Friday, January 30, 2009
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Category: All

30
January 2009
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  Exposition "Jean Marais, l'éternel retour"
Location:
Musée de Montmartre
12, rue Cortot
75018 Paris
M° Lamarck - Caulaincourt, Abbesses, Anvers, Château Rouge
France
Phone : +33 (0)1 49 25 89 37
Fax : +33 (0)1 46 06 30 75
Mail : infos@museedemontmartre.fr
Internet Site : www.museedemontmartre.fr
Description:
Dates :
Du 4 novembre 2008 au 3 mai 2009
Du mardi au dimanche de 11h à 18h

Tarif : 7 euros, tarif réduit 5,50 euros

A l'occasion des dix ans de la disparition du comédien, l'agence Arts' Talents et le Musée de Montmartre s'associent pour révéler les facettes méconnues d'un artiste aux talents multiples dans le cadre d'une exposition exceptionnelle. Parrainée par Francis Huster, cette rétrospective unique présentera à Paris plus de 1200 pièces pour la plupart inédites touchant au cinéma, à la littérature, au théâtre et aux arts plastiques. L'occasion de découvrir pour le grand public des œuvres exposées pour la toute première fois, regroupées par thèmes et mises en scène pour un véritable parcours initiatique parmi l'ensemble des salles du musée : costumes, dessins, correspondances, peintures, sculptures, terres cuites et souvenirs personnels de Jean Marais.

Le comédien, peintre, metteur en scène, créateur de costumes, décorateur et écrivain, fascinait pour ses talents et sa beauté sculpturale digne d'un marbre antique. Jean Marais habitait Montmartre et son appartement de la rue Norvins fut le rendez-vous de tous les artistes de la Butte. C'est donc tout naturellement le Musée de Montmartre qui lui rend hommage pour célébrer les dix ans de sa disparition avec une exposition dont le titre évoque l'un des films les plus célèbres de Jean Marais, L'Eternel retour de Jean Delanoy, version moderne de la légende de Tristan et Iseult. Francis Huster est le parrain de l'événement qui propose un parcours thématique dans la vie et l'œuvre de Jean Marais, présentant notamment et pour la première fois le costume brodé du roi de Peau d'âne, le masque de La Belle et la bête reconstitué sur les indications de Jean Marais, les premiers croquis d'adolescent du comédien, les esquisses de sa ligne de prêt à porter Jean Mara, le César d'Honneur reçu en 1980 ou sa correspondance avec Jean Cocteau.

Le musée dévoilera des pièces entrées dans l'histoire du 7ème Art français telles que le costume brodé porté par Jean Marais dans Peau d'Âne ou encore la reconstitution du masque de La Belle et la Bête. Les débuts du comédien seront aussi au programme à travers les clichés de ses premières séances d'essai tandis que la confirmation de son statut de star sera symbolisée par l'exposition de son César d'honneur reçu en 1980.

Au-delà du Jean Marais acteur, cette rétrospective lèvera un coin de voile sur le Jean Marais artiste avec notamment ses différentes sculptures, ses illustrations de contes pour enfants ainsi que ses différentes toiles. Dans le domaine de la vie privée, les visiteurs pourront découvrir la correspondance qu'il entretenait avec Jean Cocteau.

Voici quelques-uns des nombreux « trésors » que le grand public pourra découvrir dès le 4 novembre au Musée de Montmartre à Paris dans le cadre de l'exposition que l'agence Arts'Talents (fondée par Romain Leray et Didier Jovenet détenteurs de l'un des plus grands fonds européens de costumes et d'accessoires de cinéma) et le musée ont conjointement organisée à l'occasion des dix ans de la disparition de Jean Marais :
Le costume brodé du roi de PEAU D'ANE
Le masque de LA BELLE ET LA BETE reconstitué sur les indications de Jean Marais après le tournage
Les premiers croquis d'adolescent au trait incroyablement proche de celui de Jean Cocteau
Les clichés des premières séances d'essais professionnels
Les bronzes, toiles et aquarelles
Les esquisses de sa ligne de prêt à porter, baptisée «Jean Mora», lancée dans les années 70 et à la modernité étonnante
Les récompenses dont le César d'Honneur reçu en 1980
Les costumes, photographies et affiches de films et de théâtre
Les terres cuites et sculptures
Les illustrations de contes pour enfants
Les maquettes de décors
La correspondance avec Jean Cocteau...


Jean Marais, l'artiste

Acteur, il fut le plus ardent des caméléons. Artiste, il fut aussi le plus doué des touche-à-tout. «L'art m'attire, me fascine, j'aime m'en approcher. Je respecte l'artiste, j'aimerais lui ressembler, mais place trop haut l'art pour me croire artiste»1, s'empressait-il pourtant d'ajouter. Peinture, sculpture, dessin, et même stylisme, Jean Marais voguera toute sa vie au gré de ses envies et de ses passions.

Rattrapé par le cinéma alors qu'il se prédestinait à une carrière de peintre, Jean Marais n'abandonnera jamais pour autant ses crayons et ses pinceaux. Entre deux tournages, pendant ses loisirs, il se mettra devant son chevalet... Sa technique est digne des miniaturistes du Moyen Âge. Avec une habileté exceptionnelle et l'obsession de la belle ouvrage, il passera des heures, des jours, des semaines, parfois plusieurs mois pour réaliser une oeuvre. Picasso, qui souhaita acquérir ses créations, l'encouragea à consacrer plus de temps à cet art. Son réalisme pictural donnera naissance à un monde poétique, d'une grande sensibilité, s'inspirant de son quotidien, de sa vie et de l'environnement où la nature et les animaux occupent une place particulière.


Autoportrait peint en 1935. Jean Marais a 22 ans.
Huile sur bois.
© DR - Collection particulière - ARTS' TALENTS EDITIONS
(extrait de l'ouvrage qui sort le 4 novembre en librairie)

Le peintre complètera toujours le comédien. Mais pas seulement. En 1941, par goût esthétique prononcé, mais aussi par souci d'économie, il se mettra à dessiner des costumes et des décors. Il réalisera cette année-là ceux de Valse 1900 pour Jeannine Charrat et Roland Petit. Dix ans plus tard, Britannicus, à la Comédie-Française, sera une de ses plus belles créations. Il travaillera alors avec les ateliers de Robert Piguet, un des grands couturiers de l'époque. Pour la première fois dans la maison de Molière, un acteur assumera le jeu d'acteur, la mise en scène mais également la création des décors et des costumes. Il poursuivra avec La Machine infernale de Jean Cocteau en 1953, Pygmalion de George Bernard Shaw en 1955, L'Apprenti fakir avec George Reich en 1957, Le Disciple du diable adapté par Jean Cocteau, OEdipe-roi de Jean Cocteau en 1958, Cocteau-Marais en 1983 et Bacchus de Jean Cocteau en 1988.
Du costume de scène, il passera presque naturellement au costume de ville. Son élégance, que l'on résume trop facilement à du dandysme, lui donnera un jour l'envie de créer sa propre ligne de prêt-à-porter.
Il se lancera en 1970 sous le pseudonyme de Jean Mora. Un désir créatif influencé par trois personnalités d'exception: Coco Chanel, amie de Jean Cocteau; Christian Bérard, créateur de costumes, décorateur, magicien dans l'art du drapé, conseiller artistique qui habillera Jean Marais à de multiples occasions, comme Les Montres
sacrés, L'Aigle à deux têtes, La Belle et la Bête ou Orphée; enfin, son grand ami André Bardot, maître tailleur de l'après-guerre dont l'atelier de la rue La Boétie était couru du Tout-Paris. Il habillera Jean Marais à la ville comme à la scène notamment lors des différents galas de l'Union des Artistes où ses costumes d'une coupe parfaite feront sensation. L'homme vu par Jean Marais ? Ce sera une collection complète, comprenant plus de 50 pièces ainsi que des accessoires et des foulards.




Ces dessins, d'une extrême précision, sont aujourd'hui d'une modernité déconcertante: casquette à bout carré, sac-serviette, trench-coat croisé, pull daim et laine, blouson cintré, polo laine tricoté très fin, smoking blanc, costume de plage bouffant à l'orientale, gilet du soir en cuir...
Pour réaliser sa collection d'accessoires et en particulier ses foulards, il peindra des gouaches sur toile d'esprit arts primitifs, mêlant des couleurs très vives, chatoyantes à des motifs géométriques. Pour les ceintures et les boutons de manchettes, il jouera sur les anagrammes où l'on retrouve toujours le JM. Pourtant, malgré un grand lancement médiatique avec un défilé à l'hôtel Bristol, ces collections ne rencontreront pas le succès escompté.
Qu'importe, il va bientôt s'intéresser à un autre univers artistique.

A la fin des années 70, Jean Marais s'initie à la se lance dans ce qui sera la dernière passion créatrice de sa vie, la sculpture en terre cuite, qui sera aussi une histoire d'amitié. Grâce à un marchand de terre, il rencontre Jo Pasquali, potier, qui lui apprendra les rudiments du tournage. Et il se liera aussi à son épouse Nini Pasquali qui lui proposera d'ouvrir une galerie. C'est ainsi qu'il se mettra à tourner et à sculpter des oeuvres de toute nature, parmi lesquelles des pièces monumentales comme Le Passe-muraille dont la sculpture en bronze se trouve place Marcel-Aymé à Paris. Tignasse blanche, barbe chenue, yeux bleus délavés, il aurait dû interpréter sur scène, à la fin de sa vie, Rodin, avant que Bruno Nuytten ne s'empare du projet pour le cinéma. Drôle de clin d'oeil du destin!
«J'ai découvert la peinture à 10 ans, le stylisme à 50, la poterie à 60 et la sculpture à 73ans. On croirait à une blague», confiait-il dans un éclat de rire en 1992. Aujourd'hui, on se dispute ses oeuvres et on reconnaît l'incroyable palette de son talent. Un pied de nez du destin qui l'aurait beaucoup amusé...


Communiqué :
http://www.museedemontmartre.fr/images/marais_dp.pdf


Catalogue :
Edité par ARTS' TALENTS EDITIONS, un catalogue/livre d'art reprenant les oeuvres les plus rares et les pièces les plus marquantes de l'exposition JEAN MARAIS, L'ETERNEL RETOUR
accompagne l'événement.
Retraçant l'ensemble et la diversité de la carrière de Jean Marais, richement illustré de centaines de photographies et documents inédits, cet ouvrage est disponible en librairie à partir du 4 novembre 2008.
224 pages, 49 €
ISBN : 978-2-9532901-0-39782953290103


Exposition "Delacroix et la photographie"
Location:
Musée national Eugène Delacroix
6, rue de Furstemberg
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 44 41 86 50
Fax : +33 (0)1 43 54 36 70
Mail : Contact.Musee-Delacroix@louvre.fr
Internet Site : www.musee-delacroix.fr
Description:


Dates :
du 28 novembre 2008 au 2 mars 2009
Exposition ouverte tous les jours, sauf le mardi, de 9h30 à 17h (fermeture des caisses à 16h30)

Tarif : 5 €
Gratuit pour les moins de 18 ans et pour tous le 1er dimanche de chaque mois
Accès gratuit avec le billet d'entrée du musée du Louvre le même jour


Delacroix fut confronté, comme toute sa génération, à l'émergence de la photographie. Outil à la fois intriguant et fascinant pour le peintre, ce médium occupe une place à part dans l'ensemble de son oeuvre. Il est à la source d'une profonde réflexion sur la vérité artistique face au réalisme photographique.

Loin de la considérer comme une rivale possible de la peinture, Delacroix suit avec intérêt l'émergence et le développement de la photographie. Collectionneur attentif de reproductions d'oeuvres d'art - fresques de Raphaël, toiles de Rubens ou sculptures des cathédrales - il choisit, à défaut d'avoir à manier lui-même l'objectif, de faire photographier par Eugène Durieu des modèles nus, masculins et féminins. Ces clichés, qu'il emporte parfois avec lui, sont un outil précieux pour s'exercer au dessin au cours de ses séjours en province. Ils répondent à des critères très personnels; Delacroix souhaitait utiliser des images volontairement un peu floues et surtout dépouillées de tous les accessoires pittoresques véhiculés par les clichés commerciaux à l'attention des artistes.
Cependant, malgré une profonde fascination pour la photographie, Delacroix conserve un oeil critique à l'égard de ce nouveau médium. Il adopte une attitude parfois sceptique quant à son utilisation proprement dite et à la maîtrise de la technique, refusant de lui attribuer des avantages au-delà de sa valeur instrumentale. Sa réticence est particulièrement vive à l'égard de sa propre image photographiée : il va même jusqu'à exiger la destruction de certains négatifs, heureusement en vain.

L'exposition permet d'étudier, dans l'atelier même du peintre, la relation complexe de l'artiste à la photographie. Le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France permet au musée Eugène-Delacroix de réunir pour la première fois l'ensemble des photographies d'Eugène Durieu et la quasi-intégralité des dessins réalisés à partir de ces clichés ; à cette riche collection s'ajoutent de nombreux autres clichés inédits ainsi qu'une Odalisque peinte, généreusement prêtée pour l'occasion.
Enfin, une série de portraits de Delacroix oppose les daguerréotypes intimes des années 1840 aux images ultérieures, plus posées, prises par Nadar ou Carjat.


Delacroix photographié

« Je me vis dans une glace et je me fis presque peur de la méchanceté de mes traits... [les muses] ont été pires que des courtisanes. » A lire cette confidence de l'artiste, dans une page de 1824 de son Journal, on saisit combien Delacroix entretenait avec sa propre image un rapport complexe. Contrairement à un usage répandu à l'époque, il allait interdire que son visage soit moulé à sa mort. Rares sont d'ailleurs ses autoportraits peints [...]. En dépit de son vif intérêt pour la photographie, Delacroix fut un modèle peu coopératif. Il nous offre sur presque toutes ces images le même masque hautain et impénétrable. La plupart sont, il est vrai, des portraits officiels des années 1850-1860, où il pose en homme conscient de son génie désormais reconnu des critiques.

D'autant plus rare et étonnante est la série de daguerréotypes d'amateur, en partie inédits, pris dans l'intimité en mars 1842 par son cousin Léon Riesener lors d'un séjour du peintre à Frépillon. Sur l'un, la prise de vue rapprochée confère une fascinante présence à sa physionomie fermée aux traits marqués. Dans un autre portrait, le geste saisi sur le vif des deux mains crispées a quelque chose de satanique : la figure allongée, encadrée de cheveux noirs et coiffée d'une toque sombre renforçant l'air faustien du modèle. Il les a regardés attentivement et en a même fait des contre-épreuves qu'il a redessinées afin d'étudier le modelé rendu par l'objectif. Ces dessins confirment la curiosité éveillée chez Delacroix, bien avant qu'il ne la consigne par écrit, par cette vision nouvelle du visage et du corps humain qu'offrait la photographie.

A partir des années 1850, la photographie sur papier tendit à se substituer à la gravure pour les portraits de contemporains illustres. Delacroix fut sollicité d'abord par le critique Théophile Silvestre, en 1852, pour poser devant Victor Laisné en vue de la parution de son Histoire des artistes vivants. Delacroix apparaît en dandy, en homme du monde, même si l'expression du visage reste distante. L'année suivante, face à l'objectif d'Eugène Durieu, le photographe avec lequel il collabora pourtant pour des études de modèles, Delacroix paraît tout aussi figé. Indéniablement les séances de pose sont pour lui une gêne et une perte de temps.
En 1858, Delacroix se rendit toutefois chez Félix Nadar qui admirait tant le peintre et voulait compléter la série de portraits de grands hommes qu'il comptait exposer l'année suivante à la Société française de Photographie. La pose est pleine d'autorité et l'éclairage met bien en valeur le visage. Cependant, le peintre mécontent de son aspect pria le photographe de détruire le négatif et les épreuves, ce dont, fort heureusement, ce dernier se garda bien. Pierre Petit a continué dans la même voie la tradition des effigies d'hommes célèbres de son temps et réussi, vers 1862, de beaux portraits. Ni l'allure ni l'expression du modèle, plus détendu peut être, n'ont la force qu'avait su lui donner Nadar, même s'il améliore progressivement le résultat grâce aux recadrages des épreuves qu'il diffuse.


Pierre Petit
Eugène Delacroix vu de profil assis
Vers 1862
Papier albuminé. 27.5 x 21 cm
Musée Eugène Delacroix
© Photo RMN / Michèle Bellot

Enfin, Etienne Carjat, qui était aussi doué que Nadar pour exprimer la psychologie de ses modèles nous en livre une image magistrale bien qu'elle soit au format de l'édition en cartes de visite, montrant le peintre au soir de sa vie, campé debout en manteau, le regard toujours aussi aigu et bouleversant.


Delacroix et les photographies de modèles

Delacroix est loin d'être le seul peintre fasciné par cette nouvelle possibilité offerte aux artistes et bientôt nombre de photographes vont diffuser de telles images à leur usage. Ces nus « artistement » composés sont souvent de petits tableaux tout arrangés, et l'étude de l'anatomie proprement dite y est gênée par le décor souvent un peu envahissant. L'identification des sources de deux dessins de Delacroix d'après des photographies de Louis-Camille d'Olivier et de Julien Vallou de Villeneuve prouve néanmoins qu'il s'est fourni en images commerciales.

Delacroix reproche toutefois à ces images moins leur artificialité que leur trop grande précision. Dans un passage du Journal de 1859, il prend la photographie comme exemple du réalisme parfois poussé jusqu'à l'absurde tandis que « les photographies qui saisissent davantage sont celles où l'imperfection même du procédé pour rendre d'une manière absolue, laisse certaines lacunes, certains repos pour l'oeil qui ne lui permettent de se fixer que sur un petit nombre d'objets ». La nécessaire combinaison de la vision de la nature avec l'oeuvre d'imagination - combinaison qui se réalise idéalement dans le travail de la mémoire - pouvait se trouver satisfaite par le recours à la photographie, image de la nature, mais à condition qu'elle soit suffisamment imprécise pour amortir les détails au profit du « caractéristique » et de l'imagination.

C'est sans doute pourquoi il engage en juin 1854 un photographe de ses amis, Eugène Durieu, pour qu'il prenne sous sa direction une série d'images qui correspondent mieux à ses attentes.

Ces photographies sont plus dépouillées que les tirages commerciaux : les seuls accessoires sont des étoffes de couleur claire sur le sol ou en drapé, une perche dont se sert le modèle masculin, une caisse de bois, siège ou accessoire selon les besoins, et, fréquemment, une peau de panthère : en somme, les objets dont disposent habituellement les modèles d'atelier pour prendre et garder la pose, trouver un point d'appui pour mettre en valeur les formes et la musculature, imiter l'attitude d'un marbre antique.

Bien que le peintre ait fait lui-même poser les modèles pendant les séances de prise de vues, leurs attitudes n'évoquent cependant pas immédiatement l'art de Delacroix. Objet d'étude et de contemplation, les photographies de « l'album Durieu », à une ou deux exceptions près, ne lui serviront, en effet, pour aucun tableau. Elles lui sont utiles seulement pour dessiner, cet exercice quotidien qui lui était aussi indispensable que les gammes à un pianiste. Une notation du Journal - 30 juillet 1854 : « Avoir les photographies Durieu pour emporter à Dieppe » -, montre que ces images suppléent le manque de modèles lors de séjours en province, mais pas seulement. L'inscription sur un dessin : « 15 août 55 le matin à la cérémonie » confrontée au Journal, indique que Delacroix l'a réalisé tout en assistant au Te Deum célébré ce jour-là à Notre-Dame de Paris. Il avait donc emporté un album de photographies pour dessiner sur ses genoux, afin de limiter la perte de temps que lui causaient ces pompes obligatoires. D'autres dessins datés attestent que, de 1854 à l'été 1856, les photographies lui servirent aussi bien à Paris qu'à Dieppe.


Louis Camille d'Olivier
Nu féminin
1855. Papier salé. 21 x 16 cm
BnF, Département des Estampes et de la Photographie
© BnF


Eugène Delacroix
Étude de femme nue de profil à gauche
Mine de plomb. 13.6 x 20.9 cm
Musée du Louvre, Département des Arts graphiques
© Photo RMN / Thierry Le Mage

Parmi les feuilles exposées, on distingue toutefois deux manières très différentes : sur les unes les contours sont à peine esquissés, alors que sur les autres les figures sont beaucoup plus nettement tracées et ombrées.
Il s'agit, dans le premier cas, de croquis de mise en place des modèles exécutés dans l'atelier même du photographe lors des prises de vues. Ces dessins sur le vif sont d'ailleurs parfois pris sous des angles légèrement différents de ceux du photographe. En revanche, les dessins aux traits plus appuyés correspondent à des séances de travail ultérieures d'après photographie, ce que viennent confirmer leurs dates. Leur technique reconnaissable autorise à présenter à la fois des dessins liés précisément à telle ou telle photographie connue et d'autres exécutés d'après des images non encore répertoriées. L'intégralité de ceux que nous avons pu localiser est présentée ici, à l'exception de deux dessins conservés aux Etats-Unis et de cinq autres appartenant au musée Bonnat à Bayonne dont les clauses du legs interdisent tout prêt.






Eugène Durieu
Homme nu assis sur une chaise
Papier albuminé. 9.7 x 5.8 cm
Collection Gérard Lévy
© 2008 Musée du Louvre / Pierre Ballif

Eugène Durieu
Homme nu debout de dos, tenant un bâton vertical
Papier albuminé. 9.9 x 5.8 cm
Collection Gérard Lévy
© 2008 Musée du Louvre / Pierre Ballif



Eugène Delacroix
Trois études d'hommes
Mine de plomb. 19.2 x 25.3 cm
Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon
© Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon

L'étude des dessins d'après photographie dont la source n'était pas dans « l'album Durieu », a permis d'identifier, avec de fortes présomptions, un autre recueil du début des années 1850 conservé dans la collection Gérard Lévy. Il est composé de quarante planches techniquement disparates représentant principalement des nus académiques, pris par des amateurs éclairés comme Durieu, alors que d'autres proviennent d'ateliers professionnels, mais toutes se distinguent par le cadrage sur le modèle, la mise en valeur de la musculature ou des lignes du corps et l'absence de décors superfétatoires. Les traces de peinture maculant certaines pages indiquent que cet assemblage était, pour l'artiste qui le feuilletait, un objet d'étude et de travail. Or l'album comporte non seulement un portrait d'italienne par Julien Vallou de Villeneuve qui a été copié par Delacroix, mais également trois études de nus masculins qui se retrouvent toutes trois sur un dessin conservé au musée de Besançon. Les photographies se suivent de près dans l'album, et dans le même ordre que sur le dessin, ce qui renforce l'hypothèse que ce second album, à défaut d'être composé de photographies posées en présence de Delacroix, lui a du moins appartenu.


Communiqué :
http://agenda.germainpire.info/img/2008/20081127_Delacroix_photographie.pdf


Catalogue : « Delacroix et la photographie », coédition Musée du Louvre et Editions du Passage, textes par Sylvie Aubenas, Françoise Heilbrun, Fiona Le Boucher, Christophe Leribault et Sabine Slanina.
160 pages, 28€


Colloque :
Au Musée du Louvre le 24 janvier : "Ingres, Delacroix, Courbet, les peintres à l'épreuve de la photographie, 1840-1860".
Infomartions en cliquant ici


Critique :
Dans le magnifique appartement où il a séjourné et qui lui est désormais dédié, Delacroix a mis en oeuvre une relation complexe voire ambigüe avec le nouveau média photographique, faite d'admiration et de distance. L'exposition montre l'intérêt du peintre pour cette technique, par l'utilisation de clichés d'autrui pour la réalisation de ses dessins. Les modifications apportées par rapport au cliché affirment une volonté de se démarquer d'un trop grand réalisme, et dans le même temps, là où réside l'ambiguïté, d'en corriger les imperfections. La démarche de Delacroix est somme toute conforme au chef de l'école romantique qu'il a été.
Les portraits photographique du peintre témoignent d'un tempérament fier, pour ne pas dire orgueilleux, et permettent de saisir une partie de l'identité de Delacroix.


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18:00 [18:00-21:00] Vernissage de Stéphane Rocher "A contre-règles"
Location:
Les Réservoirs
2, rue des réservoirs
78520 Limay
M° Gare SNCF Limay
France
Mail : e.joly@ville-limay.fr
Internet Site : lesreservoirs.free.fr
Description:
médiathèque de Limay - 8 Avenue Wilson - 78520 Limay

30 janvier | 18 février 2009
Vernissage le vendredi 30 janvier à partir de 18h

Exposition Hors les murs des Réservoirs
photographies de Stéphane Rocher

Pour débuter cette année 2009 les Réservoirs installent à la médiathèque une exposition du photographe Stéphane Rocher ; Un essai photographique réalisé à plusieurs mains qui interroge la notion de règles et les conditions de leurs manquements. Réalisé dans un cadre scolaire ce travail s'attache plus particulièrement « au règlement intérieur » qui devient objet de réflexion de sa propre transgression.

Cette exposition est présentée - hors les murs - à la médiathèque de Limay (8 Avenue Wilson).

Visible du lundi au samedi aux heures d'ouverture :
Lundi et mardi de 14h à 18h
Mercredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h
Vendredi de 10h à 18h (sans interruption)
Samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h

Vernissage de Stéphane Rocher "A contre-règles"

[18:00-21:00] Vernissage de documentation céline duval
Location:
Semiose galerie-éditions
54, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau, Réaumur - Sébastopol
France
Phone : +33 (0)9 79 26 16 38
Mail : b.porcher@semiose.com
Internet Site : www.semiose.com
Description:
Du 30/01 au 14/03 2009
vernissage le vendredi 30/01 - dès 18h

La documentation céline duval est un projet utopique d'encyclopédie des stéréotypes photographiques et la récurrence d'éléments. Le regard se porte ici sur les baigneurs des bords de mer, composant des pyramides humaines ou jouant à saute moutons, et qui ont tenté de figer, dans l'espace et le temps, un instant de bonheur et de liberté.

Constituant depuis douze année un fonds iconographique qui va de la photographie amateur et archives privées aux images de diffusion publique, la documentation céline duval porte un regard sur notre monde à travers sa production d'images.

D'abord collectée puis rejouée par sélection, classement ou encore juxtaposition, cette matière visuelle rejoint un projet utopique d'encyclopédie composée sur les stéréotypes photographiques et la récurrence d'éléments révélateurs. Mais loin de circonscrire son oeuvre dans une unique « dimension anthropologique » comme le souligne Pierre Leguillon (L'art conceptuel des familles in Instants anonymes, éditions Musées de la ville de Strasbourg, p.134 à 137.), la documentation céline duval révèle l'extraordinaire vitalité des structures qui composent intentionnellement ou culturellement ces images.

Pour l'exposition, le regard s'est porté sur les baigneurs des bords de mer composant des pyramides humaines ou encore sur des hommes et femmes jouant à saute moutons, et qui ont tenté de figer, dans l'espace et le temps, un instant de bonheur et de liberté. À l'instar des cahiers d'images tels qu'elle en a réalisés en collaboration avec Hans-Peter Feldmann, ces oeuvres érigent le jeu en principe déclencheur de création et proposent une singulière grille de lecture de l'image à travers la géométrie, la tension des corps et des architectures.

Sur les seuls fondements du classement, sélection et juxtaposition d'instants anodins, l'oeuvre de la documentation céline duval parvient à élaborer un nouveau temps poétique et remettre au centre de la réflexion la simplicité et la radicalité du geste artistique.

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Fouilles dans un jardin surréaliste"
Location:
Galerie Les Yeux Fertiles
Art du XXème siècle - Surréalisme
27, rue de Seine
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 43 26 27 91
Fax : +33 (0)1 46 34 19 27
Mail : contact@galerie-lesyeuxfertiles.com
Internet Site : www.galerie-lesyeuxfertiles.com
Description:
du 31 janvier au 21 mars

[18:30] Expo d'Halaburda
Location:
Café Culturel
Lieu pluridisciplinaire
11, allée des 6 Chapelles
Jardin Pierre de Montreuil
93200 Saint-Denis
M° Basilique de Saint-Denis
France
Phone : +33 (0)1 42 43 96 11
Mail : cafe.culturel2@orange.fr
Internet Site : www.cafeculturel.org
Description:
du Lundi 05 janvier 2009 au Lundi 30 janvier 2009
Vernissage le 30 janvier à 18h30

Courbes magnifiques, fractures émouvantes, palette de couleurs expressives, la toile est dans tous ces états, dans tous ces éclats. Philippe Halaburda multiplie les couches et construit ses formes sensuelles, rondes ou anguleuses.

www.halaburda.com

[18:30] Finissage d'Avi Trattner
Location:
Galerie Univer / Colette Colla
Espace Univer
6, Cité de l'Ameublement
angle 31, rue de Montreuil
75011 Paris
M° Faidherbe - Chaligny
France
Phone : +33 (0)1 43 67 00 67
Mail : uni-ver@orange.fr
Internet Site : www.uni-ver.com
Description:
7/31 JANVIER 2009
du mercredi au samedi de 12h à 19h
VERNISSAGE JEUDI 8 JANVIER

Ce peintre israélien expose rarement en France, la dernière fois étant au musée de la Fondation de la S.E.I.T.A.

>> CP

Finissage d'Avi Trattner


[19:00-21:00] Finissage de l'exposition "LES GRAPHIQUANTS - installations et affiches"
Location:
Galerie Kamchatka
23, rue Charles V
75004 Paris
M° Saint-Paul, Bastille, Sully - Morland
France
Phone : +33 (0)1 42 71 22 59
Mail : info@kamchatka.fr
Internet Site : www.kamchatka.fr
Description:
Exposition du 12.12.08 au 31.01.09
Vernissage le vendredi 12 décembre à partir de 17h

Pour clôturer l'année, la galerie Kamchatka présente le travail de trois jeunes graphistes : Maxime Tétard, Romain Rachlin et Cyril Taïeb. Seront présentés 8 installations liées chacune à une affiche en édition limitée.

Les GRAPHIQUANTS est un collectif de trois graphistes : Maxime Tétard, Romain Rachlin et Cyril Taïeb.
Ils travaillent ensemble depuis les Arts Déco dont ils sont diplômés en 2005. C'est en 2007 qu'ils ouvrent officiellement l'atelier «LES GRAPHIQUANTS» rue de la Fontaine au Roi dans le 11è arrondissement de Paris.
Intervenant principalement dans le domaine culturel, ils ont toujours été liés à la galerie Kamchatka et ont eu des pratiques artistiques variées (photographie, dessin, peinture).
L'exposition montre des travaux récents sous forme d'installations, sculptures, wall-painting et affiches.

Les 8 affiches inédites sont vendues au prix unique de 20 €, idéal pour un cadeau de Noël ou démarrer une petite collection d'oeuvres à tirage limité.

[19:00-21:00] Vernissage de Prisca Temporal
Location:
Le Yono
Bar Cocktails Tapas
37, rue Vieille du Temple
75004 Paris
M° Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 42 74 31 65
Mail : contact@leyono.fr
Internet Site : www.leyono.fr
Description:
EXPOSITION DU 2 JANVIER au 2 FEVRIER 2009
VERNISSAGE le 30 JANVIER à 19h

La ville dans les étoiles, la tête dans les étoiles. Mes sujets sont la ville, l'actualité, les images récoltées au grès de mes lectures, les journaux, les photos que je prends durant mes promenades urbaines.

La construction de mes toiles commence par quelques lignes que je trace au hasard parfois en m'inspirant de photos... La structure, l'idée se met en place... Ensuite j'assemble, déchire, recouvre, masque afin de renforcer ma base. Puis vient la peinture.

Les couleurs me premettent de mettre en place le décor: immeubles, toits, voitures, lumières, affiches...

Ensuite la vie prend place: personnages, animaux, silhouettes... Le pigment, la colle, l'encre... L'ensemble se mélange pour former un tout...

http://www.priscatemporal.com

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Dietrich | Untertrifaller Architekten"
Location:
La Galerie d'Architecture
11, rue des Blancs-Manteaux
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 49 96 64 00
Fax : +33 (0)1 49 96 64 01
Mail : mail@galerie-architecture.fr
Internet Site : www.galerie-architecture.fr
Description:
Dietrich | Untertrifaller Architekten
Bregenz, Vienne, St. Gallen

Rural Urbanism

du 31 janvier au 28 février 2009
vernissage le vendredi 30 janvier de 19h à 21h

http://www.dietrich.untertrifaller.com

Les projets de Helmut Dietrich et Much Untertrifaller sont toujours en relation avec leur contexte, et se développent à partir de leur environnement et du programme demandé. De ce fait toute réalisation est différente et unique, et n'a de sens que dans le lieu bâti. Chaque nouveau bâtiment crée avec le tissu existant un nouvel ensemble cohérent, qui tient compte de la situation urbaine actuelle et future. Les projets sont ainsi « durables » au niveau urbain comme au niveau constructif : l'utilisation de matériaux respectueux de l'environnement et l'économie énergétique sont depuis toujours des facteurs importants dans le travail de Dietrich | Untertrifaller. L'agence a ouvert en 1994 à Bregenz, dans le Vorarlberg, et a réalisé des projets en Autriche et en Suisse dans des domaines divers, entre autre l'éducation, la culture, le tourisme et l'habitat individuel. En 2004 Dietrich | Untertrifaller ouvre une nouvelle agence à Vienne, suivie d'une autre en 2005 à St. Gallen en Suisse.

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "vente flash !"
Location:
Point Ephémère
centre de dynamiques artistiques
200, quai de Valmy
75010 Paris
M° Jaurès, Louis Blanc
France
Phone : +33 (0)1 40 34 02 48
Fax : +33 (0)1 40 34 02 58
Mail : info@pointephemere.org
Internet Site : www.pointephemere.org
Description:
du vendredi 23 janvier au dimanche 15 février
Tous les jours de 14h à 19h. Entrée libre
vernissage vendredi 30 janvier à partir de 19h

avec :
Benoît Bonnemaison-Fitte, Michel Galvin, Gaëlle Hippolyte & Lina Hentgen, Martin Lord et Muzo

Après le réveillon anti-crise, la Vente flash !
Point Éphémère propose en 2009 des "intermèdes accrochés" de dessins issus de l'illustration ou du champ de l'art contemporain. Résolu à soutenir absolument la jeune création, Point Éphémère, à travers la vente flash, devient un lieu de rendez-vous et de rencontre entre une expression et un public content d'acheter des œuvres originales ou en tirage limité à des prix raisonnables et modestes.
La vente flash profite du concours précieux de l'association Un sourire de toi et j'quitte ma mère.
Irrégulière dans le temps, la vente flash suivra un protocole rigoureusement identique, Apéricube généralisé et Dj dessinateur aux platines lors du vernissage.

Bonnefrite est né en 1974 à Toulouse, il vit et travaille à Aurignac. Il est diplômé des "Ateliers" (Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle). Il se dit "dessinateur fabricant artisanal d'images fixes et animées, projeteur projectionniste ainsi que glaneur d'images". Homme-orchestre, Bonnefrite joue des pratiques pour s'inventer un univers fait de sons et d'images en tous genres.

Né en 1959, Michel Galvin vit à Paris, travaille à Paris. Après des études aux Beaux-Arts de Paris, il s'exerce dans la bande dessinée et la scénographie. Puis il se lance dans l'illustration de livres pour enfants où il se fera connaître par son dessin en noir et blanc. Il illustre régulièrement les pages du quotidien Libération ainsi que celles du Monde, de L'Equipe Magazine, Elle, Phosphore, Enjeux les Echos, Télérama... Michel Galvin réalise également des livres pour la jeunesse, des bandes dessinées pour différentes maisons d'édition, tout en développant un travail personnel.

Se rejoignant dans leur appréhension à la fois exubérante et grave du dessin, dont elles ont par ailleurs toutes les deux une pratique quotidienne, Gaëlle Hippolyte et Lina Hentgen se sont très récemment lancées dans l'aventure d'une création à quatre mains. Puisant leur inspiration à des univers variés (emprunts revendiqués au dessin animé ou à la bande dessinée des années 30, références à l'univers de la culture alternative américaine et à ses arts graphiques, etc.), les figures simplifiées ou burlesques développées par Gaëlle Hippolyte et Lina Hentgen occupent l'espace de manière sensible et poétique. Déclinées en un dessin rapide et spontané, les oeuvres confrontent une multitude d'objets et de personnages. Le quotidien est sans cesse réinventé au travers de situations truculentes, qui mettent en scène des personnages loufoques, êtres hybrides, à la fois humains, végétaux, animaux et/ou objets.

Le travail de Martin Lord se forme épisodiquement autour de l'image du corps, de l'idée de l'individu. Les représentations qui meublent ses dessins sont celles de scènes où une ou des actions se déroulent vaguement, laissant des vides d'interprétation. Par la figuration, il établit un lien basique avec la réalité qui nous entoure, le presque rien, un geste, un évènement, une situation ou encore le spectacle de la vie quotidienne. Né à Montréal en 1974, Martin Lord vit et travaille à Paris.

Pour Muzo, l'aventure commence en 1980, avec le fameux « Journal de Placid et Muzo ». A la même époque, il commence à publier dans la presse (Hara-Kiri, Libération...), et se met à la peinture. Dans les années qui suivent, il expose régulièrement, en France et à l'étranger, et collabore à un grand nombre de magazines. Auteur et illustrateur, il a publié une trentaine de livres. En 2005, une exposition importante a été organisée par Art Factory, à l'occasion des 25 ans de Placid et Muzo. Ces dernières années, Muzo a continué de travailler dans tous ces domaines (édition, peinture, gravure...) au gré des envies et des sollicitations. Il a notamment publié un livre rassemblant un grand nombre de dessins inédits : « Les hommes et les femmes » aux éditions Buchet-Chastel. Il collabore régulièrement au « Magazine Littéraire », au journal « Le Monde », et prépare actuellement pour « L' Association » un monumental livre rétrospective.

[19:00] Vernissage de l'exposition de Sandra
Location:
Montreuil
93100 Montreuil
M° Robespierre, Croix de Chavaux, Mairie de Montreuil
France
Internet Site : www.montreuil.fr
Description:
Restaurant "LA TABLE A JAJA" - 80 rue Marceau

Retrouvez quelques-uns des tableaux de Sandra sur :
http://www.abgperformance.com/PEINTURES%20SOUSA%20SANDRA.html

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition du Coltin grafik n°1
Location:
Le cabinet d'amateur
12, rue de la Forge Royale
75011 Paris
M° Faidherbe - Chaligny, Ledru-Rollin, Charonne
France
Phone : +33 (0)1 43 48 14 06
Mail : contact@lecabinetdamateur.com
Internet Site : www.lecabinetdamateur.com
Description:
Vernissage de l'exposition des dessins du Coltin grafik n°1 accrochage 30, 31 janvier et 1er février 2009

Le Coltin grafik n°1
La Mythologie grecque

Vente des dessins originaux
Trois jours d'exposition
vendredi 30 janvier de 14h à 21h
samedi 31 janvier de 14h à 19h
dimanche 1 février de 14h à 18h

Vernissage le vendredi 30 janvier 2009 de 19 à 21 heures

Artistes
Anita Gallego, Annie Bret, Caroline Cozzo, Caroline Thiébault, Céline Guichard, Chine Seston, Corinne Rohard, Denis Pouppeville, Dip, Gaëlle Pelachaud, Ivan Sigg, Jean-Christophe Piette, Lamarche & Ovize, Laurent Okroglic, Loren Capelli*, Lucas Noguera, Lucien Suel, Mahé Boissel, Matali Crasset, Michel Bouvet, Michel Gouéry, Moo Chew Wong, Muzo, Paella?, Patrick Jannin, Paul-Armand Gette, Placid, Stéphane Hardel, Yvon Taillandier

* pas de dessin exposé

Revue
Le Coltin grafik

Revue auto-diffusée/auto-distribuée.
Numéro 1 sur le thème de la mythologie grecque,
Format 14,8 x 21 cm,
48 pages intérieures dont 8 pages couleurs.
Première et quatrième de couverture en couleurs.
ISBN 978-2-9532866-0-1
Droit à parution Novembre 2008
Siranouche/éditions Le Coltin grafik
Tirage : 1000 exemplaires offset.
Prix : 10 €

[19:30] Exposition de Michel CAUBEL "MASQUES ET TOTEMS"
Location:
Restaurant Aux Cercles Bleus
56, rue de la Sablière
Place Flora Tristan
75014 Paris
M° Pernety, Mouton-Duvernet
France
Phone : +33 (0)1 45 43 95 36
Internet Site : www.auxcerclesbleus.com
Description:
Du 30 janvier au 06 février 2009
Vernissage le 30 janvier à partir de 19h30

Le masque cache le visage pour jouer le jeu théâtral du mieux montrer les sentiments et les postures ludiques de l'être libre. Le totem est une statuette construite dans un sens d'une dénonciation iconoclaste et humoristique de la déification des images et du culte des idoles et des stars. Ces masques et ces totems sont dans la tradition de l'art brut ou des artistes hors normes et sont construits à partir d'objets de récupération du caniveau par souci de confort économique. D'une certaine façon, je façonne mes masques et mes totems en ne dissimulant pas les matériaux car ils socio-construisent la relation avec l'Autre, être de chair et sac d'os spirituels et afin d'être de bon commerce avec nos déchets et dame Nature. Je crée des visages et des bonhommes pour jouer le jeu subjectif du simulacre théâtral dans le culte du « bien dire, bien penser et bien agir » ; même sous son masque et ses rituels.



[20:00-23:00] Diner Karl Lagerfeld pour Maison et objet
Location:
Mad Paris
Musée des Arts Décoratifs
107, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre, Tuileries
France
Phone : +33 (0)1 44 55 57 50
Mail : webmaster@madparis.fr
Internet Site : www.madparis.fr
Description:
Diner Karl Lagerfeld pour Maison et objet

[20:30] Cocktail organisé par l'association « Avec Benoît »
Location:
Cité de la Musique
Musée de la Musique
Parc de la Villette
211, avenue Jean Jaurès
75019 Paris
M° Porte de Pantin, Porte de la Villette
France
Phone : +33 (0)1 44 84 44 84
Mail : contact@cite-musique.fr
Internet Site : www.citedelamusique.fr
Description:
Cocktail organisé par l'association « Avec Benoît » suite au concert de soutien au profit du guitariste Benoît MAUREL, atteint de sclérose latérale amyotrophique





[22:00] OB Kulte - APERO DISCO
Location:
Toro
restaurant - bar - tapas
74, rue Jean-Jacques Rousseau
75001 Paris
M° Etienne Marcel, Les Halles, Sentier
France
Phone : +33 (0)1 44 76 00 33
Mail : toroparis@orange.fr
Internet Site : www.toroparis.com
Description:
Etant donné que la Kulte team sera au grand complet à Paris pour le salon Who's Next, autant fêter ça !

On vous invite donc à venir partager un peu de bon temps et quelques verres lors de notre Apéro Disco le vendredi 30 janvier à partir de 22h dans le club privé du très chaleureux bar - restaurant TORO. Pour l'occasion, c'est le journaliste et clubbeur invétéré David Blot (Respect - Showgirls) qui prendra les platines, épaulé d'Estelle & Miriem (Magic) pour une sélection au bon goût assuré.

Open bar






[23:00] Soirée officielle d'ouverture du NY Club
Location:
NY Club
130, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Châtelet, Pont Neuf, Les Halles
France
Mail : penelope@nyclubparis.com
Internet Site : www.nyclubparis.com
Description:
Soirée officielle d'ouverture du NY Club

19:00
20:00
21:00
22:00
23:00  
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