Wednesday, March 12, 2008
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12
March 2008
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  Exposition de Gökçe Celikel "Exposed"
Location:
Galerie E.L. Bannwarth
10, rue du Foin
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 83 94 95 35
Mobile : +33 (0)6 16 82 30 51
Mail : emilie@galeriebannwarth.com
Internet Site : www.galeriebannwarth.com
Description:
du 23 février au 18 mars
du mardi au samedi de 13h à 19h


Exposition de Sylvester Engbrox
Location:
Galerie VivoEquidem
113, rue du Cherche-Midi
75006 Paris
M° Duroc, Falguière, Montparnasse - Bienvenüe
France
Phone : +33 (0)9 61 26 92 13
Mail : galerie@vivoequidem.net
Internet Site : www.vivoequidem.net
Description:
Du 13 février au 29 mars
prolongation jusqu'au samedi 3 mai inclus

D'origine allemande, Sylvester Engbrox est un artiste aux talents multiples. D'abord photographe (il fut l'assistant de Larry Fink), il dirigea un temps un label indépendant de musique avant de revenir complètement à la peinture il y a deux ans. Son oeuvre révèle sa vision singulière du monde qui l'entoure. Sylvester Engbrox peint des toiles mettant en scène des personnages dans des décors élaborés et improbables. Les sujets sont des femmes vues au travers de leur nudité, parfois mélancoliques, souvent solitaires et observées par d'autres personnages. L'exposition-vente rassemble une dizaine de ses œuvres.

Artiste inclassable, Sylvester Engbrox peint des toiles révélant sa vision fantasmatique du monde qui l'entoure. Du 13 février au 29 mars, la galerie VivoEquidem nous permet de découvrir l'univers à part de ce peintre, au travers d'une exposition rassemblant plusieurs de ses toiles.

Les oeuvres de Sylvester Engbrox mettent en scène des personnages dans des décors élaborés et improbables. Les sujets sont des femmes vues au travers de leur nudité, parfois mélancoliques, souvent solitaires et observées par d'autres personnages. L'artiste puise son inspiration dans les images publiées dans la presse grand public ou sur Internet, images qu'il n'a de cesse de classer selon une typologie qui lui est propre. C'est de la confrontation entre ces images que naissent ses peintures.

D'origine allemande, Sylvester Engbrox est un artiste aux talents multiples. D'abord photographe (il fut l'assistant de Larry Fink), il dirigea un temps un label indépendant de musique avant de revenir complètement à la peinture il y a deux ans.

Présentées pour la première fois, ces oeuvres dont certaines suscitent sentiment d'étrangeté et impression de «voyeurisme», ont un sens que l'artiste laisse à chacun le soin d'imaginer. Résolument moderne, la peinture de Sylvester Engbrox est une des grandes découvertes de l'art actuel.

Jean-Luc Chalumeau, critique d'art, a présenté l'exposition le 12 février (vernissage) en présence de l'artiste et a préfacé un catalogue grand format, en version billingue (anglais et français). Il sera disponible à la galerie au prix de 16 euros. 50 exemplaires signés par l'artiste seront également mis en vente au profit de l'association au prix de 50 euros. Vous pouvez le réserver dès maintenant.

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080212_Sylvester_Engbrox.pdf

Exposition "Mouvement MADI International, Buenos Aires 1946-Paris 2008"
Location:
Maison de l'Amérique Latine
217, boulevard Saint-Germain
75007 Paris
M° Rue du Bac, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 49 54 75 00
Fax : +33 (0)1 45 49 06 33
Mail : culturel@mal217.org
Internet Site : www.mal217.org
Description:
du 17 janvier au 2 avril 2008
du lundi au vendredi de 11h à 19h
vernissage le mercredi 16 janvier à 18h30 en présence des artistes

Commissaires Jean Branchet et Anne Husson
Exposition co-organisée avec Orion Centre d'Art Géométrique MADI
Catalogue : 15 euros

Dans l'effervescence de l'après-guerre, les mouvements artistiques étaient nombreux. Le Mouvement MADI, créé par Carmelo Arden Quin en 1946 à Buenos Aires, se situait dans la sphère de l'art géométrique avec un apport primordial consistant dans la recherche de la polygonalité de l'oeuvre, le rejet de la forme traditionnelle qui enferme systématiquement le tableau dans le rectangle d'un « cadre ». A ce principe fondamental de polygonalité, il convient d'ajouter ceux de ludicité, d'inventivité, de liberté dans le choix des matériaux, des techniques, tout en restant dans le domaine de la géométrie et des aplats de couleurs.

Des artistes décrivent la poésie du monde, d'autres ses drames, certains peignent la réalité. Ils sont gestuels ou formalistes. Ils veulent apporter un message au monde, avoir une action dans le domaine social ou politique... Les artistes MADI veulent tout simplement créer une oeuvre pure, ne signifiant rien, n'ayant aucun message à délivrer, une oeuvre qui n'existe que par elle-même, qui soit le résultat du « Jeu majeur » de la créativité et de la sensibilité comme toute musique détachée d'une description.
Jean Branchet, co-commissaire de l'exposition
(extrait du catalogue, novembre 2007)

Exposition "Léon Gimpel (1873-1948) : Les audaces d'un photographe"
Location:
Musée d'Orsay
62, rue de Lille
1, rue de la Légion d'Honneur
75343 Paris Cedex 07
M° Musée d'Orsay, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 40 49 48 14
Internet Site : www.musee-orsay.fr
Description:
Musée d'Orsay
Galerie de photographie

12 février - 27 avril 2008
Horaires : Tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h, le jeudi de 9h30 à 21h45

Tarification : Droit d'entrée au musée : plein tarif : 8 € ; tarif réduit et dimanche : 5,5 €

Bénéficiaires du tarif réduit : les visiteurs âgés de 18 à 30 ans et les familles nombreuses. Le jeudi soir, tarif réduit pour tous et gratuité pendant six mois pour les 18-25 ans.

Conférences : Vérités et mensonges : naissance du photo-reportage, en partenariat avec l'Agence Magnum, 13, 20 mars et 3 avril 2008 à 18h30 (entrée libre).

Visites avec conférencier : les jeudis à 19h30, du 21 février au 17 avril 2008.

Aujourd'hui méconnu, Léon Gimpel fut pourtant un célèbre photographe amateur de la Belle Epoque, grâce notamment à son travail pour le journal L'Illustration. Il laisse libre cours à sa curiosité en réalisant des reportages pour la presse et en concevant des séries destinées à la vulgarisation scientifique. Animé d'une insatiable curiosité technique, il essaye de pousser au plus loin les possibilités du médium. Sa pratique amateur devient alors virtuose : il enregistre en noir et blanc la foudre qui s'abat sur la tour Eiffel, l'évolution d'un Paris nocturne qui s'éclaire désormais à l'électricité ou encore la vision en plongée que les premiers aviateurs perçoivent de leurs nouveaux engins.

En 1907, Gimpel est associé à la présentation de l'autochrome, premier procédé commercialisé de photographie en couleurs, dans les locaux de L'Illustration. Il en exploite de façon magistrale les possibilités, réalise des reproductions en couleurs de paysages de montagne, d'éclairages de façades ou de scènes de la vie parisienne, magnifie en somme l'univers chatoyant de la Belle Epoque.

L'exposition rassemble autochromes et tirages sur papier, mais également des plaques de projection utilisées pour des séances alors aussi populaires que celles des premiers films du cinématographe.

En 1907, il organise la présentation de l'autochrome dans les locaux de L'Illustration. Mis au point par les frères Lumières, l'autochrome est le premier procédé industrialisé et commercialisé de photographie en couleurs. Non seulement Gimpel exploite l'autochrome, mais il en accélère la sensibilité pour enregistrer en couleurs des moments fugaces ou des sujets peu lumineux : des scènes de la vie parisienne, des éclairages de façades et des paysages de montagne deviennent autant de possibilités iconographiques pour le photographe qui rend grâce à l'univers coloré et chatoyant de la Belle Époque.

Exposition "Léon Gimpel (1873-1948) : Les audaces d'un photographe"
La Foule s'écoulant sur le parvis Notre-Dame après le passage du cortège de la mi-carême (vue prise de Notre-Dame), 3 mars 1910
© Léon Gimpel / Photo Patrice Schmidt, Paris, musée d'Orsay

Gimpel travaille pour le journal L'Illustration à partir de 1904 ; l'association entre le photographe et l'hebdomadaire dure trente ans. L'essentiel de ses images publiées représente une actualité de proximité, mais il joue également les « envoyés spéciaux » et couvre notamment la venue des souverains russes à Cherbourg ou le célèbre meeting aérien de Bétheny. À cette occasion, Gimpel s'embarque à bord d'un dirigeable et photographie l'évolution des pionniers de l'aviation de haut en bas. À partir de cette date, le photographe adopte régulièrement le mode de la vision en plongée qui devient un véritable style dans son traitement de l'actualité pour la presse illustrée.

Grâce au don de sa femme, les photographies de Léon Gimpel sont conservées par la Société française de photographie. Elles ont été récemment inventoriées, classées et reconditionnées. L'étude du Journal de Gimpel a permis d'enrichir leur connaissance et l'analyse des archives du journal L'Illustration a offert la possibilité d'étudier pour la première fois les liens entre la photographie originale et sa publication dans la presse.

L'exposition présente environ 180 photographies – autochromes et plaques de projection, ses images seront mises en rapport avec les extraits de L'Illustration.

Exposition "Léon Gimpel (1873-1948) : Les audaces d'un photographe"
Enseigne lumineuse. Photo Muget, 28 novembre 1925
© Léon Gimpel / Photo Patrice Schmidt, Paris, musée d'Orsay

Cette présentation permet de rendre hommage au travail de Léon Gimpel mais aussi de valoriser, de façon exceptionnelle, une pratique de la photographie très populaire en son temps mais aujourd'hui oubliée ; les séances de projection de plaques lumineuses étaient, au début du XXe siècle, aussi courues que celles des premiers films du cinématographe. À côté de la présentation des plaques de projection et des autochromes, environ 150 images sont projetées, en boucle.

Commissaires
Thierry Gervais, éditeur de la revue Etudes photographiques et membre de la SFP, Dominique de Font-Réaulx, conservateur au musée d'Orsay

En collaboration avec la Société française de Photographie
Avec le soutien de Neuflize Vie

Publication
Léon Gimpel (1873-1948). Les audaces d'un photographe
Collectif, sous la direction de Thierry Gervais et Dominique de Font-Réaulx
Musée d'Orsay / 5 Continents Editions
40 €

Exposition "Léon Gimpel (1873-1948) : Les audaces d'un photographe"
Léon Gimpel Autoportrait au Palais de Glaces de l'Exposition universelle© DR - SFP

Exposition "Léon Gimpel (1873-1948) : Les audaces d'un photographe"
Léon Gimpel Place de la Madeleine un dimanche matin© DR - SFP

Exposition "Jean-Michel Atlan, détrempes et peintures"
Location:
Galerie Jacques Elbaz
1, rue d'Alger
75001 Paris
M° Tuileries, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 40 20 98 07
Mobile : +33 (0)6 49 01 66 35
Mail : contact@galeriejacqueselbaz.com
Internet Site : www.galeriejacqueselbaz.com
Description:
17 chefs-d'oeuvre retracent le parcours fulgurant de Jean-Michel Atlan, de son entrée en peinture à la veille de sa mort.

Exposition du 17 janvier au 22 mars 2008
Du mardi au samedi, de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30

Aucune exposition n'avait présenté de façon si cohérente l'oeuvre peint de Jean-Michel Atlan depuis la grande rétrospective du Musée national d'Art moderne à Paris, en 1963. Pour la première fois depuis plus de quarante ans, la création d'Atlan se laisse appréhender de l'entrée en peinture de l'artiste à la veille de sa mort.

Après Atlan, Peintures, Grands formats, en 2002, la Galerie Jacques Elbaz propose une traversée exceptionnelle de l'oeuvre d'Atlan et livre une vision inédite du travail de l'artiste.

Cette exposition consacrée à Jean-Michel Atlan est très certainement la plus importante qu'une galerie puisse présenter avant longtemps. Engagé auprès de l'oeuvre d'Atlan depuis la fin des années 1960 comme collectionneur puis comme marchand, Jacques Elbaz sait qu'il ne pourra plus jamais réunir un tel ensemble.

Dix-sept tableaux, dix-sept chefs-d'oeuvre. Tous marquant une étape particulière dans l'oeuvre d'Atlan, tous définissant une recherche et une évolution permanentes. Un parcours fulgurant témoin d'une oeuvre livrée en quinze ans à peine...

1947-1959. Remarqué dès ses débuts par Gertrude Stein, Denise René ou Aimé Maeght, Atlan se place d'emblée au premier plan de la scène artistique et s'imposera parmi les figures majeures de son temps. Avec une liberté unique dans sa génération, il ne suivra jamais que sa voie propre, porté au-delà des modes par la seule nécessité de son oeuvre. OEuvre impossible à rattacher à aucun mouvement contemporain, oeuvre profondément originale...

"Aujourd'hui encore la peinture d'Atlan ne cesse de nous surprendre", souligne Jacques Elbaz.

Parmi les oeuvres présentées, certaines affichent de très beaux itinéraires muséaux. D'autres, acquises directement auprès de l'artiste, sortent pour la première fois de collections particulières et n'ont jamais été exposées.

Jalons d'une exposition conçue en véritable hommage à l'artiste, Le Kybalion, Portugal, Cléopâtre, Rhapsodie gitane, Zénith, Zarathoustra, Ishtar II, Opéra noir II, ou même Sans titre, chaque oeuvre impose l'arrêt tandis que toutes portent ensemble une lumière singulière sur l'oeuvre d'Atlan.

Pièce d'une grande rareté, Rhapsodie gitane, 1958, est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de ce format présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible.

A l'occasion de cette exposition, la Galerie Jacques Elbaz éditera un catalogue reproduisant l'ensemble des tableaux présentés.


UN DESTIN SINGULIER

"C'est mon destin sans doute d'abandonner les routes trop publiques.
Comme le dit le proverbe berbère, quand les sauterelles arrivent,
il vaut mieux planter sa tente ailleurs. Et la mode, en peinture, fait
bien plus de ravages que les sauterelles"
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 19591

1930. Jean-Michel Atlan a dix-sept ans ; l'attrait de l'inconnu oriente déjà son destin. Fils d'une famille de Constantine passionnée par l'étude de la Kabbale, il part pour Paris, s'inscrit en philosophie à la Sorbonne. Très vite, sa quête dépasse les murs de l'université. Il découvre la vie, rêve de changer le monde. Il se tourne vers la politique et milite contre le colonialisme et les fascismes montants.

1940-1941. Le destin le presse. Sa trajectoire d'artiste se précise. Professeur de philosophie, il est révoqué du fait des lois antisémites. Livré à lui-même, il découvre la poésie. Il écrit, dessine et peint. Paraissent les poèmes Initiation des mortes puis Autres soleils et autres signes dont Gaston Bachelard souligne la singulière "valeur germinative"2. "Fait capital"3 : il rencontre Denise et s'installe avec elle, par "hasard" dans un atelier d'artiste, rue de la Grande Chaumière, à Montparnasse.

1942. La vie du poète bascule dans les ténèbres. Résistant dès le début de l'Occupation, le couple Atlan est arrêté et incarcéré. Atlan feint la folie, prétend être Evêque de Constantine et communiquer par télépathie avec sa femme, et trouve asile à Sainte-Anne.

1944. Marche irréversible : le poète est devenu peintre. Dans sa tenue d'interné, il prend part à la Libération de Paris, habité par l'idée de se procurer couleurs, toiles et pinceaux. Révélation pour la critique, adieu à l'écriture pour l'auteur, paraît Le sang profond, réunissant ses poèmes. Pour la première fois, il expose ses peintures et ses dessins à la Galerie L'Arc-en-Ciel, à Paris. Précurseur, son art explore déjà les voies de l'informel.

1945. Débute un parcours fulgurant dans le monde artistique d'après-guerre. D'emblée les portes des salons et des galeries parisiennes s'ouvrent à lui. Jean Paulhan, Clara Malraux, Arthur Adamov, reconnaissent son talent, ainsi que Gertrude Stein qui fait l'acquisition de six toiles bientôt montrées à Londres et à New York et projette de lui consacrer un ouvrage. Ses oeuvres circulent au Japon. Il entreprend d'illustrer Description d'un combat de Kafka et s'initie à la lithographie.

1946-1947. La peinture d'Atlan se révèle pleinement. Le succès est immédiat. Il est l'un des premiers artistes présentés dans la toute nouvelle Galerie Denise René. Après Matisse, Braque, Picasso, Bonnard, Léger, il entre dans le temple d'Aimé Maeght et signe un contrat avec la prestigieuse galerie en 1947. Il participe ainsi aux expositions Le noir est une couleur puis Sur quatre murs, et fait l'objet de deux importantes expositions personnelles. Ses oeuvres figurent dans l'exposition L'imaginaire à la Galerie du Luxembourg. Etudes, articles et interviews se multiplient, marquant l'intérêt de la critique pour l'artiste.

1948. A trente-cinq ans, Atlan est reconnu comme un artiste majeur et commence à exposer à l'étranger4. La route ouverte est royale. Pourtant il bifurque pour suivre sa voie propre, en marge de la scène artistique parisienne et de ses modes. Il rompt son contrat avec la Galerie Maeght. Jusqu'en 1956, il ne présentera aucune exposition personnelle à Paris. A Aimé Patri, il déclare : "Nous sommes quelques-uns que l'on désigne comme peintres abstraits mais qui redoutons qu'on vienne, en faisant la théorie de cet art, nous prêcher un nouveau dogmatisme"5.

Atlan s'inscrit en marge. Ses contemporains viennent à lui. Son influence s'étend. Dans le Paris d'après-guerre, son "pouvoir de rayonnement" est alors "le seul comparable à celui de Picasso trente ans plus tôt"6 témoigne Michel Ragon.
"Les samedis d'Atlan" font parler d'eux dans les milieux artistiques du monde entier. Peintres, écrivains, ouvriers, intellectuels, voyageurs, modèles et visiteurs en tout genre convergent vers l'atelier de la Grande Chaumière. Ainsi Jackson Pollock, Asger Jorn, Hans Hartung, Serge Poliakoff, Pierre Soulages, Francis Picabia, Tarō Okamoto, Henri Michaux, Eugène Ionesco, Jean Paulhan, Arthur Adamov...

Résolument inclassable, la peinture d'Atlan aborde les années 1950 et le monde. Au-delà des idées d'abstraction et de figuration. Echappant à tous les mouvements qui émergent sur la scène d'après-guerre.

1949. Les expositions personnelles de l'artiste ont lieu à Venise, à la Galerie Sandri, et à Copenhague, au Salon Corner. Sollicité par la revue Cobra, il expose aux côtés de ses représentants sans jamais adhérer à leur groupe, marquant là encore sa singularité.

1953-1954. Il participe au Salon de mai à Paris, puis aux expositions organisées par Jean Cassou en Israël et en Yougoslavie. Au Japon, où ses oeuvres sont diffusées en cartes postales, il exerce une forte influence, suscite de nombreux articles et reçoit un accueil exceptionnel lors de l'exposition Art occidental à Tokyo.

1955. En une décennie, la peinture d'Atlan est arrivée à maturité. "Vivantes", les formes qu'elle engendre respirent et s'approfondissent de chef-d'oeuvre en chef-d'oeuvre. Il revient sur la scène parisienne, magistral. A la Galerie Charpentier7, il est l'artiste phare de l'exposition "Ecole de Paris 1955" dont il réalise l'affiche. Dans l'exposition Trente peintres de la nouvelle Ecole de Paris, à la Galerie Craven, il prend place aux côtés de Jean Dubuffet, Jean Fautrier, Hans Hartung, Serge Poliakoff, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Maria Helena Vieira da Silva.

1956-1957. Atlan a tenu tête. Paris s'incline. Et consacre son art. Sa première exposition personnelle à Paris depuis près de dix ans, à la Galerie Henry Bing, lui vaut un succès sans précédent. En 1957, les expositions consacrées à l'artiste au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au Musée Picasso d'Antibes, donnent la mesure d'une oeuvre majeure. Ses toiles figurent dans les expositions Depuis Bonnard au Musée national d'Art moderne à Paris, et Nouvelle Ecole de Paris au Musée Bridgestone à Tokyo.

1958. Son succès est à son apogée, succès que peu d'artistes connaissent de leur vivant. Il décide de s'isoler et quitte Paris. Il acquiert une maison à Villiers-sur-Tholon dans l'Yonne, y installe son atelier, et entre dans sa période la plus productive. Les expositions se succèdent : expositions personnelles à la Galerie del Naviglio à Milan et à la Galerie Czwiklitzer à Cologne ; expositions collectives au Musée national d'Art moderne et à la Galerie Charpentier à Paris, à la Galerie Wildenstein à New York. En France et à l'étranger, plusieurs musées acquièrent des tableaux : La Kahena, 1958, rejoint le Musée national d'Art moderne à Paris et Baal Guerrier, 1953, la Tate Gallery de Londres.

1959. Londres. Premiers coups portés par la maladie. Atlan riposte. Hospitalisé lors de son importante exposition à la Kaplan Gallery, il regagne l'atelier de Villiers-sur-Tholon. Très affaibli, il déploie dans sa peinture une force surprenante. Ainsi le remarquable ensemble de détrempes, d'huiles et de pastels bientôt exposés à la Galerie Henry Bing. Et les chefs-d'oeuvre destinés aux expositions programmées à New York et Tokyo... "J'attache une très grande importance à cette manifestation à Tokyo et je vais réserver mes meilleures toiles"8 écrit-il. Mais il n'y assistera pas... son destin est scellé.

1960. Retour à l'atelier de la Grande Chaumière, et à Montparnasse. Atlan meurt quelques jours plus tard, à quarante-sept ans. La nouvelle est relayée à travers le monde. En France, la presse célèbre l'artiste de Cimaise à Paris-Match. A New York, toutes les toiles de l'exposition "Atlan, recent paintings and gouaches" organisée par Théodore Schempp à la Galerie The Contemporaries, sont vendues le soir même du vernissage. Les Hommages à Atlan se succèdent au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, à la Kunsthaus de Zurich, au Salon Corner de Copenhague. Suivront, la grande rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et celle, du Tel Aviv Museum of Art en 1964. En 1980, le Musée national d'Art moderne, Centre Georges Pompidou, consacrera aussi une exposition à l'artiste.


"AUTRES SOLEILS ET AUTRES SIGNES"

"Je suis aorte et je suis temps
Et je cherche au profond de la torpeur Nature
D'autres soleils
Et d'autres signes"
Jean-Michel Atlan, "Autres soleils et autres signes", 1941

"Quand une forme est vivante elle n'est plus ni abstraite ni figurative"
Jean-Michel Atlan, Lettre aux amis japonais, 1959

"Une originalité frappante", soulignait Gertrude Stein dès sa première visite à l'atelier de l'artiste en 1945. Une originalité si radicale même qu'" intolérable"9 pour certains ; une originalité irrécusable, que l'on aime, ou non, cette peinture...

La peinture d'Atlan est la terre inconnue dont le jeune poète parti à la recherche "d'autres soleils et d'autres signes" annonçait l'abord. "Un univers de lignes et de couleurs qui n'emprunte pas à la littérature, qui ne ressemble pas à ce que l'on appelle la réalité, mais qui constitue par lui-même une réalité"10, commente l'artiste en 1945 lors d'une interview parue dans la revue Continuity...

Un univers engendrant ses propres formes, un univers que toute terminologie contemporaine devait échouer à décrire. Traité "comme une unité organique et biologique et non simplement comme une unité mécanique ou géométrique"11, l'espace pictural d'Atlan ne pouvait s'identifier à l'art abstrait - alors précisément lié à l'idée de géométrie et étranger à celle de nature - pas plus qu'à l'art figuratif. De même qu'à aucun mouvement d'après-guerre - de l'abstraction lyrique à l'art gestuel et à l'art autre, de l'art informel au tachisme - se situant, par essence, au-delà de tout académisme, de toute théorie.

"Je ne suis pas abstrait ni du point de vue du climat de mes oeuvres [...] ni du point de vue exécution. Une forme m'intéresse seulement quand elle vit (ou quand j'ai réussi à la faire vivre), et alors elle n'est plus "abstraite", elle est vivante", précise Atlan. Et d'ajouter : "je ne suis pas figuratif, du moins jusqu'à présent, parce que les formes qui m'ont pris aux entrailles (et hors de ça point de peinture) sont celles qui dépaysent le spectateur (l'homme, moi-même), qui lui font tout à coup percevoir qu'il est environné, "du dedans" et en dehors, de forces terribles (et parfois hostiles), mystérieuses et familières à la fois"12.

L'art d'Atlan plante ailleurs ses racines. Il est assurément bien plus proche de celui "des Noirs, des Assyriens, des Etrusques et des romans"13 que de celui d'une quelconque école occidentale, des renaissants italiens jusqu'aux mouvements contemporains. Mais cette proximité jamais ne bascule dans un exotisme facile. Cet "aspect barbare" qui caractérise la peinture d'Atlan tient à l'érotique et au magique, à sa "violence créatrice"14, à sa partie liée avec les danses sacrées...


ATLAN, DANSEUR "DES DANSES SACRÉES"

"Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde
une étoile dansante"
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra 15

"Un orage menaçait dans le ciel, comme si la nature avait voulu par la foudre
détruire toutes les formes existantes pour en recréer de nouvelles"
Marquis de Sade, Juliette16

Des oeuvres "magnifiquement construites, sans concession, qui se dressent avec force" : Voilà ce qu'incarnent les primitifs au regard de l'artiste et qui évoque sa propre peinture ; voilà la "violence créatrice" qui "l'émeut". C'est du chaos qu'émerge l'oeuvre, luttant pour conquérir ses formes et sa matière, se confrontant à des "forces magiques infiniment redoutables"17 pour gagner son existence...

L'art d'Atlan est celui "d'appréhender les rythmes essentiels de la nature, de les capter"18, de "respirer avec eux", pour les restituer jugulés dans une peinture qui est geste : l'artiste "ne peint pas seulement avec ses yeux mais avec le mouvement de son corps et de ses muscles"19.

Son geste appartient au domaine du sacré : "mes lignes de forces m'auraient conduit, en un autre temps à être sorcier ou danseur. Danseur dans le sens des danses sacrées, mystiques, magiques. Je me sens proche des "hassidim", des derviches musulmans, des danseurs bouddhistes, des envoûtés nègres d'Afrique ou d'Amérique. [...] Ce ne sont pas les musées qui m'ont conduit à ma vocation de peintre, mais les chamans"20, souligne Atlan.

"Ce sont les rythmes qui engendrent les formes, qui partagent l'espace de la toile, qui créent une architecture vivante et qui donnent enfin la vie à des formes sur lesquelles on ne peut pas mettre un nom"21, et les rythmes "n'existent qu'en animant la matière"22, une matière capable de leur "résister". Tandis que "le rythme se brise, se complique", la peinture consiste en cette "lutte" qui lui "redonnera son unité et sa simplicité"23...

"Le peintre est avant tout un danseur, un danseur "abstrait" qui s'élance dans l'espace de la toile"24 : "j'ai l'impression que ma peinture est elle-même danse et aussi que la danse des vrais "danseur" se suffit à elle-même et pourrait tout aussi bien se passer des décors, que peut-être même de la musique. Si on ajoute paradoxalement que la vraie danse pourrait aussi se passer du danseur, alors on est déjà très prés de ma peinture"25, conclut Atlan.


1947-1959 : UNE TRAVERSÉE EXCEPTIONNELLE

"Ma peinture, en tout cas, est ouverte [...]
Chacune de mes toiles diffère de la précédente, marquant des incursions
inattendues dans des mondes à explorer.
Je m'efforce toujours de reculer mes limites et de ne jamais m'enfermer"
Jean-Michel Atlan, extrait de correspondances avec Michel Ragon26

Description d'un combat de Kafka illustré de trente-deux lithographies d'Atlan préludera à la traversée de l'oeuvre peint. Travaillant à même la pierre "au profit du seul noir et blanc, du dessin et de la lumière", le peintre "découvre la matière et apprend la couleur"27... Edité en 1946 par Maeght à trois cent cinquante exemplaires, ce très bel ouvrage dont les illustrations furent réalisées à partir de 1945 donna lieu à une exposition à l'Hôtel du Port Royal, à Paris, en 1947.

Le parcours débute avec Sans titre, 1949, huile sur toile (130x97cm) exécutée entre 1947 et 1949 au sortir de premières recherches et des "impasses"28 de l'informel.

Atlan entre véritablement en peinture avec des oeuvres d'une profonde originalité. Sur fond de nuit, des formes arrondies ou piquantes, parfois allusives, convulsent et viennent occuper l'espace entier de la toile tandis que la lumière perce par trouées.
Au regard des oeuvres d'Atlan répertoriées à ce jour, aucune toile avant celle-ci n'avait été réalisée dans ce format, le plus grand qu'il ait alors jamais utilisé29 depuis ses débuts. Bien qu'il soit certainement l'un des plus importants de cette période, ce tableau est exposé pour la première fois.

Suit Sans titre, 1953, pastel et fusain sur carton (100x65cm) emblématique de l'inspiration totémique alors très sensible dans l'oeuvre d'Atlan. Une oeuvre qui signe aussi la parfaite maîtrise de techniques employées tout au long de sa production. Provenant d'une collection particulière parisienne, cette pièce acquise directement de l'artiste n'a jamais été exposée.

En phase de transformations profondes, la peinture d'Atlan s'achemine très vite vers la maturité : Sans titre, 1954, huile sur toile (100x65 cm), marque un premier tournant dans les recherches de l'artiste. Un cerne noir vient désormais définir chaque forme et souligne les bords de la toile, organisant l'architecture du tableau, élaborant son rythme même. Spirales, hachures, dents de scie, les motifs antérieurs perdurent et évoluent comme autant de fils conducteurs dans l'oeuvre d'Atlan, de même qu'un certain caractère totémique.
Cette toile participa aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963 et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964, ainsi qu'à l'exposition Dix ans d'art vivant 1945-1955, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence en 1966.

Une nouvelle étape du parcours s'engage avec trois tableaux datés de 1956, des oeuvres magistrales signant la maturité atteinte par l'artiste autour des années 1954-1955. Sensible mais appelé à disparaître toujours plus au profit de la recherche rythmique et de l'abstraction des formes, l'aspect totémique de la peinture d'Atlan devient éminemment personnel. Le cerne noir s'épaissit, tendant parfois à se faire lui-même forme, et souligne désormais chaque forme en présence, de sorte qu'il n'existe plus de fond. La matière picturale gagne en densité, se révélant au coeur de la recherche permanente de l'artiste.

Le Kybalion, 1956, huile sur toile (100x100 cm), compte sans doute parmi les oeuvres les plus connues de l'artiste, tant il fut exposé et reproduit. Montré pour la première fois au Musée Picasso d'Antibes lors de l'exposition Atlan, en 1957, il figurait notamment dans l'Hommage à Atlan au Salon de mai à Paris en 1960, puis dans les rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne de Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964...

Sans titre, 1956, huile sur toile (146x89cm), participa en 1956 à l'exposition Atlan à la Galerie Henry Bing à Paris dont le succès fut sans précédent. Cette toile provient d'ailleurs de l'ancienne Collection Henry Bing. Elle fut montrée pour la dernière fois lors de la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

Sans titre, 1956, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur français, n'a quant à elle jamais été exposée.

En pleine possession de son art, Atlan n'a de cesse de poursuivre ses recherches. A la manière d'un organisme vivant, sa peinture continue de se développer. Et chacun de ses états paraît unique. Ainsi les quatre toiles majeures datées de 1957 qui composent la suite de l'exposition.

Parmi les chefs-d'oeuvre de l'artiste, Portugal, 1957, huile sur toile (146x89cm) d'autant plus importante qu'elle fut l'une des oeuvres les plus chères à Atlan. A preuve, les différentes photographies montrant l'artiste à ses côtés ou la mettant en évidence. Présentée au Salon de mai à Paris en 1958, Portugal participait aussi à l'Hommage à Atlan de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo en 1963, et aux rétrospectives Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et du Museum of Art de Tel Aviv en 1964.

En écho à Portugal, vient Cléopâtre, 1957, huile sur toile (130x81cm), imposant également l'arrêt. Découvert lors de l'exposition personnelle de l'artiste à la Galleria del Naviglio, à Milan, en 1958, ce tableau n'a pas été montré depuis la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris en 1963.

On remarquera aussi Sans titre, 1957, huile sur toile (146x89cm) présente dans les expositions consacrées à l'artiste à la Galerie Henry Bing, à Cannes, à la fin de l'année 1965, puis à la Galerie Saint-Léger, à Genève, en 1971.

Plus loin, Sans titre, 1957, huile sur toile (130x81cm), annonce une nouvelle évolution dans la peinture d'Atlan. Si chaque forme se trouvait auparavant cernée de noir et comme saisie dans sa mouvance, seules certaines d'entre elles le sont désormais, d'autres évoluant alors de façon distincte, comme en fond.

Dernières années de production d'Atlan, années les plus abondantes signant son grand oeuvre, 1958 et 1959 appellent à d'autres métamorphoses. L'artiste atteint à une maîtrise surprenante de la composition rythmique. Le cerne noir se fait écriture, calligraphie singulière, tandis que les formes s'organisent dans des jeux de contrastes et de miroirs...

Zénith, 1958, huile sur toile (116x73cm) exposée lors de la rétrospective Atlan au Musée national d'Art moderne à Paris en 1963, et Sans titre, 1958, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste par un collectionneur espagnol et exposée pour la première fois, ouvrent la voie à des mutations profondes et à Rhapsodie gitane, 1958, oeuvre musicale entre toutes, consacrant l'itinéraire entier du peintre...

Rhapsodie gitane est l'une des trois seules toiles d'Atlan existant dans le format 97x162cm, la seule toile de cette dimension présentée sur le marché depuis quarante ans, la dernière accessible. Les deux autres oeuvres de ce format se trouvent respectivement conservées à la Tate Gallery à Londres (Bâal Guerrier, 1953) et dans une importante collection américaine (Sans titre, 1956).

Cette oeuvre est d'autant plus rare que les très grands formats d'Atlan, onze toiles seulement, toutes des oeuvres majeures, ont déjà rejoint pour la plupart les plus prestigieuses collections muséales et particulières. Le dernier passage d'une de ces toiles sur le marché remonte à 1989 ; elle fut présentée en 2002 à la Galerie Jacques Elbaz lors de l'exposition Atlan, Peintures, Grands Formats.

Parcours exceptionnel pour une oeuvre exceptionnelle : Rhapsodie gitane, participait en 1963 à la rétrospective Atlan du Musée national d'Art moderne à Paris, et à l'Hommage à Atlan lors de la VIIe Biennale du Musée d'Art moderne de Sao Paulo, puis en 1964 à la rétrospective Atlan du Museum of Art de Tel Aviv. En 1966-1967, au départ du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, elle faisait l'objet d'une exposition itinérante en Belgique, Art français contemporain, vingt peintres français, et prenait également part à l'exposition 24 franske malere 1946-1966 au Kunstforemingen, à Copenhague. A Paris, on la vit pour la dernière fois il y a plus de vingt ans, au Grand Palais, en 1985, lors de l'exposition De la Bible à nos jours.

En regard de cette oeuvre magistrale, trois importantes détrempes témoignent de l'importance de ce procédé familier à l'artiste explorant sans cesse la matière picturale : "une matière qui peut [...] n'être qu'une poudre presque impalpable ; ou bien épaisse comme le ciment du maçon" ; une matière conçue comme "la chair du tableau"30.

Citons : Opéra noir II, 1958, détrempe, huile sur carton (120x80cm) montrée au Musée national d'Art moderne à Paris en 1958 lors de l'exposition De l'impressionnisme à nos jours, puis en 1963 lors de la rétrospective Atlan ; Zarathoustra, 1958, détrempe, huile sur carton (121x80cm), jamais vue depuis son exposition en 1958, à la Galerie Christoph Czwiklitzer à Cologne ; Ishtar II, 1958, détrempe, huile et pastel sur carton (120x81cm), montrée pour la dernière fois en 1959 dans l'exposition Six peintres de l'Ecole de Paris à la Galerie Kaare Berntsen à Oslo.
Des oeuvres qui toutes témoignent de l'enrichissement constant d'une technique et d'une matière picturales éminemment personnelles.

Comète traversant le ciel artistique d'après-guerre, l'oeuvre d'Atlan s'interrompt en pleine fulgurance. Atteignant très vite au sommet de son art, l'artiste aura conçu en quinze ans à peine l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.

Disparu subitement, il laisse dans ses derniers chefs-d'oeuvre la promesse d'autres métamorphoses... Ainsi Sans titre, 1959, huile sur toile (130x81cm) acquise directement de l'artiste et pour la première fois exposée.

Après la dernière toile qu'il découvre, ce parcours unique ne prend pas fin. Sa plus belle découverte reste, en nous, l'univers d'Atlan retrouvé.

>> DP

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Location:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François-Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 59 59
Internet Site : www.bnf.fr
Description:
Galerie François 1er

9 octobre 2007 > 13 avril 2008
mardi-samedi de 10h à 19h, dimanche de 13h à 19h, fermé lundi et jours fériés

entrée 5€ / tarif réduit 3,5€

Un personnage, un acte, une mémoire. Immenses, ardents, combatifs, les héros, depuis l'Antiquité et jusqu'à aujourd'hui, vivent essentiellement dans l'imaginaire des peuples. Modèles pour l'avenir mais aussi miroirs de notre passé, ils ont, au cours des siècles, changé d'étoffe et de valeurs, tout en subissant la concurrence du sage, du saint, du grand homme ou de la star.
L'exposition Héros, d'Achille à Zidane propose un parcours dans l'imaginaire occidental.

Qu'y a-t-il de commun entre Superman, l'homme d'acier et Roland, le preux médiéval ? Entre le résistant Jean Moulin et Achille, légendaire combattant de la guerre de Troie ? Rien, sinon une volonté, un engagement physique total,
une action à la fois violente et miraculeuse, destinée à sauver une communauté en péril. L'héroïsation, par la publicité d'exploits réels ou fictifs, est néanmoins nécessaire. Elle isole les héros, les grandit, puis nourrit le culte dont ils sont l'objet, et fait résonner - plus ou moins longtemps - leurs noms dans les mémoires.

Comme le rappelle André Malraux :« Il n'y a pas de héros sans auditoire » (L'Espoir, 1937). Ainsi tout héros est-il le produit d'un discours : c'est en suivant ce fil rouge que l'exposition explore l'imaginaire occidental. Le terme de héros est aujourd'hui galvaudé et polysémique et les héros sont multiples : certains sont uniques et vénérés secrètement, d'autres sont célèbres et connus de tous, et leurs noms s'inscrivent dans des panthéons parfois fugaces. Si le poète construisait les héros anciens, l'historien les démocratise afin qu'ils incarnent toute la nation, avant que les professionnels des médias (journalistes, cinéastes, publicistes, créateurs de jeux) ne mondialisent aujourd'hui des personnages devenus composites.
Les figures choisies illustrent la fabrique héroïque, son cheminement, ses vecteurs, ses éclipses et ses invariants. Achille, Héraclès, Thésée, saint Martin, Roland, Lancelot, Condé, Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Jean Moulin, De Gaulle, Lucie Aubrac,
Che Guevara, Jimi Hendrix, James Bond, Superman, Zidane, voici quelques êtres exceptionnels magnifiés par la parole, le texte et l'image.
Les collections de la BnF permettent d'illustrer les différents vecteurs d'héroïsation et la variété de leurs supports : vases antiques, sculptures, monnaies, manuscrits, incunables, livres, estampes, jeux de cartes, imagerie populaire, photographies, affiches, presse, musique, films, objets dérivés, jeux vidéo, etc. Ouverte avec la figure de Gilgamesh, roi-héros de la première épopée connue, l'exposition comprend trois parties : la première consacrée au héros aristocratique, produit de la culture occidentale des élites, de l'Antiquité au siècle des Lumières ; la seconde au héros national et à sa construction en France à partir de la Révolution et jusqu'à la Libération ; la dernière à l'éclatement, depuis 1945, du modèle en neuf familles héroïques dans un univers mondialisé.

Des pièces prestigieuses ou étonnantes
Parmi les pièces les plus prestigieuses ou étonnantes, le visiteur pourra admirer, au sein du parcours : deux amphores en céramique attique à figures noires montrant, l'une le combat d'Héraclès contre Géryon, la seconde celui de Thésée terrassant le Minotaure, un médaillon d'or (nikètèrion) du Trésor de Tarse, frappé de la tête d'Héraclès coiffée de la léonté, avec les traits d'Alexandre le Grand, un lécythe avec Achille traînant le corps d'Hector (musée du Louvre), des manuscrits médiévaux enluminés (Chroniques françaises, Renaut de Montauban, Lancelot du Lac), dont un manuscrit persan sur la vie légendaire d'Eskandar (Alexandre).
Un incunable sur vélin de 1496 est consacré à La Vie et Miracles de Mgr sainct Martin.
Deux monumentales gravures des Batailles d'Alexandre d'après les tableaux de Charles Le Brun célèbrent la gloire de Louis XIV, la pompe funèbre du Grand Condé.
Parmi les pièces remarquables de l'exposition figurent aussi des dessins de Jacques-Louis David, des estampes et gazettes révolutionnaires (Serment du Jeu de Paume, Mort de Bara, Passage du pont d'Arcole), un manuscrit autographe du texte de l'Hymne des Marseillois par Rouget de Lisle, une scène légendaire de Napoléon saluant un grognard reproduite en papier peint, des caricatures, le Retour de Russie de Géricault,
des planches des Désastres de la guerre de Goya, les Notes prises sur place par Victor Hugo lors des funérailles de l'empereur en 1840, des ouvrages de Michelet, Lavisse, des manuels scolaires, des bons points, des objets du culte johannique, une affiche de Grasset pour Sarah Bernhardt dans le rôle de Jeanne d'Arc. Un tableau allégorique de Meissonier sur le Siège de Paris (1870- 1871) est prêté par le musée d'Orsay.
Pour les périodes plus récentes, un éclairage particulier s'attache à la mutation de la posture du soldat, du héros partant à l'assaut, au poilu dans la boue des tranchées, ainsi qu'à la concurrence des héros dans l'entre-deux-guerres.
Les manuscrits de Vol de nuit de Saint-Exupéry et de Premier Combat de Jean Moulin, ainsi que le discours de Malraux pour le transfert des cendres de Moulin au Panthéon, les dernières lettres de Joseph Epstein (colonel Gilles) à sa femme et son fils (collection Georges Duffau) sont des illustrations emblématiques du héros combattant et du résistant. Les héros multiples d'aujourd'hui sont appréhendés à travers des médias divers : affiches, photographies, journaux, BD, albums d'images à coller, jeux vidéo, tableaux, livres, disques, jouets...
Odile Faliu

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Le tournoi de Sorelois. Lancelot du Lac. France, XVe siècle © BnF/Dép. Manuscrits

08:00  
09:00  
10:00  
11:00  
12:00 [12:00] Cérémonie de remise du Prix d'excellence académique...
Location:
Maison de l'Unesco
125, avenue de Suffren
7, place de Fontenoy
75352 Paris 07 SP
M° Ségur
France
Phone : +33 (0)1 45 68 05 16
Internet Site : www.unesco.org/fr
Description:
Cérémonie de remise du Prix d'excellence académique de la recherche scientifique 2008 de la Fondation France-Israël

13:00  
14:00  
15:00  
16:00  
17:00 [17:00-20:00] Vernissage de l'exposition des Chats Pelés à Paris
Location:
Fnac Paris - Saint-Lazare
Passage du Havre
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris
M° RER E Hausmann - Saint-Lazare, Saint-Lazare, RER A Havre - Caumartin
France
Phone : 0 825 020 020
Fax : +33 (0)1 55 31 21 00
Mail : saint-lazare@fnac.tm.fr
Internet Site : rendezvous.fnac.com/home_magasin.asp?SHP=21
Description:
LES CHATS PELES sont en exposition à la FNAC Saint-Lazare

à partir du 11 mars
vernissage public le 12 mars à 17H30

Vous êtes tous invités à découvrir les dessins et tableaux qui illustrent le dernier opus de TÊTES RAIDES : BANCO

http://www.myspace.com/leschatspeles

[17:30-21:30] Exposition collective "Art Plus"
Location:
Eglise de la Madeleine
Place de la Madeleine
75008 Paris
M° Madeleine
France
Internet Site : www.eglise-lamadeleine.com
Description:
Foyer-restaurant de l'Église de la Madeleine - entrée côté fleuristes

du 4 au 31 mars
ouverture en semaine de 12h à 15h

proposée par Michelle Martin-Kervot - MMK


[18:00-21:00] Exposition "Goya graveur"
Location:
Petit Palais
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
avenue Winston Churchill
5, avenue Dutuit
75008 Paris
M° Champs-Elysées - Clemenceau
France
Phone : +33 (0)1 53 43 40 00
Internet Site : www.petitpalais.paris.fr
Description:
13 mars - 8 juin

Le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, présente "Goya graveur", consacré aux gravures de Francisco Goya (1746-1828), de ses premiers essais en 1778 aux Toros de Bordeaux de 1825.
Plus de 280 oeuvres seront exposées, parmi lesquelles 210 estampes du maître, dont certaines inédites. Des oeuvres sont notamment prêtées par le musée du Prado et l'Institut national d'histoire de l'art à Paris.

[18:00-21:00] Exposition "Guirland" de Guillaume Poulain
Location:
Galerie Villa des Tourelles
9, rue des Anciennes Mairies
face à la Maison de la musique
92000 Nanterre
M° RER A Nanterre - Ville
France
Phone : +33 (0)1 41 37 52 06
Fax : +33 (0)1 41 37 94 50
Mail : galerievilladestourelles@mairie-nanterre.fr
Internet Site : www.nanterre.fr/Envies/Culture/Lieux+culturels/Galerie+Villa+des+Tourelles.htm
Description:
jusqu'au 29 mars
Ouverture mardi / jeudi / vendredi de 16h à 19h, mercredi et samedi de 14h à 19h

Généralement attentif aux aménagements urbains, Guillaume Poulain propose ici une installation construite à partir des éléments de décorations de Noël et de leur accumulation.

[18:00-21:00] Exposition du groupe Kontagion
Location:
Le Saint-Sauveur
11, rue des Panoyaux
75020 Paris
M° Ménilmontant
France
Internet Site : www.myspace.com/lesaintsauveur
Description:
La bande a Kontagion déboule sur les murs du Saint-Sauveur du 7 au 28 mars 2008.
Vernissage le 12 avec: Birdy, Chaos, Gomé, Jhano, Krokaga, LL Cool Dish, Nilos, Riri, Slo, Syl et Tôma Sickart

Kontagion
http://kontagion.fr

[18:00-23:00] Nocturne au Studio 55
Location:
Studio 55
55, rue Meslay
interphone : studio 55, code grille: 1689
fond de cour, 2ème sous-sol
75003 Paris
M° République, Strasbourg Saint-Denis
France
Phone : +33 (0)1 42 71 42 42
Fax : +33 (0)1 42 71 42 42
Mail : info@thestudio55.com
Internet Site : www.thestudio55.com
Description:
Nocturne au Studio 55

[18:00-21:00] Vernissage de Cao Fei et Bertille Bak
Location:
Le Plateau
Espace d'Art Contemporain / FRAC Ile de France
22, rue des Alouettes
75019 Paris
M° Jourdain, Buttes Chaumont
France
Phone : +33 (0)1 76 21 13 41
Fax : +33 (0)1 53 19 88 19
Mail : info@fraciledefrance.com
Internet Site : www.fraciledefrance.com
Description:
jusqu'au 25 mai

Artiste chinoise parmi les plus importantes de sa génération, Cao Fei présente sa première exposition personnelle en France après avoir été remarquée aux Biennales de Venise et Lyon. Âgée d'à peine trente ans, Cao Fei juxtapose culture traditionnelle (opéra, théâtre, danse) et culture pop (manga, Second Life) comme pour mieux interroger son pays, ses utopies communistes d'hier et son ascension capitaliste d'aujourd'hui. Dans l'Espace expérimental, nous présentons une vidéo de Bertille Bak.

[18:00-21:00] Vernissage de Charlotte l'Harmeroult "Troisième Temps"
Location:
Djoon
22-24, boulevard Vincent Auriol
75013 Paris
M° Quai de la Gare
France
Phone : +33 (0)1 45 70 83 49
Fax : +33 (0)1 45 70 83 57
Mail : contact@djoon.fr
Internet Site : www.djoon.fr
Description:
Exposition "Troisième Temps" de Charlotte l'Harmeroult

[18:00-21:00] Vernissage de Marlène Mocquet
Location:
Ecole municipale des beaux-arts de Gennevilliers
Galerie Edouard Manet
3, place Jean Grandel
92230 Gennevilliers
M° Asnières - Gennevilliers Les Courtilles, RER C Gennevilliers
France
Phone : +33 (0)1 40 85 67 40
Fax : +33 (0)1 47 99 33 30
Mail : embamanet@ville-gennevilliers.fr
Internet Site : www.ville-gennevilliers.fr/culture/ecole-municipale-des-beaux-arts-galerie-edouard-manet/
Description:
jusqu'au 19 avril

L'Ecole municipale des beaux-arts/galerie Edouard Manet présente à l'occasion d'une première exposition personnelle dans un centre d'art, une vingtaine d'oeuvres inédites de Marlène Mocquet. Cette jeune artiste se distingue sur la scène française émergente, par la singularité de sa peinture. Sans souci de démarcation, mais mue par une nécessité qui lui est propre, elle transcrit de toile en toile, un univers personnel, onirique et poétique, fantastique et inquiétant, mais jamais dramatique.

Ses paysages et ses intérieurs - des espaces scéniques réduits à l'essentiel - baignent dans d'harmonieuses et chatoyantes ambiances colorées. Ces étranges huis clos accueillent une faune bigarrée et éclectique aux yeux exorbités et à la bouche grande ouverte de stupéfaction, composée pour l'essentiel de petites filles à la robe rouge, de personnages schématiques et squelettiques, de nuées d'oiseaux menaçants, d'animaux hybrides et monstrueux. Leurs activités, tantôt mouvantes tantôt prostrées, restent aussi énigmatiques que dérisoires.
La peinture de Marlène Mocquet dérange tout autant qu'elle suscite la curiosité ; d'une part, parce qu'elle redonne corps à l'émotion, et, d'autre part, parce qu'elle ne cesse de jouer d'ambivalences plastiques qui provoquent tour à tour sentiments et jugements divergents : mal fait / bien fait, beau / laid, dissonant / harmonieux, raffiné / grossier, naïf / subtil. Elle réveille par ailleurs une vision caricaturale et romantique de la peinture, fondée sur l'idée reçue d'une relation indéfectible entre spontanéité, liberté, expression de soi et choc des coulures.

Marlène Mocquet laisse peu de place au hasard et procède avec une très grande aisance technique. Elle utilise sans aucune restriction les potentialités infinies de la peinture qu'elle mixte allégrement. Pour exemple, à l'opacité d'une matière épaisse répondent la translucidité d'un jus coloré ou la légèreté de la pulvérisation à l'aérographe. L'utilisation de la résine engendre un effet de glaçage qui outre sa brillance, lisse la surface tout en accentuant la matérialité de la touche. Enfin, elle fait naître de la chair de la peinture, ici et là, d'un glacis, d'une empreinte de pliage, d'une coulure, d'une tâche colorée ou encore d'un empâtement brossé, personnages et créatures improbables qui surgissent plein champ ou restent embusqués dans les replis de la matière.

Cette variété de traitements n'empêche en rien la cohésion stylistique de son oeuvre qui s'inscrit en filigrane dans la filiation du Symbolisme, de l'Expressionnisme, du Surréalisme, de CoBrA et de tout un pan de l'abstraction gestuelle. Les références nobles auxquelles font appel ses oeuvres, sont métissées par les apports d'une culture visuelle populaire qui convoquent aussi bien l'imagerie des mangas que celle de l'illustration.

Si les titres de Marlène Mocquet fonctionnent comme des légendes, pour autant ses oeuvres ne racontent rien et ne délivrent aucun message. Cependant, elles n'en sont pas moins signifiantes. Elles traduisent une relation émotionnelle au monde, à l'autre et au différent, faites de désirs et de joies, de peurs et de peines, de protections et de menaces d'attirances et de rejets. La petite fille à la robe rouge serait, dans une certaine mesure, l'alter ego de l'artiste ou de tout autre quidam, partagée entre l'observation et la volonté de compréhension d'une comédie humaine qu'elle indexe et dont elle est elle-même l'actrice.

[18:00-21:00] Vernissage de Richard Himmer "Arc-en-ciel, les couleurs de la ville"
Location:
L'Oeil du Huit
8, rue Milton
75009 Paris
M° Pigalle, Saint-Georges, Notre-Dame-de-Lorette, Cadet
France
Phone : +33 (0)1 40 23 02 92
Fax : +33 (0)1 40 23 02 92
Mail : oeilduhuit@wanadoo.fr
Internet Site : www.oeilduhuit.com
Description:
Richard Himmer expose ses polaroids sur le thème "Arc en ciel, les couleurs de la ville"

du 11 au 23 mars 2008
VERNISSAGE LE MERCREDI 12 MARS À PARTIR DE 18H

[18:00-21:00] Vernissage de Thomas Lélu "Chris Buren versus Jeff Wool"
Location:
Galerie Léo Scheer
14-16, rue de Verneuil
75007 Paris
M° Rue du Bac
France
Phone : +33 (0)1 44 55 01 90
Fax : +33 (0)1 44 55 01 91
Mail : galerie@leoscheer.com
Internet Site : www.leoscheer.com
Description:
Vernissage le mercredi 12 mars à partir de 18h
Exposition du jeudi 13 mars au samedi 19 avril 2008
ouverte du mardi au samedi de 14h à 18h

"La nouvelle série d'oeuvres présentée chez Léo Scheer confirme le caractère jubilatoire de l'acte de création pour Thomas Lélu. Après avoir bu le pot de peinture, il vide ses tubes et compose ses toiles dans une frénésie excessive de matières et de couleurs. Une multitude de petits tas, de tâches, de pâtés de peinture rose, jaune, violette, bleue, indigo, rouge...à qui il arroge le droit de se répandre entre eux, ou même de déborder de la toile. Des peintures bubble gums comme un clin d'oeil anti pollock, une accumulation de tubes en référence insolente à Arman, de standards, pour un bootleg pictural, un festin graphique."

Jérôme Sans

Egalement à la galerie Léo Scheer :
LA PLANCK se dédouble
Double exposition de MATTHIEU CLAINCHARD

Vernissage mercredi 12 mars à la galerie Léo Scheer : "Rassemblement pour repeindre"
Vernissage samedi 15 mars à la galerie Air de Paris : "Deux pièces muettes"

La Planck est un mur d'exposition dans la galerie Air de Paris présentant de jeunes artistes invités par Keren Detton.
http://www.laplanck.com


[18:00-22:00] Vernissage de Toxic "Zone T Secteur 138"
Location:
Galerie De Bejarry
22, rue Milton
75009 Paris
M° Saint-Georges, Pigalle, Anvers, Notre-Dame-de-Lorette, Cadet
France
Mobile : +33 (0)6 77 00 20 36
Internet Site : www.debejarry.fr
Description:
Les galeries parisiennes ARTCOUR et DE BéJARRY exposeront simultanément l'oeuvre de TOXIC sous le titre de «TOXIC : ZONE T SECTEUR 138 ».

L'artiste
New-yorkais, TOXIC est né en 1965 dans le Bronx. C'est un artiste au style très identifiable, caractérisé par des oeuvres très colorées dans lesquelles les lettres se perdent. Proche de Jean-Michel Basquiat & Rammellzee avec lesquels ils constituent les « Hollywood Africans » qui deviendra d'ailleurs le titre d'un célèbre tableau de Jean-Michel Basquiat de 1983 conservé au Whitney Museum. Il a travaillé de longues années aux côtés de A ONE et il a passé plus de dix ans à Paris où il a notamment peint un mur pour le décor du film « TAXI ». De nombreuses expositions en galerie à New York puis en Europe où il vit encore (entre la France et l'Italie) lui ont été consacrées. Il faisait évidemment partie le 18 février dernier, de la vente inédite d'ARTCURIAL entièrement dédiée à l'art graffiti.

Judith HALFON
82 rue d'Amsterdam, 75009 Paris
(+33) 6 11 03 16 84 / (+33) 9 71 76 24 19
www.urbandreamers.fr

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "couloirs parisiens"
Location:
FIAP Jean Monnet
30, rue Cabanis
75014 Paris
M° Glacière, Saint-Jacques
France
Phone : +33 (0)1 43 13 17 00
Fax : +33 (0)1 45 81 63 91
Mail : animation@fiap-paris.org
Internet Site : www.fiap.asso.fr/service-culturel
Description:
Exposition collective "couloirs parisiens"

[18:30-21:00] 13ème salon de peintures et de sculptures du Lions Club District Île-de-France
Location:
Mairie du 8ème arrondissement
Hôtel Cail
3, rue de Lisbonne
75008 Paris
M° Saint-Augustin, Europe
France
Phone : +33 (0)1 44 90 75 08
Internet Site : www.mairie08.paris.fr
Description:
13ème Exposition Lions Clubs International
EXPOSITION-VENTE de peintures et sculptures

Du 11 au 18 mars 2008
De 12h à 18h30, sauf samedis, dimanches
Vernissage le mercredi 12 mars 2008 à 18h30

[18:30] Exposition du Peintre-Sculpteur français Serge Benoît
Location:
Fondation Biermans-Lapôtre
Maison des Etudiants Belges et Luxembourgeois
9 A, boulevard Jourdan
75014 Paris
M° RER B Cité Universitaire
France
Phone : +33 (0)1 40 78 72 00
Fax : +33 (0)1 45 89 00 03
Mail : admin@fbl-paris.org, communication@fbl-paris.org
Internet Site : www.fbl-paris.org
Description:
du Mercredi 12 mars au 2 avril 2008

[18:30] Exposition du peintre belge Guillaume Byl
Location:
Fondation Biermans-Lapôtre
Maison des Etudiants Belges et Luxembourgeois
9 A, boulevard Jourdan
75014 Paris
M° RER B Cité Universitaire
France
Phone : +33 (0)1 40 78 72 00
Fax : +33 (0)1 45 89 00 03
Mail : admin@fbl-paris.org, communication@fbl-paris.org
Internet Site : www.fbl-paris.org
Description:
du Mercredi 12 mars au 2 avril 2008

[18:30-21:00] Vernissage d'André Scherb
Location:
Le Marais
Marais
75004 Paris
M° Saint-Paul, Hôtel de Ville, Rambuteau, Arts et Métiers
France
Description:
Galerie Odile Mauve - 69 rue Quincampoix - 75003 PARIS - Tél : 01 42 71 22 94 - galerie.o.mauve@orange.fr

11 MARS - 5 AVRIL 2008
du mardi au samedi de 14h à 19h et sur RDV
vernissage mercredi 12 mars de 18 à 21h

http://andre-scherb.com
scherb.andre@wanadoo.fr

[18:30] Vernissage de Louis Locoge "Femmes en fête"
Location:
Mairie du 20ème arrondissement
6, place Gambetta
75020 Paris
M° Gambetta
France
Phone : +33 (0)1 43 15 20 20
Internet Site : mairie20.paris.fr
Description:
du 8 au 20 mars 2008
vernissage le mercredi 12 mars à partir de 18h30

http://www.louis-locoge.com

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "AUTOPORTRAITS MALGACHES"
Location:
MJC Village
57, rue du Général-Leclerc
94000 Créteil
M° Créteil - Université
France
Phone : +33 (0)1 48 99 38 03
Internet Site : www.ville-creteil.fr
Description:
En août 2007, de jeunes Français (collectif de jeunes du Conseil général) sont partis à Madagascar. Ils ont rencontré des jeunes enfants des rues, à Antsirabé, accueillis depuis un an dans un foyer géré par l'association "Grandir à".
Avec des appareils photo jetables, les enfants malgaches ont réalisé un reportage sur leur vie quotidienne.

du 10 au 23 mars, vernissage mercredi 12 mars à 18h30

[18:30] Vernissage de l'exposition collective "Masculin-Féminin"
Location:
L'Entrepôt
7-9, rue Francis de Pressensé
75014 Paris
M° Pernety
France
Phone : +33 (0)1 45 40 07 50
Mail : lentrepot@lentrepot.fr
Internet Site : www.lentrepot.fr
Description:
Du 12 mars au 12 mai
Vernissage de l'exposition mercredi 12 mars à partir de 18h30 en présence des artistes

avec les oeuvres de Sandrine Enjalbert, K E O, Karl-Hugo Mars et Laurence Ladougne

La peinture de Sandrine Enjalbert est faite à la fois de révolte et derésignation, elle va à l'essentiel et traduit le malaise ambiant d'une génération désengagée de la problématique sociale et politique. L'artiste nous renvoie l'image d'une société désincarnée où évoluent tant bien que mal des individus oscillant entre romantisme virtuel et une réalité désenchantée.

Karl Hugo Mars réalise des sculptures et des créations lumineuses en métal de récupération qu'il transforme et travaille afin de créer une nouvelle harmonie dans une atmosphère hors des sentiers battus.
Chaque pièce est unique, aux antipodes de la logique industrielle qui a produit ses éléments.

Le peintre Kéo élabore un art subtil du mix, transcendant dans
une expression très personnelle des pulsations contemporaines :
graf, art post moderne, graphisme, ready made, photographie...

Laurence Ladougne photographie des jambes jusqu'au rouge des ongles et fait ainsi grincer la féminité jusqu'à ses extrémités.
Mettant en scène la féminité, elle propose une œuvre résolument fraîche et donne envie de gratter le vernis pour y découvrir la vérité cachée des femmes.



[19:00] Exposition photopoésigraphique de Farahnaz Djafari
Location:
Maison d'Europe et d'Orient
Centre culturel pour l'Europe de l'Est et l'Asie centrale
3, passage Hennel
75012 Paris
M° Gare de Lyon, Reuilly-Diderot
France
Phone : +33 (0)1 40 24 00 55
Fax : +33 (0)1 40 24 00 59
Mail : contact@sildav.org
Internet Site : www.sildav.org
Description:
Exposition photopoésigraphique de Farahnaz Djafari "Siècles glorieux-instants poétiques"

dans le cadre de la dixième édition du Printemps des poètes

Performances poétiques avec le poète et dramaturge Kazem Shahryari et les comédiens Françoise et Philippe Nottin.

Exposition ouverte jusqu'au 25 mars 2008 inclus

[19:00-21:00] Vernissage de Michel Fourquet
Location:
Théâtre du Lierre
22, rue du Chevaleret
75013 Paris
M° Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 45 86 55 83
Fax : +33 (0)1 45 86 82 89
Mail : info@compagniedulierre.com
Internet Site : www.letheatredulierre.com
Description:
hall du Théâtre du Lierre

du 12 mars au 30 avril 2008
Horaires : 10 h - 13 h / 14 h - 18 h et les soirs de représentation
Vernissage le mercredi 12 mars à partir de 19h avant la représentation du spectacle "Noces de Sang" de Federico Garcia Lorca, par la Compagnie du Lierre, mise en scène de Farid Paya.

"Il y a des masses qui pénètrent, éclairs de fer,
vagues de bois, agitant la matière, tissant des rythmes,
des trames, une chorégraphie d'énergies qui s'installent,
s'opposent, s'entrechoquent dans l'effet et la tension."
Michel Fourquet

http://michelfourquet.blogspot.com

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Urban Chaos"
Location:
Bistrot des Artistes
6, rue des Anglais
75005 Paris
M° Maubert - Mutualité
France
Phone : +33 (0)1 43 29 06 73
Mobile : +33 (0)6 25 00 26 54
Mail : lebda@bistrot-des-artistes.com
Internet Site : www.bistrot-des-artistes.com
Description:
Vernissage de l'exposition collective "Urban Chaos"

[19:30-22:30] Remise du Prix Nomad's du Récit de Voyage 2008
Location:
Restaurant Le Nomad's
12/14, rue du Marché Saint-Honoré
75001 Paris
M° Tuileries, Opéra, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 42 60 47 21
Fax : +33 (0)1 42 60 13 31
Mail : contact@nomadsparis.com
Internet Site : www.nomadsparis.com
Description:
Romans Sélectionnés pour le Prix 2008 :
- Régis Debray « Un candide en terre sainte » Gallimard
- Jean Luc Outers « Le voyage de Luca » Acte Sud
- Emelene Landon « Voyage à Vladivostok » Leo Scheer
- Frederic Roux « Hiver Indien » Grasset
- Titouan Lamazou « Femmes du Monde » Gallimard

Créé en 2007 ce prix couronne un récit consacré au voyage de langue française. Sous la présidence de Bertrand de Saint Vincent (Rédacteur en Chef du Figaro) et de 12 jury prestigieux représentant les multiples facettes de la presse nationale le gagnant du 1er cru est Sylvain Tesson pour son ouvrage « Éloge de l'énergie vagabonde »

[19:30-22:00] Soirée LG au Wash Bar
Location:
Wash Bar LG
65, boulevard de la Villette
75010 Paris
M° Colonel Fabien, Belleville
France
Internet Site : www.washbar-lg.com
Description:
LG, en partenariat avec Double 2 et Elegangz vous convie le 12 Mars 2008 à une soirée au Wash Bar pour vous présenter son nouveau téléphone, le KF600.
Au programme, animations et jeux autour du téléphone et de Keith Haring, distribution de goodies, open bar et DJ set !

RSVP avant le 7/3 à invitations@elegangz.com




[20:00-23:00] Dîner Chaumet
Location:
Hôtel Le Meurice
228, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Tuileries, Concorde
France
Phone : +33 (0)1 44 58 10 55
Fax : +33 (0)1 44 58 10 76
Internet Site : www.lemeurice.com
Description:
Dîner Chaumet

[20:00] Soirée SFR
Location:
VIP Room
76, avenue des Champs-Elysées
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt, George V
France
Phone : +33 (0)1 58 36 46 00
Fax : +33 (0)1 45 62 26 85
Mail : viproom@viproom.fr
Internet Site : www.viproom.fr
Description:
Pour le lancement des nouvelles offres et de l'avantage "Happy Zone Illimité", SFR crée un événement de 24 heures non stop de musique, d'émotion, de détente et de fête sur les Champs-Elysées. Présents : Ariel Wizman, Marie Amélie Seigner ou Playground. Prog : Battle dj

[20:00-23:00] Soirée exceptionnelle pour la Paix dans le monde
Location:
Opéra national de Paris
Palais Garnier / Opéra Garnier
place de l'Opéra
8, rue Scribe
75009 Paris
M° Opéra, RER A Auber
France
Internet Site : www.operadeparis.fr
Description:
Soirée exceptionnelle organisée par l'Ensemble CARE international et le Conseil Pasteur-Weizmann pour la Paix dans le monde

[20:30-23:00] Avant-première du film "Diary of the Dead - Chronique des morts vivants"
Location:
UGC Ciné Cité Les Halles
7, place de la Rotonde
Nouveau Forum des Halles
Niveau -3
75001 Paris
M° Les Halles
France
Phone : 08 92 70 00 00 #11
Internet Site : www.ugc.fr/cinema.html?id=10
Description:
Encore un film de zombies ??? Et oui, mais cette fois, le père fondateur George A. Romero croise le genre avec le documentaire façon Blair Wich. Et pour ceux qui ne souhaitent pas attendre la sortie au mois de juin, une avant-première aura lieu à Paris.

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