Wednesday, May 7, 2008
Public Access


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Category: All

07
May 2008
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  Foire de Paris 2008
Location:
Paris Expo - Porte de Versailles
Parc des Expositions de Paris
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris
M° Porte de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 43 95 37 00
Fax : +33 (0)1 43 95 30 31
Internet Site : www.viparis.com/viparisFront/do/centre/paris-expo-porte-de-versailles/Accueil
Description:
du 30 avril au 12 mai

Exposition "Blow-up. Images du nanomonde"
Location:
Réfectoire du Couvent des Cordeliers
Université Pierre et Marie Curie
15, rue de l'Ecole de Médecine
75006 Paris
M° Odéon
France
Phone : +33 (0)1 44 27 81 60
Internet Site : www.refectoire-cordeliers.fr
Description:
du 10 avril au 10 mai
Entrée libre, tous les jours, de 10h à 19h. (sauf vendredi 11 avril : fermeture exceptionnelle à 17h)

Programmée au Réfectoire des Cordeliers, du 10 avril au 10 mai 2008, l'exposition Blow-up. Images du nanomonde invite les visiteurs à découvrir un monde qu'on ne peut prendre en photo, ni même voir au microscope optique. Le Centre S3, centre de recherche de Modène (Italie) spécialisé dans les nanosciences et les nanotechnologies, a produit des instantanées de ce monde. La photographe Lucia Covi, passionnée par les détails de la matière, a travaillé avec les scientifiques pour saisir la beauté de ces images et les a fait briller sous une nouvelle lumière.
Blow up. Images du nanomonde a été imaginée et conçue par le Centre S3 de Modène (Italie) de l'Institut National de la Physique de la Matière (INFM-CNR). L'exposition est présentée à Paris par l'UPMC (Université Pierre et Marie Curie) avec le soutien de Magmanet, réseau d'excellence européen, et en partenariat avec le Collège des Universités de Paris et la mairie de Paris.
En parallèle à l'exposition, l'UPMC proposera une série de conférences qui permettra de mieux comprendre le nanomonde et de découvrir les nouvelles perspectives qu'il offre.

Conférences :
mercredi 16 avril : des nanoparticules pour fabriquer des liquides "magiques"
mardi 22 avril : nanomonde, les vertus cachées de l'or
mardi 29 avril : nanomagnétisme : l'approche moléculaire. Vers le stockage d'une information sur une molécule ?
mardi 6 mai : argiles, nanomatériaux de tous les temps

Exposition rétrospective "Camille Claudel, une femme, une artiste"
Location:
Musée Rodin
Hôtel Biron
79, rue de Varenne
75007 Paris
M° Varenne
France
Phone : +33 (0)1 44 18 61 10
Fax : +33 (0)1 44 18 61 30
Internet Site : www.musee-rodin.fr
Description:
Musée Rodin

du 15 avril au 20 juillet 2008
Horaires : Tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 17h45 (21h le mercredi)

Tarification :
Entrée de l'exposition 7 €, tarifs Jeunes et Pro 5 €, tarif Famille 10 €
Billet jumelé exposition + collections permanentes + parc 10 €, tarif Jeunes et Pro 7 €, tarif Famille 10 €

Commissaire général de l'exposition : Dominique Viéville
Commissaires de l'exposition : Aline Magnien, Véronique Mattiussi



Certains estiment que son talent dépassait celui de son maître...

« Je lui ai montré où elle trouverait de l'or mais l'or qu'elle trouve est bien à elle »
Auguste Rodin

Une rétrospective exceptionnelle : Camille Claudel une artiste, une destinée

Le musée Rodin ouvre de nouveau ses portes à Camille Claudel en lui consacrant une importante rétrospective, du 15 avril au 20 juillet 2008. Cette exposition rassemble l'essentiel de l'oeuvre de l'artiste avec plus de 80 sculptures en marbre, terre cuite, plâtre, onyx et bronze ainsi qu'une dizaine de gravures et dessins provenant de collections publiques et privées. Certains documents comme la correspondance de Rodin et Camille Claudel et des photographies d'époque accompagnent cet ensemble.

Une oeuvre animée « par un souffle épique, enivrant voire tragique »
(B. Gaudichon).

L'oeuvre de Camille Claudel est connue pour être marquée par l'influence de Rodin. Le maître a largement inspiré l'élève. L'inverse est également vrai, à tel point qu'il est parfois difficile de déterminer le travail de chacun d'eux. Mais, l'oeuvre de Camille Claudel témoigne également d'une incroyable puissance créatrice.

L'exposition permet de découvrir ou redécouvrir les oeuvres qui ont fait la renommée du sculpteur : La Valse où un couple de danseurs gracieusement enlacés semble emporté dans un tourbillon ; L'Âge mur, oeuvre autobiographique symbole de sa rupture avec Rodin ; La Vague ou Les Causeuses, exemples représentatifs de sculptures où Camille Claudel s'affranchit du maître pour réaliser des oeuvres plus personnelles, fortement influencées par les arts décoratifs et le japonisme.

Certaines oeuvres sont quant à elles présentées pour la première fois au public comme le plâtre de La Niobide Blessée, déposé par l'Etat français au musée de Bejaia, en Algérie, en 1935, ou encore des petites études en terre cuite provenant des collections du musée et récemment réattribuées à Camille Claudel.

Une rétrospective pour enfin voir les sculptures sous un jour nouveau

Cette rétrospective éclaire d'un jour nouveau le parcours artistique ponctué de chefs d'oeuvres d'une artiste aujourd'hui plus connue pour sa vie privée que pour ses propres créations. Après avoir longtemps été jugé par référence à Rodin, l'art de Camille Claudel apparaît profondément original, intense et rayonnant. Cette exposition a pour ambition d'appréhender l'oeuvre de cette insoumise en dehors de la passion qui l'unit à Rodin.

L'exposition présente plus de 80 sculptures en marbre, terre cuite, plâtre, onyx et bronze, ainsi qu'une dizaine de gravures et dessins provenant de collections publiques et privées. Certains documents, comme la correspondance de Rodin et Camille Claudel et des photographies d'époque, complètent cet ensemble. Certaines oeuvres sont présentées pour la première fois au public comme le plâtre de La Niobide Blessée, déposé par l'Etat français au musée de Bejaia, en Algérie, en 1935, ou encore des petites études en terre cuite provenant des collections du musée et récemment réattribuées à Camille Claudel.

Il est ainsi temps d'interroger l'oeuvre de Camille Claudel et sa place dans le courant artistique de la fin du XIXème siècle : Camille Claudel a-t-elle réussi à créer une sculpture résolument moderne en marge de l'oeuvre de Rodin ? Comment a-t-elle évolué en tant que femme élève-sculpteur dans un atelier ? Quelle stratégie pouvait développer une femme sculpteur à la fin du XIXème siècle ? Telles sont les questions auxquelles cette exposition s'efforcera de répondre.

Camille Claudel, artiste, très aimée du grand public

Avant d'être présentée au musée Rodin à Paris, l'exposition est à Madrid de novembre 2007 à février 2008, grâce au soutien de la fondation Mapfre. Un catalogue richement illustré, composé d'une série d'articles de spécialistes de l'artiste- Bruno Gaudichon, Anne Rivière, Claudine Mitchell-, sera édité en espagnol et en français.


Camille ClaudelLa Vague1897, onyx et bronze sur socle de marbre, 62 x 56 x 50 cm, S. 6659© musée Rodin (Photo : Ch. Baraja), © ADAGP, Paris, 2008


REPERES BIOGRAPHIQUES

12 novembre 1840
Naissance d'Auguste Rodin à Paris.

1864
8 décembre. Naissance de Camille Claudel à Fère-en-Tardenois.
Née d'une famille modeste, Camille Claudel, soeur de l'écrivain, Paul Claudel, décide très tôt de devenir sculpteur.

1876
Automne. Louis-Prosper Claudel s'installe à Nogent-sur-Seine avec sa famille.
Camille y rencontre le sculpteur Alfred Boucher qui devient son premier maître.

1881
Madame Claudel et ses enfants, Camille, Louise et Paul, s'installent à Paris.
Camille suit des cours de sculpture à l'Académie Colarossi. Alfred Boucher continue à suivre ses travaux.

1882
Alfred Boucher nommé à Rome confie ses élèves à Rodin.

Camille entre comme assistante dans l'atelier de Rodin. Elle devient élève et modèle du sculpteur. Camille restera dans l'atelier jusqu'en 1892.

CésarPortrait de Camille Claudel à 18 ans1881, papier albuminé, 15.5 x 10.3 cm, Ph. 527© musée Rodin, Paris, 2008

1885
Rodin et Camille travaillent en harmonie partageant atelier et modèles. Camille participe à la réalisation des Bourgeois de Calais. Très vite l'élève douée devient la maîtresse de Rodin. Une passion fulgurante unit les deux artistes qui s'influencent mutuellement : La Jeune Fille à la gerbe annonce Galatée de Rodin.

1886
12 octobre. Signature du « contrat ». Rodin s'engage à n'accepter aucune autre élève que Camille, à la protéger dans les cercles artistiques et à l'épouser lors d'un voyage en Italie ou au Chili.

Novembre. Camille travaille à Sakountala.

1888
Au Salon des Artistes Français, Camille reçoit une mention honorable pour le plâtre de Sakountala.
Elle commence le buste d'Auguste Rodin et La Valse.

1890-1891
Camille Claudel et Rodin effectuent plusieurs voyages ensemble en Touraine, notamment au château de l'Islette.

1892
Les liens professionnels et amoureux entre Camille et Rodin se distendent. Camille s'aperçoit qu'elle ne sera jamais Madame Rodin et qu'elle n'arrivera pas à évincer Rose Beuret, compagne de Rodin depuis 1864.

Camille commence La Petite Châtelaine.

1893
Camille expose Clotho et La Vasle au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts.
Elle travaille à la première version de L'Âge mûr.

Cherchant à reconquérir son indépendance, Camille s'engage dans de nouvelles directions. Elle commence les « croquis d'après nature », des sculptures de petites dimensions inspirées du quotidien.

1895
Juillet. Première commande de l'Etat : L'Age mûr.

1896
Camille fait la connaissance de la comtesse Arthur de Maigret, qui sera son principal mécène jusqu'en 1905.

Achèvement de la première version de L'Age mûr.

1897
Camille expose, au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, La Vague. Avec cette oeuvre, Camille aborde un style nouveau issu du japonisme.

1898
Les deux amants rompent définitivement.

1899
Camille s'installe au 19 quai Bourbon qui sera son dernier atelier-logement. Elle y vit recluse.

La commande pour la fonte en bronze de L'Age mûr est annulée par le directeur des Beaux-Arts, Henry Roujon.

1900
Camille rencontre de graves difficultés financières.

1904
Exposition de onze bronzes et deux marbres à la Galerie Eugène Blot, marchand d'art qui éditera en bronze une quinzaine d'oeuvres de Camille.

1905
Camille expose le marbre de Vertumne et Pomone au Salon des Artistes français.

1906
Camille obtient de la direction des Beaux-Arts la commande de La Niobide blessée.

Sa santé est très altérée. La correspondance de Camille témoigne d'une paranoïa grandissante envers Rodin.

1908
Dernière exposition à la Galerie Eugène Blot.

1913
3 mars. Décès de son père.

10 mars. Camille est internée jusqu'à sa mort en 1943 à la demande de sa mère et de son frère Paul Claudel.

17 novembre 1917
Rodin meurt à l'âge de 77 ans.

William ElborneCamille Claudel travaillant à Sakountala dans son atelier1887, papier albuminé, 15.1 x 8.3 cm, Ph. 1773© musée Rodin, Paris, 2008


Camille ClaudelClotho1893, plâtre, 89.9 x 49.3 x 43 cm, S. 1379© musée Rodin (Photo : Ch. Baraja), © ADAGP, Paris, 2008


Documentation :

Communiqué de presse

Exposition "Lovis Corinth : entre impressionnisme et expressionnisme"
Location:
Musée d'Orsay
62, rue de Lille
1, rue de la Légion d'Honneur
75343 Paris Cedex 07
M° Musée d'Orsay, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 40 49 48 14
Internet Site : www.musee-orsay.fr
Description:
Musée d'Orsay
grand espace d'exposition (niveau 0, côté Seine)

1er avril - 22 juin 2008
Horaires : Tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h, le jeudi de 9h30 à 21h45

Tarification : Droit d'entrée au musée : plein tarif : 8 € ; tarif réduit et dimanche : 5,5 €

Bénéficiaires du tarif réduit : les visiteurs âgés de 18 à 30 ans et les familles nombreuses. Le jeudi soir, tarif réduit pour tous et gratuité pendant six mois pour les 18-25 ans.

Serge Lemoine, qui a cédé sa place de président du musée d'Orsay à Guy Cogeval, signe son départ à la retraite par le commissariat de cette rétrospective consacrée à l'un des grands peintres allemands de la première moitié du XXe siècle. Bien qu'il ait été formé à Paris chez Bouguereau et Robert-Fleury, Lovis Corinth (1858-1925) n'a jamais fait l'objet d'une exposition significative en France. Celle-ci, avec 80 tableaux et une trentaine d'œuvres sur papier, aborde ses différents thèmes de prédilection : mythologie, paysages de la vieillesse ou portraits, qui constituèrent une part importante de sa production autour de 1900, au moment de la Sécession. Installé à Berlin, Corinth devient l'interprète de la vie trépidante et libérée de la capitale allemande, trouvant dans le nu - traité de manière très charnelle - son motif le plus personnel. Lovis Corinth, entre impressionnisme et expressionnisme au musée d'Orsay, du 1er avril au 22 juin 2008

Après la re-découverte de l'artiste majeur suisse Ferdinand Hodler, le musée d'Orsay consacre une première rétrospective à son contemporain allemand, Lovis Corinth (1858-1925). Elève à l'Académie Julian à Paris, Corinth s'affirme comme un peintre subversif, à la croisée de l'impressionnisme français et de l'expressionnisme allemand.

L'exposition présente près de 80 tableaux et une trentaine d'oeuvre sur papier (encore moins connus du public) couvrant les différents thèmes abordés par Lovis Corinth. Des autoportraits surtout - il se représente dans 42 peintures et plus de 140 oeuvres sur papier entre 1887 et 1925 -, beaucoup de nus - genre qu'il considère comme le "latin de la peinture"-, des paysages aux couleurs expressionnistes vibrantes, des sujets bibliques et mythologiques traités de manière burlesque (cf. Retour de bacchanale, 1898) et à la fin de sa vie des scènes de genre de la vie quotidienne (cf. Distribution des cadeaux de Noël, 1913).

Lovis Corinth naît en Prusse-Orientale (1858) et suit de longues études artistiques aux beaux-arts de Königsberg, de Munich et à l'Académie Julian à Paris. Au Salon de 1890, il obtient la mention honorable pour Pieta (1889, détruit en 1945). L'année suivante, Corinth s'installe à Munich, où il devient membre fondateur de la Sécession munichoise (1900). Mais le jury de cette dernière refuse son oeuvre Salomé II (1900), qui mêle érotisme et mort et illustre plus une scène de la vie qu'une page de l'histoire. L'artiste emménage alors à Berlin (1901) où il connaît un grand succès. Il y fonde une école de peintures pour femmes.

La Sécession

La Sécession berlinoise est fondée en 1898. Max Liebermann en est le premier président et Walter Leistikow l'acteur principal. C'est ce dernier qui convainc Max Slevogt et Lovis Corinth de rallier le groupe. De 1899 à 1911 cette association devient vite un pôle majeur de la vie artistique allemande. En 1904, Paul Cassirer invente l'expression "triumvirat de l'impressionnisme allemand" pour Liebermann, Slevogt et Corinth : il souligne ainsi en quoi ces trois peintres se rapprochent de l'impressionnisme français.
La Sécession berlinoise permet dès lors à Corinth d'exposer ses oeuvres à intervalles réguliers auprès d'un public averti. L'artiste vit en effet sur les revenus de portraits [cf. Portrait de Madame Douglas (Irma Hübner), 1909, ou Portrait de Julius Meier-Graefe, 1917] que l'élite lui commande.

Images classiques détournées et scènes de vie

A partir de motifs classiques empruntés à la mythologie grecque, à la religion chrétienne et au monde littéraire, Corinth s'affirme dans le genre biblique et mythologique en détournant des sujets religieux. Il traite de façon obsessionnelle les thèmes de l'amour, du sexe ou de la mort. Sa peinture, dans son approche et sa facture, s'inspire d'abord de Frans Hals et de Rembrandt.

Au lieu de sublimer la souffrance du Christ sur la croix, il dépeint l'horreur de sa peine. Avec Salomé II, l'artiste s'affiche comme un "peintre de la chair", exhibant le corps, le sang et la chair. D'où le rapprochement - à l'instar de son maître Rembrandt - entre une scène de boucherie (Le boeuf abattu à l'abattoir, 1905) et ses représentations de nu avec la chair débordande des femmes. Loin d'avoir un teint uniforme porcelaine, ses muses ont le corps marqué par le temps. De fait, Corinth choisit par principe - dans sa tentative de rapprocher l'art de la vie - des modèles parmi ses proches (sa famille et ses amis) et non parmi des mannequins professionnels à la beauté plastique.

Corinth a toujours peint d'après le modèle, généralement choisi dans son entourage direct. Ses personnages, aux gestes et aux expressions souvent outrés, célèbrent la nudité sans rien de la grâce présumée des figures bibliques ou mythologiques. Cette parodie de la tradition témoigne d'une veine satirique qui doit beaucoup à Arnold Böcklin et dont les échos se feront sentir chez Ludwig Meidner ou chez George Grosz et Otto Dix.

Plus tard, l'abandon de la hiérarchie des genres incite Corinth à s'intéresser aux scènes de la vie contemporaine, en particulier dans Jeu de quilles, Distribution des cadeaux de Noël (1913) ou dans Sur la plage de Forte dei Marmi (1914).


Lovis Corinth (1858-1925)
Sur la plage de Forte dei Marmi
1914
Huile sur toile
H. 76 ; L. 119 cm


Portraits et autoportraits

Les portraits de Corinth reflètent son évolution artistique, d'un académisme naturaliste à l'expressionnisme, en passant par une phase impressionniste. Il exécute une centaine de portraits d'hommes et de femmes du monde artistique et politique, devenant le portraitiste le plus en vogue de Berlin. Sa famille lui sert également de modèle.

Avec l'autoportrait, Corinth poursuit la quête de soi à travers la peinture. A partir de 1900, à l'approche de son anniversaire, il entame chaque année un autoportrait. La mise en scène exagérée de soi par le jeu, le recours au travestissement et à l'allégorie, ainsi que le travail en série, sont sans équivalent à l'époque.

Le peintre a sans conteste élaboré à travers cet exercice la partie la plus forte de son oeuvre. Dans son Dernier autoportrait de 1925, il se représente en buste devant un miroir qui renvoie l'image de son profil déformé et marqué par l'âge. Qu'il se montre en pleine activité ou désespéré, Corinth se révèle dans ce genre.

La passion du peintre

Corinth prête une attention particulière à la passion et à la mort de Jésus-Christ. Or le Grand martyre (1907), plutôt que célébrer la rédemption par le sacrifice de la croix, décrit crûment les tourments endurés par le Christ. Le thème récurrent de la crucifixion montre comment un même sujet a pu être prétexte à des solutions picturales différentes tout au long de son oeuvre.

Dans Salomé II (1900), où Corinth fait cohabiter les thèmes de la séduction et de la mort, les modèles restent identifiables. L'artiste y combine morbidité et virtuosité picturale. Plutôt qu'une page d'histoire, le tableau se présente comme une parodie de la vie. Sa manière provocante et non conventionnelle d'aborder le sujet fait de Corinth un peintre subversif.

Victime d'une attaque d'apoplexie dont il sort très affaibli en décembre 1911, Corinth se représente quelques mois plus tard en Samson aveuglé. Dans ce tableau, thème biblique et autobiographie se croisent. Le cadrage inattendu préfigure la dramaturgie cinématographique.


Lovis Corinth (1858-1925)
Samson aveuglé
1912
Huile sur toile
H. 130 ; L. 105 cm


Fidèle à une tradition de l'histoire de l'art, Corinth s'est avec obstination représenté en Christ, une pratique qui trouve son apogée dans l'Ecce homo de 1925. On y retrouve la facture distinctive des oeuvres tardives : la touche violente, qui devient un élément de style et le rapproche de l'expressionnisme.
Dans cet épisode biblique qui relate la comparution de Jésus devant Ponce Pilate, l'artiste se représente en Christ dont la tête est couronnée d'épines. Il entend montrer par là l'intensité avec laquelle il vit la Semaine Sainte: "[...] Je suis devant un grand tableau. Ce sera 'Ecce homo'. Je veux le terminer, Pâques m'a donné de l'énergie. Mon activité artistique est liée aux épisodes de la Bible et à ses fêtes", écrit l'artiste le 13 avril 1925. L'oeuvre transcrit l'aptitude du Christ - du peintre - à surmonter les souffrances, ce pourquoi Corinth conçoit "le legs de ce tableau comme un appel à l'hummanité", précise l'un des commissaires de l'exposition Dietulf Sander (conservateur au Museum der bildenden Künste, Leipzig).
L'attachement au sujet sert souvent de prétexte à une peinture qui a déjà conquis son autonomie. La façon dont il aborde les thèmes de ses représentations illustre la liberté qu'il exprime à l'égard de l'iconographie traditionnelle, tout en témoignant de son attachement à la peinture et à la présence sensuelle de la couleur.


Lovis Corinth (1858-1925)
Couple de Bacchants (autoportrait)
1908
Huile sur toile


Le corps et la chair

Corinth étudie le nu à l'Académie Julian de Paris, dans les années 1880. Il considère ce genre comme le "latin de la peinture". Sa production de nus s'accroît sensiblement après 1904. Fidèle à l'idée expressionniste de fusionner l'art et la vie, l'artiste choisit rarement ses modèles parmi les professionnels. Il s'agit le plus souvent de proches.

Alors que nombre de ses allégories célèbrent la nudité, Corinth finit par débarrasser ses représentations de toute allusion mythologique ou religieuse. Certains tableaux sont nés d'observations spontanées de la vie quotidienne, tels que Matinée (1905) et Après le bain (1906), qui montrent son épouse, son modèle de prédilection, dans une occupation intime.

La volonté de Corinth de saisir le corps, la chair comme le sang, lui permet d'aborder des sujets dont se détournent d'autres peintres. A l'instar de Rembrandt, il s'intéresse aux scènes de boucherie, sans qu'elles relèvent du tableau de genre classique. Corinth associe en effet souvent les carcasses d'animaux aux nus, en raison de la sensualité des couleurs et de l'aspect lascif qu'ils dégagent. La viande et le sang sont mêlés aux cris qui résonnent, la touche picturale exaltée renvoyant à l'atmosphère de l'abattoir.

Paysages

Les paysages de Corinth répondent rarement à une commande. Ils obéissent le plus souvent à son désir créateur. Affranchis de tout contenu susceptible de distraire le regard, ce genre, qui relève des codifications traditionnelles de la peinture, met en évidence les qualités picturales de l'oeuvre : la composition, le traitement de la surface, la touche apparente, l'intensité des couleurs.

Les paysages tardifs, et plus précisément les vues du lac de Walchen, confirment l'amour profond de Corinth pour la nature et témoignent de sa lassitude à l'égard de la vie urbaine. Ces oeuvres reflètent le caractère changeant des paysages. Ainsi, à l'instar des impressionnistes français, il peint un même site à divers moments de la journée, voire de l'année. Cette série de tableaux réalisée entre 1918 et 1925 célèbre l'autonomie de la couleur.

La production de paysages, comme celle de natures mortes, s'intensifie vers la fin de sa vie. Corinth y fait évoluer ses motifs. Bon nombre de ces tableaux aux couleurs floues et entremêlées se caractérisent par la dissolution des formes, leur point de vue rapproché et une touche rageuse. L'expressivité de la peinture même l'emporte sur le rendu précis du sujet.

Oeuvres sur papier

"Très rares étaient ceux qui savaient que Corinth, peintre génial, fut tout aussi génial en noir et blanc." (Karl Schwarz). Les oeuvres sur papier dépassent de loin l'oeuvre peint en nombre. Dessin et aquarelle, eau-forte, pointe sèche et vernis mou, lithographie en noir et en couleurs jalonnent le parcours de l'artiste.

A part l'esquisse préparatoire, qui sert à étudier la pose du personnage et la composition du tableau, la majeure partie des feuilles dessinées par Corinth, ainsi que ses aquarelles, se présentent comme des oeuvres à part entière. Ses illustrations de livres, celles pour la Bible, par exemple, vont contribuer, de même que ses gravures, à sa célébrité.

Anselm Kiefer : un hommage à Corinth

Né en 1945 à Donaueschingen (Allemagne), Kiefer est un des plus importants artistes contemporains. A l'invitation du musée d'Orsay, il rend hommage à Corinth avec une oeuvre spécialement créée pour la circonstance.

Pour Lovis Corinth. Autoportrait au squelette (2007) est un triptyque (pour la Trinité et la Passion) dans lequel le tournesol fané - plante fétiche de A. Kiefer -, symbole de la vanité, structure l'arrière-fond de l'image. On le retrouve avec des épines, un squelette que l'artiste a lui-même fabriqué, et des indications alphanumériques sur feuilles blanches qui rappellent la nomenclature des étoiles établie par la NASA, Anselm Kiefer voulant de la sorte lier les éléments qu'il représente avec le cosmos. Tout évoque la thématique du changement, de la transformation, récurrente dans l'oeuvre des deux Allemands.
Les vitrines sont truffées d'épines, qui font allusion à la passion du Christ. Dans le panneau central, une colonne vertébrale rappelle l'Autoportrait au squelette de Corinth (1896) du musée Lenbachhaus de Munich.

Avec cette oeuvre, Anselm Kiefer témoigne de l'importance de la postérité de Corinth dans l'art contemporain.


Anselm Kiefer
Pour Lovis Corinth. Autoportrait au squelette
2007
Triptyque
H. 282 ; L. 576 cm

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17:00 [17:30-19:30] OBJECTIF BOMBE exp(L)ose en mai au CITADIUM
Location:
Citadium Havre Caumartin
50-56, rue de Caumartin
75009 Paris
M° Havre - Caumertin, RER A Auber, RER E Haussmann - Saint-Lazare, Saint-Lazare
France
Phone : +33 (0)1 55 31 74 00
Internet Site : www.citadium.com
Description:
http://www.objectifbombe.com


[18:00] Exposition "JEWEL THIEVES #3 / Cordon Quest" de Joan Braun
Location:
Mycroft
13, rue Ternaux
75011 Paris
M° Oberkampf, Parmentier
France
Mail : contact@mycroft.com.fr
Internet Site : www.mycroft.com.fr
Description:
JOAN BRAUN
"Cordon Quest"

vernissage le mercredi 7 mai 2008 à partir de 18h
exposition du 5 au 10 mai 2008
ouvert de 15h à 19h

Joan Braun présentera Cordon Quest, une installation qui investira l'intégralité de l'espace de la galerie Mycroft pour le transformer en camera obscura. Des lumières stroboscopiques décomposeront en instantanés photographiques une mise en scène d'objets en mouvement, symboliques d'un romantisme artificiel contemporain.
L'artiste prolonge ici un travail analytique récent sur l'ambiance dans la photographie (série Ambiance, 2007). Son travail se constitue de pièces photographiques et sculpturales qui témoignent du statut toujours plus complexe de l'image dans notre société spectaculaire.

JEWEL THIEVES est une proposition de Barbara Sirieix pour la galerie Mycroft.
bsirieix@gmail.com
blog :
http://golden-hours.blogspot.com
+33 6 64 26 84 81


[18:00] FESTIVAL BIRMANIE, rêves sous surveillance
Location:
Les Voûtes
19, rue des Frigos
75013 Paris
M° Bibliothèque François Mitterrand, Quai de la Gare
France
Mail : lesvoutes@lesvoutes.org
Internet Site : www.lesvoutes.org
Description:
L'association Les yeux dans le monde et le collectif "GD" (artistes birmans) ont le plaisir de vous inviter au FESTIVAL BIRMANIE, rêves sous surveillance

Expos, installations, performances, films et rencontres

Les 7 et 8 mai

Jardin, plusieurs salles d'expo
Bar et restauration sur place
Entrée libre

Festival artistique inédit en présence d'artistes performeurs birmans.
Vernissage de l'exposition photographique « Birmanie, rêves sous surveillance » (2003-2007) par Manon Ott & Grégory Cohen à l'occasion de la sortie du livre aux éditions Autrement.

Invités d'honneur : Collectif "GD" (artistes birmans). Htein Lin, artiste birman de renommée internationale et ancien prisonnier politique réfugié à Londres.

Des artistes-performeurs, des photographes et des cinéastes, chacun raconte sa propre expérience de ce pays, qu'il s'agisse de son pays d'origine ou d'un pays longuement étudié et visité. Leurs réalisations peignent un tableau de la Birmanie contemporaine, de ses tensions et ses contradictions.

Plus d'infos sur http://www.projet-birmanie.com

[18:00-21:00] Inauguration officielle de la plaque commémorative de Christo Botev
Location:
Institut Culturel Bulgare
Centre Culturel Bulgare
28, rue la Boétie
75008 Paris
M° Miromesnil
France
Phone : +33 (0)1 43 59 20 52
Fax : +33 (0)9 53 17 20 40
Mail : contact@ccbulgarie.com
Internet Site : www.ccbulgarie.com
Description:
INAUGURATION OFFICIELLE DE LA PLAQUE COMMÉMORATIVE DE CHRISTO BOTEV, CÉLÈBRE POÈTE ET RÉVOLUTIONNAIRE BULGARE

En présence de Gueorgui Pirinski - Président de l'Assemblée Nationale de Bulgarie et S.E. Madame Irina Bokova - Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Bulgarie en France

[18:00-21:00] Vernissage de Lars Morell "Catalog of Wonders"
Location:
Point Ephémère
centre de dynamiques artistiques
200, quai de Valmy
75010 Paris
M° Jaurès, Louis Blanc
France
Phone : +33 (0)1 40 34 02 48
Fax : +33 (0)1 40 34 02 58
Mail : info@pointephemere.org
Internet Site : www.pointephemere.org
Description:
Exposition du 8 au 31 mai 2008
Tous les jours : 14h - 19h

Vernissage - cocktail mercredi 7 mai de 18h à 21h
Vernissage presse 15 h - 18h

« Mourir non pas personnellement, mais par l'intermédiaire de tous les autres.»
(Maurice Blanchot, Thomas l'Obscur.)

Point Ephémère présente une première exposition personnelle en France de Lars Morell. Originaire de Norvège, Morell développe un travail se situant aux points de rencontre entre différents champs. Via l'utilisation de médias variés (installation, vidéo, wall-painting) Morell pose un regard interrogatif sur la représentation et la perception. Oscillant entre histoires fictives et réalité, aux limites du visible et de l'audible, ses œuvres sont construites sur le déplacement d'une source documentaire qui, une fois présentée hors de son contexte d'enregistrement, perturbe nos codes de lectures traditionnels et modifie la réalité dans laquelle elle s'installe. C'est à travers cette expérience physique de décontextualisation que le spectateur reçoit l'œuvre.

Après avoir étudié à la National Academy of Fine Arts à Oslo, Morell participe à de nombreuses expositions à Berlin, New York, Stockholm. Pour son projet à Point Ephémère, il propose Ghost Work #3, une installation rassemblant une série de contenants quotidiens (boite d'allumettes, de DVD, journaux...) tous vides, illisibles ou porteurs de messages d'absence. Illustrant la théorie développée par Clement Greenberg en 1965 dans la « Transfiguration du banal » l'objet dans la production de Morell se trouve transfiguré, délocalisé, recontextualisé.

Vidées, détournées ou mystérieuses, les boites fonctionnent comme autant d'annonces du désastre : travail à la fois d'ordre plastique (engageant un rapport à l'espace) et poétique, l'œuvre que nous voyons nous regarde aussi, et nous rappelle en quelque sorte notre propre destinée. La seconde pièce est une œuvre sonore ouvrant dans le lieu de l'exposition un autre environnement, un contexte urbain, en lien à l'histoire du lieu qui l'accueille, Point Ephémère. La dernière pièce est une œuvre murale The Price of a Song évoquant le film éponyme de Michael Powell dont les archives sont à jamais perdues.

Sous un titre ironique se rapportant au contenu à secrets et merveilles d'un manuel de magie, Morell nous invite à tendre l'oreille, a recréer par l'image mentale ce qui a lieu, ce qui a eu lieu, ce qui pourrait avoir lieu. « Ne rien changer, épouser monde et image. (...) Rendre l'échange, ici et maintenant possible, de la réalité et de la fiction. » (René Denizot, Après la création, 1993).

Les œuvres de Lars Morell créent un espace de voyage. Elles nous invitent à recréer un lien avec l'imaginal. Avec les autres, avec « le monde » (Roland Barthes).

Lars Morell est né en 1980 à Kristiansand (Norvège). Il vit et travaille entre Berlin et Olso (Norvège).

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Freaks Club"
Location:
Galerie l'Art de Rien
48, rue d'Orsel
75018 Paris
M° Abbesses, Anvers
France
Phone : +33 (0)1 42 52 75 84
Mail : info@art-de-rien.com
Internet Site : www.art-de-rien.com
Description:
du Mardi 6 mai au 8 juin 2008

une exposition de :
Alyz Tale, Amandine Urruty, Avril, Barbara d'Antuono, Benjamin Lacombe, Benjamin Offroy, Ciou, Comoseta, Dav et Gnot Guedin, Eikasia, Fabesko, Fredox, Golem, Gonzague Octaville, Hélène Pé, Isabelle Créations, Isabelle Lameloise, Jean Kristau, Jhano, Johan Potma, Jorge Perez Ruibal, Juan, Laetitia B, Létranger, Lost Fish, Ludovic Levasseur, Lusesita, Mad meg, Marie Noël, Mateo, Miette, Misstif, Nicoz, Ores, Paul Toupet, Peggy V, Rosstabla, Sergio Mora, Sunny Buick, Thierry Guitard, Udo, Véro.

On assiste de nos jours, au retour du thème du monstre, du freaks, que ce soit par notre tendance voyeuriste, qui nous pousse vers les « Carnivals » modernes que sont parfois les émissions de télé-réalité, ou par des voies plus poétiques, que ce soit en art, en littérature ou au cinéma.

A nouveau, comme aux plus belles heures du Romantisme Noir, les monstres fascinent : les siamois, les femmes à barbes et autres peuplent à nouveau les rêves des artistes. Les corps difformes, extraordinaires entraînent avec eux une série de valeurs négatives, pulsionnelles et chaotiques. Face à notre monde aseptisé ou trône un idéal de beauté conventionnelle, le freak est l'élément perturbateur, hors norme, mais il reste une réalité nécessaire à notre équilibre. Il porte sa monstruosité sur son visage et n'en est que plus émouvant.

Les monstres de notre époque ne sont finalement plus les freaks des cirques, image nostalgique d'un monde révolu. Ce sont certains humains qui nous entourent, à la monstruosité dissimulée. Ils peuvent être nos proches, nos voisins, ils nous ressemblent et en sont finalement d'autant plus effrayants...

Exposition collective "Freaks Club"

[18:15] Réception en l'honneur des anciens Combattants
Location:
Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 76 40 40
Internet Site : www.paris.fr
Description:
dans le cadre du 63e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945

[18:30] Cérémonie organisée à l'occasion du 63e anniversaire de l'Armistice
Location:
Mairie du 8ème arrondissement
Hôtel Cail
3, rue de Lisbonne
75008 Paris
M° Saint-Augustin, Europe
France
Phone : +33 (0)1 44 90 75 08
Internet Site : www.mairie08.paris.fr
Description:
Cour d'honneur de la Mairie du 8ème

Cérémonie organisée à l'occasion du 63e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945

[18:30-20:30] Exposition "Peindre contre l'oubli" de Nordine El Hachemi
Location:
Centre Culturel Egyptien
Centre Culturel d'Egypte à Paris
111, boulevard Saint-Michel
75005 Paris
M° RER B Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 46 33 75 67
Fax : +33 (0)1 43 26 18 83
Mail : centre@culture-egypte.com
Internet Site : www.culture-egypte.com
Description:
Du 05/05/2008 au 16/05/2008

Exposition de peintures de l'artiste algérien Nordine El Hachemi

[18:30] Exposition collective "les artistes de la galerie"
Location:
Galerie Arteconte
15, rue de Savoie
75006 Paris
M° Saint-Michel, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 46 34 84 65
Fax : +33 (0)1 46 34 84 66
Mail : info@arteconte.com
Internet Site : www.arteconte.com
Description:
du 2 au 14 mai

[18:30-21:00] Vernissage de Fadia Haddad "Masques"
Location:
Espace Galerie Europia
15, avenue de Ségur
75007 Paris
M° Saint-François-Xavier
France
Phone : +33 (0)1 45 51 26 07
Mobile : +33 (0)6 87 80 23 66
Fax : +33 (0)1 45 51 26 32
Mail : info@europia.org
Internet Site : europia.org/Galerie
Description:
Du 5 au 30 mai 2008
Ouverture du Lundi au Vendredi : 14h - 19h
Ou sur RDV, tél : 0145512607 / 0687802366

Fadia Haddad: Artiste peintre. Née à Beyrouth en 1959. Vit et travaille à Montreuil.

Diplômée de l'Académie Libanaise des Beaux-Arts (Beyrouth) en 1983
Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts (Paris) en 1988.

Les derniers travaux de Fadia Haddad parlent eux aussi de l'identité comme variation du même et de l'autre. Mais ici, il est plutôt question de la nature ultime de l'art. ce que l'artiste recherche, cette énigme dont elle déroule inlassablement la pelote, c'est ce moment magique ou dans un tableau tout se place pour donner ce sentiment de clarté et de force à une image est par essence insaisissable. Aussitôt révélée, la forme se nie d'elle-même, demeurant insondable.

Le support est pour Fadia Haddad une question essentielle. Elle a développé la série des masques alternativement sur papier et sur toile, établissant une relation quasi-érotique avec le support choisi, tel un lien tactile de peau à peau avec la surface de l'œuvre. « j'avais l'impression de faire l'amour avec un géant » se souvient -elle à propos d'un de ses tableaux de grand formats. En effet, on l'imagine assez bien dans une sorte de combat sensuel avec l'œuvre en gestation, saisie entre concentration de l'esprit, acuité du regard et majesté du geste.

Pour ses œuvres sur papier, elle utilise de vieux et grands registres d'hôtel du début du siècle qui port encore les noms et les notes des clients. Le passé s'intègre au présent lorsque l'artiste, en se les approprient avec jubilation, y inscrit ses formes. L'encre rouge ancienne, qui vient a baver délicatement sur les gris verts ou bleus du peintre, participe de l'avènement de l'œuvre. En exploitant ce télescopage entre deux réalités, Fadia Haddad poursuit un tracé labyrinthique : courbes et méandres se multiplient, se croisent, s'agglutinent sur des couches de couleurs et d'histoires qui forment une sorte de palimpseste au sein duquel émerge le masque. Celui-ci n'est parfois qu'une figure triangulaire aux yeux scellés en croix ou en forme de trous noirs prêts à tout aspirer dans le tourbillon de l'inconnu.

A la maniéré d'un hiéroglyphe, le signe affirme la présence vivante de l'artiste dans l'image. Le dialogue qui s'instaure au sein même de l'œuvre prend, sur les toiles de grand format, les proportions d'un manifeste. Le masque devient alors hiératique, gardien ou bouclier d'une peinture qu'il protège et qui se cache derrière lui comme une énigme essentielle ou un rêve enfouit au plus profond de l'être. Assumant parfois des allures baroques, le masque s'enrichit également de pendeloques, d'enroulements répétés comme une coiffe primitive et mystérieuse tandis que les couleurs se révèlent avec un éclat sourd au cœur de la nué. L'art devient ainsi évasion du réel ou exaltation du rêve. A la manière d'lcare prenant son envol au-dessus du labyrinthe, l'artiste se déploie dans des espaces nouveaux : ceux du monde intérieur et de l'imaginaire.

Laurence Debecque-Michel, 2004




[18:30-21:00] Vernissage de Nikol Aghababian
Location:
Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 16ème
Maison des Associations du 16ème arrondissement
14, avenue René Boylesve
75016 Paris
M° Passy, RER C Champ de Mars - Tour Eiffel
France
Phone : +33 (0)1 53 92 29 30
Mail : maison.asso.16@paris.fr
Internet Site : equipement.paris.fr/maison-de-la-vie-associative-et-citoyenne-du-16e-3285
Description:
Exposition de peintures

Style Fauvisme et Figuratif

[18:30-20:00] signature par David Lynch de son autobiographie "Mon histoire vraie"
Location:
L'Arbre à Lettres - Bastille
62, rue du Faubourg Saint-Antoine
75012 Paris
M° Ledru-Rollin, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 53 33 83 23
Mail : bastille@arbrealettres.com
Internet Site : www.arbrealettres.com
Description:
signature par David Lynch de son autobiographie "Mon histoire vraie"



[19:00-21:00] Apéro Flavor
Location:
Le Pin Up
13, rue Tiquetonne
75002 Paris
M° Etienne Marcel
France
Phone : +33 (0)1 42 33 04 86
Internet Site : www.myspace.com/lepinup
Description:
Apéro Flavor

[19:00] Vernissage de l'exposition "EXcroissance 5"
Location:
SoiXante AdaDa
60, rue Gabriel Péri
93200 Saint-Denis
M° Saint-Denis - Porte de Paris, Basilique de Saint-Denis
France
Phone : +33 (0)1 77 48 37 98
Mail : adada93@free.fr
Internet Site : 60adada.viabloga.com
Description:
du mercredi 7 mai au samedi 7 juin 2008
ouvert du mercredi au samedi de 15h à 19h et les soirs de spectacles

L'ESPRIT DE MAI et PATATI & PATATA
EXPOSITION COLLECTIVE

vernissage le mercredi 7 mai à 19h

PATATA : interlude sur la patate par Véro Mavera
BILLY : une performance de Viviana Moin & Pushy! Live
L'AdaDa, collectif d'artistes dionysiens propose une expo d'arts multiples et des performances au soiXante : 24 plasticiens et 6 danseurs et acteurs.
Loin de l'entreprise culturelle, le soiXante est un laboratoire alternatif de création, de diffusion et d'expression populaire qui crée ainsi par l'artistique un espace public et citoyen où des résistances s'organisent et où des libertés s'exposent.

Vernissage de l'exposition "EXcroissance 5"

[19:00] Vernissage de l'exposition "Extramuros"
Location:
Théâtre Rutebeuf
Galerie du Rutebeuf
16/18, allées Léon Gambetta
92110 Clichy-la-Garenne
M° Mairie de Clichy
France
Phone : +33 (0)1 47 15 31 38
Fax : +33 (0)1 47 15 30 45
Mail : culture@ville-clichy.fr
Internet Site : www.ville-clichy.fr/275-le-theatre-rutebeuf.htm
Description:
Vernissage le 7 Mai 2008
Du 7 Mai 2008 au 30 Juin 2008
tous les jours 14h30-19h

Extramuros : Un projet artistique original à Clichy

Extramuros expose une nouvelle façon de penser les rapports aux objets et aux matières que l'ère de l'abondance a dénaturés. Chacun peut à nouveau considérer l'objet avec respect, comme les anciens, ou avec curiosité et appétit, comme le font les pays pauvres. Chacun peut lui redonner une valeur nouvelle, inventer une autre fonction, lui permettre une renaissance.
Ce projet artistique original vise également à éclairer les multiples facettes de la notion de développement durable.

[19:30-22:00] Expo "tout dire"
Location:
Centre d'animation Jemmapes
Espace Jemmapes - Immix Galerie - Scène du Canal
116, quai de Jemmapes
75010 Paris
M° Gare de l'Est, Jacques Bonsergent, Colonel Fabien, Goncourt
France
Phone : +33 (0)1 48 03 33 22
Mail : information-je@crl10.net
Internet Site : www.crl10.net
Description:






[20:00] Dîner du Renouveau Civil
Location:
Le Sénat
Palais du Luxembourg
15, rue de Vaugirard
Palais du Luxembourg
75291 Paris Cedex 06
M° Odéon, Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 42 34 20 00
Fax : +33 (0)1 42 34 26 77
Internet Site : www.senat.fr
Description:
Dîner du Renouveau Civil

[20:00-23:55] Exposition "RIDE ON !"
Location:
Glaz'art
7-15, avenue de la Porte de la Villette
75019 Paris
M° Porte de la Villette
France
Phone : +33 (0)1 40 36 55 65
Mail : hello@glazart.com
Internet Site : www.glazart.com
Description:
SOIREE D'OUVERTURE DU GRAND PRIX DU TROCADERO
Entrée libre

Pour inaugurer la soirée d'ouverture du * Grand Prix Skateboard du Trocadéro 2008*, Glaz'art accueille en Mai une expo aux couleurs de la GLISSE et du STREET ART. A cette occasion Riderz s'associe avec Kana Beach et nous concocte une soirée qui réunie toute la culture de la glisse underground, avec au programme : La présence de Riders Pro, Projections, Expos Photos, Stands, Lives, Dj Set, Lots Kana Beach...

Le vernissage se déroulera le mercredi 7 Mai à partir de 20h à 2h - Entrée libre.

www.riderz.net

* Grand Prix du Trocadéro* : Slalom World Cup, Freestyle, Longskate & Bowl - du 8 au 11 Mai au Trocadéro, Paris

[20:00-22:00] Vernissage de l'exposition "SUMI - E" by Bruno (b.) Leyval
Location:
La Karambole
10, rue Hégésippe Moreau
75018 Paris
M° La Fourche
France
Phone : +33 (0)1 42 93 30 68
Mail : karambole.cafe@hotmail.fr
Internet Site : www.myspace.com/karambole_cafe
Description:
Vernissage mercredi 7 mai 2008 de 20h à 2h
Exposition du 7 mai au 2 juin 2008
Ouvert de 11h30 à 2h (restaurtation du lundi au vendredi midi)
Soirée de 21h à 2h
possibilité de privatisation (2 mois à l'avance)

Bruno (b.) Leyval

Peintre, illustrateur, graphiste, Bruno Leyval fonde le Awake Studio en 2002 avec pour objectif de tisser un lien entre les arts et les cultures alternatives. L'idée de créer un magazine sur internet lui sembla la méthode la plus appropriée pour diffuser le projet. En 2004, le Awake Studio Magazine est publié online et, en moins d'un an, devient le site référence français consacré à l'art, au post-graffiti, au rap et aux cultures urbaines. Après deux années de travail acharné, diverses collaborations et une centaine d'interviews d'artistes parmi les plus influents de leurs générations (Tabas, Space Invader, 777Run, Koa, JR, Keny Arkana, Rocca, 123Klan, Will-e, ...), Bruno reprend ses pinceaux et le magazine cesse temporairement sa publication. Fort de cette expérience journalistique et humaine et des connections qu'elle a entraînée, il transforme le Awake Studio en une vitrine de ses propres réalisations, en un collectif d'artistes et en studio de création.







[22:00] signature par David Lynch de son autobiographie "Mon histoire vraie"
Location:
Librairie La Hune
16-18, rue de l'Abbaye
Place Saint-Germain-des-Prés
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 42 01 43 55
Fax : +33 (0)1 45 44 49 87
Mail : paris@la-hune.com
Internet Site : www.la-hune.com
Description:
signature par David Lynch de son autobiographie "Mon histoire vraie"

18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
23:00
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