Saturday, February 7, 2009
Public Access


Category:
Category: All

07
February 2009
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
26 27 28 29 30 31 1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 1
  Fête nationale de Grenade
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Fête nationale de Grenade

Salon VIVEZ NATURE
Location:
Grande Halle de la Villette
Parc de la Villette
211, avenue Jean Jaurès
75019 Paris
M° Porte de Pantin, Porte de la Villette
France
Phone : +33 (0)1 40 03 75 75
Internet Site : www.villette.com
Description:
du 6 au 9 février 2009

Les 4 jours de l'agriculture biologique, de l'environnement et des produits au nature

Santé, cosmétiques, bien-être, beauté en avant toure… plaisirs de vivre aux couleurs de la bio : un seul rendez-vous à Paris : VIVEZ NATURE du 6 au 9 février

Plus d'exposants et d'animations, des services pratique et toujours ce lieu magique : la Grande Halle de la Villette

Espace conférence (le vrai confort d'un amphitéâtre)

Espace ateliers-conférences

Animations enfants (les 7 et 8 février, enfants de plus de 6 ans)

Espace relaxation-détente

Espace technique corporelles (Biodanza, auto-massages chinois, portage bébé, Qi Gong, yoga du visage, voir clair…)

Espace bébés (coin change, allaitement…)

Espace repos… (sièges et bancs)

Kiosques à tisanes

Services et aides aux achats : vestiaire et livraison à la voiture !

Liste des exposants et activité détaillée sur notre site internet
http://www.vivez-nature.com/exposants-fevrier-2009-activites.html

Liste des exposants et plan du salon
http://www.vivez-nature.com/plan-stand-exposants-fevrier-2009.html

Conférences et animations, impression d'invitations gratuites
http://www.vivez-nature.com/-Vivez-Nature-Paris-2009-.html

En pratique
Vendredi 6 février 2009 : 11 h - 22 h
Samedi 7, dimanche 8 et lundi 9 février 2009 : 10 h 30 - 19 h


7ème ÉDITION DE PARIS MANGA
Location:
Espace Champerret
2, avenue de la Porte de Champerret
Porte de Champerret
6, rue Jean Oestreicher
75017 Paris
M° Porte de Champerret, Louise Michel
France
Phone : +33 (0)1 72 72 37 00
Mail : communication@parisexpo.fr
Internet Site : www.paris-expo.fr/pexpo/do/Navigate?id=5
Description:
LES 7 ET 8 FÉVRIER 2009 DE 9H30 A 19H

http://www.parismanga.fr

Exposition "Jean Marais, l'éternel retour"
Location:
Musée de Montmartre
12, rue Cortot
75018 Paris
M° Lamarck - Caulaincourt, Abbesses, Anvers, Château Rouge
France
Phone : +33 (0)1 49 25 89 37
Fax : +33 (0)1 46 06 30 75
Mail : infos@museedemontmartre.fr
Internet Site : www.museedemontmartre.fr
Description:
Dates :
Du 4 novembre 2008 au 3 mai 2009
Du mardi au dimanche de 11h à 18h

Tarif : 7 euros, tarif réduit 5,50 euros


A l'occasion des dix ans de la disparition du comédien, l'agence Arts' Talents et le Musée de Montmartre s'associent pour révéler les facettes méconnues d'un artiste aux talents multiples dans le cadre d'une exposition exceptionnelle. Parrainée par Francis Huster, cette rétrospective unique présentera à Paris plus de 1200 pièces pour la plupart inédites touchant au cinéma, à la littérature, au théâtre et aux arts plastiques. L'occasion de découvrir pour le grand public des oeuvres exposées pour la toute première fois, regroupées par thèmes et mises en scène pour un véritable parcours initiatique parmi l'ensemble des salles du musée : costumes, dessins, correspondances, peintures, sculptures, terres cuites et souvenirs personnels de Jean Marais.

Le comédien, peintre, metteur en scène, créateur de costumes, décorateur et écrivain, fascinait pour ses talents et sa beauté sculpturale digne d'un marbre antique. Jean Marais habitait Montmartre et son appartement de la rue Norvins fut le rendez-vous de tous les artistes de la Butte. C'est donc tout naturellement le Musée de Montmartre qui lui rend hommage pour célébrer les dix ans de sa disparition avec une exposition dont le titre évoque l'un des films les plus célèbres de Jean Marais, L'Eternel retour de Jean Delanoy, version moderne de la légende de Tristan et Iseult. Francis Huster est le parrain de l'évènement qui propose un parcours thématique dans la vie et l'œuvre de Jean Marais, présentant notamment et pour la première fois le costume brodé du roi de Peau d'âne, le masque de La Belle et la bête reconstitué sur les indications de Jean Marais, les premiers croquis d'adolescent du comédien, les esquisses de sa ligne de prêt à porter Jean Mara, le César d'Honneur reçu en 1980 ou sa correspondance avec Jean Cocteau.

Le musée dévoilera des pièces entrées dans l'histoire du 7ème Art français telles que le costume brodé porté par Jean Marais dans Peau d'Âne ou encore la reconstitution du masque de La Belle et la Bête. Les débuts du comédien seront aussi au programme à travers les clichés de ses premières séances d'essai tandis que la confirmation de son statut de star sera symbolisée par l'exposition de son César d'honneur reçu en 1980.

Au-delà du Jean Marais acteur, cette rétrospective lèvera un coin de voile sur le Jean Marais artiste avec notamment ses différentes sculptures, ses illustrations de contes pour enfants ainsi que ses différentes toiles. Dans le domaine de la vie privée, les visiteurs pourront découvrir la correspondance qu'il entretenait avec Jean Cocteau.

Voici quelques-uns des nombreux « trésors » que le grand public pourra découvrir dès le 4 novembre au Musée de Montmartre à Paris dans le cadre de l'exposition que l'agence Arts'Talents (fondée par Romain Leray et Didier Jovenet détenteurs de l'un des plus grands fonds européens de costumes et d'accessoires de cinéma) et le musée ont conjointement organisée à l'occasion des dix ans de la disparition de Jean Marais :
Le costume brodé du roi de PEAU D'ANE
Le masque de LA BELLE ET LA BETE reconstitué sur les indications de Jean Marais après le tournage
Les premiers croquis d'adolescent au trait incroyablement proche de celui de Jean Cocteau
Les clichés des premières séances d'essais professionnels
Les bronzes, toiles et aquarelles
Les esquisses de sa ligne de prêt à porter, baptisée «Jean Mora», lancée dans les années 70 et à la modernité étonnante
Les récompenses dont le César d'Honneur reçu en 1980
Les costumes, photographies et affiches de films et de théâtre
Les terres cuites et sculptures
Les illustrations de contes pour enfants
Les maquettes de décors
La correspondance avec Jean Cocteau…


Jean Marais, l'artiste

Acteur, il fut le plus ardent des caméléons. Artiste, il fut aussi le plus doué des touche-à-tout. «L'art m'attire, me fascine, j'aime m'en approcher. Je respecte l'artiste, j'aimerais lui ressembler, mais place trop haut l'art pour me croire artiste»1, s'empressait-il pourtant d'ajouter. Peinture, sculpture, dessin, et même stylisme, Jean Marais voguera toute sa vie au gré de ses envies et de ses passions.

Rattrapé par le cinéma alors qu'il se prédestinait à une carrière de peintre, Jean Marais n'abandonnera jamais pour autant ses crayons et ses pinceaux. Entre deux tournages, pendant ses loisirs, il se mettra devant son chevalet… Sa technique est digne des miniaturistes du Moyen Âge. Avec une habileté exceptionnelle et l'obsession de la belle ouvrage, il passera des heures, des jours, des semaines, parfois plusieurs mois pour réaliser une oeuvre. Picasso, qui souhaita acquérir ses créations, l'encouragea à consacrer plus de temps à cet art. Son réalisme pictural donnera naissance à un monde poétique, d'une grande sensibilité, s'inspirant de son quotidien, de sa vie et de l'environnement où la nature et les animaux occupent une place particulière.


Autoportrait peint en 1935. Jean Marais a 22 ans.
Huile sur bois.
© DR - Collection particulière - ARTS' TALENTS EDITIONS
(extrait de l'ouvrage qui sort le 4 novembre en librairie)

Le peintre complètera toujours le comédien. Mais pas seulement. En 1941, par goût esthétique prononcé, mais aussi par souci d'économie, il se mettra à dessiner des costumes et des décors. Il réalisera cette année-là ceux de Valse 1900 pour Jeannine Charrat et Roland Petit. Dix ans plus tard, Britannicus, à la Comédie-Française, sera une de ses plus belles créations. Il travaillera alors avec les ateliers de Robert Piguet, un des grands couturiers de l'époque. Pour la première fois dans la maison de Molière, un acteur assumera le jeu d'acteur, la mise en scène mais également la création des décors et des costumes. Il poursuivra avec La Machine infernale de Jean Cocteau en 1953, Pygmalion de George Bernard Shaw en 1955, L'Apprenti fakir avec George Reich en 1957, Le Disciple du diable adapté par Jean Cocteau, OEdipe-roi de Jean Cocteau en 1958, Cocteau-Marais en 1983 et Bacchus de Jean Cocteau en 1988.
Du costume de scène, il passera presque naturellement au costume de ville. Son élégance, que l'on résume trop facilement à du dandysme, lui donnera un jour l'envie de créer sa propre ligne de prêt-à-porter.
Il se lancera en 1970 sous le pseudonyme de Jean Mora. Un désir créatif influencé par trois personnalités d'exception: Coco Chanel, amie de Jean Cocteau; Christian Bérard, créateur de costumes, décorateur, magicien dans l'art du drapé, conseiller artistique qui habillera Jean Marais à de multiples occasions, comme Les Montres sacrés, L'Aigle à deux têtes, La Belle et la Bête ou Orphée; enfin, son grand ami André Bardot, maître tailleur de l'après-guerre dont l'atelier de la rue La Boétie était couru du Tout-Paris. Il habillera Jean Marais à la ville comme à la scène notamment lors des différents galas de l'Union des Artistes où ses costumes d'une coupe parfaite feront sensation. L'homme vu par Jean Marais ? Ce sera une collection complète, comprenant plus de 50 pièces ainsi que des accessoires et des foulards.



Ces dessins, d'une extrême précision, sont aujourd'hui d'une modernité déconcertante: casquette à bout carré, sac-serviette, trench-coat croisé, pull daim et laine, blouson cintré, polo laine tricoté très fin, smoking blanc, costume de plage bouffant à l'orientale, gilet du soir en cuir…
Pour réaliser sa collection d'accessoires et en particulier ses foulards, il peindra des gouaches sur toile d'esprit arts primitifs, mêlant des couleurs très vives, chatoyantes à des motifs géométriques. Pour les ceintures et les boutons de manchettes, il jouera sur les anagrammes où l'on retrouve toujours le JM. Pourtant, malgré un grand lancement médiatique avec un défilé à l'hôtel Bristol, ces collections ne rencontreront pas le succès escompté.
Qu'importe, il va bientôt s'intéresser à un autre univers artistique.

A la fin des années 70, Jean Marais s'initie à la se lance dans ce qui sera la dernière passion créatrice de sa vie, la sculpture en terre cuite, qui sera aussi une histoire d'amitié. Grâce à un marchand de terre, il rencontre Jo Pasquali, potier, qui lui apprendra les rudiments du tournage. Et il se liera aussi à son épouse Nini Pasquali qui lui proposera d'ouvrir une galerie. C'est ainsi qu'il se mettra à tourner et à sculpter des oeuvres de toute nature, parmi lesquelles des pièces monumentales comme Le Passe-muraille dont la sculpture en bronze se trouve place Marcel-Aymé à Paris. Tignasse blanche, barbe chenue, yeux bleus délavés, il aurait dû interpréter sur scène, à la fin de sa vie, Rodin, avant que Bruno Nuytten ne s'empare du projet pour le cinéma. Drôle de clin d'oeil du destin!
«J'ai découvert la peinture à 10 ans, le stylisme à 50, la poterie à 60 et la sculpture à 73ans. On croirait à une blague», confiait-il dans un éclat de rire en 1992. Aujourd'hui, on se dispute ses oeuvres et on reconnaît l'incroyable palette de son talent. Un pied de nez du destin qui l'aurait beaucoup amusé…


Communiqué :
http://www.museedemontmartre.fr/images/marais_dp.pdf


Catalogue :
Edité par ARTS' TALENTS EDITIONS, un catalogue/livre d'art reprenant les oeuvres les plus rares et les pièces les plus marquantes de l'exposition JEAN MARAIS, L'ETERNEL RETOUR accompagne l'événement.
Retraçant l'ensemble et la diversité de la carrière de Jean Marais, richement illustré de centaines de photographies et documents inédits, cet ouvrage est disponible en librairie à partir du 4 novembre 2008.
224 pages, 49 €
ISBN : 978-2-9532901-0-39782953290103



Exposition "Delacroix et la photographie"
Location:
Musée national Eugène Delacroix
6, rue de Furstemberg
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 44 41 86 50
Fax : +33 (0)1 43 54 36 70
Mail : Contact.Musee-Delacroix@louvre.fr
Internet Site : www.musee-delacroix.fr
Description:
Dates :
du 28 novembre 2008 au 2 mars 2009
Exposition ouverte tous les jours, sauf le mardi, de 9h30 à 17h (fermeture des caisses à 16h30)

Tarif : 5 €
Gratuit pour les moins de 18 ans et pour tous le 1er dimanche de chaque mois
Accès gratuit avec le billet d'entrée du musée du Louvre le même jour


Delacroix fut confronté, comme toute sa génération, à l'émergence de la photographie. Outil à la fois intriguant et fascinant pour le peintre, ce médium occupe une place à part dans l'ensemble de son oeuvre. Il est à la source d'une profonde réflexion sur la vérité artistique face au réalisme photographique.

Loin de la considérer comme une rivale possible de la peinture, Delacroix suit avec intérêt l'émergence et le développement de la photographie. Collectionneur attentif de reproductions d'oeuvres d'art – fresques de Raphaël, toiles de Rubens ou sculptures des cathédrales – il choisit, à défaut d'avoir à manier lui-même l'objectif, de faire photographier par Eugène Durieu des modèles nus, masculins et féminins. Ces clichés, qu'il emporte parfois avec lui, sont un outil précieux pour s'exercer au dessin au cours de ses séjours en province. Ils répondent à des critères très personnels; Delacroix souhaitait utiliser des images volontairement un peu floues et surtout dépouillées de tous les accessoires pittoresques véhiculés par les clichés commerciaux à l'attention des artistes.
Cependant, malgré une profonde fascination pour la photographie, Delacroix conserve un oeil critique à l'égard de ce nouveau médium. Il adopte une attitude parfois sceptique quant à son utilisation proprement dite et à la maîtrise de la technique, refusant de lui attribuer des avantages au-delà de sa valeur instrumentale. Sa réticence est particulièrement vive à l'égard de sa propre image photographiée : il va même jusqu'à exiger la destruction de certains négatifs, heureusement en vain.

L'exposition permet d'étudier, dans l'atelier même du peintre, la relation complexe de l'artiste à la photographie. Le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France permet au musée Eugène-Delacroix de réunir pour la première fois l'ensemble des photographies d'Eugène Durieu et la quasi-intégralité des dessins réalisés à partir de ces clichés ; à cette riche collection s'ajoutent de nombreux autres clichés inédits ainsi qu'une Odalisque peinte, généreusement prêtée pour l'occasion.
Enfin, une série de portraits de Delacroix oppose les daguerréotypes intimes des années 1840 aux images ultérieures, plus posées, prises par Nadar ou Carjat.


Delacroix photographié

« Je me vis dans une glace et je me fis presque peur de la méchanceté de mes traits... [les muses] ont été pires que des courtisanes. » A lire cette confidence de l'artiste, dans une page de 1824 de son Journal, on saisit combien Delacroix entretenait avec sa propre image un rapport complexe. Contrairement à un usage répandu à l'époque, il allait interdire que son visage soit moulé à sa mort. Rares sont d'ailleurs ses autoportraits peints […]. En dépit de son vif intérêt pour la photographie, Delacroix fut un modèle peu coopératif. Il nous offre sur presque toutes ces images le même masque hautain et impénétrable. La plupart sont, il est vrai, des portraits officiels des années 1850-1860, où il pose en homme conscient de son génie désormais reconnu des critiques.

D'autant plus rare et étonnante est la série de daguerréotypes d'amateur, en partie inédits, pris dans l'intimité en mars 1842 par son cousin Léon Riesener lors d'un séjour du peintre à Frépillon. Sur l'un, la prise de vue rapprochée confère une fascinante présence à sa physionomie fermée aux traits marqués. Dans un autre portrait, le geste saisi sur le vif des deux mains crispées a quelque chose de satanique : la figure allongée, encadrée de cheveux noirs et coiffée d'une toque sombre renforçant l'air faustien du modèle. Il les a regardés attentivement et en a même fait des contre-épreuves qu'il a redessinées afin d'étudier le modelé rendu par l'objectif. Ces dessins confirment la curiosité éveillée chez Delacroix, bien avant qu'il ne la consigne par écrit, par cette vision nouvelle du visage et du corps humain qu'offrait la photographie.

A partir des années 1850, la photographie sur papier tendit à se substituer à la gravure pour les portraits de contemporains illustres. Delacroix fut sollicité d'abord par le critique Théophile Silvestre, en 1852, pour poser devant Victor Laisné en vue de la parution de son Histoire des artistes vivants. Delacroix apparaît en dandy, en homme du monde, même si l'expression du visage reste distante. L'année suivante, face à l'objectif d'Eugène Durieu, le photographe avec lequel il collabora pourtant pour des études de modèles, Delacroix paraît tout aussi figé. Indéniablement les séances de pose sont pour lui une gêne et une perte de temps.
En 1858, Delacroix se rendit toutefois chez Félix Nadar qui admirait tant le peintre et voulait compléter la série de portraits de grands hommes qu'il comptait exposer l'année suivante à la Société française de Photographie. La pose est pleine d'autorité et l'éclairage met bien en valeur le visage. Cependant, le peintre mécontent de son aspect pria le photographe de détruire le négatif et les épreuves, ce dont, fort heureusement, ce dernier se garda bien. Pierre Petit a continué dans la même voie la tradition des effigies d'hommes célèbres de son temps et réussi, vers 1862, de beaux portraits. Ni l'allure ni l'expression du modèle, plus détendu peut être, n'ont la force qu'avait su lui donner Nadar, même s'il améliore progressivement le résultat grâce aux recadrages des épreuves qu'il diffuse.


Pierre Petit
Eugène Delacroix vu de profil assis
Vers 1862
Papier albuminé. 27,5 x 21 cm
Musée Eugène Delacroix
© Photo RMN / Michèle Bellot

Enfin, Etienne Carjat, qui était aussi doué que Nadar pour exprimer la psychologie de ses modèles nous en livre une image magistrale bien qu'elle soit au format de l'édition en cartes de visite, montrant le peintre au soir de sa vie, campé debout en manteau, le regard toujours aussi aigu et bouleversant.


Delacroix et les photographies de modèles

Delacroix est loin d'être le seul peintre fasciné par cette nouvelle possibilité offerte aux artistes et bientôt nombre de photographes vont diffuser de telles images à leur usage. Ces nus « artistement » composés sont souvent de petits tableaux tout arrangés, et l'étude de l'anatomie proprement dite y est gênée par le décor souvent un peu envahissant. L'identification des sources de deux dessins de Delacroix d'après des photographies de Louis-Camille d'Olivier et de Julien Vallou de Villeneuve prouve néanmoins qu'il s'est fourni en images commerciales.

Delacroix reproche toutefois à ces images moins leur artificialité que leur trop grande précision. Dans un passage du Journal de 1859, il prend la photographie comme exemple du réalisme parfois poussé jusqu'à l'absurde tandis que « les photographies qui saisissent davantage sont celles où l'imperfection même du procédé pour rendre d'une manière absolue, laisse certaines lacunes, certains repos pour l'oeil qui ne lui permettent de se fixer que sur un petit nombre d'objets ». La nécessaire combinaison de la vision de la nature avec l'oeuvre d'imagination — combinaison qui se réalise idéalement dans le travail de la mémoire — pouvait se trouver satisfaite par le recours à la photographie, image de la nature, mais à condition qu'elle soit suffisamment imprécise pour amortir les détails au profit du « caractéristique » et de l'imagination.

C'est sans doute pourquoi il engage en juin 1854 un photographe de ses amis, Eugène Durieu, pour qu'il prenne sous sa direction une série d'images qui correspondent mieux à ses attentes.

Ces photographies sont plus dépouillées que les tirages commerciaux : les seuls accessoires sont des étoffes de couleur claire sur le sol ou en drapé, une perche dont se sert le modèle masculin, une caisse de bois, siège ou accessoire selon les besoins, et, fréquemment, une peau de panthère : en somme, les objets dont disposent habituellement les modèles d'atelier pour prendre et garder la pose, trouver un point d'appui pour mettre en valeur les formes et la musculature, imiter l'attitude d'un marbre antique.

Bien que le peintre ait fait lui-même poser les modèles pendant les séances de prise de vues, leurs attitudes n'évoquent cependant pas immédiatement l'art de Delacroix. Objet d'étude et de contemplation, les photographies de « l'album Durieu », à une ou deux exceptions près, ne lui serviront, en effet, pour aucun tableau. Elles lui sont utiles seulement pour dessiner, cet exercice quotidien qui lui était aussi indispensable que les gammes à un pianiste. Une notation du Journal – 30 juillet 1854 : « Avoir les photographies Durieu pour emporter à Dieppe » - , montre que ces images suppléent le manque de modèles lors de séjours en province, mais pas seulement. L'inscription sur un dessin : « 15 août 55 le matin à la cérémonie » confrontée au Journal, indique que Delacroix l'a réalisé tout en assistant au Te Deum célébré ce jour-là à Notre-Dame de Paris. Il avait donc emporté un album de photographies pour dessiner sur ses genoux, afin de limiter la perte de temps que lui causaient ces pompes obligatoires. D'autres dessins datés attestent que, de 1854 à l'été 1856, les photographies lui servirent aussi bien à Paris qu'à Dieppe.


Louis Camille d'Olivier
Nu féminin
1855. Papier salé. 21 x 16 cm
BnF, Département des Estampes et de la Photographie
© BnF


Eugène Delacroix
Étude de femme nue de profil à gauche
Mine de plomb. 13,6 x 20,9 cm
Musée du Louvre, Département des Arts graphiques
© Photo RMN / Thierry Le Mage

Parmi les feuilles exposées, on distingue toutefois deux manières très différentes : sur les unes les contours sont à peine esquissés, alors que sur les autres les figures sont beaucoup plus nettement tracées et ombrées.
Il s'agit, dans le premier cas, de croquis de mise en place des modèles exécutés dans l'atelier même du photographe lors des prises de vues. Ces dessins sur le vif sont d'ailleurs parfois pris sous des angles légèrement différents de ceux du photographe. En revanche, les dessins aux traits plus appuyés correspondent à des séances de travail ultérieures d'après photographie, ce que viennent confirmer leurs dates. Leur technique reconnaissable autorise à présenter à la fois des dessins liés précisément à telle ou telle photographie connue et d'autres exécutés d'après des images non encore répertoriées. L'intégralité de ceux que nous avons pu localiser est présentée ici, à l'exception de deux dessins conservés aux Etats-Unis et de cinq autres appartenant au musée Bonnat à Bayonne dont les clauses du legs interdisent tout prêt.


Eugène Durieu
Homme nu assis sur une chaise
Papier albuminé. 9,7 x 5,8 cm
Collection Gérard Lévy
© 2008 Musée du Louvre / Pierre Ballif

Eugène Durieu
Homme nu debout de dos, tenant un bâton vertical
Papier albuminé. 9,9 x 5,8 cm
Collection Gérard Lévy
© 2008 Musée du Louvre / Pierre Ballif

Eugène Delacroix
Trois études d'hommes
Mine de plomb. 19,2 x 25,3 cm
Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon
© Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon

L'étude des dessins d'après photographie dont la source n'était pas dans « l'album Durieu », a permis d'identifier, avec de fortes présomptions, un autre recueil du début des années 1850 conservé dans la collection Gérard Lévy. Il est composé de quarante planches techniquement disparates représentant principalement des nus académiques, pris par des amateurs éclairés comme Durieu, alors que d'autres proviennent d'ateliers professionnels, mais toutes se distinguent par le cadrage sur le modèle, la mise en valeur de la musculature ou des lignes du corps et l'absence de décors superfétatoires. Les traces de peinture maculant certaines pages indiquent que cet assemblage était, pour l'artiste qui le feuilletait, un objet d'étude et de travail. Or l'album comporte non seulement un portrait d'italienne par Julien Vallou de Villeneuve qui a été copié par Delacroix, mais également trois études de nus masculins qui se retrouvent toutes trois sur un dessin conservé au musée de Besançon. Les photographies se suivent de près dans l'album, et dans le même ordre que sur le dessin, ce qui renforce l'hypothèse que ce second album, à défaut d'être composé de photographies posées en présence de Delacroix, lui a du moins appartenu.


Communiqué :
http://agenda.germainpire.info/img/2008/20081127_Delacroix_photographie.pdf


Catalogue : « Delacroix et la photographie », coédition Musée du Louvre et Editions du Passage, textes par Sylvie Aubenas, Françoise Heilbrun, Fiona Le Boucher, Christophe Leribault et Sabine Slanina.
160 pages, 28€


Colloque :
Au Musée du Louvre le 24 janvier : "Ingres, Delacroix, Courbet, les peintres à l'épreuve de la photographie, 1840-1860". Infomations en cliquant ici


Critique :
Dans le magnifique appartement où il a séjourné et qui lui est désormais dédié, Delacroix a mis en oeuvre une relation complexe voire ambigüe avec le nouveau média photographique, faite d'admiration et de distance. L'exposition montre l'intérêt du peintre pour cette technique, par l'utilisation de clichés d'autrui pour la réalisation de ses dessins. Les modifications apportées par rapport au cliché affirment une volonté de se démarquer d'un trop grand réalisme, et dans le même temps, là où réside l'ambiguité, d'en corriger les imperfections. La démarche de Delacroix est somme toute conforme au chef de l'école romantique qu'il a été.
Les portraits photographique du peintre témoignent d'un tempérament fier, pour ne pas dire orgueuilleux, et permettent de saisir une partie de l'identité de Delacroix.

autre critique

Dita Von Teese au Crazy Horse
Location:
Le Crazy Horse
12, avenue George V
75008 Paris
M° Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 32 32
Mail : reservation@lecrazyhorseparis.com
Internet Site : www.lecrazyhorseparis.com
Description:
La danseuse et mannequin américaine Dita Von Teese est de retour au Crazy Horse à Paris le 1er Février 2009 pour présenter 4 nouvelles performances et ce jusqu'au 15 Février 2009. Véritable icône glamour, ce retour est un vrai événement !

Dita Von Teese portera pour le numéro « Le Bain » un tailleur noir entièrement brodé avec veste inspirée des années 40, col en satin noir et jupe longue droite portefeuille, puis pour le final du spectacle, une tunique en tulle de soie bleu glacé brodée de paillettes étoile argentées.

Ces 2 tenues ont été imaginées et créées par Elie Saab spécialement pour cet évènement.

08:00  
09:00  
10:00  
11:00  
12:00 [12:00-14:00] Déjeuner pour les Césars
Location:
Fouquet's
99, avenue des Champs-Elysées
75008 Paris
M° George V
France
Phone : +33 (0)1 40 69 60 50
Fax : +33 (0)1 40 69 60 55
Mail : fouquets@lucienbarriere.com
Internet Site : www.lucienbarriere.com/localized/fr/restaurants/nos_restaurants/fouquets.htm
Description:
Déjeuner pour les Césars

13:00
14:00 [14:00-20:00] Exposition d'Alain Sicard
Location:
Maison d'Art Contemporain Chaillioux
5, rue Julien Chaillioux
94260 Fresnes
M° RER C Chemin d'Antony
France
Phone : +33 (0)1 46 68 58 31
Fax : +33 (0)1 46 68 45 28
Mail : macc.info@gmail.com
Internet Site : www.maccfresnes.com
Description:
vernissage le samedi 7 février de 14h à 20h rencontre discussion avec l'artiste ce jour-là à 17h
Du 10 Février 2009 au 21 Mars 2009

visite dans l'atelier de l'artiste le samedi 31 janvier à 10h, métro Volontaire (téléphoner au préalable pour réserver, maximum de 15 personnes !)

"Dans ma collection d'images, de celles que chacun hérite de l'enfance et emmagasine dans sa mémoire, figurent quelques tableaux, présentés ici en regard de mes peintures récentes." Alain Sicard pour la Macc.

http://www.alainsicard.fr


ALAIN SICARD, vue de l'atelier de l'artiste


[15:00-20:00] Exposition d'Alexandre Hollan
Location:
Galerie Vieille du Temple
Marie-Hélène de La Forest Divonne
23, rue Vieille du Temple
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 40 29 97 52
Mobile : +33 (0)6 84 33 98 88
Fax : +33 (0)1 42 71 39 75
Mail : contact@galerievieilledutemple.com
Internet Site : www.galerievieilledutemple.com
Description:
05/02/2009 - 28/03/2009

Durant l'exposition, l'artiste signera l'ouvrage "Cahier d'Alexandre Hollan" textes réunis par Jean-Yves Pouilloux, éditions William Blake & Co.

[15:00-21:00] Exposition d'Ezra Johnson « A gentlemen's painter among bohemians »
Location:
Galerie de France
54, rue de la Verrerie
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 38 00
Fax : +33 (0)1 42 74 34 67
Mail : info@galeriedefrance.com
Internet Site : www.galeriedefrance.com
Description:
7 février - 14 mars 2009
Vernissage 7 février 15:00 - 21:00


[15:00-21:00] Exposition de Frédéric Prat
Location:
Galerie Frédéric Giroux
8, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 71 01 02
Fax : +33 (0)1 42 71 05 11
Mail : info@fredericgiroux.com
Internet Site : www.fredericgiroux.com
Description:
Vernissage samedi 7 février – de 15h à 21h
Exposition du 7 février au 28 mars 2009

La galerie Frederic Giroux est heureuse de présenter la deuxième exposition de Frédéric Prat : un ensemble de tableaux représentatifs des recherches menées par l'artiste, dont certains ont été montré au Mudam au primtemps 2008.

Les formes colorées se déploient sur le plan du tableau et s'articulent avec les fonds monochromes sans toutefois que leur variation constitue un sujet, ni qu'elles conduisent à une interprétation donnée. En effet, le spectateur ne peut y déceler aucun commentaire, ni un quelconque symbolisme. Bien au contraire, le tableau, libéré de toute référence ainsi que des contingences de la composition, manifeste sa présence en tant qu'objet. Son format permet de l'appréhender d'un seul regard dans sa totalité, l'ensemble et le détail.

Le tableau se définit avant tout comme un lieu, qui libère le regard du spectateur, et ouvre un volume de pensée. «Son cantonnement, formel et de sens (les coups de pinceaux ne sortent pas de la toile et n'indiquent rien d'autre que leur inscription de lieu), permet d'éviter que le regard-pensée soit distrait par autre chose et puisse tenir sa pertinence, soutenu par ‘le rien' présenté et inscrit du tableau. Cela est paradoxal, le regard est pour un moment l'obligé du tableau et en même temps l'obligé de rien.»* «Une couleur vient puis une autre jusqu'à obtenir la planéité du tableau pour qu'il prenne corps, se présente dans sa totalité, et que chaque endroit du tableau soit au même moment pour le regard.»*

* Extraits de l'entretien avec Clément Minighetti, curateur de l'exposition (in les cahiers de mudam n°2: Frédéric Prat, 2008).

[15:00] Exposition de Valérie Jouve
Location:
Galerie Xippas
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 40 27 05 55
Fax : +33 (0)1 40 27 07 16
Mail : paris@xippas.com
Internet Site : www.xippas.com
Description:
du 7 février au 21 mars

La Galerie Xippas présente Valérie Jouve. L'œuvre photographique de l'artiste s'est développée autour de deux entités : l'humain et le paysage, et plus généralement la ville et sa périphérie. Chaque image se construit autour de la notion de rencontre entre des corps, qu'ils soient personnes, architectures ou éléments paysages. Ainsi, lorsque Valérie Jouve photographie des personnages, si l'image est le prétexte à la rencontre d'une personne, c'est finalement la rencontre qui devient prétexte à l'image.

http://www.xippas.com/fr/expositions/expositions/detail_128


[15:00-19:00] Exposition de Yang Jiechang
Location:
Galerie Jaeger Bucher
5-7, rue de Saintonge
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 72 60 42
Fax : +33 (0)1 42 72 60 49
Mail : contact@galeriejaegerbucher.com
Internet Site : www.galeriejaegerbucher.com
Description:
Exposition jusqu'au 21 mars
Ouverte du mardi au samedi de 11h à 19h

La Galerie Jaeger Bucher présente On Ascension de l'artiste Yang Jiechang. L'exposition regroupe une vingtaine d'œuvres qui retracent le cheminement de l'artiste depuis son arrivée en France jusqu'aux toutes dernières œuvres dont le thème de l'ascension prend comme sujet l'élévation et la transcendance.





[16:00-21:00] Exposition "CHRISTOPH BUCHER vs. PIA FRIES"
Location:
Galerie Kamchatka
23, rue Charles V
75004 Paris
M° Saint-Paul, Bastille, Sully - Morland
France
Phone : +33 (0)1 42 71 22 59
Mail : info@kamchatka.fr
Internet Site : www.kamchatka.fr
Description:
La galerie Kamchatka présente du 7 février au 4 avril 2009 la première exposition commune de Christoph Bucher et Pia Fries : CHRISTOPH BUCHER VS PIA FRIES.

Pour sa première exposition à la galerie Christoph Bucher a choisi d'inviter Pia Fries. Il collabore à son travail depuis plusieurs années en tant qu'assistant.

Pia Fries présente dans l'exposition la série PORTFOLIO composée de 8 planches de sérigraphies (1999, 65.5 x 50 cm) et 3 oeuvres sur papier inédites (1999-2001, technique mixte). Dans la série PORTFOLIO, Pia Fries, contrairement à ses peintures, ne laisse que très peu de blanc, presque toute la surface du papier est recouverte de grands aplats sur lesquels viennent se superposer des amas de couleur comme fraîchement sortis du tube et posés à la brosse.

Christoph Bucher expose pour la première fois la série LAYERS (2007 - 2009) dont le titre fait référence à la technique utilisée.
Christoph Bucher peint sur des chassis en bois fabriqués par ses soins, il applique différentes couches de peinture noire diluée à l'eau à travers des masques et pochoirs successifs. Il obtient ainsi une superposition de formes géométriques du gris clair au noir. Le veinage et la couleur du bois (pin, bouleau, lauan) apparaissent en transparence à travers la peinture. Les différentes dimensions créées par les amas de formes géométriques sont perturbées par le bois plus ou moins présent selon les tableaux,le bouleau donne un effet très lisse et clair, le lauan d'un marron très foncé boit la peinture et donne beaucoup plus de pesanteur.
La deuxième série RELIEF, est un travail antérieur à LAYERS, il s'agit d'une série de moulures de plâtre sur chassis de bois. Là aussi le matériau (plâtre) est visible, Christoph Bucher le coule sur son chassis et lui donne un aspect légèrement froissé et aplati. Les tableaux sont toujours présentés par groupe, collés les uns aux autres. On pense au confort de coussins blancs ou à des murs capitonnés, signe d'aliénation.

Mis en regard l'un de l'autre, les travaux de Pia Fries et de Christoph Bucher semblent appartenir à deux univers opposés : couleur vs. peinture noire, matière vs. peinture diluée, bois peint vs. bois brut, ... Pourtant, on peut lire une fi liation de l'élève au maître, la répétition de formes, le jeu des matières et des superpositions. Chez Christoph Bucher comme chez Pia Fries la composition des toiles semble laisser une place au hasard ; s'il existe, il répond à un schéma de composition précis et une structure subtile d'agencements des éléments. Le travail en série est primordial, c'est dans la répétition des formes, la déclinaison des teintes et de légères variations, que l'on saisit un thème, une recherche continue sur la forme, la série se lit comme une partition, une répétition de notes donnant un rythme et une vibration à leur peinture.

[16:00] Exposition "Play loud, please"
Location:
Galerie Celal
45, rue Saint-Honoré
75001 Paris
M° Châtelet, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 40 26 56 35
Mobile : +33 (0)6 77 51 77 95
Mail : galerie.celal.akkus@gmail.com
Internet Site : www.galeriecelal.com
Description:
LDA & La Galerie CELAL présentent :
"PLAY LOUD. PLEASE"

avec :
JANINE GORDON
ANTOINE GAMARD
JULIEN TAYLOR
GREGORY DEJOY
WILLIAM B.
THOMAS PARNET

Commissariat : Chihab De Haley / Laetitia Chauvin

du 6 février au 3 mars 2009
Vernissage le samedi 7 février à partir de 16h



[16:00-21:00] Exposition de Maria Thereza Alves "Constructed Landscapes"
Location:
Galerie Michel Rein
42, rue de Turenne
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 72 68 13
Fax : +33 (0)1 42 72 81 94
Mail : galerie@michelrein.com
Internet Site : www.michelrein.com
Description:
Feb 7-28, 2009
vernissage/ opening reception: 7.02.09, 4-9 pm

Constructed Landscapes est la première exposition personnelle de Maria Thereza Alves à la galerie Michel Rein.

"L'écosophie de Maria Thereza Alves.

L'art de Maria Thereza Alves s'établit sur la base d'une pensée écologique. Elle aborde les écosystèmes à travers le dynamisme des équilibres générés par la diversité des espèces. Elle met en place des procédures d'enquête, nécessitant en tout premier lieu son inscription dans le paysage spécifique, humain et territorial, qu'elle aborde. Les méthodes de l'archéologie sont mises en oeuvre pour ses grands projets Seeds of Change et Wake, qui révèlent une cartographie secrète de la mondialisation à travers les déplacements des plantes dans les vêtements des voyageurs et le ballast délesté par les navires marchands. En établissant ses recherches à côté des scientifiques, Maria Thereza Alves affirme la possibilité pour l'activité artistique de développer une pensée de la vie procédant d'un alliage de savoirs sensibles et cognitifs. Une écosophie, au sens où Félix Guattari pensait l'articulation éthico-politique entre les trois registres écologiques : l'environnement, les rapports sociaux et la subjectivité humaine. Il s'agit pour elle de saisir les processus de singularisation des formes de vie. En mettant en évidence une poétique de la diversité, qui échappe aux pouvoirs et aux injonctions de territorialisation.

La migration des plantes est liée à l'histoire de la globalisation, en écho à la migration contrariée des personnes. Le marché des végétaux est l'un des lieux-limites de jonction entre premier et tiers mondes.
What is the Color of a German Rose ? exprime les paradoxes de cette exploitation. Dans une vidéo aux sons et couleurs suaves, mixte de programme éducatif et de démonstration commerciale, une jeune femme nous présente une succession de fleurs, fruits et légumes tandis qu'une voix-off masculine désigne leurs lieux d'origine. Une géographie du commerce mondial est ainsi dressée à partir de la disponibilité des biens de consommation courante dans une ville européenne. De l'étal du supermarché au buffet en nature morte s'exprime l'orgie consumériste inventée par le capitalisme, faisant fi des conséquences écologiques d'un tel trafic quotidien à la surface du globe.

Sous les aspects d'un ouvrage de ferronnerie, la sculpture Through the Fields and into the Woods rassemble des plantes dites européennes qui, bien sûr, ne le sont pas toutes. « L'oeuvre est une sorte de "barrière" aux présomptions d'une histoire "connue" qui suppose l'identité comme linéaire », nous dit Maria Thereza Alves. Sur ce plan de consistance viennent se rassembler des représentations de végétaux constituant un paysage pensé comme vernaculaire et pourtant importé d'autres cultures. La remise en cause des notions communément admises définissant l'identité culturelle est l'un des axes constants de la critique construite par l'artiste. Les arêtes acérées des végétaux grimpant sur cette porte entre deux mondes viennent interroger la restriction actuelle du droit à la libre circulation des personnes. Les plantes circulent, tant et si bien qu'elle font du monde un « jardin planétaire », mais les êtres humains, eux, selon leur provenance, sont privés de la même liberté.
Une volonté de critique des structures coloniales fonde la recherche de Maria Thereza Alves. Elle emploie les méthodes de l'enquête ethnographique et anthropologique, en les appliquant en retour aux cultures occidentales. La persistance de l'ethnocentrisme européen est ainsi mise en évidence. Pour la vidéo Male Display Among European Populations, une ethnologue amérindienne interroge un homme italien sur les rituels et croyances quotidiens qui le conduisent à se toucher les testicules par superstition. La curiosité polie de l'ethnologue renvoie au regard condescendant pratiqué par les cultures dominantes sur les peuples qu'elles désignent comme « autres ». L'effet de miroir ironique produit par ce principe d'inversion en appelle à un élargissement de la compréhension de l'humanisme, en entrant dans « les mutations de la pluralité consentie comme telle », ainsi que nous y invite Edouard Glissant. C'est le combat de l'artiste de « contribuer peu à peu à faire admettre "inconsciemment" aux humanités que l'autre n'est pas l'ennemi, que le différent ne m'érode pas, que si je change à son contact, cela ne veut pas dire que je me dilue dans lui », nous enseigne le penseur du Tout-monde.

Le projet Fair Trade Head part d'un événement récent de l'actualité française, lorsque le ministère de la culture a empêché la ville de Rouen de restituer à la communauté Maori de Nouvelle-Zélande une tête conservée dans la collection de son Musée d'histoire naturelle. En réponse à ce soutien du commerce des restes humains par le gouvernement, l'artiste invente un programme de « Tête équitable », pour lequel des citoyens européens choisiraient de donner leur tête en remplacement symbolique. De la logique patrimoniale et néo-coloniale de l'Etat découle la logique implacable du projet de l'artiste, qui propose l'application simple et radicale du principe fondamental d'égalité.

L'art est un lieu de mise en évidence des paradoxes qui fondent la culture contemporaine. Une expérimentation de nouveaux rapports sociaux qui seraient fondés sur une responsabilité éthique travaillant à mettre fin aux pratiques archaïques et destructrices du monde occidental. Une invitation à dépasser la division binaire nature-culture. Pour comprendre l'histoire commune qui lie humains et non-humains. Pour comprendre l'humanité de l'animal. Comme dans la vidéo Bruce Lee in the Land of Balzac, où un cri dont on ne sait s'il est celui d'un chat sauvage ou d'un karateka monte dans un paysage de brouillard hivernal. Un paysage culturel français, celui de La vallée du Lys, requalifié par le spectacle cinématographique des arts martiaux asiatiques. En lutte avec ces cultures disjonctives, le mystère du cri vient évoquer un état originaire de coexistence entre humains et animaux. En rappelant l'ambiguïté du concept de « nature humaine ». Les animaux sont des humains comme les autres."

Pascal Beausse

Maria Thereza Alves, artiste brésilienne vivant en Europe, a récemment exposé à la Triennale de Guangzhou (2008), à Manifesta 7 et participera à la biennale d'Athènes en 2009.

Rencontre avec Maria Thereza Alves Unpredictable Paths / Chemins imprévisibles
mercredi 04 février 2009 à 19h - entrée libre
Dans le cadre de « In Situ & In Vivo », entretiens sur l'art organisés par Parscal Beausse
Fondation d'entreprise Ricard - 12 rue Boissy d'Anglas -75008 Paris


[16:00-20:00] Exposition de Marina Abramovic
Location:
Galerie Cent8 - Serge Le Borgne
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 74 53 57
Mobile : +33 (0)6 61 67 37 69
Fax : +33 (0)1 42 74 53 18
Mail : info@sergeleborgne.com
Internet Site : www.sergeleborgne.com
Description:
Exposition jusqu'au 30 avril
Ouverte du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h30 à 19h

La Galerie Serge le Borgne présente Marina Abramovic. Un ensemble photographique marqué par la présence physique de Marina, de diverses performances de 1975 à aujourd'hui. Chaque performance s'appuie sur un évènement lié à la vie personnelle de l'artiste. Ces scénarios ritualisés et dramatisés à l'extrême deviennent des sortes de métaphores universelles. Dans les années 70, Marina Abramovic a documenté ses « actions », sous forme de photographies ou films, constituant un fonds de documents, partie intégrante de son travail et oeuvres en soi.


[16:00] Exposition de photographies de Benjamin Larderet
Location:
Institut kurde de Paris
106, rue La Fayette
75010 Paris
M° Poissonnière
France
Phone : +33 (0)1 48 24 64 64
Fax : +33 (0)1 48 24 64 66
Internet Site : www.institutkurde.org
Description:
07 au 20 fevrier 2009
VERNISSAGE samedi 7 février à partir de 16h

C'est en 2005 que Benjamin Larderet entame son premier séjour au Kurdistan de Turquie, prélude d'une «approche anthropologique» qu'il concentre au fur et à mesure à Beytussebab, aux confins du Kurdistan de Turquie.

Ville de 7000 habitants, ville-garnison étouffée par la présence militaire turque située à quelques kilomètres de cette frontière artificielle séparant les Kurdes d'Irak, qui n'ont connu un destin différent que récemment, Beytussebab semble abandonné à son sort. «C'est à Beytussebab et dans ses environs qu'il me semble avoir trouvé le Kurdistan que je recherchais», dit Benjamin Larderet, formé en photographie de prise de vue à Icart photo, école de photographie de Paris. Ainsi, les clichés dévoilent-ils le retour au pays kurde, à cette ville longtemps interdite à toute prise de vue.

Inaugurée à l'institut kurde de Paris, cette exposition tournera dans diverses villes, notamment à Bruxelles.

Voir les photos :
http://galleries.institutkurde.org/albums/exposition/beytussebab

[16:00-19:00] Portraits Intimes par Fran et Jim
Location:
Apparemment Café
18, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 12 22
Description:
du 2 février au 2 mars 2009
Présence des artistes samedi 7 février de 16H à 19H

[16:00] Présentation de "Venizélos, le fondateur de la Grèce moderne"
Location:
Maison de la Grèce
9, rue Mesnil
75016 Paris
M° Victor Hugo
France
Description:
de Charles Personnaz

[16:00-20:00] Signature des livres illustrés par Thierry Guitard
Location:
Galerie l'Art de Rien
48, rue d'Orsel
75018 Paris
M° Abbesses, Anvers
France
Phone : +33 (0)1 42 52 75 84
Mail : info@art-de-rien.com
Internet Site : www.art-de-rien.com
Description:
A l'occasion de la sortie des trois derniers livres illustrés par Thierry Guitard : "Pirates de tous les pays" de Markus Rediker, "La Vie des forçats" d'Eugène Dieudonné, et "Propos d'un agitateur" de Ricardo Flores Magon, tous les trois édités par Libertalia, L'Art de Rien, vous invite à venir découvrir les planches originales de ces illustrations, ainsi que d'autres œuvres de Thierry et de son amie Helyet Bess, qu'il a invité à partager les murs de la galerie dans le cadre de l'exposition "Vivre libre..."

Une signature pour les trois livres en question ainsi qu'une rencontre avec l'artiste est organisée à la galerie le samedi 7 février à partir de 16h.




[17:00-21:00] Exposition "THE WEALTH OF NATIONS"
Location:
Galerie Patricia Dorfmann
61, rue de la Verrerie
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 77 55 41
Fax : +33 (0)1 42 77 72 74
Mail : galerie@patriciadorfmann.com
Internet Site : www.patriciadorfmann.com
Description:
7 - 28 février 2009

avec : Raphaël Boccanfuso, Baptiste Debombourg, Yann Toma, Zevs et Henrik Plenge Jakobsen

Cinq artistes qui entretiennent régulièrement un rapport incestueux avec l'économie et son organisation sociale. L'exposition The Wealth of Nations propose une vision critique et décomplexée de cette cohabitation qui apparaît davantage ici comme un vecteur idéologique que comme un état des lieux.


[17:00-21:00] Exposition collective "Domestic Affairs"
Location:
Galerie Susan Nielsen
14, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 44 54 04 07
Mail : info@susannielsen.fr
Internet Site : www.susannielsen.fr
Description:

[17:00] Exposition de FRANÇOISE DUCENNE-LASVIGNE
Location:
Espace Culturel Mompezat
Société des Poètes Français
16, rue Monsieur le Prince
75006 Paris
M° Odéon, RER B Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 40 46 99 82
Fax : +33 (0)1 40 46 99 11
Mail : stepoetesfrancais@orange.fr
Internet Site : espace.spf.over-blog.com
Description:
du 31 janvier au 14 février 2009

Photographie d'Art





[18:00-22:00] Exposition "Histoire(s) d'objets"
Location:
Atelier LesRetouches
35, rue Piat
75020 Paris
M° Pyrénées, Belleville
France
Mobile : +33 (0)6 63 21 91 98
Description:
Histoire(s) d'objets
Rencontre (s) de plasticiennes

Samedi 7 et Dimanche 8 février 2009
14h à 22h (Samedi) et 14h à 19h (Dimanche)
Vernissage / Samedi 7 février de 18h à 22h

Performances dansées de Micheline LELIEVRE
Histoire(s) de tapis et extrait de la création dansée
« ACCOLADE »

Fabienne LELOUP expose ses photographies plasticiennes
Les séries exposées ont été conçues en collaboration artistique avec Micheline LELIEVRE, chorégraphe.

L'univers des objets et des matières artistiques est le point d'orgue de cette rencontre entre Fabienne LELOUP et Emmanuelle CARRAUD

Micheline LELIEVRE collabore avec ces deux univers faisant ainsi l'écho d'une complicité artistique entre la danse et les Arts Plastiques.

Emmanuelle CARRAUD pose des verres, des tasses sur des toiles photosensibles et la lumière impriment une image en négatif.

[18:00] Exposition de Boris Achour "le 13ème mois"
Location:
galerie de multiples
17, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 21 77
Fax : +33 (0)1 48 87 21 77
Mail : galeriedemultiples@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriedemultiples.com
Description:
IIIIIIIIIIII (Janvier 2009), le 13ème mois

Boris Achour a conçu pour la Galerie de Multiples : IIIIIIIIIIII, un projet spécifique se déployant tout au long de l'année 2008 et qui a proposé chaque mois une œuvre nouvelle (éditée à 12 exemplaires + huit E.A.). À l'image du travail de Boris Achour, les douze multiples forment un ensemble formellement hétérogène mais recélant une cohérence souterraine, basée ici de manière plus ou moins évidente sur la notion de temporalité.Depuis le 10 janvier, et jusqu'au 18 février, gdm présente l'ensemble des multiples produits avec Boris Achour en 2008.A partir de samedi 7 février, nous présenterons le 13ème mois.

[18:00-21:00] Exposition de CHARLIE
Location:
L'Aiguillage galerie
19, rue des Frigos
75013 Paris
M° Bibliothèque François Mitterand, Quai de la Gare
France
Phone : +33 (0)1 45 84 52 46
Fax : +33 (0)1 43 55 64 37
Internet Site : www.aiguillage.org
Description:
Vernissage samedi 7 février de 18h à 21h
Portes Ouvertes dimanche 8 de 12h à 19h
du 7 au 13 février 2009
Lundi, mardi, jeudi, vendredi de 12h à 18h

[18:00-21:00] Exposition de David Babonneau
Location:
Espace 181
181, rue de Paris
91120 Palaiseau
M° RER B Palaiseau
France
Phone : +33 (0)1 60 14 22 22
Internet Site : art-espace-181.blogspot.com
Description:
Exposition de David Babonneau

[18:00-21:00] Exposition de Marcos Carrasquer "NOBODY'S DEAD"
Location:
Galerie Déborah Zafman
le laboratoire des suppositions
3-5, passage des Gravilliers
au niveau du 10, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 77 03 74
Fax : +33 (0)1 42 77 12 74
Mail : galerie@zafman.com
Internet Site : www.deborahzafman.com
Description:
Exposition du 10 février au 28 mars
Du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous

L'artiste est comme l'enfant, il aime à jouer, à s'inventer un monde miniature dans lequel les signes du passé ressuscitent comme autant de mondes possibles pour son imagination. Mais il ne faut pas croire, pour autant, que ce jeu d'enfant soit dépourvu de sens. Bien au contraire, il engage celui qui y joue à revivre les drames qu'il invente. Marcos Carrasquer n'est pas seulement un peintre métaphysique - comme son autoportrait en forme d'hommage à Chirico pourrait le laisser penser, il est aussi un peintre de la chair et de la communion des corps – en leur risible confusion.
par Frédéric-Charles Baitinger

L'ivresse du jeu

Allongé sur le sol de sa chambre, entouré de toutes sortes d'objets – livres, balais, plaque électrique, équerre, marteau – l'artiste contemple, comme médusé, sa création. Ou plutôt non, il l'observe, tour à tour effrayé puis effaré par l'ampleur de la catastrophe. Tout est là. Le microcosme de son histoire – la sienne, celle qu'il s'est lui-même inventé ; en une seule aire de jeu miniature, ce bricoleur de génie qui rassemble un siècle d'horreur; de pogrom, de lynchage, de misère, de famine, de camps de concentration ; oui, tout est là, fidèlement reproduit à l'échelle 1/100. Il n'y manque pas même l'image des tortionnaires béats qui firent de cette époque la plus ignoble et la plus obscène aussi - dans leur faculté à vivre comme si l'horreur n'existait pas.

La main posée sur son ventre, à quoi pense-t-il ? Saisit d'un éclair de lucidité, peut-être à ceci : quel est ce monde que j'ai fabriqué ? Comment ai-je pu prendre tant de plaisir à le faire ? Combien d'heures, de jours, d'années suis-je resté assis devant cette table – mais surtout, avec quel amour ! Avec quelle insouciance passionnée n'ai-je pas rejoué à l'infini les scènes de viol, de meurtre, et de massacre collectif qui le composent. Oui, pour moi, combien d'années de Saturnales ainsi passées dans mon atelier ! Mais aujourd'hui que mon œuvre est achevée, que pour moi le jeu est fini – j'ouvre enfin les yeux sur l'ignominie de ce monde, et je pose cette question : que vaut ma création ? Quel est ce jeu auquel je me suis livré, pendant tant d'années ?

Pour entrer dans l'œuvre de Marcos Carrasquer, il ne faut pas seulement le suivre dans ses facéties, mais reprendre pour soi le drame auquel il confronte ses personnages. Il faut soi-même sortir de l'enfance et jeter sur ses jouets un regard lucide et triste – un regard qui ne cherche plus à se perdre dans la puissance de leur mana. Ainsi, tout est consommé – sauf peut-être l'inextinguible volonté de jouer; de se perdre à nouveau dans n'importe quel fantasme ; et de recommencer à lui donner corps et réalité.

Et pourtant, lasse, parfois, de tant de clarté, la conscience enfiévrée de l'artiste le supplie : joue encore, ô mon triste ami, moi-même je suis lasse de ma sobriété. Oui, dès que je suis seule, en moi-même, je m'ennuie. Alors joue encore, ô mon double maudit ! même si ce n'est que par intermittence; je t'en supplie, car la connaissance de l'histoire et de ses monstres n'est pas vivable ; et les joies du monde fuient à l'approche de cet affreux nuage. Je ne veux plus vivre en dehors du temps. Jouer, comme tu le fais, n'est pas moins coupable, dans son innocence, que mon irascible envie de vouloir tout comprendre – sans jamais rien éprouver.

Foulons ensemble aux pieds les icônes qui nous accablent, les maîtres illustres et leur notoriété ! Et cette boule de chair qui partout s'étale, offrons-la en spectacle aux philistins pervers qui sans cesse s'écrient : Désir ! Corps ! Organes ! Et qui restent pourtant incapables de voir que leur tête – piètre organe - est devenue un urinoir; et leur corps aux désirs bouffis – une fosse sceptique par où s'écoule leur sombre désespoir.

http://agenda.germainpire.info/img/2009/20090207_Marcos_Carrasquer.pdf


[18:00] Exposition de Photographies d'Anne BARROIL « L'effet couleur »
Location:
Espace Saint-Jean
26, Place Saint-Jean
77000 Melun
M° RER D Melun
France
Phone : +33 (0)1 64 52 10 95
Fax : +33 (0)1 64 09 11 46
Mail : espacesaintjean@ville-melun.fr
Internet Site : www.ville-melun.fr
Description:
Du 07-02-2009 au 18-03-2009

Cette expo se propose de vous emmener pour une réflexion légère et ludique sur le rôle de la couleur dans la photographie.
S'agit-il uniquement de faire coïncider l'image et la réalité ?
La couleur ne peut-elle pas être l'actrice principale de certaines photos, participant à la création de l'ambiance, induisant une « première impression » dans l'esprit du spectateur, l'orientant avant même qu'il ne lise en détails l'image. Et pourquoi la couleur ne serait pas l'unique sujet d'une photo ? La couleur s'adresse directement à nos émotions propres. Son action sur les êtres est quelque chose de plutôt intime, de personnel. Allons-nous être attiré / repoussé, agressé / calmé, inquiété / mis en confiance, gai / triste, …
Je vous propose d'expérimenter différents effets de couleurs, à travers ces ensembles de quelques photos graphiques aux couleurs dominantes ou au contraire presque absentes, contrastées ou pastelles, … Laissez-vous approcher par ces images avant de les lire précisément.


[18:00] Exposition des peintres du groupe Pigment
Location:
Galerie Municipale de Vitry
Galerie Municipale Jean-Collet
59, avenue Guy-Môquet
94400 Vitry-sur-Seine
M° RER C Vitry-sur-Seine
France
Phone : +33 (0)1 43 91 15 33
Mail : galerie.municipale@mairie-vitry94.fr
Internet Site : galerie.mairie-vitry94.fr
Description:
Vernissage samedi 7 février à partir de 18h
Exposition du samedi 7 février au dimanche 1er mars
du mardi au dimanche de 14h à 19h

L'invitée d'honneur sera Katell Herbert, professeur de musique au conservatoire de Vitry. Elle nous proposera des encres traitées comme des gravures. Katell aime travailler dans l'infiniment petit et le monde céleste.

Elle nous invite à réviser nos constellations et leurs origines, pour nous emmener vers d'autres sphères, celles des arts plastiques et de la musique, car elle travaille en collaboration avec Michel Coury qui a composé pour ses constellations.

Lors du vernissage, le samedi 7 février, les élèves du conservatoire de musique de Vitry envahiront les lieux pour offrir ici et là des sons, des phrases musicales en fonction de l'installation.

[18:00] Expositions de Kosta Kulundzic & Ray Caesar
Location:
Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot
75011 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 45 83 38 51
Fax : +33 (0)1 45 83 38 51
Mail : magda@magda-gallery.com
Internet Site : www.magda-gallery.com
Description:
Kosta Kulundzic
7 fev - 4 mar 2009

Découvrez en février la nouvelle série d'oeuvres de Kosta Kulundzic intitulée Judith, Le féminin absolu ou vas-y coupe petite. Judith n'est pas simplement une héroine biblique, elle est un piège mortel, une tueuse sublime, la fin annoncée. De l'aveu de l'artiste, ce qui fascine, c'est moins son triomphe que sa capacite à séduire, à tromper sans jamais défaillir pour finir les mains pleines de sang. Oui, Judith n est pas que le symbole de la victoire sur l'oppression, elle est le féminin absolu. Elle est celle que le mâle veut et craint, celle qui subjugue.
http://www.magda-gallery.com/vfr/kulundzicoeuvres.htm



Ray Caesar
7 fev - 4 mar 2009
1er étage

De retour en Europe, Ray Caesar présente ses dernières oeuvres. Mélangeant à la fois surréalisme et références à la peinture classique, il nous emporte dans un monde unique et sans limites. Ray Caesar crée un univers fantastique, sinistre et plein d'espoir où des personnages énigmatiques rayonnent d'une étrange sérénité. Avec des membres biomécaniques, ces protagonistes à la sensibilité victorienne semblent venir de l'au-delà, d'un univers de science-fiction fait de paysages étonnants.
http://www.magda-gallery.com/vfr/caesaroeuvres.htm


[18:30-20:30] Clôture de l'exposition "Portraits" de Cécile DECORNIQUET
Location:
Galerie Kennory Kim
22, rue des Vertus
75003 Paris
M° Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 77 90 88
Mail : info@kennory-kim.com
Internet Site : www.kennory-kim.com
Description:
Photographies

du 16 janvier au 7 février 2009


[18:30-21:30] Exposition de Laureline CHARLES
Location:
Cercle National des Armées
8, place Saint-Augustin
75008 Paris
M° Saint-Augustin
France
Phone : +33 (0)1 44 90 26 26
Fax : +33 (0)1 45 22 17 75
Mail : membres@cnaparis.com
Internet Site : www.cnaparis.com
Description:
à 16 ans, Laureline CHARLES s'exprime déjà de façon particulière et remarquée dans une forme de photographie originale de personnes, d'objets et de paysages.
«Attitudes & Atmosphères» est une première exposition montrant cet œil nouveau sur les émotions à côté desquelles nous passons souvent sans les remarquer ni les vivre . elle développe peu à peu son goût pour la mode et le cinéma.






[19:00-22:00] Cérémonie de remise des Jeunes Talents de l'année
Location:
Elysées Biarritz
22-24, rue Quentin Bauchart
75008 Paris
M° George V
France
Phone : +33 (0)1 53 57 40 82
Fax : +33 (0)1 53 57 40 81
Mail : contact@elyseesbiarritz.com
Internet Site : www.elyseesbiarritz.com
Description:
LES FINALISTES PAR CATÉGORIE

Télévision

Chroniqueurs-Animateurs :
CYRIL FERAUD (Le loto) France 2
ALEX GOUDE (La météo) M6
TANIA YOUNG (4ème duel) France 2

Comédiens-Comédiennes :
COLLINE D'INCA (Plus belle la vie) France 3
THEO FRILET (Guy Moquet) France 2
CHARLES TEMPLON (Que du bonheur) TF1
Journalistes-Présentateurs :

YANN BARTHES (Le petit journal) Canal +
MATHIEU DELORMEAU (Tellement vrai) NRJ 12
VALERIE DURIER (A la carte) France 3

Cinéma

Comédiens-Comédiennes :
NORA ARZEDENER (Faubourg 36) Distributeur : Pathé
MARC ANDRE GRONDIN (Le premier jour du reste de ta vie) Distributeur : StudioCanal
SALOME STEVENIN (Comme une étoile dans la nuit) Distributeur : JML Distribution

Réalisateurs-Réalisatrices :
FRED CAVAYE (Pour elle) Distributeur : Mars Film
PHILIPPE CLAUDEL (Il y a longtemps que je t'aime) Distributeur : UGC
ANNA NOVION (Les grandes personnes) Distributeur : Memento Films

Humour
Humoristes :
BAPTISTE – MON PRÉNOM
LES CUISSARDS – LES FRÈRES FLANEL
JEFF PANACLOC – JEFF ET JEAN MARC

Site : www.lesjeunestalents.com

CONTACT PRESSE
A&K Communication
34, av des Champs Elysées – 75008 Paris
Tel : 01 45 61 08 27 / Fax : 01 58 36 02 81
Anne Pourbaix
E-mail : anne@akcommunication.fr

ORGANISATION
Dites Nous Tout
Tel : 01.42.83.41.19
Alvin Bacon : 06.16.64.47.07
Babeth Courtin : 06.83.85.35.22
E-mail : dites.nous.tout@wanadoo.fr

[19:00-21:00] Exposition Monsieur Poulet
Location:
La Bellevilloise
Espace dédié à la Lumière, la Nuit et la Création
19-21, rue Boyer
75020 Paris
M° Gambetta
France
Phone : +33 (0)1 53 27 35 77
Fax : +33 (0)1 53 27 35 70
Mail : infos@labellevilloise.com
Internet Site : www.labellevilloise.com
Description:
du 06.02 au 01.03

Au programme : des toiles, autour de ces toiles, des cadres, des « crayonnades », des objets insolites et de l'orangeade de qualité : une belle occasion pour mettre en avant les artistes winners des concours Monsieur Poulet et leurs univers graphiques respectifs.
Pour les amoureux de la sangria, le vernissage de l'exposition sera le samedi 7 février de 19h à 21h, juste avant la Monsieur Poulet Birthday Party.

[19:00-23:00] Installation "documentation céline duval"
Location:
Maison Internationale de la Cité Universitaire
17, boulevard Jourdan
Cité Internationale Universitaire de Paris
75014 Paris
M° RER B Cité Universitaire
France
Phone : +33 (0)1 43 13 66 80
Fax : +33 (0)1 43 13 66 70
Mail : maisoninternationale@ciup.fr
Internet Site : www.ciup.fr
Description:
À l'initiative de Glassbox, collectif d'artistes accueilli en résidence à la Cité internationale universitaire de Paris, Céline DUVAL présente une installation le temps d'une soirée à la piscine de la Maison internationale. Céline DUVAL constitue depuis plusieurs années un fonds iconographique de sources variées : photos de presse, publicités, images de mode découpées dans les magazines photos d'amateurs, cartes postales couleurs ... ainsi que ses propres photos. Cette soirée est l'occasion pour elle de présenter un diaporama de “baigneurs” issu de ce fonds documentaire. Il sera projeté sur un écran géant tendu à fleur d'eau.

L'artiste Virginie VIEL complétera cet ensemble par des interventions sonores.
Le public assistera à cette intervention depuis la coursive de la piscine qui surplombe le bassin.


[19:00] vernissage JULIEN VEGA
Location:
Rec Galerie
13, rue Sainte-Anastase
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert, Saint-Paul
France
Mail : marga@recgalerie.fr
Internet Site : www.recgalerie.com
Description:
"Avec un humour glauco-carambesque Julien Vega met en scène sa propre glorification, s'invente des vies et corrige l'histoire, le tout nimbé sauce tragédie : une légende en marche.

Chaque oeuvre comme une pierre à l'édifice, résonances et passerelles. Un mix de références improbables : de Ben à Baywatch, Vega ne fait pas de quartier.

La rue comme champ d'investigation.

Travail sur supports usés réassemblés à l'atelier. Un coup de bélier avec l'audace du gamin qui force le portail de la grande cour, dans ses petits souliers, simplement il cherche à placer ses billes. Juste ça."

15:00
16:00
17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
23:00  
[Printer Friendly]



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2014 - Tous droits réservés