Saturday, June 21, 2008
Public Access


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Category: All

21
June 2008
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  Fête de la Musique
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
http://www.fetedelamusique.culture.fr


2ème édition du Parcours Parisien de la Photographie - PPP
Description:
du 10 au 30 juin 2008

Le PPP est un événement annuel organisé par les éditions Chez HIGGINS qui regroupe des galeries et librairies parisiennes exposant de la photographie ancienne, moderne ou contemporaine pendant la durée du parcours. Le PPP a une vocation marchande et n'est donc réservé qu'à des participants dont les oeuvres présentées sont à vendre. Les galeries et les librairies participantes sont libres et responsables de leur programmation.

Pour cette seconde édition, Guy Mandery succèdera à Hervé Le Goff en tant que président d'honneur du PPP.

Patrick le Bescont, fondateur des éditions Filigranes sera l'invité d'honneur du PPP; ce sera l'occasion de fêter ensemble les 20 ans de sa maison d'édition.

relations presse :
Catherine Philippot
248, boulevard Raspail
75014 Paris
cathphilippot@photographie.com
tel. : 01 40 47 63 42

http://www.leppp.fr

Les coordinateurs du parcours : Claire et Eric Higgins - 01 43 54 28 84
5, rue de l'Ancienne Comédie - 75006 Paris
chezhig@chezhiggins.com

ou leur assistant : Ludovic Delalande - 06 32 31 13 93

Page contact :
http://ppp.chezhiggins.com/node/234

Informations sur le 1er Parcours Parisien de la Photographie 2007 :
http://ppp.chezhiggins.com

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080610_PPP.pdf

Rétrospective "Camille Claudel, une femme, une artiste"
Location:
Musée Rodin
Hôtel Biron
79, rue de Varenne
75007 Paris
M° Varenne
France
Phone : +33 (0)1 44 18 61 10
Fax : +33 (0)1 44 18 61 30
Internet Site : www.musee-rodin.fr
Description:
Musée Rodin

du 15 avril au 20 juillet 2008
Horaires : Tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 17h45 (21h le mercredi)

Tarification :
Entrée de l'exposition 7 €, tarifs Jeunes et Pro 5 €, tarif Famille 10 €
Billet jumelé exposition + collections permanentes + parc 10 €, tarif Jeunes et Pro 7 €, tarif Famille 10 €

Commissaire général de l'exposition : Dominique Viéville
Commissaires de l'exposition : Aline Magnien, Véronique Mattiussi



Certains estiment que son talent dépassait celui de son maître...

« Je lui ai montré où elle trouverait de l'or mais l'or qu'elle trouve est bien à elle »
Auguste Rodin

Une rétrospective exceptionnelle : Camille Claudel une artiste, une destinée

Le musée Rodin ouvre de nouveau ses portes à Camille Claudel en lui consacrant une importante rétrospective, du 15 avril au 20 juillet 2008. Cette exposition rassemble l'essentiel de l'oeuvre de l'artiste avec plus de 80 sculptures en marbre, terre cuite, plâtre, onyx et bronze ainsi qu'une dizaine de gravures et dessins provenant de collections publiques et privées. Certains documents comme la correspondance de Rodin et Camille Claudel et des photographies d'époque accompagnent cet ensemble.

Une oeuvre animée « par un souffle épique, enivrant voire tragique »
(B. Gaudichon).

L'oeuvre de Camille Claudel est connue pour être marquée par l'influence de Rodin. Le maître a largement inspiré l'élève. L'inverse est également vrai, à tel point qu'il est parfois difficile de déterminer le travail de chacun d'eux. Mais, l'oeuvre de Camille Claudel témoigne également d'une incroyable puissance créatrice.

L'exposition permet de découvrir ou redécouvir les oeuvres qui ont fait la renommée du sculpteur : La Valse où un couple de danseurs gracieusement enlacés semble emporté dans un tourbillon ; L'Âge mur, oeuvre autobiographique symbole de sa rupture avec Rodin ; La Vague ou Les Causeuses, exemples représentatifs de sculptures où Camille Claudel s'affranchit du maître pour réaliser des oeuvres plus personnelles, fortement influencées par les arts décoratifs et le japonisme.

Certaines oeuvres sont quant à elles présentées pour la première fois au public comme le plâtre de La Niobide Blessée, déposé par l'Etat français au musée de Bejaia, en Algérie, en 1935, ou encore des petites études en terre cuite provenant des collections du musée et récemment réattribuées à Camille Claudel.

Une rétrospective pour enfin voir les sculptures sous un jour nouveau

Cette rétrospective éclaire d'un jour nouveau le parcours artistique ponctué de chefs d'oeuvres d'une artiste aujourd'hui plus connue pour sa vie privée que pour ses propres créations. Après avoir longtemps été jugé par référence à Rodin, l'art de Camille Claudel apparaît profondément original, intense et rayonnant. Cette exposition a pour ambition d'appréhender l'oeuvre de cette insoumise en dehors de la passion qui l'unit à Rodin.

L'exposition présente plus de 80 sculptures en marbre, terre cuite, plâtre, onyx et bronze, ainsi qu'une dizaine de gravures et dessins provenant de collections publiques et privées. Certains documents, comme la correspondance de Rodin et Camille Claudel et des photographies d'époque, complètent cet ensemble. Certaines oeuvres sont présentées pour la première fois au public comme le plâtre de La Niobide Blessée, déposé par l'Etat français au musée de Bejaia, en Algérie, en 1935, ou encore des petites études en terre cuite provenant des collections du musée et récemment réattribuées à Camille Claudel.

Il est ainsi temps d'interroger l'oeuvre de Camille Claudel et sa place dans le courant artistique de la fin du XIXème siècle : Camille Claudel a-t-elle réussi à créer une sculpture résolument moderne en marge de l'oeuvre de Rodin ? Comment a-t-elle évolué en tant que femme élève-sculpteur dans un atelier ? Quelle stratégie pouvait développer une femme sculpteur à la fin du XIXème siècle ? Telles sont les questions auxquelles cette exposition s'efforcera de répondre.

Camille Claudel, artiste, très aimée du grand public

Avant d'être présentée au musée Rodin à Paris, l'exposition est à Madrid de novembre 2007 à février 2008, grâce au soutien de la fondation Mapfre. Un catalogue richement illustré, composé d'une série d'articles de spécialistes de l'artiste- Bruno Gaudichon, Anne Rivière, Claudine Mitchell-, sera édité en espagnol et en français.



Camille Claudel
La Vague
1897, onyx et bronze sur socle de marbre, 62 x 56 x 50 cm, S. 6659
© musée Rodin (Photo : Ch. Baraja), © ADAGP, Paris, 2008



REPERES BIOGRAPHIQUES

12 novembre 1840
Naissance d'Auguste Rodin à Paris.

1864
8 décembre. Naissance de Camille Claudel à Fère-en-Tardenois.
Née d'une famille modeste, Camille Claudel, soeur de l'écrivain, Paul Claudel, décide très tôt de devenir sculpteur.

1876
Automne. Louis-Prosper Claudel s'installe à Nogent-sur-Seine avec sa famille.
Camille y rencontre le sculpteur Alfred Boucher qui devient son premier maître.

1881
Madame Claudel et ses enfants, Camille, Louise et Paul, s'installent à Paris.
Camille suit des cours de sculpture à l'Académie Colarossi. Alfred Boucher continue à suivre ses travaux.

1882
Alfred Boucher nommé à Rome confie ses élèves à Rodin.

Camille entre comme assistante dans l'atelier de Rodin. Elle devient élève et modèle du sculpteur. Camille restera dans l'atelier jusqu'en 1892.


César
Portrait de Camille Claudel à 18 ans
1881, papier albuminé, 15,5 x 10,3 cm, Ph. 527
© musée Rodin, Paris, 2008


1885
Rodin et Camille travaillent en harmonie partageant atelier et modèles. Camille participe à la réalisation des Bourgeois de Calais. Très vite l'élève douée devient la maîtresse de Rodin. Une passion fulgurante unit les deux artistes qui s'influencent mutuellement : La Jeune Fille à la gerbe annonce Galatée de Rodin.

1886
12 octobre. Signature du « contrat ». Rodin s'engage à n'accepter aucune autre élève que Camille, à la protéger dans les cercles artistiques et à l'épouser lors d'un voyage en Italie ou au Chili.

Novembre. Camille travaille à Sakountala.

1888
Au Salon des Artistes Français, Camille reçoit une mention honorable pour le plâtre de Sakountala.
Elle commence le buste d'Auguste Rodin et La Valse.

1890-1891
Camille Claudel et Rodin effectuent plusieurs voyages ensemble en Touraine, notamment au château de l'Islette.

1892
Les liens professionnels et amoureux entre Camille et Rodin se distendent. Camille s'aperçoit qu'elle ne sera jamais Madame Rodin et qu'elle n'arrivera pas à évincer Rose Beuret, compagne de Rodin depuis 1864.

Camille commence La Petite Châtelaine.

1893
Camille expose Clotho et La Vasle au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts.
Elle travaille à la première version de L'Âge mûr.

Cherchant à reconquérir son indépendance, Camille s'engage dans de nouvelles directions. Elle commence les « croquis d'après nature », des sculptures de petites dimensions inspirées du quotidien.

1895
Juillet. Première commande de l'Etat : L'Age mûr.

1896
Camille fait la connaissance de la comtesse Arthur de Maigret, qui sera son principal mécène jusqu'en 1905.

Achèvement de la première version de L'Age mûr.

1897
Camille expose, au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, La Vague. Avec cette oeuvre, Camille aborde un style nouveau issu du japonisme.

1898
Les deux amants rompent définitivement.

1899
Camille s'installe au 19 quai Bourbon qui sera son dernier atelier-logement. Elle y vit recluse.

La commande pour la fonte en bronze de L'Age mûr est annulée par le directeur des Beaux-Arts, Henry Roujon.

1900
Camille rencontre de graves difficultés financières.

1904
Exposition de onze bronzes et deux marbres à la Galerie Eugène Blot, marchand d'art qui éditera en bronze une quinzaine d'oeuvres de Camille.

1905
Camille expose le marbre de Vertumne et Pomone au Salon des Artistes français.

1906
Camille obtient de la direction des Beaux-Arts la commande de La Niobide blessée.

Sa santé est très altérée. La correspondance de Camille témoigne d'une paranoïa grandissante envers Rodin.

1908
Dernière exposition à la Galerie Eugène Blot.

1913
3 mars. Décès de son père.

10 mars. Camille est internée jusqu'à sa mort en 1943 à la demande de sa mère et de son frère Paul Claudel.

17 novembre 1917
Rodin meurt à l'âge de 77 ans.


William Elborne
Camille Claudel travaillant à Sakountala dans son atelier
1887, papier albuminé, 15,1 x 8,3 cm, Ph. 1773
© musée Rodin, Paris, 2008



Camille Claudel
Clotho
1893, plâtre, 89,9 x 49,3 x 43 cm, S. 1379
© musée Rodin (Photo : Ch. Baraja), © ADAGP, Paris, 2008



Documentation :

Communiqué de presse

Autres visuels


Critiques :

http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2008/04/14/clotho-la-parque/

Exposition collective "China Gold"
Location:
Musée Maillol
Fondation Dina Verny
61, rue de Grenelle
75007 Paris
M° Rue du Bac
France
Phone : +33 (0)1 42 22 59 58
Fax : +33 (0)1 42 84 14 44
Mail : contact@museemaillol.com
Internet Site : www.museemaillol.com
Description:
Musée Maillol

Du mercredi 18 juin au lundi 13 octobre 2008
Horaires : tous les jours sauf mardi de 11:00 à 18:00
Fermé : Fête nationale : 14 juillet et Assomption : 15 août

Tarification :
Entrée gratuite pour les – de 16 ans
Plein tarif : 8.00 €
Tarif réduit : 6.00 €
>> achat en ligne

Cette exposition se veut un voyage à l'intérieur de la Chine contemporaine en pleine mutation économique. Cette révolution économique, liée à la libéralisation de vastes secteurs de la société chinoise, implique des comportements nouveaux dont les oeuvres des artistes contemporains sont le reflet. Cette génération d'artistes représente une nouvelle richesse, un nouvel eldorado vers lequel se tourne le monde entier. La Chine nous offre l'image d'un pays qui vient de passer d'une complète pauvreté à un succès économique sans précédent. C'est aussi la manifestation d'une liberté nouvelle et les artistes d'art contemporain sont les emblèmes de cette liberté.

China Gold présente 35 d'artistes, peintres, sculpteurs, vidéastes avec une extraordinaire variété stylistique. Ils expriment dans leurs créations le consumérisme qui s'est emparé de tout le pays mais aussi des liens qu'ils entretiennent avec l'immense tradition artistique du patrimoine culturel chinois. Tous les artistes exposés créent et vivent en Chine à l'exception de Wang Keping qui vit en France.

Longtemps soumis au réalisme socialiste, l'art chinois contemporain connait depuis les années 1980, réformes et ouvertures, vecteurs d'une véritable effevescence artistique.

Suite aux événements de Tian'anmen, de nombreux artistes abandonnent les thèmes politiques et contestataires.

Alors exposé en Europe, l'art chinois contemporain ne connait d'abord que peu d'engouement. Mais dès 1999 et la Biennale de Venise, qui expose une cinquantaine d'artistes chinois, la scène artistique explose. En 2004, l'exposition "Alors, la Chine ?" à Pompidou à Paris sera très critiquée.

Aujourd'hui très prisé en Chine et par la diaspora, mais également dans le monde entier, il est difficile de faire la part des choses. Nous n'avons pas encore assez de recul sans doute. Toujours est-il que l'art contemporain chinois représente des investissements non négligeables dans le monde de l'art.

On observe parfois un retour à la tradition, notamment à travers la symbolique de la couleur jaune, autrefois réservée à l'empereur seul. Les artistes d'aujourd'hui s'engagent dans un renouveau, réinterprétant toutes les formes d'expression artistiques notamment avec la couleur impériale. Vidéos, photographies, happenings filmés et installations, mais aussi peintures et sculptures.

Jaune, comme le soleil, mais aussi jaune comme l'or... China Gold exprime aussi une riche promesse pour l'avenir chinois, à l'image des politiques économiques du pays. L'art, de cette manière, offre la vision d'un pays tourné vers sa croissance économique.

Étonnant parallèle : l'art chinois contemporain est en passe de devenir un des pôles majeurs sur la scène artistique internationale, tout comme l'économie du pays prend place sur la scène économique internationale.

Une révolution culturelle...

Artistes exposés :
Ai Wei Wei
Cang Xin
Cui Xiuwen
Feng Zhengjie
Hong Hao
Ji Dachun
Jiao Xingtao
Li Qing
Li Songsong
Lin Tianmiao
Ling Jian
Ma Liuming
Miao Xiaochun
Sheng Qi
Shi Guorui
Tang Zhigang
Wang Gongxin
Wang Keping
Wang Qingsong
Xu Zhongmin
Yan Lei
Yang Shaobin
Yin Zhaoyang
Zeng Fanzhi
Zhang Dali
Zheng Guogu
Zhou Xiaohu


Feng Zhengjie
Portrait chinois, série L 2007, n° 10, 2007
Huile sur toile - 210 x 300 cm
Collection de l'artiste


Zhang Huan
Pâturage, 2008
Cendre sur toile de lin - 250 x 160 cm
Collection de l'artiste


Wang Qingsong
Lueur d'espérance, 2007
Tirage couleur argentique
240 x 180 cm (10 exemplaires)
Collection de l'artiste

Festival du film serbe
Location:
L'Archipel
17, boulevard de Strasbourg
75010 Paris
M° Strasbourg - Saint-Denis, Château d'Eau
France
Phone : 0 826 02 99 24
Internet Site : www.larchipel.net
Description:
du 17 au 22 juin 2008

Programme


Exposition "Lovis Corinth : entre impressionnisme et expressionnisme"
Location:
Musée d'Orsay
62, rue de Lille
1, rue de la Légion d'Honneur
75343 Paris Cedex 07
M° Musée d'Orsay, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 40 49 48 14
Internet Site : www.musee-orsay.fr
Description:
Musée d'Orsay
grand espace d'exposition (niveau 0, côté Seine)

1er avril - 22 juin 2008
Horaires : Tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h, le jeudi de 9h30 à 21h45

Tarification : Droit d'entrée au musée : plein tarif : 8 € ; tarif réduit et dimanche : 5,5 €

Bénéficiaires du tarif réduit : les visiteurs âgés de 18 à 30 ans et les familles nombreuses. Le jeudi soir, tarif réduit pour tous et gratuité pendant six mois pour les 18-25 ans.

Serge Lemoine, qui a cédé sa place de président du musée d'Orsay à Guy Cogeval, signe son départ à la retraite par le commissariat de cette rétrospective consacrée à l'un des grands peintres allemands de la première moitié du XXe siècle. Bien qu'il ait été formé à Paris chez Bouguereau et Robert-Fleury, Lovis Corinth (1858-1925) n'a jamais fait l'objet d'une exposition significative en France. Celle-ci, avec 80 tableaux et une trentaine d'œuvres sur papier, aborde ses différents thèmes de prédilection : mythologie, paysages de la vieillesse ou portraits, qui constituèrent une part importante de sa production autour de 1900, au moment de la Sécession. Installé à Berlin, Corinth devient l'interprète de la vie trépidante et libérée de la capitale allemande, trouvant dans le nu – traité de manière très charnelle - son motif le plus personnel. Lovis Corinth, entre impressionnisme et expressionnisme au musée d'Orsay, du 1er avril au 22 juin 2008

Après la re-découverte de l'artiste majeur suisse Ferdinand Hodler, le musée d'Orsay consacre une première rétrospective à son contemporain allemand, Lovis Corinth (1858-1925). Elève à l'Académie Julian à Paris, Corinth s'affirme comme un peintre subversif, à la croisée de l'impressionnisme français et de l'expressionnisme allemand.

L'exposition présente près de 80 tableaux et une trentaine d'oeuvre sur papier (encore moins connus du public) couvrant les différents thèmes abordés par Lovis Corinth. Des autoportraits surtout - il se représente dans 42 peintures et plus de 140 oeuvres sur papier entre 1887 et 1925 -, beaucoup de nus - genre qu'il considère comme le “latin de la peinture”-, des paysages aux couleurs expressionnistes vibrantes, des sujets bibliques et mythologiques traités de manière burlesque (cf. Retour de bacchanale, 1898) et à la fin de sa vie des scènes de genre de la vie quotidienne (cf. Distribution des cadeaux de Noël, 1913).

Lovis Corinth naît en Prusse-Orientale (1858) et suit de longues études artistiques aux beaux-arts de Königsberg, de Munich et à l'Académie Julian à Paris. Au Salon de 1890, il obtient la mention honorable pour Pieta (1889, détruit en 1945). L'année suivante, Corinth s'installe à Munich, où il devient membre fondateur de la Sécession munichoise (1900). Mais le jury de cette dernière refuse son oeuvre Salomé II (1900), qui mêle érotisme et mort et illustre plus une scène de la vie qu'une page de l'histoire. L'artiste emménage alors à Berlin (1901) où il connaît un grand succès. Il y fonde une école de peintures pour femmes.

La Sécession

La Sécession berlinoise est fondée en 1898. Max Liebermann en est le premier président et Walter Leistikow l'acteur principal. C'est ce dernier qui convainc Max Slevogt et Lovis Corinth de rallier le groupe. De 1899 à 1911 cette association devient vite un pôle majeur de la vie artistique allemande. En 1904, Paul Cassirer invente l'expression "triumvirat de l'impressionnisme allemand" pour Liebermann, Slevogt et Corinth : il souligne ainsi en quoi ces trois peintres se rapprochent de l'impressionnisme français.
La Sécession berlinoise permet dès lors à Corinth d'exposer ses oeuvres à intervalles réguliers auprès d'un public averti. L'artiste vit en effet sur les revenus de portraits [cf. Portrait de Madame Douglas (Irma Hübner), 1909, ou Portrait de Julius Meier-Graefe, 1917] que l'élite lui commande.

Images classiques détournées et scènes de vie

A partir de motifs classiques empruntés à la mythologie grecque, à la religion chrétienne et au monde littéraire, Corinth s'affirme dans le genre biblique et mythologique en détournant des sujets religieux. Il traite de façon obsessionnelle les thèmes de l'amour, du sexe ou de la mort. Sa peinture, dans son approche et sa facture, s'inspire d'abord de Frans Hals et de Rembrandt.

Au lieu de sublimer la souffrance du Christ sur la croix, il dépeint l'horreur de sa peine. Avec Salomé II, l'artiste s'affiche comme un “peintre de la chair”, exhibant le corps, le sang et la chair. D'où le rapprochement - à l'instar de son maître Rembrandt - entre une scène de boucherie (Le boeuf abattu à l'abattoir, 1905) et ses représentations de nu avec la chair débordande des femmes. Loin d'avoir un teint uniforme porcelaine, ses muses ont le corps marqué par le temps. De fait, Corinth choisit par principe - dans sa tentative de rapprocher l'art de la vie - des modèles parmi ses proches (sa famille et ses amis) et non parmi des mannequins professionnels à la beauté plastique.

Corinth a toujours peint d'après le modèle, généralement choisi dans son entourage direct. Ses personnages, aux gestes et aux expressions souvent outrés, célèbrent la nudité sans rien de la grâce présumée des figures bibliques ou mythologiques. Cette parodie de la tradition témoigne d'une veine satirique qui doit beaucoup à Arnold Böcklin et dont les échos se feront sentir chez Ludwig Meidner ou chez George Grosz et Otto Dix.

Plus tard, l'abandon de la hiérarchie des genres incite Corinth à s'intéresser aux scènes de la vie contemporaine, en particulier dans Jeu de quilles, Distribution des cadeaux de Noël (1913) ou dans Sur la plage de Forte dei Marmi (1914).


Lovis Corinth (1858-1925)
Sur la plage de Forte dei Marmi
1914
Huile sur toile
H. 76 ; L. 119 cm


Portraits et autoportraits

Les portraits de Corinth reflètent son évolution artistique, d'un académisme naturaliste à l'expressionnisme, en passant par une phase impressionniste. Il exécute une centaine de portraits d'hommes et de femmes du monde artistique et politique, devenant le portraitiste le plus en vogue de Berlin. Sa famille lui sert également de modèle.

Avec l'autoportrait, Corinth poursuit la quête de soi à travers la peinture. A partir de 1900, à l'approche de son anniversaire, il entame chaque année un autoportrait. La mise en scène exagérée de soi par le jeu, le recours au travestissement et à l'allégorie, ainsi que le travail en série, sont sans équivalent à l'époque.

Le peintre a sans conteste élaboré à travers cet exercice la partie la plus forte de son oeuvre. Dans son Dernier autoportrait de 1925, il se représente en buste devant un miroir qui renvoie l'image de son profil déformé et marqué par l'âge. Qu'il se montre en pleine activité ou désespéré, Corinth se révèle dans ce genre.

La passion du peintre

Corinth prête une attention particulière à la passion et à la mort de Jésus-Christ. Or le Grand martyre (1907), plutôt que célébrer la rédemption par le sacrifice de la croix, décrit crûment les tourments endurés par le Christ. Le thème récurrent de la crucifixion montre comment un même sujet a pu être prétexte à des solutions picturales différentes tout au long de son oeuvre.

Dans Salomé II (1900), où Corinth fait cohabiter les thèmes de la séduction et de la mort, les modèles restent identifiables. L'artiste y combine morbidité et virtuosité picturale. Plutôt qu'une page d'histoire, le tableau se présente comme une parodie de la vie. Sa manière provocante et non conventionnelle d'aborder le sujet fait de Corinth un peintre subversif.

Victime d'une attaque d'apoplexie dont il sort très affaibli en décembre 1911, Corinth se représente quelques mois plus tard en Samson aveuglé. Dans ce tableau, thème biblique et autobiographie se croisent. Le cadrage inattendu préfigure la dramaturgie cinématographique.


Lovis Corinth (1858-1925)
Samson aveuglé
1912
Huile sur toile
H. 130 ; L. 105 cm


Fidèle à une tradition de l'histoire de l'art, Corinth s'est avec obstination représenté en Christ, une pratique qui trouve son apogée dans l'Ecce homo de 1925. On y retrouve la facture distinctive des oeuvres tardives : la touche violente, qui devient un élément de style et le rapproche de l'expressionnisme. Dans cet épisode biblique qui relate la comparution de Jésus devant Ponce Pilate, l'artiste se représente en Christ dont la tête est couronnée d'épines. Il entend montrer par là l'intensité avec laquelle il vit la Semaine Sainte: “[…] Je suis devant un grand tableau. Ce sera ‘Ecce homo'. Je veux le terminer, Pâques m'a donné de l'énergie. Mon activité artistique est liée aux épisodes de la Bible et à ses fêtes”, écrit l'artiste le 13 avril 1925. L'oeuvre transcrit l'aptitude du Christ - du peintre - à surmonter les souffrances, ce pourquoi Corinth conçoit “le legs de ce tableau comme un appel à l'hummanité”, précise l'un des commissaires de l'exposition Dietulf Sander (conservateur au Museum der bildenden Künste, Leipzig). L'attachement au sujet sert souvent de prétexte à une peinture qui a déjà conquis son autonomie. La façon dont il aborde les thèmes de ses représentations illustre la liberté qu'il exprime à l'égard de l'iconographie traditionnelle, tout en témoignant de son attachement à la peinture et à la présence sensuelle de la couleur.


Lovis Corinth (1858-1925)
Couple de Bacchants (autoportrait)
1908
Huile sur toile


Le corps et la chair

Corinth étudie le nu à l'Académie Julian de Paris, dans les années 1880. Il considère ce genre comme le "latin de la peinture". Sa production de nus s'accroît sensiblement après 1904. Fidèle à l'idée expressionniste de fusionner l'art et la vie, l'artiste choisit rarement ses modèles parmi les professionnels. Il s'agit le plus souvent de proches.

Alors que nombre de ses allégories célèbrent la nudité, Corinth finit par débarrasser ses représentations de toute allusion mythologique ou religieuse. Certains tableaux sont nés d'observations spontanées de la vie quotidienne, tels que Matinée (1905) et Après le bain (1906), qui montrent son épouse, son modèle de prédilection, dans une occupation intime.

La volonté de Corinth de saisir le corps, la chair comme le sang, lui permet d'aborder des sujets dont se détournent d'autres peintres. A l'instar de Rembrandt, il s'intéresse aux scènes de boucherie, sans qu'elles relèvent du tableau de genre classique. Corinth associe en effet souvent les carcasses d'animaux aux nus, en raison de la sensualité des couleurs et de l'aspect lascif qu'ils dégagent. La viande et le sang sont mêlés aux cris qui résonnent, la touche picturale exaltée renvoyant à l'atmosphère de l'abattoir.

Paysages

Les paysages de Corinth répondent rarement à une commande. Ils obéissent le plus souvent à son désir créateur. Affranchis de tout contenu susceptible de distraire le regard, ce genre, qui relève des codifications traditionnelles de la peinture, met en évidence les qualités picturales de l'oeuvre : la composition, le traitement de la surface, la touche apparente, l'intensité des couleurs.

Les paysages tardifs, et plus précisément les vues du lac de Walchen, confirment l'amour profond de Corinth pour la nature et témoignent de sa lassitude à l'égard de la vie urbaine. Ces oeuvres reflètent le caractère changeant des paysages. Ainsi, à l'instar des impressionnistes français, il peint un même site à divers moments de la journée, voire de l'année. Cette série de tableaux réalisée entre 1918 et 1925 célèbre l'autonomie de la couleur.

La production de paysages, comme celle de natures mortes, s'intensifie vers la fin de sa vie. Corinth y fait évoluer ses motifs. Bon nombre de ces tableaux aux couleurs floues et entremêlées se caractérisent par la dissolution des formes, leur point de vue rapproché et une touche rageuse. L'expressivité de la peinture même l'emporte sur le rendu précis du sujet.

Oeuvres sur papier

"Très rares étaient ceux qui savaient que Corinth, peintre génial, fut tout aussi génial en noir et blanc." (Karl Schwarz). Les oeuvres sur papier dépassent de loin l'oeuvre peint en nombre. Dessin et aquarelle, eau-forte, pointe sèche et vernis mou, lithographie en noir et en couleurs jalonnent le parcours de l'artiste.

A part l'esquisse préparatoire, qui sert à étudier la pose du personnage et la composition du tableau, la majeure partie des feuilles dessinées par Corinth, ainsi que ses aquarelles, se présentent comme des oeuvres à part entière. Ses illustrations de livres, celles pour la Bible, par exemple, vont contribuer, de même que ses gravures, à sa célébrité.

Anselm Kiefer : un hommage à Corinth

Né en 1945 à Donaueschingen (Allemagne), Kiefer est un des plus importants artistes contemporains. A l'invitation du musée d'Orsay, il rend hommage à Corinth avec une oeuvre spécialement créée pour la circonstance.

Pour Lovis Corinth. Autoportrait au squelette (2007) est un triptyque (pour la Trinité et la Passion) dans lequel le tournesol fané - plante fétiche de A. Kiefer - , symbole de la vanité, structure l'arrière-fond de l'image. On le retrouve avec des épines, un squelette que l'artiste a lui-même fabriqué, et des indications alphanumériques sur feuilles blanches qui rappellent la nomenclature des étoiles établie par la NASA, Anselm Kiefer voulant de la sorte lier les éléments qu'il représente avec le cosmos. Tout évoque la thématique du changement, de la transformation, récurrente dans l'oeuvre des deux Allemands.
Les vitrines sont truffées d'épines, qui font allusion à la passion du Christ. Dans le panneau central, une colonne vertébrale rappelle l'Autoportrait au squelette de Corinth (1896) du musée Lenbachhaus de Munich.

Avec cette oeuvre, Anselm Kiefer témoigne de l'importance de la postérité de Corinth dans l'art contemporain.


Anselm Kiefer
Pour Lovis Corinth. Autoportrait au squelette 2007
Triptyque
H. 282 ; L. 576 cm


Critiques

http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2008/04/05/lovis-corinth//

4ème Festival des Cultures Juives
Location:
Le Marais
Marais
75004 Paris
M° Saint-Paul, Hôtel de Ville, Rambuteau, Arts et Métiers
France
Description:
3ème et 4ème arrondissements

Du 15 au 30 juin 2008
Toutes les manifestations sont gratuites

Les 3e et 4e arrondissements accueillent le 4e Festival des Cultures Juives. A l'honneur cette année, le soixantième anniversaire de la création de l'État d'Israël et le thème du festival sera : "Israël, Terre d'orient et d'occident". Sont prévus du cinéma, des ateliers, des concerts, des conférences, des rencontres, des spectacles...

http://culture.fsju.org/festivalculturesjuives/

http://culture.fsju.org/festivalculturesjuives/programme.pdf

Exposition "Les Parisiennes de Kiraz"
Location:
Musée Carnavalet
Musée de l'Histoire de Paris
23, rue de Sévigné
75003 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 44 59 58 58
Fax : +33 (0)1 44 59 58 11
Internet Site : www.carnavalet.paris.fr
Description:
Musée Carnavalet

Exposition du 14 mai au 21 septembre 2008
Ouvert tous les jours, de 10 h à 18 h,
sauf les lundis et jours fériés

Tarifs d'entrée dans l'exposition (l'entrée dans les collections permanentes du musée est gratuite)
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3,50 €
Tarif jeune : 2,50 €
Gratuit jusqu'à 13 ans inclus et pour les Amis du musée Carnavalet
Evitez les files d'attente : achetez vos achat billets coupe-file en ligne

Evénements autour de l'exposition :

- Parcours-jeu dans l'exposition

- Séance dédicace du catalogue de l'exposition par Kiraz : jeudi 19 juin 2008
Salle de conférences du musée Carnavalet, 15h Entrée libre sans réservation

- Visites-conférences
Durée 1h30 sans réservation
Tarif : 4,50 € par personne + droit d'entrée dans l'exposition
Jeudis 5, 12, 19 et 26 juin à 14h
Samedis 7, 14, 21 et 28 juin à 15h30
Samedi 5 et 12 juillet à 15h30

Catalogue d'exposition
Les Parisiennes de Kiraz
Ouvrage broché, 22 x 27 cm, 128 pages, 111 illustrations couleur
Éditions Paris-Musées, 22 €

Piquantes, délurées et sensuelles, elles ont fait la réputation du dessinateur Kiraz et reviennent sur le devant de la scène ; cette fois-ci, les célèbres Parisiennes se sont donné rendez-vous au musée Carnavalet pour la toute première rétrospective de cet artiste.

Nées dans les années 1950, d'un trait de crayon et d'éclats de couleurs, les créatures de Kiraz entrent dans la légende à l'aube des années 1960 dans les pages du magazine Jours de France (1959 – 1987). Les Parisiennes font aussi les beaux jours de Marie-Claire, Gala, Paris-Match, Elle et illustrent encore maintenant une page coquine du Playboy américain. Dans les années 1990, elles tiennent le haut de l'affiche en jouant les stars de la publicité : Canderel, Clio Chipie, Nivéa…


"Quand je pense qu'il y a deux heures je n'étais qu'un faux numéro..."

Fidèles à l'esprit de Paris qui les caractérise, les filles « prodigues » de Kiraz s'invitent dans le plus parisien des musées de la capitale et inscrivent ainsi leurs fameuses aventures dans l'histoire de la ville. Cette exposition est l'occasion unique de découvrir les Parisiennes dans leur ensemble et sous toutes les coutures : intemporelles dans leur féminité, indémodables dans leurs styles et déconcertantes d'actualité dans leur propos.

Gouaches originales, peintures inédites, dessins, reportages, croquis, photographies, coupures de presse, affiches publicitaires… : près de 230 oeuvres présentent toute une vie de travail passionné de l'artiste d'origine égyptienne Kiraz, dont l'amour de Paris et de sa gent féminine éclairent cette première rétrospective.



Comment des héroïnes d'illustration de presse ont-elles façonné l'esprit féminin de la capitale? Edmon Kiraz ne vous livrera pas son puissant secret. Mais cette première rétrospective présentée dans le plus parisien des musées offre un aperçu du processus créatif d'un artiste, au trait de crayon et à l'éclat des couleurs légendaires.

Deux cent-trente oeuvres, dont une centaine de gouaches, 9 peintures, 25 dessins et une trentaine de documents d'archives, présentent en image l'évolution des “filles prodigues” de E. Kiraz.

Sa première figure féminine, prénommée Line, voit le jour dans le numéro 290 de Samedi Soir (20 janvier 1951). Rapidement la concurrence s'intensifie et Line est affublée de “copines”, qui évoluent gracieusement, vêtues de noir et blanc, dans Carnet de Belles (1953-1955). Ensuite, elles filent le parfait amour avec Ici Paris (jusqu'en 1964).

Marcel Dassault, fondateur du magazine Jours de France remarque Carnet de Belles. Il propose à E. Kiraz de dessiner des femmes pour une double page dans son journal, à l'origine politique (il devient par la suite un magazine féminin). C'est Marcel Dassault qui propose d'appeler les personnages “les Parisiennes” (1959) - une idée à laquelle l'artiste n'adhère pas vraiment, la trouvant trop banale! Et, pourtant, quel succès! Chaque semaine, les Parisiennes illustrent une scène de la vie quotidienne: un jour au bureau, un week-end à la montagne, une semaine à la plage… Mais la capitale française reste la source d'inspiration primordiale de l'artiste.

Né au Caire de parents arméniens, Kiraz découvre Paris lors d'un voyage en 1946. Il tombe amoureux de la ville et s'y installe définitivement deux ans plus tard. D'abord dessinateur politique, il capte l'atmosphère parisienne qu'il rend dans son Carnet de Belles. Du haut de son atelier, boulevard Raspail, ou aux terrasses des cafés, l'artiste s'inpire de l'air du temps: mode, luxe, libertinage, mais aussi tracasseries avec les agents de la voie publique, pression médiatique pour rester mince, etc...

“Ma source d'inspiration c'est la rue et c'est inépuisable. Deux filles qui bavardent à la terrasse d'un café, c'est magnifique!” s'exclame Kiraz.

“Il [Kiraz] a inventé ce métissage explosif, corps d'Afrique, buste d'Italie, regard de l'Est, cheveux du Nord, esprit de Paris. […] Puis on a assisté à un phénomène saisissant: les Parisiennes ont commencé à ressembler aux dessins de Kiraz”, observe Dominique Issermann, photographe.


Il y a en moi plusieurs femmes. Comment voulez-vous que je puisse me contenter d'un seul homme?
Gouache originale parue dans Jours de France, novembre 1982.
37 x 28 cm
Collection de l'artiste


Christian Lacroix, quant à lui, loue les dessins de Kiraz pour sa “manière de dessiner les décors […et de capter], semaine après semaine, l'essence de la mode d'une manière qui [est] celle d'un couturier”.

En 1964, la page “Kiraz-Color” apparaît dans Jours de France. Les gouaches en couleur composent la deuxième section de l'exposition. Décrites par Vogue comme “frivoles et sublimes” (avril 1995), les Parisiennes de Kiraz deviennent des icônes de la féminité. Dans Glamour, elles donnent des leçons de mode dans la rubrique “Mod'emploi” (septembre-décembre 1991). Gala les emprunte dans sa rubrique “Le clin d'oeil de Kiraz”. Aujourd'hui, elles paraissent toujours dans les pages coquines du Playboy américain.

Au-delà de l'illustration de presse, les Parisiennes ont révolutionné les campagnes publicitaires. De la bouteille de Perrier (1962) - “Perrier, l'eau qui fait twist, pschitt, chic…”-, au panty Scandale (1968-69) - “J'ai eu un succès fou au bal, grâce à mon panty Scandale” -, sans oublier les sucrettes Canderel (1995-2003). L'agence Young & Rubicam a imaginé une saga publicitaire sous la houlette de Frédéric Beigbeder.
“Canderel, c'était magnifique”, se rappelle Edmond Kiraz, “j'ai travaillé 8 ans et je n'ai jamais fait un seul dessin pour eux! Ils venaient chez moi, fouillaient dans mes dessins, choisissaient dans mes archives, coupaient, détouraient les gouaches, ajoutaient des légendes…”

Progressivement, les gouaches deviennent des peintures à l'huile. Les Parisiennes sont statufiées en oeuvre d'art: danseuses cambrées; cycliste encombrée d'une cage à oiseau et de shopping bags mais néanmoins gracile sur sa monture; des jambes longilignes plongent dans une piscine réduite à une éclaboussure d'eau… Le trait de Kiraz est énergétique, fluide; la composition est rythmée, harmonieuse; les couleurs sont douces et chaudes.


Baignade
Huile sur toile
92 x 73 cm
Collection de l'artiste


Par un effet d'abîme, l'exposition se termine sur un film qui relate le revers du décor - les différentes étapes de l'aménagement de l'exposition.

>> Dossier de presse sur le site de la ville de Paris



08:00  
09:00 [09:00-17:00] Premier séminaire européen à Paris
Description:
Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne - Amphithéâtre Richelieu - 17, Rue de la Sorbonne - 75005 Paris

La pétition européenne "Spéculation et crises : ça suffit !" a atteint 39 000 signatures.

Pour poursuivre sur cette lancée, le collectif initiateur vous invite à un premier séminaire européen qui se tiendra :

PROGRAMME

"SPÉCULATION ET CRISES : ÇA SUFFIT ! : ANALYSES ET PROPOSITIONS"

9h : Introduction :
Jean-Marie Harribey (Université Bordeaux IV), Frédéric Lordon (CNRS)

9h15-11h. Session 1 : Genèses de la crise.
Présidente de séance : Stéphanie Treillet (IUFM Créteil)
Interventions : Isaac Johsua (Université Paris XI), Gérard Duménil (CNRS)

11h15-12h30. Session 2 : L'onde de choc : du risque systémique au ralentissement économique.
Présidente de séance : Hélène Tordjmann (Université Paris XIII)
Interventions : Esther Jeffers (Université Paris VIII), Jacques Sapir (EHESS)

12h30-14h : Pause déjeuner

14h-17h. Session 3 : De l'extension de la crise... au coup d'arrêt à la finance !

Présidents de séance : Jacques Cossart
Interventions : Peter Wahl (WEED, World Economy, Ecology and Development, Bonn) Frédéric Lordon (CNRS), Dominique Plihon (Université Paris XIII)

Conclusions : Jean-Marie Harribey (Université Bordeaux IV)

Information/ inscription : 01 41 58 17 40 ou caroline.robert@ attac.org


[10:00-23:00] 21st of June PARTOUCHE AWARD@ Le Havre
Description:
Le Havre, France

Le Prix Partouche du Court Métrage Expérimental est ce samedi !

Pour ceux qui habitent à Paris :

Il y aura une navette :
10h Porte Maillot - Le Havre
23h Le Havre - Paris

Au programme: projections l'après-midi, une super fiesta avec open bar le soir.

RSVP
natalia@natalia-grigorieva.com
http://www.facebook.com/event.php?eid=17854313156




[12:00-20:00] "Révélation 2" - Foire de photographie contemporaine
Description:
MAS - 10/18 rue des Terres au Curé - 75013 Paris - M° Olympiades

Foire de photographie contemporaine

Révélation2 vous invite à découvrir et à acheter les œuvres de 50 jeunes talents à Paris

les 21/22 juin, de 12h à 20h

http://www.myspace.com/revelation_fr







[14:00-15:30] Rencontre et signature avec Patti Smith
Location:
Fondation Cartier pour l'art contemporain
261, boulevard Raspail
75014 Paris
M° Raspail, Denfert-Rochereau
France
Phone : +33 (0)1 42 18 56 50
Fax : +33 (0)1 42 18 56 52
Mail : vania.merhar@fondation.cartier.com
Internet Site : fondation.cartier.com
Description:
Samedi 21 juin 2008, veille de la clôture de l'exposition Patti Smith, Land 250, la Fondation Cartier organise une ultime rencontre avec l'artiste, ainsi qu'une signature des catalogues de l'exposition.
Cette rencontre se tiendra dans les espaces d'exposition de 14h à 15h30.

[14:00-19:00] vernissage des Portes ouvertes 2008
Location:
Ecole municipale des beaux-arts de Gennevilliers
Galerie Edouard Manet
3, place Jean Grandel
92230 Gennevilliers
M° Asnieres - Gennevilliers Les Courtilles, RER C Gennevilliers
France
Phone : +33 (0)1 40 85 67 40
Fax : +33 (0)1 47 99 33 30
Mail : embamanet@ville-gennevilliers.fr
Internet Site : www.ville-gennevilliers.fr/culture/ecole-municipale-des-beaux-arts-galerie-edouard-manet/
Description:
Vernissage le samedi 21 juin de 14h à 19h
jusqu'au vendredi 27 juin

Durant les "portes ouvertes", tous les ateliers de l'école se transforment en espaces d'exposition, en complément de la galerie, pour faire découvrir la diversité des activités artistiques proposées aux enfants, aux adolescents et aux adultes, à travers la présentation de leurs réalisations. C'est aussi l'occasion d'informer les lycéens et les étudiants sur la Classe préparatoire, qui forme aux concours d'admission dans les Ecoles Supérieures d'Art, et de dévoiler la programmation de la galerie Édouard Manet.







[15:00-22:00] Exposition "Travaux des élèves des ateliers municipaux"
Location:
Galerie Villa des Tourelles
9, rue des Anciennes Mairies
face à la Maison de la musique
92000 Nanterre
M° RER A Nanterre - Ville
France
Phone : +33 (0)1 41 37 52 06
Fax : +33 (0)1 41 37 94 50
Mail : galerievilladestourelles@mairie-nanterre.fr
Internet Site : www.nanterre.fr/Envies/Culture/Lieux+culturels/Galerie+Villa+des+Tourelles.htm
Description:
Vernissage le samedi 21 juin de 15h à 22h
jusqu'au 28 juin

Restitution des travaux réalisés par les amateurs, enfants et adultes des ateliers municipaux d'arts plastiques. Artistes intervenants : Istvan Peto, Suzanne Bauruel, Patrice Pantin, Marc Rebollo, Denis Moreau, Anne Miniou, Massimiliano Marraffa, Gaëtan Viaris.


Photo : © Le labo

[15:00-19:00] Finissage "Consuming Myths" de Gayle Chong Kwan
Location:
Galerie Alberta Pane
ex : Kernot Art Gallery
14, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 43 06 58 72
Fax : +33 (0)1 43 06 18 55
Mail : info@galeriealbertapane.com
Internet Site : www.galeriealbertapane.com
Description:
La galerie Kernot Art en collaboration avec Adrien Pasternak, a le plaisir de présenter, après la Tate Britain à Londres, le MAC de Birmingham (Angleterre) et la Fondazione Pistoletto à Biella (Italie), la première exposition personnelle de Gayle Chong Kwan en France. Pour cet événement la galerie a recueilli une sélection de sept photographies extraites de la série Cockaigne réalisée par l'artiste en 2004 et commissionée par l'Agence internationale de photographie Autograph ABP de Londres, de dix pièces extraites de la série Veduta Romantica, de l'oeuvre Atlantis de 2007 et d'un travail récent conçu en 2008 pour l'exposition.
Gayle Chong Kwan explore la sociologie du sensible, mettant en relation les individus grâce à l'évocation du souvenir par la stimulation sensorielle. Dans les oeuvres de l'artiste, comme avec la célèbre "madeleine", notre mémoire resurgit du goût des aliments qui sont utilisés avec la photographie, la vidéo et l'installation comme medium de sa recherche visant à la reconstruction d'une identité culturelle.
La série Cockaigne réalisée lors du séjour de l'artiste dans la résidence du Chinese Arts Centre, est inspirée au mythe du Paradis gourmand du XIVe siècle et de celui du pays de Cocagne. Ce lieu imaginaire de la littérature populaire, Paradis gastronomique et du "dolce far niente", est décrit par les frères Grimm comme le lieu du désir interdit à l'homme où les maisons sont faites d'aliments et les fleuves de miel. Babel composé de viande séchée fait référence à la Bible et à la folie de l'homme qui voulait atteindre le ciel ; dans toute la série les appels à l'histoire de l'art sont évidents : La tour de Babel de Pieter Brueghel et Sea of Ice de Casper David Friedrich pour l'oeuvre New Atlantis.
Dans ses paysages romantiques, le doux se confond avec le dégoûtant et le plaisir avec l'excessif pour représenter la métaphore de la consommation dévoratrice de l'homme de son monde, l'altération des villes et de la société causée par le tourisme. Homo Homini Lupus.








[16:00-21:00] Exposition "MIDWEST", une proposition de Félicia Atkinson
Location:
Galerie Anne Barrault
51, rue des Archives
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)9 51 70 02 43
Mobile : +33 (0)6 62 28 51 68
Mail : info@galerieannebarrault.com
Internet Site : www.galerieannebarrault.com
Description:
avec :
Jeffrey Brown + Paul Hornschemeier + Anders Nilsen

21 juin - 26 juillet 2008
mardi-vendredi 14h-19h, samedi 11h-13h / 14h-19h

Nouvelle garde de la bande dessinée américaine indépendante, faisant partie du collectif de Chicago «the Holy Consumption» , Anders Nilsen, Paul Hornschemeier et Jeffrey Brown présenteront ici une exposition de nouveaux dessins sur le thème du Midwest américain, zone immense qui entoure Chicago sur plusieurs états, terre plate et agricole, traversée par le vent et trouée par les grands lacs.
Chicago a toujours été une ville très fertile pour les arts «mineurs» comme les comics (Daniel Clowes, Chris Ware...) ou le post-rock (Tortoise, Gastr del sol)...., dont le centre nerveux serait peut-etre la librairie Quimby's et le disquaire Reckless basés dans le quartier de Wicker Park.

C'est dans cette librairie que j'ai d'ailleurs découvert avec beaucoup d'émotion le travail de ces trois dessinateurs, et c'est dans un café à un bloc plus loin, que je les ai rencontré la première fois. Il y avait de la neige et du vent, et la ville se pliait en noir et blanc, comme la majorité des dessins présentés ici, dans leur silence et leur simplicité, semblant se demander avec grâce et force, qu'est -ce qu'une page ?
Les paysages d'Anders Nilsen sont remplis, ou plutôt vidés, comme le corps ou la terre, d'air et d'eau. Des flaques, des champs nus, des fosses, des pancartes effacées détourent la place vacante dans la quelle errent oiseaux et personages abandonnés. Habités par la mort omniprésente et la disparition de la couleur, les traits articulent comme un squelette fragile mais indispensable pour soutenir tant de blancheur.

Paul Hornschemeier s'est lui interéssé à la figure du général Grant, héros du Midwest qui subit ainsi differentes métamorphoses, où se mélangent, comme souvent dans le travail du dessinateur, éléments historiques, biographiques et fictifs.
Jeffrey Brown, amoureux des petits rien de la vie proposera des dessins en couleurs et en noir et blanc traitant avec humour et délicatesse des aléas du quotidien où l'on retrouvera son double dessiné et son chat.

Félicia Atkinson
www.theholyconsumption.com


Anders Nilsen
Batman and Wolverine
ink on paper, 2007


[16:00-21:00] Exposition de Reena Spaulings
Location:
Galerie Chantal Crousel
10, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 38 87
Fax : +33 (0)1 42 77 59 00
Mail : galerie@crousel.com
Internet Site : www.crousel.com
Description:
21 juin - 2 août 2008
mardi-samedi 11h-13h, 14h-19h
Vernissage le 21 juin

La Galerie Chantal Crousel présente Courbet your enthusiasm (Courbet votre enthousiasme), la première exposition de Reena Spaulings à Paris.

En 2004, l'artiste new-yorkaise Reena Spaulings est née de l'activité quotidienne d'une galerie d'art contemporain, Reena Spaulings Fine Art, située à Manhattan, dans le Lower East Side. Jouant souvent de la double identité d'artiste et de marchand, l'œuvre de Spaulings remet en cause la division des tâches tout en interrogeant les notions admises d'auteur et de travail artistique.

Courbet your enthusiasm réunit un ensemble de nouveaux travaux, parmi lesquels des peintures pointillistes de l'architecture du New Museum de New York, des natures mortes, des caissons lumineux représentant des marchands et des pilotes de courses, des sérigraphies d'œuvres déjà existantes, des cartes postales de têtes et de drones téléguidés, un drapeau, et une série d'Enigmas (des nappes récupérées lors de dîners d'art contemporain et tendues sur des châssis).

http://www.reenaspaulings.com


[16:00-21:00] Expositions "Planches" d'Eric Benqué et "Well Charged", de Keegan McHargue
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sebastien Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
jusqu'au 26 juillet
du mardi au samedi de 11h à 19h

La galerie Emmanuel Perrotin expose Planches, d'Eric Benqué (designer), et Well Charged, de Keegan McHargue.

Keegan McHargue est un jeune peintre qui considère ses propres œuvres comme « des cartes capables de le guider dans ces tonnes d'informations qui nous submergent et nous assoiffent en même temps. Cette atomisation se retrouve dans la forme graphique de ses travaux. Malgré une grande stylisation, maladroite dans le trait, il y règne une atmosphère bousculée. » (Pierre Evariste Douaire) Ses peintures, peuplées de personnages naïvement dessinés, de grilles, de traits, de fils qui s'échappent de la toile, sont comme autant d'indices d'une marche à suivre anarchique et connue seule de son créateur.
Vernissage de 16h à 21h.

Eric Benqué : 10 impasse St Claude, 75003 Paris.
Keegan McHargue : 76, rue de Turenne, 75003 Paris.

[16:00-17:00] HACKER SPACE FESTIVAL
Description:
TMP/LAB - 6 Bis, rue Leon Geffroy - Vitry-sur-Seine

http://www.facebook.com/event.php?eid=25417786277

Dans le cadre du HACKER SPACE FESTIVAL,- présentation (1 heure) avec projections, lecture, béquilles & vodka_

1. Projection du "SDH_ le teaser pour les tiseurs" de Vladimir Tybin et Olivier Bennoun. Mini-doc' sur le réseau social "Syndicat Du Hype" crée en juillet 2002 par Thierry Théolier (cité p.25 du dernier HELLE) et surex-cité - "L'Antéchrist de la hype parisienne " dans le livre "Vous êtes sur la liste ? Enquête sur la tyrannie des branchés" d'Arnaud Sagnard (approved)

2. Projection du premier podcast de l'émission "La Littérature au réveil" de PH Boisnard sur le baise-sollers intitulé "CREVARD" ou les dommages collatéraux de la spam-poetry sur la littérature rive-gauche dite "2merde".

3. INEDIT => Projection de la vidéo de l'infra-action "LA TOILE D'ARAIGNEE - Hackin' Bourgeois" qui a eu lieu le lundi 9 juin 2008 vers 15 h 00 dans le hall du Centre Pompidou avec l'aide du collectif 21bis.org, Julien Dorra et de Marie Husson (avec ensuite prise massive de Voltarène).

http://www.facebook.com/event.php?eid=25417786277

[16:30] EXPOSITION TRANSFORMATIONS DES ATELIERS ET STAGES 2007-2008
Location:
Abbaye de Maubuisson
Site d'art contemporain en Val-d'Oise
rue Richard de Tour
95310 Saint-Ouen-l'Aumône
M° RER Saint-Ouen-l'Aumône
France
Phone : +33 (0)1 34 64 36 10
Fax : +33 (0)1 30 37 16 69
Mail : abbaye.maubuisson@valdoise.fr
Internet Site : www.valdoise.fr/content/heading108612/content24675.html
Description:
salle du Chapitre - Abbaye de Maubuisson

Les week-ends des 21-22 et 28-29 juin de 14h à 18h
L'exposition de fin d'année est l'occasion de présenter et de valoriser les productions des publics jeune et adulte qui ont participé aux ateliers et stages artistiques dessin-peinture-photo numérique dirigés par Catherine Van den Steen et organisés sur toute l'année 2007-2008.










[17:00-21:00] Exposition de Lilian Bourgeat "Excès"
Location:
Galerie Frank Elbaz
66, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 48 87 50 04
Fax : +33 (0)1 48 87 52 93
Mail : info@galeriefrankelbaz.com
Internet Site : www.galeriefrankelbaz.com
Description:
21 juin - 31 juillet
du mardi au samedi de 11h à 19h
vernissage le samedi 21 juin de 17h à 21h

Communiqué de presse, texte de Pascal Beausse

Déstabilisation à tous les étages

« Je comprends tout », est-il écrit sur la feuille de papier tenue en main par la visiteuse d'une exposition de Lilian Bourgeat, dans un dessin de Philippe Vuillemin. Les collisions entre l'intention de l'artiste, l'interprétation par les accompagnateurs professionnels de son travail et la réception par ses spectateurs mêmes donnent au dessinateur une matière inépuisable pour brocarder les us et coutumes du monde de l'art. Avec lui, l'artiste a trouvé plus qu'un critique irrévérencieux. À chaque oeuvre réalisée par Bourgeat correspond un dessin de Vuillemin. Comme sorti des pages de L'Echo des savanes, le dessin prend son autonomie tout en jouant le rôle d'un cartel loufoque, mettant en abîme l'oeuvre dans le lieu même de sa présentation. Les discours sur l'art, qu'ils soient érudits, pédagogiques, mondains ou communicationnels, sont mis en péril dans leur prétention à l'autorité et à la clôture du sens.

C'est que l'art de Lilian Bourgeat est à double détente (voire plus, si affinités). L'agrandissement qu'il inflige à l'objet est un leurre. La modalité plastique consistant à reproduire des objets tirés du quotidien en augmentant leur échelle est si fréquemment utilisée depuis Claes Oldenburg que cela n'a plus rien d'original - s'il s'agit de la seule finalité de l'oeuvre. Raymond Hains, en son temps, en avait déjà moqué la systématique. L'art unlimited est devenu une catégorie en soi de la sculpture, au service parfois de sa spectacularisation. Ce qui en détermine la justesse réside dans le programme animant les motivations de ce devenir-monstre de l'objet, par sa sortie du domaine strict de l'utilitaire pour prendre une nouvelle fonction dans le champ du monumental.
Reproduites selon un coefficient de deux fois et demie leur taille normale, les chaises de jardin de son Dîner de Gulliver emplissent l'espace de la galerie jusqu'à l'obstruer, comme s'il était inadéquat à leur démesure. Sa grandiose pyramide de coupes de champagne évoque avec ironie le succès et sa célébration - quant à lui, Vuillemin y fantasme de dyonisiaques libations !

La séduction immédiate occasionnée par l'exposition d'objets géants, parfaitement reproduits dans leurs formes et matériaux, l'aspect "art rigolo pour enfants de 3 à 103 ans", ne sont que des pièges. Le paradigme swiftien fait bien sûr perdre au spectateur de sa superbe, en le privant de sa maîtrise habituelle de l'ordre des choses. Mais plus encore, les dispositifs imaginés par Lilian Bourgeat repoussent l'individu, l'agressent, l'éjectent hors de l'espace de monstration, lui font comprendre qu'il n'y a pas sa place. S'enclenche alors le cauchemar d'une inadaptation de l'être humain à l'environnement qu'il a engendré. Lilian Bourgeat n'a aucune prétention à réenchanter le monde. Il partage avec Vuillemin un humour noir, au trait gras, féroce et jouant d'un supposé "mauvais goût". C'est la morale d'un art désignant les vanités et s'amusant du ridicule de situations quotidiennes. En conviant la caricature au coeur même de son travail, l'artiste invite à une philosophie du doute. De cette mise à l'épreuve des certitudes, l'on sort... grandi.

Lilian Bourgeat est né en 1970 en France ; il vit et travaille à Dijon.











[18:00-21:00] Exposition collective "LH12 : NOCTURAMA"
Location:
Galerie LHK
6, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 74 13 55
Mail : info@galerielh.com
Internet Site : www.galerielh.com
Description:
Perséphone Kessanidis, Michael Huard et Julien Labrousse sont très heureux de vous inviter à l'exposition NOCTURAMA, avec Laurent Le Deunff, Emmanuelle Lainé, Émilie Perotto, Stéphane Vigny et Florian & Michael Quistrebert.

La galerie LHK présentera également deux toiles de Marke NEWTON et accueillera le lancement du N°20 de la revue Particules.

L'expostion Nocturama bénéficie du soutien de la Fondation d'Entreprise Ricard.

[18:00] Exposition collective "The Word is..."
Location:
Galerie Maisonneuve
22, rue de Poitou
1er étage
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 43 66 23 99
Fax : +33 (0)1 43 66 23 99
Mail : contact@galerie-maisonneuve.com
Internet Site : www.galerie-maisonneuve.com
Description:
jusqu'au 26 juillet
du mardi au samedi de 14h à 19h

La Galerie Maisonneuve est heureuse d'annoncer "The Word Is...", une exposition de groupe qui réunit deux artistes américains représentés par la Galerie Martos à New York, Bill Albertini et Curtis Mitchell, ainsi que Jan Kopp.

Seront présentées trois installations vidéo: "McCracken Reel" de Bill Albertini, "Die Welt ist alles, was..." de Jan Kopp et "Godfather" de Curtis Mitchell.

"McCracken Reel" est un film 16 mm de Bill Albertini qui voyage à travers une série d'images d'animation en trois dimensions montrant des sculptures de McCracken. Cette oeuvre s'inscrit en continuité avec l'exploration d'Albertini de l'univers parallèle de la mémoire, sa sélectivité subjective et son histoire révisionniste.

"Die Welt ist alles, was..." (Le monde est tout ce...) est un cinéma miniature conçu par Jan Kopp. L'intérieur d'une boîte en bois vernis montre les images de trois enfants grimpant sur des rochers dans la forêt. Leurs voix récitent en allemand, comme une ritournelle, quelques phrases extraites du "Tractatus logico-philosophicus" de Ludwig Wittgenstein. Ici, l'artiste cherche à confronter deux fabrications d'images du monde. Celle de l'enfant, qu'il invente à travers le jeu, et celle de l'adulte qui en propose une déconstruction intellectuelle.

"Godfather" de Curtis Mitchell fait partie de la "Persona Series".
Dans cette série, on trouve des scènes marquantes de la vie de l'artiste, qu'il s'emploie à reconstituer. "Mais c'est une autre personne qui endosse mon rôle, et j'éprouve ainsi de l'empathie, sans m'identifier. En utilisant le monochrome en tant qu'outil oblitérateur, la scène peut redevenir immédiate et refléter mon histoire."
Curtis Mitchell

[18:00] Exposition de Fred Sandback
Location:
Galerie Nelson-Freeman
59, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 71 74 56
Fax : +33 (0)1 42 71 74 58
Mail : info@galerienelsonfreeman.com
Internet Site : www.galerienelsonfreeman.com
Description:
du 21 juin au 12 septembre
du mardi au samedi de 11h à 13h et 14h à 19h

A l'aide de fils d'acier rigides, d'élastiques tendus ou de fils d'acrylique colorés, Fred Sandback exprime une matérialité sans obstruer l'espace. Pour lui, le volume ne doit surtout pas être un obstacle à la vision. La sculpture est ici poussée à la limite de sa disparition.

La Galerie Nelson-Freeman est heureuse de présenter pour la première fois l'artiste américain Fred Sandback.

Né en 1943 à Bronxville (New York), Fred Sandback obtient un diplôme en philosophie et étudie ensuite la sculpture à l'Université d'Art et Architecture de Yale où il rencontre Donald Judd et Robert Morris.

Les galeries Konrad Fischer à Düsseldorf et Heiner Friedrich à Munich sont les premières à lui consacrer une exposition personnelle en 1968.

Il réalise par le mécénat de la Dia Foundation, une installation permanente au Musée de Winchedon (Massachusetts), ouvert entre 1981 et 1996 et en 2003, plusieurs grandes sculptures sont installées dans l'exposition permanente de la Dia Beacon à New York.

Son travail a été largement exposé en Europe et aux Etats-Unis depuis la fin des années 60, cependant aucune exposition personnelle ne lui a été consacrée à Paris depuis plus de quinze ans.

En 1966, George Sugarmann, en réponse aux frustrations de Sandback par rapport à la sculpture lui dit: "si tu es mécontent de toutes ces pièces, tu n'as qu'à les enfiler sur une ficelle et l'on n'en parle plus."

Proche de l'art minimal, Fred Sandback a dès le départ le sentiment viscéral puissant de vouloir produire une sculpture qui n'ait pas d'intérieur.

Il réalise à partir de 1967 des sculptures ouvertes uniquement soulignées et matérialisées par des fils d'acier rigides, des élastiques tendus ou encore des fils d'acrylique colorés, qui projetés dans l'espace, le définissent ou le contrarient dans un jeu perpétuel d'illusions optiques. Il s'agit pour lui d'affirmer un volume sans l'opacifier ; d'exprimer une matérialité sans l'occuper ni l'obstiner : le volume ne doit pas être un obstacle à la vision, il ne doit pas faire écran.

"Fred Sandback est une figure marginale et radicale de la remise en question de l'objet d'art qui s'opère dès la seconde moitié des années 60.

Par l'extrème réduction des moyens qu'elle met en jeu, par l'intransigeance de son principe, son œuvre s'affirme comme une ultime réitération de l'idée de sculpture, poussée à la limite de sa disparition, se renouvelant sans cesse dans les contraintes sévères de son protocole, l'art de Fred Sandback est envisagé comme le terme évanescent d'une tradition de la sculpture moderne." (Valérie Mavridorakis in monographie Fred Sandback ou le fil d'Occam)

[18:00] Post Pop Communism : Wang Ziwei - Alexander Kosolapov
Location:
Galerie Ghislaine Hussenot
5 bis, rue des Haudriettes
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 48 87 60 81
Fax : +33 (0)1 48 87 05 01
Mail : info@galeriehussenot.com
Internet Site : www.galeriehussenot.com
Description:
21 juin - 21 juillet
mardi-samedi 11h-13h, 14h-19h











[19:00] Exposition "work in progress" d'Alain BARRET
Location:
APONIA
scène conventionnée
6, avenue Montrichard
94350 Villiers-sur-Marne
M° RER A Noisy-le-Grand (Mont d'Est)
France
Phone : +33 (0)1 49 30 57 29
Mobile : +33 (0)6 20 49 36 90
Mail : aponia@wanadoo.fr
Internet Site : aponia.free.fr
Description:
GRIFFONNAGES/VOYAGES OU LES "GRRRR" d'une creation continue

"Il n'est plus ici question de technique mais de narration. La mémoire, celle des formes en particulier vient en contrepoint de ces productions artistiques apparemment sans modèle. Alain BARRET le sait et le montre quand il mêle arbitrairement et volontairement en désordre des sujets empruntés à la bande dessinée et au cinéma "grand" ou "d'animation"...
extrait du texte d'ALAIN BOUAZIZ 2008

Horaires d'ouverture : samedi et dimanche de 14 h à 19 h
Les autres jours sur RDV

http://agenda.germainpire.info/img/2008/20080524_barret.pdf

[19:00] Finissage "This is street golf - Le 19eme Trou"
Location:
Galerie Chappe
Highest Gallery in Paris
4, rue André Barsacq
21, rue Chappe
75018 Paris
M° Abbesses, Anvers
France
Phone : +33 (0)1 42 62 42 12
Mobile : +33 (0)6 70 71 46 30
Mail : galeriechappe@gmail.com
Internet Site : www.fotolog.com/galerie_chappe
Description:
Du 14 au 21 juin
Vernissage samedi 14 juin à partir de 19h

www.19mtrou.com

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