Tuesday, March 4, 2008
Public Access


Category:
Category: All

04
March 2008
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
25 26 27 28 29 1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31 1 2 3 4 5 6
  Exposition de JEAN-MICHEL ATLAN, détrempes et peintures
Location:
Galerie Jacques Elbaz
1, rue d'Alger
75001 Paris
M° Tuileries, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 40 20 98 07
Fax : +33 (0)1 40 20 98 09
Mail : galeriejacqueselbaz@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriejacqueselbaz.com
Description:
17 chefs-d'oeuvre retracent le parcours fulgurant de Jean-Michel Atlan, de son entrée en peinture à la veille de sa mort.

Exposition du 17 janvier au 22 mars 2008
Du mardi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30

Aucune exposition n'avait présenté de façon si cohérente l'oeuvre peint de Jean-Michel Atlan depuis la grande rétrospective du Musée national d'Art moderne à Paris, en 1963. Pour la première fois depuis plus de quarante ans, la création d'Atlan se laisse appréhender de l'entrée en peinture de l'artiste à la veille de sa mort.

Après Atlan, Peintures, Grands formats, en 2002, la Galerie Jacques Elbaz propose une traversée exceptionnelle de l'oeuvre d'Atlan et livre une vision inédite du travail de l'artiste.

Cette exposition consacrée à Jean-Michel Atlan est très certainement la plus importante qu'une galerie puisse présenter avant longtemps. Engagé auprès de l'oeuvre d'Atlan depuis la fin des années 1960 comme collectionneur puis comme marchand, Jacques Elbaz sait qu'il ne pourra plus jamais réunir un tel ensemble.

Dix-sept tableaux, dix-sept chefs-d'oeuvre. Tous marquant une étape particulière dans l'oeuvre d'Atlan, tous définissant une recherche et une évolution permanentes. Un parcours fulgurant témoin d'une oeuvre livrée en quinze ans à peine…

1947-1959. Remarqué dès ses débuts par Gertrude Stein, Denise René ou Aimé Maeght, Atlan se place d'emblée au premier plan de la scène artistique et s'imposera parmi les figures majeures de son temps. Avec une liberté unique dans sa génération, il ne suivra jamais que sa voie propre, porté au-delà des modes par la seule nécessité de son oeuvre. OEuvre impossible à rattacher à aucun mouvement contemporain, oeuvre profondément originale…

“Aujourd'hui encore la peinture d'Atlan ne cesse de nous surprendre”, souligne Jacques Elbaz.

Parmi les oeuvres présentées, certaines affichent de très beaux itinéraires muséaux. D'autres, acquises directement auprès de l'artiste, sortent pour la première fois de collections particulières et n'ont jamais été exposées.

Jalons d'une exposition conçue en véritable hommage à l'artiste, Le Kybalion, Portugal, Cléopâtre, Rhapsodie gitane, Zénith, Zarathoustra, Ishtar II, Opéra noir II, ou même Sans titre, chaque oeuvre impose l'arrêt tandis que toutes portent ensemble une lumière singulière sur l'oeuvre d'Atlan.

Pièce d'une grande rareté, Rhapsodie gitane, 1958, est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de ce format présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible.

A l'occasion de cette exposition, la Galerie Jacques Elbaz éditera un catalogue reproduisant l'ensemble des tableaux présentés.


UN DESTIN SINGULIER

“C'est mon destin sans doute d'abandonner les routes trop publiques.
Comme le dit le proverbe berbère, quand les sauterelles arrivent,
il vaut mieux planter sa tente ailleurs. Et la mode, en peinture, fait
bien plus de ravages que les sauterelles”
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 19591

1930. Jean-Michel Atlan a dix-sept ans ; l'attrait de l'inconnu oriente déjà son destin. Fils d'une famille de Constantine passionnée par l'étude de la Kabbale, il part pour Paris, s'inscrit en philosophie à la Sorbonne. Très vite, sa quête dépasse les murs de l'université. Il découvre la vie, rêve de changer le monde. Il se tourne vers la politique et milite contre le colonialisme et les fascismes montants.

1940-1941. Le destin le presse. Sa trajectoire d'artiste se précise. Professeur de philosophie, il est révoqué du fait des lois antisémites. Livré à lui-même, il découvre la poésie. Il écrit, dessine et peint. Paraissent les poèmes Initiation des mortes puis Autres soleils et autres signes dont Gaston Bachelard souligne la singulière “valeur germinative”2. “Fait capital”3 : il rencontre Denise et s'installe avec elle, par “hasard” dans un atelier d'artiste, rue de la Grande Chaumière, à Montparnasse.

1942. La vie du poète bascule dans les ténèbres. Résistant dès le début de l'Occupation, le couple Atlan est arrêté et incarcéré. Atlan feint la folie, prétend être Evêque de Constantine et communiquer par télépathie avec sa femme, et trouve asile à Sainte-Anne.

1944. Marche irréversible : le poète est devenu peintre. Dans sa tenue d'interné, il prend part à la Libération de Paris, habité par l'idée de se procurer couleurs, toiles et pinceaux. Révélation pour la critique, adieu à l'écriture pour l'auteur, paraît Le sang profond, réunissant ses poèmes. Pour la première fois, il expose ses peintures et ses dessins à la Galerie L'Arc-en-Ciel, à Paris. Précurseur, son art explore déjà les voies de l'informel.

1945. Débute un parcours fulgurant dans le monde artistique d'après-guerre. D'emblée les portes des salons et des galeries parisiennes s'ouvrent à lui. Jean Paulhan, Clara Malraux, Arthur Adamov, reconnaissent son talent, ainsi que Gertrude Stein qui fait l'acquisition de six toiles bientôt montrées à Londres et à New York et projette de lui consacrer un ouvrage. Ses oeuvres circulent au Japon. Il entreprend d'illustrer Description d'un combat de Kafka et s'initie à la lithographie.

1946-1947. La peinture d'Atlan se révèle pleinement. Le succès est immédiat. Il est l'un des premiers artistes présentés dans la toute nouvelle Galerie Denise René. Après Matisse, Braque, Picasso, Bonnard, Léger, il entre dans le temple d'Aimé Maeght et signe un contrat avec la prestigieuse galerie en 1947. Il participe ainsi aux expositions Le noir est une couleur puis Sur quatre murs, et fait l'objet de deux importantes expositions personnelles. Ses oeuvres figurent dans l'exposition L'imaginaire à la Galerie du Luxembourg. Etudes, articles et interviews se multiplient, marquant l'intérêt de la critique pour l'artiste.

1948. A trente-cinq ans, Atlan est reconnu comme un artiste majeur et commence à exposer à l'étranger4. La route ouverte est royale. Pourtant il bifurque pour suivre sa voie propre, en marge de la scène artistique parisienne et de ses modes. Il rompt son contrat avec la Galerie Maeght. Jusqu'en 1956, il ne présentera aucune exposition personnelle à Paris. A Aimé Patri, il déclare : “Nous sommes quelques-uns que l'on désigne comme peintres abstraits mais qui redoutons qu'on vienne, en faisant la théorie de cet art, nous prêcher un nouveau dogmatisme”5.

Atlan s'inscrit en marge. Ses contemporains viennent à lui. Son influence s'étend. Dans le Paris d'après-guerre, son “pouvoir de rayonnement” est alors “le seul comparable à celui de Picasso trente ans plus tôt”6 témoigne Michel Ragon.
“Les samedis d'Atlan” font parler d'eux dans les milieux artistiques du monde entier. Peintres, écrivains, ouvriers, intellectuels, voyageurs, modèles et visiteurs en tout genre convergent vers l'atelier de la Grande Chaumière. Ainsi Pollock, Asger Jorn, Hartung, Poliakoff, Soulages, Picabia, Okamoto, Michaux, Ionesco, Paulhan, Adamov…

Résolument inclassable, la peinture d'Atlan aborde les années 1950 et le monde. Au-delà des idées d'abstraction et de figuration. Echappant à tous les mouvements qui émergent sur la scène d'après-guerre.

1949. Les expositions personnelles de l'artiste ont lieu à Venise, à la Galerie Sandri, et à Copenhague, au Salon Corner. Sollicité par la revue Cobra, il expose aux côtés de ses représentants sans jamais adhérer à leur groupe, marquant là encore sa singularité.

1953-1954. Il participe au Salon de mai à Paris, puis aux expositions organisées par Jean Cassou en Israël et en Yougoslavie. Au Japon, où ses oeuvres sont diffusées en cartes postales, il exerce une forte influence, suscite de nombreux articles et reçoit un accueil exceptionnel lors de l'exposition Art occidental à Tokyo.

1955. En une décennie, la peinture d'Atlan est arrivée à maturité. “Vivantes”, les formes qu'elle engendre respirent et s'approfondissent de chef-d'oeuvre en chef-d'oeuvre. Il revient sur la scène parisienne, magistral. A la Galerie Charpentier7, il est l'artiste phare de l'exposition “Ecole de Paris 1955” dont il réalise l'affiche. Dans l'exposition Trente peintres de la nouvelle Ecole de Paris, à la Galerie Craven, il prend place aux côtés de Dubuffet, Fautrier, Hartung, Poliakoff, Soulages, de Staël, Vieira Da Silva.

1956-1957. Atlan a tenu tête. Paris s'incline. Et consacre son art. Sa première exposition personnelle à Paris depuis près de dix ans, à la Galerie Henry Bing, lui vaut un succès sans précédent. En 1957, les expositions consacrées à l'artiste au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Musée Picasso d'Antibes, donnent la mesure d'une oeuvre majeure. Ses toiles figurent dans les expositions Depuis Bonnard au Musée national d'Art moderne à Paris, et Nouvelle Ecole de Paris au Musée Bridgestone à Tokyo.

1958. Son succès est à son apogée, succès que peu d'artistes connaissent de leur vivant. Il décide de s'isoler et quitte Paris. Il acquiert une maison à Villiers-sur-Tholon dans l'Yonne, y installe son atelier, et entre dans sa période la plus productive. Les expositions se succèdent : expositions personnelles à la Galerie del Naviglio à Milan et à la Galerie Czwiklitzer à Cologne ; expositions collectives au Musée national d'Art moderne et à la Galerie Charpentier à Paris, à la Galerie Wildenstein à New York. En France et à l'étranger, plusieurs musées acquièrent des tableaux : La Kahena, 1958, rejoint le Musée national d'Art moderne à Paris et Baal Guerrier, 1953, la Tate Gallery de Londres.

1959. Londres. Premiers coups portés par la maladie. Atlan riposte. Hospitalisé lors de son importante exposition à la Kaplan Gallery, il regagne l'atelier de Villiers-sur-Tholon. Très affaibli, il déploie dans sa peinture une force surprenante. Ainsi le remarquable ensemble de détrempes, d'huiles et de pastels bientôt exposés à la Galerie Henry Bing. Et les chefs-d'oeuvre destinés aux expositions programmées à New York et Tokyo… “J'attache une très grande importance à cette manifestation à Tokyo et je vais réserver mes meilleures toiles”8 écrit-il. Mais il n'y assistera pas… son destin est scellé.

1960. Retour à l'atelier de la Grande Chaumière, et à Montparnasse. Atlan meurt quelques jours plus tard, à quarante-sept ans. La nouvelle est relayée à travers le monde. En France, la presse célèbre l'artiste de Cimaise à Paris-Match. A New York, toutes les toiles de l'exposition “Atlan, recent paintings and gouaches” organisée par Théodore Schempp à la Galerie The Contemporaries, sont vendues le soir même du vernissage. Les Hommages à Atlan se succèdent au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, à la Kunsthaus de Zurich, au Salon Corner de Copenhague. Suivront, la grande rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et celle, du Tel-Aviv Museum of Art en 1964. En 1980, le Musée national d'Art moderne, Centre Georges Pompidou, consacrera aussi une exposition à l'artiste.


“AUTRES SOLEILS ET AUTRES SIGNES”

“Je suis aorte et je suis temps
Et je cherche au profond de la torpeur Nature
D'autres soleils
Et d'autres signes”
Jean-Michel Atlan, “Autres soleils et autres signes”, 1941

“Quand une forme est vivante elle n'est plus ni abstraite ni figurative”
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 1959

“Une originalité frappante”, soulignait Gertrude Stein dès sa première visite à l'atelier de l'artiste en 1945. Une originalité si radicale même qu'” intolérable”9 pour certains ; une originalité irrécusable, que l'on aime, ou non, cette peinture…

La peinture d'Atlan est la terre inconnue dont le jeune poète parti à la recherche “d'autres soleils et d'autres signes” annonçait l'abord. “Un univers de lignes et de couleurs qui n'emprunte pas à la littérature, qui ne ressemble pas à ce que l'on appelle la réalité, mais qui constitue par lui-même une réalité”10, commente l'artiste en 1945 lors d'une interview parue dans la revue Continuity…

Un univers engendrant ses propres formes, un univers que toute terminologie contemporaine devait échouer à décrire. Traité “comme une unité organique et biologique et non simplement comme une unité mécanique ou géométrique”11, l'espace pictural d'Atlan ne pouvait s'identifier à l'art abstrait – alors précisément lié à l'idée de géométrie et étranger à celle de nature – pas plus qu'à l'art figuratif. De même qu'à aucun mouvement d'après-guerre – de l'abstraction lyrique à l'art gestuel et à l'art autre, de l'art informel au tachisme – se situant, par essence, au-delà de tout académisme, de toute théorie.

“Je ne suis pas abstrait ni du point de vue du climat de mes oeuvres […] ni du point de vue exécution. Une forme m'intéresse seulement quand elle vit (ou quand j'ai réussi à la faire vivre), et alors elle n'est plus “abstraite”, elle est vivante”, précise Atlan. Et d'ajouter : “je ne suis pas figuratif, du moins jusqu'à présent, parce que les formes qui m'ont pris aux entrailles (et hors de ça point de peinture) sont celles qui dépaysent le spectateur (l'homme, moi-même), qui lui font tout à coup percevoir qu'il est environné, “du dedans” et en dehors, de forces terribles (et parfois hostiles), mystérieuses et familières à la fois”12.

L'art d'Atlan plante ailleurs ses racines. Il est assurément bien plus proche de celui “des Noirs, des Assyriens, des Etrusques et des romans”13 que de celui d'une quelconque école occidentale, des renaissants italiens jusqu'aux mouvements contemporains. Mais cette proximité jamais ne bascule dans un exotisme facile. Cet “aspect barbare” qui caractérise la peinture d'Atlan tient à l'érotique et au magique, à sa “violence créatrice”14, à sa partie liée avec les danses sacrées…


ATLAN, DANSEUR “DES DANSES SACRÉES”

“Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde
une étoile dansante”
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra 15

“Un orage menaçait dans le ciel, comme si la nature avait voulu par la foudre
détruire toutes les formes existantes pour en recréer de nouvelles”
Marquis de Sade, Juliette16

Des oeuvres “magnifiquement construites, sans concession, qui se dressent avec force” : Voilà ce qu'incarnent les primitifs au regard de l'artiste et qui évoque sa propre peinture ; voilà la “violence créatrice” qui “l'émeut”. C'est du chaos qu'émerge l'oeuvre, luttant pour conquérir ses formes et sa matière, se confrontant à des “forces magiques infiniment redoutables”17 pour gagner son existence…

L'art d'Atlan est celui “d'appréhender les rythmes essentiels de la nature, de les capter”18, de “respirer avec eux”, pour les restituer jugulés dans une peinture qui est geste : l'artiste “ne peint pas seulement avec ses yeux mais avec le mouvement de son corps et de ses muscles”19.

Son geste appartient au domaine du sacré : “mes lignes de forces m'auraient conduit, en un autre temps à être sorcier ou danseur. Danseur dans le sens des danses sacrées, mystiques, magiques. Je me sens proche des “hassidim”, des derviches musulmans, des danseurs bouddhistes, des envoûtés nègres d'Afrique ou d'Amérique. […] Ce ne sont pas les musées qui m'ont conduit à ma vocation de peintre, mais les chamans”20, souligne Atlan.

“Ce sont les rythmes qui engendrent les formes, qui partagent l'espace de la toile, qui créent une architecture vivante et qui donnent enfin la vie à des formes sur lesquelles on ne peut pas mettre un nom”21, et les rythmes “n'existent qu'en animant la matière”22, une matière capable de leur “résister”. Tandis que “le rythme se brise, se complique”, la peinture consiste en cette “ lutte” qui lui “redonnera son unité et sa simplicité”23…

“Le peintre est avant tout un danseur, un danseur “abstrait” qui s'élance dans l'espace de la toile”24 : “j'ai l'impression que ma peinture est elle-même danse et aussi que la danse des vrais “danseur” se suffit à elle-même et pourrait tout aussi bien se passer des décors, que peut-être même de la musique. Si on ajoute paradoxalement que la vraie danse pourrait aussi se passer du danseur, alors on est déjà très prés de ma peinture”25, conclut Atlan.


1947-1959 : UNE TRAVERSÉE EXCEPTIONNELLE

“Ma peinture, en tout cas, est ouverte […]
Chacune de mes toiles diffère de la précédente, marquant des incursions
inattendues dans des mondes à explorer.
Je m'efforce toujours de reculer mes limites et de ne jamais m'enfermer”
Jean-Michel Atlan, extrait de correspondances avec Michel Ragon26

Description d'un combat de Kafka illustré de trente-deux lithographies d'Atlan préludera à la traversée de l'oeuvre peint. Travaillant à même la pierre “au profit du seul noir et blanc, du dessin et de la lumière”, le peintre “découvre la matière et apprend la couleur”27… Edité en 1946 par Maeght à trois cent cinquante exemplaires, ce très bel ouvrage dont les illustrations furent réalisées à partir de 1945 donna lieu à une exposition à l'Hôtel du Port Royal, à Paris, en 1947.

Le parcours débute avec Sans titre, 1949, huile sur toile (130x97cm) exécutée entre 1947 et 1949 au sortir de premières recherches et des “impasses”28 de l'informel.

Atlan entre véritablement en peinture avec des oeuvres d'une profonde originalité. Sur fond de nuit, des formes arrondies ou piquantes, parfois allusives, convulsent et viennent occuper l'espace entier de la toile tandis que la lumière perce par trouées.
Au regard des oeuvres d'Atlan répertoriées à ce jour, aucune toile avant celle-ci n'avait été réalisée dans ce format, le plus grand qu'il ait alors jamais utilisé29 depuis ses débuts. Bien qu'il soit certainement l'un des plus importants de cette période, ce tableau est exposé pour la première fois.

Suit Sans titre, 1953, pastel et fusain sur carton (100x65cm) emblématique de l'inspiration totémique alors très sensible dans l'oeuvre d'Atlan. Une oeuvre qui signe aussi la parfaite maîtrise de techniques employées tout au long de sa production. Provenant d'une collection particulière parisienne, cette pièce acquise directement de l'artiste n'a jamais été exposée.

En phase de transformations profondes, la peinture d'Atlan s'achemine très vite vers la maturité : Sans titre, 1954, huile sur toile (100x65 cm), marque un premier tournant dans les recherches de l'artiste. Un cerne noir vient désormais définir chaque forme et souligne les bords de la toile, organisant l'architecture du tableau, élaborant son rythme même. Spirales, hachures, dents de scie, les motifs antérieurs perdurent et évoluent comme autant de fils conducteurs dans l'oeuvre d'Atlan, de même qu'un certain caractère totémique.
Cette toile participa aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963 et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964, ainsi qu'à l'exposition Dix ans d'art vivant 1945-1955, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence en 1966.

Une nouvelle étape du parcours s'engage avec trois tableaux datés de 1956, des oeuvres magistrales signant la maturité atteinte par l'artiste autour des années 1954-1955. Sensible mais appelé à disparaître toujours plus au profit de la recherche rythmique et de l'abstraction des formes, l'aspect totémique de la peinture d'Atlan devient éminemment personnel. Le cerne noir s'épaissit, tendant parfois à se faire lui-même forme, et souligne désormais chaque forme en présence, de sorte qu'il n'existe plus de fond. La matière picturale gagne en densité, se révélant au coeur de la recherche permanente de l'artiste.

Le Kybalion, 1956, huile sur toile (100x100 cm), compte sans doute parmi les oeuvres les plus connues de l'artiste, tant il fut exposé et reproduit. Montré pour la première fois au Musée Picasso d'Antibes lors de l'exposition Atlan, en 1957, il figurait notamment dans l'Hommage à Atlan au Salon de mai à Paris en 1960, puis dans les rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne de Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964…

Sans titre, 1956, huile sur toile (146x89cm), participa en 1956 à l'exposition Atlan à la Galerie Henry Bing à Paris dont le succès fut sans précédent. Cette toile provient d'ailleurs de l'ancienne Collection Henry Bing. Elle fut montrée pour la dernière fois lors de la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

Sans titre, 1956, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur français, n'a quant à elle jamais été exposée.

En pleine possession de son art, Atlan n'a de cesse de poursuivre ses recherches. A la manière d'un organisme vivant, sa peinture continue de se développer. Et chacun de ses états paraît unique. Ainsi les quatre toiles majeures datées de 1957 qui composent la suite de l'exposition.

Parmi les chefs-d'oeuvre de l'artiste, Portugal, 1957, huile sur toile (146x89cm) d'autant plus importante qu'elle fut l'une des oeuvres les plus chères à Atlan. A preuve, les différentes photographies montrant l'artiste à ses côtés ou la mettant en évidence. Présentée au Salon de mai à Paris en 1958, Portugal participait aussi à l'Hommage à Atlan de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo en 1963, et aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964.

En écho à Portugal, vient Cléopâtre, 1957, huile sur toile (130x81cm), imposant également l'arrêt. Découvert lors de l'exposition personnelle de l'artiste à la Galleria del Naviglio, à Milan, en 1958, ce tableau n'a pas été montré depuis la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

On remarquera aussi Sans titre, 1957, huile sur toile (146x89cm) présente dans les expositions consacrées à l'artiste à la Galerie Henry Bing, à Cannes, à la fin de l'année 1965, puis à la Galerie Saint-Léger, à Genève, en 1971.

Plus loin, Sans titre, 1957, huile sur toile (130x81cm), annonce une nouvelle évolution dans la peinture d'Atlan. Si chaque forme se trouvait auparavant cernée de noir et comme saisie dans sa mouvance, seules certaines d'entre elles le sont désormais, d'autres évoluant alors de façon distincte, comme en fond.

Dernières années de production d'Atlan, années les plus abondantes signant son grand oeuvre, 1958 et 1959 appellent à d'autres métamorphoses. L'artiste atteint à une maîtrise surprenante de la composition rythmique. Le cerne noir se fait écriture, calligraphie singulière, tandis que les formes s'organisent dans des jeux de contrastes et de miroirs…

Zénith, 1958, huile sur toile (116x73cm) exposée lors de la rétrospective Atlan au Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et Sans titre, 1958, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur espagnol et exposée pour la première fois, ouvrent la voie à des mutations profondes et à Rhapsodie gitane, 1958, oeuvre musicale entre toutes, consacrant l'itinéraire entier du peintre…

Rhapsodie gitane est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de cette dimension présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible. Les deux autres oeuvres de ce format se trouvent respectivement conservées à la Tate Gallery à Londres (Bâal Guerrier, 1953) et dans une importante collection américaine (Sans titre, 1956).

Cette oeuvre est d'autant plus rare que les très grands formats d'Atlan, onze toiles seulement, toutes des oeuvres majeures, ont déjà rejoint pour la plupart les plus prestigieuses collections muséales et particulières. Le dernier passage d'une de ces toiles sur le marché remonte à 1989 ; elle fut présentée en 2002 à la Galerie Jacques Elbaz lors de l'exposition Atlan, Peintures, Grands Formats.

Parcours exceptionnel pour une oeuvre exceptionnelle : Rhapsodie gitane, participait en 1963 à la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris, et à l'Hommage à Atlan lors de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo, puis en 1964 à la rétrospective Atlan du Museum of Art de Tel-Aviv. En 1966-1967, au départ du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, elle faisait l'objet d'une exposition itinérante en Belgique, Art français contemporain, vingt peintres français, et prenait également part à l'exposition 24 franske malere 1946-1966 au Kunstforemingen, à Copenhague. A Paris, on la vit pour la dernière fois il y a plus de vingt ans, au Grand Palais, en 1985, lors de l'exposition De la Bible à nos jours.

En regard de cette oeuvre magistrale, trois importantes détrempes témoignent de l'importance de ce procédé familier à l'artiste explorant sans cesse la matière picturale : “une matière qui peut […] n'être qu'une poudre presque impalpable ; ou bien épaisse comme le ciment du maçon” ; une matière conçue comme “la chair du tableau”30.

Citons : Opéra noir II, 1958, détrempe, huile sur carton (120x80cm) montrée au Musée national d'Art moderne à Paris en 1958 lors de l'exposition De l'impressionnisme à nos jours, puis en 1963 lors de la rétrospective Atlan ; Zarathoustra, 1958, détrempe, huile sur carton (121x80cm), jamais vue depuis son exposition en 1958, à la Galerie Christoph Czwiklitzer à Cologne ; Ishtar II, 1958, détrempe, huile et pastel sur carton (120x81cm), montrée pour la dernière fois en 1959 dans l'exposition Six peintres de l'Ecole de Paris à la Galerie Kaare Berntsen à Oslo.
Des oeuvres qui toutes témoignent de l'enrichissement constant d'une technique et d'une matière picturales éminemment personnelles.

Comète traversant le ciel artistique d'après-guerre, l'oeuvre d'Atlan s'interrompt en pleine fulgurance. Atteignant très vite au sommet de son art, l'artiste aura conçu en quinze ans à peine l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.

Disparu subitement, il laisse dans ses derniers chefs-d'oeuvre la promesse d'autres métamorphoses… Ainsi Sans titre, 1959, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste et pour la première fois exposée.

Après la dernière toile qu'il découvre, ce parcours unique ne prend pas fin. Sa plus belle découverte reste, en nous, l'univers d'Atlan retrouvé.

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080116_Atlan.pdf




Exposition de Sylvester Engbrox
Location:
Galerie VivoEquidem
113, rue du Cherche-Midi
75006 Paris
M° Duroc, Falguière, Montparnasse - Bienvenüe
France
Phone : +33 (0)9 61 26 92 13
Mail : galerie@vivoequidem.net
Internet Site : www.vivoequidem.net
Description:
Du 13 février au 29 mars
prolongation jusqu'au samedi 3 mai inclus

D'origine allemande, Sylvester Engbrox est un artiste aux talents multiples. D'abord photographe (il fut l'assistant de Larry Fink), il dirigea un temps un label indépendant de musique avant de revenir complètement à la peinture il y a deux ans. Son oeuvre révèle sa vision singulière du monde qui l'entoure. Sylvester Engbrox peint des toiles mettant en scène des personnages dans des décors élaborés et improbables. Les sujets sont des femmes vues au travers de leur nudité, parfois mélancoliques, souvent solitaires et observées par d'autres personnages. L'exposition-vente rassemble une dizaine de ses œuvres.

Artiste inclassable, Sylvester Engbrox peint des toiles révélant sa vision fantasmatique du monde qui l'entoure. Du 13 février au 29 mars, la galerie VivoEquidem nous permet de découvrir l'univers à part de ce peintre, au travers d'une exposition rassemblant plusieurs de ses toiles.

Les oeuvres de Sylvester Engbrox mettent en scène des personnages dans des décors élaborés et improbables. Les sujets sont des femmes vues au travers de leur nudité, parfois mélancoliques, souvent solitaires et observées par d'autres personnages. L'artiste puise son inspiration dans les images publiées dans la presse grand public ou sur Internet, images qu'il n'a de cesse de classer selon une typologie qui lui est propre. C'est de la confrontation entre ces images que naissent ses peintures.

D'origine allemande, Sylvester Engbrox est un artiste aux talents multiples. D'abord photographe (il fut l'assistant de Larry Fink), il dirigea un temps un label indépendant de musique avant de revenir complètement à la peinture il y a deux ans.

Présentées pour la première fois, ces oeuvres dont certaines suscitent sentiment d'étrangeté et impression de «voyeurisme», ont un sens que l'artiste laisse à chacun le soin d'imaginer. Résolument moderne, la peinture de Sylvester Engbrox est une des grandes découvertes de l'art actuel.

Jean-Luc Chalumeau, critique d'art, a présenté l'exposition le 12 février (vernissage) en présence de l'artiste et a préfacé un catalogue grand format, en version billingue (anglais et français). Il sera disponible à la galerie au prix de 16 euros. 50 exemplaires signés par l'artiste seront également mis en vente au profit de l'association au prix de 50 euros. Vous pouvez le réserver dès maintenant.

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080212_Sylvester_Engbrox.pdf
http://www.vivoequidem.net/documents/news/927627001202800022.pdf


Young Man in swimsuits, 2006, oil on canvas, 140 x 110 cm


Jennifer in a mirror, 2006, oil on canvas, 110 x 140 cm

Exposition de Gökçe Celikel "Exposed"
Location:
Galerie E.L. Bannwarth
10, rue du Foin
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 83 94 95 35
Mobile : +33 (0)6 16 82 30 51
Mail : emilie@galeriebannwarth.com
Internet Site : www.galeriebannwarth.com
Description:
du 23 février au 18 mars
du mardi au samedi de 13h à 19h


Exposition "Mouvement MADI International, Buenos Aires 1946-Paris 2008"
Location:
Maison de l'Amérique Latine
217, boulevard Saint-Germain
75007 Paris
M° Rue du Bac, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 49 54 75 00
Fax : +33 (0)1 45 49 06 33
Mail : culturel@mal217.org
Internet Site : www.mal217.org
Description:
du 17 janvier au 2 avril 2008
du lundi au vendredi de 11h à 19h
vernissage le mercredi 16 janvier à 18h30 en présence des artistes

Commissaires Jean Branchet et Anne Husson
Exposition co-organisée avec Orion Centre d'Art Géométrique MADI
Catalogue : 15 euros

Dans l'effervescence de l'après-guerre, les mouvements artistiques étaient nombreux. Le Mouvement MADI, créé par Carmelo Arden Quin en 1946 à Buenos Aires, se situait dans la sphère de l'art géométrique avec un apport primordial consistant dans la recherche de la polygonalité de l'oeuvre, le rejet de la forme traditionnelle qui enferme systématiquement le tableau dans le rectangle d'un « cadre ». A ce principe fondamental de polygonalité, il convient d'ajouter ceux de ludicité, d'inventivité, de liberté dans le choix des matériaux, des techniques, tout en restant dans le domaine de la géométrie et des aplats de couleurs.

Des artistes décrivent la poésie du monde, d'autres ses drames, certains peignent la réalité. Ils sont gestuels ou formalistes. Ils veulent apporter un message au monde, avoir une action dans le domaine social ou politique... Les artistes MADI veulent tout simplement créer une oeuvre pure, ne signifiant rien, n'ayant aucun message à délivrer, une oeuvre qui n'existe que par elle-même, qui soit le résultat du « Jeu majeur » de la créativité et de la sensibilité comme toute musique détachée d'une description.
Jean Branchet, co-commissaire de l'exposition
(extrait du catalogue, novembre 2007)

artistes sur :
http://www.mal217.org/agenda/newsletter/01-07.pdf

Exposition "Léon Gimpel (1873-1948) : Les audaces d'un photographe"
Location:
Musée d'Orsay
62, rue de Lille
1, rue de la Légion d'Honneur
75343 Paris Cedex 07
M° Musée d'Orsay, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 40 49 48 14
Internet Site : www.musee-orsay.fr
Description:
Musée d'Orsay
Galerie de photographie

12 février - 27 avril 2008
Horaires : Tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h, le jeudi de 9h30 à 21h45

Tarification : Droit d'entrée au musée : plein tarif : 8 € ; tarif réduit et dimanche : 5,5 €

Bénéficiaires du tarif réduit : les visiteurs âgés de 18 à 30 ans et les familles nombreuses. Le jeudi soir, tarif réduit pour tous et gratuité pendant six mois pour les 18-25 ans.

Conférences : Vérités et mensonges : naissance du photo-reportage, en partenariat avec l'Agence Magnum, 13, 20 mars et 3 avril 2008 à 18h30 (entrée libre).

Visites avec conférencier : les jeudis à 19h30, du 21 février au 17 avril 2008.

Aujourd'hui méconnu, Léon Gimpel fut pourtant un célèbre photographe amateur de la Belle Epoque, grâce notamment à son travail pour le journal L'Illustration. Il laisse libre cours à sa curiosité en réalisant des reportages pour la presse et en concevant des séries destinées à la vulgarisation scientifique. Animé d'une insatiable curiosité technique, il essaye de pousser au plus loin les possibilités du médium. Sa pratique amateur devient alors virtuose : il enregistre en noir et blanc la foudre qui s'abat sur la tour Eiffel, l'évolution d'un Paris nocturne qui s'éclaire désormais à l'électricité ou encore la vision en plongée que les premiers aviateurs perçoivent de leurs nouveaux engins.

En 1907, Gimpel est associé à la présentation de l'autochrome, premier procédé commercialisé de photographie en couleurs, dans les locaux de L'Illustration. Il en exploite de façon magistrale les possibilités, réalise des reproductions en couleurs de paysages de montagne, d'éclairages de façades ou de scènes de la vie parisienne, magnifie en somme l'univers chatoyant de la Belle Epoque.

L'exposition rassemble autochromes et tirages sur papier, mais également des plaques de projection utilisées pour des séances alors aussi populaires que celles des premiers films du cinématographe.

En 1907, il organise la présentation de l'autochrome dans les locaux de L'Illustration. Mis au point par les frères Lumières, l'autochrome est le premier procédé industrialisé et commercialisé de photographie en couleurs. Non seulement Gimpel exploite l'autochrome, mais il en accélère la sensibilité pour enregistrer en couleurs des moments fugaces ou des sujets peu lumineux : des scènes de la vie parisienne, des éclairages de façades et des paysages de montagne deviennent autant de possibilités iconographiques pour le photographe qui rend grâce à l'univers coloré et chatoyant de la Belle Époque.


La Foule s'écoulant sur le parvis Notre-Dame après le passage du cortège de la mi-carême (vue prise de Notre-Dame), 3 mars 1910
© Léon Gimpel / Photo Patrice Schmidt, Paris, musée d'Orsay

Gimpel travaille pour le journal L'Illustration à partir de 1904 ; l'association entre le photographe et l'hebdomadaire dure trente ans. L'essentiel de ses images publiées représente une actualité de proximité, mais il joue également les « envoyés spéciaux » et couvre notamment la venue des souverains russes à Cherbourg ou le célèbre meeting aérien de Bétheny. À cette occasion, Gimpel s'embarque à bord d'un dirigeable et photographie l'évolution des pionniers de l'aviation de haut en bas. À partir de cette date, le photographe adopte régulièrement le mode de la vision en plongée qui devient un véritable style dans son traitement de l'actualité pour la presse illustrée.

Grâce au don de sa femme, les photographies de Léon Gimpel sont conservées par la Société française de photographie. Elles ont été récemment inventoriées, classées et reconditionnées. L'étude du Journal de Gimpel a permis d'enrichir leur connaissance et l'analyse des archives du journal L'Illustration a offert la possibilité d'étudier pour la première fois les liens entre la photographie originale et sa publication dans la presse.

L'exposition présente environ 180 photographies – autochromes et plaques de projection, ses images seront mises en rapport avec les extraits de L'Illustration.


Enseigne lumineuse. Photo Muget, 28 novembre 1925
© Léon Gimpel / Photo Patrice Schmidt, Paris, musée d'Orsay

Cette présentation permet de rendre hommage au travail de Léon Gimpel mais aussi de valoriser, de façon exceptionnelle, une pratique de la photographie très populaire en son temps mais aujourd'hui oubliée ; les séances de projection de plaques lumineuses étaient, au début du XXe siècle, aussi courues que celles des premiers films du cinématographe. À côté de la présentation des plaques de projection et des autochromes, environ 150 images sont projetées, en boucle.

Commissaires
Thierry Gervais, éditeur de la revue Etudes photographiques et membre de la SFP, Dominique de Font-Réaulx, conservateur au musée d'Orsay

En collaboration avec la Société française de Photographie
Avec le soutien de Neuflize Vie

Publication
Léon Gimpel (1873-1948). Les audaces d'un photographe
Collectif, sous la direction de Thierry Gervais et Dominique de Font-Réaulx
Musée d'Orsay / 5 Continents Editions
40 €


Léon Gimpel Autoportrait au Palais de Glaces de l'Exposition universelle© DR - SFP


Léon Gimpel Place de la Madeleine un dimanche matin© DR - SFP


Léon Gimpel Amanite phalloïde© DR - SFP

Critiques

http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2008/02/16/letonnant-gimpel/
http://www.blogarts.net/?2008/02/11/406-leon-gimpel-au-musee-d-orsay-audaces-d-un-photographe
http://www.artscape.fr/leon-gimpel-musee-orsay

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Location:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François-Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 59 59
Internet Site : www.bnf.fr
Description:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand - Galerie François 1er

9 octobre 2007 > 13 avril 2008
mardi-samedi de 10h à 19h, dimanche de 13h à 19h, fermé lundi et jours fériés

entrée 5€ / tarif réduit 3,5€

Un personnage, un acte, une mémoire. Immenses, ardents, combatifs, les héros, depuis l'Antiquité et jusqu'à aujourd'hui, vivent essentiellement dans l'imaginaire des peuples. Modèles pour l'avenir mais aussi miroirs de notre passé, ils ont, au cours des siècles, changé d'étoffe et de valeurs, tout en subissant la concurrence du sage, du saint, du grand homme ou de la star.
L'exposition Héros, d'Achille à Zidane propose un parcours dans l'imaginaire occidental.

Qu'y a-t-il de commun entre Superman, l'homme d'acier et Roland, le preux médiéval ? Entre le résistant Jean Moulin et Achille, légendaire combattant de la guerre de Troie ? Rien, sinon une volonté, un engagement physique total,
une action à la fois violente et miraculeuse, destinée à sauver une communauté en péril. L'héroïsation, par la publicité d'exploits réels ou fictifs, est néanmoins nécessaire. Elle isole les héros, les grandit, puis nourrit le culte dont ils sont l'objet, et fait résonner – plus ou moins longtemps – leurs noms dans les mémoires.

Comme le rappelle André Malraux :« Il n'y a pas de héros sans auditoire » (L'Espoir, 1937). Ainsi tout héros est-il le produit d'un discours : c'est en suivant ce fil rouge que l'exposition explore l'imaginaire occidental. Le terme de héros est aujourd'hui galvaudé et polysémique et les héros sont multiples : certains sont uniques et vénérés secrètement, d'autres sont célèbres et connus de tous, et leurs noms s'inscrivent dans des panthéons parfois fugaces. Si le poète construisait les héros anciens, l'historien les démocratise afin qu'ils incarnent toute la nation, avant que les professionnels des médias (journalistes, cinéastes, publicistes, créateurs de jeux) ne mondialisent aujourd'hui des personnages devenus composites.
Les figures choisies illustrent la fabrique héroïque, son cheminement, ses vecteurs, ses éclipses et ses invariants. Achille, Héraclès, Thésée, saint Martin, Roland, Lancelot, Condé, Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Jean Moulin, De Gaulle, Lucie Aubrac,
Che Guevara, Jimi Hendrix, James Bond, Superman, Zidane, voici quelques êtres exceptionnels magnifiés par la parole, le texte et l'image.
Les collections de la BnF permettent d'illustrer les différents vecteurs d'héroïsation et la variété de leurs supports : vases antiques, sculptures, monnaies, manuscrits, incunables, livres, estampes, jeux de cartes, imagerie populaire, photographies, affiches, presse, musique, films, objets dérivés, jeux vidéo, etc. Ouverte avec la figure de Gilgamesh, roi-héros de la première épopée connue, l'exposition comprend trois parties : la première consacrée au héros aristocratique, produit de la culture occidentale des élites, de l'Antiquité au siècle des Lumières ; la seconde au héros national et à sa construction en France à partir de la Révolution et jusqu'à la Libération ; la dernière à l'éclatement, depuis 1945, du modèle en neuf familles héroïques dans un univers mondialisé.

Des pièces prestigieuses ou étonnantes
Parmi les pièces les plus prestigieuses ou étonnantes, le visiteur pourra admirer, au sein du parcours : deux amphores en céramique attique à figures noires montrant, l'une le combat d'Héraclès contre Géryon, la seconde celui de Thésée terrassant le Minotaure, un médaillon d'or (nikètèrion) du Trésor de Tarse, frappé de la tête d'Héraclès coiffée de la léonté, avec les traits d'Alexandre le Grand, un lécythe avec Achille traînant le corps d'Hector (musée du Louvre), des manuscrits médiévaux enluminés (Chroniques françaises, Renaut de Montauban, Lancelot du Lac), dont un manuscrit persan sur la vie légendaire d'Eskandar (Alexandre).
Un incunable sur vélin de 1496 est consacré à La Vie et Miracles de Mgr sainct Martin.
Deux monumentales gravures des Batailles d'Alexandre d'après les tableaux de Charles Le Brun célèbrent la gloire de Louis XIV, la pompe funèbre du Grand Condé.
Parmi les pièces remarquables de l'exposition figurent aussi des dessins de Jacques-Louis David, des estampes et gazettes révolutionnaires (Serment du Jeu de Paume, Mort de Bara, Passage du pont d'Arcole), un manuscrit autographe du texte de l'Hymne des Marseillois par Rouget de Lisle, une scène légendaire de Napoléon saluant un grognard reproduite en papier peint, des caricatures, le Retour de Russie de Géricault,
des planches des Désastres de la guerre de Goya, les Notes prises sur place par Victor Hugo lors des funérailles de l'empereur en 1840, des ouvrages de Michelet, Lavisse, des manuels scolaires, des bons points, des objets du culte johannique, une affiche de Grasset pour Sarah Bernhardt dans le rôle de Jeanne d'Arc. Un tableau allégorique de Meissonier sur le Siège de Paris (1870- 1871) est prêté par le musée d'Orsay.
Pour les périodes plus récentes, un éclairage particulier s'attache à la mutation de la posture du soldat, du héros partant à l'assaut, au poilu dans la boue des tranchées, ainsi qu'à la concurrence des héros dans l'entre-deux-guerres.
Les manuscrits de Vol de nuit de Saint Exupéry et de Premier Combat de Jean Moulin, ainsi que le discours de Malraux pour le transfert des cendres de Moulin au Panthéon, les dernières lettres de Joseph Epstein (colonel Gilles) à sa femme et son fils (collection Georges Duffau) sont des illustrations emblématiques du héros combattant et du résistant. Les héros multiples d'aujourd'hui sont appréhendés à travers des médias divers : affiches, photographies, journaux, BD, albums d'images à coller, jeux vidéo, tableaux, livres, disques, jouets…
Odile Faliu


Le tournoi de Sorelois. Lancelot du Lac. France, XVe siècle © BnF/Dép. Manuscrits

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:30] Inauguration de l'exposition Louise Bourgeois
Location:
Centre national d'art et de culture Georges Pompidou
Musée National d'Art Moderne - Beaubourg
Place Georges Pompidou
19, rue Beaubourg
75191 Paris Cedex 04
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 78 12 33
Fax : +33 (0)1 44 78 13 03
Internet Site : www.centrepompidou.fr
Description:
Centre national d'art et de culture Georges Pompidou

12:00  
13:00  
14:00  
15:00  
16:00  
17:00 [17:00] Inauguration de l'exposition Louise Bourgeois
Location:
Centre national d'art et de culture Georges Pompidou
Musée National d'Art Moderne - Beaubourg
Place Georges Pompidou
19, rue Beaubourg
75191 Paris Cedex 04
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 78 12 33
Fax : +33 (0)1 44 78 13 03
Internet Site : www.centrepompidou.fr
Description:
Galerie 2 et Galerie d'art graphique

sur invitation

du 5 mars au 2 juin 2008
Ouvert tous les jours, sauf le mardi de 11h à 22h
Tarif : 10 €/8 € tarif réduit valable le jour même pour une entrée dans chaque espace

L'exposition événement de l'œuvre de Louise Bourgeois rassemble dans trois espaces du Centre Pompidou près de 200 œuvres (peintures, sculptures, dessins, gravures) de 1938 à 2007. Pour démontrer le lien entre les différents moyens d'expression, révéler la permanence de certains thèmes déclinés tout au long de sa vie, et découvrir les œuvres sur papier les plus récentes, caractéristiques de son «style tardif».

Organisée par le Centre Pompidou en collaboration avec la Tate Modern de Londres, cette exposition rétrospective de l'œuvre de Louise Bourgeois présente plus de 200 œuvres (peintures, sculptures, installations, dessins, gravures, objets) réalisées entre 1940 et 2007. Elle insiste particulièrement sur les dix dernières années de création de cette artiste âgée de 96 ans qui ne cesse de renouveler son langage artistique.

Née en France en 1911 et vivant à New York depuis 1938, Louise Bourgeois est une des artistes majeures de la fin du 20e et du début du 21e siècle. Traversant divers mouvements artistiques comme le surréalisme, l'expressionnisme abstrait, le minimalisme, elle développe un langage personnel qui rejoint les pratiques les plus contemporaines et exerce une grande influence sur de nombreux artistes. Son œuvre, qui oscille entre figuration et abstraction, obéit à une logique subjective, basée sur l'émotion, la mémoire, la réactivation des souvenirs d'enfance.

L'exposition est présentée en deux parties : un parcours chronologique dans la Galerie 2 et une "exposition dans l'exposition" dans la Galerie d'art graphique du Musée, réunissant dessins, gravures et sculptures de petit format pour rendre compte de la permanence de certains thèmes et de la diversité des techniques et matériaux employés.

La rétrospective commence dès le forum avec une araignée géante en bronze et acier, jamais montrée en Europe. En Galerie 2, sur plus de 900 m2, un parcours chronologique permet de découvrir les principales œuvres de Louise Bourgeois tout en donnant une large place aux dix dernières années de création de l'artiste qui, à plus de 95 ans, ne cesse de renouveler son langage artistique. La Galerie d'art graphique propose «Tendres compulsions» une exposition plus intime,conçue à la manière d'un cabinet de curiosités.

«Je m'appelle Louise Joséphine Bourgeois. Je suis née le 24 décembre 1911 à Paris. Tout mon travail des cinquante dernières années, tous les sujets, trouvent leur source dans mon enfance.» «Mon enfance n'a jamais perdu sa magie, elle n'a jamais perdu son mystère, ni sa dimension dramatique.»

L'œuvre de Louise Bourgeois, singulière à plus d'un titre, échappant à toute classification esthétique, oscille entre géométrie abstraite et réalité organique, l'artiste usant de toutes les formes et de tous les matériaux au gré de ses besoins d'expression. Elle passe ainsi de la rigidité du bois dans les années 50, à la liquidité du plâtre et du latex dans les années 60, pour se consacrer au marbre et au bronze dans les années 70-80. À partir des années 90 elle constitue des environnements intitulés Cellules, faites d'objets trouvés, et suggérant des émotions, des sensations, ou des souvenirs d'enfance. Depuis 2000 elle a recours au tissu, aux vêtements, pour fabriquer d'étranges figurines, des couples enlacés, des colonnes et des têtes semblables à des momies.

Fille de restaurateurs de tapisseries anciennes, les motifs de la couture, du fil, de l'aiguille sont présents tout au long de son œuvre et aboutissent à la figure maternelle et protectrice de la grande fileuse que représente pour elle l'Araignée. Une version monumentale de l'araignée, intitulée Maman, 1999, sera présentée dans le jardin des Tuileries. Ses thèmes de prédilection sont la maternité, le couple, l'enfance, le corps, la sexualité, l'ambivalence féminin-masculin. Autant de problématiques d'ordre intime et autobiographique qui en font une référence majeure pour l'art contemporain. L'art et la vie sont pour Louise Bourgeois indissociables: « La sculpture est le corps, Mon corps est la sculpture». La création artistique est une façon de revivre ses émotions, de leur donner forme de les exorciser. « Il faut abandonner le passé tous les jours ou bien l'accepter. Et si on n'y arrive pas, on devient sculpteur».

Un catalogue de référence sous la direction de Marie-Laure Bernadac et Jonas Storsve, conçu comme un abécédaire des thèmes, des œuvres, des personnalités qui ont structuré sa démarche, rassemble des essais de spécialistes, des notices et d'importants écrits inédits de l'artiste.

[17:30-20:00] Rencontre Internationale / 7 Pays / 16 Artistes
Location:
Association culturelle franco-japonaise de Tenri
Espace culturel Bertin Poirée
8, rue Bertin Poirée
75001 Paris
M° Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 76 06 06
Fax : +33 (0)1 44 76 06 13
Mail : ecbp@tenri-paris.com
Internet Site : www.tenri-paris.com
Description:
du 3 au 15 mars 2008
du lundi au vendredi de 12h30 à 20h
samedi jusqu'à 18h30
Vernissage : mardi 4 mars à partir de 17h30

En août 2004, nous étions dans un hôtel de Kopaonik (environ 200km au sud de Belgrade) en Serbie-Monténégro, ex-Yougoslavie et actuelle république de Serbie pour le symposium organisé par le mécénat.
Nous avons travaillé pendant deux semaines pour une recherche artistique dans un même lieu.
Nous étions chacun très différent dans le style, le but et le rythme de travail.
Mais avec ces difficultés nous avons créé beaucoup d'oeuvres.
Et puis autour de nous il y avait la beauté de la nature, le climat généreux et la bonne cuisine de la région.
Nous avons travaillé dans un environnement calme et paisible sauf une fois : un matin, soudainement une mystérieuse grosse tempête est arrivée et tout le monde a dû s'abriter dans l'atelier.
Nous n'avons jamais compris l'origine de cette tempête.
Il y a trois ans nous avons décidé de nous réunir, artistes de pays et d'origines différents pour organiser une exposition qui rend hommage aux peuples du pays des Balkans.
Actuellement D. Deneva travaille à Sofia en Bulgarie, T. Vasic travaille au Kosovo, J. Arandjelovic travaille à Belgrade en Serbie et les autres artistes vivent et travaillent en France.

B. Alerini
J. Arandjelovic
Louis Chagnon
Desislava Deneva
Duska
Adile Markovic
Pierre Markovic
Myoung Nam Kim
Dimitri Parimeros
Pilar
Philippe Rillon
Sophie Sigorel
Tardivo
Kaoru Tsuzawa
Tatjana Vasic
K. Vasili



[18:00] Exposition "Trace et effacement" de Francine Tant et Alex Sonda
Location:
Galerie Edifor
23, rue Guénégaud
75006 Paris
M° Odéon, Mabillon, Pont Neuf, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 43 26 85 51
Fax : +33 (0)1 43 25 34 89
Mail : ediforgalerie@hotmail.com
Internet Site : www.ediforgalerie.com
Description:
du 4 au 15 mars
du mardi au samedi de 15h à 19h

[18:00] Exposition collective "LES CHATS"
Location:
Galerie du Vert Galant
52, quai des Orfèvres
75001 Paris
M° Pont Neuf, Cité
France
Phone : +33 (0)1 44 07 20 74
Description:
du 1er au 30 mars 2008
Exposition ouverte TOUS LES JOURS de 11 heures à 19 heures
vernissage le 4 mars à partir de 18h

Exposition entièrement consacrée aux chats.

45 artistes, peintres et sculpteurs exposeront leurs oeuvres consacrées à l'animal Celui-ci, sera "caressé" différemment par chaque artiste, selon leur technique et leur ressenti mais avant tout, leur passion et leur admiration.

avec Eve OZIOL
http://www.artabus.com/oziol

[18:00-21:00] Exposition de Liu Guossong
Location:
Galerie Adler
75, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
M° Miromesnil
France
Phone : +33 (0)1 40 06 03 82
Fax : +33 (0)1 42 66 56 02
Mail : contact@galerieadler.fr
Internet Site : www.galerieadler.fr
Description:
jusqu'au 26 mars
Du lundi au samedi de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30

[18:00] Exposition de Nicolas Joubard "Scène 1 - Acte 1"
Location:
La Maroquinerie
23, rue Boyer
75020 Paris
M° Ménilmontant, Gambetta
France
Phone : +33 (0)1 40 33 35 05
Fax : +33 (0)1 40 33 35 06
Mail : infos@lamaroquinerie.fr
Internet Site : www.lamaroquinerie.fr
Description:
parcours photographiques de scènes musicales


[18:00] Exposition de PEZZATTI Michel et PARAYRE Ariane
Location:
Galerie du Montparnasse
55, rue du Montparnasse
75014 Paris
M° Montparnasse - Bienvenüe, Vavin, Edgar Quinet
France
Phone : +33 (0)1 43 22 72 77
Description:
du 2 Mars au 14 Mars
tlj 13hà 20h30
vernissage mardi 4 Mars 18h

Deux peintures figuratives confrontent leurs intuitions.
Pour l'un les figures forgent de petites allégories qui interpellent ou rendent manifeste ces représentations courantes, qui forment le bain, la soupe primordiale, aujourd'hui saturée d'images, de notre environnement.
Pour l'autre, des liens sourds s'ordonnent entre les personnages et tissent un théâtre onirique dans un monde apparement autonomisé de la réalité. Mais par le surpeuplement de la toile ces personnages semblent faire société..
Bref, ces deux imageries pourraient bien renvoyer à un même théâtre.

http://pezzattimichel.com
pezzattimichel@yahoo.fr

[18:00-21:00] Exposition de Valérie WINCKLER "Minuit sur la Lune"
Location:
Galerie Thessa Herold
7, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 78 78 68
Fax : +33 (0)1 42 78 78 69
Mail : galherold@free.fr
Internet Site : www.thessa-herold.com
Description:
DU 4 MARS 2008 AU 5 AVRIL 2008
du mardi au vendredi 14h-18h30 et samedi 11h-18h30

Valérie WINCKLER, historienne d'art de formation, travaille au ministère de la Culture dans le cadre de l'inventaire monumental des richesses artistiques de la France.

Elle décide de se consacrer ensuite à la photographie et mène, parallèlement à ses travaux de commande pour la presse et l'édition, des projets personnels.

C'est alors qu'elle se consacre à sa première exposition « Maternelles », en 1979 aux Rencontres Internationales de la Photographie ou encore à un travail sur la naissance, qui sera publié dans un livre « Actes de naissance » en 1985 aux éditions Centurion.

« Je me suis toujours étonnée du fil qui reliait mes différentes activités : la photographie, le documentaire et la création. Des correspondances se dessinent de façon parfois inattendue alors que des portes s'ouvrent sur des territoires inconnus qui mènent à d'autres formes et d'autres langages. Mais subsistent les thèmes et les interrogations : les âges de la vie, le mystère des origines, le goût des profondeurs et de l'humain. Avec une passion toujours renouvelée...... »

Par la suite, Valérie Winckler se concentre sur un long travail documentaire, sur l'approche de la mort en milieu hospitalier en France, qui s'intitule « La mort si proche».

Cette expérience du travail sur le son et l'image, la conduit à poursuivre ses recherches dans le domaine du documentaire. Elle réalise alors plusieurs œuvres dont « Peines », « L'heure de la piscine » et « Instantanés » mais aussi, suite à la commande d'ARTE, elle réalise un film sur Darwin et la science de l'évolution en 2002. En 2004, toujours sollicitée par la même chaîne télévisée elle donne naissance à « Entre les deux la vie » et à

« Plus loin que le bleu du ciel » un documentaire sur l'exploration spatiale, coproduit avec CANAL+, diffusé en 2006.

Elle s'essaye par ailleurs à l'écriture en collaboration avec Nancy HUSTON en publiant « Visages de l'aube » aux éditions Actes Sud en 2001.

Dans l'exposition proposée à la galerie Thessa Herold, Valérie Winckler nous montre deux sortes de travaux.

Premièrement, ses photogrammes, qu'elle travaille à la tombée de la nuit dans un environnement marin, là où l'eau rencontre le sable, lorsque le soleil salue la lune, entre l'infini du ciel et les profondeurs de l'océan. Tous ces éléments jouent un rôle dans la création des œuvres de Valérie Winckler. Des éléments qui par la technique du photogramme affrontent la lumière et l'ombre aux origines du monde.

La seconde partie de l'exposition est consacrée à ses tirages numériques, « au fil de l'eau ». Des tirages inspirés par l'infiniment grand qu'elle avaient exploré dans son documentaire sur l'exposition spatiale et par l'infiniment petit qu'elle avait observé dans «Darwin et la science de l'évolution». Ces tirages nous plongent dans un voyage vers l'infini.




[18:00] Première de Parsifal, de Richard Wagner
Location:
Opéra national de Paris - Opéra Bastille
120, rue de Lyon
75012 Paris
M° Bastille
France
Phone : +33 (0)1 40 01 17 89
Internet Site : www.operadeparis.fr
Description:
direction musicale de Hartmut Haenchen, mise en scène de Krzysztof Warlikowski

[18:00-21:00] vernissage collectif à la galerie Thuillier
Location:
Galerie Thuillier
13, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 77 33 24
Mobile : +33 (0)6 12 80 88 36
Fax : +33 (0)1 42 77 33 24
Mail : galeriethuillier@wanadoo.fr
Internet Site : galeriethuillier.free.fr
Description:
Du 29 FEVRIER AU 13 MARS 2008
Vernissage mardi 04 MARS 18h à 21h

Salon de mars 2008
avec :
CARON
GENEZ
ABDELKADER MEKADAM
WEITEN

[18:30] EXPOSITION CARTES ET POÉSIE
Location:
Centre Culturel Bulgare
28, rue la Boétie
75008 Paris
M° Miromesnil
France
Phone : +33 (0)1 43 59 20 52
Fax : +33 (0)1 43 59 20 52
Mail : contact@ccbulgarie.com
Internet Site : www.ccbulgarie.com
Description:
Les Editions TRANSIGNUM & LE CENTRE CULTUREL BULGARE vous invitent au vernissage de l'exposition cARTes et poésie
le mardi 4 mars à partir de 18h30

Performance autour de la poésie Bulgare par la comédienne MarieBé
Associant toujours un poète et un artiste, 20 cartes seront exposées.

DU 3 au 10 mars 2008
DE 11h-13h / 14h-18h30




[18:30-21:00] Exposition de Milomir Kovacevic "SARAJEVO DANS LE COEUR DE PARIS"
Location:
Galerie Fait & Cause
58, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Châtelet, Rambuteau, Réaumur-Sébastopol
France
Phone : +33 (0)1 42 74 26 36
Mail : contact@sophot.com
Internet Site : www.sophot.com
Description:
Exposition de photographies de Milomir Kovacevic "SARAJEVO DANS LE COEUR DE PARIS"

du mardi 19 février au samedi 26 avril 2008
du mardi au samedi de 13h30 à 18h30
Cette exposition en deux temps (deux séries de 60 photos chacune) fera l'objet de deux vernissages : le 4 mars et le 8 avril 2008

L'histoire des « Sarajeviens » qui vivent à Paris, entre autre depuis « la guerre » est l'histoire de tous les « exilés » : une seconde vie, des nouveaux bonheurs et d'autres malheurs, la galère aussi…le passé aboli, la nostalgie de la terre natale, l'espoir d'y revenir un jour peut-être, la langue mère reléguée dans son coeur, que l'on retrouve pour compter, pour chanter et pour rêver … Milomir Kovacevic a photographié chez une centaine de ses compatriotes venus de Sarajevo l'objet qu'ils ont pu ou voulu emporter, auquel ils tiennent le plus. Objet rare ou courant, précieux ou sans valeur, hors d'usage ou en bon état…
Michel Christolhomme
Directeur Photo de l'association "Pour Que l'Esprit Vive"

[18:30] Exposition de Sophie VERGER "Sculpture"
Location:
Centre Culturel Arabe-Syrien
12, avenue de Tourville
75007 Paris
M° Ecole Militaire
France
Phone : +33 (0)1 47 05 30 11
Fax : +33 (0)1 47 05 23 11
Mail : centreculturelsyrien@wanadoo.fr
Internet Site : www.centreculturelsyrien.info
Description:
Sculpture

du 4/3 jusqu'au 14/3


[18:30-20:00] Exposition de Viviane MONTEAU
Location:
Page 35
4, rue du Parc Royal
75003 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 44 54 35 35
Mail : restopage35@free.fr
Internet Site : www.restaurant-page35.com
Description:
Mars 2008

Dans chacune des compositions de Viviane Monteau émergent des histoires en cascades puisées dans le travail incontrôlé de l'inconscient qui peuple nos rêves. Une multitude d'univers s'entremêlent, d'improbables rencontres s'entrelacent … des rêves apprivoisés par la matière qu'on s'approprie en toute liberté. Le travail de cette artiste compose sur des combinaisons inédites de matériaux très divers soumis à une grande variété de traitement. Elle connaît la matière, elle aime la richesse d'effets qu'elle permet et le pouvoir évocateur qu'elle recèle.

Le vernissage aura lieu le mardi 4 mars 2008 de 18h30 à 20h



[19:00] Exposition "Destins de femmes, itinéraires et combats"
Location:
Mairie du 3ème arrondissement
2, rue Eugène Spuller
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Temple
France
Phone : +33 (0)1 53 01 75 03
Internet Site : mairie3.paris.fr
Description:
Sortir de soi par le haut
Péristyle de la Mairie du 3e.
Les oeuvres seront exposées jusqu'au vendredi 7 mars.
19h : Vernissage de l'exposition
Des femmes du 3e s'engagent dans une démarche artistique pour dépasser les difficultés de la vie. Lenaïk Bouleau peintures sous verre :encre, acrylique, aquarelle, Florence Comas peintures et broderies sur toile, Karen Sadoun chapeaux et accessoires, Marie-Thérèse Guénan peinture contemporaine.

Récits de femmes et autres histoires
Entrée libre, salle Odette Pilpoul.
20h30 : Pièce de théâtre de Dario Fo et Franca Rame avec Lou Tordjman et la Compagnie idéale.
Ces paroles authentiques tracent des vécus les plus divers sur les modes burlesque, comique et pathétique tout à la fois. L'ensemble est ponctué par des chansons a capella interprétées par trois comédiennes. Le thème du spectacle porte sur la revendication des droits des femmes et l'égalité dans le couple.
Une rencontre avec le public à l'issue de la représentation permettra de faire émerger des ressentis immédiats, des questions, des témoignages, qui éclaireront alors le lien entre ces récits incarnés et les vies de chacun et chacun.

[19:00] Exposition autour de la Masculinité "Elle dit Lui"
Location:
Atelier Gustave
36, rue Boissonade
75014 Paris
M° Raspail, Port-Royal
France
Phone : +33 (0)1 45 38 94 11
Mail : info@ateliergustave.org
Internet Site : www.ateliergustave.org
Description:
La prochaine exposition de l'illustratrice SATURNE avec deux autres artistes, Estragon Vladhello et Marie Prioux aura pour thème (imposé) de prendre le contre-pied de la Journée de la Femme en travaillant autour de la Masculinité.

Saturne : "Je me suis attachée au fait que Masculinité et Féminité vont de pair, et que ces notions seules, détachées de leur contraire, n'ont aucun sens. J'ai placé cette réflexion dans un de mes sujets de prédilection : la Mythologie et sa symbolique. Vous pourrez y découvrir 7 ouvrages inédits."

Le vernissage aura lieu le mardi 4 mars à 19h (horaire à confirmer)

http://ateliergustave.artblog.fr/152582/Exposition-collective-du-4-au-9-mars-2008-Elle-e-s-t-Lui/


[19:00] Exposition d'Hans Bouman
Location:
La Réserve d'area
50, rue d’Hauteville
Fond de cour - 2ème étage
75010 Paris
M° Bonne Nouvelle, Château d'Eau
France
Phone : +33 (0)1 45 23 31 52
Fax : +33 (0)1 45 23 37 80
Mail : area.paris@wanadoo.fr
Internet Site : www.lareserveparis.com
Description:
du 4 au 29 mars 2008

signature du livre "têtes ardentes" par Hans Bouman, Daniel Picouly, Gérard-Georges Lemaire
A l'occasion de la sortie du livre Têtes ardentes
Textes de Daniel Picouli & Gérard-Georges Lemaire
Edition area - Distribution Vilo
Avec le soutien de l'Ambassade des Pays-Bas en France




[19:00] Exposition d'un collectif d'artistes
Location:
Librairie Le Merle Moqueur
51, rue de Bagnolet
75020 Paris
M° Alexandre Dumas
France
Phone : +33 (0)1 40 09 08 80
Internet Site : www.lemerlemoqueur.fr
Description:
http://lemerlemoqueur.fr/Exposition-d-un-collectif-d.html

Mercredi 27 février 2008 - Jeudi 20 mars 2008

Un collectif de dessinateurs et illustrateurs, auteurs de bandes dessinées, exposeront leurs planches dans l'espace haut-parleur :
Leylagoor et Ann Guillaume, Matthias Lehmann, Florian Javet, Vanessa Dzuiba, Benoît Guillaume, Julien Kedryna, Sophie Gaucher, Marine Pagès, Don Nino, R-Land-C, Alban Dereyer, Heidi Jacquemoud, José-Maria Gonzalez, Antonio Gallego, Achemi Boukerouis, Vincent Bergier...


[19:00] Il FAUT BRULER POUR BRILLER III
Location:
Immanence
21, avenue du Maine
75015 Paris
M° Montparnasse - Bienvenüe, Falguière
France
Phone : +33 (0)1 42 22 05 68
Fax : +33 (0)1 42 22 05 68
Mail : immanence.art@club-internet.fr
Internet Site : www.art-immanence.org
Description:
Garance Dor, Do it. Performance
Florent Delval, Une danse simple. Performance
Ilanit Ilouz, vidéo

Du 28 février au 7 mars 2008

Il faut brûler pour briller est une plate-forme de performances née de la rencontre entre Jérôme Pique, Youness Anzane, et Jonah Bokaer.Une série de performances et d'actes poétiques se dérouleront au Vendôme Luxury Trade Show, au Point éphémère et à Immanence. La pièce do it de G. Dor se compose de reconstitutions de films. F. Delval travaille en tant qu'interprète, metteur en scène, dramaturge et critique. La pratique d'Ilanit Illouz est essentiellement photographique et vidéographique.

Florent Delval, illustration danse simple

Jérôme pique – jepique@gmail.com
Youness anzane – youness@naxosbobine.org


[19:00] Vernissage de Jaw aka dj Instant aka Jozao
Location:
Cithéa Nova
112-114, rue Oberkampf
75011 Paris
M° Parmentier, Ménilmontant
France
Internet Site : www.myspace.com/citheanova112
Description:
Vernissage de Jaw aka dj Instant aka Jozao

18:00
19:00
20:00
21:00  
22:00  
23:00  
[Printer Friendly]



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2014 - Tous droits réservés