Wednesday, February 18, 2009
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18
February 2009
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  Exposition "Delacroix et la photographie"
Location:
Musée national Eugène Delacroix
6, rue de Furstemberg
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 44 41 86 50
Fax : +33 (0)1 43 54 36 70
Mail : Contact.Musee-Delacroix@louvre.fr
Internet Site : www.musee-delacroix.fr
Description:


Dates :
du 28 novembre 2008 au 2 mars 2009
Exposition ouverte tous les jours, sauf le mardi, de 9h30 à 17h (fermeture des caisses à 16h30)

Tarif : 5 €
Gratuit pour les moins de 18 ans et pour tous le 1er dimanche de chaque mois
Accès gratuit avec le billet d'entrée du musée du Louvre le même jour


Delacroix fut confronté, comme toute sa génération, à l'émergence de la photographie. Outil à la fois intriguant et fascinant pour le peintre, ce médium occupe une place à part dans l'ensemble de son oeuvre. Il est à la source d'une profonde réflexion sur la vérité artistique face au réalisme photographique.

Loin de la considérer comme une rivale possible de la peinture, Delacroix suit avec intérêt l'émergence et le développement de la photographie. Collectionneur attentif de reproductions d'oeuvres d'art - fresques de Raphaël, toiles de Rubens ou sculptures des cathédrales - il choisit, à défaut d'avoir à manier lui-même l'objectif, de faire photographier par Eugène Durieu des modèles nus, masculins et féminins. Ces clichés, qu'il emporte parfois avec lui, sont un outil précieux pour s'exercer au dessin au cours de ses séjours en province. Ils répondent à des critères très personnels; Delacroix souhaitait utiliser des images volontairement un peu floues et surtout dépouillées de tous les accessoires pittoresques véhiculés par les clichés commerciaux à l'attention des artistes.
Cependant, malgré une profonde fascination pour la photographie, Delacroix conserve un oeil critique à l'égard de ce nouveau médium. Il adopte une attitude parfois sceptique quant à son utilisation proprement dite et à la maîtrise de la technique, refusant de lui attribuer des avantages au-delà de sa valeur instrumentale. Sa réticence est particulièrement vive à l'égard de sa propre image photographiée : il va même jusqu'à exiger la destruction de certains négatifs, heureusement en vain.

L'exposition permet d'étudier, dans l'atelier même du peintre, la relation complexe de l'artiste à la photographie. Le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France permet au musée Eugène-Delacroix de réunir pour la première fois l'ensemble des photographies d'Eugène Durieu et la quasi-intégralité des dessins réalisés à partir de ces clichés ; à cette riche collection s'ajoutent de nombreux autres clichés inédits ainsi qu'une Odalisque peinte, généreusement prêtée pour l'occasion.
Enfin, une série de portraits de Delacroix oppose les daguerréotypes intimes des années 1840 aux images ultérieures, plus posées, prises par Nadar ou Carjat.


Delacroix photographié

« Je me vis dans une glace et je me fis presque peur de la méchanceté de mes traits... [les muses] ont été pires que des courtisanes. » A lire cette confidence de l'artiste, dans une page de 1824 de son Journal, on saisit combien Delacroix entretenait avec sa propre image un rapport complexe. Contrairement à un usage répandu à l'époque, il allait interdire que son visage soit moulé à sa mort. Rares sont d'ailleurs ses autoportraits peints [...]. En dépit de son vif intérêt pour la photographie, Delacroix fut un modèle peu coopératif. Il nous offre sur presque toutes ces images le même masque hautain et impénétrable. La plupart sont, il est vrai, des portraits officiels des années 1850-1860, où il pose en homme conscient de son génie désormais reconnu des critiques.

D'autant plus rare et étonnante est la série de daguerréotypes d'amateur, en partie inédits, pris dans l'intimité en mars 1842 par son cousin Léon Riesener lors d'un séjour du peintre à Frépillon. Sur l'un, la prise de vue rapprochée confère une fascinante présence à sa physionomie fermée aux traits marqués. Dans un autre portrait, le geste saisi sur le vif des deux mains crispées a quelque chose de satanique : la figure allongée, encadrée de cheveux noirs et coiffée d'une toque sombre renforçant l'air faustien du modèle. Il les a regardés attentivement et en a même fait des contre-épreuves qu'il a redessinées afin d'étudier le modelé rendu par l'objectif. Ces dessins confirment la curiosité éveillée chez Delacroix, bien avant qu'il ne la consigne par écrit, par cette vision nouvelle du visage et du corps humain qu'offrait la photographie.

A partir des années 1850, la photographie sur papier tendit à se substituer à la gravure pour les portraits de contemporains illustres. Delacroix fut sollicité d'abord par le critique Théophile Silvestre, en 1852, pour poser devant Victor Laisné en vue de la parution de son Histoire des artistes vivants. Delacroix apparaît en dandy, en homme du monde, même si l'expression du visage reste distante. L'année suivante, face à l'objectif d'Eugène Durieu, le photographe avec lequel il collabora pourtant pour des études de modèles, Delacroix paraît tout aussi figé. Indéniablement les séances de pose sont pour lui une gêne et une perte de temps.
En 1858, Delacroix se rendit toutefois chez Félix Nadar qui admirait tant le peintre et voulait compléter la série de portraits de grands hommes qu'il comptait exposer l'année suivante à la Société française de Photographie. La pose est pleine d'autorité et l'éclairage met bien en valeur le visage. Cependant, le peintre mécontent de son aspect pria le photographe de détruire le négatif et les épreuves, ce dont, fort heureusement, ce dernier se garda bien. Pierre Petit a continué dans la même voie la tradition des effigies d'hommes célèbres de son temps et réussi, vers 1862, de beaux portraits. Ni l'allure ni l'expression du modèle, plus détendu peut être, n'ont la force qu'avait su lui donner Nadar, même s'il améliore progressivement le résultat grâce aux recadrages des épreuves qu'il diffuse.


Pierre Petit
Eugène Delacroix vu de profil assis
Vers 1862
Papier albuminé. 27,5 x 21 cm
Musée Eugène Delacroix
© Photo RMN / Michèle Bellot

Enfin, Etienne Carjat, qui était aussi doué que Nadar pour exprimer la psychologie de ses modèles nous en livre une image magistrale bien qu'elle soit au format de l'édition en cartes de visite, montrant le peintre au soir de sa vie, campé debout en manteau, le regard toujours aussi aigu et bouleversant.


Delacroix et les photographies de modèles

Delacroix est loin d'être le seul peintre fasciné par cette nouvelle possibilité offerte aux artistes et bientôt nombre de photographes vont diffuser de telles images à leur usage. Ces nus « artistement » composés sont souvent de petits tableaux tout arrangés, et l'étude de l'anatomie proprement dite y est gênée par le décor souvent un peu envahissant. L'identification des sources de deux dessins de Delacroix d'après des photographies de Louis-Camille d'Olivier et de Julien Vallou de Villeneuve prouve néanmoins qu'il s'est fourni en images commerciales.

Delacroix reproche toutefois à ces images moins leur artificialité que leur trop grande précision. Dans un passage du Journal de 1859, il prend la photographie comme exemple du réalisme parfois poussé jusqu'à l'absurde tandis que « les photographies qui saisissent davantage sont celles où l'imperfection même du procédé pour rendre d'une manière absolue, laisse certaines lacunes, certains repos pour l'oeil qui ne lui permettent de se fixer que sur un petit nombre d'objets ». La nécessaire combinaison de la vision de la nature avec l'oeuvre d'imagination - combinaison qui se réalise idéalement dans le travail de la mémoire - pouvait se trouver satisfaite par le recours à la photographie, image de la nature, mais à condition qu'elle soit suffisamment imprécise pour amortir les détails au profit du « caractéristique » et de l'imagination.

C'est sans doute pourquoi il engage en juin 1854 un photographe de ses amis, Eugène Durieu, pour qu'il prenne sous sa direction une série d'images qui correspondent mieux à ses attentes.

Ces photographies sont plus dépouillées que les tirages commerciaux : les seuls accessoires sont des étoffes de couleur claire sur le sol ou en drapé, une perche dont se sert le modèle masculin, une caisse de bois, siège ou accessoire selon les besoins, et, fréquemment, une peau de panthère : en somme, les objets dont disposent habituellement les modèles d'atelier pour prendre et garder la pose, trouver un point d'appui pour mettre en valeur les formes et la musculature, imiter l'attitude d'un marbre antique.

Bien que le peintre ait fait lui-même poser les modèles pendant les séances de prise de vues, leurs attitudes n'évoquent cependant pas immédiatement l'art de Delacroix. Objet d'étude et de contemplation, les photographies de « l'album Durieu », à une ou deux exceptions près, ne lui serviront, en effet, pour aucun tableau. Elles lui sont utiles seulement pour dessiner, cet exercice quotidien qui lui était aussi indispensable que les gammes à un pianiste. Une notation du Journal - 30 juillet 1854 : « Avoir les photographies Durieu pour emporter à Dieppe » - , montre que ces images suppléent le manque de modèles lors de séjours en province, mais pas seulement. L'inscription sur un dessin : « 15 août 55 le matin à la cérémonie » confrontée au Journal, indique que Delacroix l'a réalisé tout en assistant au Te Deum célébré ce jour-là à Notre-Dame de Paris. Il avait donc emporté un album de photographies pour dessiner sur ses genoux, afin de limiter la perte de temps que lui causaient ces pompes obligatoires. D'autres dessins datés attestent que, de 1854 à l'été 1856, les photographies lui servirent aussi bien à Paris qu'à Dieppe.


Louis Camille d'Olivier
Nu féminin
1855. Papier salé. 21 x 16 cm
BnF, Département des Estampes et de la Photographie
© BnF


Eugène Delacroix
Étude de femme nue de profil à gauche
Mine de plomb. 13,6 x 20,9 cm
Musée du Louvre, Département des Arts graphiques
© Photo RMN / Thierry Le Mage

Parmi les feuilles exposées, on distingue toutefois deux manières très différentes : sur les unes les contours sont à peine esquissés, alors que sur les autres les figures sont beaucoup plus nettement tracées et ombrées.
Il s'agit, dans le premier cas, de croquis de mise en place des modèles exécutés dans l'atelier même du photographe lors des prises de vues. Ces dessins sur le vif sont d'ailleurs parfois pris sous des angles légèrement différents de ceux du photographe. En revanche, les dessins aux traits plus appuyés correspondent à des séances de travail ultérieures d'après photographie, ce que viennent confirmer leurs dates. Leur technique reconnaissable autorise à présenter à la fois des dessins liés précisément à telle ou telle photographie connue et d'autres exécutés d'après des images non encore répertoriées. L'intégralité de ceux que nous avons pu localiser est présentée ici, à l'exception de deux dessins conservés aux Etats-Unis et de cinq autres appartenant au musée Bonnat à Bayonne dont les clauses du legs interdisent tout prêt.






Eugène Durieu
Homme nu assis sur une chaise
Papier albuminé. 9,7 x 5,8 cm
Collection Gérard Lévy
© 2008 Musée du Louvre / Pierre Ballif

Eugène Durieu
Homme nu debout de dos, tenant un bâton vertical
Papier albuminé. 9,9 x 5,8 cm
Collection Gérard Lévy
© 2008 Musée du Louvre / Pierre Ballif



Eugène Delacroix
Trois études d'hommes
Mine de plomb. 19,2 x 25,3 cm
Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon
© Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon

L'étude des dessins d'après photographie dont la source n'était pas dans « l'album Durieu », a permis d'identifier, avec de fortes présomptions, un autre recueil du début des années 1850 conservé dans la collection Gérard Lévy. Il est composé de quarante planches techniquement disparates représentant principalement des nus académiques, pris par des amateurs éclairés comme Durieu, alors que d'autres proviennent d'ateliers professionnels, mais toutes se distinguent par le cadrage sur le modèle, la mise en valeur de la musculature ou des lignes du corps et l'absence de décors superfétatoires. Les traces de peinture maculant certaines pages indiquent que cet assemblage était, pour l'artiste qui le feuilletait, un objet d'étude et de travail. Or l'album comporte non seulement un portrait d'italienne par Julien Vallou de Villeneuve qui a été copié par Delacroix, mais également trois études de nus masculins qui se retrouvent toutes trois sur un dessin conservé au musée de Besançon. Les photographies se suivent de près dans l'album, et dans le même ordre que sur le dessin, ce qui renforce l'hypothèse que ce second album, à défaut d'être composé de photographies posées en présence de Delacroix, lui a du moins appartenu.


Communiqué :
http://agenda.germainpire.info/img/2008/20081127_Delacroix_photographie.pdf


Catalogue : « Delacroix et la photographie », coédition Musée du Louvre et Editions du Passage, textes par Sylvie Aubenas, Françoise Heilbrun, Fiona Le Boucher, Christophe Leribault et Sabine Slanina.
160 pages, 28€


Colloque :
Au Musée du Louvre le 24 janvier : "Ingres, Delacroix, Courbet, les peintres à l'épreuve de la photographie, 1840-1860".
Infomations en cliquant ici


Critique :
Dans le magnifique appartement où il a séjourné et qui lui est désormais dédié, Delacroix a mis en oeuvre une relation complexe voire ambigüe avec le nouveau média photographique, faite d'admiration et de distance. L'exposition montre l'intérêt du peintre pour cette technique, par l'utilisation de clichés d'autrui pour la réalisation de ses dessins. Les modifications apportées par rapport au cliché affirment une volonté de se démarquer d'un trop grand réalisme, et dans le même temps, là où réside l'ambiguïté, d'en corriger les imperfections. La démarche de Delacroix est somme toute conforme au chef de l'école romantique qu'il a été.
Les portraits photographique du peintre témoignent d'un tempérament fier, pour ne pas dire orgueilleux, et permettent de saisir une partie de l'identité de Delacroix.

autre critique


Fête nationale de Gambie
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Fête nationale de Gambie

Exposition "Jean Marais, l'éternel retour"
Location:
Musée de Montmartre
12, rue Cortot
75018 Paris
M° Lamarck - Caulaincourt, Abbesses, Anvers, Château Rouge
France
Phone : +33 (0)1 49 25 89 37
Fax : +33 (0)1 46 06 30 75
Mail : infos@museedemontmartre.fr
Internet Site : www.museedemontmartre.fr
Description:
Dates :
Du 4 novembre 2008 au 3 mai 2009
Du mardi au dimanche de 11h à 18h

Tarif : 7 euros, tarif réduit 5,50 euros

A l'occasion des dix ans de la disparition du comédien, l'agence Arts' Talents et le Musée de Montmartre s'associent pour révéler les facettes méconnues d'un artiste aux talents multiples dans le cadre d'une exposition exceptionnelle. Parrainée par Francis Huster, cette rétrospective unique présentera à Paris plus de 1200 pièces pour la plupart inédites touchant au cinéma, à la littérature, au théâtre et aux arts plastiques. L'occasion de découvrir pour le grand public des œuvres exposées pour la toute première fois, regroupées par thèmes et mises en scène pour un véritable parcours initiatique parmi l'ensemble des salles du musée : costumes, dessins, correspondances, peintures, sculptures, terres cuites et souvenirs personnels de Jean Marais.

Le comédien, peintre, metteur en scène, créateur de costumes, décorateur et écrivain, fascinait pour ses talents et sa beauté sculpturale digne d'un marbre antique. Jean Marais habitait Montmartre et son appartement de la rue Norvins fut le rendez-vous de tous les artistes de la Butte. C'est donc tout naturellement le Musée de Montmartre qui lui rend hommage pour célébrer les dix ans de sa disparition avec une exposition dont le titre évoque l'un des films les plus célèbres de Jean Marais, L'Eternel retour de Jean Delanoy, version moderne de la légende de Tristan et Iseult. Francis Huster est le parrain de l'événement qui propose un parcours thématique dans la vie et l'œuvre de Jean Marais, présentant notamment et pour la première fois le costume brodé du roi de Peau d'âne, le masque de La Belle et la bête reconstitué sur les indications de Jean Marais, les premiers croquis d'adolescent du comédien, les esquisses de sa ligne de prêt à porter Jean Mara, le César d'Honneur reçu en 1980 ou sa correspondance avec Jean Cocteau.

Le musée dévoilera des pièces entrées dans l'histoire du 7ème Art français telles que le costume brodé porté par Jean Marais dans Peau d'Âne ou encore la reconstitution du masque de La Belle et la Bête. Les débuts du comédien seront aussi au programme à travers les clichés de ses premières séances d'essai tandis que la confirmation de son statut de star sera symbolisée par l'exposition de son César d'honneur reçu en 1980.

Au-delà du Jean Marais acteur, cette rétrospective lèvera un coin de voile sur le Jean Marais artiste avec notamment ses différentes sculptures, ses illustrations de contes pour enfants ainsi que ses différentes toiles. Dans le domaine de la vie privée, les visiteurs pourront découvrir la correspondance qu'il entretenait avec Jean Cocteau.

Voici quelques-uns des nombreux « trésors » que le grand public pourra découvrir dès le 4 novembre au Musée de Montmartre à Paris dans le cadre de l'exposition que l'agence Arts'Talents (fondée par Romain Leray et Didier Jovenet détenteurs de l'un des plus grands fonds européens de costumes et d'accessoires de cinéma) et le musée ont conjointement organisée à l'occasion des dix ans de la disparition de Jean Marais :
Le costume brodé du roi de PEAU D'ANE
Le masque de LA BELLE ET LA BETE reconstitué sur les indications de Jean Marais après le tournage
Les premiers croquis d'adolescent au trait incroyablement proche de celui de Jean Cocteau
Les clichés des premières séances d'essais professionnels
Les bronzes, toiles et aquarelles
Les esquisses de sa ligne de prêt à porter, baptisée «Jean Mora», lancée dans les années 70 et à la modernité étonnante
Les récompenses dont le César d'Honneur reçu en 1980
Les costumes, photographies et affiches de films et de théâtre
Les terres cuites et sculptures
Les illustrations de contes pour enfants
Les maquettes de décors
La correspondance avec Jean Cocteau…


Jean Marais, l'artiste

Acteur, il fut le plus ardent des caméléons. Artiste, il fut aussi le plus doué des touche-à-tout. «L'art m'attire, me fascine, j'aime m'en approcher. Je respecte l'artiste, j'aimerais lui ressembler, mais place trop haut l'art pour me croire artiste»1, s'empressait-il pourtant d'ajouter. Peinture, sculpture, dessin, et même stylisme, Jean Marais voguera toute sa vie au gré de ses envies et de ses passions.

Rattrapé par le cinéma alors qu'il se prédestinait à une carrière de peintre, Jean Marais n'abandonnera jamais pour autant ses crayons et ses pinceaux. Entre deux tournages, pendant ses loisirs, il se mettra devant son chevalet… Sa technique est digne des miniaturistes du Moyen Âge. Avec une habileté exceptionnelle et l'obsession de la belle ouvrage, il passera des heures, des jours, des semaines, parfois plusieurs mois pour réaliser une oeuvre. Picasso, qui souhaita acquérir ses créations, l'encouragea à consacrer plus de temps à cet art. Son réalisme pictural donnera naissance à un monde poétique, d'une grande sensibilité, s'inspirant de son quotidien, de sa vie et de l'environnement où la nature et les animaux occupent une place particulière.


Autoportrait peint en 1935. Jean Marais a 22 ans.
Huile sur bois.
© DR - Collection particulière - ARTS' TALENTS EDITIONS
(extrait de l'ouvrage qui sort le 4 novembre en librairie)

Le peintre complètera toujours le comédien. Mais pas seulement. En 1941, par goût esthétique prononcé, mais aussi par souci d'économie, il se mettra à dessiner des costumes et des décors. Il réalisera cette année-là ceux de Valse 1900 pour Jeannine Charrat et Roland Petit. Dix ans plus tard, Britannicus, à la Comédie-Française, sera une de ses plus belles créations. Il travaillera alors avec les ateliers de Robert Piguet, un des grands couturiers de l'époque. Pour la première fois dans la maison de Molière, un acteur assumera le jeu d'acteur, la mise en scène mais également la création des décors et des costumes. Il poursuivra avec La Machine infernale de Jean Cocteau en 1953, Pygmalion de George Bernard Shaw en 1955, L'Apprenti fakir avec George Reich en 1957, Le Disciple du diable adapté par Jean Cocteau, OEdipe-roi de Jean Cocteau en 1958, Cocteau-Marais en 1983 et Bacchus de Jean Cocteau en 1988.
Du costume de scène, il passera presque naturellement au costume de ville. Son élégance, que l'on résume trop facilement à du dandysme, lui donnera un jour l'envie de créer sa propre ligne de prêt-à-porter.
Il se lancera en 1970 sous le pseudonyme de Jean Mora. Un désir créatif influencé par trois personnalités d'exception: Coco Chanel, amie de Jean Cocteau; Christian Bérard, créateur de costumes, décorateur, magicien dans l'art du drapé, conseiller artistique qui habillera Jean Marais à de multiples occasions, comme Les Montres
sacrés, L'Aigle à deux têtes, La Belle et la Bête ou Orphée; enfin, son grand ami André Bardot, maître tailleur de l'après-guerre dont l'atelier de la rue La Boétie était couru du Tout-Paris. Il habillera Jean Marais à la ville comme à la scène notamment lors des différents galas de l'Union des Artistes où ses costumes d'une coupe parfaite feront sensation. L'homme vu par Jean Marais ? Ce sera une collection complète, comprenant plus de 50 pièces ainsi que des accessoires et des foulards.




Ces dessins, d'une extrême précision, sont aujourd'hui d'une modernité déconcertante: casquette à bout carré, sac-serviette, trench-coat croisé, pull daim et laine, blouson cintré, polo laine tricoté très fin, smoking blanc, costume de plage bouffant à l'orientale, gilet du soir en cuir…
Pour réaliser sa collection d'accessoires et en particulier ses foulards, il peindra des gouaches sur toile d'esprit arts primitifs, mêlant des couleurs très vives, chatoyantes à des motifs géométriques. Pour les ceintures et les boutons de manchettes, il jouera sur les anagrammes où l'on retrouve toujours le JM. Pourtant, malgré un grand lancement médiatique avec un défilé à l'hôtel Bristol, ces collections ne rencontreront pas le succès escompté.
Qu'importe, il va bientôt s'intéresser à un autre univers artistique.

A la fin des années 70, Jean Marais s'initie à la se lance dans ce qui sera la dernière passion créatrice de sa vie, la sculpture en terre cuite, qui sera aussi une histoire d'amitié. Grâce à un marchand de terre, il rencontre Jo Pasquali, potier, qui lui apprendra les rudiments du tournage. Et il se liera aussi à son épouse Nini Pasquali qui lui proposera d'ouvrir une galerie. C'est ainsi qu'il se mettra à tourner et à sculpter des oeuvres de toute nature, parmi lesquelles des pièces monumentales comme Le Passe-muraille dont la sculpture en bronze se trouve place Marcel-Aymé à Paris. Tignasse blanche, barbe chenue, yeux bleus délavés, il aurait dû interpréter sur scène, à la fin de sa vie, Rodin, avant que Bruno Nuytten ne s'empare du projet pour le cinéma. Drôle de clin d'oeil du destin!
«J'ai découvert la peinture à 10 ans, le stylisme à 50, la poterie à 60 et la sculpture à 73ans. On croirait à une blague», confiait-il dans un éclat de rire en 1992. Aujourd'hui, on se dispute ses oeuvres et on reconnaît l'incroyable palette de son talent. Un pied de nez du destin qui l'aurait beaucoup amusé…


Communiqué :
http://www.museedemontmartre.fr/images/marais_dp.pdf


Catalogue :
Edité par ARTS' TALENTS EDITIONS, un catalogue/livre d'art reprenant les oeuvres les plus rares et les pièces les plus marquantes de l'exposition JEAN MARAIS, L'ETERNEL RETOUR
accompagne l'événement.
Retraçant l'ensemble et la diversité de la carrière de Jean Marais, richement illustré de centaines de photographies et documents inédits, cet ouvrage est disponible en librairie à partir du 4 novembre 2008.
224 pages, 49 €
ISBN : 978-2-9532901-0-39782953290103

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18:00 [18:00-21:00] Exposition de Mika Rottenberg "Performance Stills & Drawings"
Location:
Galerie Laurent Godin
5, rue du Grenier Saint-Lazare
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 71 10 66
Fax : +33 (0)1 42 71 10 77
Mail : info@laurentgodin.com
Internet Site : www.laurentgodin.com
Description:
18 février - 11 avril 2009
Vernissage, mercredi 18 février, de 18h à 21h

La Galerie Laurent Godin est heureuse de présenter une nouvelle exposition de Mika Rottenberg : "Performance Stills & Drawings".

Performance Stills : une série réalisée spécialement pour W Magazine
Principalement connue pour ses installations vidéo explorant les relations entre le corps et le travail, Mika Rottenberg a construit une scène à cloisons multiples dans son studio de Harlem, à New York, pour répondre à cette commande du W Magazine à l'occasion de son édition spéciale 2008 sur l'art. La série des sept photographies qui en résulte réinterprète le format de ce magazine de mode : des personnages au physique extraordinaire, principalement féminins, occupent un décor claustrophobe qui vient en partie compléter leur tenue vestimentaire.
Comme dans ses précédentes vidéos, l'architecture est adaptée aux corps des acteurs qui y évoluent et aux activités qu'ils y mènent, créant ainsi une série de tableaux dans un dédale vertical et horizontal de cubes. Les membres de corps, isolés et compartimentés, deviennent objets. En une image, l'imposante stature d'une femme trop grande pour rentrer dans une pièce, devient la base d'une étrange bissection. La moitié inférieure du corps se tord et passe à travers une ouverture, alors que son torse pénètre dans la composition de façon impossible par le côté opposé d'une chambre supérieure. La photographie finale fusionne l'inventivité des matériaux, le caractère fictionnel de la prise de vue, et une certaine corporéité des intervenants.
L'apparence de ces personnes vient compliquer le regard voyeuriste de l'objectif. Dans ce terrain d'un esthétisme séduisant, ponctué par des couleurs vives et de sombres et mystérieux espaces, le corps et son environnement entame une redéfinition radicale du sujet.

Dessins
Chez Mika Rottenberg, le corps tout entier sert d'instrument de dessin. Il crée des éléments graphiques expressifs et des effets de matière qui fixent et chahutent en même temps les scènes microscomiques. Les dessins, expressifs et néanmoins méthodiques, partent d'un vocabulaire de signes picturaux que l'artiste ne cesse de retravailler. Ces symboles vibrionnants se jouent de la lisibilité et, telles des abeilles ouvrières, s'organisent en structures qui évoquent des usines ou les machines infernales de Rube Goldberg. Par un phénomène quasi biologique, le dessin s'épaissit jusqu'à la plénitude, comme s'il s'ingurgitait et se régurgitait lui-même à chacune de ses variantes. Les giclées de couleurs acides et les motifs touffus sont contrebalancés par de vastes surfaces blanches et des zones opaques qui ressemblent à des flaques ou à des trous. Le maniement brut du crayon, du papier et de la peinture réunit le corps de l'artiste et l'acte de dessiner dans une dynamique à la fois esthétique et personnelle.
Mika Rottenberg explore indirectement les thèmes du corps, du travail et des systèmes de production, dans des oeuvres qui font écho aux scénographies primitives et pourtant fabuleuses des vidéos qui l'ont rendue célèbre, tout en restant précisément ancrées dans l'art du dessin et ses possibilités.

Parallèlement exposée à la Maison Rouge (18 février-3 mai 2009), Mika Rottenberg présentera son travail à De Appel, Amsterdam (2009), et au San Francisco Museum of Modern Art (2010), et participera à une exposition collective au Guggenheim Museum de Bilbao en 2009. Elle a récemment exposé au Julia Stoschek Collection à Düsseldorf, à la Biennale de Whitney 2008, au Whitney Museum of American Art de New York, à la Galerie Laurent Godin dans le cadre d'une collaboration avec Marilyn Minter, Sweat (juin-juillet 2008), et à la Nicole Klagsbrun Gallery (2006 and 2008).

Mika Rottenberg est diplômée de la Columbia University en 2004. Elle vit et travaille à New York.


[18:00-23:00] Soirée de lancement "THIS IS THE END" by H5
Location:
Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 54 01
Fax : +33 (0)1 47 20 15 31
Mail : info@palaisdetokyo.com
Internet Site : www.palaisdetokyo.com
Description:
Sans H5 la french touch n'aurait pas été la même. Ce collectif de graphistes, né au milieu des années 90 et emmené par Ludovic Houplain, a réalisé les pochettes et les clips de quelques uns des disques les plus importants de cette époque. Air, Superdiscount, Alex Gopher, Cosmo Vitelli, Demon… C'est eux.

Jamais en France une association entre graphisme et musique n'avait été aussi riche. Un magnifique livre "This is the end, covert art by H5" (édition B42) regroupe tous ses travaux pour la musique. Il est accompagné d'un vinyle inédit signé Air, Étienne de Crécy et Alex Gopher.

[18:00-21:00] vernissage collectif à la galerie Art Présent
Location:
Galerie Art Présent
79, rue Quincampoix
75003 Paris
M° Les Halles, Rambuteau, Etienne Marcel
France
Phone : +33 (0)1 40 27 80 25
Fax : +33 (0)1 42 78 03 07
Mail : info@galerieartpresent.com
Internet Site : www.galerieartpresent.com
Description:
DU 14 AU 27 FEVRIER 2009

Peintures
- ALESSANDRA ARECCO
- FAURO
- SÉGOLÈNE MANDY
- PHILIPPE MENEAU
- PIERRE ACHON
- AKIMA DAHBI
- NICOLAE GROZA
- MICHEL HUMBERT
- JEAN PAQUET
- LUCETTE PATTIN
- CHRISTINE PICTET

Sculptures
- GARY
- ELISABETH HERVIEUX

[18:30] Avant-première de CAS[id]
Location:
Elysées Biarritz
22-24, rue Quentin Bauchart
75008 Paris
M° George V
France
Phone : +33 (0)1 53 57 40 82
Fax : +33 (0)1 53 57 40 81
Mail : contact@elyseesbiarritz.com
Internet Site : www.elyseesbiarritz.com
Description:
court-métrage de Matthieu Tribes

avec Jean-Louis Tribes, Samy Naceri, Mylène Jampanoï, Dan Herzberg, Gianni Giardinelli, Benoit Pétré et un clin d'oeil de Tomer Sisley.

3 projections:
18h30 // 19h // 19h30
Un pot avec l'équipe du film aura lieu à partir de 20h.
(lieu à définir)


[19:00] Exposition d'installations sonores / festival Octopus
Location:
Point Ephémère
centre de dynamiques artistiques
200, quai de Valmy
75010 Paris
M° Jaurès, Louis Blanc
France
Phone : +33 (0)1 40 34 02 48
Fax : +33 (0)1 40 34 02 58
Mail : info@pointephemere.org
Internet Site : www.pointephemere.org
Description:
dans le cadre de la 6e festival Octopus des inventeurs d'instruments
du mercredi 18 au samedi 28 février 2009

Pour cette nouvelle édition sur les Inventeurs d'Instruments, une exposition d'installations sonores : 78 gramophones miniatures et des globes musicaux interactifs (avec concert gratuit au vernissage le mercredi 18 février) et un concert le jeudi 26 février : Feromil (détecteur de métaux mélodieux) / Jean-François Laporte (canette sifflante, bols et tuyaux) & Preshish Moments (break-core dance-floor sur contrôleur midi fait maison).

Les inventeurs d'instruments : chercheurs inspirés, mécaniciens éclairés, informaticiens géniaux et autres mélomanes excentriques, n'appartiennent à aucun courant. Ils composent cependant une véritable famille dont il est difficile de mesurer les limites, tant elle est vaste, évolutive et éclectique, une famille pour laquelle le festival Octopus constitue une « vitrine » idéale.

Unique en son genre, ce festival déploie depuis janvier 2005 une programmation ambitieuse autour de ces démarches variées, regroupant concerts et expositions, installations plastiques et sonores, interactives et ludiques (lire à ce propos nos articles sur la 4e édition et sur la 5e édition).

Du mercredi 18 au samedi 28 février, deux installations sonores immersives investiront l'espace du Point Ephémère :
« Amusia » est une installation immersive composée de sept dômes métalliques sonores et lumineux. Coiffé d'un casque, le spectateur est invité à passer ses mains au milieu de ces sphères pour déclencher des plages sonores, voix féminines ou autres nappes électroniques.

Isolé des bruits du monde extérieur, il crée son propre espace sonore plongé dans un univers mystérieux, insaisissable et insondable…

Proposée par Iulia, Yvat Popa et Adrian Tabacaru (Roumanie), l'installation se fera performance-concert lors du vernissage, le mercredi 18 février vers 19h.

Avec pour point de départ l'invention du phonographe et du gramophone, « Gramophonies », installation de 78 gramophones miniatures, est un véritable récit sonore, une série de machines imaginaires... De plus près, ces gramophones ressemblent à des fleurs, des bouches, à des êtres aux noms étranges, des créatures polymorphes avec pour point commun la forme de pavillon.

Accompagnés d'autres sons, des extraits de « Mémoires et observations » de Thomas A. Edison sont diffusés en américain et en français dans l'installation, au fil d'une partition qui définit leur position dans le temps. Quatre tableaux se succèdent ainsi, abordant à chaque fois un thème particulier des textes d'Edison : l'invention du phonographe, l'homme et la machine, la surdité, l'inventeur et la société. Une installation de Yann Rocher, Carl Seleborg et Grégoire Carpentier (France).

Le concert du jeudi 26 février à 20 h vous convie quant à lui à une soirée alliant expérimentations sonores, performances envoûtantes et interventionnisme rythmique loufoque :
Avec sa « Symphonie Pour Ferrailleurs » jouée au… détecteur de métaux (!), Feromil (France) vous initiera au phénomène physique de l'induction électromagnétique, sur fond de sonorités aquatiques surprenantes et innovantes… Jean-François Laporte (Canada), issu de l'univers de l'électroacoustique dont il a conservé le goût pour un certain « bidouillage » sonore, vous fera découvrir les multiples langages de ses instruments (Tu-Yo, tubes recouverts d'une membrane de latex vibrante, Flying Cans, cannettes de bière perforées attachées au bout d'une corde et dont la vitesse de rotation module des harmonies, …).

Enfin, avec son style ébouriffant, Prehish Moments, de son vrai nom Michael Carter (USA), réalisera une performance Breakcore improvisée à l'aide de son boîtier de commande MIDI fait maison qui lui permet de mixer, distordre, réarranger en temps réel de multiples pistes et autres échantillons sonores sans avoir à scruter sans cesse un écran d'ordinateur…

Pour en savoir plus:
http://www.octopus-enligne.com


[19:00] Exposition de Vlad & Alina Turco, Julien Kedryna et Caroline Bayer
Location:
Kiosque / Images
105, rue Oberkampf
Place Verte
75011 Paris
M° Parmentier, rue Saint-Maur, Ménilmontant
France
Mail : kiosque.images@gmail.com
Internet Site : www.myspace.com/lekiosque
Description:
18 févr. - 20 mars 2009

Les quatre artistes réunis ici ont pour point commun de s'intéresser à l'espace comme architecture, mentale ou physique, ils le déplient, l'autopsient, le perturbent. Les premiers tournent, retournent et détournent le sens habituel des choses. La règle du jeu devient l'objet à exposer.

Ann Gullaume et Leylagoor invitent pour cette deuxième exposition au Kiosque/images un couple d'artistes Vlad & Alina Turco, un dessinateur Julien Kedryna et une artiste allemande Caroline Bayer.

Ils ont comme point commun de s'intéresser à l'espace comme architecture, mentale ou physique, ils le déplient, l'autopsient, le perturbent.

Les premiers tournent, retournent et détournent le sens habituel des choses, ici la règle du jeu devient l'objet à exposer.

Les dessins de Julien Kedryna, réalisés pour cette exposition jouent avec la topographie du lieu et enfin Caroline Bayer redéfinit les limitations de l'espace d'exposition.


[19:00] Rencontre avec le photographe Michel Guillaume
Location:
Galerie-Librairie Impressions
17, rue Meslay
75003 Paris
M° République, Temple
France
Phone : +33 (0)1 42 76 00 26
Mail : impressions98@wanadoo.fr
Description:
A partir de la thématique "de l'instant volé à l'intemporalité", Michel Guillaume évoque sa démarche photographique en lien avec sa quète onirique de par son choix de travail pictural.

La Galerie Librairie IMPRESSIONS vous invite à l'exposition de photographies de Michel Guillaume : "Regards sur la Thaïlande" et "Princes d'Asie".
Exposition jusqu'au samedi 28 février 2009
Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

"Images de temples, d'eau, de maisons sur pilotis, de multiples bouddhas, site d'Ayutthaya (ancienne capitale du Siam), temple des singes à Lopburi, champs d'ananas, ruelles de Bangkok, marché flottant et temple de l'Aube, regards, sourires... Autant de couleurs, de senteurs, de parts de mystère... Assister au travail des éléphants à Chiang Maï et se prendre à rêver aux confins du Mékong à bord d'une pirogue vers le triangle d'or...

Accepter de repartir riche d'images et de sensations mais sans avoir pu approcher, embrasser, comprendre l'âme thaï, le contact réel avec l'habitant étant rare et difficile. Voyage trop court, premier regard pour moi sur ce pays, alors que je me suis rendu à maintes reprises dans d'autres régions du monde que j'ai pu appréhender.
Fermer les yeux et rêver encore.
Je suis revenu avec envie de sublimer toutes ces images accumulées, et ce, à partir de mon imaginaire tout en essayant de rester fidèle aux couleurs d'origine.

J'ai souhaité compléter cette exposition qui concerne donc le Nord de la Thaïlande et Bangkok avec des images de garçons asiatiques que j'ai photographiés en amont et en aval de mon séjour en Thaïlande. Pour moi, tous ces jeunes gens sont des princes potentiels et j'ai déjà consacré plusieurs expositions de par le passé à des garçons d'origine asiatique.

Je travaille en argentique et effectue mes tirages en noir et blanc dans mon laboratoire personnel. A partir de là, j'accomplis un travail pictural à base d'encres, de virages, et de gouaches dans une quête onirique ou sensuelle, et ce , dans une recherche de beauté sans me soucier des modes. Par contre, mes images font pour moi écho à la Renaissance, à Caravage ou à certains peintres du XVIIIème siècle.

Toutes les images peintes sont pas conséquent des exemplaires uniques.

J'expose depuis maintenant 15 ans et j'ai également enseigné la photographie une dizaine d'années."

[19:00] SHOW SOTS
Location:
Galerie Blue Square
14, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 49 96 59 17
Mobile : +33 (0)6 87 70 84 74
Fax : +33 (0)1 49 96 59 17
Mail : art@galeriebluesquare.com
Internet Site : www.galeriebluesquare.com
Description:




[21:00-23:00] Before ANTISOCIAL/AutoKratz avec la Chose
Location:
Club Salò - Social Club
142, rue Montmartre
75002 Paris
M° Bourse, Grands Boulevards
France
Phone : +33 (0)1 40 28 05 55
Internet Site : www.parissocialclub.com
Description:
L'agence de pub la chose fait son antisocial et invite Autokratz au Social club.

AutoKratz, la nouvelle sensation anglaise produite par Kitsuné, modernise la formule du duo électro-rock qui dépote. Leur marque de fabrique ? Machines + guitare + voix. Live, le résultat est explosif et le public de danser à la verticale sur ses hymnes imparables Stay the same ou Pardon Garçon.

En attendant la déflagration, l'ambiance sera au hardcore punk avec Stetch arm strong.

Before avec la Chose à partir de 21h
Gratis à partir de 23h


19:00
20:00
21:00
22:00
23:00  
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