Monday, March 31, 2008
Public Access


Category:
Category: All

31
March 2008
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  15ème Festival Exit 2008
Location:
Maison des Arts et de la Culture de Créteil
Place Salvador Allende
94000 Créteil
M° Créteil - Prefecture
France
Phone : +33 (0)1 45 13 19 19
Mail : mac@maccreteil.com
Internet Site : www.maccreteil.com
Description:
du 28 mars au 6 avril

Du 28 mars au 6 avril, à la faveur du 15e festival Exit, la Maison des Arts de Créteil accueille un riche ensemble de propositions artistiques ultra-contemporaines.

Exposition de Michel Haillard
Location:
Galerie Omagh
21, rue de Miromesnil
75008 Paris
M° Miromesnil
France
Phone : +33 (0)1 42 65 02 88
Fax : +33 (0)1 42 66 34 50
Mail : contact@galerieomagh.com
Internet Site : www.galerieomagh.com
Description:
14 mars - 18 avril 2008
Du lundi au samedi 11h-13h et 14h-19h
Vernissage en présence de l'artiste Jeudi 13 mars de 18h à 22h

Peaux d'autruche ou d'alligator, cornes de zébu, dents de phacochère ! Bienvenue dans l'univers décalé et hors normes de Michel HAILLARD.
Ce créateur de mobilier, à l'originalité débridée, vous propulse dans un monde fantastique, baroque et tribal, bravant les tabous et les effets de mode.

Dans sa prochaine exposition, Michel HAILLARD nous présente ses nouvelles oeuvres. Toutes uniques, fruit d'un savant mélange des matières les plus nobles et les plus précieuses, elles révèlent une puissance créative sans aucun précédent.

Admirées, parfois détestées, ses œuvres ne peuvent laisser indifférent. Vecteurs de sensation, d'émotion et de rêve, elles bousculent notre imaginaire.

Les meubles de Michel HAILLARD sont des créations d'un design baroque, exotique et paradoxal.
Véritables sculptures, les fauteuils, commodes et autres méridiennes de
Michel HAILLARD associent parfaitement esthétique et fonctionnel. Les fauteuils sont des trônes de chefs de tribu, les commodes sont des écrins pour des documents ou objets précieux et secrets...
Ses matières, Michel HAILLARD les collectionne depuis des années, au hasard de ses explorations et de ses recherches. Il combine le naturel incontestable de ses matériaux
- cornes ou os d'origines diverses, peaux d'antilope, de crocodile, de zèbre etc. -
au raffinement du bronze, ambre ou cristal.

Pour partir à la rencontre de ses créations inclassables, un ouvrage vient de lui être consacré, introduit par Philippe STARCK.

"Se battre, toujours se battre.
La vie de l'animal sauvage est terrible.
Non pas se battre pour survivre
au contraire, se battre,
se battre pour se faire attraper,
trucider, tanner, écailler,
empailler, pour finir en les plus beaux canapés du monde.
Les canapés et fauteuils de Michel Haillard
Moi-même, j'hésite..."
PHILIPPE STARCK

Michel Haillard Sofa BADMAN
Sofa BADMAN

Michel Haillard Lampadaire_OMON
Lampadaire ÔMÔN

Exposition de Sylvester Engbrox
Location:
Galerie VivoEquidem
113, rue du Cherche-Midi
75006 Paris
M° Duroc, Falguière, Montparnasse - Bienvenüe
France
Phone : +33 (0)9 61 26 92 13
Mail : galerie@vivoequidem.net
Internet Site : www.vivoequidem.net
Description:
Du 13 février au 29 mars
prolongation jusqu'au samedi 3 mai inclus

D'origine allemande, Sylvester Engbrox est un artiste aux talents multiples. D'abord photographe (il fut l'assistant de Larry Fink), il dirigea un temps un label indépendant de musique avant de revenir complètement à la peinture il y a deux ans. Son oeuvre révèle sa vision singulière du monde qui l'entoure. Sylvester Engbrox peint des toiles mettant en scène des personnages dans des décors élaborés et improbables. Les sujets sont des femmes vues au travers de leur nudité, parfois mélancoliques, souvent solitaires et observées par d'autres personnages. L'exposition-vente rassemble une dizaine de ses œuvres.

Artiste inclassable, Sylvester Engbrox peint des toiles révélant sa vision fantasmatique du monde qui l'entoure. Du 13 février au 29 mars, la galerie VivoEquidem nous permet de découvrir l'univers à part de ce peintre, au travers d'une exposition rassemblant plusieurs de ses toiles.

Les oeuvres de Sylvester Engbrox mettent en scène des personnages dans des décors élaborés et improbables. Les sujets sont des femmes vues au travers de leur nudité, parfois mélancoliques, souvent solitaires et observées par d'autres personnages. L'artiste puise son inspiration dans les images publiées dans la presse grand public ou sur Internet, images qu'il n'a de cesse de classer selon une typologie qui lui est propre. C'est de la confrontation entre ces images que naissent ses peintures.

D'origine allemande, Sylvester Engbrox est un artiste aux talents multiples. D'abord photographe (il fut l'assistant de Larry Fink), il dirigea un temps un label indépendant de musique avant de revenir complètement à la peinture il y a deux ans.

Présentées pour la première fois, ces oeuvres dont certaines suscitent sentiment d'étrangeté et impression de «voyeurisme», ont un sens que l'artiste laisse à chacun le soin d'imaginer. Résolument moderne, la peinture de Sylvester Engbrox est une des grandes découvertes de l'art actuel.

Jean-Luc Chalumeau, critique d'art, a présenté l'exposition le 12 février (vernissage) en présence de l'artiste et a préfacé un catalogue grand format, en version billingue (anglais et français). Il sera disponible à la galerie au prix de 16 euros. 50 exemplaires signés par l'artiste seront également mis en vente au profit de l'association au prix de 50 euros. Vous pouvez le réserver dès maintenant.

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080212_Sylvester_Engbrox.pdf

Exposition "Mouvement MADI International, Buenos Aires 1946-Paris 2008"
Location:
Maison de l'Amérique Latine
217, boulevard Saint-Germain
75007 Paris
M° Rue du Bac, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 49 54 75 00
Fax : +33 (0)1 45 49 06 33
Mail : culturel@mal217.org
Internet Site : www.mal217.org
Description:
du 17 janvier au 2 avril 2008
du lundi au vendredi de 11h à 19h
vernissage le mercredi 16 janvier à 18h30 en présence des artistes

Commissaires Jean Branchet et Anne Husson
Exposition co-organisée avec Orion Centre d'Art Géométrique MADI
Catalogue : 15 euros

Dans l'effervescence de l'après-guerre, les mouvements artistiques étaient nombreux. Le Mouvement MADI, créé par Carmelo Arden Quin en 1946 à Buenos Aires, se situait dans la sphère de l'art géométrique avec un apport primordial consistant dans la recherche de la polygonalité de l'oeuvre, le rejet de la forme traditionnelle qui enferme systématiquement le tableau dans le rectangle d'un « cadre ». A ce principe fondamental de polygonalité, il convient d'ajouter ceux de ludicité, d'inventivité, de liberté dans le choix des matériaux, des techniques, tout en restant dans le domaine de la géométrie et des aplats de couleurs.

Des artistes décrivent la poésie du monde, d'autres ses drames, certains peignent la réalité. Ils sont gestuels ou formalistes. Ils veulent apporter un message au monde, avoir une action dans le domaine social ou politique... Les artistes MADI veulent tout simplement créer une oeuvre pure, ne signifiant rien, n'ayant aucun message à délivrer, une oeuvre qui n'existe que par elle-même, qui soit le résultat du « Jeu majeur » de la créativité et de la sensibilité comme toute musique détachée d'une description.
Jean Branchet, co-commissaire de l'exposition
(extrait du catalogue, novembre 2007)

08:00  
09:00  
10:00  
11:00  
12:00 [12:30-14:00] Déjeuner de presse Alors Chante
Location:
Closerie des Lilas
171, boulevard du Montparnasse
75006 Paris
M° Port-Royal
France
Phone : +33 (0)1 40 51 34 50
Mail : closeriedeslilas@orange.fr
Internet Site : www.closeriedeslilas.fr
Description:
Déjeuner de presse Alors Chante

13:00
14:00  
15:00 [15:00] Obsèques de Thierry Gilardi
Description:
Eglise de Monfort-L'Amaury (78)

16:00  
17:00 [17:30-21:45] Exposition "Lovis Corinth - entre impressionnisme et expressionnisme"
Location:
Musée d'Orsay
62, rue de Lille
1, rue de la Légion d'Honneur
75343 Paris Cedex 07
M° Musée d'Orsay, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 40 49 48 14
Internet Site : www.musee-orsay.fr
Description:
Musée d'Orsay
grand espace d'exposition (niveau 0, côté Seine)

1er avril - 22 juin 2008
Horaires : Tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h, le jeudi de 9h30 à 21h45

Tarification : Droit d'entrée au musée : plein tarif : 8 € ; tarif réduit et dimanche : 5,5 €

Bénéficiaires du tarif réduit : les visiteurs âgés de 18 à 30 ans et les familles nombreuses. Le jeudi soir, tarif réduit pour tous et gratuité pendant six mois pour les 18-25 ans.

Serge Lemoine, qui a cédé sa place de président du musée d'Orsay à Guy Cogeval, signe son départ à la retraite par le commissariat de cette rétrospective consacrée à l'un des grands peintres allemands de la première moitié du XXe siècle. Bien qu'il ait été formé à Paris chez Bouguereau et Robert-Fleury, Lovis Corinth (1858-1925) n'a jamais fait l'objet d'une exposition significative en France. Celle-ci, avec 80 tableaux et une trentaine d'œuvres sur papier, aborde ses différents thèmes de prédilection : mythologie, paysages de la vieillesse ou portraits, qui constituèrent une part importante de sa production autour de 1900, au moment de la Sécession. Installé à Berlin, Corinth devient l'interprète de la vie trépidante et libérée de la capitale allemande, trouvant dans le nu - traité de manière très charnelle - son motif le plus personnel. Lovis Corinth, entre impressionnisme et expressionnisme au musée d'Orsay, du 1er avril au 22 juin 2008

Après la re-découverte de l'artiste majeur suisse Ferdinand Hodler, le musée d'Orsay consacre une première rétrospective à son contemporain allemand, Lovis Corinth (1858-1925). Elève à l'Académie Julian à Paris, Corinth s'affirme comme un peintre subversif, à la croisée de l'impressionnisme français et de l'expressionnisme allemand.

L'exposition présente près de 80 tableaux et une trentaine d'oeuvre sur papier (encore moins connus du public) couvrant les différents thèmes abordés par Lovis Corinth. Des autoportraits surtout - il se représente dans 42 peintures et plus de 140 oeuvres sur papier entre 1887 et 1925 -, beaucoup de nus - genre qu'il considère comme le "latin de la peinture"-, des paysages aux couleurs expressionnistes vibrantes, des sujets bibliques et mythologiques traités de manière burlesque (cf. Retour de bacchanale, 1898) et à la fin de sa vie des scènes de genre de la vie quotidienne (cf. Distribution des cadeaux de Noël, 1913).

Lovis Corinth naît en Prusse-Orientale (1858) et suit de longues études artistiques aux beaux-arts de Königsberg, de Munich et à l'Académie Julian à Paris. Au Salon de 1890, il obtient la mention honorable pour Pieta (1889, détruit en 1945). L'année suivante, Corinth s'installe à Munich, où il devient membre fondateur de la Sécession munichoise (1900). Mais le jury de cette dernière refuse son oeuvre Salomé II (1900), qui mêle érotisme et mort et illustre plus une scène de la vie qu'une page de l'histoire. L'artiste emménage alors à Berlin (1901) où il connaît un grand succès. Il y fonde une école de peintures pour femmes.

La Sécession

La Sécession berlinoise est fondée en 1898. Max Liebermann en est le premier président et Walter Leistikow l'acteur principal. C'est ce dernier qui convainc Max Slevogt et Lovis Corinth de rallier le groupe. De 1899 à 1911 cette association devient vite un pôle majeur de la vie artistique allemande. En 1904, Paul Cassirer invente l'expression "triumvirat de l'impressionnisme allemand" pour Liebermann, Slevogt et Corinth : il souligne ainsi en quoi ces trois peintres se rapprochent de l'impressionnisme français.
La Sécession berlinoise permet dès lors à Corinth d'exposer ses oeuvres à intervalles réguliers auprès d'un public averti. L'artiste vit en effet sur les revenus de portraits [cf. Portrait de Madame Douglas (Irma Hübner), 1909, ou Portrait de Julius Meier-Graefe, 1917] que l'élite lui commande.

Images classiques détournées et scènes de vie

A partir de motifs classiques empruntés à la mythologie grecque, à la religion chrétienne et au monde littéraire, Corinth s'affirme dans le genre biblique et mythologique en détournant des sujets religieux. Il traite de façon obsessionnelle les thèmes de l'amour, du sexe ou de la mort. Sa peinture, dans son approche et sa facture, s'inspire d'abord de Frans Hals et de Rembrandt.

Au lieu de sublimer la souffrance du Christ sur la croix, il dépeint l'horreur de sa peine. Avec Salomé II, l'artiste s'affiche comme un "peintre de la chair", exhibant le corps, le sang et la chair. D'où le rapprochement - à l'instar de son maître Rembrandt - entre une scène de boucherie (Le boeuf abattu à l'abattoir, 1905) et ses représentations de nu avec la chair débordande des femmes. Loin d'avoir un teint uniforme porcelaine, ses muses ont le corps marqué par le temps. De fait, Corinth choisit par principe - dans sa tentative de rapprocher l'art de la vie - des modèles parmi ses proches (sa famille et ses amis) et non parmi des mannequins professionnels à la beauté plastique.

Corinth a toujours peint d'après le modèle, généralement choisi dans son entourage direct. Ses personnages, aux gestes et aux expressions souvent outrés, célèbrent la nudité sans rien de la grâce présumée des figures bibliques ou mythologiques. Cette parodie de la tradition témoigne d'une veine satirique qui doit beaucoup à Arnold Böcklin et dont les échos se feront sentir chez Ludwig Meidner ou chez George Grosz et Otto Dix.

Plus tard, l'abandon de la hiérarchie des genres incite Corinth à s'intéresser aux scènes de la vie contemporaine, en particulier dans Jeu de quilles, Distribution des cadeaux de Noël (1913) ou dans Sur la plage de Forte dei Marmi (1914).


Lovis Corinth (1858-1925)
Sur la plage de Forte dei Marmi
1914
Huile sur toile
H. 76 ; L. 119 cm


Portraits et autoportraits

Les portraits de Corinth reflètent son évolution artistique, d'un académisme naturaliste à l'expressionnisme, en passant par une phase impressionniste. Il exécute une centaine de portraits d'hommes et de femmes du monde artistique et politique, devenant le portraitiste le plus en vogue de Berlin. Sa famille lui sert également de modèle.

Avec l'autoportrait, Corinth poursuit la quête de soi à travers la peinture. A partir de 1900, à l'approche de son anniversaire, il entame chaque année un autoportrait. La mise en scène exagérée de soi par le jeu, le recours au travestissement et à l'allégorie, ainsi que le travail en série, sont sans équivalent à l'époque.

Le peintre a sans conteste élaboré à travers cet exercice la partie la plus forte de son oeuvre. Dans son Dernier autoportrait de 1925, il se représente en buste devant un miroir qui renvoie l'image de son profil déformé et marqué par l'âge. Qu'il se montre en pleine activité ou désespéré, Corinth se révèle dans ce genre.

La passion du peintre

Corinth prête une attention particulière à la passion et à la mort de Jésus-Christ. Or le Grand martyre (1907), plutôt que célébrer la rédemption par le sacrifice de la croix, décrit crûment les tourments endurés par le Christ. Le thème récurrent de la crucifixion montre comment un même sujet a pu être prétexte à des solutions picturales différentes tout au long de son oeuvre.

Dans Salomé II (1900), où Corinth fait cohabiter les thèmes de la séduction et de la mort, les modèles restent identifiables. L'artiste y combine morbidité et virtuosité picturale. Plutôt qu'une page d'histoire, le tableau se présente comme une parodie de la vie. Sa manière provocante et non conventionnelle d'aborder le sujet fait de Corinth un peintre subversif.

Victime d'une attaque d'apoplexie dont il sort très affaibli en décembre 1911, Corinth se représente quelques mois plus tard en Samson aveuglé. Dans ce tableau, thème biblique et autobiographie se croisent. Le cadrage inattendu préfigure la dramaturgie cinématographique.


Lovis Corinth (1858-1925)
Samson aveuglé
1912
Huile sur toile
H. 130 ; L. 105 cm


Fidèle à une tradition de l'histoire de l'art, Corinth s'est avec obstination représenté en Christ, une pratique qui trouve son apogée dans l'Ecce homo de 1925. On y retrouve la facture distinctive des oeuvres tardives : la touche violente, qui devient un élément de style et le rapproche de l'expressionnisme.
Dans cet épisode biblique qui relate la comparution de Jésus devant Ponce Pilate, l'artiste se représente en Christ dont la tête est couronnée d'épines. Il entend montrer par là l'intensité avec laquelle il vit la Semaine Sainte: "[...] Je suis devant un grand tableau. Ce sera 'Ecce homo'. Je veux le terminer, Pâques m'a donné de l'énergie. Mon activité artistique est liée aux épisodes de la Bible et à ses fêtes", écrit l'artiste le 13 avril 1925. L'oeuvre transcrit l'aptitude du Christ - du peintre - à surmonter les souffrances, ce pourquoi Corinth conçoit "le legs de ce tableau comme un appel à l'hummanité", précise l'un des commissaires de l'exposition Dietulf Sander (conservateur au Museum der bildenden Künste, Leipzig).
L'attachement au sujet sert souvent de prétexte à une peinture qui a déjà conquis son autonomie. La façon dont il aborde les thèmes de ses représentations illustre la liberté qu'il exprime à l'égard de l'iconographie traditionnelle, tout en témoignant de son attachement à la peinture et à la présence sensuelle de la couleur.


Lovis Corinth (1858-1925)
Couple de Bacchants (autoportrait)
1908
Huile sur toile


Le corps et la chair

Corinth étudie le nu à l'Académie Julian de Paris, dans les années 1880. Il considère ce genre comme le "latin de la peinture". Sa production de nus s'accroît sensiblement après 1904. Fidèle à l'idée expressionniste de fusionner l'art et la vie, l'artiste choisit rarement ses modèles parmi les professionnels. Il s'agit le plus souvent de proches.

Alors que nombre de ses allégories célèbrent la nudité, Corinth finit par débarrasser ses représentations de toute allusion mythologique ou religieuse. Certains tableaux sont nés d'observations spontanées de la vie quotidienne, tels que Matinée (1905) et Après le bain (1906), qui montrent son épouse, son modèle de prédilection, dans une occupation intime.

La volonté de Corinth de saisir le corps, la chair comme le sang, lui permet d'aborder des sujets dont se détournent d'autres peintres. A l'instar de Rembrandt, il s'intéresse aux scènes de boucherie, sans qu'elles relèvent du tableau de genre classique. Corinth associe en effet souvent les carcasses d'animaux aux nus, en raison de la sensualité des couleurs et de l'aspect lascif qu'ils dégagent. La viande et le sang sont mêlés aux cris qui résonnent, la touche picturale exaltée renvoyant à l'atmosphère de l'abattoir.

Paysages

Les paysages de Corinth répondent rarement à une commande. Ils obéissent le plus souvent à son désir créateur. Affranchis de tout contenu susceptible de distraire le regard, ce genre, qui relève des codifications traditionnelles de la peinture, met en évidence les qualités picturales de l'oeuvre : la composition, le traitement de la surface, la touche apparente, l'intensité des couleurs.

Les paysages tardifs, et plus précisément les vues du lac de Walchen, confirment l'amour profond de Corinth pour la nature et témoignent de sa lassitude à l'égard de la vie urbaine. Ces oeuvres reflètent le caractère changeant des paysages. Ainsi, à l'instar des impressionnistes français, il peint un même site à divers moments de la journée, voire de l'année. Cette série de tableaux réalisée entre 1918 et 1925 célèbre l'autonomie de la couleur.

La production de paysages, comme celle de natures mortes, s'intensifie vers la fin de sa vie. Corinth y fait évoluer ses motifs. Bon nombre de ces tableaux aux couleurs floues et entremêlées se caractérisent par la dissolution des formes, leur point de vue rapproché et une touche rageuse. L'expressivité de la peinture même l'emporte sur le rendu précis du sujet.

Oeuvres sur papier

"Très rares étaient ceux qui savaient que Corinth, peintre génial, fut tout aussi génial en noir et blanc." (Karl Schwarz). Les oeuvres sur papier dépassent de loin l'oeuvre peint en nombre. Dessin et aquarelle, eau-forte, pointe sèche et vernis mou, lithographie en noir et en couleurs jalonnent le parcours de l'artiste.

A part l'esquisse préparatoire, qui sert à étudier la pose du personnage et la composition du tableau, la majeure partie des feuilles dessinées par Corinth, ainsi que ses aquarelles, se présentent comme des oeuvres à part entière. Ses illustrations de livres, celles pour la Bible, par exemple, vont contribuer, de même que ses gravures, à sa célébrité.

Anselm Kiefer : un hommage à Corinth

Né en 1945 à Donaueschingen (Allemagne), Kiefer est un des plus importants artistes contemporains. A l'invitation du musée d'Orsay, il rend hommage à Corinth avec une oeuvre spécialement créée pour la circonstance.

Pour Lovis Corinth. Autoportrait au squelette (2007) est un triptyque (pour la Trinité et la Passion) dans lequel le tournesol fané - plante fétiche de A. Kiefer -, symbole de la vanité, structure l'arrière-fond de l'image. On le retrouve avec des épines, un squelette que l'artiste a lui-même fabriqué, et des indications alphanumériques sur feuilles blanches qui rappellent la nomenclature des étoiles établie par la NASA, Anselm Kiefer voulant de la sorte lier les éléments qu'il représente avec le cosmos. Tout évoque la thématique du changement, de la transformation, récurrente dans l'oeuvre des deux Allemands.
Les vitrines sont truffées d'épines, qui font allusion à la passion du Christ. Dans le panneau central, une colonne vertébrale rappelle l'Autoportrait au squelette de Corinth (1896) du musée Lenbachhaus de Munich.

Avec cette oeuvre, Anselm Kiefer témoigne de l'importance de la postérité de Corinth dans l'art contemporain.


Anselm Kiefer
Pour Lovis Corinth. Autoportrait au squelette
2007
Triptyque
H. 282 ; L. 576 cm


[18:00-21:00] 1er grand débat sur les enjeux du cross-média
Location:
Pavillon Gabriel - Potel et Chabot
5, avenue Gabriel
75008 Paris
M° Concorde, Champs-Elysées - Clemenceau
France
Phone : +33 (0)1 42 68 18 18
Fax : +33 (0)1 42 68 04 96
Mail : gabriel@poteletchabot.fr
Internet Site : www.poteletchabot.com/lieux-reception/pavillon-gabriel.htm
Description:
au Studio Gabriel

entre grands annonceurs, médias et presse...

Cette soirée sera clôturée par :
- Un cocktail dînatoire
- Un concert live avec un jeune talent...

[18:00-21:00] Vernissage "Rose Boréal - Photographies de l'Ecole d'Helsinki"
Location:
Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts
ENSBA
14, rue Bonaparte
13, quai Malaquais
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 47 03 50 00
Fax : +33 (0)1 47 03 50 80
Mail : info@ensba.fr
Internet Site : www.ensba.fr
Description:
jusqu'au 11 mai

Une exposition proposée par Henry-Claude Cousseau, Timothy Pearson, Eric Féloneau

avec : Joonas Ahlava, Pasi Autio, Hannu Karjalainen, Kalle Kataila, Milja Laurila, Anni Leppälä, Noomi Ljungdell, Susanna Majuri, Tuomo Rainio, Mikko Sinervo, Santeri Tuori, Ea Vasko, Niina Vatamen, Jari Silomäki, Pernilla Zetterman

Cette exposition s'inscrit dans le cadre de la saison finlandaise, initiée par CulturesFrance en avril, mai et juin 2008.
Helsinki, campée au bord de la mer Baltique, est la capitale située le plus au nord de l'Europe, à quelques degrés seulement du cercle polaire Arctique. Tout juste passés ses derniers faubourgs, elle marque une frontière au-delà de laquelle s'étend une immensité silencieuse de nature intacte, de forêts, de lacs et de tourbières, où des hivers rigoureux étirent des nuits de quatorze heures et des étés où le crépuscule ne finit jamais de tomber. La ville fait face à Tallinn en Estonie et Saint- Petersbourg en Russie, et est caractérisée par une architecture néo-classique aux façades colorées empruntant des jaunes à Lisbonne ou à Naples, le rose et le bleu pâle à Prague. Elle est également fortement marquée par une architecture influencée par l'Art nouveau, par le Bauhaus et, bien entendu, par Alvar Aalto. Deux cathédrales, aux coupoles vert-de-gris, l'une orthodoxe (Uspenski), l'autre luthérienne (Helsingin Tuomiorokirkko) se font face et dominent la ville. Directement ouvert sur le golfe de Finlande, le port balance entre barques de pêcheurs traditionnelles et paquebots assurant les liaisons maritimes avec Stockholm. C'est dans ce cadre que se tient l'université d'Art et Design d'Helsinki, vaste équipement où sont prodigués, entre autres, des cours de photographie. Ce qui singularise cette université, c'est l'idée qu'a eu Timothy Persons, directeur du Département de photographie de créer TaiK, cette galerie qui assure la promotion des artistes de l'école dans les foires d'art contemporain (Berlin, Paris Photo, entre autres). C'est donc une sélection des oeuvres de la quatrième génération de photographes et vidéastes issus de cette école que nous proposons aujourd'hui aux Beaux-arts de Paris, Joonas Ahlava, Pasi Autio, Hannu Karjalainen, Kalle Kataila, Milja Laurila, Anni Leppälä, Noomi Ljungdell, Susanna Majuri, Tuomo Rainio, Mikko Sinervo, Santeri Tuori, Ea Vasko, Niina Vatamen, Jari Silomäki, Pernilla Zetterman.

Cette exposition explore le paysage à travers les magnifiques panoramas contemplatifs de Kalle Kaitala, ou plus subjectifs, de Mikko Sinervo ou Ea Vasko qui laissent deviner à travers des fulgurances de lumière des paysages ou des architectures. Il en résulte des images piquetées de points de couleurs, de perspectives qu'adoucissent des lumières lunaires où l'oeil se
perd et s'égare dans un univers d'obscurité colorée inquiétant et poétique. Conceptuelles, les images de Joonas Ahlava testent par la répétition de formes très simples les limites de l'infini. La mémoire, l'oubli et la folie sont évoqués poétiquement dans les oeuvres de Pernilla Zetterman, Anni Leppälä ou encore celles de Niina Vatanen. Maîtrise de la couleur, présence récurrente de l'eau dans tous ses aspects symboliques, les fascinants tirages de Susanna Majuri nous transportent dans un univers surréel qui suggère un arrêt dans le temps ou une image capturée lors d'une histoire en cours. Détournant à son propre compte la technique des reporters de guerre, Jari Silomäki transforme de paisibles villes Européennes en cités mises à mal par des conflits. A travers les oeuvres de quatre artistes vidéastes, Pasi Autio, Tuomo Rainio, Hannu Karjalainen et Santeri Tuori, l'exposition Rose Boréal, aborde tour à tour des thèmes aussi divers que l'humour, la gestuelle liée à la danse, l'homme et l'espace public, le mystère et l'effroi.



[19:00] "Silicone mon amour" une exposition entièrement tactile de Julien Gudéa
Location:
Mairie du 5ème arrondissement
21, place du Panthéon
75005 Paris
M° RER B Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 56 81 75 05
Internet Site : www.mairie5.paris.fr
Description:
salle du Souvenir

Dans le cadre du festival Paris fait sa comédie
http://parisfaitsacomedie.com

du 28 mars au 4 avril
Lundi-Mardi : 10h30-17h
Mercredi-jeudi-vendredi : 10h30-19h
Samedi : 10h-17h
vernissage le 31 mars

Julien Gudéa travaille sur l'esthétique des produits manufacturés. Il utilise des technologies plastiques élaborées pour transformer avec poésie et humour des objets du quotidien. Sortis de leur contexte, de leur échelle et épurés, allumettes, gants de boxe, chewing-gum ou capsules, interpellent le spectateur. Leur matière chaude et souple invite à une découverte tactile, encouragée par l'artiste pour tous et notamment pour le public déficient visuel. Cette interactivité est au cœur des recherches sculpturales que poursuit Julien Gudéa. Diplômé de l'Ecole nationale des Beaux-arts en 2000, ainsi que des Ateliers de céramique de Sèvres, cet artiste adapte les prouesses technologiques dans les matières plastiques à la réalisation de ses œuvres.

Commissaires d'exposition : Timothé Toury et Caroline Etter

http://www.gudea.fr

[19:00] Exposition "Jeunes Talents"
Location:
Université de Paris IX Paris-Dauphine
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny
75775 Paris Cedex 16
M° Porte Dauphine, RER C Avenue Foch
France
Phone : +33 (0)1 44 05 44 05
Fax : +33 (0)1 44 05 49 49
Internet Site : www.dauphine.fr
Description:
du lundi 31 mars au vendredi 4 avril

Pendant une semaine, 20 « jeunes talents », sélectionnés parmi les étudiants des écoles artistiques et de Dauphine exposeront dans les locaux de l'université, chacun bénéficiant d'un espace pour s'exprimer. Ces artistes seront présents le soir du vernissage le lundi 31 mars pour parler avec le public et les membres du jury de leurs œuvres, de leur vocation, de l'art au sens large.

Infos :
http://www.phinedo.fr/?nom=ejt2003

[19:00] Prix Henri-Jeanson
Location:
SACD - Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques
maison des auteurs
7-9, rue Ballu
75009 Paris
M° Place de Clichy
France
Phone : +33 (01) 40 23 44 55
Mail : webmaster@sacd.fr
Internet Site : www.sacd.fr
Description:
Le Prix Henri-Jeanson 2007 décerné par la sacd à Marjane SATRAPI

Le Conseil d'Administration de la SACD est fier d'attribuer le Prix Henri-Jeanson 2007
à Marjane Satrapi pour son insolence, son humour et son engagement.

Marjane SATRAPI, comme Henri Jeanson, célèbre pour ses dialogues subversifs, est une artiste engagée qui a su prendre position face aux événements de son époque. Elle a su l'exprimer de façon pertinente avec force et humour, et a donné à son œuvre une dimension universelle en dénonçant toutes les censures et toutes les dictatures.

Née en 1969 dans une famille progressiste de Téhéran, elle vit, enfant, la restriction grandissante des libertés individuelles et les conséquences dans la vie quotidienne des événements politiques, particulièrement la révolution islamique et les débuts de la guerre Iran-Irak.

En 1983, à l'âge de 14 ans, elle est envoyée par ses parents à Vienne, en Autriche, pour fuir la guerre et le régime iranien. Elle continue son cursus scolaire commencé au lycée français de Téhéran, au lycée français de Vienne, puis retourne en Iran afin de suivre des études supérieures. Elle part ensuite en France et fait ses études à l'École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg.

Dès son premier ouvrage, le premier tome de Persépolis, elle rencontre un succès critique et commercial, qui s'est poursuivi par la suite. En 2003, elle publie Broderies, nommé dans la catégorie du meilleur album au Festival d'Angoulême 2004. Finalement, son dernier livre, Poulet aux prunes paraît en 2004 couronné cette fois-ci par le prix du meilleur album.

Entre 2005 et 2007, elle réalise, en collaboration avec Vincent Paronnaud, l'adaptation de sa bande dessinée autobiographique Persépolis en long métrage d'animation en noir et blanc, sorti le 27 juin 2007. Il est projeté au Festival de Cannes 2007 et obtient le prix du jury du festival.

Persepolis a depuis continué sa vie : il est sorti dans une vingtaine de pays sur tous les continents et a remporté des prix dans de nombreux festivals : à Jérusalem, Manille, Ottawa, Sao Paulo, Florence. Il concourt aux Golden Globes pour le meilleur film étranger et est dans la course aux Oscars pour représenter la France.

Marjane Satrapi vient également d'être nommée Ambassadeur culturel pour l'année européenne interculturelle 2008.


Le Prix Henri -Jeanson

À l'initiative de Claude Marcy, veuve d'Henri Jeanson, et par l'intermédiaire de la Fondation Paul Milliet, légataire universelle des droits de ce dernier, le Conseil d'Administration de la SACD remet un prix portant le nom Henri-Jeanson, à un auteur dont l'insolence, l'humour, la puissance dramatique perpétuent la mémoire de l'un des plus célèbres auteurs du cinéma français.

Henri Jeanson (1900-1970) est l'un des plus célèbres dialoguistes du cinéma français. Journaliste, critique, pamphlétaire, scénariste, dialoguiste, pacifiste et anarchiste, il se bâtit dès les années 20 une réputation de polémiste insolent et subversif. Il est l'auteur des dialogues de 80 films dont Pépé le Moko, Entrée des artistes, Fanfan la Tulipe, La Vache et le prisonnier, et bien sûr Hôtel du Nord.

Rachid Bouchareb (2006), Francis Veber (2005), Jean-Loup Dabadie (2004), Denys Arcand (2003), Michel Blanc (2002), Bertrand Blier (2001), Dominik Moll et Gilles Marchand (2000), Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri (1999), Pascal Bonitzer (1998), Robert Guédiguian et Jean-Louis Milési (1997), sont les lauréats des années précédentes, distingués par le Prix Henri-Jeanson / SACD.

[19:00] Remise de diplômes
Location:
Espace Landowski
Musée Paul-Landowski - Musée des années 30
28, avenue André-Morizet
92100 Boulogne-Billancourt
M° Marcel Sembat, Boulogne - Jean Jaurès
France
Phone : +33 (0)1 55 18 53 00
Mail : alexia.dana@mairie-boulogne-billancourt
Internet Site : www.boulognebillancourt.com
Description:
Remise de diplômes




[20:00] finale concours top model 2008
Location:
Salons du Louvre
66, rue Jean-Jacques Rousseau
75001 Paris
M° Louvre - Rivoli, Sentier, Châtelet - Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 49 29 50 52
Fax : +33 (0)1 49 29 50 59
Mail : info@salonsdulouvre.com
Internet Site : www.salonsdulouvre.com
Description:
finale concours top model 2008







[23:30-23:55] Cirque du Soleil Delirium Party
Location:
Le Sens
23, rue de Ponthieu
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt, George V, Saint-Philippe-du-Roule
France
Phone : +33 (0)1 42 25 95 00
Fax : +33 (0)1 42 25 95 02
Mail : eventcdcparis@wanadoo.fr
Internet Site : www.sens-paris.com
Description:
Cirque du Soleil Delirium Party

18:00
19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
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