russophonie.free.fr/Docs/Invitation-prix-2008.pdf

[17:00-21:00] Vernissage d'Alain Sicard "Peinture"
Location:
Galerie Bernard Jordan
77, rue Charlot
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Temple, République
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 61
Mail : galerie.bernard.jordan@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriebernardjordan.com
Description:
du 9 février au 12 mars 2008
du mardi au samedi de 14h à 19h

Alain Sicard s'est construit essentiellement dans les musées et les livres d'art. Son travail est profondément marqué par ces fréquentations régulières. En puisant largement dans les reproductions de catalogues, les cartes postales, les revues d'art, il s'approprie l'iconographie muséographique, qui redevient matière première de sa peinture ; il croise par ce biais de multiples styles et écoles, qu'il réinvestit et pervertit tout à tour.

"Ma peinture [est] comme une généalogie désorganisée de l'histoire de l'art, je ne démarre rien, je ne fais que recevoir."

Alain Sicard travaille toujours sur du papier, -papier couché-, support qui le relie à l'image photographique. Il utilise de la peinture à l'huile, très liquide, qui recouvre ce papier d'une pellicule mince et lisse. La couleur, parfois monochrome, à l'instar des gravures anciennes, peut aussi muer dans des gammes délibérément nauséeuses, en dépit du blanc du papier, -celui des fonds, celui des marges-. Les formats, contrastés, s'intègrent à des familles distinctes, qui portent des titres génériques.
La conjonction de ces moyens permet d'énoncer sous une forme essentielle et banale un état de la peinture à un moment donné : Alain Sicard pose sur le papier des « aphorismes picturaux ».

"Faire revenir la mémoire de l'histoire de l'art à la main, la tirer physiquement de cette fange de boue picturale ; cette mémoire extirpée du papier posé à plat sur la table de travail."

Alain Sicard questionne le rapport qui lie l'original à sa reproduction, à l'imagerie de l'histoire de l'art qui hante nos mémoires collectives et individuelles, avec les déformations, les interactions, les confusions qui en résultent.

"J'aime quand le malaise s'insinue dans mon travail, la sensation de malaise à la vue de mes peintures, l'idée que l'on hésite entre leur acceptation ou leur rejet, le trouble qui naît de la confusion avec leurs référents."







[18:00] Littérature - Verheggen/Bonnaffé
Location:
Centre Wallonie-Bruxelles à Paris
46, rue Quincampoix
127-129, rue Saint-Martin
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 53 01 96 96
Fax : +33 (0)1 48 04 90 85
Mail : info@cwb.fr
Internet Site : www.cwb.fr
Description:
Dans le cadre du festival Textes et Voix (5-11 février 2008)
Jacques Bonnaffé lit des extraits du nouveau livre de Jean-Pierre Verheggen: Sodome et Grammaire (éditions Gallimard).
«Un uppercut aux rappeurs Camembert; un swing ou deux savates aux slameurs pompiers; une claque en passant à la novlangue technologique ; une solide peignée au branchouille mode d'emploi sans oublier une chiquenaude amicale aux grands ancêtres d'anthologie. »
Séance de dédicace en fin de soirée à la librairie Wallonie-Bruxelles.

[18:00-21:00] Vernissage de Birthe Bo Sakurai "Mythes, contes et légendes danois"
Location:
Galerie Art' et Miss
14, rue Sainte-Anastase
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 43 57 37 42
Fax : +33 (0)8 21 90 17 48
Mail : artetmiss@free.fr
Internet Site : www.artetmiss.fr
Description:
du 2 au 22 février 2008
Ouvert du mercredi au samedi de 12h à 19h et dimanche de 14h à 18h, lundi et mardi sur rendez-vous
Le vernissage aura lieu Samedi 9 février de 18h à 20h en présence de l'artiste.


Birthe BO SAKURAI - Plasticienne - Bornholm, DANEMARK

Elle est née en 1946 sur l'île danoise de Bornholm au coeur de la mer Baltique.

Lorsqu'elle était enfant, se promenant dans la nature sous la neige, son père lui montrant les flocons de neige lui demanda si elle voyait les elfes dansant et elle lui répondit que ce n'était pas des elfes mais des gnomes, car ils avaient l'apparence d'hommes et de femmes de tout âge, dansant ensemble. Dès lors sa vie changea, sa grand-mère la considérant comme différente car dans les légendes de l'île de Bornholm, il arrive que des enfants gnomes soient échangés avec les enfants humains pour vivre avec eux et les observer.

Elevée de façon différente, elle fût donc différente et s'est attachée à faire vivre les contes et légendes de son île, dont la sagesse semblait favoriser la protection de la mer et de la nature.

Sa représentation de la danse des gnomes est également inspirée du Ballet Royal de Copenhague.

Elle est également la première artiste à avoir présenté des conques marines tissées en 3D avec des fils de filets de pêche. Ces créations originales ont largement contribué à sa renomée internationale. La conque marine est un motif antique qui est devenu une source d'inspiration contemporaine en image comme en sculpture, en rapport avec l'eau.

Formation :
1969-70 : Ecole Nationale d'Art Décoratif - Aubusson - France
1971-72 : Ecole Nationale d'Art Décoratif - Paris - France (Art mural - Professeur : Carlos Carnero)
1972-73 : Scénographie théatrale - New York - USA
1973-77 : Ecole de Design - Danemark
1990 : Professeur temporaire à l'Ecole Nationale d'Art Décoratif de Paris (Célébration du Jubilé : 20 ans comme artiste peintre)

Expositions :
De 1968 à 2008 : importante carrière internationale : France, Danemark, Australie, Pologne, Suisse, Norvège, Italie, Japon, Ecosse, Emirats arabes...
Dates importantes:
1988 : Maître d'honneur en art : A Civita d'Antino en Italie.
1993/94 : Kelvingrove Art Gallery and Museum, Glasgow, Ecosse

[18:00-21:00] Vernissage de Claudio Parmiggiani "Cenere"
Location:
Galerie Cent8 - Serge Le Borgne
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 74 53 57
Mobile : +33 (0)6 61 67 37 69
Fax : +33 (0)1 42 74 53 18
Mail : info@sergeleborgne.com
Internet Site : www.sergeleborgne.com
Description:
du 12 février au 22 mars 2008

"Je crois qu'une oeuvre ne peut se dire avec les mots. La parole appartient à une langue, l'image à un autre alphabet, et la langue de l'image réside dans l'émotion, première impulsion qui enfante l'art. Tout auteur manque de cette distance minimum envers lui-même, de cette mesure et de cette perspective sans lesquelles il est fort difficile de se décrire.
Au sujet de cette oeuvre, je peux seulement parler de sa forme évidente, d'un désir, d'une intime aspiration, en ayant conscience qu'une oeuvre n'est jamais un geste de bonne éducation, ni rassurant, ni optimiste, ni décoratif, mais radical, dur, un acte subversif.
C'est une oeuvre qui désire le secret, le silence, et se voiler de mystère.
"Mystère", je le sais, est un mot difficile à prononcer, presque hérétique, mais il s'agit d'une force, d'une présence enracinée dans l'essence même de l'être.
Secrète, car c'est dans l'obscurité qu'il faut conduire le regard de celui qui observe. Silencieuse, car le silence est aujourd'hui une parole subversive puisqu'il est un espace méditatif.
Traces, poussières de temps, les signes les plus authentiques du passage, de la secrète et émouvante vie des choses."
Claudio Parmiggiani, Musée Fabre, Montpellier, 23 mars 2002

[18:00-20:00] Vernissage de Jacques Guinot
Location:
Galerie du Vert Galant
ancien appartement de Simone Signoret et de Yves Montant
52, quai des Orfèvres
75001 Paris
M° Pont Neuf, Cité
France
Phone : +33 (0)1 44 07 20 74
Description:
aquarelles

Deux vernissages : les 8 et 9 février de 18h à 20h
Exposition du 8 au 23 février 2008
Lundi/Vendredi : 11h/19h. Samedi/Dimanche : 15h/19h.

[18:00-21:00] Vernissages d'Agnès Thurnauer et Xiomara De Oliver
Location:
Galerie Anne de Villepoix
18, rue du Moulin Joly
75011 Paris
M° Couronnes, Belleville
France
Phone : +33 (0)1 42 78 32 24
Mobile : +33 (0)6 15 12 19 35
Fax : +33 (0)1 42 78 32 16
Mail : info@annedevillepoix.com
Internet Site : www.annedevillepoix.com
Description:
du 9 février au 22 mars
du lundi au samedi de 10h à 19h

La galerie Anne de Villepoix présente l'exposition d'Agnès Thurnauer, "Portraits grandeur nature".
Tout au long du parcours de l'exposition sont ainsi disséminés les noms d'artistes plus illustres les uns que les autres. Et pourtant, sous cette apparence calligraphique et chromatique des plus formelle, se cache l'ironie mordante d'Agnès Thurnauer, et ses questionnements clairvoyants quant à la grande tradition de l'histoire de l'art. Car Bacon se prénomme selon Thurnauer, Francine, de la même manière qu'Opalka est désormais Romane et Broodthaers, Marcelle.
Ces "portraits", qui constituent le fil rouge de l'exposition, avaient à l'origine été créés en une série de badges, comme un clin d'oeil malicieux à une histoire de l'art essentiellement masculine. Portés à un format sensiblement sculptural, ils dépassent alors la question du changement de genre pour accéder à une véritable incarnation biographique par la typographie, "les Portraits grandeur nature deviennent alors des portraits en plein » a-t-on pu lire à ce sujet, « puisqu'il y a ajout d'une qualité et non perte de sens ». Le changement de genre, qu'il soit d'ailleurs à l'égard des deux sexes, n'est alors qu'un élément qui accentue la personnification de ces artistes fameux et désormais androgynes. Pour Agnès Thurnauer, ces portraits grandeur nature font référence à la grande tradition du portrait dans l'histoire de l'art, et sèment le trouble quant à leur perception par leur public et leur acception littérale en général.
Dans le droit fil de cette réflexion sur le langage de la peinture et ses résonances dans l'histoire de l'art, Agnès Thurnauer trouve son inspiration dans des représentations liant mots et images telles qu'elles étaient pensées au Moyen-Age. Cette série de petits tableaux dits "prédelles" reprend directement la forme et l'intention des images qui bordent le bas des retables à titre de commentaires. Depuis cette posture formelle presque critique, Agnès Thurnauer utilise la peinture pour établir une correspondance entre l'écriture et l'image, la syllabation et la modulation de la perception visuelle.
Une nouvelle fois le regardeur se sent piégé et volontairement plongé dans un champ sémantique complexe où se confrontent figuration, abstraction, langage et écrit.
Enfin, Agnès Thurnauer introduit une nouvelle forme dans son travail conceptuel en réalisant un ensemble spectrale de grandes toiles dessinées à la craie. Elle confère également une donnée plus politique à sa réflexion.Sur fonds d'inquiétants crânes humains, se détache, telle une litanie anti-consumériste, un message menaçant : "Fuck the market". A double tranchant, cette incantation rend hommage aux artistes maudits en même temps qu'elle interroge la valeur des œuvres contemporaines, et l'arbitraire qui préside aux lois aléatoires du marché.

Agnès Thurnauer a participé à la Biennale de Lyon en 2005. En 2007 deux importantes expositions personnelles lui ont été consacrées au SMAK de Gand, en Belgique et au CCC de Tours.

Vernissage d'Agnès Thurnauer et Xiomara De Oliver

[18:30-21:00] Vernissage de Lizzie Sadin "Russie: enfants du bagne"
Location:
Maison des Arts et de la Culture de Créteil
Place Salvador Allende
94000 Créteil
M° Créteil - Prefecture
France
Phone : +33 (0)1 45 13 19 19
Mail : mac@maccreteil.com
Internet Site : www.maccreteil.com
Description:
"J'ai voulu témoigner avec mon regard de photographe de l'état de la justice juvénile sur tous les continents, dans une dizaine de pays aux caractéristiques géopolitiques très différentes: pays en paix et pays en guerre, Etats de droit et régimes autoritaires. J'ai rencontré - et c'est peu dire - les plus grandes difficultés pour obtenir les autorisations nécessaires tout au long de ces huit années qu'a duré ce travail. Il m'a fallu par exemple près d'un an et demi de démarches pour disposer seulement... d'une heure et demie dans chacune des prisons visitées en Russie. Je vous présente aujourd'hui les photos de ce premier volet réalisé en 2001 en Russie: «Les enfants du bagne».

Débat associé et représentation théâtrale.

Vernissage: Samedi 9 février à 18h30

Dans le cadre des rencontres photographiques de Créteil :
Du 02 au 16 février 2008

http://rphotocreteil.free.fr
rencontresphotocreteil@hotmail.fr

>> agenda

Vernissage de Lizzie Sadin "Russie: enfants du bagne"








[19:00-21:00] Vernissages d'Anne Geoffroy et Ephameron
Location:
Galerie L.J.
Lemarié-Jeudy
12, rue Commines
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 78 38 44 47
Mail : info@galerielj.com
Internet Site : www.galerielj.com
Description:
double exposition personnelle

du 9 fevrier au 18 mars 2008
vernissage samedi 9 fevrier, 19h

Anne Geoffroy élabore des « sculptures » en apparance touchantes, dont le titre révèle pourtant une interprétation bien plus sombre. Chaque petit lit en fer, présenté de façon isolée ou groupé en « troupeaux », prend à l'artiste plusieurs mois de réalisation douloureuse, de construction, d'assemblage et de couture. Souvenir de la petite enfance, ces petits sommiers aux couleurs pastel, assemblés comme dans une boîte de bonbons et parfois complétés de coussins en forme d'étoiles de mer au tissu assorti, remplis de sable, sont en réalité une façon pour l'artiste d'exprimer ses peurs et ses angoisses d'enfant et d'adulte. Dans ce royaume de petite fille, la délicatesse du rose poudré de la toile à matelas et des bouquets enrubannés du tapis répond au raffinement de l'ouvrage cousu à la main. Arrachées aux cieux, jetées là par poignées pour, au bout du compte, former un charnier. Un tas de petits corps, nus, morts. Dans ce cimetière d'étoile, enfouies sous une pluie de fleurs, le berceau s'apparente tristement aux sépultures en fer forgé rendant grâce aux enfants.« La disparition », « La peur du noir » et « Extinction » forment un cycle cathartique, tandis qu'une série de dessins au crayon, réalisés d'après photographie et mettant en scène l'artiste et ses proches dans des situations imagées, évoquent ses interrogations par rapport à sa place dans la société et l'héritage familial.
Ephameron, alias Eva Cardon, est illustratrice et web designer de formation. Son travail est empreint d'une grande sensibilité : avec des images et des textes simples, l'artiste tente de recréer les sentiments que l'on éprouve au quotidien, de capter, avec son art, les moments simples de la vie. Les travaux qu'elle présentera à la galerie rassemblent peintures sur toile, dessins préparatoires sur papier et collages, inspirés par un thème qui lui est cher, celui d'un monde imaginaire constitué d'émotions, de fonds diaphanes et de dessins ponctués de ruban adhésif, dans un style qui conserve l'aspect d'un croquis en mouvement perpétuel, se déplaçant d'un support à un autre.














[22:00] Double Pleasure 2
Location:
Le Troisième Lieu
La Cantine des Ginettes Armées
62, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Etienne Marcel, Les Halles, Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 48 04 85 64
Mail : letroisiemelieu@wanadoo.fr
Internet Site : www.myspace.com/letroisiemelieu
Description:
Après la soirée très réussie du 29 novembre, toute l'équipe de DOUBLE PLEASURE vous invite à partager une soirée endiablée, aux rythmes des DJs Electro-Minimal (Yann Mirage, Lionel, Dans la Nuit, Alphan Tarelli) et bien sur les fameuses et toutes dernières projections vidéos de René Licata, avec des guests en milieu de soirée.


[22:30-23:55] Soirée privée des Cireurs
Location:
Le Cab
Cabaret
2, place du Palais Royal
168, rue de Rivoli
(dans le Louvre des Antiquaires)
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 58 62 56 25
Fax : +33 (0)1 58 62 56 40
Mail : info@cabaret.fr
Internet Site : www.cabaret.fr
Description:
Pour être sur la liste d'invités de la soirée ou faire vos réservations, il vous faudra utiliser votre code V.I.P. (ci-dessous) sur le site web puis vous enregistrer dans la rubrique 'liste d'invités VIP'. Vous recevrez alors votre confirmation et votre laissez-passer par mail. Les réservations de tables sont indépendantes de la liste d'invités.

==> www.cireurs-private-club.com
==> code V.I.P. : CBI

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