Saturday, June 14, 2008
Public Access


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Category: All

14
June 2008
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  Parcours Saint-Germain 2008 "Il était une fois..."
Location:
Saint-Germain-des-Prés
Saint-Germain-des-Prés
75006 Paris
M° Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés
France
Internet Site : www.saint-germain-des-pres.com
Description:
6ème édition du parcours Saint-Germain-des-Prés

dans les boutiques de Saint-Germain-des-Prés - 75006 Paris

Du 29 mai au 19 juin 2008

Cette année, pour sa 6e édition, le parcours Saint-Germain aura comme fil rouge le thème "Il était une fois...". Le thème propose d'explorer les contes et légendes populaires, véritable fond culturel universel. Ce voyage réinterprétera des histoires d'autrefois, de la Belle au Bois dormant à Cendrillon, mais en inventera aussi de nouvelles... Quelle influence ont ces contes sur notre imaginaire, surtout nos valeurs esthétiques et culturelles ?

30 artistes sont invités parmi lesquels Claude Levêque, Charles Freger, Ctaherine Ba&, Anna Gaskell, Fabrice Langlade, Gérard Fromanger, Gaspard Yurkievich, Nicolas Buffe, Olivier Babin, Vincent Beaurin, Laure Tixier, Lila Jang, Fabrice Langlade, etc.

Les lieux d'exposition sont les boutiques de luxe du quartier (Christian Lacroix, Sonia Rykiel, Paule Ka, Agnès b, Zadig & Voltaire, etc) ou des symboles du quartier (les Deux Magots, le Café de Flore, la place Furstenberg, l'école des Beaux-Arts). Une fois n'est pas coûtume, l'Art contemporain et la Mode ont rendez-vous pendant 3 semaines...

Entrée gratuite partout où les oeuvres sont exposées.

"Into the Deep", Mijn Schatje pour le Parcours Saint-Germain des Près
Du 29/05/2008 au 19/06/2008
Dans le cadre du Parcours Saint-Germain-des-Prés édition 2008, l'artiste Mijn Schatje exposera une série d'images inédites dans le magasin Swarovski.
Ces images, interprétations libres sur le thème des sirènes, seront accompagnées d'un design sonore exclusif de l'artiste suédois Set Hallström. Plongez dans un univers féerique et laissez vous envoûter par le chant des sirènes le temps d'une promenade à Saint Germain des Près...
Cocktail le 29 mai, de 18 à 22h, invitations à retirer à la boutique Swarovski de Saint Germain.

http://www.parcoursaintgermain.com

>> CP

Exposition rétrospective "Camille Claudel, une femme, une artiste"
Location:
Musée Rodin
Hôtel Biron
79, rue de Varenne
75007 Paris
M° Varenne
France
Phone : +33 (0)1 44 18 61 10
Fax : +33 (0)1 44 18 61 30
Internet Site : www.musee-rodin.fr
Description:
Musée Rodin

du 15 avril au 20 juillet 2008
Horaires : Tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 17h45 (21h le mercredi)

Tarification :
Entrée de l'exposition 7 €, tarifs Jeunes et Pro 5 €, tarif Famille 10 €
Billet jumelé exposition + collections permanentes + parc 10 €, tarif Jeunes et Pro 7 €, tarif Famille 10 €

Commissaire général de l'exposition : Dominique Viéville
Commissaires de l'exposition : Aline Magnien, Véronique Mattiussi



Certains estiment que son talent dépassait celui de son maître...

« Je lui ai montré où elle trouverait de l'or mais l'or qu'elle trouve est bien à elle »
Auguste Rodin

Une rétrospective exceptionnelle : Camille Claudel une artiste, une destinée

Le musée Rodin ouvre de nouveau ses portes à Camille Claudel en lui consacrant une importante rétrospective, du 15 avril au 20 juillet 2008. Cette exposition rassemble l'essentiel de l'oeuvre de l'artiste avec plus de 80 sculptures en marbre, terre cuite, plâtre, onyx et bronze ainsi qu'une dizaine de gravures et dessins provenant de collections publiques et privées. Certains documents comme la correspondance de Rodin et Camille Claudel et des photographies d'époque accompagnent cet ensemble.

Une oeuvre animée « par un souffle épique, enivrant voire tragique »
(B. Gaudichon).

L'oeuvre de Camille Claudel est connue pour être marquée par l'influence de Rodin. Le maître a largement inspiré l'élève. L'inverse est également vrai, à tel point qu'il est parfois difficile de déterminer le travail de chacun d'eux. Mais, l'oeuvre de Camille Claudel témoigne également d'une incroyable puissance créatrice.

L'exposition permet de découvrir ou redécouvrir les oeuvres qui ont fait la renommée du sculpteur : La Valse où un couple de danseurs gracieusement enlacés semble emporté dans un tourbillon ; L'Âge mur, oeuvre autobiographique symbole de sa rupture avec Rodin ; La Vague ou Les Causeuses, exemples représentatifs de sculptures où Camille Claudel s'affranchit du maître pour réaliser des oeuvres plus personnelles, fortement influencées par les arts décoratifs et le japonisme.

Certaines oeuvres sont quant à elles présentées pour la première fois au public comme le plâtre de La Niobide Blessée, déposé par l'Etat français au musée de Bejaia, en Algérie, en 1935, ou encore des petites études en terre cuite provenant des collections du musée et récemment réattribuées à Camille Claudel.

Une rétrospective pour enfin voir les sculptures sous un jour nouveau

Cette rétrospective éclaire d'un jour nouveau le parcours artistique ponctué de chefs d'oeuvres d'une artiste aujourd'hui plus connue pour sa vie privée que pour ses propres créations. Après avoir longtemps été jugé par référence à Rodin, l'art de Camille Claudel apparaît profondément original, intense et rayonnant. Cette exposition a pour ambition d'appréhender l'oeuvre de cette insoumise en dehors de la passion qui l'unit à Rodin.

L'exposition présente plus de 80 sculptures en marbre, terre cuite, plâtre, onyx et bronze, ainsi qu'une dizaine de gravures et dessins provenant de collections publiques et privées. Certains documents, comme la correspondance de Rodin et Camille Claudel et des photographies d'époque, complètent cet ensemble. Certaines oeuvres sont présentées pour la première fois au public comme le plâtre de La Niobide Blessée, déposé par l'Etat français au musée de Bejaia, en Algérie, en 1935, ou encore des petites études en terre cuite provenant des collections du musée et récemment réattribuées à Camille Claudel.

Il est ainsi temps d'interroger l'oeuvre de Camille Claudel et sa place dans le courant artistique de la fin du XIXème siècle : Camille Claudel a-t-elle réussi à créer une sculpture résolument moderne en marge de l'oeuvre de Rodin ? Comment a-t-elle évolué en tant que femme élève-sculpteur dans un atelier ? Quelle stratégie pouvait développer une femme sculpteur à la fin du XIXème siècle ? Telles sont les questions auxquelles cette exposition s'efforcera de répondre.

Camille Claudel, artiste, très aimée du grand public

Avant d'être présentée au musée Rodin à Paris, l'exposition est à Madrid de novembre 2007 à février 2008, grâce au soutien de la fondation Mapfre. Un catalogue richement illustré, composé d'une série d'articles de spécialistes de l'artiste- Bruno Gaudichon, Anne Rivière, Claudine Mitchell-, sera édité en espagnol et en français.


Camille ClaudelLa Vague1897, onyx et bronze sur socle de marbre, 62 x 56 x 50 cm, S. 6659© musée Rodin (Photo : Ch. Baraja), © ADAGP, Paris, 2008


REPERES BIOGRAPHIQUES

12 novembre 1840
Naissance d'Auguste Rodin à Paris.

1864
8 décembre. Naissance de Camille Claudel à Fère-en-Tardenois.
Née d'une famille modeste, Camille Claudel, soeur de l'écrivain, Paul Claudel, décide très tôt de devenir sculpteur.

1876
Automne. Louis-Prosper Claudel s'installe à Nogent-sur-Seine avec sa famille.
Camille y rencontre le sculpteur Alfred Boucher qui devient son premier maître.

1881
Madame Claudel et ses enfants, Camille, Louise et Paul, s'installent à Paris.
Camille suit des cours de sculpture à l'Académie Colarossi. Alfred Boucher continue à suivre ses travaux.

1882
Alfred Boucher nommé à Rome confie ses élèves à Rodin.

Camille entre comme assistante dans l'atelier de Rodin. Elle devient élève et modèle du sculpteur. Camille restera dans l'atelier jusqu'en 1892.

CésarPortrait de Camille Claudel à 18 ans1881, papier albuminé, 15.5 x 10.3 cm, Ph. 527© musée Rodin, Paris, 2008

1885
Rodin et Camille travaillent en harmonie partageant atelier et modèles. Camille participe à la réalisation des Bourgeois de Calais. Très vite l'élève douée devient la maîtresse de Rodin. Une passion fulgurante unit les deux artistes qui s'influencent mutuellement : La Jeune Fille à la gerbe annonce Galatée de Rodin.

1886
12 octobre. Signature du « contrat ». Rodin s'engage à n'accepter aucune autre élève que Camille, à la protéger dans les cercles artistiques et à l'épouser lors d'un voyage en Italie ou au Chili.

Novembre. Camille travaille à Sakountala.

1888
Au Salon des Artistes Français, Camille reçoit une mention honorable pour le plâtre de Sakountala.
Elle commence le buste d'Auguste Rodin et La Valse.

1890-1891
Camille Claudel et Rodin effectuent plusieurs voyages ensemble en Touraine, notamment au château de l'Islette.

1892
Les liens professionnels et amoureux entre Camille et Rodin se distendent. Camille s'aperçoit qu'elle ne sera jamais Madame Rodin et qu'elle n'arrivera pas à évincer Rose Beuret, compagne de Rodin depuis 1864.

Camille commence La Petite Châtelaine.

1893
Camille expose Clotho et La Vasle au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts.
Elle travaille à la première version de L'Âge mûr.

Cherchant à reconquérir son indépendance, Camille s'engage dans de nouvelles directions. Elle commence les « croquis d'après nature », des sculptures de petites dimensions inspirées du quotidien.

1895
Juillet. Première commande de l'Etat : L'Age mûr.

1896
Camille fait la connaissance de la comtesse Arthur de Maigret, qui sera son principal mécène jusqu'en 1905.

Achèvement de la première version de L'Age mûr.

1897
Camille expose, au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, La Vague. Avec cette oeuvre, Camille aborde un style nouveau issu du japonisme.

1898
Les deux amants rompent définitivement.

1899
Camille s'installe au 19 quai Bourbon qui sera son dernier atelier-logement. Elle y vit recluse.

La commande pour la fonte en bronze de L'Age mûr est annulée par le directeur des Beaux-Arts, Henry Roujon.

1900
Camille rencontre de graves difficultés financières.

1904
Exposition de onze bronzes et deux marbres à la Galerie Eugène Blot, marchand d'art qui éditera en bronze une quinzaine d'oeuvres de Camille.

1905
Camille expose le marbre de Vertumne et Pomone au Salon des Artistes français.

1906
Camille obtient de la direction des Beaux-Arts la commande de La Niobide blessée.

Sa santé est très altérée. La correspondance de Camille témoigne d'une paranoïa grandissante envers Rodin.

1908
Dernière exposition à la Galerie Eugène Blot.

1913
3 mars. Décès de son père.

10 mars. Camille est internée jusqu'à sa mort en 1943 à la demande de sa mère et de son frère Paul Claudel.

17 novembre 1917
Rodin meurt à l'âge de 77 ans.

William ElborneCamille Claudel travaillant à Sakountala dans son atelier1887, papier albuminé, 15.1 x 8.3 cm, Ph. 1773© musée Rodin, Paris, 2008


Camille ClaudelClotho1893, plâtre, 89.9 x 49.3 x 43 cm, S. 1379© musée Rodin (Photo : Ch. Baraja), © ADAGP, Paris, 2008


Documentation :

Communiqué de presse

Exposition "Lovis Corinth : entre impressionnisme et expressionnisme"
Location:
Musée d'Orsay
62, rue de Lille
1, rue de la Légion d'Honneur
75343 Paris Cedex 07
M° Musée d'Orsay, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 40 49 48 14
Internet Site : www.musee-orsay.fr
Description:
Musée d'Orsay
grand espace d'exposition (niveau 0, côté Seine)

1er avril - 22 juin 2008
Horaires : Tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h, le jeudi de 9h30 à 21h45

Tarification : Droit d'entrée au musée : plein tarif : 8 € ; tarif réduit et dimanche : 5.5 €

Bénéficiaires du tarif réduit : les visiteurs âgés de 18 à 30 ans et les familles nombreuses. Le jeudi soir, tarif réduit pour tous et gratuité pendant six mois pour les 18-25 ans.

Serge Lemoine, qui a cédé sa place de président du musée d'Orsay à Guy Cogeval, signe son départ à la retraite par le commissariat de cette rétrospective consacrée à l'un des grands peintres allemands de la première moitié du XXe siècle. Bien qu'il ait été formé à Paris chez Bouguereau et Robert-Fleury, Lovis Corinth (1858-1925) n'a jamais fait l'objet d'une exposition significative en France. Celle-ci, avec 80 tableaux et une trentaine d'œuvres sur papier, aborde ses différents thèmes de prédilection : mythologie, paysages de la vieillesse ou portraits, qui constituèrent une part importante de sa production autour de 1900, au moment de la Sécession. Installé à Berlin, Corinth devient l'interprète de la vie trépidante et libérée de la capitale allemande, trouvant dans le nu - traité de manière très charnelle - son motif le plus personnel. Lovis Corinth, entre impressionnisme et expressionnisme au musée d'Orsay, du 1er avril au 22 juin 2008

Après la re-découverte de l'artiste majeur suisse Ferdinand Hodler, le musée d'Orsay consacre une première rétrospective à son contemporain allemand, Lovis Corinth (1858-1925). Elève à l'Académie Julian à Paris, Corinth s'affirme comme un peintre subversif, à la croisée de l'impressionnisme français et de l'expressionnisme allemand.

L'exposition présente près de 80 tableaux et une trentaine d'oeuvre sur papier (encore moins connus du public) couvrant les différents thèmes abordés par Lovis Corinth. Des autoportraits surtout - il se représente dans 42 peintures et plus de 140 oeuvres sur papier entre 1887 et 1925 -, beaucoup de nus - genre qu'il considère comme le "latin de la peinture"-, des paysages aux couleurs expressionnistes vibrantes, des sujets bibliques et mythologiques traités de manière burlesque (cf. Retour de bacchanale, 1898) et à la fin de sa vie des scènes de genre de la vie quotidienne (cf. Distribution des cadeaux de Noël, 1913).

Lovis Corinth naît en Prusse-Orientale (1858) et suit de longues études artistiques aux beaux-arts de Königsberg, de Munich et à l'Académie Julian à Paris. Au Salon de 1890, il obtient la mention honorable pour Pieta (1889, détruit en 1945). L'année suivante, Corinth s'installe à Munich, où il devient membre fondateur de la Sécession munichoise (1900). Mais le jury de cette dernière refuse son oeuvre Salomé II (1900), qui mêle érotisme et mort et illustre plus une scène de la vie qu'une page de l'histoire. L'artiste emménage alors à Berlin (1901) où il connaît un grand succès. Il y fonde une école de peintures pour femmes.

La Sécession

La Sécession berlinoise est fondée en 1898. Max Liebermann en est le premier président et Walter Leistikow l'acteur principal. C'est ce dernier qui convainc Max Slevogt et Lovis Corinth de rallier le groupe. De 1899 à 1911 cette association devient vite un pôle majeur de la vie artistique allemande. En 1904, Paul Cassirer invente l'expression "triumvirat de l'impressionnisme allemand" pour Liebermann, Slevogt et Corinth : il souligne ainsi en quoi ces trois peintres se rapprochent de l'impressionnisme français.
La Sécession berlinoise permet dès lors à Corinth d'exposer ses oeuvres à intervalles réguliers auprès d'un public averti. L'artiste vit en effet sur les revenus de portraits [cf. Portrait de Madame Douglas (Irma Hübner), 1909, ou Portrait de Julius Meier-Graefe, 1917] que l'élite lui commande.

Images classiques détournées et scènes de vie

A partir de motifs classiques empruntés à la mythologie grecque, à la religion chrétienne et au monde littéraire, Corinth s'affirme dans le genre biblique et mythologique en détournant des sujets religieux. Il traite de façon obsessionnelle les thèmes de l'amour, du sexe ou de la mort. Sa peinture, dans son approche et sa facture, s'inspire d'abord de Frans Hals et de Rembrandt.

Au lieu de sublimer la souffrance du Christ sur la croix, il dépeint l'horreur de sa peine. Avec Salomé II, l'artiste s'affiche comme un "peintre de la chair", exhibant le corps, le sang et la chair. D'où le rapprochement - à l'instar de son maître Rembrandt - entre une scène de boucherie (Le boeuf abattu à l'abattoir, 1905) et ses représentations de nu avec la chair débordande des femmes. Loin d'avoir un teint uniforme porcelaine, ses muses ont le corps marqué par le temps. De fait, Corinth choisit par principe - dans sa tentative de rapprocher l'art de la vie - des modèles parmi ses proches (sa famille et ses amis) et non parmi des mannequins professionnels à la beauté plastique.

Corinth a toujours peint d'après le modèle, généralement choisi dans son entourage direct. Ses personnages, aux gestes et aux expressions souvent outrés, célèbrent la nudité sans rien de la grâce présumée des figures bibliques ou mythologiques. Cette parodie de la tradition témoigne d'une veine satirique qui doit beaucoup à Arnold Böcklin et dont les échos se feront sentir chez Ludwig Meidner ou chez George Grosz et Otto Dix.

Plus tard, l'abandon de la hiérarchie des genres incite Corinth à s'intéresser aux scènes de la vie contemporaine, en particulier dans Jeu de quilles, Distribution des cadeaux de Noël (1913) ou dans Sur la plage de Forte dei Marmi (1914).


Lovis Corinth (1858-1925)
Sur la plage de Forte dei Marmi
1914
Huile sur toile
H. 76 ; L. 119 cm


Portraits et autoportraits

Les portraits de Corinth reflètent son évolution artistique, d'un académisme naturaliste à l'expressionnisme, en passant par une phase impressionniste. Il exécute une centaine de portraits d'hommes et de femmes du monde artistique et politique, devenant le portraitiste le plus en vogue de Berlin. Sa famille lui sert également de modèle.

Avec l'autoportrait, Corinth poursuit la quête de soi à travers la peinture. A partir de 1900, à l'approche de son anniversaire, il entame chaque année un autoportrait. La mise en scène exagérée de soi par le jeu, le recours au travestissement et à l'allégorie, ainsi que le travail en série, sont sans équivalent à l'époque.

Le peintre a sans conteste élaboré à travers cet exercice la partie la plus forte de son oeuvre. Dans son Dernier autoportrait de 1925, il se représente en buste devant un miroir qui renvoie l'image de son profil déformé et marqué par l'âge. Qu'il se montre en pleine activité ou désespéré, Corinth se révèle dans ce genre.

La passion du peintre

Corinth prête une attention particulière à la passion et à la mort de Jésus-Christ. Or le Grand martyre (1907), plutôt que célébrer la rédemption par le sacrifice de la croix, décrit crûment les tourments endurés par le Christ. Le thème récurrent de la crucifixion montre comment un même sujet a pu être prétexte à des solutions picturales différentes tout au long de son oeuvre.

Dans Salomé II (1900), où Corinth fait cohabiter les thèmes de la séduction et de la mort, les modèles restent identifiables. L'artiste y combine morbidité et virtuosité picturale. Plutôt qu'une page d'histoire, le tableau se présente comme une parodie de la vie. Sa manière provocante et non conventionnelle d'aborder le sujet fait de Corinth un peintre subversif.

Victime d'une attaque d'apoplexie dont il sort très affaibli en décembre 1911, Corinth se représente quelques mois plus tard en Samson aveuglé. Dans ce tableau, thème biblique et autobiographie se croisent. Le cadrage inattendu préfigure la dramaturgie cinématographique.


Lovis Corinth (1858-1925)
Samson aveuglé
1912
Huile sur toile
H. 130 ; L. 105 cm


Fidèle à une tradition de l'histoire de l'art, Corinth s'est avec obstination représenté en Christ, une pratique qui trouve son apogée dans l'Ecce homo de 1925. On y retrouve la facture distinctive des oeuvres tardives : la touche violente, qui devient un élément de style et le rapproche de l'expressionnisme.
Dans cet épisode biblique qui relate la comparution de Jésus devant Ponce Pilate, l'artiste se représente en Christ dont la tête est couronnée d'épines. Il entend montrer par là l'intensité avec laquelle il vit la Semaine Sainte: "[...] Je suis devant un grand tableau. Ce sera 'Ecce homo'. Je veux le terminer, Pâques m'a donné de l'énergie. Mon activité artistique est liée aux épisodes de la Bible et à ses fêtes", écrit l'artiste le 13 avril 1925. L'oeuvre transcrit l'aptitude du Christ - du peintre - à surmonter les souffrances, ce pourquoi Corinth conçoit "le legs de ce tableau comme un appel à l'hummanité", précise l'un des commissaires de l'exposition Dietulf Sander (conservateur au Museum der bildenden Künste, Leipzig).
L'attachement au sujet sert souvent de prétexte à une peinture qui a déjà conquis son autonomie. La façon dont il aborde les thèmes de ses représentations illustre la liberté qu'il exprime à l'égard de l'iconographie traditionnelle, tout en témoignant de son attachement à la peinture et à la présence sensuelle de la couleur.


Lovis Corinth (1858-1925)
Couple de Bacchants (autoportrait)
1908
Huile sur toile


Le corps et la chair

Corinth étudie le nu à l'Académie Julian de Paris, dans les années 1880. Il considère ce genre comme le "latin de la peinture". Sa production de nus s'accroît sensiblement après 1904. Fidèle à l'idée expressionniste de fusionner l'art et la vie, l'artiste choisit rarement ses modèles parmi les professionnels. Il s'agit le plus souvent de proches.

Alors que nombre de ses allégories célèbrent la nudité, Corinth finit par débarrasser ses représentations de toute allusion mythologique ou religieuse. Certains tableaux sont nés d'observations spontanées de la vie quotidienne, tels que Matinée (1905) et Après le bain (1906), qui montrent son épouse, son modèle de prédilection, dans une occupation intime.

La volonté de Corinth de saisir le corps, la chair comme le sang, lui permet d'aborder des sujets dont se détournent d'autres peintres. A l'instar de Rembrandt, il s'intéresse aux scènes de boucherie, sans qu'elles relèvent du tableau de genre classique. Corinth associe en effet souvent les carcasses d'animaux aux nus, en raison de la sensualité des couleurs et de l'aspect lascif qu'ils dégagent. La viande et le sang sont mêlés aux cris qui résonnent, la touche picturale exaltée renvoyant à l'atmosphère de l'abattoir.

Paysages

Les paysages de Corinth répondent rarement à une commande. Ils obéissent le plus souvent à son désir créateur. Affranchis de tout contenu susceptible de distraire le regard, ce genre, qui relève des codifications traditionnelles de la peinture, met en évidence les qualités picturales de l'oeuvre : la composition, le traitement de la surface, la touche apparente, l'intensité des couleurs.

Les paysages tardifs, et plus précisément les vues du lac de Walchen, confirment l'amour profond de Corinth pour la nature et témoignent de sa lassitude à l'égard de la vie urbaine. Ces oeuvres reflètent le caractère changeant des paysages. Ainsi, à l'instar des impressionnistes français, il peint un même site à divers moments de la journée, voire de l'année. Cette série de tableaux réalisée entre 1918 et 1925 célèbre l'autonomie de la couleur.

La production de paysages, comme celle de natures mortes, s'intensifie vers la fin de sa vie. Corinth y fait évoluer ses motifs. Bon nombre de ces tableaux aux couleurs floues et entremêlées se caractérisent par la dissolution des formes, leur point de vue rapproché et une touche rageuse. L'expressivité de la peinture même l'emporte sur le rendu précis du sujet.

Oeuvres sur papier

"Très rares étaient ceux qui savaient que Corinth, peintre génial, fut tout aussi génial en noir et blanc." (Karl Schwarz). Les oeuvres sur papier dépassent de loin l'oeuvre peint en nombre. Dessin et aquarelle, eau-forte, pointe sèche et vernis mou, lithographie en noir et en couleurs jalonnent le parcours de l'artiste.

A part l'esquisse préparatoire, qui sert à étudier la pose du personnage et la composition du tableau, la majeure partie des feuilles dessinées par Corinth, ainsi que ses aquarelles, se présentent comme des oeuvres à part entière. Ses illustrations de livres, celles pour la Bible, par exemple, vont contribuer, de même que ses gravures, à sa célébrité.

Anselm Kiefer : un hommage à Corinth

Né en 1945 à Donaueschingen (Allemagne), Kiefer est un des plus importants artistes contemporains. A l'invitation du musée d'Orsay, il rend hommage à Corinth avec une oeuvre spécialement créée pour la circonstance.

Pour Lovis Corinth. Autoportrait au squelette (2007) est un triptyque (pour la Trinité et la Passion) dans lequel le tournesol fané - plante fétiche de A. Kiefer -, symbole de la vanité, structure l'arrière-fond de l'image. On le retrouve avec des épines, un squelette que l'artiste a lui-même fabriqué, et des indications alphanumériques sur feuilles blanches qui rappellent la nomenclature des étoiles établie par la NASA, Anselm Kiefer voulant de la sorte lier les éléments qu'il représente avec le cosmos. Tout évoque la thématique du changement, de la transformation, récurrente dans l'oeuvre des deux Allemands.
Les vitrines sont truffées d'épines, qui font allusion à la passion du Christ. Dans le panneau central, une colonne vertébrale rappelle l'Autoportrait au squelette de Corinth (1896) du musée Lenbachhaus de Munich.

Avec cette oeuvre, Anselm Kiefer témoigne de l'importance de la postérité de Corinth dans l'art contemporain.


Anselm Kiefer
Pour Lovis Corinth. Autoportrait au squelette
2007
Triptyque
H. 282 ; L. 576 cm

2ème édition du Parcours Parisien de la Photographie - PPP
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
du 10 au 30 juin 2008

Le PPP est un événement annuel organisé par les éditions Chez HIGGINS qui regroupe des galeries et librairies parisiennes exposant de la photographie ancienne, moderne ou contemporaine pendant la durée du parcours. Le PPP a une vocation marchande et n'est donc réservé qu'à des participants dont les oeuvres présentées sont à vendre. Les galeries et les librairies participantes sont libres et responsables de leur programmation.

Pour cette seconde édition, Guy Mandery succèdera à Hervé Le Goff en tant que président d'honneur du PPP.

Patrick le Bescont, fondateur des éditions Filigranes sera l'invité d'honneur du PPP; ce sera l'occasion de fêter ensemble les 20 ans de sa maison d'édition.

relations presse :
Catherine Philippot
248, boulevard Raspail
75014 Paris
cathphilippot@photographie.com
tel. : 01 40 47 63 42

http://www.leppp.fr

Les coordinateurs du parcours : Claire et Eric Higgins - 01 43 54 28 84
5, rue de l'Ancienne Comédie - 75006 Paris
chezhig@chezhiggins.com

ou leur assistant : Ludovic Delalande - 06 32 31 13 93

Page contact :
http://ppp.chezhiggins.com/node/234

Informations sur le 1er Parcours Parisien de la Photographie 2007 :
http://ppp.chezhiggins.com

>> communiqué

Exposition "Les Parisiennes de Kiraz"
Location:
Musée Carnavalet
Musée de l'Histoire de Paris
23, rue de Sévigné
75003 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 44 59 58 58
Fax : +33 (0)1 44 59 58 11
Internet Site : www.carnavalet.paris.fr
Description:
Musée Carnavalet

Exposition du 14 mai au 21 septembre 2008
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h
sauf les lundis et jours fériés

Tarifs d'entrée dans l'exposition (l'entrée dans les collections permanentes du musée est gratuite)
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3.50 €
Tarif jeune : 2.50 €
Gratuit jusqu'à 13 ans inclus et pour les Amis du musée Carnavalet
Evitez les files d'attente : achetez vos achat billets coupe-file en ligne

Evénements autour de l'exposition :

- Parcours-jeu dans l'exposition

- Séance dédicace du catalogue de l'exposition par Kiraz : jeudi 19 juin 2008
Salle de conférences du musée Carnavalet, 15h
Entrée libre sans réservation

- Visites-conférences
Durée 1h30 sans réservation
Tarif : 4.50 € par personne + droit d'entrée dans l'exposition
Jeudis 5, 12, 19 et 26 juin à 14h
Samedis 7, 14, 21 et 28 juin à 15h30
Samedi 5 et 12 juillet à 15h30

Catalogue d'exposition
Les Parisiennes de Kiraz
Ouvrage broché, 22 x 27 cm, 128 pages, 111 illustrations couleur
Éditions Paris-Musées, 22 €

Piquantes, délurées et sensuelles, elles ont fait la réputation du dessinateur Kiraz et reviennent sur le devant de la scène ; cette fois-ci, les célèbres Parisiennes se sont donné rendez-vous au musée Carnavalet pour la toute première rétrospective de cet artiste.

Nées dans les années 1950, d'un trait de crayon et d'éclats de couleurs, les créatures de Kiraz entrent dans la légende à l'aube des années 1960 dans les pages du magazine Jours de France (1959 - 1987). Les Parisiennes font aussi les beaux jours de Marie-Claire, Gala, Paris-Match, Elle et illustrent encore maintenant une page coquine du Playboy américain. Dans les années 1990, elles tiennent le haut de l'affiche en jouant les stars de la publicité : Canderel, Clio Chipie, Nivéa...


"Quand je pense qu'il y a deux heures je n'étais qu'un faux numéro..."

Fidèles à l'esprit de Paris qui les caractérise, les filles « prodigues » de Kiraz s'invitent dans le plus parisien des musées de la capitale et inscrivent ainsi leurs fameuses aventures dans l'histoire de la ville. Cette exposition est l'occasion unique de découvrir les Parisiennes dans leur ensemble et sous toutes les coutures : intemporelles dans leur féminité, indémodables dans leurs styles et déconcertantes d'actualité dans leur propos.

Gouaches originales, peintures inédites, dessins, reportages, croquis, photographies, coupures de presse, affiches publicitaires... : près de 230 oeuvres présentent toute une vie de travail passionné de l'artiste d'origine égyptienne Kiraz, dont l'amour de Paris et de sa gent féminine éclairent cette première rétrospective.



Comment des héroïnes d'illustration de presse ont-elles façonné l'esprit féminin de la capitale? Edmon Kiraz ne vous livrera pas son puissant secret. Mais cette première rétrospective présentée dans le plus parisien des musées offre un aperçu du processus créatif d'un artiste, au trait de crayon et à l'éclat des couleurs légendaires.

Deux cent-trente oeuvres, dont une centaine de gouaches, 9 peintures, 25 dessins et une trentaine de documents d'archives, présentent en image l'évolution des "filles prodigues" de E. Kiraz.

Sa première figure féminine, prénommée Line, voit le jour dans le numéro 290 de Samedi Soir (20 janvier 1951). Rapidement la concurrence s'intensifie et Line est affublée de "copines", qui évoluent gracieusement, vêtues de noir et blanc, dans Carnet de Belles (1953-1955).
Ensuite, elles filent le parfait amour avec Ici Paris (jusqu'en 1964).

Marcel Dassault, fondateur du magazine Jours de France remarque Carnet de Belles. Il propose à E. Kiraz de dessiner des femmes pour une double page dans son journal, à l'origine politique (il devient par la suite un magazine féminin).
C'est Marcel Dassault qui propose d'appeler les personnages "les Parisiennes" (1959) - une idée à laquelle l'artiste n'adhère pas vraiment, la trouvant trop banale! Et, pourtant, quel succès!
Chaque semaine, les Parisiennes illustrent une scène de la vie quotidienne: un jour au bureau, un week-end à la montagne, une semaine à la plage... Mais la capitale française reste la source d'inspiration primordiale de l'artiste.

Né au Caire de parents arméniens, Kiraz découvre Paris lors d'un voyage en 1946. Il tombe amoureux de la ville et s'y installe définitivement deux ans plus tard. D'abord dessinateur politique, il capte l'atmosphère parisienne qu'il rend dans son Carnet de Belles. Du haut de son atelier, boulevard Raspail, ou aux terrasses des cafés, l'artiste s'inpire de l'air du temps: mode, luxe, libertinage, mais aussi tracasseries avec les agents de la voie publique, pression médiatique pour rester mince, etc...

"Ma source d'inspiration c'est la rue et c'est inépuisable. Deux filles qui bavardent à la terrasse d'un café, c'est magnifique!" s'exclame Kiraz.

"Il [Kiraz] a inventé ce métissage explosif, corps d'Afrique, buste d'Italie, regard de l'Est, cheveux du Nord, esprit de Paris. [...] Puis on a assisté à un phénomène saisissant: les Parisiennes ont commencé à ressembler aux dessins de Kiraz", observe Dominique Issermann, photographe.


Il y a en moi plusieurs femmes. Comment voulez-vous que je puisse me contenter d'un seul homme?
Gouache originale parue dans Jours de France, novembre 1982.
37 x 28 cm
Collection de l'artiste


Christian Lacroix, quant à lui, loue les dessins de Kiraz pour sa "manière de dessiner les décors [...et de capter], semaine après semaine, l'essence de la mode d'une manière qui [est] celle d'un couturier".

En 1964, la page "Kiraz-Color" apparaît dans Jours de France. Les gouaches en couleur composent la deuxième section de l'exposition. Décrites par Vogue comme "frivoles et sublimes" (avril 1995), les Parisiennes de Kiraz deviennent des icônes de la féminité. Dans Glamour, elles donnent des leçons de mode dans la rubrique "Mod'emploi" (septembre-décembre 1991). Gala les emprunte dans sa rubrique "Le clin d'oeil de Kiraz". Aujourd'hui, elles paraissent toujours dans les pages coquines du Playboy américain.

Au-delà de l'illustration de presse, les Parisiennes ont révolutionné les campagnes publicitaires. De la bouteille de Perrier (1962) - "Perrier, l'eau qui fait twist, pschitt, chic..."-, au panty Scandale (1968-69) - "J'ai eu un succès fou au bal, grâce à mon panty Scandale" -, sans oublier les sucrettes Canderel (1995-2003). L'agence Young & Rubicam a imaginé une saga publicitaire sous la houlette de Frédéric Beigbeder.
"Canderel, c'était magnifique", se rappelle Edmond Kiraz, "j'ai travaillé 8 ans et je n'ai jamais fait un seul dessin pour eux! Ils venaient chez moi, fouillaient dans mes dessins, choisissaient dans mes archives, coupaient, détouraient les gouaches, ajoutaient des légendes..."

Progressivement, les gouaches deviennent des peintures à l'huile. Les Parisiennes sont statufiées en oeuvre d'art: danseuses cambrées; cycliste encombrée d'une cage à oiseau et de shopping bags mais néanmoins gracile sur sa monture; des jambes longilignes plongent dans une piscine réduite à une éclaboussure d'eau... Le trait de Kiraz est énergétique, fluide; la composition est rythmée, harmonieuse; les couleurs sont douces et chaudes.


Baignade
Huile sur toile
92 x 73 cm
Collection de l'artiste


Par un effet d'abîme, l'exposition se termine sur un film qui relate le revers du décor - les différentes étapes de l'aménagement de l'exposition.

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:00-21:00] Vernissage de Julien Vittemant
Location:
Espace Lhomond
21, rue Lhomond
75005 Paris
M° Place Monge, Censier - Daubenton, RER B Luxembourg
France
Description:
Exposition de Julien Vittemant


[12:00-14:00] Inauguration de la Semaine Italienne
Location:
Mairie du 13ème arrondissement
1, Place d'Italie
75013 Paris
M° Place d'Italie
France
Phone : +33 (0)1 44 08 13 13
Internet Site : mairie13.paris.fr
Description:
Inauguration de la Semaine Italienne





[15:00-18:00] Vernissage de Matthieu Casimiri "Asie, Dépression urbaine"
Location:
Galerie du Lucernaire
53, rue Notre-Dame-des-Champs
75006 Paris
M° Notre-Dame-des-Champs, Vavin
France
Phone : +33 (0)1 42 22 26 50
Mail : lucernaire.assist@wanadoo.fr
Internet Site : www.lucernaire.fr
Description:
Photographies de Matthieu Casimiri

Du 9 juin au 13 juillet 2008
Vernissage le samedi 14 juin de 15h à 18h
(Confirmation indispensable avant le 1er juin par téléphone ou email - 06 73 85 84 04 ou matthieu@mondephotos.com)

Loin d'un reportage documentaire ou ethnique, le regard fragmenté et subjectif de Matthieu Casimiri est délibéré. Dans cette série « Asie, dépression urbaine », il cherche à montrer dans un pays où les mutations sont des plus violentes, les contraintes qu'elles exercent sur les hommes, leurs sentiments et leurs postures.

>> communiqué






[16:00-19:00] Ateliers d'arts plastiques au Jardin du Luxembourg
Location:
Jardin du Luxembourg
19 bis, rue de Vaugirard
75006 Paris
M° RER B Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 42 64 33 99
Internet Site : www.senat.fr
Description:
Dans le cadre de l'exposition "Du vent dans les branches", qui offre à une quarantaine d'artistes contemporains la possibilité d'exposer leurs sculptures au Jardin du Luxembourg et à l'Orangerie du Sénat, les enfants peuvent assister à des ateliers créatifs.

Ils auront la chance d'avoir pour guides rien moins que les artistes exposant en personne ! Après une visite de l'exposition, les enfants rejoignent l'atelier ( situé entre le jardin d'enfants et les tennis ). Là, fusains, gouache et pastels les attendent. Autour d'un thème donné, ils dialoguent en dessin avec les artistes. Les œuvres ainsi créées seront exposées lors d'un goûter-vernissage, à l'issu duquel les enfants pourront repartir leur création sous le bras.

Dialoguer avec des artistes au Jardin du Luxembourg et pouvoir entamer avec eux un dialogue pictural, l'occasion est trop rare pour la manquer !

INFORMATIONS PRATIQUES :

Les mercredis 21 et 28 mai, 24 et 11 juin / les samedis 24 et 31 mai et 7 juin / les dimanches 25 mai et 1er et 8 juin, de 14h30 à 16h ou de 16h à 17h30.
Pour les enfants à partir de 5 ans. Chaque groupe de 15 enfants est encadré par deux artistes et une animatrice pédagogique.
6 euros la séance, 15euros les trois.
Réservation sur place le jour même à partir de 14h15.
Exposition-Goûter-Vernissage : le samedi 14 juin, à partir de 16h.

[16:00-21:00] Exposition personnelle d'Amanda Riffo "Chute + L'invisible"
Location:
Galerie Schirman & De Beaucé
7 bis/9, rue du Perche
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Rambuteau, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 40 47 67 29
Mail : contact@schirman-debeauce.com
Internet Site : www.schirman-debeauce.com
Description:
14.06 - 26.07.2008
mardi au samedi de 11h à 19h
vernissage le samedi 14 juin de 16h à 21 heures



http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080613_Riffo_Chute.pdf

[16:00] Sortie du catalogue « la tyrannie de l'image » de Ronald Dagonnier
Location:
Galerie Pascal Vanhoecke
14 bis, rue du Docteur Gosselin
94230 Cachan
M° RER B Arcueil - Cachan
France
Mobile : +33 (0)6 84 07 57 00
Mail : contact@galeriepascalvanhoecke.com
Internet Site : www.galeriepascalvanhoecke.com
Description:
Sortie du catalogue « la tyrannie de l'image » de Ronald Dagonnier

[16:00-21:00] Vernissage d'Axel Geis et Pádraig Timoney
Location:
Galerie Almine Rech
64, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 45 83 71 90
Fax : +33 (0)1 45 70 91 30
Mail : contact.paris@alminerech.com
Internet Site : www.alminerech.com
Description:
14.06-19.07

au premier étage

Axel Geis

L'œuvre d'Axel Geis se concentre systématiquement sur des représentations figuratives et des portraits. Il traite, avec une étonnante diversité, toute la palette de l'image humaine, allant des petits formats épurés représentant des visages, des personnages peints jusqu'aux épaules ou aux genoux à des grands formats de groupes et de personnages en pied. Il crée de nouvelles formes d'expression, résolument inspirées par la tradition et de grands maîtres tels qu'El Greco, Diego Vélasquez, Francisco de Goya et Edouard Manet, et qui occupent une place bien particulière dans le champ de l'art contemporain, représentant une image de l'être humain au trait sensible et fragmenté. [...]

Les sources d'inspiration de Geis sont multiples. Il fait usage tantôt de ses propres archives photographiques en utilisant ses photos de famille comme base de travail, tantôt de films dont il sublime des personnages ou des scènes. Certains visages rappellent ceux d'acteurs célèbres. D'autres évoquent des œuvres de Vélasquez ou de Manet. Mais tous les personnages représentés sont extraits de leur contexte narratif et dépouillés de leur personnalité à un point tel qu'il est impossible d'en déterminer l'origine. Aucune caractéristique ni aucun indice spatial ou géographique ne permet de déterminer leur rôle initial ou leur fonction première.

Geis fait fi de toute méthode dans le choix de ses sujets. Il ne tient compte ni de la valeur artistique, ni du caractère historique d'un film et, dans le cas des photos de famille, il ne s'attache pas à mettre en valeur les événements importants de sa vie privée. Ce qui l'intéresse, c'est la démarche qui consiste à métamorphoser une silhouette ou une scène par le biais de la peinture. Ce sont les principes propres au cinéma, costumes originaux, postures empruntées, humeurs et personnages spécifiques, qui nourrissent et soutiennent son processus de création. Une photographie ou une séquence de film, parfois tirée du monde artistique mais aussi de notre quotidien médiatique, ne constitue qu'un déclencheur visuel que Geis abandonne rapidement. C'est pourquoi il considère la révélation de ses « sources » comme hors de propos.

A la vue de certaines scènes inspirées par des sources et des souvenirs divers, on réalise à quel point le processus de métamorphose peut être tortueux et hautement complexe.

Inge Herold


Pádraig Timoney

Pádraig Timoney trouve ses repères dans la capacité de produire des œuvres qui, d'un point de vue technique et conceptuel, contiennent les principes capables de satisfaire le besoin permanent de transcrire en images des aspects du monde, par le travail artistique et ses moyens d'expression. Selon l'artiste irlandais, cette démarche n'est pas libérée du poids de l'histoire et elle n'échappe d'ailleurs pas à une confrontation avec la contemporanéité, dans une vision nostalgique des matières ou une satisfaction hédoniste des aptitudes artistiques. La diversité des techniques ou des moyens utilisés ne vise pas à exposer un éclectisme visuel, mais témoigne de la manière dont ce microcosme et ce macrocosme font partie intégrante de la vision de la contemporanéité du travail de l'artiste dans le contexte dans lequel nous évoluons. Il pourrait par exemple se définir comme un hypertexte visuel dans lequel les éléments fusionnent sans jamais trahir le contenu d'une œuvre particulière en faveur ou au détriment d'une autre. Cette méthode ne se contente donc pas de révéler ce qui constitue le noyau de l'œuvre ou ce qui en fait simplement partie, parce que tout existe et trouve sa raison d'être dans sa propre existence et que tout contribue au processus de création menant à la réalisation de l'image. En cela, elle révèle aussi la spécificité créatrice du travail de l'artiste et sa capacité à traduire du contenu en images par la technique et les procédés de création. [...]

Un aspect fondamental du travail de Timoney est l'exploration de notre manière de mémoriser les images, puisque le procédé technologique qui nous permet de les conserver est similaire à celui qu'opère notre cerveau en stockant les données. Du fait de notre capacité à intérioriser les images, l'artiste affirme que nous les enregistrons toutes, mais que pour préserver notre bien-être, nous ne nous souvenons que de celles qui nous sont utiles. Tout ce que nous avons enregistré au cours de notre existence reste inconsciemment à la disposition de nos sens, rien n'est effacé. L'assimilation d'une image se réalise en trois étapes : le moment où nous la percevons, l'instant où elle s'ancre dans notre esprit, et finalement, sa transformation en souvenir. Ce concept est clairement visible dans les œuvres qui expriment le caractère tripolaire d'un événement grâce à deux toiles juxtaposées faisant apparaître deux images, l'une représentant l'objet, l'autre son abstraction. Les fonds sont de couleurs différentes et l'image est peinte au dos de la toile avec de l'émail de manière à laisser apparaître, à certains endroits, la couleur couvrant le devant de la toile. Celle-ci est ensuite fondue avec de l'eau bouillante versée sur le dos de la toile mise en position horizontale et posée face contre face sur l'autre toile. L'encre et la colle de peau de lapin vont se diffuser en coulures sur la toile du dessous et former une tâche pour laisser apparaître l'image. Ce procédé fait appel à une ancienne technique de préparation de la peinture (colle de peau de lapin), à la base de nombreux tableaux, et permet de transformer une image figurative en abstraction.

Cette méthode implique le concept de mémorisation et d'intériorisation de l'image et lie l'œuvre du peintre à l'histoire de la peinture. C'est donc une technique de reproduction et de création de l'image dont différents aspects formels rejoignent des perspectives conceptuelles et linguistiques permettant d'expliquer en partie l'intention de l'artiste.

Umberto Raucci

[16:00-21:00] Vernissage de Marcus Sendlinger "White Paintings"
Location:
Galerie Richard
Galerie Jean-Luc & Takako Richard
74, rue de Turenne
3, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 43 25 27 22
Fax : +33 (0)1 43 25 27 23
Mail : paris@galerierichard.com
Internet Site : www.galerierichard.com
Description:
du 14 juin au 26 juillet
du mardi au samedi, de 11h à 19h

[16:00-21:00] Vernissage de Nathaniel Rackowe "Pathfinding"
Location:
Galerie Almine Rech
64, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 45 83 71 90
Fax : +33 (0)1 45 70 91 30
Mail : contact.paris@alminerech.com
Internet Site : www.alminerech.com
Description:
14 juin - 19 juillet
mardi-samedi 11h-19h

La Galerie Almine Rech a le plaisir de vous présenter la seconde exposition personnelle de l'artiste britannique Nathaniel Rackowe.

Le titre de l'exposition, Pathfinding, se fonde sur un codage informatique qui permet de négocier l'itinéraire le plus rapide entre une série de points donnés. Il met également en avant l'idée de traçabilité et de localisation, deux activités qui suggèrent la présence permanente de l'artiste au sein du processus. À la fois dans l'idée et pour le résultat.

Au cœur du corpus des nouvelles œuvres de Rackowe, l'imposant Black Shed (2008) : une cabane de jardin préfabriquée découpée en tronçons horizontaux. Chaque tronçon s'articule autour d'un trait de lumière émis depuis l'intérieur même de la structure. L'intensité perçante de cette lumière est amplifiée par la saturation jaune acide de l'espace intérieur.
S'inspirant de travaux antérieurs, l'œuvre WLP7 (2008) consiste en deux portes murales suspendues l'une contre l'autre. Deux sources de lumière invisibles s'entrecroisent et se perdent entre et derrière les portes stratifiées, produisant ainsi un effet optique qui oscille entre une lumière colorée et une autre très blanche.
Sera également présentée, SP3 (For V Tatlin) (2008) est une pièce murale conçue à partir d'éléments d'échafaudages verticaux. Configurée à l'image du Monument 1 de Dan Flavin (for V Tatlin) (1964), l'œuvre s'en fait l'écho, réexploitant la neutralité des lumières fluorescentes blanches de Flavin. Cette fois, Rackowe renforce la fragilité des ampoules en les enchâssant entre les montants d'échafaudages laissant à peine filtrer la lumière émise. Les échafaudages sont très répandus dans l'environnement urbain, en tant qu'infrastructure pour la construction et la réparation. En tant qu'objet, leur impact est équivalent à la fois sur l'original et le reproduit.

S'il s'est d'abord attaché à examiner les codes structurels et les manifestations matérielles du modernisme, cette fois, au travers de ces nouvelles œuvres, Rackowe commence à explorer et exposer ses mythes.







[17:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Ecce Homo"
Location:
Marly-le-Roi
Marly-le-Roi
78160 Marly-le-Roi
M° Gare SNCF de Marly-le-Roi
France
Internet Site : www.marlyleroi.fr
Description:
14 juin - 19 juin 2008

A l'occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle de Droits de l'Homme, art27 / expo pressente Ecce Homo, exposition d'art contemporain

Vernissage le samedi 14 juin a partir de 18h30
exposition du 14 au 19 juin 2008 de 14h a 19h

Hotel de ville de Marly le Roi - Place Gl. de Gaulle
et salle de l'Horloge (exposition d'enfants - art27 / Arcantes) Place Gl. de Gaulle

les samedi 14 et dimanche 15 juin 2008
vernissage le samedi 14 juin a 17h

Renseignements - 06 12 33 64 37 - http://www.art27.fr

Vernissage de l'exposition "Ecce Homo"








[18:00] "F-49 RESISTANCE DOMINATION SECRET" de Mark Aerial Waller
Location:
France Fiction
6 bis, rue du Forez
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Temple
France
Phone : +33 (0)1 77 17 26 00
Mail : france.fiction@gmail.com
Internet Site : www.france-fiction.com
Description:
Du 14 juin au 13 juillet 2008
Vernissage samedi 14 juin de 18 à 21 heures

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080614_Waller.pdf


[18:00-22:00] Exposition collective et signature du livre Figures de FKDL
Location:
Galerie Anne Vignial
53, rue Charlot
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Temple, République
France
Phone : +33 (0)1 48 87 01 00
Mobile : +33 (0)6 22 66 09 59
Mail : info@annevignial.com
Description:
Vernissage de l'exposition collective avec Artiste-Ouvrier, Dewad & Gumo, Epsylon Point, Franck Duval, Jef Aérosol, Mr. Lolo, Ludwig, Mosko & Associés, Nice-Art

Dédicace du premier Livret de FKDL - "FIGURES"
Paris, Barcelona, New York
série limitée 1000 ex. (64 pages) couleur


[18:00-21:00] Exposition de Christophe Duchatelet
Location:
Galerie Dominique Fiat
16, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 40 29 98 80
Fax : +33 (0)1 40 29 07 19
Mail : info@dominiquefiat.com
Internet Site : www.dominiquefiat.com
Description:
Vernissage 14 juin 18h - 21h
Exposition 14 juin - 24 juillet 2008
Mardi-samedi 11h-19h

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080614_Duchatelet.pdf

[18:00-21:00] Vernissage de Benoit Lemercier "Voyage au coeur de la matière"
Location:
School Gallery
322, rue Saint-Martin
75003 Paris
M° Strasbourg - Saint-Denis, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 78 20
Mobile : +33 (0)6 13 50 78 87
Mail : olivier.schoolgallery@gmail.com
Internet Site : www.schoolgallery.fr
Description:
du 10 Juin au 12 Juillet 2008
Peintures et sculptures

Benoit Lemercier plie, courbe, déploie, façonne dans un élan magnétique, champ de possibles, « voyage au coeur de la matière » dans lequel il entraîne le spectateur, compositions harmoniques de lignes entrelacées, circonvolutions métalliques chargées d'énergie, qui ondulent dès que vous leur imprimez un mouvement.

Les mathématiques et les sciences pures sont une source récurrente d'inspiration pour Benoit ; la ligne point de départ, point d'orgue, fil rouge sous toutes ses variantes mathématiques et ses manifestations physiques, est au cœur de sa réflexion métaphorique. Des reliefs en 3D, il revient aujourd'hui à la peinture. Benoit Lemercier interprète à sa manière la théorie de la lumière et de la couleur chère à Robert Delaunay et en fait sa propre « poétique picturale ».

[18:00-21:00] Vernissage de Caroline Lejeune "Brûler ou durer, a vanishing world"
Location:
Galerie Odile Ouizeman
10-12, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 42 71 91 89
Fax : +33 (0)1 42 71 94 13
Mail : contact@galerieouizeman.com
Internet Site : www.galerieouizeman.com
Description:
14 Juin - 31 Juillet
du mardi au samedi de 11h à 19h
Vernissage le 14 juin 2008 (18h - 21h)
Signature de GRRIS
(éditions Virginie Boissière, distribution Paris Musée)

Interruption du 22 juin au 2 juillet 2008

Il y avait une forêt originelle : Miracle Forest. Cette forêt était peuplée de banians, ces arbres dont les branches deviennent des racines qui deviennent à leur tour des branches, et ainsi de suite. Certains de ces arbres peuvent s'étendrent sur plusieurs kilomètres.
Lorsque je suis entrée dans cette forêt, je n'ai vu que méandres inextricables, une complexité décourageante. Cet arbre était impossible à peindre et représentait pourtant la quintessence de mon ambition picturale. Face à la complexité du monde, comment trouver une harmonie ou tout au moins un chemin ? Comme à chaque fois j'ai pris des photos - que j'utilise comme matière première. Ce n'est que longtemps après que j'ai pu les affronter.

Car peindre d'après photographie est pour moi insuffler mon énergie et ma pensée à l'image brute. Ma main et mon cœur, dans une sorte de sentiment océanique, déposent sur la toile des touches de peintures, sans vraiment savoir comment. Je guide ma main, mais sans savoir ce qui guide. Je me déprends de mon ego. J'oppose l'objectivité du motif à la subjectivité du geste et de la matière. Vu de près on ne voit rien, et il faut se reculer, prendre de la distance pour que l'image apparaisse.

Mes paysages sont de l'ordre de la métaphore, cela ne m'intéresse pas du tout de situer les lieux que je représente. Les tableaux de paysages invitent à la contemplation, ils ouvrent une brèche. Pour les regarder nous n'avons pas besoin de nos certitudes et de notre idéalisme, ils sont une évidence du mouvement de la nature et de la vie. Et ils permettent peut-être d'accéder à notre propre désir. Pour se déprendre de tous les désirs illusoires de la société de consommation.
Récemment je suis retournée près de Miracle Forest et j'ai été frappée par le changement palpable du paysage. Il n'est presque plus le refuge que j'y avais trouvé. D'une part, les déchets s'y entassent, et d'autre part il devient « paysagé » - des plages de cocotier fleurissent pour les touristes. Ceux-ci sont les paysages auxquels il faut rêver, comme un impératif catégorique ! Étrangères à priori aux préoccupations esthétiques de l'art, les dimensions écologique et politique, malgré moi, ont rattrapées mon travail.
Et la couleur a fait irruption comme une évidence ; comme si la couleur atténuait l'effet décoratif créé par le gris.
Une dialectique s'opère à présent entre moi - comme individu -, qui ne cesse de se poser la question de brûler ou de durer, et le sort de la planète, dont on sait qu'il est compromis et menacé.
Le paysage type que je traque dans mon travail est un refuge, car il échappe à l'organisation, à tout ordre social. Il est le lieu des commencements, du désir et de l'inconscient. C'est lui, indubitablement, qui est menacé.

Caroline Lejeune, Mai 2008

[18:00-21:00] Vernissage de Kaori Endo "EroKawaii"
Location:
Galerie Art All Access
Galerie AAA
75, rue Charlot
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Temple, République
France
Phone : +33 (0)1 42 71 09 89
Mobile : +33 (0)6 22 69 23 94
Mail : audrey@galerieaaa.com
Internet Site : www.galerieaaa.com
Description:
Du 14 juin au 26 juillet 2008
Vernissage le 14 juin 2008, de 18h à 21h

Cette jeune artiste japonaise est plus connue pour ses performances de danseuse, notamment avec le célèbre photographe Nobuyoshi Araki, nous avons pu la découvrir dans ce rôle au Palais de Tokyo en 2005 pour l'évènement ARAKINEMA.

Cette exposition regroupera son travail de plasticienne, avec une série de dessins érotiques, ainsi que quelques œuvres nées de sa collaboration avec son mentor et le maître incontesté de la photographie contemporaine japonaise, Nobuyoshi ARAKI.


[18:00-21:00] Vernissage de Kosta Kulundzic "la croix"
Location:
Centre Culturel de Serbie
123, rue Saint-Martin
75004 Paris
M° Châtelet, Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 42 72 50 50
Fax : +33 (0)1 42 72 52 80
Mail : info@ccserbie.com
Internet Site : www.ccserbie.com
Description:
du 14 juin au 26 juillet

Kosta Kulundzic, artiste franco-serbe, né en 1972, vit et travaille à Paris.
Il concentre son travail sur la présence de la croyance et du mysticisme dans notre société, avec pour désir de mettre à plat les liens et les imbrications entre la modernité et la foi. La peinture de Kosta, très figurative, s'inspire du
« quattrocento » et se présente comme une transposition de scènes de l'évangile à notre époque. Actuellement représenté par la galerie Magda Danysz, il a participé cette année a de nombreux événements artistiques : La nuit blanche, expo « north-south » avec Cheri Samba et à été appelé par Jean-Jacques Annaud à collaborer sur son nouveau projet de film : « Sa majesté Minor ».

Au centre culturel de Serbie Kosta Kulundzic s'engage en tant qu'artiste serbe issu d'un pays divise par la guerre.
L'artiste aborde un sujet douloureux qui le concerne personnellement.
Pour cette exposition les oeuvres de Kosta Kulundzic prennent une tournure polémique voire politique. Forme aux Beaux-Arts, son expression plastique est libre et ose s'affirmer clairement sur des sujets qui font débat aujourd'hui encore. Il traite avec la diversité plastique qui lui est propre de la douleur d'un pays dévasté et des dégâts causés par les armes tout en insistant sur le rôle dominant de la religion.

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Les ateliers s'exposent"
Location:
Galerie Municipale de Vitry
Galerie Municipale Jean-Collet
59, avenue Guy-Môquet
94400 Vitry-sur-Seine
M° RER C Vitry-sur-Seine
France
Phone : +33 (0)1 43 91 15 33
Mail : galerie.municipale@mairie-vitry94.fr
Internet Site : galerie.mairie-vitry94.fr
Description:
Sous l'intitulé « Les ateliers s'exposent », l'école municipale d'arts plastiques organise une exposition des œuvres qui ont été produites au sein de ses ateliers adultes durant l'année écoulée.

Ce sont les travaux des élèves de Carlos Aresti, Maëlle Labussière, Alain Philippeau et Eva Wellesz qui seront exposés.

La présentation de ces œuvres aura lieu à la galerie municipale du 15 au 29 juin 2008. Le vernissage se déroulera le samedi 14 juin.

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Like an Attali Report, but different"
Location:
Kadist Art Foundation
19 bis, rue des Trois Frères
75018 Paris
M° Abbesses, Anvers
France
Phone : +33 (0)1 42 51 83 49
Fax : +33 (0)1 42 51 83 49
Mail : contact@kadist.org
Internet Site : www.kadist.org
Description:
"Like an Attali Report, but different. On fiction and political imagination"

15 juin - 27 juillet
Vernissage samedi 14 juin de 18h à 21h en présence de :

Yael Bartana, Gregg Bordowitz, Heman Chong, Ciprian Muresan, Deimantas Narkevičius, Redza Piyadasa, Pushwagner, Anatoli Osmolovsky, Mona Vatamanu, Florin Tudor

Commissaire d'exposition : Cosmin Costinas

Le Rapport Attali (ou Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française), commandé par le président Sarkozy et publié il y a de cela six mois, a provoqué toute une série de discussions, principalement confinées à la sphère publique française et concentrées sur ses propositions concrètes, visant à instaurer un modèle néo-libéral pour l'économie et la société française. Mais, étonnamment, le Rapport Attali constitue un texte intéressant, en particulier pour son introduction littéraire emphatique, qui constitue en soi l'une des premières instances majeures où le système néo- libéral est affirmé au-delà du discours plutôt discret sur les "réformes nécessaires" dans lequel il s'est insinué depuis les années 1980. Ce système est aujourd'hui considéré comme un paradigme historique concret, d'une ère révolutionnairement nouvelle, faisant du Rapport Attali un document significatif au regard des tentatives actuelles pour imaginer un récit dominant qui représenterait et organiserait l'étendue de notre système global.

Toutefois, cette exposition ne traite pas directement du Rapport Attali et ne constitue pas non plus un rapport en soi. Ce que l'exposition tente en revanche, c'est de présenter des fictions et des images, proposant une lecture de différents récits qui se sont chevauchés pendant ces dernières décennies dans notre pensée politique, à différentes périodes et en différents lieux. L'exposition se réfère à la désintégration de l'utopie communiste ainsi qu'à des images, passions, histoires et réactions qui ont accompagné ce processus ; elle aborde la rencontre de la fiction et de la pensée utopique des deux côtés du Rideau de fer ; évoque des processus d'exotisation et de construction des nations et prend en compte la formation de communautés de lutte et de résistance.

Mais les oeuvres ne font pas que présenter ces récits de manière passive, elles les modifient et participent - même indirectement - à leur fabrication. L'exposition se joue à ce niveau d'interaction situé entre le récit (« story telling ») et l'imaginaire politique, un nœud qui cristallise le potentiel politique de l'art comme agent de représentation. Elle rassemble ces occurrences et ces positions, tantôt contradictoires, tantôt invraisemblables et parfois même engagées de manière passionnée et déterminée.

La référence au Rapport Attali sur l'état de la France, en tant qu'ancrage hautement spécifique et local, est utilisée en vue d'amener la discussion vers une perspective plus large, pour marquer les moments et les blocages - autant que les espaces d'articulation - qui ont contribué à la crise actuelle qui paralyse la possibilité d'imaginer un langage et un champ pour le politique.

L'exposition est accompagnée par les interventions d'écrivains et de critiques, ainsi que par un programme de films qui fait écho à certaines idées présentes dans l'exposition, par le biais du langage cinématographique et de ses possibilités propres.

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "SECOND LIFE - part 3"
Location:
La Générale en Manufacture
6, Grande Rue
92310 Sèvres
M° T2 Musée de Sèvres, Pont de Sèvres
France
Mail : info@la-g.org
Internet Site : www.la-g.org
Description:
Du 14 juin au 6 juillet 2008
> Vernissage le samedi 14 Juin 2008 à partir de 18h

Avec Filomena Borecka, Yu-Cheng Chou, Aymeric Ebrard, Thomas Fontaine, Noa Giniger, Argentine Lee, Christophe Lemaitre et Jean-Baptiste Maitre

Il y aurait d'abord l'image. l'image et la projection. le reflet ou l'écho.
Un déplacement, un décalage. une secondarité...
Quelque chose comme un pré-cinéma, une génèse, une re-génèse ; une mécanique qui se mettrait lentement en branle, pour donner corps au mouvement. Mais dont on ne saurait plus vraiment qui bouge ou quoi, de l'image ou l'écran.
Un mirage.
Un futur qui ne serait peut-être qu'un reflet. Les reliefs d'un passé - recomposé...
Un futur qui ne serait peut-être qu'un passé. Celui d'autres qui nous auraient déjà succédé.
Ce serait un portail. comme une traversée. du miroir ou du fleuve, dont les apparences, au bout du passage, redessineraient l'aube nouvelle.
Et des fantômes, dont les silhouettes se découperaient devant. Dans le contre-jour de la reconstitution.
Un clair-obscur, une illusion. l'île fantasmée des paradis. artificielle.
le miroir flou d'une eau troublée, perdu, entre l'image et son mouvement ; le mouvement de son image, retrouvés...
le premier jour... un début - juste avant ?

Exposition "SECOND LIFE - part 3"









[19:00-21:00] Erosie fait le M.U.R.
Location:
Le M.U.R.
Le Mur Oberkampf - Modulable, Urbain et Réactif
109, rue Oberkampf
croisement des rues Saint-Maur et Oberkampf
75011 Paris
M° Parmentier, rue Saint-Maur, Ménilmontant
France
Mobile : +33 (0)6 17 76 28 36
Mail : associationlemur@gmail.com
Internet Site : lemur.asso.fr
Description:
Erosie fait le M.U.R.

[19:00] Exposition "This is street golf - Le 19eme Trou"
Location:
Galerie Chappe
Highest Gallery in Paris
4, rue André Barsacq
21, rue Chappe
75018 Paris
M° Abbesses, Anvers
France
Phone : +33 (0)1 42 62 42 12
Mobile : +33 (0)6 70 71 46 30
Mail : galeriechappe@gmail.com
Internet Site : www.galeriechappe.org
Description:
Du 14 au 21 juin
Vernissage samedi 14 juin à partir de 19h

www.19mtrou.com











[21:00-23:55] L'AREA Forever
Location:
Elysées Biarritz
22-24, rue Quentin Bauchart
75008 Paris
M° George V
France
Phone : +33 (0)1 53 57 40 82
Fax : +33 (0)1 53 57 40 81
Mail : contact@elyseesbiarritz.com
Internet Site : www.elyseesbiarritz.com
Description:
Cocktail Dînatoire
Warm Up : Alex Andrek

Expo :
Philibert photographies

Musique :
Dj Kimo
Eric Pajot
Stan Babullan
and maybe Mark Kamin
Batucada électronique (direction Carlào)
+ Guests Surprise

Vj's set

Projections :
"Funny movie about the last eighteen years"
Projection des 18 dernières années de l'actualité mondiale et de l'AREA

Réserver gratuitement :
http://www.elyseestv.com/evenements/reservation-paiement.php?id=164

[21:30] STARLAB, la nouvelle installation lumino-cinétique de Laurent Bolognini
Location:
Galerie Paule Friedland & Alexandre Rivault
64, rue des Tournelles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 42 72 40 95
Mobile : +33 (0)6 60 62 40 95
Fax : +33 (0)1 42 72 39 56
Mail : contact@myfavoriteartgalleryinparis.com
Internet Site : www.myfavoriteartgalleryinparis.com
Description:
Dans le cadre de STARLAB, la nouvelle installation lumino-cinétique créée par Laurent Bolognini, Paule Friedland & Alexandre Rivault donnent carte blanche à différents créateurs intervenant dans la musique et le son, pour une série de performances étonnantes et uniques mixant lumière, mouvement et son le temps d'une soirée à chaque fois différente et exceptionnelle.

> Samedi 14 Juin 2008 à partir de 21h30 : Création Electro
VINZMA

Vinzma s'est d'abord produit comme violoncelliste avec l'Orchestre Philharmonique de Radio France, à l'Ircam, au festival de la chanson française et comme musicien itinérant en Andalousie. Il participe ensuite à de nombreux concerts et enregistrements sur instruments d'époque: baroque, avec le Collegium Vocale de Gand (Philippe Herreweghe), classique et romantique, au sein de l'Orchestre des Champs-Elysées.

Il crée cette année, en Avignon, un spectacle de poésies de Paul Verlaine et de pièces de Claude Debussy: "Colloque Sentimental".
Parallèlement, il compose de nombreuse pièces de musique électronique... Il est notamment avec Dr No l'auteur d'un ballet électronique joué notamment au Monaco Dans Forum.


Exposition du 7 Février au 29 Mai 2008
ouverture uniquement le jeudi soir de 19h à 22h et sur rendez-vous

Vernissage / Cocktail Party le jeudi 7 Février 2008 à partir de 19h

Du 7 Février au 29 Mai 2008 la galerie Paule Friedland & Alexandre Rivault accueille STARLAB, la nouvelle installation lumino-cinétique créée par Laurent Bolognini.

Dans la mouvance de grands artistes tels que Jean Tinguely, Dan Flavin, François Morellet ou encore James Turrell, Laurent Bolognini nous invite à partager une expérience artistique unique alliant innovation technologique et recherche plastique sur la lumière et le mouvement.

Voyage initiatique, invitation au rêve et à la contemplation, STARLAB propose tous les jeudis soirs une aventure hors du commun à la fois ludique et hypnotique.

Ne manquez pas cet étonnant rendez-vous hebdomadaire avec la création contemporaine telle que vous l'avez toujours rêvée...

Avec le soutien de la Villa Médicis et de la fondation EDF, Laurent Bolognini et Françoise Henry, réunis sous le nom des Alternateurs Volants, exposent en 1999 à la Fondation Electra leurs premiers appareils à tracés lumineux baptisés galiléographes. Jouant sur le phénomène de la persistance rétinienne, ces machines hypnotiques permettent la création d'œuvres virtuelles dans l'espace réel. La lumière mise en mouvement imprime sur l'œil du spectateur des figures géométriques qui changent de couleur en s'effaçant tandis qu'un nouveau dessin se superpose déjà aux premiers.

Après la création éphémère du 6 Octobre dernier, présentée dans le cadre de "Nuit Blanche" organisée par la Mairie de Paris, qui hypnotisa littéralement plusieurs milliers de visiteurs, et en attendant l'installation prochaine d'une œuvre monumentale au MAC VAL, Laurent Bolognini transforme la galerie Paule Friedland & Alexandre Rivault en un étonnant laboratoire de recherche sur la lumière et le mouvement.
L'installation évoluera au cours des 4 mois que durera l'exposition et sera ouverte au public uniquement les jeudis soirs de 19h à 22h.
Différents musiciens seront également invités à rejoindre Laurent Bolognini pour des performances mixant en direct lumière, mouvement et son. Les dates de ces événements vous seront prochainement communiquées sur le site de la galerie.

STARLAB / Laurent Bolognini / Galerie Paule Friedland & Alexandre Rivault

STARLAB / Laurent Bolognini / Galerie Paule Friedland & Alexandre Rivault

STARLAB / Laurent Bolognini / Galerie Paule Friedland & Alexandre Rivault

STARLAB / Laurent Bolognini / Galerie Paule Friedland & Alexandre Rivault

STARLAB / Laurent Bolognini / Galerie Paule Friedland & Alexandre Rivault












[22:30-23:55] White party 2008
Location:
Le Cab
Cabaret
2, place du Palais Royal
168, rue de Rivoli
(dans le Louvre des Antiquaires)
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 58 62 56 25
Fax : +33 (0)1 58 62 56 40
Mail : info@cabaret.fr
Internet Site : www.cabaret.fr
Description:
L'Open-Bar Havana Club étant privé, seules les personnes avec leur laissez-passer seront admises de 22h30 à Minuit.

Pour être sur la liste d'invités de la soirée ou faire vos réservations, il vous faudra utiliser votre code V.I.P. (ci-dessous) sur le site web puis vous enregistrer dans la rubrique 'laissez-passer VIP'.
Vous recevrez alors votre laissez-passer par mail.
Les réservations de tables sont indépendantes de la liste d'invités.

Merci donc de répondre et de réserver directement sur le site web :
==> www.cireurs-private-club.com
==> Votre code V.I.P. : CBI


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