Tuesday, March 11, 2008
Public Access


Category:
Category: All

11
March 2008
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
25 26 27 28 29 1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31 1 2 3 4 5 6

  Exposition de JEAN-MICHEL ATLAN, détrempes et peintures
Location:
Galerie Jacques Elbaz
1, rue d'Alger
75001 Paris
M° Tuileries, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 40 20 98 07
Fax : +33 (0)1 40 20 98 09
Mail : galeriejacqueselbaz@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriejacqueselbaz.com
Description:
17 chefs-d'oeuvre retracent le parcours fulgurant de Jean-Michel Atlan, de son entrée en peinture à la veille de sa mort.

Exposition du 17 janvier au 22 mars 2008
Du mardi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30

Aucune exposition n'avait présenté de façon si cohérente l'oeuvre peint de Jean-Michel Atlan depuis la grande rétrospective du Musée national d'Art moderne à Paris, en 1963. Pour la première fois depuis plus de quarante ans, la création d'Atlan se laisse appréhender de l'entrée en peinture de l'artiste à la veille de sa mort.

Après Atlan, Peintures, Grands formats, en 2002, la Galerie Jacques Elbaz propose une traversée exceptionnelle de l'oeuvre d'Atlan et livre une vision inédite du travail de l'artiste.

Cette exposition consacrée à Jean-Michel Atlan est très certainement la plus importante qu'une galerie puisse présenter avant longtemps. Engagé auprès de l'oeuvre d'Atlan depuis la fin des années 1960 comme collectionneur puis comme marchand, Jacques Elbaz sait qu'il ne pourra plus jamais réunir un tel ensemble.

Dix-sept tableaux, dix-sept chefs-d'oeuvre. Tous marquant une étape particulière dans l'oeuvre d'Atlan, tous définissant une recherche et une évolution permanentes. Un parcours fulgurant témoin d'une oeuvre livrée en quinze ans à peine…

1947-1959. Remarqué dès ses débuts par Gertrude Stein, Denise René ou Aimé Maeght, Atlan se place d'emblée au premier plan de la scène artistique et s'imposera parmi les figures majeures de son temps. Avec une liberté unique dans sa génération, il ne suivra jamais que sa voie propre, porté au-delà des modes par la seule nécessité de son oeuvre. OEuvre impossible à rattacher à aucun mouvement contemporain, oeuvre profondément originale…

“Aujourd'hui encore la peinture d'Atlan ne cesse de nous surprendre”, souligne Jacques Elbaz.

Parmi les oeuvres présentées, certaines affichent de très beaux itinéraires muséaux. D'autres, acquises directement auprès de l'artiste, sortent pour la première fois de collections particulières et n'ont jamais été exposées.

Jalons d'une exposition conçue en véritable hommage à l'artiste, Le Kybalion, Portugal, Cléopâtre, Rhapsodie gitane, Zénith, Zarathoustra, Ishtar II, Opéra noir II, ou même Sans titre, chaque oeuvre impose l'arrêt tandis que toutes portent ensemble une lumière singulière sur l'oeuvre d'Atlan.

Pièce d'une grande rareté, Rhapsodie gitane, 1958, est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de ce format présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible.

A l'occasion de cette exposition, la Galerie Jacques Elbaz éditera un catalogue reproduisant l'ensemble des tableaux présentés.


UN DESTIN SINGULIER

“C'est mon destin sans doute d'abandonner les routes trop publiques.
Comme le dit le proverbe berbère, quand les sauterelles arrivent,
il vaut mieux planter sa tente ailleurs. Et la mode, en peinture, fait
bien plus de ravages que les sauterelles”
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 19591

1930. Jean-Michel Atlan a dix-sept ans ; l'attrait de l'inconnu oriente déjà son destin. Fils d'une famille de Constantine passionnée par l'étude de la Kabbale, il part pour Paris, s'inscrit en philosophie à la Sorbonne. Très vite, sa quête dépasse les murs de l'université. Il découvre la vie, rêve de changer le monde. Il se tourne vers la politique et milite contre le colonialisme et les fascismes montants.

1940-1941. Le destin le presse. Sa trajectoire d'artiste se précise. Professeur de philosophie, il est révoqué du fait des lois antisémites. Livré à lui-même, il découvre la poésie. Il écrit, dessine et peint. Paraissent les poèmes Initiation des mortes puis Autres soleils et autres signes dont Gaston Bachelard souligne la singulière “valeur germinative”2. “Fait capital”3 : il rencontre Denise et s'installe avec elle, par “hasard” dans un atelier d'artiste, rue de la Grande Chaumière, à Montparnasse.

1942. La vie du poète bascule dans les ténèbres. Résistant dès le début de l'Occupation, le couple Atlan est arrêté et incarcéré. Atlan feint la folie, prétend être Evêque de Constantine et communiquer par télépathie avec sa femme, et trouve asile à Sainte-Anne.

1944. Marche irréversible : le poète est devenu peintre. Dans sa tenue d'interné, il prend part à la Libération de Paris, habité par l'idée de se procurer couleurs, toiles et pinceaux. Révélation pour la critique, adieu à l'écriture pour l'auteur, paraît Le sang profond, réunissant ses poèmes. Pour la première fois, il expose ses peintures et ses dessins à la Galerie L'Arc-en-Ciel, à Paris. Précurseur, son art explore déjà les voies de l'informel.

1945. Débute un parcours fulgurant dans le monde artistique d'après-guerre. D'emblée les portes des salons et des galeries parisiennes s'ouvrent à lui. Jean Paulhan, Clara Malraux, Arthur Adamov, reconnaissent son talent, ainsi que Gertrude Stein qui fait l'acquisition de six toiles bientôt montrées à Londres et à New York et projette de lui consacrer un ouvrage. Ses oeuvres circulent au Japon. Il entreprend d'illustrer Description d'un combat de Kafka et s'initie à la lithographie.

1946-1947. La peinture d'Atlan se révèle pleinement. Le succès est immédiat. Il est l'un des premiers artistes présentés dans la toute nouvelle Galerie Denise René. Après Matisse, Braque, Picasso, Bonnard, Léger, il entre dans le temple d'Aimé Maeght et signe un contrat avec la prestigieuse galerie en 1947. Il participe ainsi aux expositions Le noir est une couleur puis Sur quatre murs, et fait l'objet de deux importantes expositions personnelles. Ses oeuvres figurent dans l'exposition L'imaginaire à la Galerie du Luxembourg. Etudes, articles et interviews se multiplient, marquant l'intérêt de la critique pour l'artiste.

1948. A trente-cinq ans, Atlan est reconnu comme un artiste majeur et commence à exposer à l'étranger4. La route ouverte est royale. Pourtant il bifurque pour suivre sa voie propre, en marge de la scène artistique parisienne et de ses modes. Il rompt son contrat avec la Galerie Maeght. Jusqu'en 1956, il ne présentera aucune exposition personnelle à Paris. A Aimé Patri, il déclare : “Nous sommes quelques-uns que l'on désigne comme peintres abstraits mais qui redoutons qu'on vienne, en faisant la théorie de cet art, nous prêcher un nouveau dogmatisme”5.

Atlan s'inscrit en marge. Ses contemporains viennent à lui. Son influence s'étend. Dans le Paris d'après-guerre, son “pouvoir de rayonnement” est alors “le seul comparable à celui de Picasso trente ans plus tôt”6 témoigne Michel Ragon.
“Les samedis d'Atlan” font parler d'eux dans les milieux artistiques du monde entier. Peintres, écrivains, ouvriers, intellectuels, voyageurs, modèles et visiteurs en tout genre convergent vers l'atelier de la Grande Chaumière. Ainsi Pollock, Asger Jorn, Hartung, Poliakoff, Soulages, Picabia, Okamoto, Michaux, Ionesco, Paulhan, Adamov…

Résolument inclassable, la peinture d'Atlan aborde les années 1950 et le monde. Au-delà des idées d'abstraction et de figuration. Echappant à tous les mouvements qui émergent sur la scène d'après-guerre.

1949. Les expositions personnelles de l'artiste ont lieu à Venise, à la Galerie Sandri, et à Copenhague, au Salon Corner. Sollicité par la revue Cobra, il expose aux côtés de ses représentants sans jamais adhérer à leur groupe, marquant là encore sa singularité.

1953-1954. Il participe au Salon de mai à Paris, puis aux expositions organisées par Jean Cassou en Israël et en Yougoslavie. Au Japon, où ses oeuvres sont diffusées en cartes postales, il exerce une forte influence, suscite de nombreux articles et reçoit un accueil exceptionnel lors de l'exposition Art occidental à Tokyo.

1955. En une décennie, la peinture d'Atlan est arrivée à maturité. “Vivantes”, les formes qu'elle engendre respirent et s'approfondissent de chef-d'oeuvre en chef-d'oeuvre. Il revient sur la scène parisienne, magistral. A la Galerie Charpentier7, il est l'artiste phare de l'exposition “Ecole de Paris 1955” dont il réalise l'affiche. Dans l'exposition Trente peintres de la nouvelle Ecole de Paris, à la Galerie Craven, il prend place aux côtés de Dubuffet, Fautrier, Hartung, Poliakoff, Soulages, de Staël, Vieira Da Silva.

1956-1957. Atlan a tenu tête. Paris s'incline. Et consacre son art. Sa première exposition personnelle à Paris depuis près de dix ans, à la Galerie Henry Bing, lui vaut un succès sans précédent. En 1957, les expositions consacrées à l'artiste au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Musée Picasso d'Antibes, donnent la mesure d'une oeuvre majeure. Ses toiles figurent dans les expositions Depuis Bonnard au Musée national d'Art moderne à Paris, et Nouvelle Ecole de Paris au Musée Bridgestone à Tokyo.

1958. Son succès est à son apogée, succès que peu d'artistes connaissent de leur vivant. Il décide de s'isoler et quitte Paris. Il acquiert une maison à Villiers-sur-Tholon dans l'Yonne, y installe son atelier, et entre dans sa période la plus productive. Les expositions se succèdent : expositions personnelles à la Galerie del Naviglio à Milan et à la Galerie Czwiklitzer à Cologne ; expositions collectives au Musée national d'Art moderne et à la Galerie Charpentier à Paris, à la Galerie Wildenstein à New York. En France et à l'étranger, plusieurs musées acquièrent des tableaux : La Kahena, 1958, rejoint le Musée national d'Art moderne à Paris et Baal Guerrier, 1953, la Tate Gallery de Londres.

1959. Londres. Premiers coups portés par la maladie. Atlan riposte. Hospitalisé lors de son importante exposition à la Kaplan Gallery, il regagne l'atelier de Villiers-sur-Tholon. Très affaibli, il déploie dans sa peinture une force surprenante. Ainsi le remarquable ensemble de détrempes, d'huiles et de pastels bientôt exposés à la Galerie Henry Bing. Et les chefs-d'oeuvre destinés aux expositions programmées à New York et Tokyo… “J'attache une très grande importance à cette manifestation à Tokyo et je vais réserver mes meilleures toiles”8 écrit-il. Mais il n'y assistera pas… son destin est scellé.

1960. Retour à l'atelier de la Grande Chaumière, et à Montparnasse. Atlan meurt quelques jours plus tard, à quarante-sept ans. La nouvelle est relayée à travers le monde. En France, la presse célèbre l'artiste de Cimaise à Paris-Match. A New York, toutes les toiles de l'exposition “Atlan, recent paintings and gouaches” organisée par Théodore Schempp à la Galerie The Contemporaries, sont vendues le soir même du vernissage. Les Hommages à Atlan se succèdent au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, à la Kunsthaus de Zurich, au Salon Corner de Copenhague. Suivront, la grande rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et celle, du Tel-Aviv Museum of Art en 1964. En 1980, le Musée national d'Art moderne, Centre Georges Pompidou, consacrera aussi une exposition à l'artiste.


“AUTRES SOLEILS ET AUTRES SIGNES”

“Je suis aorte et je suis temps
Et je cherche au profond de la torpeur Nature
D'autres soleils
Et d'autres signes”
Jean-Michel Atlan, “Autres soleils et autres signes”, 1941

“Quand une forme est vivante elle n'est plus ni abstraite ni figurative”
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 1959

“Une originalité frappante”, soulignait Gertrude Stein dès sa première visite à l'atelier de l'artiste en 1945. Une originalité si radicale même qu'” intolérable”9 pour certains ; une originalité irrécusable, que l'on aime, ou non, cette peinture…

La peinture d'Atlan est la terre inconnue dont le jeune poète parti à la recherche “d'autres soleils et d'autres signes” annonçait l'abord. “Un univers de lignes et de couleurs qui n'emprunte pas à la littérature, qui ne ressemble pas à ce que l'on appelle la réalité, mais qui constitue par lui-même une réalité”10, commente l'artiste en 1945 lors d'une interview parue dans la revue Continuity…

Un univers engendrant ses propres formes, un univers que toute terminologie contemporaine devait échouer à décrire. Traité “comme une unité organique et biologique et non simplement comme une unité mécanique ou géométrique”11, l'espace pictural d'Atlan ne pouvait s'identifier à l'art abstrait – alors précisément lié à l'idée de géométrie et étranger à celle de nature – pas plus qu'à l'art figuratif. De même qu'à aucun mouvement d'après-guerre – de l'abstraction lyrique à l'art gestuel et à l'art autre, de l'art informel au tachisme – se situant, par essence, au-delà de tout académisme, de toute théorie.

“Je ne suis pas abstrait ni du point de vue du climat de mes oeuvres […] ni du point de vue exécution. Une forme m'intéresse seulement quand elle vit (ou quand j'ai réussi à la faire vivre), et alors elle n'est plus “abstraite”, elle est vivante”, précise Atlan. Et d'ajouter : “je ne suis pas figuratif, du moins jusqu'à présent, parce que les formes qui m'ont pris aux entrailles (et hors de ça point de peinture) sont celles qui dépaysent le spectateur (l'homme, moi-même), qui lui font tout à coup percevoir qu'il est environné, “du dedans” et en dehors, de forces terribles (et parfois hostiles), mystérieuses et familières à la fois”12.

L'art d'Atlan plante ailleurs ses racines. Il est assurément bien plus proche de celui “des Noirs, des Assyriens, des Etrusques et des romans”13 que de celui d'une quelconque école occidentale, des renaissants italiens jusqu'aux mouvements contemporains. Mais cette proximité jamais ne bascule dans un exotisme facile. Cet “aspect barbare” qui caractérise la peinture d'Atlan tient à l'érotique et au magique, à sa “violence créatrice”14, à sa partie liée avec les danses sacrées…


ATLAN, DANSEUR “DES DANSES SACRÉES”

“Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde
une étoile dansante”
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra 15

“Un orage menaçait dans le ciel, comme si la nature avait voulu par la foudre
détruire toutes les formes existantes pour en recréer de nouvelles”
Marquis de Sade, Juliette16

Des oeuvres “magnifiquement construites, sans concession, qui se dressent avec force” : Voilà ce qu'incarnent les primitifs au regard de l'artiste et qui évoque sa propre peinture ; voilà la “violence créatrice” qui “l'émeut”. C'est du chaos qu'émerge l'oeuvre, luttant pour conquérir ses formes et sa matière, se confrontant à des “forces magiques infiniment redoutables”17 pour gagner son existence…

L'art d'Atlan est celui “d'appréhender les rythmes essentiels de la nature, de les capter”18, de “respirer avec eux”, pour les restituer jugulés dans une peinture qui est geste : l'artiste “ne peint pas seulement avec ses yeux mais avec le mouvement de son corps et de ses muscles”19.

Son geste appartient au domaine du sacré : “mes lignes de forces m'auraient conduit, en un autre temps à être sorcier ou danseur. Danseur dans le sens des danses sacrées, mystiques, magiques. Je me sens proche des “hassidim”, des derviches musulmans, des danseurs bouddhistes, des envoûtés nègres d'Afrique ou d'Amérique. […] Ce ne sont pas les musées qui m'ont conduit à ma vocation de peintre, mais les chamans”20, souligne Atlan.

“Ce sont les rythmes qui engendrent les formes, qui partagent l'espace de la toile, qui créent une architecture vivante et qui donnent enfin la vie à des formes sur lesquelles on ne peut pas mettre un nom”21, et les rythmes “n'existent qu'en animant la matière”22, une matière capable de leur “résister”. Tandis que “le rythme se brise, se complique”, la peinture consiste en cette “ lutte” qui lui “redonnera son unité et sa simplicité”23…

“Le peintre est avant tout un danseur, un danseur “abstrait” qui s'élance dans l'espace de la toile”24 : “j'ai l'impression que ma peinture est elle-même danse et aussi que la danse des vrais “danseur” se suffit à elle-même et pourrait tout aussi bien se passer des décors, que peut-être même de la musique. Si on ajoute paradoxalement que la vraie danse pourrait aussi se passer du danseur, alors on est déjà très prés de ma peinture”25, conclut Atlan.


1947-1959 : UNE TRAVERSÉE EXCEPTIONNELLE

“Ma peinture, en tout cas, est ouverte […]
Chacune de mes toiles diffère de la précédente, marquant des incursions
inattendues dans des mondes à explorer.
Je m'efforce toujours de reculer mes limites et de ne jamais m'enfermer”
Jean-Michel Atlan, extrait de correspondances avec Michel Ragon26

Description d'un combat de Kafka illustré de trente-deux lithographies d'Atlan préludera à la traversée de l'oeuvre peint. Travaillant à même la pierre “au profit du seul noir et blanc, du dessin et de la lumière”, le peintre “découvre la matière et apprend la couleur”27… Edité en 1946 par Maeght à trois cent cinquante exemplaires, ce très bel ouvrage dont les illustrations furent réalisées à partir de 1945 donna lieu à une exposition à l'Hôtel du Port Royal, à Paris, en 1947.

Le parcours débute avec Sans titre, 1949, huile sur toile (130x97cm) exécutée entre 1947 et 1949 au sortir de premières recherches et des “impasses”28 de l'informel.

Atlan entre véritablement en peinture avec des oeuvres d'une profonde originalité. Sur fond de nuit, des formes arrondies ou piquantes, parfois allusives, convulsent et viennent occuper l'espace entier de la toile tandis que la lumière perce par trouées.
Au regard des oeuvres d'Atlan répertoriées à ce jour, aucune toile avant celle-ci n'avait été réalisée dans ce format, le plus grand qu'il ait alors jamais utilisé29 depuis ses débuts. Bien qu'il soit certainement l'un des plus importants de cette période, ce tableau est exposé pour la première fois.

Suit Sans titre, 1953, pastel et fusain sur carton (100x65cm) emblématique de l'inspiration totémique alors très sensible dans l'oeuvre d'Atlan. Une oeuvre qui signe aussi la parfaite maîtrise de techniques employées tout au long de sa production. Provenant d'une collection particulière parisienne, cette pièce acquise directement de l'artiste n'a jamais été exposée.

En phase de transformations profondes, la peinture d'Atlan s'achemine très vite vers la maturité : Sans titre, 1954, huile sur toile (100x65 cm), marque un premier tournant dans les recherches de l'artiste. Un cerne noir vient désormais définir chaque forme et souligne les bords de la toile, organisant l'architecture du tableau, élaborant son rythme même. Spirales, hachures, dents de scie, les motifs antérieurs perdurent et évoluent comme autant de fils conducteurs dans l'oeuvre d'Atlan, de même qu'un certain caractère totémique.
Cette toile participa aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963 et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964, ainsi qu'à l'exposition Dix ans d'art vivant 1945-1955, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence en 1966.

Une nouvelle étape du parcours s'engage avec trois tableaux datés de 1956, des oeuvres magistrales signant la maturité atteinte par l'artiste autour des années 1954-1955. Sensible mais appelé à disparaître toujours plus au profit de la recherche rythmique et de l'abstraction des formes, l'aspect totémique de la peinture d'Atlan devient éminemment personnel. Le cerne noir s'épaissit, tendant parfois à se faire lui-même forme, et souligne désormais chaque forme en présence, de sorte qu'il n'existe plus de fond. La matière picturale gagne en densité, se révélant au coeur de la recherche permanente de l'artiste.

Le Kybalion, 1956, huile sur toile (100x100 cm), compte sans doute parmi les oeuvres les plus connues de l'artiste, tant il fut exposé et reproduit. Montré pour la première fois au Musée Picasso d'Antibes lors de l'exposition Atlan, en 1957, il figurait notamment dans l'Hommage à Atlan au Salon de mai à Paris en 1960, puis dans les rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne de Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964…

Sans titre, 1956, huile sur toile (146x89cm), participa en 1956 à l'exposition Atlan à la Galerie Henry Bing à Paris dont le succès fut sans précédent. Cette toile provient d'ailleurs de l'ancienne Collection Henry Bing. Elle fut montrée pour la dernière fois lors de la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

Sans titre, 1956, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur français, n'a quant à elle jamais été exposée.

En pleine possession de son art, Atlan n'a de cesse de poursuivre ses recherches. A la manière d'un organisme vivant, sa peinture continue de se développer. Et chacun de ses états paraît unique. Ainsi les quatre toiles majeures datées de 1957 qui composent la suite de l'exposition.

Parmi les chefs-d'oeuvre de l'artiste, Portugal, 1957, huile sur toile (146x89cm) d'autant plus importante qu'elle fut l'une des oeuvres les plus chères à Atlan. A preuve, les différentes photographies montrant l'artiste à ses côtés ou la mettant en évidence. Présentée au Salon de mai à Paris en 1958, Portugal participait aussi à l'Hommage à Atlan de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo en 1963, et aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel-Aviv en 1964.

En écho à Portugal, vient Cléopâtre, 1957, huile sur toile (130x81cm), imposant également l'arrêt. Découvert lors de l'exposition personnelle de l'artiste à la Galleria del Naviglio, à Milan, en 1958, ce tableau n'a pas été montré depuis la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

On remarquera aussi Sans titre, 1957, huile sur toile (146x89cm) présente dans les expositions consacrées à l'artiste à la Galerie Henry Bing, à Cannes, à la fin de l'année 1965, puis à la Galerie Saint-Léger, à Genève, en 1971.

Plus loin, Sans titre, 1957, huile sur toile (130x81cm), annonce une nouvelle évolution dans la peinture d'Atlan. Si chaque forme se trouvait auparavant cernée de noir et comme saisie dans sa mouvance, seules certaines d'entre elles le sont désormais, d'autres évoluant alors de façon distincte, comme en fond.

Dernières années de production d'Atlan, années les plus abondantes signant son grand oeuvre, 1958 et 1959 appellent à d'autres métamorphoses. L'artiste atteint à une maîtrise surprenante de la composition rythmique. Le cerne noir se fait écriture, calligraphie singulière, tandis que les formes s'organisent dans des jeux de contrastes et de miroirs…

Zénith, 1958, huile sur toile (116x73cm) exposée lors de la rétrospective Atlan au Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et Sans titre, 1958, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur espagnol et exposée pour la première fois, ouvrent la voie à des mutations profondes et à Rhapsodie gitane, 1958, oeuvre musicale entre toutes, consacrant l'itinéraire entier du peintre…

Rhapsodie gitane est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de cette dimension présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible. Les deux autres oeuvres de ce format se trouvent respectivement conservées à la Tate Gallery à Londres (Bâal Guerrier, 1953) et dans une importante collection américaine (Sans titre, 1956).

Cette oeuvre est d'autant plus rare que les très grands formats d'Atlan, onze toiles seulement, toutes des oeuvres majeures, ont déjà rejoint pour la plupart les plus prestigieuses collections muséales et particulières. Le dernier passage d'une de ces toiles sur le marché remonte à 1989 ; elle fut présentée en 2002 à la Galerie Jacques Elbaz lors de l'exposition Atlan, Peintures, Grands Formats.

Parcours exceptionnel pour une oeuvre exceptionnelle : Rhapsodie gitane, participait en 1963 à la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris, et à l'Hommage à Atlan lors de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo, puis en 1964 à la rétrospective Atlan du Museum of Art de Tel-Aviv. En 1966-1967, au départ du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, elle faisait l'objet d'une exposition itinérante en Belgique, Art français contemporain, vingt peintres français, et prenait également part à l'exposition 24 franske malere 1946-1966 au Kunstforemingen, à Copenhague. A Paris, on la vit pour la dernière fois il y a plus de vingt ans, au Grand Palais, en 1985, lors de l'exposition De la Bible à nos jours.

En regard de cette oeuvre magistrale, trois importantes détrempes témoignent de l'importance de ce procédé familier à l'artiste explorant sans cesse la matière picturale : “une matière qui peut […] n'être qu'une poudre presque impalpable ; ou bien épaisse comme le ciment du maçon” ; une matière conçue comme “la chair du tableau”30.

Citons : Opéra noir II, 1958, détrempe, huile sur carton (120x80cm) montrée au Musée national d'Art moderne à Paris en 1958 lors de l'exposition De l'impressionnisme à nos jours, puis en 1963 lors de la rétrospective Atlan ; Zarathoustra, 1958, détrempe, huile sur carton (121x80cm), jamais vue depuis son exposition en 1958, à la Galerie Christoph Czwiklitzer à Cologne ; Ishtar II, 1958, détrempe, huile et pastel sur carton (120x81cm), montrée pour la dernière fois en 1959 dans l'exposition Six peintres de l'Ecole de Paris à la Galerie Kaare Berntsen à Oslo.
Des oeuvres qui toutes témoignent de l'enrichissement constant d'une technique et d'une matière picturales éminemment personnelles.

Comète traversant le ciel artistique d'après-guerre, l'oeuvre d'Atlan s'interrompt en pleine fulgurance. Atteignant très vite au sommet de son art, l'artiste aura conçu en quinze ans à peine l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.

Disparu subitement, il laisse dans ses derniers chefs-d'oeuvre la promesse d'autres métamorphoses… Ainsi Sans titre, 1959, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste et pour la première fois exposée.

Après la dernière toile qu'il découvre, ce parcours unique ne prend pas fin. Sa plus belle découverte reste, en nous, l'univers d'Atlan retrouvé.

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080116_Atlan.pdf




Exposition de Sylvester Engbrox
Location:
Galerie VivoEquidem
113, rue du Cherche-Midi
75006 Paris
M° Duroc, Falguière, Montparnasse - Bienvenüe
France
Phone : +33 (0)9 61 26 92 13
Mail : galerie@vivoequidem.net
Internet Site : www.vivoequidem.net
Description:
Du 13 février au 29 mars
prolongation jusqu'au samedi 3 mai inclus

D'origine allemande, Sylvester Engbrox est un artiste aux talents multiples. D'abord photographe (il fut l'assistant de Larry Fink), il dirigea un temps un label indépendant de musique avant de revenir complètement à la peinture il y a deux ans. Son oeuvre révèle sa vision singulière du monde qui l'entoure. Sylvester Engbrox peint des toiles mettant en scène des personnages dans des décors élaborés et improbables. Les sujets sont des femmes vues au travers de leur nudité, parfois mélancoliques, souvent solitaires et observées par d'autres personnages. L'exposition-vente rassemble une dizaine de ses œuvres.

Artiste inclassable, Sylvester Engbrox peint des toiles révélant sa vision fantasmatique du monde qui l'entoure. Du 13 février au 29 mars, la galerie VivoEquidem nous permet de découvrir l'univers à part de ce peintre, au travers d'une exposition rassemblant plusieurs de ses toiles.

Les oeuvres de Sylvester Engbrox mettent en scène des personnages dans des décors élaborés et improbables. Les sujets sont des femmes vues au travers de leur nudité, parfois mélancoliques, souvent solitaires et observées par d'autres personnages. L'artiste puise son inspiration dans les images publiées dans la presse grand public ou sur Internet, images qu'il n'a de cesse de classer selon une typologie qui lui est propre. C'est de la confrontation entre ces images que naissent ses peintures.

D'origine allemande, Sylvester Engbrox est un artiste aux talents multiples. D'abord photographe (il fut l'assistant de Larry Fink), il dirigea un temps un label indépendant de musique avant de revenir complètement à la peinture il y a deux ans.

Présentées pour la première fois, ces oeuvres dont certaines suscitent sentiment d'étrangeté et impression de «voyeurisme», ont un sens que l'artiste laisse à chacun le soin d'imaginer. Résolument moderne, la peinture de Sylvester Engbrox est une des grandes découvertes de l'art actuel.

Jean-Luc Chalumeau, critique d'art, a présenté l'exposition le 12 février (vernissage) en présence de l'artiste et a préfacé un catalogue grand format, en version billingue (anglais et français). Il sera disponible à la galerie au prix de 16 euros. 50 exemplaires signés par l'artiste seront également mis en vente au profit de l'association au prix de 50 euros. Vous pouvez le réserver dès maintenant.

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080212_Sylvester_Engbrox.pdf
http://www.vivoequidem.net/documents/news/927627001202800022.pdf


Young Man in swimsuits, 2006, oil on canvas, 140 x 110 cm


Jennifer in a mirror, 2006, oil on canvas, 110 x 140 cm

Exposition de Gökçe Celikel "Exposed"
Location:
Galerie E.L. Bannwarth
10, rue du Foin
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 83 94 95 35
Mobile : +33 (0)6 16 82 30 51
Mail : emilie@galeriebannwarth.com
Internet Site : www.galeriebannwarth.com
Description:
du 23 février au 18 mars
du mardi au samedi de 13h à 19h


Exposition "Mouvement MADI International, Buenos Aires 1946-Paris 2008"
Location:
Maison de l'Amérique Latine
217, boulevard Saint-Germain
75007 Paris
M° Rue du Bac, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 49 54 75 00
Fax : +33 (0)1 45 49 06 33
Mail : culturel@mal217.org
Internet Site : www.mal217.org
Description:
du 17 janvier au 2 avril 2008
du lundi au vendredi de 11h à 19h
vernissage le mercredi 16 janvier à 18h30 en présence des artistes

Commissaires Jean Branchet et Anne Husson
Exposition co-organisée avec Orion Centre d'Art Géométrique MADI
Catalogue : 15 euros

Dans l'effervescence de l'après-guerre, les mouvements artistiques étaient nombreux. Le Mouvement MADI, créé par Carmelo Arden Quin en 1946 à Buenos Aires, se situait dans la sphère de l'art géométrique avec un apport primordial consistant dans la recherche de la polygonalité de l'oeuvre, le rejet de la forme traditionnelle qui enferme systématiquement le tableau dans le rectangle d'un « cadre ». A ce principe fondamental de polygonalité, il convient d'ajouter ceux de ludicité, d'inventivité, de liberté dans le choix des matériaux, des techniques, tout en restant dans le domaine de la géométrie et des aplats de couleurs.

Des artistes décrivent la poésie du monde, d'autres ses drames, certains peignent la réalité. Ils sont gestuels ou formalistes. Ils veulent apporter un message au monde, avoir une action dans le domaine social ou politique... Les artistes MADI veulent tout simplement créer une oeuvre pure, ne signifiant rien, n'ayant aucun message à délivrer, une oeuvre qui n'existe que par elle-même, qui soit le résultat du « Jeu majeur » de la créativité et de la sensibilité comme toute musique détachée d'une description.
Jean Branchet, co-commissaire de l'exposition
(extrait du catalogue, novembre 2007)

artistes sur :
http://www.mal217.org/agenda/newsletter/01-07.pdf

Exposition "Léon Gimpel (1873-1948) : Les audaces d'un photographe"
Location:
Musée d'Orsay
62, rue de Lille
1, rue de la Légion d'Honneur
75343 Paris Cedex 07
M° Musée d'Orsay, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 40 49 48 14
Internet Site : www.musee-orsay.fr
Description:
Musée d'Orsay
Galerie de photographie

12 février - 27 avril 2008
Horaires : Tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h, le jeudi de 9h30 à 21h45

Tarification : Droit d'entrée au musée : plein tarif : 8 € ; tarif réduit et dimanche : 5,5 €

Bénéficiaires du tarif réduit : les visiteurs âgés de 18 à 30 ans et les familles nombreuses. Le jeudi soir, tarif réduit pour tous et gratuité pendant six mois pour les 18-25 ans.

Conférences : Vérités et mensonges : naissance du photo-reportage, en partenariat avec l'Agence Magnum, 13, 20 mars et 3 avril 2008 à 18h30 (entrée libre).

Visites avec conférencier : les jeudis à 19h30, du 21 février au 17 avril 2008.

Aujourd'hui méconnu, Léon Gimpel fut pourtant un célèbre photographe amateur de la Belle Epoque, grâce notamment à son travail pour le journal L'Illustration. Il laisse libre cours à sa curiosité en réalisant des reportages pour la presse et en concevant des séries destinées à la vulgarisation scientifique. Animé d'une insatiable curiosité technique, il essaye de pousser au plus loin les possibilités du médium. Sa pratique amateur devient alors virtuose : il enregistre en noir et blanc la foudre qui s'abat sur la tour Eiffel, l'évolution d'un Paris nocturne qui s'éclaire désormais à l'électricité ou encore la vision en plongée que les premiers aviateurs perçoivent de leurs nouveaux engins.

En 1907, Gimpel est associé à la présentation de l'autochrome, premier procédé commercialisé de photographie en couleurs, dans les locaux de L'Illustration. Il en exploite de façon magistrale les possibilités, réalise des reproductions en couleurs de paysages de montagne, d'éclairages de façades ou de scènes de la vie parisienne, magnifie en somme l'univers chatoyant de la Belle Epoque.

L'exposition rassemble autochromes et tirages sur papier, mais également des plaques de projection utilisées pour des séances alors aussi populaires que celles des premiers films du cinématographe.

En 1907, il organise la présentation de l'autochrome dans les locaux de L'Illustration. Mis au point par les frères Lumières, l'autochrome est le premier procédé industrialisé et commercialisé de photographie en couleurs. Non seulement Gimpel exploite l'autochrome, mais il en accélère la sensibilité pour enregistrer en couleurs des moments fugaces ou des sujets peu lumineux : des scènes de la vie parisienne, des éclairages de façades et des paysages de montagne deviennent autant de possibilités iconographiques pour le photographe qui rend grâce à l'univers coloré et chatoyant de la Belle Époque.


La Foule s'écoulant sur le parvis Notre-Dame après le passage du cortège de la mi-carême (vue prise de Notre-Dame), 3 mars 1910
© Léon Gimpel / Photo Patrice Schmidt, Paris, musée d'Orsay

Gimpel travaille pour le journal L'Illustration à partir de 1904 ; l'association entre le photographe et l'hebdomadaire dure trente ans. L'essentiel de ses images publiées représente une actualité de proximité, mais il joue également les « envoyés spéciaux » et couvre notamment la venue des souverains russes à Cherbourg ou le célèbre meeting aérien de Bétheny. À cette occasion, Gimpel s'embarque à bord d'un dirigeable et photographie l'évolution des pionniers de l'aviation de haut en bas. À partir de cette date, le photographe adopte régulièrement le mode de la vision en plongée qui devient un véritable style dans son traitement de l'actualité pour la presse illustrée.

Grâce au don de sa femme, les photographies de Léon Gimpel sont conservées par la Société française de photographie. Elles ont été récemment inventoriées, classées et reconditionnées. L'étude du Journal de Gimpel a permis d'enrichir leur connaissance et l'analyse des archives du journal L'Illustration a offert la possibilité d'étudier pour la première fois les liens entre la photographie originale et sa publication dans la presse.

L'exposition présente environ 180 photographies – autochromes et plaques de projection, ses images seront mises en rapport avec les extraits de L'Illustration.


Enseigne lumineuse. Photo Muget, 28 novembre 1925
© Léon Gimpel / Photo Patrice Schmidt, Paris, musée d'Orsay

Cette présentation permet de rendre hommage au travail de Léon Gimpel mais aussi de valoriser, de façon exceptionnelle, une pratique de la photographie très populaire en son temps mais aujourd'hui oubliée ; les séances de projection de plaques lumineuses étaient, au début du XXe siècle, aussi courues que celles des premiers films du cinématographe. À côté de la présentation des plaques de projection et des autochromes, environ 150 images sont projetées, en boucle.

Commissaires
Thierry Gervais, éditeur de la revue Etudes photographiques et membre de la SFP, Dominique de Font-Réaulx, conservateur au musée d'Orsay

En collaboration avec la Société française de Photographie
Avec le soutien de Neuflize Vie

Publication
Léon Gimpel (1873-1948). Les audaces d'un photographe
Collectif, sous la direction de Thierry Gervais et Dominique de Font-Réaulx
Musée d'Orsay / 5 Continents Editions
40 €


Léon Gimpel Autoportrait au Palais de Glaces de l'Exposition universelle© DR - SFP


Léon Gimpel Place de la Madeleine un dimanche matin© DR - SFP


Léon Gimpel Amanite phalloïde© DR - SFP

Critiques

http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2008/02/16/letonnant-gimpel/
http://www.blogarts.net/?2008/02/11/406-leon-gimpel-au-musee-d-orsay-audaces-d-un-photographe
http://www.artscape.fr/leon-gimpel-musee-orsay

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Location:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François-Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 59 59
Internet Site : www.bnf.fr
Description:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand - Galerie François 1er

9 octobre 2007 > 13 avril 2008
mardi-samedi de 10h à 19h, dimanche de 13h à 19h, fermé lundi et jours fériés

entrée 5€ / tarif réduit 3,5€

Un personnage, un acte, une mémoire. Immenses, ardents, combatifs, les héros, depuis l'Antiquité et jusqu'à aujourd'hui, vivent essentiellement dans l'imaginaire des peuples. Modèles pour l'avenir mais aussi miroirs de notre passé, ils ont, au cours des siècles, changé d'étoffe et de valeurs, tout en subissant la concurrence du sage, du saint, du grand homme ou de la star.
L'exposition Héros, d'Achille à Zidane propose un parcours dans l'imaginaire occidental.

Qu'y a-t-il de commun entre Superman, l'homme d'acier et Roland, le preux médiéval ? Entre le résistant Jean Moulin et Achille, légendaire combattant de la guerre de Troie ? Rien, sinon une volonté, un engagement physique total,
une action à la fois violente et miraculeuse, destinée à sauver une communauté en péril. L'héroïsation, par la publicité d'exploits réels ou fictifs, est néanmoins nécessaire. Elle isole les héros, les grandit, puis nourrit le culte dont ils sont l'objet, et fait résonner – plus ou moins longtemps – leurs noms dans les mémoires.

Comme le rappelle André Malraux :« Il n'y a pas de héros sans auditoire » (L'Espoir, 1937). Ainsi tout héros est-il le produit d'un discours : c'est en suivant ce fil rouge que l'exposition explore l'imaginaire occidental. Le terme de héros est aujourd'hui galvaudé et polysémique et les héros sont multiples : certains sont uniques et vénérés secrètement, d'autres sont célèbres et connus de tous, et leurs noms s'inscrivent dans des panthéons parfois fugaces. Si le poète construisait les héros anciens, l'historien les démocratise afin qu'ils incarnent toute la nation, avant que les professionnels des médias (journalistes, cinéastes, publicistes, créateurs de jeux) ne mondialisent aujourd'hui des personnages devenus composites.
Les figures choisies illustrent la fabrique héroïque, son cheminement, ses vecteurs, ses éclipses et ses invariants. Achille, Héraclès, Thésée, saint Martin, Roland, Lancelot, Condé, Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Jean Moulin, De Gaulle, Lucie Aubrac,
Che Guevara, Jimi Hendrix, James Bond, Superman, Zidane, voici quelques êtres exceptionnels magnifiés par la parole, le texte et l'image.
Les collections de la BnF permettent d'illustrer les différents vecteurs d'héroïsation et la variété de leurs supports : vases antiques, sculptures, monnaies, manuscrits, incunables, livres, estampes, jeux de cartes, imagerie populaire, photographies, affiches, presse, musique, films, objets dérivés, jeux vidéo, etc. Ouverte avec la figure de Gilgamesh, roi-héros de la première épopée connue, l'exposition comprend trois parties : la première consacrée au héros aristocratique, produit de la culture occidentale des élites, de l'Antiquité au siècle des Lumières ; la seconde au héros national et à sa construction en France à partir de la Révolution et jusqu'à la Libération ; la dernière à l'éclatement, depuis 1945, du modèle en neuf familles héroïques dans un univers mondialisé.

Des pièces prestigieuses ou étonnantes
Parmi les pièces les plus prestigieuses ou étonnantes, le visiteur pourra admirer, au sein du parcours : deux amphores en céramique attique à figures noires montrant, l'une le combat d'Héraclès contre Géryon, la seconde celui de Thésée terrassant le Minotaure, un médaillon d'or (nikètèrion) du Trésor de Tarse, frappé de la tête d'Héraclès coiffée de la léonté, avec les traits d'Alexandre le Grand, un lécythe avec Achille traînant le corps d'Hector (musée du Louvre), des manuscrits médiévaux enluminés (Chroniques françaises, Renaut de Montauban, Lancelot du Lac), dont un manuscrit persan sur la vie légendaire d'Eskandar (Alexandre).
Un incunable sur vélin de 1496 est consacré à La Vie et Miracles de Mgr sainct Martin.
Deux monumentales gravures des Batailles d'Alexandre d'après les tableaux de Charles Le Brun célèbrent la gloire de Louis XIV, la pompe funèbre du Grand Condé.
Parmi les pièces remarquables de l'exposition figurent aussi des dessins de Jacques-Louis David, des estampes et gazettes révolutionnaires (Serment du Jeu de Paume, Mort de Bara, Passage du pont d'Arcole), un manuscrit autographe du texte de l'Hymne des Marseillois par Rouget de Lisle, une scène légendaire de Napoléon saluant un grognard reproduite en papier peint, des caricatures, le Retour de Russie de Géricault,
des planches des Désastres de la guerre de Goya, les Notes prises sur place par Victor Hugo lors des funérailles de l'empereur en 1840, des ouvrages de Michelet, Lavisse, des manuels scolaires, des bons points, des objets du culte johannique, une affiche de Grasset pour Sarah Bernhardt dans le rôle de Jeanne d'Arc. Un tableau allégorique de Meissonier sur le Siège de Paris (1870- 1871) est prêté par le musée d'Orsay.
Pour les périodes plus récentes, un éclairage particulier s'attache à la mutation de la posture du soldat, du héros partant à l'assaut, au poilu dans la boue des tranchées, ainsi qu'à la concurrence des héros dans l'entre-deux-guerres.
Les manuscrits de Vol de nuit de Saint Exupéry et de Premier Combat de Jean Moulin, ainsi que le discours de Malraux pour le transfert des cendres de Moulin au Panthéon, les dernières lettres de Joseph Epstein (colonel Gilles) à sa femme et son fils (collection Georges Duffau) sont des illustrations emblématiques du héros combattant et du résistant. Les héros multiples d'aujourd'hui sont appréhendés à travers des médias divers : affiches, photographies, journaux, BD, albums d'images à coller, jeux vidéo, tableaux, livres, disques, jouets…
Odile Faliu


Le tournoi de Sorelois. Lancelot du Lac. France, XVe siècle © BnF/Dép. Manuscrits

08:00  
09:00  
10:00  
11:00  
12:00  
13:00  
14:00  
15:00 [15:00] Inauguration presse de l'exposition Babylone
Location:
Musée du Louvre
Place du Carrousel
75058 Paris Cedex 01
M° Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 40 20 50 50
Fax : +33 (0)1 40 20 54 52
Internet Site : www.louvre.fr
Description:
Hall Napoléon - Musée du Louvre - Palais du Louvre - 34/36, quai du Louvre

du 14 mars au 2 juin 2008

Des centaines de statuettes, stèles, objets précieux, tablettes cunéiformes ou papyrus du monde entier vont évoquer l'histoire autant que la légende de la cité mythique de Babylone, que présente le musée du Louvre dans "Babylone".
Les grandes époques de la civilisation babylonienne sont rappelées aux côtés de l'évolution de la représentation mythique de la cité. Des dessins, textes et ouvrages témoignent de la redécouverte de la ville, depuis le XVIIe jusqu'à aujourd'hui.

Sémiramis, la tour de Babel, Nabuchodonosor, les douze mois de l'année, les jardins suspendus, l'épopée de Gilgamesh : elle a donné naissance à tout cela. Il ne reste aujourd'hui plus grand chose de Babylone (le site de fouilles de Tell Babil, dans l'Irak actuel) mais son poids dans l'histoire a peu d'équivalents. Du haut de ses 50 siècles, elle continue de fasciner et l'exposition que le Louvre lui consacre, avec plus de 400 objets provenant de grands musées du monde, a toutes les chances d'être très fréquentée. Qu'y voit-on ? En trois sections – la ville historique, sa fortune critique, sa redécouverte – défilent des stèles de pierre, des bas-reliefs en terre cuite, des statuettes en cuivre et or, des panneaux de briques glaçurées, des livres bibliques, un tableau de Bruegel sur la tour de Babel ou des gravures de John Martin. Pour se persuader de la persistance du mythe, on pourra visionner à l'auditorium Intolerance, le grand film muet de D. H. Griffith. Babylone au musée du Louvre, du 14 mars au 2 juin 2008

16:00  
17:00 [17:00-21:00] Exposition "Ni Vieux Ni Traitres : Poetes"
Location:
Galerie Meyer Le Bihan
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 71 81 16
Fax : +33 (0)1 42 71 81 17
Mail : contact@gmlb.fr
Internet Site : www.gmlb.fr
Description:
du 11 Mars au 12 Avril 2008
du mardi au samedi de 11h à 19h

avec Julien Blaine, Bernard Heidsieck et Jean-Jacques Lebel

La galerie Meyer le Bihan redonne ses lettres de noblesse à la poésie contemporaine en invitant Julien Blaine, Bernard Heidsieck et Jean-Jacques Lebel : trois auteurs « ni vieux, ni traîtres » comme le titre l'exposition. Ils expérimentent avec jubilation et humour les nouvelles potentialités d'écriture poétique permises par le montage numérique, le mixage synthétique et le morphing cinématographique.

http://www.gmlb.fr/Comm-press/nvnt/press_vf.pdf


[17:00] Exposition de photographie, en collaboration avec le Club Photo Dauphine
Location:
Université de Paris IX Paris-Dauphine
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny
75775 Paris Cedex 16
M° Porte Dauphine, RER C Avenue Foch
France
Phone : +33 (0)1 44 05 44 05
Fax : +33 (0)1 44 05 49 49
Internet Site : www.dauphine.fr
Description:
Hall du 2ème étage

Vernissage le mardi 11 mars – 17h00
Du mardi 11 au vendredi 14 mars

Dans le cadre du festival Courts Toujours 2008

[17:00-19:00] Exposition « Avec Ted, bouge ta planète ! »
Location:
Centre d'animation Daviel
24, rue Daviel
75013 Paris
M° Glacière
France
Phone : +33 (0)1 45 89 05 99
Internet Site : www.actisce.org
Description:
Du 11 mars au 4 avril 2008, du lundi au vendredi de 9h à 21h, samedi de 10h à 18h

L'avenir de votre planète vous intéresse ? Venez découvrir à partir du 11 mars l'exposition organisé par le centre d'animation Daviel et des étudiants en 1ère année de Master Environnement de l'Université de Cergy-Pontoise (association Issue Environnement) : « Avec Ted, BOUGE ta PLANETE ! ». Cette exposition s'articule autour de trois thèmes principaux : l'eau, les déchets et les transports.
Chaque mercredi, les étudiants proposeront des animations, des interventions et des jeux sur le thème de l'environnement et les écogestes.

Le vernissage aura lieu le mardi 11 mars. De 17h à 19h, les étudiants présenteront et commenteront l'exposition ainsi que les diverses animations qui seront proposées aux scolaires et aux familles. A partir de 19h le groupe d'improvisation théâtrale du centre d'animation proposera des improvisations sur le thème de l'environnement.

[17:30] Signature du premier contrat de performance 2008-2010 du musée du quai Branly
Location:
Musée du quai Branly
Musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques
37, quai Branly
218, rue de l'Université
75007 Paris
M° RER C Pont de l'Alma, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 56 61 70 00
Internet Site : www.quaibranly.fr
Description:
Signature avec Stéphane Martin, président du musée du quai Branly, du premier contrat de performance 2008-2010 du musée du quai Branly, suivie de la réception donnée à l'occasion du don fait par Jean-Paul et Monique Barbier-Mueller au musée du quai Branly


[18:00] 3e Salon des Copistes du Louvre
Location:
Mairie du 6ème arrondissement
78, rue Bonaparte
75270 Paris Cedex 06
M° Saint-Sulpice
France
Phone : +33 (0)1 40 46 75 06
Fax : +33 (0)1 40 46 75 29
Internet Site : www.mairie6.paris.fr
Description:
Salon du Vieux-Colombier

du mercredi 12 au vendredi 28 mars

Qu'est-ce qu'une belle copie ? Relève-t-elle d'un savoir-faire et/ou du grand art ? Pour vous faire votre propre opinion, venez parcourir les deux niveaux de l'exposition qui se tient dans le Salon du Vieux-Colombier, à la Mairie du 6e, à partir du mercredi 12 mars.

Après le succès des deux premières éditions, en 2003 et 2005, 76 Copistes du Louvre reviennent présenter des copies fidèles d'œuvres originales, peintes au Louvre, entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2007.

Le public est cordialement invité à poser des questions aux copistes et à suivre les visites guidées organisées tous les jours (sauf le samedi), de 12 h 30 à 13h et, pour les enfants, les 12, 19 et 26 mars, de 15h à 16h.

Du lundi au vendredi de 11h30 à 17h, le jeudi jusqu'à 19h et le samedi, de 10h à 12h.

[18:00] BETEL NUT BEAUTIES - 12ème festival de l'imaginaire
Location:
Point Ephémère
centre de dynamiques artistiques
200, quai de Valmy
75010 Paris
M° Jaurès, Louis Blanc
France
Phone : +33 (0)1 40 34 02 48
Fax : +33 (0)1 40 34 02 58
Mail : info@pointephemere.org
Internet Site : www.pointephemere.org
Description:
du 6 mars au 2 avril 2008
14h>19h

Pour la deuxième année consécutive, Point Ephémère est heureux d'accueillir le Festival de l'Imaginaire. C'est une occasion de faire découvrir au public des expressions d'ailleurs.
www.mcm.asso.fr

En bordure des routes taiwanaises, de jeunes femmes sexy attirent l'attention des automobilistes. Ces vendeuses de noix de betel – fruit connu pour ces vertus excitantes – ont des histoires touchantes et sont souvent issues de milieux ouvriers modestes. Leurs tenues légères auraient poussé certaines préfectures à prendre des mesures limitant la nudité en public alors que les mouvement féministes défendent leur droit de s'habiller comme elles l'entendent afin d'améliorer leurs revenus. L'existence des Betel Nut Beauties a donné naissance à tout un mouvement artistique à Taiwan. L'exposition présentera des oeuvres de ces artistes et leur regard sur ce phénomène social.

Avec des oeuvres de Li Ching-Fang, Wu Chiung-Hua, Deng Wen-Jen, des photos de Chin-Pao Chen, un film de Huang Ting-Fu et une vidéoperformance de Shygong.

Une petite noix de bétel laisse-t-elle présager de tout ce qu'elle peut provoquer ? En bordure des routes taiwanaises, de petites échoppes ou kiosques parfois tout en verre, transparents, attirent l'attention des automobilistes et de leurs passagers, à l'intérieur, des jeunes femmes, sexy, sont apprêtées avec ostentation. Des prostituées ? Non. Des vendeuses de noix de bétel. La noix de bétel, connue pour ses vertus excitantes, est le fruit d'un arbre de la famille des palmiers, que l'on trouve dans plusieurs pays d'Asie, dont Taiwan. Sa consommation est répandue mais, ce qui distingue Taiwan, c'est la technique de commercialisation et le recours aux Betel Nut Beauties*, phénomène taiwanais qui semble provoquer bien des remous sur l'île où on les appelle binláng xishi. Ce nom leur viendrait d'un personnage de roman à la beauté légendaire, Xi Shi.

[18:00] Exposition "( )"
Location:
Maison populaire - Centre d'art
9 bis, rue Dombasle
93100 Montreuil
M° Mairie de Montreuil
France
Phone : +33 (0)1 42 87 08 68
Fax : +33 (0)1 42 87 64 66
Mail : centredart@maisonpop.fr
Internet Site : www.maisonpop.fr
Description:
http://www.maisonpop.net/spip.php?article805

Dans le cadre du cycle d'expositions Neutre intense

du 12 mars au 21 juin 2008
vernissage le mardi 11 mars à partir de 18h

Commissaire : Christophe Gallois

Artistes : Armando Andrade Tudela, Morgan Fisher, Guillaume Leblon, Sol LeWitt, Florian Pumhösl, Evariste Richer, Raphaël Zarka

Les trois expositions qui constituent ce cycle et la publication qui les accompagne seront l'occasion d'explorer la possibilité d'un paradoxe : l'intensité du neutre. Cette hypothèse réfère à une notion que Roland Barthes a développée au fil d'une série de séminaires, intitulée Le Neutre et présentée au Collège de France en 1978. Aux connotations « de grisaille, de “neutralité”, d'indifférence » que nous prêtons habituellement au neutre, Barthes oppose l'idée que celui-ci peut référer à « des états intenses, forts, inouïs ». Cette ambivalence se traduit dans l'expression, qu'il utilise à plusieurs reprises, de « désir de neutre » : « Le Neutre comme désir met continûment en scène un paradoxe : comme objet, le Neutre est suspension de la violence, comme désir, il est violence. »

[18:00] Exposition de Dora Burlet
Location:
Ambassade de la République Argentine
Galerie Argentine
6, rue Cimarosa
75016 Paris
M° Boissière
France
Phone : +33 (0)1 47 27 15 11
Fax : +33 (0)1 47 04 61 51
Mail : ambassadeargentine@noos.fr
Internet Site : www.efran.mrecic.gob.ar
Description:
Vernissage le 11 mars à 18H
du 11 au 21 mars 2008


[18:00] Exposition « Paysages » de François Joxe
Location:
Mairie du 6ème arrondissement
78, rue Bonaparte
75270 Paris Cedex 06
M° Saint-Sulpice
France
Phone : +33 (0)1 40 46 75 06
Fax : +33 (0)1 40 46 75 29
Internet Site : www.mairie6.paris.fr
Description:
Galerie de la Salle des Fêtes

du mardi 11 au vendredi 28 mars
Du lundi au vendredi, de 10h à 17h, le jeudi jusqu'à 19h et le samedi, de 10h à 12h.
Renseignements au 01 40 46 76 60.

Après avoir choisi pour ses premières expositions la technique du pastel, François Joxe aborde aujourd'hui la peinture à l'huile, s'attachant à l'élégance du dessin et privilégiant des effets de couleur doux et chatoyants.
Ses sources d'inspiration sont avant tout la nature, notamment la montagne pyrénéenne et les rivages bretons.

[18:00] L'association Courant d'Art expose à la MCDVA
Location:
Maison du Citoyen et De la Vie Associative
16, rue du Révérend Père Lucien Aubry
94120 Fontenay-sous-Bois
M° RER Fontenay-sous-Bois
France
Phone : +33 (0)1 49 74 76 90
Fax : +33 (0)1 49 74 76 92
Mail : mdcva@fontenay-sous-bois.fr
Internet Site : www.mdcva.fontenay-sous-bois.fr
Description:
du mardi 11 mars 2008 au mardi 22 avril 2008

Vernissage le mardi 11 mars à partir de 18h30 L'Association COURANT D'ART souhaite donner la possibilité à tous ceux qui prennent les crayons, les pinceaux, les différents matériaux des arts plastiques de montrer leurs œuvres sans jugement de valeur. Seul le désir de créer avec ses propres émotions, sans devoir correspondre à une influence culturelle, dictée par le mental. Le temps d'un instant, soyons nous et partageons avec ceux et celles dont la sensibilité sera en émoi devant les réalisations proposées.

[18:30] 43ème salon du Vésinet
Description:
théâtre du Vésinet - 59 Bd Carnot - 78110 Le Vésinet - RER A Station Le Vésinet Centre

Du 08/03/2008 au 24/03/2008

Le Salon du Vesinet ouvre pour la 43 ème fois ses portes pour accueillir des artistes contemporains. Comme chaque année, il mettra en valeur le talent de deux invités, aux côtés de nouveaux créateurs installés au Vésinet ou en Ile de France. La sculpteur Martine DEMAL et le peintre TIBOUCHI sont les invités d'honneur de cette édition 2008.

TIBOUCHI
Peintre et poète algérien né en Kabylie en 1952, l'artiste fait se rejoindre et dialoguer l'écriture, la calligraphie, le dessin et les matières, la poésie.
"Les oeuvres de Hamid Tibouchi, peintures, monotypes et dessins, nous parlent par signes plus que par images ó signes d'une écriture détournée qui quitte la feuille pour habiter les talismans, se couler dans les flexures d'une géologie mouvementée, suivre le cours des rides et des fleuves immémoriaux. Ce sont les signes d'un monde en train de se faire d'un monde originel et placentaire qui ne s'est pas encore solidifié, qui ne parle pas encore par ses montagnes, ses déserts et ses cours d'eau, mais balbutie par phasmes et messages bactériens. (...) Hamid Tibouchi recherche le cri inaugural, les gestes premiers, les gestes gratuits comme de la femme berbère traçant sur ses poteries ces signes d'une profonde familiarité, mais dont le sens lui échappe."
Tahar Djaout, 1987

Martine DEMAL
"L'élément moteur est le corps humain", dit-elle. "L'essentiel, c'est qu'on sente qu'il y a une vie, une écriture". Martine DEMAL est dans le partage référentiel, à la manière d'une femme de lettres, elle invente des univers et nous invite dans des voyages immémoriaux. (...) DEMAL porte une attention particulière aux petits détails imperceptibles qui, mis bout à bout, feront un objet qui hantera les mémoires collectives. Comment ne pas être pris par l'émotion en explorant de l'oeil les latéralités triomphantes de DEMAL, de ses foules asexuées figées dans le bloc ? Des personnages, des formes, des attitudes, des mouvements s'offrent à nous dans leur nudité première et lèvent un peu le voile sur leur passé, leur présent et donnent des pistes sur leur avenir.
Frédéric Vignale

HISTORIQUE
A l'origine, le salon du Vésinet regroupait des artistes locaux ñ peintres et sculpteurs ñ inspirés par les paysages des bords de Seine qui virent prospérer le mouvement Impressionniste. Depuis quelques années, ce salon s'est ouvert à des artistes d'horizons différents présentant de nouveaux modes d'expression plastique.
Chaque année, un peintre et un sculpteur reconnus par le milieu artistique sont invités et fédèrent autour d'eux une centaine d'exposants qui sont sélectionnés par un Jury. Grâce à ces deux invités, les artistes exposants bénéficient d'un public de connaisseurs qui peuvent ainsi découvrir de nouveaux talents.
Cette manifestation artistique qui reçoit un public toujours plus nombreux d'année en année, est devenue partie prenante de la vie culturelle vésigondine.
La ville du Vésinet, le théatre du Vésinet et la Société Générale sont les partenaires privilégiés de ce salon.

LES RECOMPENSES
A l'occasion du Salon, des prix sont attribués par les différents acteurs de la manifestation, la ville bien sûr, mais aussi le théâtre, l'association des peintres et notre partenaire la Société Générale.

Tél. +33 6 22 21 17 78
mail : bnfa@noos.fr
http://www.salonduvesinet.com

[18:30] Expo : "Paysages intérieurs"
Location:
Centre d'animation Maurice Ravel
La Ligue de l'Enseignement
6, avenue Maurice Ravel
75012 Paris
M° Porte de Vincennes, Bel-Air, Porte Dorée
France
Phone : +33 (0)1 44 75 60 14
Fax : +33 (0)1 43 44 45 30
Internet Site : www.animravel.fr
Description:
Du 10 au 29 mars 2008

Exposition de Peinture, de Gravure et de Livres

L'Association ARBOUGE présente 2 Artistes : Roseline CHARTRAIN et Colette BROGNIART

Roseline CHARTRAIN présente des peintures récentes, des gravures et des livres d'Artistes réalisés avec la complicité de l'écrivain Colette BROGNIART qui a déjà écrit plusieurs recueils de poèmes, de nouvelles, des textes sur la peinture et quatre romans.

Ces deux Artistes vous invitent au vernissage le Mardi 11 Mars 2008 à partir de 18h30

Exposition ouverte tous les jours de 10h à 20h - Entrée libre

[18:30] Exposition "Le Pari de l'enracinement"
Location:
Bibliothèque Pablo Neruda
24, rue Béranger
92240 Malakoff
M° Malakoff - Plateau de Vanves
France
Phone : +33 (0)1 47 46 77 68
Internet Site : mediatheque.malakoff.fr
Description:
Dix itinéraires significatifs de femmes issues de l'immigration

Du 5 au 16 mars 2008 - Vernissage mardi 11 mars 2008 à partir de 18h30

Iranienne, Malienne, Turque, Indienne, Vénézuélienne, Marocaine…, elles sont venues de partout ces femmes immigrées. Elles ont eu pour la plupart des vies cabossées. Elles ont dû vaincre des obstacles pour s'imposer. Pourtant, elles n'ont jamais perdu espoir et ont apporté la preuve d'une épuisable disponibilité aux autres.

[18:30-21:30] SOIREE PERVERS NARCISSIQUES
Description:
le 96 - 96, boulevard de Charonne - 20ème

http://www.facebook.com/event.php?eid=22333187832

avec_

JUDE
THIERRY THEOLIER
CHEVAL BLANC a.k.a Jérome David Suzat Plessy (ex co-fondateur du groupe "NO ONE IS INNOCENT")

liens_

http://www.myspace.com/22chevalblanc
http://www.myspace.com/cameraanimale021268
http://www.myspace.com/declineofthei




[19:00] EXPOSITION DE COLLAGES GRAPHIQUES de Minasmoke
Location:
Centre d'Animation Mathis
15, rue Mathis
75019 Paris
M° Crimée
France
Phone : +33 (0)1 40 34 50 80
Fax : +33 (0)1 40 34 00 07
Mail : camathis@laligue.org
Description:
VERNISSAGE LE 11 MARS 2008 A 19H
EXPOSITION DU 11 AU 21 MARS 2008

AU-DELA DES MOTS, IL Y A LA VISION, FUGITIVE ET MOUVANTE. LE NOIR DE L'ENCRE, LE PAPIER. ET LORSQUE LES MOTS SONT IMPUISSANTS A DIRE, LES LIGNES SE RENCONTRENT, LE DESSIN RACONTE. CES COLLAGES GRAPHIQUES ONT ETE REALISES SANS THEME FONDATEUR ET AVEC POUR SEUL OBJECTIF DE LAISSER JAILLIR UN DESSIN AUTOMATIQUE, EXPRESSION DE L'ETAT D'ESPRIT DU MOMENT...

REFLET DE L'AME, CETTE SERIE DE COLLAGES APPARAIT COMME UN JOURNAL INTIME EN IMAGES OU CERTAINES FIGURES S'IMPOSENT PEU A PEU ET HANTENT LE DESSIN...

http://www.minasmoke.com/expo
http://www.amkashop.com/fr/poster/poster.php?createur=3233


[19:00] Exposition "Femmes dans la société"
Description:
Maison pour tous Champy et Ludothèque - 9 allée Bataillon-Hildevert - Noisy-le-Grand - Tél. : 01 43 03 19 08

Du 8 au 23 mars
Vernissage de l'exposition le mardi 11 mars à 19h

Une exposition éducative qui donne à réfléchir sur ce qui fait le quotidien des femmes : le travail, la vie de couple, la politique…

Dans le cadre de "Mars au féminin"
http://www.noisylegrand.fr/download/EVENEMENTS/mars-au-feminin/programme_mars-feminin.pdf

[19:00-21:00] Exposition "LE PAVILLON, Pavillon 7"
Location:
Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 54 01
Fax : +33 (0)1 47 20 15 31
Mail : info@palaisdetokyo.com
Internet Site : www.palaisdetokyo.com
Description:
De 19h à 21h

Unité pédagogique du Palais de Tokyo, structure nomade, pôle expérimental mais aussi vitrine de jeunes artistes, le Pavillon présente sa septième exposition. Commissaire : Judicaël Lavrador. Avec : aiPotu (Andreas Siqueland / Anders Kjellesvik), Meris Angioletti, Jose Arnaud, Gaëlle Boucand, k.g. Guttman, Niklas Goldbach, Romain Kronenberg, Charlotte Moth, Jorge Satorre, Stéphane Vigny, et Ange Leccia.

http://www.palaisdetokyo.com/fo3/high/pavillon/expopavillon7/Pavillon7.htm

[19:00] LES ARTISTES DE LA GALERIE DOVIN DE BUDAPEST : ZOLTÁN ÖTVÖS ET GERGO KOVÁCH
Location:
Institut Hongrois de Paris
92, rue Bonaparte
75006 Paris
M° Saint-Sulpice, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 43 26 06 44
Fax : +33 (0)1 43 26 89 92
Mail : info@instituthongrois.fr
Internet Site : www.instituthongrois.fr
Description:
du Mardi 11 mars au 11 avril 2008
Horaires : L-M-M-J : 9h-21h / V:9h-19h / S:14h-19h

Fondée en 1993, la Galerie Dovin a choisi le thème du paysage pour réunir les jeunes peintres et sculpteurs hongrois. Les deux artistes exposés sont le peintre Zoltán Ötvös et le sculpteur Gergo Kovách.

Zoltán Ötvös (né en 1973) a fait ses études à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Budapest où il enseigne actuellement. La qualité de son oeuvre se distingue tout particulièrement dans son traitement original de la couleur, véritable invitation au songe, à la rêverie et à la contemplation.
Gergő Kovách (né en 1974) a déjà quatre expositions à son actif à la Galerie Dovin. Ses œuvres peuvent être qualifiées de frivoles, ludiques, pleines d'humour ou encore de cynisme amer.


[19:00-22:00] Soirée SNCF
Location:
Musée des Arts décoratifs
UCAD
107, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre, Tuileries
France
Phone : +33 (0)1 44 55 57 50
Internet Site : www.lesartsdecoratifs.fr
Description:
Presse : Patricia Goldmann




[20:00] Cérémonie de remise des insignes de Chevalier dans l'ONLH à Thierry Frémau
Location:
La Cinémathèque Française
Musée du Cinéma
51, rue de Bercy
75012 Paris
M° Bercy
France
Phone : +33 (0)1 71 19 33 33
Mail : contact@cinematheque.fr
Internet Site : www.cinemathequefrancaise.com
Description:
Cérémonie de remise des insignes de Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur à Thierry Frémaux

[20:00] soirée ING - Babylone
Location:
Musée du Louvre
Place du Carrousel
75058 Paris Cedex 01
M° Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 40 20 50 50
Fax : +33 (0)1 40 20 54 52
Internet Site : www.louvre.fr
Description:
entrée par le Carrousel

18:00
19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
[Printer Friendly]



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2014 - Tous droits réservés