Saturday, January 17, 2009
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Category: All

17
January 2009
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  La semaine du son
Location:
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Description:
6ème édition - Des rencontres exceptionnelles, des événements inédits, des spécialistes à l'écoute, pour tout savoir sur l'environnement sonore
Dédiée à la sensibilisation du public et de tous les acteurs de la société à notre environnement sonore, la 6ème édition de la Semaine du Son 2009 se tient du 13 au 17 janvier à Paris et du 21 au 25 janvier 2009 en région.

http://www.lasemaineduson.org

Sundance Film Festival
Description:
http://www.sundance.org/festival/

3ème Salon du cinéma
Location:
Grande Halle de la Villette
Parc de la Villette
211, avenue Jean Jaurès
75019 Paris
M° Porte de Pantin, Porte de la Villette
France
Phone : +33 (0)1 40 03 75 75
Internet Site : www.villette.com
Description:
du 16 au 18 janvier 2009 de 9h30 à 19h30

Tarifs
12 euros la journée
24 euros les trois jours
Tarif réduit à 9 euros pour les 12-18 ans, étudiants et sans emploi
Tarif fixé à 6 euros pour les 5-12 ans
Gratuit pour les moins de six ans

La troisième édition du Salon du cinéma de Paris aura lieu du 16 au 18 janvier prochains. Trois jours durant, les visiteurs pourront découvrir les coulisses du 7ème Art à la Grande Halle de la Villette (19ème arrondissement). La manifestation, parrainée par Jean-Pierre Jeunet, sera placée cette année sous le signe de l'Inde.

Pour son édition 2009, le Salon du cinéma donnera un coup de projecteur sur l'Inde et son cinéma. Des master class, conférences mais aussi projections dévoileront les divers aspects de l'industrie cinématographique indienne, "qui ne se résume pas qu'à Bollywood", a précisé Martine Armand, consultant, lors de la conférence de presse de l'événement en novembre dernier. La famille d'acteurs Bachchan, qui compte la star locale Amitabh et l'ancienne Miss Monde Aishwarya Rai-Bachchan, fera le déplacement, comme la troupe de la comédie musicale Bharati.

Le Salon du cinéma investira un nouveau lieu à l'occasion de sa troisième édition. Située pendant deux ans à Paris Expo, Porte de Versailles (15ème arrondissement), la manifestation s'installera dans la Grande Halle de la Villette (19ème arrondissement). Un endroit entouré de baies vitrées sélectionné pour sa salle de projection et sa ressemblance avec les premiers studios de cinéma, selon la scénographe Alexandra Maringer. Toujours dans l'idée de faire passer le public derrière le bandeau, un tapis rouge accueillera les visiteurs depuis la station de métro Porte de Pantin.

Parmi les temps forts du troisième Salon du cinéma, les organisateurs ont annoncé la présence des Yamakasi qui présenteront leur art du déplacement ou encore le retour des initiations aux cascades. Christophe Maratier, costumier de renom, exposera ses pièces historiques souvent sollicitées par les professionnels. Le costume sera aussi à l'honneur avec la présence de nombreux "cosplayers", personnes habillées comme leurs héros de cinéma préférés.

Au total, les visiteurs pourront participer à 64 ateliers qui "ouvrent sur les formes et les métiers du cinéma" avec l'objectif de raconter le 7ème Art "avant, pendant et après le tournage". Le public pourra s'adonner aux rudiments du montage, au bruitage, au doublage ou encore à la critique. Les enfants seront notamment à l'honneur la journée du vendredi 16 janvier.

Les master class feront leur retour. Costa-Gavras, Francis Huster, Christophe Barratier et Emma De Caunes s'exprimeront ainsi sur leur métier. Alexandre Desplat, compositeur césarisé pour De battre mon cœur s'est arrêté, sera aussi présent.

Enfin, l'événement rendra hommage au cinéaste égyptien Youssef Chahine décédé en juillet dernier.

Site : www.salonducinema.com

Fête nationale du Cambodge
Location:
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Description:
7 janvier et 17 janvier

Exposition "Jean Marais, l'éternel retour"
Location:
Musée de Montmartre
12, rue Cortot
75018 Paris
M° Lamarck - Caulaincourt, Abbesses, Anvers, Château Rouge
France
Phone : +33 (0)1 49 25 89 37
Fax : +33 (0)1 46 06 30 75
Mail : infos@museedemontmartre.fr
Internet Site : www.museedemontmartre.fr
Description:
Dates :
Du 4 novembre 2008 au 3 mai 2009
Du mardi au dimanche de 11h à 18h

Tarif : 7 euros, tarif réduit 5,50 euros

A l'occasion des dix ans de la disparition du comédien, l'agence Arts' Talents et le Musée de Montmartre s'associent pour révéler les facettes méconnues d'un artiste aux talents multiples dans le cadre d'une exposition exceptionnelle. Parrainée par Francis Huster, cette rétrospective unique présentera à Paris plus de 1200 pièces pour la plupart inédites touchant au cinéma, à la littérature, au théâtre et aux arts plastiques. L'occasion de découvrir pour le grand public des œuvres exposées pour la toute première fois, regroupées par thèmes et mises en scène pour un véritable parcours initiatique parmi l'ensemble des salles du musée : costumes, dessins, correspondances, peintures, sculptures, terres cuites et souvenirs personnels de Jean Marais.

Le comédien, peintre, metteur en scène, créateur de costumes, décorateur et écrivain, fascinait pour ses talents et sa beauté sculpturale digne d'un marbre antique. Jean Marais habitait Montmartre et son appartement de la rue Norvins fut le rendez-vous de tous les artistes de la Butte. C'est donc tout naturellement le Musée de Montmartre qui lui rend hommage pour célébrer les dix ans de sa disparition avec une exposition dont le titre évoque l'un des films les plus célèbres de Jean Marais, L'Eternel retour de Jean Delanoy, version moderne de la légende de Tristan et Iseult. Francis Huster est le parrain de l'événement qui propose un parcours thématique dans la vie et l'œuvre de Jean Marais, présentant notamment et pour la première fois le costume brodé du roi de Peau d'âne, le masque de La Belle et la bête reconstitué sur les indications de Jean Marais, les premiers croquis d'adolescent du comédien, les esquisses de sa ligne de prêt à porter Jean Mara, le César d'Honneur reçu en 1980 ou sa correspondance avec Jean Cocteau.

Le musée dévoilera des pièces entrées dans l'histoire du 7ème Art français telles que le costume brodé porté par Jean Marais dans Peau d'Âne ou encore la reconstitution du masque de La Belle et la Bête. Les débuts du comédien seront aussi au programme à travers les clichés de ses premières séances d'essai tandis que la confirmation de son statut de star sera symbolisée par l'exposition de son César d'honneur reçu en 1980.

Au-delà du Jean Marais acteur, cette rétrospective lèvera un coin de voile sur le Jean Marais artiste avec notamment ses différentes sculptures, ses illustrations de contes pour enfants ainsi que ses différentes toiles. Dans le domaine de la vie privée, les visiteurs pourront découvrir la correspondance qu'il entretenait avec Jean Cocteau.

Voici quelques-uns des nombreux « trésors » que le grand public pourra découvrir dès le 4 novembre au Musée de Montmartre à Paris dans le cadre de l'exposition que l'agence Arts'Talents (fondée par Romain Leray et Didier Jovenet détenteurs de l'un des plus grands fonds européens de costumes et d'accessoires de cinéma) et le musée ont conjointement organisée à l'occasion des dix ans de la disparition de Jean Marais :
Le costume brodé du roi de PEAU D'ANE
Le masque de LA BELLE ET LA BETE reconstitué sur les indications de Jean Marais après le tournage
Les premiers croquis d'adolescent au trait incroyablement proche de celui de Jean Cocteau
Les clichés des premières séances d'essais professionnels
Les bronzes, toiles et aquarelles
Les esquisses de sa ligne de prêt à porter, baptisée «Jean Mora», lancée dans les années 70 et à la modernité étonnante
Les récompenses dont le César d'Honneur reçu en 1980
Les costumes, photographies et affiches de films et de théâtre
Les terres cuites et sculptures
Les illustrations de contes pour enfants
Les maquettes de décors
La correspondance avec Jean Cocteau…


Jean Marais, l'artiste

Acteur, il fut le plus ardent des caméléons. Artiste, il fut aussi le plus doué des touche-à-tout. «L'art m'attire, me fascine, j'aime m'en approcher. Je respecte l'artiste, j'aimerais lui ressembler, mais place trop haut l'art pour me croire artiste»1, s'empressait-il pourtant d'ajouter. Peinture, sculpture, dessin, et même stylisme, Jean Marais voguera toute sa vie au gré de ses envies et de ses passions.

Rattrapé par le cinéma alors qu'il se prédestinait à une carrière de peintre, Jean Marais n'abandonnera jamais pour autant ses crayons et ses pinceaux. Entre deux tournages, pendant ses loisirs, il se mettra devant son chevalet… Sa technique est digne des miniaturistes du Moyen Âge. Avec une habileté exceptionnelle et l'obsession de la belle ouvrage, il passera des heures, des jours, des semaines, parfois plusieurs mois pour réaliser une oeuvre. Picasso, qui souhaita acquérir ses créations, l'encouragea à consacrer plus de temps à cet art. Son réalisme pictural donnera naissance à un monde poétique, d'une grande sensibilité, s'inspirant de son quotidien, de sa vie et de l'environnement où la nature et les animaux occupent une place particulière.


Autoportrait peint en 1935. Jean Marais a 22 ans.
Huile sur bois.
© DR - Collection particulière - ARTS' TALENTS EDITIONS
(extrait de l'ouvrage qui sort le 4 novembre en librairie)

Le peintre complètera toujours le comédien. Mais pas seulement. En 1941, par goût esthétique prononcé, mais aussi par souci d'économie, il se mettra à dessiner des costumes et des décors. Il réalisera cette année-là ceux de Valse 1900 pour Jeannine Charrat et Roland Petit. Dix ans plus tard, Britannicus, à la Comédie-Française, sera une de ses plus belles créations. Il travaillera alors avec les ateliers de Robert Piguet, un des grands couturiers de l'époque. Pour la première fois dans la maison de Molière, un acteur assumera le jeu d'acteur, la mise en scène mais également la création des décors et des costumes. Il poursuivra avec La Machine infernale de Jean Cocteau en 1953, Pygmalion de George Bernard Shaw en 1955, L'Apprenti fakir avec George Reich en 1957, Le Disciple du diable adapté par Jean Cocteau, OEdipe-roi de Jean Cocteau en 1958, Cocteau-Marais en 1983 et Bacchus de Jean Cocteau en 1988.
Du costume de scène, il passera presque naturellement au costume de ville. Son élégance, que l'on résume trop facilement à du dandysme, lui donnera un jour l'envie de créer sa propre ligne de prêt-à-porter.
Il se lancera en 1970 sous le pseudonyme de Jean Mora. Un désir créatif influencé par trois personnalités d'exception: Coco Chanel, amie de Jean Cocteau; Christian Bérard, créateur de costumes, décorateur, magicien dans l'art du drapé, conseiller artistique qui habillera Jean Marais à de multiples occasions, comme Les Montres
sacrés, L'Aigle à deux têtes, La Belle et la Bête ou Orphée; enfin, son grand ami André Bardot, maître tailleur de l'après-guerre dont l'atelier de la rue La Boétie était couru du Tout-Paris. Il habillera Jean Marais à la ville comme à la scène notamment lors des différents galas de l'Union des Artistes où ses costumes d'une coupe parfaite feront sensation. L'homme vu par Jean Marais ? Ce sera une collection complète, comprenant plus de 50 pièces ainsi que des accessoires et des foulards.




Ces dessins, d'une extrême précision, sont aujourd'hui d'une modernité déconcertante: casquette à bout carré, sac-serviette, trench-coat croisé, pull daim et laine, blouson cintré, polo laine tricoté très fin, smoking blanc, costume de plage bouffant à l'orientale, gilet du soir en cuir…
Pour réaliser sa collection d'accessoires et en particulier ses foulards, il peindra des gouaches sur toile d'esprit arts primitifs, mêlant des couleurs très vives, chatoyantes à des motifs géométriques. Pour les ceintures et les boutons de manchettes, il jouera sur les anagrammes où l'on retrouve toujours le JM. Pourtant, malgré un grand lancement médiatique avec un défilé à l'hôtel Bristol, ces collections ne rencontreront pas le succès escompté.
Qu'importe, il va bientôt s'intéresser à un autre univers artistique.

A la fin des années 70, Jean Marais s'initie à la se lance dans ce qui sera la dernière passion créatrice de sa vie, la sculpture en terre cuite, qui sera aussi une histoire d'amitié. Grâce à un marchand de terre, il rencontre Jo Pasquali, potier, qui lui apprendra les rudiments du tournage. Et il se liera aussi à son épouse Nini Pasquali qui lui proposera d'ouvrir une galerie. C'est ainsi qu'il se mettra à tourner et à sculpter des oeuvres de toute nature, parmi lesquelles des pièces monumentales comme Le Passe-muraille dont la sculpture en bronze se trouve place Marcel-Aymé à Paris. Tignasse blanche, barbe chenue, yeux bleus délavés, il aurait dû interpréter sur scène, à la fin de sa vie, Rodin, avant que Bruno Nuytten ne s'empare du projet pour le cinéma. Drôle de clin d'oeil du destin!
«J'ai découvert la peinture à 10 ans, le stylisme à 50, la poterie à 60 et la sculpture à 73ans. On croirait à une blague», confiait-il dans un éclat de rire en 1992. Aujourd'hui, on se dispute ses oeuvres et on reconnaît l'incroyable palette de son talent. Un pied de nez du destin qui l'aurait beaucoup amusé…


Communiqué :
http://www.museedemontmartre.fr/images/marais_dp.pdf


Catalogue :
Edité par ARTS' TALENTS EDITIONS, un catalogue/livre d'art reprenant les oeuvres les plus rares et les pièces les plus marquantes de l'exposition JEAN MARAIS, L'ETERNEL RETOUR
accompagne l'événement.
Retraçant l'ensemble et la diversité de la carrière de Jean Marais, richement illustré de centaines de photographies et documents inédits, cet ouvrage est disponible en librairie à partir du 4 novembre 2008.
224 pages, 49 €
ISBN : 978-2-9532901-0-39782953290103

Exposition "Delacroix et la photographie"
Location:
Musée national Eugène Delacroix
6, rue de Furstemberg
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 44 41 86 50
Fax : +33 (0)1 43 54 36 70
Mail : Contact.Musee-Delacroix@louvre.fr
Internet Site : www.musee-delacroix.fr
Description:


Dates :
du 28 novembre 2008 au 2 mars 2009
Exposition ouverte tous les jours, sauf le mardi, de 9h30 à 17h (fermeture des caisses à 16h30)

Tarif : 5 €
Gratuit pour les moins de 18 ans et pour tous le 1er dimanche de chaque mois
Accès gratuit avec le billet d'entrée du musée du Louvre le même jour


Delacroix fut confronté, comme toute sa génération, à l'émergence de la photographie. Outil à la fois intriguant et fascinant pour le peintre, ce médium occupe une place à part dans l'ensemble de son oeuvre. Il est à la source d'une profonde réflexion sur la vérité artistique face au réalisme photographique.

Loin de la considérer comme une rivale possible de la peinture, Delacroix suit avec intérêt l'émergence et le développement de la photographie. Collectionneur attentif de reproductions d'oeuvres d'art - fresques de Raphaël, toiles de Rubens ou sculptures des cathédrales - il choisit, à défaut d'avoir à manier lui-même l'objectif, de faire photographier par Eugène Durieu des modèles nus, masculins et féminins. Ces clichés, qu'il emporte parfois avec lui, sont un outil précieux pour s'exercer au dessin au cours de ses séjours en province. Ils répondent à des critères très personnels; Delacroix souhaitait utiliser des images volontairement un peu floues et surtout dépouillées de tous les accessoires pittoresques véhiculés par les clichés commerciaux à l'attention des artistes.
Cependant, malgré une profonde fascination pour la photographie, Delacroix conserve un oeil critique à l'égard de ce nouveau médium. Il adopte une attitude parfois sceptique quant à son utilisation proprement dite et à la maîtrise de la technique, refusant de lui attribuer des avantages au-delà de sa valeur instrumentale. Sa réticence est particulièrement vive à l'égard de sa propre image photographiée : il va même jusqu'à exiger la destruction de certains négatifs, heureusement en vain.

L'exposition permet d'étudier, dans l'atelier même du peintre, la relation complexe de l'artiste à la photographie. Le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France permet au musée Eugène-Delacroix de réunir pour la première fois l'ensemble des photographies d'Eugène Durieu et la quasi-intégralité des dessins réalisés à partir de ces clichés ; à cette riche collection s'ajoutent de nombreux autres clichés inédits ainsi qu'une Odalisque peinte, généreusement prêtée pour l'occasion.
Enfin, une série de portraits de Delacroix oppose les daguerréotypes intimes des années 1840 aux images ultérieures, plus posées, prises par Nadar ou Carjat.


Delacroix photographié

« Je me vis dans une glace et je me fis presque peur de la méchanceté de mes traits... [les muses] ont été pires que des courtisanes. » A lire cette confidence de l'artiste, dans une page de 1824 de son Journal, on saisit combien Delacroix entretenait avec sa propre image un rapport complexe. Contrairement à un usage répandu à l'époque, il allait interdire que son visage soit moulé à sa mort. Rares sont d'ailleurs ses autoportraits peints [...]. En dépit de son vif intérêt pour la photographie, Delacroix fut un modèle peu coopératif. Il nous offre sur presque toutes ces images le même masque hautain et impénétrable. La plupart sont, il est vrai, des portraits officiels des années 1850-1860, où il pose en homme conscient de son génie désormais reconnu des critiques.

D'autant plus rare et étonnante est la série de daguerréotypes d'amateur, en partie inédits, pris dans l'intimité en mars 1842 par son cousin Léon Riesener lors d'un séjour du peintre à Frépillon. Sur l'un, la prise de vue rapprochée confère une fascinante présence à sa physionomie fermée aux traits marqués. Dans un autre portrait, le geste saisi sur le vif des deux mains crispées a quelque chose de satanique : la figure allongée, encadrée de cheveux noirs et coiffée d'une toque sombre renforçant l'air faustien du modèle. Il les a regardés attentivement et en a même fait des contre-épreuves qu'il a redessinées afin d'étudier le modelé rendu par l'objectif. Ces dessins confirment la curiosité éveillée chez Delacroix, bien avant qu'il ne la consigne par écrit, par cette vision nouvelle du visage et du corps humain qu'offrait la photographie.

A partir des années 1850, la photographie sur papier tendit à se substituer à la gravure pour les portraits de contemporains illustres. Delacroix fut sollicité d'abord par le critique Théophile Silvestre, en 1852, pour poser devant Victor Laisné en vue de la parution de son Histoire des artistes vivants. Delacroix apparaît en dandy, en homme du monde, même si l'expression du visage reste distante. L'année suivante, face à l'objectif d'Eugène Durieu, le photographe avec lequel il collabora pourtant pour des études de modèles, Delacroix paraît tout aussi figé. Indéniablement les séances de pose sont pour lui une gêne et une perte de temps.
En 1858, Delacroix se rendit toutefois chez Félix Nadar qui admirait tant le peintre et voulait compléter la série de portraits de grands hommes qu'il comptait exposer l'année suivante à la Société française de Photographie. La pose est pleine d'autorité et l'éclairage met bien en valeur le visage. Cependant, le peintre mécontent de son aspect pria le photographe de détruire le négatif et les épreuves, ce dont, fort heureusement, ce dernier se garda bien. Pierre Petit a continué dans la même voie la tradition des effigies d'hommes célèbres de son temps et réussi, vers 1862, de beaux portraits. Ni l'allure ni l'expression du modèle, plus détendu peut être, n'ont la force qu'avait su lui donner Nadar, même s'il améliore progressivement le résultat grâce aux recadrages des épreuves qu'il diffuse.


Pierre Petit
Eugène Delacroix vu de profil assis
Vers 1862
Papier albuminé. 27,5 x 21 cm
Musée Eugène Delacroix
© Photo RMN / Michèle Bellot

Enfin, Etienne Carjat, qui était aussi doué que Nadar pour exprimer la psychologie de ses modèles nous en livre une image magistrale bien qu'elle soit au format de l'édition en cartes de visite, montrant le peintre au soir de sa vie, campé debout en manteau, le regard toujours aussi aigu et bouleversant.


Delacroix et les photographies de modèles

Delacroix est loin d'être le seul peintre fasciné par cette nouvelle possibilité offerte aux artistes et bientôt nombre de photographes vont diffuser de telles images à leur usage. Ces nus « artistement » composés sont souvent de petits tableaux tout arrangés, et l'étude de l'anatomie proprement dite y est gênée par le décor souvent un peu envahissant. L'identification des sources de deux dessins de Delacroix d'après des photographies de Louis-Camille d'Olivier et de Julien Vallou de Villeneuve prouve néanmoins qu'il s'est fourni en images commerciales.

Delacroix reproche toutefois à ces images moins leur artificialité que leur trop grande précision. Dans un passage du Journal de 1859, il prend la photographie comme exemple du réalisme parfois poussé jusqu'à l'absurde tandis que « les photographies qui saisissent davantage sont celles où l'imperfection même du procédé pour rendre d'une manière absolue, laisse certaines lacunes, certains repos pour l'oeil qui ne lui permettent de se fixer que sur un petit nombre d'objets ». La nécessaire combinaison de la vision de la nature avec l'oeuvre d'imagination - combinaison qui se réalise idéalement dans le travail de la mémoire - pouvait se trouver satisfaite par le recours à la photographie, image de la nature, mais à condition qu'elle soit suffisamment imprécise pour amortir les détails au profit du « caractéristique » et de l'imagination.

C'est sans doute pourquoi il engage en juin 1854 un photographe de ses amis, Eugène Durieu, pour qu'il prenne sous sa direction une série d'images qui correspondent mieux à ses attentes.

Ces photographies sont plus dépouillées que les tirages commerciaux : les seuls accessoires sont des étoffes de couleur claire sur le sol ou en drapé, une perche dont se sert le modèle masculin, une caisse de bois, siège ou accessoire selon les besoins, et, fréquemment, une peau de panthère : en somme, les objets dont disposent habituellement les modèles d'atelier pour prendre et garder la pose, trouver un point d'appui pour mettre en valeur les formes et la musculature, imiter l'attitude d'un marbre antique.

Bien que le peintre ait fait lui-même poser les modèles pendant les séances de prise de vues, leurs attitudes n'évoquent cependant pas immédiatement l'art de Delacroix. Objet d'étude et de contemplation, les photographies de « l'album Durieu », à une ou deux exceptions près, ne lui serviront, en effet, pour aucun tableau. Elles lui sont utiles seulement pour dessiner, cet exercice quotidien qui lui était aussi indispensable que les gammes à un pianiste. Une notation du Journal - 30 juillet 1854 : « Avoir les photographies Durieu pour emporter à Dieppe » - , montre que ces images suppléent le manque de modèles lors de séjours en province, mais pas seulement. L'inscription sur un dessin : « 15 août 55 le matin à la cérémonie » confrontée au Journal, indique que Delacroix l'a réalisé tout en assistant au Te Deum célébré ce jour-là à Notre-Dame de Paris. Il avait donc emporté un album de photographies pour dessiner sur ses genoux, afin de limiter la perte de temps que lui causaient ces pompes obligatoires. D'autres dessins datés attestent que, de 1854 à l'été 1856, les photographies lui servirent aussi bien à Paris qu'à Dieppe.


Louis Camille d'Olivier
Nu féminin
1855. Papier salé. 21 x 16 cm
BnF, Département des Estampes et de la Photographie
© BnF


Eugène Delacroix
Étude de femme nue de profil à gauche
Mine de plomb. 13,6 x 20,9 cm
Musée du Louvre, Département des Arts graphiques
© Photo RMN / Thierry Le Mage

Parmi les feuilles exposées, on distingue toutefois deux manières très différentes : sur les unes les contours sont à peine esquissés, alors que sur les autres les figures sont beaucoup plus nettement tracées et ombrées.
Il s'agit, dans le premier cas, de croquis de mise en place des modèles exécutés dans l'atelier même du photographe lors des prises de vues. Ces dessins sur le vif sont d'ailleurs parfois pris sous des angles légèrement différents de ceux du photographe. En revanche, les dessins aux traits plus appuyés correspondent à des séances de travail ultérieures d'après photographie, ce que viennent confirmer leurs dates. Leur technique reconnaissable autorise à présenter à la fois des dessins liés précisément à telle ou telle photographie connue et d'autres exécutés d'après des images non encore répertoriées. L'intégralité de ceux que nous avons pu localiser est présentée ici, à l'exception de deux dessins conservés aux Etats-Unis et de cinq autres appartenant au musée Bonnat à Bayonne dont les clauses du legs interdisent tout prêt.






Eugène Durieu
Homme nu assis sur une chaise
Papier albuminé. 9,7 x 5,8 cm
Collection Gérard Lévy
© 2008 Musée du Louvre / Pierre Ballif

Eugène Durieu
Homme nu debout de dos, tenant un bâton vertical
Papier albuminé. 9,9 x 5,8 cm
Collection Gérard Lévy
© 2008 Musée du Louvre / Pierre Ballif



Eugène Delacroix
Trois études d'hommes
Mine de plomb. 19,2 x 25,3 cm
Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon
© Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon

L'étude des dessins d'après photographie dont la source n'était pas dans « l'album Durieu », a permis d'identifier, avec de fortes présomptions, un autre recueil du début des années 1850 conservé dans la collection Gérard Lévy. Il est composé de quarante planches techniquement disparates représentant principalement des nus académiques, pris par des amateurs éclairés comme Durieu, alors que d'autres proviennent d'ateliers professionnels, mais toutes se distinguent par le cadrage sur le modèle, la mise en valeur de la musculature ou des lignes du corps et l'absence de décors superfétatoires. Les traces de peinture maculant certaines pages indiquent que cet assemblage était, pour l'artiste qui le feuilletait, un objet d'étude et de travail. Or l'album comporte non seulement un portrait d'italienne par Julien Vallou de Villeneuve qui a été copié par Delacroix, mais également trois études de nus masculins qui se retrouvent toutes trois sur un dessin conservé au musée de Besançon. Les photographies se suivent de près dans l'album, et dans le même ordre que sur le dessin, ce qui renforce l'hypothèse que ce second album, à défaut d'être composé de photographies posées en présence de Delacroix, lui a du moins appartenu.


Communiqué :
http://agenda.germainpire.info/img/2008/20081127_Delacroix_photographie.pdf


Catalogue : « Delacroix et la photographie », coédition Musée du Louvre et Editions du Passage, textes par Sylvie Aubenas, Françoise Heilbrun, Fiona Le Boucher, Christophe Leribault et Sabine Slanina.
160 pages, 28€


Colloque :
Au Musée du Louvre le 24 janvier : "Ingres, Delacroix, Courbet, les peintres à l'épreuve de la photographie, 1840-1860".
Infomartions en cliquant ici


Critique :
Dans le magnifique appartement où il a séjourné et qui lui est désormais dédié, Delacroix a mis en oeuvre une relation complexe voire ambigüe avec le nouveau média photographique, faite d'admiration et de distance. L'exposition montre l'intérêt du peintre pour cette technique, par l'utilisation de clichés d'autrui pour la réalisation de ses dessins. Les modifications apportées par rapport au cliché affirment une volonté de se démarquer d'un trop grand réalisme, et dans le même temps, là où réside l'ambiguïté, d'en corriger les imperfections. La démarche de Delacroix est somme toute conforme au chef de l'école romantique qu'il a été.
Les portraits photographique du peintre témoignent d'un tempérament fier, pour ne pas dire orgueilleux, et permettent de saisir une partie de l'identité de Delacroix.

autre critique


08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:00] Salon de Chatenay-Malabry
Location:
Châtenay-Malabry
Châtenay-Malabry
92290 Châtenay-Malabry
M° RER B Robinson
France
Internet Site : www.chatenay-malabry.fr
Description:
Mairie
rue du Docteur le Savoureux

du 10 au 25 janvier de 10h à 12h et de 14h à 18h
fermé le dimanche matin

12:00  
13:00  
14:00 [14:00-19:00] Après-midi dédié à Eric Corne
Location:
Galerie Patricia Dorfmann
61, rue de la Verrerie
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 77 55 41
Fax : +33 (0)1 42 77 72 74
Mail : galerie@patriciadorfmann.com
Internet Site : www.patriciadorfmann.com
Description:
Patricia Dorfmann vous invite le 17 janvier prochain pour un après-midi dédié à Eric Corne dans le cadre de l'exposition "LOST LIGHT" :
- 14h / Projection de la dernière vidéo d'Eric Corne "Love Light"
- 18h / Signature du texte "Eric Corne dans son élément" par Lucas Hees
- 18h30 / Lecture-Performance de Margarida Guia

Eric Corne - Wu Xiaohai
LOST LIGHT
jusqu'au 17 janvier 2009

Eric Corne est un peintre de la couleur, mais lorsqu'il utilise le noir, c'est pour mieux signifier un interstice. Pendant une fraction de seconde, comme le clignement des yeux, un monde "autre" se dessine devant nous, un monde pas seulement plus sombre, mais mu par un inconscient qui permet toutes les associations.

Pour Wu Xiaohai, le rapport au temps prend la forme d'éléments référentiels à l'histoire de son pays. S'il imagine dans ses dessins des clins d'oeil à l'histoire ancienne et au communisme, c'est par l'emploi du fusain qu'il manifeste sa défiance vis-à-vis de notre société et son attachement à une pratique laissée pour compte dans l'art contemporain Chinois.

Extrait Lost Light par Romain Torri

[14:00] Exposition "LA VIE QUOTIDIENNE FAIT SA RECLAME"
Location:
Espace Saint-Jean
26, Place Saint-Jean
77000 Melun
M° RER D Melun
France
Phone : +33 (0)1 64 52 10 95
Fax : +33 (0)1 64 09 11 46
Mail : espacesaintjean@ville-melun.fr
Internet Site : www.ville-melun.fr/Agenda/Espace-Saint-Jean
Description:
Du 17/01/2009 au 22/03/2009

EXPOSITION réalisée avec la collaboration de "la République de Seine et Marne". Inauguration : Samedi 17 janvier 2009. Images de la consommation et de la société au XXe siècle.
Depuis leur création, les journaux s'animent et informent en laissant une grande place aux petites annonces et aux réclames devenues ensuite des publicités. L'importante diffusion à un prix peu élevé de la presse écrite grand public est vite devenue un atout de choix pour promouvoir les produits de grande consommation. Puis, l'arrivée de la couleur a renforcé encore plus ce support privilégié des annonceurs.
Ainsi, en feuilletant la presse depuis un siècle, c'est à dire depuis la " Belle Epoque ", on peut, à travers les messages publicitaires, observer avec amusement, humour ou nostalgie, l'évolution de la consommation, du confort, du désir, des marques, des progrès techniques...
Les pages des journaux et des magazines révèlent alors, grâce au talent des graphistes et des photographes, les changements et les nouveautés dans tous les domaines, de la santé aux arts ménagers, en passant par l'automobile, la mode et les loisirs... Alors, en parcourant cette exposition, en retrouvant des images emblématiques, des musiques marquantes d'une période, des slogans inoubliables, des objets cultes, des marques parfois centenaires, c'est toute notre enfance, notre adolescence, et même notre vie, qui s'animent avec ces réclames émergeant en couleur du temps et de la vie quotidienne.
Venez donc découvrir ou retrouver ces objets, ces images, qui nous marqués, comme autant de "Madeleines de Proust".
Exposition en entrée libre pour tous les publics du mardi au samedi de 13 à 18 heures et le Dimanche de 14 à 18 heures

[14:00-20:00] Vernissage de Joseph Havel "L'étoffe du diable et Daniel Buren"
Location:
Galerie Gabrielle Maubrie
24, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 78 03 97
Fax : +33 (0)1 42 74 54 00
Mail : maubrie@orange.fr
Internet Site : www.gabriellemaubrie.com
Description:
17 janv. - 28 fév.

Joseph Havel réalise des sculptures sur le thème de la transformation. Elles sont fabriquées à partir d'objets courants comme des draps, des rideaux, des napperons ou des étiquettes de chemises. Les étiquettes de chemises reprennent un texte photocopié, tiré de livres en rapport conceptuel avec l'œuvre de l'artiste, mais peuvent aussi être considérées indépendamment, dans ce nouveau contexte. Les objets préexistants sont souvent transformés par une simple manipulation d'ordre domestique comme la couture, le blanchissage ou l'épinglage. Ils peuvent également être transformés en un matériau nouveau comme le bronze ou la résine. Des points de vue intellectuels, historiques ou émotionnels radicalement différents peuvent coexister sans contradiction dans ces sculptures puisque l'œuvre n'existe que dans un état transitionnel. Ce processus permet l'expérimentation approfondie de concepts culturels.
Joseph Havel a été sélectionné pour participer à la Biennale du Whitney à New York en 2000, ainsi qu'à la Triennale de Phoenix en 2001. Son œuvre figure dans les collections du Whitney Museum of American Art, du Museum of Fine Arts, Houston, du Modern Museum de Fort Worth, du Contemporary Museum d'Honolulu, du Fonds national d'art contemporain, Paris, et de nombreuses autres collections privées et publiques. Il vit et travaille à Houston, Texas.


[15:00] Vernissage "Paris 2009 - permanence de l'art construit"
Location:
Galerie Lahumière
17, rue du Parc Royal
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 42 77 27 74
Fax : +33 (0)1 42 77 27 78
Mail : galerie@lahumiere.com
Internet Site : www.lahumiere.com
Description:
du 18 janvier au 28 février
mardi-vendredi 10h-13h & 14h-18h30, samedi 11h-13h & 14h-18h

Plus que jamais la permanence de l'art construit reste une réalité sur la scène française. Abstrait, Concret, non figuratif, ces concepts n'ont que la polysémie pour se charger de sens. C'est pour cette incertitude que nous opterons pour le terme, CONSTRUIT pour évoquer cet art qui perdure depuis plus d'un siècle, car il en définit, avec avantage, son objectif, sa finalité et son histoire qui s'enrichit sans cesse. « L'avenir est fait d'éléments recomposés du passé » précisait Goethe. Dans son acceptation moderne, la stratégie de l'art construit est une culture du projet qui motive chaque artiste de ce mouvement. Agir plus que subir. La pratique de l'art construit est un combat qui anoblit le geste, en dépassant toute anecdote. Sa magie réside dans son double rôle : celui d'acteur et de spectateur de la naissance de l'œuvre. Le hasard et l'incertitude sont au centre de la démarche de nombreux artistes. Les physiciens, biologistes et économistes les ont intégrés dans leurs travaux. Les Surréalistes en firent une théorie et un dogme. Aujourd'hui on trouve les développements les plus prometteurs du côte des artistes- qui s'opposaient pourtant au surréalisme dans les années trente- les abstraits Géométriques. Leur tendance, une des plus longue du siècle, se renouvelle sans cesse et continue à produire aujourd'hui des œuvres les plus variées qui soient et aussi les plus intégrées à notre époque. Après Auguste Herbin, Victor Vasarely ou Jean Dewasne la tendance est toujours grandement ignorée en France par le grand public et elle est probablement la plus mal connue des grands courants artistiques. Les artistes construits intègrent le hasard, mais restent dans la rigueur de la composition au sens strict de la « peinture ». Leur démarche reste dans une certaine logique et en même temps possède une grande diversité. De nombreux collectionneurs et musées ne s'y sont pas trompés.

Vous retrouverez les œuvres des artistes suivants : Charles Bézie, Jean-Gabriel Coignet, Jean-François Dubreuil, Jean-Michel Gasquet, Hans-Jörg Glattfelder, Renaud Jacquier Stajnowicz, Antoine Perrot, Denis Pondruel, Yves Popet, Henri Prosi, André Stempfel.



[16:00-20:00] Exposition de FIKS
Location:
Galerie Blue Square
14, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 49 96 59 17
Mobile : +33 (0)6 87 70 84 74
Fax : +33 (0)1 49 96 59 17
Mail : art@galeriebluesquare.com
Internet Site : www.galeriebluesquare.com
Description:
Galerie Blue Square presents The Song of Russia, a series of paintings by Yevgeniy FIKS based on Hollywood films made in 1943-1944, which were created to convince the American public of the integrity of its Soviet ally. We are pleased to invite you to the gallery and to meet the artist on Saturday, January 17, 2009 from 4 to 8 pm.

http://www.galeriebluesquare.com/exhibition/19/yevgeniy-fiks



[16:00-21:00] Exposition de JEAN-BAPTISTE GANNE "I am too sad to tell you"
Location:
La Planck
mur d'exposition dans la galerie Air de Paris
32, rue Louise Weiss
75013 Paris
M° Chevaleret, Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 44 23 02 77
Fax : +33 (0)1 53 61 22 84
Mail : keren.detton@free.fr
Internet Site : www.laplanck.com
Description:
Vernissage le samedi 17 janvier de 16h à 21h
Exposition jusqu'au 7 mars 2009

"Sur le plateau Malien ou dans la boucle du Niger, et même à Bamako, Dogon et Bozo se doivent assistance et moquerie. À chaque rencontre, le dogon moque le bozo et le bozo moque le dogon, tout en s'assurant que l'autre ne manque de rien. Ce concept spécifique à l'Ouest africain régule et théâtralise la vie sociale entre les communautés, c'est la « parenté à plaisanterie ».
À Saint-Petersbourg, depuis la chute du régime communiste, les appartements du centre-ville se partagent en copropriété, chacun disposant d'une chambre et tous partageant la cuisine. Par commodité, chaque habitant (ou chaque famille) dispose de son propre compteur électrique. Il en résulte que, dans la cuisine, lieu commun, on dénombre autant d'ampoules et autant d'interrupteurs que d'habitants dans l'appartement.
Entre les deux, géographiquement aussi bien que conceptuellement, se situe ma pratique de l'art.
Dans le bureau de Keren Detton, à Paris, en 2009 donc, une lampe vaguement planquée là, de son plus beau bulbe bleu, de temps à autre, comme il lui plaira, essaira de dire de son meilleur morse lumineux que, de fait, citant Bas Jan Ader, elle ne peut rien nous dire. Trop triste pour cela." J-B Ganne

[16:00-21:00] Exposition de Josh Smith "I'm Not You" / Angela Bulloch "Riley Optimism"
Location:
Air de Paris
32, rue Louise Weiss
75013 Paris
M° Chevaleret, Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 44 23 02 77
Fax : +33 (0)1 53 61 22 84
Mail : fan@airdeparis.com
Internet Site : www.airdeparis.com
Description:
17 janvier - 07 mars 2009

Josh Smith utilise les lettres de son nom comme prétexte et motif à peindre.
Travaillant le plus souvent sur toile ou panneau de bois, mêlant peintures et collages de photocopies et de posters, Josh Smith interroge la notion d'authenticité et la mythologie de l'artiste. La répétition systématique, manuelle ou bien mécanique, de ce nom le vide de sens et le transforme en signifiant générique. Josh Smith peut ainsi expérimenter plus librement à partir de références artistiques telles que l'expressionnisme, le pop art ou la "bad painting". Sa pratique, que l'on peut rapprocher de celle d'Albert Oehlen ou de Martin Kippenberger, met en jeu la matérialité et le formalisme à travers une approche prolifique et ludique.


+ Angela Bulloch "Riley Optimism"
artiste de la galerie allemande Esther Schipper
dans le cadre de Paris-Berlin
L'oeuvre d'Angela Bulloch se compose d'objets et d'images, de lumière et de mouvement, de couleurs, de son, de texte. Tous éléments qui se répondent , à l'instar de Hybrid Song Box.4 (2008), constituée de 4 cubes sonores et lumineux. Ces hybrides son et lumière, dernier développement des ses "Pixel Boxes", remplacent l'écran aux couleurs unies et changeantes de celles-ci par une surface de contre-plaqué percé de trous qui font référence à la composition de cercles noirs sur un fond blanc de la peinture White Disks 1 (1964) de l'Op-artiste Bridget Riley; les quatre cubes, qui évoquent également les formes minimales d'une oeuvre de Donald Judd, fonctionnent comme des haut-parleurs et diffusent une bande son composée et jouée par David Grubbs.

[16:00-21:00] Exposition de Vidya Gastaldon "Necology"
Location:
Galerie Art : Concept
4, passage Sainte-Avoye
entrée par le 8, rue Rambuteau
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 53 60 90 30
Fax : +33 (0)1 53 60 90 31
Mail : info@galerieartconcept.com
Internet Site : www.galerieartconcept.com
Description:
17 JANVIER 2009 - 7 MARS 2009

"Necology" est la seconde exposition personnelle de l'artiste Vidya Gastaldon à Art: Concept. A cette occasion, l'artiste souhaite présenter un patchwork faisant état de différentes phases de son travail.
Ainsi ses nouvelles œuvres, sculptures et compositions graphiques mêlant aquarelle, acrylique, gouache et crayons de couleurs seront mis en regard d'œuvres plus anciennes.

[16:00-21:00] GIUSEPPE GABELLONE - MICHAEL SAILSTORFER - JOSE LEVY - KOLKOZ
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
Giuseppe Gabellone
17/01/2009 - 07/03/2009
76, rue de Turenne 75003 Paris
http://www.galerieperrotin.com/fiche_actu.php?id_pop=508&artist_pop=Giuseppe_Gabellone

Michael Sailstorfer "No light"
17/01/2009 - 07/03/2009
10, impasse Saint Claude 75003 Paris
http://www.galerieperrotin.com/fiche_actu.php?id_pop=473&artist_pop=Michael_Sailstorfer

José Levy "Oasis: LucoNoctambule"
17/01/2009 - 07/03/2009
76, rue de Turenne 75003 Paris
http://www.galerieperrotin.com/fiche_actu.php?id_pop=474&artist_pop=Jose_Levy

Kolkoz "La Collection Américaine"
17/01/2009 - 17/01/2009
Nouvel espace - 76 rue de Turenne
http://www.galerieperrotin.com/fiche_actu.php?id_pop=541&artist_pop=Kolkoz

[16:00-21:00] Vernissage de Mark Geffriaud "Si l'on pouvait être un Peau-Rouge"
Location:
gb agency
18, rue des Quatre Fils
75003 Paris
M° Rambuteau, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 44 78 00 60
Mail : gb@gbagency.fr
Internet Site : www.gbagency.fr
Description:
17 JANVIER 2009 - 7 MARS 2009

Si l'on pouvait être un Peau-Rouge, toujours paré, et, sur son cheval fougueux, dressé sur les pattes de derrière, sans cesse vibrer sur le sol vibrant, jusqu'à ce qu'on quitte les éperons, car il n'y avait pas d'éperons, jusqu'à ce qu'on jette les rênes, car il n'y avait pas de rênes, et qu'on voie le terrain devant soi comme une lande tondue, déjà sans encolure et sans tête de cheval.
Franz Kafka

[16:00-21:00] Vernissage de Tobias Lehner "12 34 YF"
Location:
Galerie Suzanne Tarasiève
7, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 76 54
Mobile : +33 (0)6 11 01 16 79
Mail : info@suzanne-tarasieve.com
Internet Site : www.suzanne-tarasieve.com
Description:
du 17 janvier au 7 mars
du mardi au samedi de 11h à 19h

Après avoir organisé sa première exposition parisienne en 2006, la galerie Suzanne Tarasieve est heureuse d'accueillir de nouveau une exposition personnelle de Tobias Lehner, né en 1974 à Ratisbonne. L'artiste allemand, installé à Leipzig, y poursuit sa recherche singulière dans laquelle tension et harmonie cohabitent.
Le titre de l'exposition, « 12 34 yf », fait référence à une substance chimique qui, malgré ses risques toxiques avérés, est toujours utilisée pour l'air conditionné des voitures allemandes. Au scandale automobile s'ajoute la crise contemporaine de cette industrie. C'est donc sur un fond particulièrement critique que s'ouvre cette exposition.
La présentation des œuvres récentes de Tobias Lehner permet une confrontation de ses variations fractales aux couleurs vives et de ses compositions en noir et blanc, inaugurées en 2006. L'artiste développe son travail autour de motifs géométriques qui s'accumulent sur la surface picturale. Il puise dans différents répertoires formels sans s'y arrêter, pour nous plonger dans une recherche chromatique abstraite qui conserve toujours une forte dimension rythmique.
Sa peinture en strates contribue à dynamiser l'espace de la toile. Tobias Lehner a approfondi l'effet de mutation perpétuelle et joue avec notre vision. Les échos formels de cette fragmentation tendent pourtant à unifier les éléments qui se superposent et les univers qui semblent disparates finissent par dialoguer. Tobias Lehner aboutit, une fois encore, à un jeu subtil d'oppositions, à une tension tout en harmonie, à un ordre chaotique.
Fanny Drugeon

[16:00-21:00] Vernissage de Vincent Ganivet "Opus Perpetaneum"
Location:
Random Gallery
30, rue Louise Weiss
Vitrine entre la galerie Praz Dellavallade et la galerie Air de Paris
75013 Paris
M° Chevaleret, Bibliothèque François Mitterrand
France
Internet Site : www.random-gallery.com
Description:
17.01 > 06.03.2009

[16:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Le Songe d'une nuit d'Hiver"
Location:
Jousse Entreprise - Art Contemporain
6, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 53 82 10 18
Fax : +33 (0)1 53 82 13 63
Mail : art@jousse-entreprise.com
Internet Site : www.jousse-entreprise.com
Description:
du 17 janvier au 7 mars

avec Florence Doléac, Louidgi Beltrame, Thomas Grünfeld, Arno Nollen, Kishin Shinoyama, Frank Perrin, Julien Prévieux, Atelier Van Lieshout

L'exposition « Le Songe d'une nuit d'Hiver » présente une sélection d'œuvres pour la plupart récentes d'artistes de la galerie. Elle crée un temps suspendu entre imaginaire et réalité, juste à l'aube de l'éveil. Rêves chimériques, romantiques, utopiques ou politiques se rencontrent et se mélangent pour former au final un rêve collectif.

« Naufragé sur un lit de moquette » de Florence Doléac est un dispositif de repos collectif à positions multiples, constitué d'un ensemble de boules d'air aux dimensions variables, maintenues par une housse de laine tissée; le motif écossais pixellisé évoque une allégorie numérique de la belle bleue tourmentée. Les contours souples d'une tielle (spécialité culinaire sétoise, tourte à base de poulpe, de tomate et d'épices) géante peut sauver une dizaine de naufragés.
Dans la vidéo « Les Dormeurs » de Louidgi Beltrame, douze jeunes gens sont invités à dormir dans les coffres de la Former Bank of Japan d'Hiroshima un des rares bâtiments qui ait résisté à la déflagration de la bombe atomique.Dans cet espace souterrain, silencieux comme un caisson d'isolation sensoriel, le rêve individuel se convertit en un songe collectif et déplace la symbolique du bâtiment. Est-ce que ce sont les dormeurs qui rêvent ou sont-ils rêvés par cette structure de béton brut qui attend sous la pluie tropicale? Dans le paradoxe entre leur apparence familière et leur inadéquation à notre expérience vécue, les "Misfits" de Thomas Grünfeld instaurent une dialectique du réel et de l'imaginaire. Ils sont propres à ébranler nos certitudes assurées et rassurantes sur une quelconque détermination de la réalité. Peut-être sont-ils la matérialisation des songes de cette jeune fille endormie qu'a photographié l'artiste néerlandais Arno Nollen ? Une multitude d'interrogations se bousculent aussi devant cette femme vêtue de bleu photographiée par Frank Perrin, qui surgit d'un néant pour se diriger vers un autre plus qu'incertain et mystérieux. Quant à l'artiste japonais Kishin Shinoyama, depuis quatre décennies, il dresse son regard, insuffle ses fondements, dompte l'évolution du temps. Ici sont présentés deux portraits du très fameux acteur de kabuki Tamasaburo Bando, dont il est le photographe officiel depuis trente ans. Les deux dessins « Mystère » et « Dès que je parle » de Julien Prévieux apparaissent comme des signes en suspens, noirs sur fond blanc. Ces annotations anonymes ont été prélevées minutieusement dans des livres déjà parcourus et investis. Reprenant les traces laissées par des inconnus, l'artiste les reproduit. Déplacés, lignes et mots sont détournés ouvrant ainsi de nouvelles perspectives. Hors contexte, de telles indications semblent devenir autre. Enfin, Atelier Van Lieshout propose un lit majuscule avec nourriture, alcool, armes, télévision et bibliothéque, conçu pour six personnes. C'est ce qu'illustre le dessin utopique « Commune Bed » datant de 1999, réalisé juste avant la création de l'Etat indépendant AVL Ville, dans le port de Rotterdam.

Vernissage de l'exposition collective « Le Songe d'une nuit d'Hiver » - Florence Doléac, Louidgi Beltrame, Thomas Grünfeld, Arno Nollen, Kishin Shinoyama, Frank Perrin, Julien Prévieux, Atelier Van Lieshout

[16:00-21:00] Vernissages de Julian Hoeber et Analia Saban
Location:
Galerie Praz Delavallade
5, rue des Haudriettes
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 45 86 20 00
Fax : +33 (0)1 45 86 20 10
Mail : gallery@praz-delavallade.com
Internet Site : www.praz-delavallade.com
Description:
17 JANVIER 2009 - 7 MARS 2009

JULIAN HOEBER
SPACE I
28 RUE LOUISE WEISS - 75013 PARIS
Praz-Delavallade est heureuse d'annoncer la première exposition personnelle en France de l'artiste Julian Hoeber.
Cet ensemble de travaux reprend certaines des stratégies formelles menées récemment par l'artiste - dessins noir et blanc en série dont les spirales flirtent avec l'Op Art ; sculptures en bronze de têtes humaines violemment altérées - ainsi que des modes de faire qui lui sont plus coutumiers tels que le trompe-l'œil ou le collage. Le tournant principal de cette exposition est l'introduction de formes harmonieuses qui tendent vers l'abstraction pure.
"Mon travail a souvent impliqué des sujets difficiles : violence, sex, amour, apathie politique, maladies mentales.
Il y a certainement là une fascination rampante pour la nausée et l'aliénation, que j'ai tentées d'aborder dans cette nouvelle exposition à travers la forme, les jeux optiques et l'espace. Deux idées centrales sont l'inaction - ou le sentiment d'être pris au piège - et l'idée du néant. Images d'armes à feu qui ne peuvent se déclencher, abstractions qui se rapprochent de l'espace réel, images de prisonniers et blagues psychologiques grossières concernant les clichés de nos habitudes aux toilettes."


ANALIA SABAN - LIVING COLOR
SPACE II
10 RUE DU CHEFDELAVILLE - 75013 PARIS
Dans sa nouvelle série débutée pour l'exposition, Analia Saban s'intéresse au moment de la première confrontation entre peinture et photographie. Même si l'obtention d'une représentation parfaite d'un objet deviendra désormais plus facile en photographiant qu'en peignant, la peinture su garder sa supériorité en ce qui concerne la représentation de la couleur. En terme de composition et de sujet, les premières photographies reprennent les genres picturaux classiques: natures mortes, nues et portraits. En s'attaquant à ces sujet classiques Analia Saban souhaite commenter les fondamentaux de la peinture: forme, couleur, texture et arrière-plan. Comment fonctionne et réagît la couleur? Comment tout ces différents éléments interagissent-ils ?




[17:00-21:00] Exposition de Ch.Wedding et A.Stepanek & S.Maslin
Location:
Galerie Richard
Galerie Jean-Luc & Takako Richard
74, rue de Turenne
3, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 43 25 27 22
Fax : +33 (0)1 43 25 27 23
Mail : paris@galerierichard.com
Internet Site : www.galerierichard.com
Description:
du 17 janvier au 28 février



[17:00-19:00] Finissage de l'exposition "KINDERZOO"
Location:
Mad Vicky's Tea Gallery
3, rue Nicolet
75018 Paris
M° Château Rouge
France
Phone : +33 (0)9 51 40 08 01
Mail : vicky@madvickysteagallery.com
Internet Site : www.madvickysteagallery.com
Description:
avec la musique de
jeanne
http://www.myspace.com/jeannevsmonsters
gaspard claus
http://www.myspace.com/gasparclaus

Abigail Portner - Bianca Casady – Christoph & Stefan Thienhaus – Hanayo – Ingibjörg Birgisdottir - Melanie Bonajo - Michael Young – Orvar Samarason - Sindri Mar Sigfusson

Currated by Simon Guzylack & Mad Vicky
January 9th – January 17th, open everyday 1pm-7pm





[18:00] Exposition "Objects of a Revolution"
Location:
Galerie Dominique Fiat
16, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 40 29 98 80
Fax : +33 (0)1 40 29 07 19
Mail : info@dominiquefiat.com
Internet Site : www.dominiquefiat.com
Description:
Du 17 janvier au 28 février 2009

Dan Halter, Glenda León, Trokon Nagbe, Jackie Nickerson, Nnenna Okore, Rowan Smith.

Le monde change. Les équilibres géopolitiques se déplacent, le pouvoir politico-économique est redistribué, de nouveaux pouvoirs émergent. Aujourd'hui, un nouvel ordre mondial prend forme et, avec lui, un nouvel ordre social, politique et culturel. Cela est récurrent dans l'histoire de l'Humanité. Les nouvelles ères portent en elles les nouvelles hégémonies issues de la lutte des civilisations. Nous sommes aujourd'hui à l'un de ces moments-clés. Dans ce monde globalisé où les délimitations frontières deviennent imperceptibles, une lutte fait rage entre l'Est et l'Ouest, le Nord et le Sud ou le monde développé et le monde en développement. Les armes ont peut-être changées ? l'épée et le bouclier sont remplacés par les ressources et les technologies, mais les raisons du combat et le trophée des vainqueurs restent inchangés. Ce que seront les modèles dominants des prochaines décennies dépend plus de cette guerre post-moderne et de l'influence qu'elle a sur chacune de nos sociétés, que du pouvoir que nous avons à l?intérieur de nos sociétés pour construire notre destinée. L?identité, la consommation, les croyances et toutes ces fibres essentielles qui nous constituent sont aujourd?hui soumises à des forces extérieures. Les nations et les communautés sont aujourd?hui des sphères qui s?interpénètrent, ce qui a altéré leurs évolutions autonomes. Cette infiltration mutuelle a transformé le monde. La mondialisation au sens large, aidée par la technologie, a été un catalyseur de la vertigineuse accélération de ce processus. Depuis l'Europe, ce qui est apparu à certains comme un processus de métissage? pacifique se révèle insidieux. Des facettes plus hostiles le rapprochent de ses origines, à chercher dans les hauts-faits d'Alexandre, de Colomb ou de Livingstone. Comment interpréter cette nouvelle cartographie où les communautés d'Afrique, d?Asie et d'Amérique Latine se transforment et où les nations découpées arbitrairement s'établissent en superpouvoirs? Comment extrapoler le paysage de demain? Quand leur intuition émotionnelle, leur intégrité intellectuelle et leur sens critique sont sans compromis, les artistes interprètent de manière prophétique leur environnement naturel, les codes sociaux et la condition humaine. Les artistes de cette exposition ont tous une compréhension lucide de notre présent et de notre passé. Ainsi ont-ils des intuitions visionnaires en ce qui concerne notre futur. À travers les oeuvres présentées, ils donnent leur vision de la révolution qui balaye aujourd'hui le statu quo géopolitique et suggèrent les perspectives à venir. Le monde change.
Patrick Landi

[18:00] Exposition JAMES WELLING
Location:
Galerie Nelson-Freeman
59, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 71 74 56
Fax : +33 (0)1 42 71 74 58
Mail : info@galerienelsonfreeman.com
Internet Site : www.galerienelsonfreeman.com
Description:

[18:00] Exposition collective "Une Chine peut en cacher une autre"
Location:
Galerie Anne de Villepoix
43, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 32 24
Mobile : +33 (0)6 15 12 19 35
Fax : +33 (0)1 42 78 32 16
Mail : info@annedevillepoix.com
Internet Site : www.annedevillepoix.com
Description:
« Une Chine peut en cacher une autre »
Une exposition de Michel Nuridsany avec :
Dong Yonglong, Feng Mengbo, Li Yan, Qu Keyin, Sui Sicong, Sun Xue, Yang Yumin, Ye Funa, Yan Shi, Zhen Guogu, Zhou Yongyang & Zhou Mian

Du 17 janvier au 28 février 2009

Onze artistes dont trois très jeunes (21, 22 et 24 ans) découverts à l'école des Beaux Arts de Pékin, voici de quoi est faite cette exposition destinée à renouveler et actualiser, notre vision de l'art contemporain chinois hors de tout exotisme facile.
Ont été rassemblés ici des photographes qui témoignent d'avancées singulières dans un domaine longtemps négligé en Chine, peut-être pour des raisons techniques (Dong Yonglong, Sui Sicong et le groupe Shai Yan), des vidéos (Yang Yumin, Ye Funa) de très jeunes artistes qui confirment l'extrême qualité de la création chinoise à travers ce medium où elle excelle depuis dix ans, mais aussi un jeune vétéran féru de jeux vidéos (Feng Mengbo), des peintures qui laissent espérer un renouveau (Li Yan) à travers une façon « photographique » et accumulative d'envisager la représentation, un amusant néon (Zhou Yongyang et Zhou Mian), des sculptures pleines d'humour d'une artiste vivant à Paris (Sun Xue), des dessins aigus d'une autre, à cheval sur trois pays, la Chine, la France et les Etats-Unis (Qu Keyin) et même des calligraphies - mais des calligraphies sauvages qui ressemblent à des tags- d'un artiste déjà reconnu en Chine mais inconnu ici (Zhen Guogu).
Cette exposition est le fruit d'une fréquentation passionnée de la scène artistique chinoise depuis 1996.

Comptons pour rien les tergiversations du marché qui a installé trop haut les artistes chinois et s'apprête à les repousser trop bas.
L'art contemporain chinois connaît depuis 1979 une évolution qu'on doit intégrer pour comprendre la situation actuelle.
1979, c'est l'année de la contestation, de l'ouverture, de la découverte sauvage. En témoigne l'apparition du groupe mythiques des « Etoiles » où se révèle Huang Yang Ping.
Après le soulèvement de 1989 et la reprise en main du pouvoir, une timide ouverture s'opère où se révèlent la plupart des artistes qui se situent dans le top 10 des meilleures ventes de l'année chez Sotheby's et Christie's. Le pouvoir se désintéressant totalement de l'art contemporain, la promotion en est faite par des marchands et des collectionneurs européens.
1999-2002 marque une accélération dynamique inventive et heureuse, parfois très osée, qui s'exprime dans les expositions « Fuck of », « Jumelles » et la deuxième biennale de Shanghai. Installations et vidéos prolifèrent.
Après une période de trouble, d'hésitation et de croissance démente (on compte 350 galeries à l'espace 798, à Pékin !), c'est aujourd'hui, enfin, le moment véritable de l'approfondissement, de l'élargissement et de l'internationalisation pour l'art contemporain chinois.
Sans exotisme, mais non sans particularités.

Ecrivain, critique et commissaire d'exposition Michel Nuridsany est l'auteur d'un ouvrage de référence « L'art contemporain chinois » chez Flammarion. Il a organisé l'exposition « Chine, génération vidéo » à la Maison européenne de la photo. Il a montré Kan Xuan et Cui Xiu Wen au CAPC de Bordeaux. Il a été sélectionneur vidéo pour l'exposition « Alors la Chine » au centre Pompidou


[18:00-21:00] Exposition d'Isabelle de Boysson « Métamorphoses du désir »
Location:
Galerie Charlotte Norberg
74, rue Charlot
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, République
France
Phone : +33 (0)1 43 26 46 70
Mail : galerie.chnorberg@orange.fr
Internet Site : www.galeriecharlottenorberg.com
Description:
Vernissage le samedi 17 janvier de 18 à 21 heures
Exposition du 17 janvier au 8 février 2009

« Je veux être instrument de la faveur générale des choses. J'abandonne à la terre tout le poids de mon corps : mes yeux vivent là-haut, dans la masse palpitante de la lumière. Vois comme l'Arbre semble au-dessus de nous jouir de la divine ardeur dont il m'abrite : son être en plein désir, qui est certainement d'essence féminine, me demande de lui chanter son nom et de donner figure musicale à la brise qui le pénètre et le tourmente doucement. J'attends mon âme. Attendre est d'un grand prix, Lucrèce. Je sentirai venir l'acte pur de mes lèvres et tout ce que j'ignore encore de moi-même épris du Hêtre va frémir. »

Pour cette exposition de Nouvel An, nous avons choisi de parler de l'amour et du désir en parlant des arbres, qui en seront la métaphore. L'intuition d'Isabelle de Boysson a vu dans l'élancement puissant de l'arbre et le tremblement fragile de sa ramure la correspondance de l'élan qui est celui de vivre, d'aimer et de créer. En cherchant qui pourrait la suivre ou la précéder, elle a trouvé le Dialogue de l'Arbre de Paul Valéry, longue conversation entre Lucrèce et Tityre.

Pour ce cycle de peintures très différent du précédent consacré au visage, Isabelle de Boysson a travaillé sur le papier de grande taille posé à terre. Le papier est ensuite découpé en petits formats qui seront marouflés sur toile par l'artiste, petites pièces abstraites ne prenant sens figuratif que lorsqu'elles sont disposées en puzzle immense, les parties devenant le tout comme le regard va d'une branche et d'une feuille à l'arbre tout entier, immense et troublant.

Rupture dans la gamme des tons allant du blanc au noir en passant par tous les gris, certaines forêts admettent d'étranges couleurs de violet et de rose, pour faire entrer l'artiste et son spectateur dans une conversation aux tonalités psychédéliques nouvelles.

[18:00-22:00] Exposition de Ken YANG
Location:
Galerie Menouar
16, rue du Parc Royal
75003 Paris
M° Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 48 87 60 90
Fax : +33 (0)1 48 87 54 53
Mail : contact@galeriemenouar.com
Internet Site : www.galeriemenouar.com
Description:
In January 18th on February 21st, 2009
Private viewing on Saturday, January 17th, 2009 from 6 pm till 10 pm

[18:00] Exposition de Zachari Logan
Location:
Galerie Jeanroch Dard
13, rue des Arquebusiers
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 42 71 27 35
Mail : info@jeanrochdard.com
Internet Site : www.jeanrochdard.com
Description:
vernissage le samedi 17 janvier 2009 / 18h - 21h
17 janvier - 7 février 2009

Zachari Logan est né en 1980 à Saskatoon (Canada) où il vit et travaille encore.

"Mon corps est le catalyseur de ma fascination pour les représentations masculines stéréotypées. En jouant des thèmes classiques de la bravade masculine, de l'héroïsme et du narcissisme, je juxtapose les poses classiques à des attitudes quotidiennes de la société contemporaine. Ma pratique quotidienne de la musculation est vue de manière stéréotypée comme une entreprise typiquement masculine. Sans avoir besoin de me représenter dans l'acte, la représentation de mon corps sculptural induit cette activité performative. Cet athlétisme, ajouté à la théâtralité d'une représentation double ou triple sur une même scène, est conçu pour évoquer subtilement les sentiments de compétition, de crainte et d'omnipotence - en relation avec le souci de la performance. Bien que je me représente le plus souvent dans des grands dessins à échelle humaine, l'espace représenté est sans profondeur, avec juste assez de place pour que les personnages puissent exister et interagir. Ce manque de profondeur est une référence à l'espace Néoclassique, dans lequel les corps Spartiates étaient utilisés pour incarner visuellement la force de l'Empire. L'espace des dessins est construit pour inspirer un sentiment de claustrophobie et renvoie directement au corps du spectateur. C'est un espace intermédiaire ou marginal, un royaume visuel trop petit pour que les personnages puissent y exister confortablement - mais assez considérable pour s'y projeter." Zachari Logan






[19:00] Exposition de Bernard Calet "Translation"
Location:
L'Onde Théâtre Centre d'art
Micro Onde - Centre d'art contemporain de l'Onde
8 bis, avenue Louis Breguet
78140 Vélizy-Villacoublay
M° RER C Chaville - Vélizy
France
Phone : +33 (0)1 78 74 38 60
Mobile : +33 (0)6 19 77 32 89
Mail : microonde@londe.fr
Internet Site : www.londe.fr
Description:
Vernissage le samedi 17 janvier à partir de 19h
jusqu'au 28 février

En présentant des œuvres aux dimensions surprenantes qui s'installent littéralement dans l'architecture monumentale du centre d'art, Bernard Calet questionne notre rapport à l'espace privé et public. Son goût pour les constructions précaires trouve son point d'ancrage avec sa pièce "déménagement". En mettant en scène des habitations transitoires, il nous met face à un temps en suspend et questionne nos habitudes de sédentaires.

[19:00] Exposition de Christophe Cartier "ENTRE DEUX"
Location:
Centre d'Art Contemporain Chanot
Centre d'Arts Plastiques Albert Chanot
33, rue Brissard
92140 Clamart
M° Gare SNCF de Clamart
France
Phone : +33 (0)1 47 36 05 89
Fax : +33 (0)1 47 36 05 89
Mail : cacc@clamart.fr
Internet Site : www.cacc.clamart.fr
Description:
Du 17 janvier au 15 février 2009
tous les jours sauf le lundi et les jours fériés, de 14h à 18h
vernissage le samedi 17 janvier à partir de 19h

Christophe Cartier - Peintures

ENTRE DEUX

Christophe Cartier appartient d'évidence aux artistes de la série qui s'emparent d'un motif, d'une forme, d'un thème ou de tout autre élément récurrent pour les tirer en de longues suites qui semblent se répéter (alors que la différence, tenue ou ténue, marque à l'évidence chaque pièce d'une série). Cartier a ainsi décliné plusieurs séries, depuis les intérieurs obscurs des années 80 jusqu'aux phosphènes aujourd'hui soumis sous le vernis : chaises au miroir, spectres affectés de leurs doublures, langues de terre stratifiées, spirales enroulées sur le centre qui les aspirera, ombres engendrées des décombres qu'elles engendreront, coupes charnelles, élevages de restes enfouis et relevés de traces effacées, ovulations solaires.
Insensiblement (car sans véritable solution de continuité), Christophe Cartier est passé d'une figuration annulée à une abstraction matérialisée, glissant d'une représentation extérieure du monde intérieur à une présentation intérieure des apparences extérieures. Ce parcours que nous envisageons dans sa durée macrocosmique, des origines au présent fuyant, se saisit aussi dans le trajet de l'instant microcosmique, du passé proche au futur immédiat, quand Cartier reprend la pulsion, la création brute, pour la reproduire ou la régénérer, selon le processus qu'il adopte, copie ou dérive.
La peinture de Cartier apparaît finalement pétrie de contradictions, en recherche d'originalité et en souci de duplication, savante et naïve, informelle et informée, minérale et déminéralisée, ternie et bariolée. À coup sûr peinture de routier de la modernité réfléchissant la peinture, et non moins évidemment art d'apôtre de l'immanence en quête d'une vision du jamais vu. À tel point qu'on peut se demander si sa véritable matière n'est pas l'entre deux, la faille, le gouffre, la profondeur invisible que cèle la surface du visible mais que découvrent les bords quand on écarte les images.

Jacques NORIGEON, octobre 2008

http://www.christophecartier.com

[19:00] L'imprévu, l'accident ou l'aura du photographique au risque du pictural
Location:
APONIA
scène conventionnée
6, avenue Montrichard
94350 Villiers-sur-Marne
M° RER A Noisy-le-Grand (Mont d'Est)
France
Phone : +33 (0)1 49 30 57 29
Mobile : +33 (0)6 20 49 36 90
Mail : aponia@wanadoo.fr
Internet Site : www.aponia.fr
Description:
Peindre d'après une photo ou s'inspirer du sens que Walter Benjamin donne à l'aura du photographique : "unique apparition d'un lointain si proche qu'elle puisse être", puis plus loin :"dans la trace, nous nous saisissons de la chose ; dans l'aura, elle s'empare de nous". Tels sont au moins deux des défis relevés par les artistes présents à cette exposition : affirmer une mémoire et déréaliser le temps dans l'image, jouer l'imprévu au risque de l'accident.

Nikola KAPETANOVIC
Nathalie BORG
Benoit MANENT
Charlotte GUIBE

Exposition du 17 janvier au 15 février
Vernissage le 17 janvier à partir de 19h

15:00
16:00
17:00
18:00
19:00
20:00
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23:00  
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