Saturday, April 5, 2008
Public Access


Category:
Category: All

05
April 2008
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
31 1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 1 2 3 4

  Exposition de Michel Haillard
Location:
Galerie Omagh
21, rue de Miromesnil
75008 Paris
M° Miromesnil
France
Phone : +33 (0)1 42 65 02 88
Fax : +33 (0)1 42 66 34 50
Mail : contact@galerieomagh.com
Internet Site : www.galerieomagh.com
Description:
14 mars - 18 avril 2008
Du lundi au samedi 11h-13h et 14h-19h
Vernissage en présence de l'artiste Jeudi 13 mars de 18h à 22h

Peaux d'autruche ou d'alligator, cornes de zébu, dents de phacochère ! Bienvenue dans l'univers décalé et hors normes de Michel HAILLARD.
Ce créateur de mobilier, à l'originalité débridée, vous propulse dans un monde fantastique, baroque et tribal, bravant les tabous et les effets de mode.

Dans sa prochaine exposition, Michel HAILLARD nous présente ses nouvelles oeuvres. Toutes uniques, fruit d'un savant mélange des matières les plus nobles et les plus précieuses, elles révèlent une puissance créative sans aucun précédent.

Admirées, parfois détestées, ses œuvres ne peuvent laisser indifférent. Vecteurs de sensation, d'émotion et de rêve, elles bousculent notre imaginaire.

Les meubles de Michel HAILLARD sont des créations d'un design baroque, exotique et paradoxal.
Véritables sculptures, les fauteuils, commodes et autres méridiennes de
Michel HAILLARD associent parfaitement esthétique et fonctionnel. Les fauteuils sont des trônes de chefs de tribu, les commodes sont des écrins pour des documents ou objets précieux et secrets…
Ses matières, Michel HAILLARD les collectionne depuis des années, au hasard de ses explorations et de ses recherches. Il combine le naturel incontestable de ses matériaux
– cornes ou os d'origines diverses, peaux d'antilope, de crocodile, de zèbre etc. –
au raffinement du bronze, ambre ou cristal.

Pour partir à la rencontre de ses créations inclassables, un ouvrage vient de lui être consacré, introduit par Philippe STARCK.

"Se battre, toujours se battre.
La vie de l'animal sauvage est terrible.
Non pas se battre pour survivre
au contraire, se battre,
se battre pour se faire attraper,
trucider, tanner, écailler,
empailler, pour finir en les plus beaux canapés du monde.
Les canapés et fauteuils de Michel Haillard
Moi-même, j'hésite…"
PHILIPPE STARCK

Michel Haillard Sofa BADMAN
Sofa BADMAN

Michel Haillard Lampadaire_OMON
Lampadaire ÔMÔN

12e Pavillon des Arts et du Design
Location:
Jardin des Tuileries
234, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Tuileries, Concorde
France
Description:
Esplanade des Feuillants

Mercredi 2 avril au Dimanche 6 avril 2008

Horaires : tous les jours de 11h à 20h
Nocturnes : jeudi 3 et vendredi 4 avril 2008 jusqu'à 22h
Entrée : 15 euros / gratuit pour les enfants de moins de 15 ans et pour les étudiants sur présentation de leur carte en cours de validité.

http://www.pad-paris.com

Nombre d'exposants : 80
Surface d'exposition : 4 750 m2

Organisation : SOC (Société d'Organisation Culturelle) www.socexpo.fr et www.pad-paris.com

Relations avec la presse :
Heymann, Renoult Associées
www.heymann-renoult.com

Raffinement et élégance, le PAD est le symbole représentatif de ce goût français, qui prône la juxtaposition et le mélange des genres, et qui aujourd'hui est reconnu internationalement.

Le salon est une démonstration d'un éclectisme qui sait brillamment manier les styles et les décors.
A chaque édition du PAD, les exposants rivalisent d'inventivité, de goût et de talent pour proposer un univers unique et somptueux sur leur stand.

Le PAD se transforme ainsi en un vaste décor du chic et du bon goût, infinie mosaïque composée de talents multiples venus des quatre coins du monde.

Créé en 1997 par deux marchands, Stéphane Custot et Patrick Perrin, événement majeur et référence confirmée de la scène internationale et parisienne, le PAD (Pavillon des Arts et du Design) rassemble les plus grands marchands au monde d'Art décoratif et moderne du XXème siècle et XXIème siècle.

Galerie Afrique, Applicat-Prazan, Galerie Aittouares, Galerie Arcanes, Galerie 146 Autegarden-Rapin, Galerie Avant-Scène, ADB-David Bellanger, Galerie Dominique Bert, Nicla Boncompagni, Bernard Bouisset, Alb Antiquités-Antoine Broccardo, Atelier Brugier-Louis Cane, Antoine Camus, Carpenters Workshop Gallery, Casati Gallery, Galerie de Casson, Cat-Berro Galerie, Jean-François Chabolle, Chahan Gallery, Chart Gallery, Galerie Chastel-Maréchal, Massimo Cirulli, Galleria Rossella Colombari, Sylvie Corbelin Paris, Galerie David Corcos, Galerie Jean-Louis Danant, Galerie Dansk Møbelkunst, Darga & Lansberg Galerie, Domicile Fixe, Galerie Downtown F. Laffanour, Galerie D-Room, Galerie Flak, Francine Joaillerie, Froissart-Lemaire, Galerie Yves Gastou, David Gill Galleries, Pierre-Marie Giraud, Galerie A. et P. Heim et J-M. Lelouch, Galerie Antoine Helwaser, Galerie Hopkins-Custot, HP Le Studio, Galerie Italienne, Jeanniard et Rivière, JGM Galerie, Jousse Entreprise, Jacques Lacoste, Franck Laigneau, Vincent Lecuyer, Jean-Marc Lelouch, Amandine Lesaffre, Galerie Françoise Livinec, Alain Marcelpoil, Galerie Martel-Greiner, Galerie Mathivet, Thierry Mercier, Galerie Le Minotaure, Galerie Des Modernes, Galerie Moulins, Mathieu Néouze, Nilufar Gallery, Galerie Jean-Pierre Orinel, Galerie Parisienne, Pegaso S.A.S, Galerie Plaisance, Galerie Hélène Porée, Eric Pouillot, Galerie Matthieu Richard, Clara Scremini Gallery, Sebastian + Barquet, Galerie Tamenaga, Galerie Patrice Trigano, Isabelle Turquin, Univers du Bronze, Galerie Sabine Vazieux, Galerie Vedovi, Galerie Olivier Watelet, Marie Watteau, Galerie Zlotowski.

Invité d'honneur du PAD 2008:
La Manufacture nationale de Sèvres.

Marathon de Paris 2008
Location:
Avenue des Champs-Elysées
Avenue des Champs-Elysées
75008 Paris
M° Charles de Gaulle - Etoile, George V, Franklin D. Roosevelt, Champs-Elysées
France
Description:
Marathon de Paris 2008

Musicora 2008 - le salon de la musique classique
Location:
Carrousel du Louvre
99, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre
France
Mail : communication@parisexpo.fr
Internet Site : www.carrouseldulouvre.fr
Description:
Du 4 avril au 6 avril 2008

Le salon de la musique classique 23ème édition

Thème 2008: "sur un air de jeunesse": instruments petites mains, éveil et sensibilisation à la musique, ateliers...

250 exposants: Luthiers, facteurs d'instruments et fabricants - Editeurs - Fédérations et associations – Centres de formation - Professionnels du spectacle - Régions, collectivités territoriales et institutions – Médias…

programmation musicale de qualité :
- Concert des révélations classiques 2007 de l'Adami. 2 avril, salle Cortot
- Concert d'ouverture de Musicora. 3 avril, Musicora
- Concert de clôture de la journée « sur un air de jeunesse ». 4 avril, Maison de la Radio, Radio-France
- Festival Févis, 1ère édition : 20 ensembles pour 10 siècles de musique. 3 et 4 avril, Délégation générale Wallonie Bruxelles
- Concert des lauréats du concours Musique d'ensembles 2007 organisé par la Fnapec. 5 avril, Musicora
- Concert des lauréats du concours d'excellence 2008 organisé par la CMF. 6 avril, Musicora
- Moments musicaux. Tous les jours, à tout moment, répartis dans les 3 salles de concerts et sur les stands…

Vente aux enchères d'instruments.
La présence de France musique.

Prix : 10/5 €

Infoline : www.musicora.ne
Web : http://www.musicora.net
Email : presse@secession.fr

Exposition "Lovis Corinth : entre impressionnisme et expressionnisme"
Location:
Musée d'Orsay
62, rue de Lille
1, rue de la Légion d'Honneur
75343 Paris Cedex 07
M° Musée d'Orsay, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 40 49 48 14
Internet Site : www.musee-orsay.fr
Description:
Musée d'Orsay
grand espace d'exposition (niveau 0, côté Seine)

1er avril - 22 juin 2008
Horaires : Tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h, le jeudi de 9h30 à 21h45

Tarification : Droit d'entrée au musée : plein tarif : 8 € ; tarif réduit et dimanche : 5,5 €

Bénéficiaires du tarif réduit : les visiteurs âgés de 18 à 30 ans et les familles nombreuses. Le jeudi soir, tarif réduit pour tous et gratuité pendant six mois pour les 18-25 ans.

Serge Lemoine, qui a cédé sa place de président du musée d'Orsay à Guy Cogeval, signe son départ à la retraite par le commissariat de cette rétrospective consacrée à l'un des grands peintres allemands de la première moitié du XXe siècle. Bien qu'il ait été formé à Paris chez Bouguereau et Robert-Fleury, Lovis Corinth (1858-1925) n'a jamais fait l'objet d'une exposition significative en France. Celle-ci, avec 80 tableaux et une trentaine d'œuvres sur papier, aborde ses différents thèmes de prédilection : mythologie, paysages de la vieillesse ou portraits, qui constituèrent une part importante de sa production autour de 1900, au moment de la Sécession. Installé à Berlin, Corinth devient l'interprète de la vie trépidante et libérée de la capitale allemande, trouvant dans le nu – traité de manière très charnelle - son motif le plus personnel. Lovis Corinth, entre impressionnisme et expressionnisme au musée d'Orsay, du 1er avril au 22 juin 2008

Après la re-découverte de l'artiste majeur suisse Ferdinand Hodler, le musée d'Orsay consacre une première rétrospective à son contemporain allemand, Lovis Corinth (1858-1925). Elève à l'Académie Julian à Paris, Corinth s'affirme comme un peintre subversif, à la croisée de l'impressionnisme français et de l'expressionnisme allemand.

L'exposition présente près de 80 tableaux et une trentaine d'oeuvre sur papier (encore moins connus du public) couvrant les différents thèmes abordés par Lovis Corinth. Des autoportraits surtout - il se représente dans 42 peintures et plus de 140 oeuvres sur papier entre 1887 et 1925 -, beaucoup de nus - genre qu'il considère comme le “latin de la peinture”-, des paysages aux couleurs expressionnistes vibrantes, des sujets bibliques et mythologiques traités de manière burlesque (cf. Retour de bacchanale, 1898) et à la fin de sa vie des scènes de genre de la vie quotidienne (cf. Distribution des cadeaux de Noël, 1913).

Lovis Corinth naît en Prusse-Orientale (1858) et suit de longues études artistiques aux beaux-arts de Königsberg, de Munich et à l'Académie Julian à Paris. Au Salon de 1890, il obtient la mention honorable pour Pieta (1889, détruit en 1945). L'année suivante, Corinth s'installe à Munich, où il devient membre fondateur de la Sécession munichoise (1900). Mais le jury de cette dernière refuse son oeuvre Salomé II (1900), qui mêle érotisme et mort et illustre plus une scène de la vie qu'une page de l'histoire. L'artiste emménage alors à Berlin (1901) où il connaît un grand succès. Il y fonde une école de peintures pour femmes.

La Sécession

La Sécession berlinoise est fondée en 1898. Max Liebermann en est le premier président et Walter Leistikow l'acteur principal. C'est ce dernier qui convainc Max Slevogt et Lovis Corinth de rallier le groupe. De 1899 à 1911 cette association devient vite un pôle majeur de la vie artistique allemande. En 1904, Paul Cassirer invente l'expression "triumvirat de l'impressionnisme allemand" pour Liebermann, Slevogt et Corinth : il souligne ainsi en quoi ces trois peintres se rapprochent de l'impressionnisme français.
La Sécession berlinoise permet dès lors à Corinth d'exposer ses oeuvres à intervalles réguliers auprès d'un public averti. L'artiste vit en effet sur les revenus de portraits [cf. Portrait de Madame Douglas (Irma Hübner), 1909, ou Portrait de Julius Meier-Graefe, 1917] que l'élite lui commande.

Images classiques détournées et scènes de vie

A partir de motifs classiques empruntés à la mythologie grecque, à la religion chrétienne et au monde littéraire, Corinth s'affirme dans le genre biblique et mythologique en détournant des sujets religieux. Il traite de façon obsessionnelle les thèmes de l'amour, du sexe ou de la mort. Sa peinture, dans son approche et sa facture, s'inspire d'abord de Frans Hals et de Rembrandt.

Au lieu de sublimer la souffrance du Christ sur la croix, il dépeint l'horreur de sa peine. Avec Salomé II, l'artiste s'affiche comme un “peintre de la chair”, exhibant le corps, le sang et la chair. D'où le rapprochement - à l'instar de son maître Rembrandt - entre une scène de boucherie (Le boeuf abattu à l'abattoir, 1905) et ses représentations de nu avec la chair débordande des femmes. Loin d'avoir un teint uniforme porcelaine, ses muses ont le corps marqué par le temps. De fait, Corinth choisit par principe - dans sa tentative de rapprocher l'art de la vie - des modèles parmi ses proches (sa famille et ses amis) et non parmi des mannequins professionnels à la beauté plastique.

Corinth a toujours peint d'après le modèle, généralement choisi dans son entourage direct. Ses personnages, aux gestes et aux expressions souvent outrés, célèbrent la nudité sans rien de la grâce présumée des figures bibliques ou mythologiques. Cette parodie de la tradition témoigne d'une veine satirique qui doit beaucoup à Arnold Böcklin et dont les échos se feront sentir chez Ludwig Meidner ou chez George Grosz et Otto Dix.

Plus tard, l'abandon de la hiérarchie des genres incite Corinth à s'intéresser aux scènes de la vie contemporaine, en particulier dans Jeu de quilles, Distribution des cadeaux de Noël (1913) ou dans Sur la plage de Forte dei Marmi (1914).


Lovis Corinth (1858-1925)
Sur la plage de Forte dei Marmi
1914
Huile sur toile
H. 76 ; L. 119 cm


Portraits et autoportraits

Les portraits de Corinth reflètent son évolution artistique, d'un académisme naturaliste à l'expressionnisme, en passant par une phase impressionniste. Il exécute une centaine de portraits d'hommes et de femmes du monde artistique et politique, devenant le portraitiste le plus en vogue de Berlin. Sa famille lui sert également de modèle.

Avec l'autoportrait, Corinth poursuit la quête de soi à travers la peinture. A partir de 1900, à l'approche de son anniversaire, il entame chaque année un autoportrait. La mise en scène exagérée de soi par le jeu, le recours au travestissement et à l'allégorie, ainsi que le travail en série, sont sans équivalent à l'époque.

Le peintre a sans conteste élaboré à travers cet exercice la partie la plus forte de son oeuvre. Dans son Dernier autoportrait de 1925, il se représente en buste devant un miroir qui renvoie l'image de son profil déformé et marqué par l'âge. Qu'il se montre en pleine activité ou désespéré, Corinth se révèle dans ce genre.

La passion du peintre

Corinth prête une attention particulière à la passion et à la mort de Jésus-Christ. Or le Grand martyre (1907), plutôt que célébrer la rédemption par le sacrifice de la croix, décrit crûment les tourments endurés par le Christ. Le thème récurrent de la crucifixion montre comment un même sujet a pu être prétexte à des solutions picturales différentes tout au long de son oeuvre.

Dans Salomé II (1900), où Corinth fait cohabiter les thèmes de la séduction et de la mort, les modèles restent identifiables. L'artiste y combine morbidité et virtuosité picturale. Plutôt qu'une page d'histoire, le tableau se présente comme une parodie de la vie. Sa manière provocante et non conventionnelle d'aborder le sujet fait de Corinth un peintre subversif.

Victime d'une attaque d'apoplexie dont il sort très affaibli en décembre 1911, Corinth se représente quelques mois plus tard en Samson aveuglé. Dans ce tableau, thème biblique et autobiographie se croisent. Le cadrage inattendu préfigure la dramaturgie cinématographique.


Lovis Corinth (1858-1925)
Samson aveuglé
1912
Huile sur toile
H. 130 ; L. 105 cm


Fidèle à une tradition de l'histoire de l'art, Corinth s'est avec obstination représenté en Christ, une pratique qui trouve son apogée dans l'Ecce homo de 1925. On y retrouve la facture distinctive des oeuvres tardives : la touche violente, qui devient un élément de style et le rapproche de l'expressionnisme.
Dans cet épisode biblique qui relate la comparution de Jésus devant Ponce Pilate, l'artiste se représente en Christ dont la tête est couronnée d'épines. Il entend montrer par là l'intensité avec laquelle il vit la Semaine Sainte: “[…] Je suis devant un grand tableau. Ce sera 'Ecce homo'. Je veux le terminer, Pâques m'a donné de l'énergie. Mon activité artistique est liée aux épisodes de la Bible et à ses fêtes”, écrit l'artiste le 13 avril 1925. L'oeuvre transcrit l'aptitude du Christ - du peintre - à surmonter les souffrances, ce pourquoi Corinth conçoit "le legs de ce tableau comme un appel à l'hummanité", précise l'un des commissaires de l'exposition Dietulf Sander (conservateur au Museum der bildenden Künste, Leipzig).
L'attachement au sujet sert souvent de prétexte à une peinture qui a déjà conquis son autonomie. La façon dont il aborde les thèmes de ses représentations illustre la liberté qu'il exprime à l'égard de l'iconographie traditionnelle, tout en témoignant de son attachement à la peinture et à la présence sensuelle de la couleur.


Lovis Corinth (1858-1925)
Couple de Bacchants (autoportrait)
1908
Huile sur toile


Le corps et la chair

Corinth étudie le nu à l'Académie Julian de Paris, dans les années 1880. Il considère ce genre comme le "latin de la peinture". Sa production de nus s'accroît sensiblement après 1904. Fidèle à l'idée expressionniste de fusionner l'art et la vie, l'artiste choisit rarement ses modèles parmi les professionnels. Il s'agit le plus souvent de proches.

Alors que nombre de ses allégories célèbrent la nudité, Corinth finit par débarrasser ses représentations de toute allusion mythologique ou religieuse. Certains tableaux sont nés d'observations spontanées de la vie quotidienne, tels que Matinée (1905) et Après le bain (1906), qui montrent son épouse, son modèle de prédilection, dans une occupation intime.

La volonté de Corinth de saisir le corps, la chair comme le sang, lui permet d'aborder des sujets dont se détournent d'autres peintres. A l'instar de Rembrandt, il s'intéresse aux scènes de boucherie, sans qu'elles relèvent du tableau de genre classique. Corinth associe en effet souvent les carcasses d'animaux aux nus, en raison de la sensualité des couleurs et de l'aspect lascif qu'ils dégagent. La viande et le sang sont mêlés aux cris qui résonnent, la touche picturale exaltée renvoyant à l'atmosphère de l'abattoir.

Paysages

Les paysages de Corinth répondent rarement à une commande. Ils obéissent le plus souvent à son désir créateur. Affranchis de tout contenu susceptible de distraire le regard, ce genre, qui relève des codifications traditionnelles de la peinture, met en évidence les qualités picturales de l'oeuvre : la composition, le traitement de la surface, la touche apparente, l'intensité des couleurs.

Les paysages tardifs, et plus précisément les vues du lac de Walchen, confirment l'amour profond de Corinth pour la nature et témoignent de sa lassitude à l'égard de la vie urbaine. Ces oeuvres reflètent le caractère changeant des paysages. Ainsi, à l'instar des impressionnistes français, il peint un même site à divers moments de la journée, voire de l'année. Cette série de tableaux réalisée entre 1918 et 1925 célèbre l'autonomie de la couleur.

La production de paysages, comme celle de natures mortes, s'intensifie vers la fin de sa vie. Corinth y fait évoluer ses motifs. Bon nombre de ces tableaux aux couleurs floues et entremêlées se caractérisent par la dissolution des formes, leur point de vue rapproché et une touche rageuse. L'expressivité de la peinture même l'emporte sur le rendu précis du sujet.

Oeuvres sur papier

"Très rares étaient ceux qui savaient que Corinth, peintre génial, fut tout aussi génial en noir et blanc." (Karl Schwarz). Les oeuvres sur papier dépassent de loin l'oeuvre peint en nombre. Dessin et aquarelle, eau-forte, pointe sèche et vernis mou, lithographie en noir et en couleurs jalonnent le parcours de l'artiste.

A part l'esquisse préparatoire, qui sert à étudier la pose du personnage et la composition du tableau, la majeure partie des feuilles dessinées par Corinth, ainsi que ses aquarelles, se présentent comme des oeuvres à part entière. Ses illustrations de livres, celles pour la Bible, par exemple, vont contribuer, de même que ses gravures, à sa célébrité.

Anselm Kiefer : un hommage à Corinth

Né en 1945 à Donaueschingen (Allemagne), Kiefer est un des plus importants artistes contemporains. A l'invitation du musée d'Orsay, il rend hommage à Corinth avec une oeuvre spécialement créée pour la circonstance.

Pour Lovis Corinth. Autoportrait au squelette (2007) est un triptyque (pour la Trinité et la Passion) dans lequel le tournesol fané - plante fétiche de A. Kiefer - , symbole de la vanité, structure l'arrière-fond de l'image. On le retrouve avec des épines, un squelette que l'artiste a lui-même fabriqué, et des indications alphanumériques sur feuilles blanches qui rappellent la nomenclature des étoiles établie par la NASA, Anselm Kiefer voulant de la sorte lier les éléments qu'il représente avec le cosmos. Tout évoque la thématique du changement, de la transformation, récurrente dans l'oeuvre des deux Allemands.
Les vitrines sont truffées d'épines, qui font allusion à la passion du Christ. Dans le panneau central, une colonne vertébrale rappelle l'Autoportrait au squelette de Corinth (1896) du musée Lenbachhaus de Munich.

Avec cette oeuvre, Anselm Kiefer témoigne de l'importance de la postérité de Corinth dans l'art contemporain.


Anselm Kiefer
Pour Lovis Corinth. Autoportrait au squelette
2007
Triptyque
H. 282 ; L. 576 cm


Critiques

http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2008/04/05/lovis-corinth//

Exposition de Sylvester Engbrox
Location:
Galerie VivoEquidem
113, rue du Cherche-Midi
75006 Paris
M° Duroc, Falguière, Montparnasse - Bienvenüe
France
Phone : +33 (0)9 61 26 92 13
Mail : galerie@vivoequidem.net
Internet Site : www.vivoequidem.net
Description:
Du 13 février au 29 mars
prolongation jusqu'au samedi 3 mai inclus

D'origine allemande, Sylvester Engbrox est un artiste aux talents multiples. D'abord photographe (il fut l'assistant de Larry Fink), il dirigea un temps un label indépendant de musique avant de revenir complètement à la peinture il y a deux ans. Son oeuvre révèle sa vision singulière du monde qui l'entoure. Sylvester Engbrox peint des toiles mettant en scène des personnages dans des décors élaborés et improbables. Les sujets sont des femmes vues au travers de leur nudité, parfois mélancoliques, souvent solitaires et observées par d'autres personnages. L'exposition-vente rassemble une dizaine de ses œuvres.

Artiste inclassable, Sylvester Engbrox peint des toiles révélant sa vision fantasmatique du monde qui l'entoure. Du 13 février au 29 mars, la galerie VivoEquidem nous permet de découvrir l'univers à part de ce peintre, au travers d'une exposition rassemblant plusieurs de ses toiles.

Les oeuvres de Sylvester Engbrox mettent en scène des personnages dans des décors élaborés et improbables. Les sujets sont des femmes vues au travers de leur nudité, parfois mélancoliques, souvent solitaires et observées par d'autres personnages. L'artiste puise son inspiration dans les images publiées dans la presse grand public ou sur Internet, images qu'il n'a de cesse de classer selon une typologie qui lui est propre. C'est de la confrontation entre ces images que naissent ses peintures.

D'origine allemande, Sylvester Engbrox est un artiste aux talents multiples. D'abord photographe (il fut l'assistant de Larry Fink), il dirigea un temps un label indépendant de musique avant de revenir complètement à la peinture il y a deux ans.

Présentées pour la première fois, ces oeuvres dont certaines suscitent sentiment d'étrangeté et impression de «voyeurisme», ont un sens que l'artiste laisse à chacun le soin d'imaginer. Résolument moderne, la peinture de Sylvester Engbrox est une des grandes découvertes de l'art actuel.

Jean-Luc Chalumeau, critique d'art, a présenté l'exposition le 12 février (vernissage) en présence de l'artiste et a préfacé un catalogue grand format, en version billingue (anglais et français). Il sera disponible à la galerie au prix de 16 euros. 50 exemplaires signés par l'artiste seront également mis en vente au profit de l'association au prix de 50 euros. Vous pouvez le réserver dès maintenant.

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080212_Sylvester_Engbrox.pdf

15ème festival Exit
Location:
Maison des Arts et de la Culture de Créteil
Place Salvador Allende
94000 Créteil
M° Créteil - Prefecture
France
Phone : +33 (0)1 45 13 19 19
Mail : mac@maccreteil.com
Internet Site : www.maccreteil.com
Description:
du 28 mars au 6 avril

Du 28 mars au 6 avril, à la faveur du 15e festival Exit, la Maison des Arts de Créteil accueille un riche ensemble de propositions artistiques ultra-contemporaines.

Art Paris
Location:
Grand Palais
Galeries Nationales du Grand Palais
avenue Winston Churchill
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
M° Champs-Elysées - Clemenceau
France
Internet Site : www.grandpalais.fr
Description:
Exposition ouverte du 03 au 07 avril 2008
Après-midi professionnelle et vernissage : le 2 avril, de 15h à 23h
Ouverture au public : du 3 au 6 avril 2008, de 11h à 21h et lundi 7 avril 2008, de 11h à 18h

Du 3 au 7 avril, artparis fête sa 10ème édition au Grand Palais et accueille 115 galeries particulièrement dynamiques et représentatives du marché international d'art moderne et contemporain.

Avec un renouvellement de 95% des galeries en 9 ans, 40% de participants étrangers et un nouveau secteur dédié à la photographie contemporaine, artparis est devenu l'un des rendez-vous incontournable de la scène artistique européenne.

A l'occasion de sa 10ème édition, artparis propose une exposition thématique, spécialement dédiée aux artistes emblématiques et émergents du monde arabe.

Synthèse entre Occident et Orient, l'art contemporain de cette région, encore trop peu connu, y apparaît à travers la grande diversité de styles qui le caractérise. Confrontation entre de multiples regards, à la confluence de l'Afrique, de l'Asie et de l'Europe, cette exposition riche d'influences est organisée avec le concours de Brahim Alaoui, commissaire d'exposition et historien d'art.

Cette invitation au dialogue entre les différentes approches artistiques fait écho à artparis-AbuDhabi dont la première édition, en novembre dernier, a été couronnée de succès : plus de 9 000 visiteurs et collectionneurs sont venus plébisciter cette rencontre interculturelle et dont la seconde édition se déroulera du 17 au 21 novembre à l'Emirates Palace.

Artparis 08 accueille :

1900-2000 (Paris, France) / Acte2 (Paris, France) / Arnoux (Paris, France) / Artiscope (Bruxelles, Belgique) / Ayyam (Damas, Syrie) / Alessandro Bagnai (Florence, Italie) / Baudoin Lebon (Paris, France) / Albert Benamou (Paris, France) / Claude Bernard (Paris, France) / Berthet Aittouarès (Paris, France) / Brimaud (Paris, France) / Jean Brolly (Paris, France) / Remy Bucciali (Colmar, France) / Denise Cadé (New-York, Etats Unis) / Camera Obscura (Paris, France) / Massimo Carasi (Milan, Italie) / Louis Carré & Cie (Paris, France) / Bernard Ceysson (St Etienne, France) / Philippe Chaume (Paris, France) / Chinese Contemporary LTD (Londres, Grande Bretagne) / Darga & Lansberg (Paris, France) / Di Meo (Paris, France) / Die Galerie (Francfort sur Main, Allemagne) / Dina Vierny (Paris, France) / François Ditesheim (Neuchâtel, Suisse) / Patricia Dorfmann (Paris, France) / Raymond Dreyfus (Paris, France) / Eric Dupont (Paris, France) / El Marsa (El Marsa, Tunisie) / Emotion (Paris, France) / Erdesz & Maklary Fine arts (Budapest, Hongrie) / Editions Fanal (Bâle, Suisse) / Flatand (Utrecht, Pays Bas) / Forni (Bologne, Italie) / Forsblom (Helsinki, Finlande) / Pascal Gabert (Paris, France) / Christophe Gaillard (Paris, France) / Nathalie Gaillard (Paris, France) / Claire Gastaud (Clermont-Ferrand, France) / GKM Siwert Bergstrom (Malmo, Suède) / Laurent Godin (Paris, France) / Gomez Turu (Barcelone, Espagne) / Hafenrichter & Flügel (Nüremberg, Allemagne) / Haim Chainin Fine Arts (New-York, Etats Unis) / Thessa Herold (Paris, France) / Ernst Hilger (Vienne, Autriche) / Hup (Amsterdam, Pays Bas) / Ghislaine Hussenot (Paris, France) / Catherine Issert (Saint-Paul, France) / JGM (Paris, France) / l'Instant (Paris, France) / Johyun (Busan, Corée) / La Navire (Brest, France) / Lahumière (Paris, France) / Larock Granoff (Paris, France) / Lases (Paris, France) / LC (Paris, France) / Alain le Gaillard (Paris, France) / Lelong (Paris, France) / Thomas Levy (Hambourg, Allemagne) / Eric Linard (La Garde Adhemar, France) / M+B (Los Angeles, Etats Unis) / Constance de Malleray (Paris, France) / Mario Mauroner Contemporary (Vienne, Autriche) / Maruani & Noirhomme (Bruxelles, Belgique) / Marion Meyer (Paris, France) / Meyer Zafra (Paris, France) / Lelia Mordoch (Paris, France) / Morone Di Planart (Milan, Italie) / Charlotte Moser (Genève, Suisse) / Rabouan Moussion (Paris, France) / Georg Nothelfer (Berlin, Allemagne) / Nathalie Obadia (Paris, France) / Obsis (Gennevilliers, France) / Oniris (Rennes, France) / Orel Art (Paris, France) / Frank Pages Art (Baden-Baden, Allemagne) / Paris Bejing Photo (Bejing, Chine) / Pasnic (Paris, France) / Françoise Paviot (Paris, France) / Gilles Peyroulet (Paris, France) / Guy Pieters (Knokke-Heist, Belgique) / Poggiali E Forconi (Florence, Italie) / Protée (Paris, France) / Catherine Putman (Paris, France) / Repetto (Acqui Terme, Italie) / Pascal Retelet (Monaco, Monaco) / Jean-Pierre Ritsch-Fisch (Strasbourg, France) / Rive Gauche (Paris, France) / RX (Paris, France) / San Carlo (Milan, Italie) / Sapone (Nice, France) / Sophie Scheidecker Fine Art (New York, Etats Unis) / Mimmo Scognamiglio Artecontemporanea (Naples, Italie) / Eric Seydoux (Paris, France) / Silk Road (Téhéran, Iran) / André Simoens (Knokke, Belgique) / Sollertis (Toulouse, France) / Michel Soskine INC (Madrid, Italie) / Laurent Strouk (Paris, France) / Vanessa Suchar (Londres, Grande Bretagne) / Tanit (Münich, Allemagne) / Daniel Templon (Paris, France) / Toninelli Art Moderne (Monaco, Monaco) / Toxic (Luxembourg, Luxembourg) / Hélène Trintignan (Montpellier, France) / Patrice Trigano (Paris, France) / Vidal Saint Phalle (Paris, France) / Visconti Fine Art (Ljubljana, Slovénie) / LWS-Lucie Weil Seligmann (Paris, France) / Esther Woerdehoff (Paris, France) / Xin Dong Cheng (Pékin, Chine) / Les Yeux Fertiles (Paris, France) / Sonia Zannettacci (Genève, Suisse) / Ziegler (Zürich, Suisse)

http://www.artparis.fr

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Location:
Bibliothèque Nationale de France - site François-Mitterrand
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
M° Bibliothèque François-Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 59 59
Internet Site : www.bnf.fr
Description:
Galerie François 1er

9 octobre 2007 > 13 avril 2008
mardi-samedi de 10h à 19h, dimanche de 13h à 19h, fermé lundi et jours fériés

entrée 5€ / tarif réduit 3,5€

Un personnage, un acte, une mémoire. Immenses, ardents, combatifs, les héros, depuis l'Antiquité et jusqu'à aujourd'hui, vivent essentiellement dans l'imaginaire des peuples. Modèles pour l'avenir mais aussi miroirs de notre passé, ils ont, au cours des siècles, changé d'étoffe et de valeurs, tout en subissant la concurrence du sage, du saint, du grand homme ou de la star.
L'exposition Héros, d'Achille à Zidane propose un parcours dans l'imaginaire occidental.

Qu'y a-t-il de commun entre Superman, l'homme d'acier et Roland, le preux médiéval ? Entre le résistant Jean Moulin et Achille, légendaire combattant de la guerre de Troie ? Rien, sinon une volonté, un engagement physique total,
une action à la fois violente et miraculeuse, destinée à sauver une communauté en péril. L'héroïsation, par la publicité d'exploits réels ou fictifs, est néanmoins nécessaire. Elle isole les héros, les grandit, puis nourrit le culte dont ils sont l'objet, et fait résonner - plus ou moins longtemps - leurs noms dans les mémoires.

Comme le rappelle André Malraux :« Il n'y a pas de héros sans auditoire » (L'Espoir, 1937). Ainsi tout héros est-il le produit d'un discours : c'est en suivant ce fil rouge que l'exposition explore l'imaginaire occidental. Le terme de héros est aujourd'hui galvaudé et polysémique et les héros sont multiples : certains sont uniques et vénérés secrètement, d'autres sont célèbres et connus de tous, et leurs noms s'inscrivent dans des panthéons parfois fugaces. Si le poète construisait les héros anciens, l'historien les démocratise afin qu'ils incarnent toute la nation, avant que les professionnels des médias (journalistes, cinéastes, publicistes, créateurs de jeux) ne mondialisent aujourd'hui des personnages devenus composites.
Les figures choisies illustrent la fabrique héroïque, son cheminement, ses vecteurs, ses éclipses et ses invariants. Achille, Héraclès, Thésée, saint Martin, Roland, Lancelot, Condé, Napoléon, Vercingétorix, Jeanne d'Arc, Jean Moulin, De Gaulle, Lucie Aubrac,
Che Guevara, Jimi Hendrix, James Bond, Superman, Zidane, voici quelques êtres exceptionnels magnifiés par la parole, le texte et l'image.
Les collections de la BnF permettent d'illustrer les différents vecteurs d'héroïsation et la variété de leurs supports : vases antiques, sculptures, monnaies, manuscrits, incunables, livres, estampes, jeux de cartes, imagerie populaire, photographies, affiches, presse, musique, films, objets dérivés, jeux vidéo, etc. Ouverte avec la figure de Gilgamesh, roi-héros de la première épopée connue, l'exposition comprend trois parties : la première consacrée au héros aristocratique, produit de la culture occidentale des élites, de l'Antiquité au siècle des Lumières ; la seconde au héros national et à sa construction en France à partir de la Révolution et jusqu'à la Libération ; la dernière à l'éclatement, depuis 1945, du modèle en neuf familles héroïques dans un univers mondialisé.

Des pièces prestigieuses ou étonnantes
Parmi les pièces les plus prestigieuses ou étonnantes, le visiteur pourra admirer, au sein du parcours : deux amphores en céramique attique à figures noires montrant, l'une le combat d'Héraclès contre Géryon, la seconde celui de Thésée terrassant le Minotaure, un médaillon d'or (nikètèrion) du Trésor de Tarse, frappé de la tête d'Héraclès coiffée de la léonté, avec les traits d'Alexandre le Grand, un lécythe avec Achille traînant le corps d'Hector (musée du Louvre), des manuscrits médiévaux enluminés (Chroniques françaises, Renaut de Montauban, Lancelot du Lac), dont un manuscrit persan sur la vie légendaire d'Eskandar (Alexandre).
Un incunable sur vélin de 1496 est consacré à La Vie et Miracles de Mgr sainct Martin.
Deux monumentales gravures des Batailles d'Alexandre d'après les tableaux de Charles Le Brun célèbrent la gloire de Louis XIV, la pompe funèbre du Grand Condé.
Parmi les pièces remarquables de l'exposition figurent aussi des dessins de Jacques-Louis David, des estampes et gazettes révolutionnaires (Serment du Jeu de Paume, Mort de Bara, Passage du pont d'Arcole), un manuscrit autographe du texte de l'Hymne des Marseillois par Rouget de Lisle, une scène légendaire de Napoléon saluant un grognard reproduite en papier peint, des caricatures, le Retour de Russie de Géricault,
des planches des Désastres de la guerre de Goya, les Notes prises sur place par Victor Hugo lors des funérailles de l'empereur en 1840, des ouvrages de Michelet, Lavisse, des manuels scolaires, des bons points, des objets du culte johannique, une affiche de Grasset pour Sarah Bernhardt dans le rôle de Jeanne d'Arc. Un tableau allégorique de Meissonier sur le Siège de Paris (1870- 1871) est prêté par le musée d'Orsay.
Pour les périodes plus récentes, un éclairage particulier s'attache à la mutation de la posture du soldat, du héros partant à l'assaut, au poilu dans la boue des tranchées, ainsi qu'à la concurrence des héros dans l'entre-deux-guerres.
Les manuscrits de Vol de nuit de Saint-Exupéry et de Premier Combat de Jean Moulin, ainsi que le discours de Malraux pour le transfert des cendres de Moulin au Panthéon, les dernières lettres de Joseph Epstein (colonel Gilles) à sa femme et son fils (collection Georges Duffau) sont des illustrations emblématiques du héros combattant et du résistant. Les héros multiples d'aujourd'hui sont appréhendés à travers des médias divers : affiches, photographies, journaux, BD, albums d'images à coller, jeux vidéo, tableaux, livres, disques, jouets...
Odile Faliu

Exposition "Héros, d'Achille à Zidane"
Le tournoi de Sorelois. Lancelot du Lac. France, XVe siècle © BnF/Dép. Manuscrits

Exposition "Léon Gimpel (1873-1948) : Les audaces d'un photographe"
Location:
Musée d'Orsay
62, rue de Lille
1, rue de la Légion d'Honneur
75343 Paris Cedex 07
M° Musée d'Orsay, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 40 49 48 14
Internet Site : www.musee-orsay.fr
Description:
Musée d'Orsay
Galerie de photographie

12 février - 27 avril 2008
Horaires : Tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h, le jeudi de 9h30 à 21h45

Tarification : Droit d'entrée au musée : plein tarif : 8 € ; tarif réduit et dimanche : 5,5 €

Bénéficiaires du tarif réduit : les visiteurs âgés de 18 à 30 ans et les familles nombreuses. Le jeudi soir, tarif réduit pour tous et gratuité pendant six mois pour les 18-25 ans.

Conférences : Vérités et mensonges : naissance du photo-reportage, en partenariat avec l'Agence Magnum, 13, 20 mars et 3 avril 2008 à 18h30 (entrée libre).

Visites avec conférencier : les jeudis à 19h30, du 21 février au 17 avril 2008.

Aujourd'hui méconnu, Léon Gimpel fut pourtant un célèbre photographe amateur de la Belle Epoque, grâce notamment à son travail pour le journal L'Illustration. Il laisse libre cours à sa curiosité en réalisant des reportages pour la presse et en concevant des séries destinées à la vulgarisation scientifique. Animé d'une insatiable curiosité technique, il essaye de pousser au plus loin les possibilités du médium. Sa pratique amateur devient alors virtuose : il enregistre en noir et blanc la foudre qui s'abat sur la tour Eiffel, l'évolution d'un Paris nocturne qui s'éclaire désormais à l'électricité ou encore la vision en plongée que les premiers aviateurs perçoivent de leurs nouveaux engins.

En 1907, Gimpel est associé à la présentation de l'autochrome, premier procédé commercialisé de photographie en couleurs, dans les locaux de L'Illustration. Il en exploite de façon magistrale les possibilités, réalise des reproductions en couleurs de paysages de montagne, d'éclairages de façades ou de scènes de la vie parisienne, magnifie en somme l'univers chatoyant de la Belle Epoque.

L'exposition rassemble autochromes et tirages sur papier, mais également des plaques de projection utilisées pour des séances alors aussi populaires que celles des premiers films du cinématographe.

En 1907, il organise la présentation de l'autochrome dans les locaux de L'Illustration. Mis au point par les frères Lumières, l'autochrome est le premier procédé industrialisé et commercialisé de photographie en couleurs. Non seulement Gimpel exploite l'autochrome, mais il en accélère la sensibilité pour enregistrer en couleurs des moments fugaces ou des sujets peu lumineux : des scènes de la vie parisienne, des éclairages de façades et des paysages de montagne deviennent autant de possibilités iconographiques pour le photographe qui rend grâce à l'univers coloré et chatoyant de la Belle Époque.

Exposition "Léon Gimpel (1873-1948) : Les audaces d'un photographe"
La Foule s'écoulant sur le parvis Notre-Dame après le passage du cortège de la mi-carême (vue prise de Notre-Dame), 3 mars 1910
© Léon Gimpel / Photo Patrice Schmidt, Paris, musée d'Orsay

Gimpel travaille pour le journal L'Illustration à partir de 1904 ; l'association entre le photographe et l'hebdomadaire dure trente ans. L'essentiel de ses images publiées représente une actualité de proximité, mais il joue également les « envoyés spéciaux » et couvre notamment la venue des souverains russes à Cherbourg ou le célèbre meeting aérien de Bétheny. À cette occasion, Gimpel s'embarque à bord d'un dirigeable et photographie l'évolution des pionniers de l'aviation de haut en bas. À partir de cette date, le photographe adopte régulièrement le mode de la vision en plongée qui devient un véritable style dans son traitement de l'actualité pour la presse illustrée.

Grâce au don de sa femme, les photographies de Léon Gimpel sont conservées par la Société française de photographie. Elles ont été récemment inventoriées, classées et reconditionnées. L'étude du Journal de Gimpel a permis d'enrichir leur connaissance et l'analyse des archives du journal L'Illustration a offert la possibilité d'étudier pour la première fois les liens entre la photographie originale et sa publication dans la presse.

L'exposition présente environ 180 photographies – autochromes et plaques de projection, ses images seront mises en rapport avec les extraits de L'Illustration.

Exposition "Léon Gimpel (1873-1948) : Les audaces d'un photographe"
Enseigne lumineuse. Photo Muget, 28 novembre 1925
© Léon Gimpel / Photo Patrice Schmidt, Paris, musée d'Orsay

Cette présentation permet de rendre hommage au travail de Léon Gimpel mais aussi de valoriser, de façon exceptionnelle, une pratique de la photographie très populaire en son temps mais aujourd'hui oubliée ; les séances de projection de plaques lumineuses étaient, au début du XXe siècle, aussi courues que celles des premiers films du cinématographe. À côté de la présentation des plaques de projection et des autochromes, environ 150 images sont projetées, en boucle.

Commissaires
Thierry Gervais, éditeur de la revue Etudes photographiques et membre de la SFP, Dominique de Font-Réaulx, conservateur au musée d'Orsay

En collaboration avec la Société française de Photographie
Avec le soutien de Neuflize Vie

Publication
Léon Gimpel (1873-1948). Les audaces d'un photographe
Collectif, sous la direction de Thierry Gervais et Dominique de Font-Réaulx
Musée d'Orsay / 5 Continents Editions
40 €

Exposition "Léon Gimpel (1873-1948) : Les audaces d'un photographe"
Léon Gimpel Autoportrait au Palais de Glaces de l'Exposition universelle© DR - SFP

Exposition "Léon Gimpel (1873-1948) : Les audaces d'un photographe"
Léon Gimpel Place de la Madeleine un dimanche matin© DR - SFP

08:00  
09:00  
10:00 [10:00-18:00] Lancement nouvelle attraction DisneyLand Paris
Location:
Disneyland® Resort Paris
Boulevard du Parc
Esplanade François Truffaut
BP 100
77777 Marne-la-Vallée
M° RER A Marne-la-Vallée - Chessy
France
Internet Site : www.disneylandparis.fr
Description:
Lancement nouvelle attraction DisneyLand Paris





[14:00-22:00] installation sonore pour 9 haut-parleurs de Dominique Petitgand
Location:
Les Instants Chavirés
ancienne Brasserie Bouchoule
2, rue Emile Zola
7, rue Richard Lenoir
93100 Montreuil
M° Robespierre
France
Phone : +33 (0)1 42 87 25 91
Mail : infos@instantschavires.com
Internet Site : www.instantschavires.com
Description:
5 avril - 4 mai 2008
exposition ouverte du mardi au dimanche 15h-19h
vernissage samedi 5 avril de 14h à 20h

L'invitation faite à Dominique Petitgand pour un projet d'installation sonore dans l'ancienne brasserie Bouchoule, le lieu d'exposition des Instants Chavirés, est évidemment liée à la question de la présence des arts visuels au sein d'un lieu originellement de musique. Son travail se trouve d'entrée de jeu à la confluence de ces éléments. Le son, la voix, la musicalité, l'espace et la possibilité de "regarder" font également partie de la notion de concert, mais existent assez différemment dans la situation d'une installation de Dominique Petitgand.

L'expérience et l'écoute qui en découlent sont intimement liées à l'espace et à la liberté qu'a le visiteur d'appréhender ce moment.

« L'espace de l'ancienne brasserie est immense, mais s'il est principalement composé de quatre parties (un hall central et trois annexes, dont une inaccessible au visiteur), il m'apparaît à l'oreillecomme étant d'un seul tenant. Je veux dire par là qu'un seul son provenant de n'importe quel endroit de l'espace se diffuse déjà dans toute l'exposition, remplit tout le volume. Parce que je ne souhaite pas mettre des cloisons, refermer les parties sur elles-mêmes, les rendre imperméables à ce qui se passe à côté et au loin, il me reste à jouer sur leurs rapprochements, leurs éloignements, à les mettre en perspective. L'installation distribue donc dans le temps des séquences sonores qui mettent chacune en jeu différents points de l'espace, parfois d'un bout à l'autre, connectant plusieurs pôles, mêlant proches et lointains. Le récit se construit par le synchronisme qui relie les voix et les sons à distance, et ce que cela crée chez l'auditeur comme surprise et sentiment de télépathie, d'accord mystérieux qui se trame entre les différentes parties d'un tout [...] »

Dominique Petitgand
(extrait de l'entretien réalisé avec Guillaume Constantin en février 2008, disponible sur simple demande)

Dominique Petitgand
biographie, images et extraits des installations sonores
http://www.gbagency.fr

éditions cd
http://www.icidailleurs.com
http://www.metamkine.com

commissaire de l'exposition : Guillaume Constantin
contact presse : guillaume@instantschavires.com - 06 22 40 76 94







[15:00] Exposition de Céleste Boursier-Mougenot "from here to ear recycle zombiedrones"
Location:
Galerie Xippas
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 40 27 05 55
Fax : +33 (0)1 40 27 07 16
Mail : paris@xippas.com
Internet Site : www.xippas.com
Description:
5 avril - 17 mai
mardi-vendredi 10h-13h, 14h-19h, samedi, 14h-19h

Pour sa première exposition à la galerie Xippas, l'artiste Céleste Boursier-Mougenot transforme la galerie en volière.

Céleste Boursier-Mougenot a débuté comme musicien. De 1985 à 1994, il est le compositeur de la compagnie de théâtre de Pascal Rambert. Au début des années 1990, il entreprend de donner une forme autonome à sa musique en réalisant des installations dans les lieux destinés à l'art contemporain. À partir de situations ou d'objets les plus divers, dont il parvient à extraire un « potentiel musical », il élabore des dispositifs qui conjuguent le son et le mouvement et sont destinés à être déployés dans les espaces des lieux qui les accueillent en relation avec la situation, l'architecture ou l'environnement de ces lieux. Ces dispositifs et leur « mise en place » constituent, selon l'artiste, les conditions préalables à l'émergence d'œuvres qui se développent en direct et se renouvellent par les circonstances de leur présent.

En conférant une égale importance à la musique en tant que « forme à écouter », qu'aux modalités de sa production et de sa présentation, Céleste Boursier-Mougenot nous invite à une écoute qu'il qualifie de « distraite ». Les bruits de notre environnement, les sons résiduels qui ne sont pas produits à des fins musicales recèlent un potentiel que ses dispositifs recadrent pour une « expérience d'écoute » qui associe le visible et l'audible et intègre temporairement la présence de « celui qui contemple » comme partie intégrante de l'œuvre. Le bruit d'une voiture qui passe, celui d'une chaise qu'on déplace, le bourdonnement familier des appareils électriques ou le tintement des bols de porcelaine qui flottent dans une piscine pour enfant; autant de données aléatoires, de matériaux à partir desquels il conçoit des dispositifs qui accompagnent le rythme physiologique de notre vie, prolonge les attentes d'une « musique d'ameublement ». Utilisant les imperfections des systèmes qu'il emploie, les accidents techniques, le larsen sonore ou le feedback vidéo, il joue de la disjonction des sources avec virtuosité : le signal vidéo traité comme du son, des harmonicas montés sur des aspirateurs, des guitares électriques transformées en perchoirs pour les oiseaux… Depuis 2006, avec les œuvres intitulées bruitformé, flamByframe, virus ou recycle, il transpose aux champs de la sculpture, de l'objet ou de l'image les principes du feedback et de la transduction qui ont fondé sa démarche.

Pour cette première exposition à la galerie Xippas, Céleste Boursier-Mougenot installe from here to ear, récemment exposé au Lentos Kunstmuseum de Linz (Autriche). Ce dispositif, dont le principe a été conçu au début des années 1990, transforme l'espace de la galerie en une volière dans laquelle les visiteurs entrent pour côtoyer quelques dizaines d'oiseaux vivants qui en se posant sur les guitares électriques engendrent une pièce musicale.
Dans un autre espace de la galerie, l'artiste installe son « set standard pour deux téléspectateurs » de la pièce inédite intitulée zombiedrones. Le cryptage en direct des images télévisuelles, dont le dispositif se nourrit, teinte les scènes les plus banales vidées de leur message d'une « inquiétante étrangeté ».

L'exposition à la galerie Xippas accompagne la parution du premier livre consacré à son œuvre Céleste Boursier-Mougenot, états seconds. Cet ouvrage conçu par l'artiste est édité par Analogues, maison d'édition pour l'art contemporain, en collaboration avec le Collège/Frac Champagne-Ardenne, le Frac Lorraine et le Grand Café de St Nazaire, comprend un entretien de Christophe Kihm avec François Quintin, un texte de Peter Szendy et un entretien de Céleste Boursier-Mougenot avec l'artiste Samuel Bianchini.

Par ailleurs, scanner, la pièce acquise par le FNAC en 2006, est présentée depuis le 1er mars dans l'exposition Nouvelles du Mont Analogue au Musée Départemental d'Art Contemporain de Rochechouart et à l'occasion de l'exposition inaugurale du Children's Museum/Museo de los Niños de San Diego (États Unis) au mois de mai prochain, Céleste Boursier-Mougenot réalisera une nouvelle mise en place de l'œuvre harmonichaos, dispositif pour treize aspirateurs et autant d'harmonicas.
Enfin, le Théâtre de Gennevilliers invite l'artiste pour un nouvel épisode du projet index dont le dispositif, constitué d'un grand piano acoustique Disklavier et d'ordinateurs en réseau, sera mis en œuvre durant toute la saison 2008-2009.








[16:00-21:00] Vernissage de Martin Szeleky "Concrete"
Location:
Galerie kreo
31, rue Dauphine
Fond de cour
75006 Paris
M° Odéon, Mabillon, Pont Neuf, Saint-Germain-des-Prés, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 53 10 23 00
Fax : +33 (0)1 53 10 02 49
Mail : kreogal@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriekreo.com
Description:
05 avr. - 17 mai 2008

C'est l'histoire d'une métamorphose. Celle d'un matériau propre à l'architecture, le béton fibré, qui s'épanouit tout aussi soudainement à l'échelle de l'objet. Avec le projet Concrete, le designer Martin Szekely lui confère une seconde nature.

C'est l'histoire d'une métamorphose. Celle d'un matériau qui se plie soudain à une méticulosité extrême. Celle d'un matériau propre à l'architecture qui s'épanouit tout aussi soudainement à l'échelle de l'objet. Ce matériau, le béton fibré Ductal® développé par Lafarge, est issu de la nouvelle génération des bétons dits à ultra-hautes performances. Celui-ci contient des fibres synthétiques, noyées dans la masse. Elles jouent le rôle dévolu aux armatures traditionnelles, mais confèrent au matériau des performances bien supérieures.

Depuis longtemps, le designer Martin Szekely cherchait à se confronter à un matériau « lourd », tel ce béton emblématique de l'univers du bâtiment. Or prendre la mesure d'un matériau demande parfois du temps. Deux ans, dans le cas présent - les premières esquisses datent de 2005.

Cette recherche s'inscrit en droite ligne du travail mené par le designer depuis une douzaine d'années. Son principe liminaire : le projet est la synthèse de diverses données existantes, lesquelles découlent en majorité du matériau lui-même. Ainsi, l'objet n'est pas issu du dessin, mais résulte de la qualité intrinsèque du béton fibré.

Le béton fibré Ductal® possède, en outre, sa propre logique : « c' est un matériau moulé: il peut être coulée et pressée telle une gaufre», fait remarquer le designer. D'où cette idée de travailler le béton fibré « comme une peau». Epaisseur de la peau : 8 mm. Cette épaisseur a été calculée au plus juste, insiste Szekely. Il est donc quasiment impossible de l'amincir davantage, cela ne tiendrait pas».

Interroger les matériaux jusqu'à leurs limites reste l'une des inclinations fétiches du designer. Idem avec la notion d'économie visuelle». Selon Szekely, il s'agit d' assembler les pièces de la façon la plus économe possible». Point de détails ostentatoires donc, bien au contraire. Ainsi, le système de fixation des pieds, deux cônes qui viennent minutieusement s'ajuster l'un dans l'autre jouant un rôle de contreventement, est invisible. Tout comme la seule pièce « mécanique» utilisée pour ces meubles : une vis de serrage montée sur vérin. Cette dernière est dissimulée dans les pieds et autorise un réglage au millimètre près de l'horizontalité du plateau.

«Ce qui est intéressant dans le projet Concrete, explique Martin Szekely, c'est ce décalage par rapport à la culture du bâtiment et à la destination originelle du béton : les chantiers de construction». Le béton fibré, lui, peut en effet être mince, léger et néanmoins très solide. Il est, de fait, manipulé avec un soin extrême (« une rigueur de laborantin», dixit le designer), dans une hygrométrie et une température parfaites et constantes. D'où cette finition impeccable qu'approuve un simple contact avec la main. « Le souci de domesticité a été permanent», précise Szekely. Le matériau, d'un soyeux gris pâle, n'est plus poreux, presque délicat. Un peu comme s'il dévoilait inopinément un nouveau visage, une seconde nature.»








[17:00] Expo de Larissa Noury, Aima et Jean Cemeli
Location:
Galerie Le Simoun
26, rue Saint-Sauveur
75002 Paris
M° Sentier, Réaumur - Sébastopol, Etienne Marcel
France
Mail : contact@galerielesimoun.com
Internet Site : www.galerielesimoun.com
Description:
vernissage de l'exposition de :
Larissa Noury, photographies et peintures
Aima, sculptures
et
Jean Cemeli, photographies

Exposition du 25 mars au 26 avril
Ouvert du mardi au samedi de 13h à 18h

[17:00] Exposition de l'artiste calligraphe taïwanais Chen Shih-hsien "Non, Oui"
Location:
Galerie-Librairie Impressions
17, rue Meslay
75003 Paris
M° République, Temple
France
Phone : +33 (0)1 42 76 00 26
Mail : impressions98@wanadoo.fr
Description:
Vernissage le samedi 5 avril 2008 à partir de 17 heures
Exposition du 5 avril au 10 mai 2008
Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

Calligraphies de Chen Shih-hsien

"Déprimé par l'enseignement rétrograde auquel j'ai été confronté dans mes études supérieures d'art, j'ai décidé de retourner à la porcherie que mon père avait abandonnée dans le conté rural de Tainan. Pendant cette période de retrait et de réclusion, je faisais de longues marches à pied, je regardais quantité de films du monde entier et je réfléchissais à la façon dont la culture chinoise pouvait prendre racine sur la terre de Taiwan.
J'ai compris alors que la calligraphie chinoise ne pouvait plus servir de simple outil d'écriture dans cette ère de l'ordinateur et du numérique dans laquelle nous sommes plongés. C'est pourquoi il devenait plus urgent de la déployer dans un art dévoué à la terre et à son peuple.
Après cet éveil, mes œuvres calligraphiques ont évolué dans une unique forme de médium qui consiste en des traits et des lignes colorés, mouvants et vivants, qui racontent des histoires ou qui montrent des événements.
En dix ans, j'ai publié trois livres sur la calligraphie, chacun sur un thème précis. Par exemple, dans le plus récent, « Sur l'amour », j'ai joué avec l'écriture du caractère « aimer » afin de dépeindre des histories d'amour entre des couples à partir de sa graphie.
Depuis 2007, j'ai commencé à expérimenter l'idée de combiner des éléments de la calligraphie chinoise et de la peinture à l'huile.
Je souhaite à présent explorer cette voie et l'approfondir. J'ai fait de la transformation de la calligraphie en un art qui dépasse les frontières du temps et de l'espace et qui reflète parallèlement les émotions d'une terre, de son peuple et de son époque, la mission de ma vie."

Chen Shih-hsien


Chen Shih-hsien n'est pas un calligraphe comme les autres : alors que la plupart des artistes de culture chinoise qui travaillent à partir de la calligraphie comme médium ou comme moyen d'expression, cherchent à l'enrichir à partir d'une recherche formelle, en la rapprochant de la peinture notamment, par exemple en y introduisant la couleur ou en exagérant ses formes, en détruisant sa structure ou en la décomposant, Chen Shih-hsien, de son côté, s'il procède également à une quête formelle, la dépasse et lui donne sens en la rattachant à l'histoire et au vécu de sa terre natale.
Par exemple, dans l'exposition double qu'il présente en France, à Paris, à la Galerie Impressions, et à Lyon, intitulée Père (à Paris) et Mère (à Lyon), l'artiste cherche à exprimer la confrontation, c'est-à-dire les conflits qui agitent l'île depuis plusieurs décennies, mais aussi l'espoir et les idéaux dont ces conflits sont porteurs, à travers un dialogue imaginaire entre un « père » et une « mère ». Les couleurs et formes des lotus de la ferme familiale lui servent à suggérer l'image maternelle de Taiwan, alors que le contraste du noir et du blanc s'applique à la figure paternelle.
L'œuvre de Chen Shih-hsien, qui au demeurant demande une maîtrise parfaite, n'est pas le seul résultat d'innovations formelles et techniques, elle ouvre à l'histoire et aux contradictions de la terre de Taiwan, à toute une culture et à une expérience collective à travers le vécu personnel de l'artiste.

Yolaine Escande, directrice de recherche au CNRS


[17:00] Salon de la Sculpture
Location:
Salle Olympe de Gouges
15, rue Merlin
75011 Paris
M° Père Lachaise, Voltaire
France
Phone : +33 (0)1 53 27 11 11
Internet Site : mairie11.paris.fr
Description:
du 5 au 13 avril 2008

45 sculpteurs exposeront leurs oeuvres en hommage à Olympe de Gouges et Wangari Mathaai.
45 portes transformées par les artistes seront exposées dans la rue sur 3 sites quartier Bastille.

Une vente aux enchères de sculptures au profit de la reforestation en Afrique aura lieu le 12 avril à 16h.

Info/Presse :
Cathy Bion
01 42 55 95 99
cathy.bion@club-internet.fr

http://www.mairie11.paris.fr/mairie11/download/Actualites_2008/2008_02_salon_sculpture.pdf

[17:00] Vernissage de Barney Kulok
Location:
Galerie Hussenot
Eric Hussenot
5 bis, rue des Haudriettes
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 48 87 60 81
Fax : +33 (0)1 48 87 05 01
Mail : info@galeriehussenot.com
Internet Site : www.galeriehussenot.com
Description:
5 avril - 13 mai
mardi-samedi 11h-13h, 14h-19h









[18:00-21:00] Exposition d'ERWIN OLAF "GRIEF"
Location:
Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot
75011 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 45 83 38 51
Fax : +33 (0)1 45 83 38 51
Mail : magda@magda-gallery.com
Internet Site : www.magda-gallery.com
Description:
5 AVR. - 17 MAI 2008
Ouvert du mardi au vendredi de 11h a 19h et le samedi de 14h a 19h

La galerie Magda Danysz et Flatland Gallery presentent le photographe et videaste neerlandais Erwin Olaf.

Le photographe et vidéaste néerlandais Erwin Olaf a acquis une renommée internationale. Photographe d'exception, il fait partie des plus grandes collections comme celle du Ludwig Museum, du Groninger Museum, d'Art+Public ou encore de celles des Margulies aux Etats-Unis. Erwin Olaf a également exposé dans de nombreux musées à travers le monde, dont le Museum of modern art de Moscou, le Stedelijk Museum d'Amsterdam, le MOCCA de Toronto ou la MEP à Paris.

Chez Erwin Olaf "tout s'arrête avant que la musique ne se mette en marche", comme l'écrit Jonathan Turner. Dans la série Grief, sa plus récente et réunit pour la première fois dans sa totalité, le photographe semble capturer un instant précis, un moment de vie intime. Les corps sont figés, les visages résignés, plein d'une mélancolie qui nous dépasse mais nous touche immanquablement. Dans ces images où le temps s'est arrêté seul le décor paraît réel.

La qualité des photographies et de la mise en scène d'Erwin Olaf, précises, intenses, à l'aspect poli et léchées donne toute sa force au sujet. Il s'agit bien ici pour Erwin Olaf d'exprimer la douleur, une certaine mélancolie, palpable sur chacun des portraits. La peine qu'il exprime devient même une détresse profonde sur les grands formats de ces photos.

Erwin Olaf choisit dans ses œuvres des sujets qui ne satisfont pas un idéal de beauté classique. Il se moque du politiquement correct et joue avec les âmes sensibles. Face à ces œuvres le spectateur ne peut rester passif, personne n'en ressort indemne. Pour cette exposition, la série Grief met en scène la tristesse du deuil dans un univers empli de vide et de silence. A travers ses photographies et ses vidéos il nous fait entrer dans un univers onirique hors du commun. Une expérience intense et immanquable.


[18:30] Exposition "Veljko Mihajlovic"
Location:
Centre Culturel de Serbie et Montenegro
123, rue Saint-Martin
75004 Paris
M° Châtelet, Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 42 72 50 50
Fax : +33 (0)1 42 72 52 80
Mail : info@ccserbie.com
Internet Site : www.ccserbie.com
Description:
Exposition "Veljko Mihajlovic"










[19:00-22:00] Exposition "Les SATURATIONS éLEKTRONIQUES"
Location:
Frichez nous la paix
22, rue Dénoyez
75020 Paris
M° Belleville
France
Mobile : +33 (0)6 19 66 49 18
Mail : 22denoyez@free.fr
Internet Site : www.fotolog.com/friche
Description:
EXPO GRAFIK VISUELLE & SONORE présentée par D.

Du 5 au 10 Avril
tous les jours de 16h à 21h

http://wwww.myspace.com/krsmtp


[19:00-19:45] Le Tone fait le M.U.R.
Location:
Le M.U.R.
Modulable, Urbain et Réactif
109, rue Oberkampf
croisement des rues Saint-Maur et Oberkampf
75011 Paris
M° Parmentier, rue Saint-Maur, Ménilmontant
France
Mobile : +33 (0)6 17 76 28 36
Mail : associationlemur@gmail.com
Internet Site : lemur.asso.fr
Description:
L'association le M.U.R. vous prie d'assister à une performance musicale et picturale de :
Le Tone
le samedi 5 avril de 19h à 19h45,

"Ne soyez pas étonnés,
C'est bel et bien LE TONE, trublion de la french touch, qui investit LE M.U.R.
De quoi lui remémorer ses jeunes années de B.Boy graffiteur...
Aujourd'hui, reconnu pour ses ritournelles électroniques, souvenez-vous du malicieux "Joli Dragon", LE TONE n'en est pas moins un dessinateur averti.
En marge de la sortie de son nouveau disque "En Inde", fixée au 14 Avril (Aktarus-Cantos/PIAS), il s'éloignera un instant de ses claviers pour affuter son crayon et croquer la rue Oberkampf a la sauce indienne, bien évidemment.
Un aller simple direction Bombay... Comme si vous y étiez."
Namaste

http://www.dailymotion.com/video/x4v2mk_lake-of-udaipur_music

[19:00-22:00] Nocturne "Video appart / 2 - Strasbourg Saint-Denis*"
Description:
27, rue Bouchardon - 75010 Paris - Code B9735 - Sonnez Architectes. Cour RDC - M° Strasbourg Saint-Denis

Dans le cadre de Video appart'
EXPOSITION D'ART VIDEO DANS DES APPARTEMENTS PRIVES
du 26 mars au 13 avril 2008

Circuit Centre
du 3 au 6 avril
Du jeudi au dimanche de 15h à 20h + une nocturne

2– Strasbourg Saint-Denis*
* Ingrid Ar et Hernani Cor

Nocturne : le samedi 5 avril jusqu'à 22h
Artistes : Elise Lecrercq, Etna Corbal, Xavier Lafaysse

[19:00-22:00] Nocturne "Video appart / 3 - Strasbourg Saint-Denis*"
Description:
rue Bouchardon - 75010 Paris - M° Strasbourg Saint-Denis

Dans le cadre de Video appart'
EXPOSITION D'ART VIDEO DANS DES APPARTEMENTS PRIVES
du 26 mars au 13 avril 2008

Circuit Centre
du 3 au 6 avril
Du jeudi au dimanche de 15h à 20h + une nocturne

3– Strasbourg Saint-Denis*


Nocturne : le samedi 5 avril jusqu'à 22h
Artistes : David Ortsman, Jérémy Laffon

[19:00-22:00] Nocturne "Video appart / 4 - Château d'Eau*"
Description:
85 rue du Faubourg Saint-Denis - 75010 Paris - Code : A149 1er escalier à droite - Sonnez à Guignard, Pennecot (ou pousser la porte car celle-ci est cassée) - Dernier étage porte de droite - M° Château d'Eau

Dans le cadre de Video appart'
EXPOSITION D'ART VIDEO DANS DES APPARTEMENTS PRIVES
du 26 mars au 13 avril 2008

Circuit Centre
du 3 au 6 avril
Du jeudi au dimanche de 15h à 20h + une nocturne

– Château d'Eau*
* Yannick et Cyril

Nocturne : le samedi 5 avril jusqu'à 22h
Artistes : Elvire Bonduelle, Anthony Peskine, Lyla Rye, Daisuke Nagaoka (Galerie Yukiko Kawase)

[19:15] ANIMA KWAHULE
Location:
Lavoir Moderne Parisien
35, rue Léon
75018 Paris
M° Château Rouge, Marx Dormoy
France
Phone : +33 (0)1 42 52 09 14
Fax : +33 (0)1 42 52 44 94
Mail : lmp@rueleon.net
Internet Site : www.rueleon.net
Description:
Un festival autour de l'auteur Koffi Kwahulé!

Soirée d'inauguration le Samedi 5 Avril 2008 à partir de 19h15

> Inauguration avec une lecture de BIG SHOOT de Koffi Kwahulé par Denis Lavant
> Vernissage de l'installation sonore TONALITES avec les voix de Léopold Sédar Senghor, Tahar Ben Jelloun, Amadou Hampaté Ba, Sony Labou Tansi, Amadou Kourouma, Francis Bebey et de l'exposition de LA ROUTE DU JAZZ de Samuel Nja Kwa

> Concert de jazz Michel Barbaud Trio création sur des textes de Koffi Kwahulé.











[20:00] 10 ans du label staubgold
Location:
La Bellevilloise
Espace dédié à la Lumière, la Nuit et la Création
19-21, rue Boyer
75020 Paris
M° Gambetta
France
Phone : +33 (0)1 53 27 35 77
Fax : +33 (0)1 53 27 35 70
Mail : infos@labellevilloise.com
Internet Site : www.labellevilloise.com
Description:
RSVP a.gasse@mouvement.net

[20:00] Gala Dauphine 2008 : Retour aux années folles
Location:
Université de Paris IX Paris-Dauphine
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny
75775 Paris Cedex 16
M° Porte Dauphine, RER C Avenue Foch
France
Phone : +33 (0)1 44 05 44 05
Fax : +33 (0)1 44 05 49 49
Internet Site : www.dauphine.fr
Description:
http://www.facebook.com/event.php?eid=25484976040












[21:00] SOIREE SUPER n°3 : DFA rencontre Dalbin
Location:
Maison des Arts et de la Culture de Créteil
Place Salvador Allende
94000 Créteil
M° Créteil - Prefecture
France
Phone : +33 (0)1 45 13 19 19
Mail : mac@maccreteil.com
Internet Site : www.maccreteil.com
Description:
Rdv samedi 5 avril de 21h à 3h, dans le cadre du festival Exit, à la maison des arts de Créteil.
Rencontre exploratoire entre artistes visuels et musiciens, SUPER est une véritable mise en scène de la relation musique-image.

Planningtorock rencontre Steffi&Steffi
Gavin Russom meets Assume Vivid Astro Focus
Prinzhorn Dance School meets Bowling club

Interludes : mort aux jeunes
http://www.dfarecords.com
http://www.dalbin.com













[22:30-23:55] Soirée masquée des Cireurs
Location:
Le Cab
Cabaret
2, place du Palais Royal
168, rue de Rivoli
(dans le Louvre des Antiquaires)
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 58 62 56 25
Fax : +33 (0)1 58 62 56 40
Mail : info@cabaret.fr
Internet Site : www.cabaret.fr
Description:
L'Open-Bar au whisky Ballantine's étant privé, seules les personnes avec leur laissez-passer seront admises de 22h30 à Minuit.

Pour être sur la liste d'invités de la soirée ou faire vos réservations, il vous faudra utiliser votre code V.I.P. (ci-dessous) sur le site web puis vous enregistrer dans la rubrique 'liste d'invités VIP'.
Vous recevrez alors votre laissez-passer par mail.
Les réservations de tables sont indépendantes de la liste d'invités.

Merci donc de répondre et de réserver directement sur le site web :
==> www.cireurs-private-club.com
==> Votre code V.I.P. : CBI














[23:00] soirée Pavillon des Arts et du Design
Location:
Jardin des Tuileries
234, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Tuileries, Concorde
France
Description:
Esplanade des Feuillants

11:00
12:00
13:00
14:00
15:00
16:00
17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
23:00
[Printer Friendly]



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2015 - Tous droits réservés