Saturday, February 21, 2009
Public Access


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Category: All

21
February 2009
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  46ème Salon International de l'Agriculture 2009
Location:
Paris Expo - Porte de Versailles
Parc des Expositions de Paris
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris
M° Porte de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 43 95 37 00
Fax : +33 (0)1 43 95 30 31
Internet Site : www.viparis.com/viparisFront/do/centre/paris-expo-porte-de-versailles/Accueil
Description:
du 21 février au 1 mars 2009
de 9h à 19h, nocturne le vendredi 27 février jusqu'à 23h

Prix d'entrée :
Adultes 12 euros, enfants de 6 à 12 ans 6 euros, personnes à mobilité réduite 6 euros, la Nuit de l'Agriculture (à partir de 19h le 27/2) 6 euros, gratuit pour les enfants de moins de 6 ans et pour les étudiants

http://www.salon-agriculture.com


Exposition "Jean Marais, l'éternel retour"
Location:
Musée de Montmartre
12, rue Cortot
75018 Paris
M° Lamarck - Caulaincourt, Abbesses, Anvers, Château Rouge
France
Phone : +33 (0)1 49 25 89 37
Fax : +33 (0)1 46 06 30 75
Mail : infos@museedemontmartre.fr
Internet Site : www.museedemontmartre.fr
Description:
Dates :
Du 4 novembre 2008 au 3 mai 2009
Du mardi au dimanche de 11h à 18h

Tarif : 7 euros, tarif réduit 5,50 euros

A l'occasion des dix ans de la disparition du comédien, l'agence Arts' Talents et le Musée de Montmartre s'associent pour révéler les facettes méconnues d'un artiste aux talents multiples dans le cadre d'une exposition exceptionnelle. Parrainée par Francis Huster, cette rétrospective unique présentera à Paris plus de 1200 pièces pour la plupart inédites touchant au cinéma, à la littérature, au théâtre et aux arts plastiques. L'occasion de découvrir pour le grand public des œuvres exposées pour la toute première fois, regroupées par thèmes et mises en scène pour un véritable parcours initiatique parmi l'ensemble des salles du musée : costumes, dessins, correspondances, peintures, sculptures, terres cuites et souvenirs personnels de Jean Marais.

Le comédien, peintre, metteur en scène, créateur de costumes, décorateur et écrivain, fascinait pour ses talents et sa beauté sculpturale digne d'un marbre antique. Jean Marais habitait Montmartre et son appartement de la rue Norvins fut le rendez-vous de tous les artistes de la Butte. C'est donc tout naturellement le Musée de Montmartre qui lui rend hommage pour célébrer les dix ans de sa disparition avec une exposition dont le titre évoque l'un des films les plus célèbres de Jean Marais, L'Eternel retour de Jean Delanoy, version moderne de la légende de Tristan et Iseult. Francis Huster est le parrain de l'événement qui propose un parcours thématique dans la vie et l'œuvre de Jean Marais, présentant notamment et pour la première fois le costume brodé du roi de Peau d'âne, le masque de La Belle et la bête reconstitué sur les indications de Jean Marais, les premiers croquis d'adolescent du comédien, les esquisses de sa ligne de prêt à porter Jean Mara, le César d'Honneur reçu en 1980 ou sa correspondance avec Jean Cocteau.

Le musée dévoilera des pièces entrées dans l'histoire du 7ème Art français telles que le costume brodé porté par Jean Marais dans Peau d'Âne ou encore la reconstitution du masque de La Belle et la Bête. Les débuts du comédien seront aussi au programme à travers les clichés de ses premières séances d'essai tandis que la confirmation de son statut de star sera symbolisée par l'exposition de son César d'honneur reçu en 1980.

Au-delà du Jean Marais acteur, cette rétrospective lèvera un coin de voile sur le Jean Marais artiste avec notamment ses différentes sculptures, ses illustrations de contes pour enfants ainsi que ses différentes toiles. Dans le domaine de la vie privée, les visiteurs pourront découvrir la correspondance qu'il entretenait avec Jean Cocteau.

Voici quelques-uns des nombreux « trésors » que le grand public pourra découvrir dès le 4 novembre au Musée de Montmartre à Paris dans le cadre de l'exposition que l'agence Arts'Talents (fondée par Romain Leray et Didier Jovenet détenteurs de l'un des plus grands fonds européens de costumes et d'accessoires de cinéma) et le musée ont conjointement organisée à l'occasion des dix ans de la disparition de Jean Marais :
Le costume brodé du roi de PEAU D'ANE
Le masque de LA BELLE ET LA BETE reconstitué sur les indications de Jean Marais après le tournage
Les premiers croquis d'adolescent au trait incroyablement proche de celui de Jean Cocteau
Les clichés des premières séances d'essais professionnels
Les bronzes, toiles et aquarelles
Les esquisses de sa ligne de prêt à porter, baptisée «Jean Mora», lancée dans les années 70 et à la modernité étonnante
Les récompenses dont le César d'Honneur reçu en 1980
Les costumes, photographies et affiches de films et de théâtre
Les terres cuites et sculptures
Les illustrations de contes pour enfants
Les maquettes de décors
La correspondance avec Jean Cocteau…


Jean Marais, l'artiste

Acteur, il fut le plus ardent des caméléons. Artiste, il fut aussi le plus doué des touche-à-tout. «L'art m'attire, me fascine, j'aime m'en approcher. Je respecte l'artiste, j'aimerais lui ressembler, mais place trop haut l'art pour me croire artiste»1, s'empressait-il pourtant d'ajouter. Peinture, sculpture, dessin, et même stylisme, Jean Marais voguera toute sa vie au gré de ses envies et de ses passions.

Rattrapé par le cinéma alors qu'il se prédestinait à une carrière de peintre, Jean Marais n'abandonnera jamais pour autant ses crayons et ses pinceaux. Entre deux tournages, pendant ses loisirs, il se mettra devant son chevalet… Sa technique est digne des miniaturistes du Moyen Âge. Avec une habileté exceptionnelle et l'obsession de la belle ouvrage, il passera des heures, des jours, des semaines, parfois plusieurs mois pour réaliser une oeuvre. Picasso, qui souhaita acquérir ses créations, l'encouragea à consacrer plus de temps à cet art. Son réalisme pictural donnera naissance à un monde poétique, d'une grande sensibilité, s'inspirant de son quotidien, de sa vie et de l'environnement où la nature et les animaux occupent une place particulière.


Autoportrait peint en 1935. Jean Marais a 22 ans.
Huile sur bois.
© DR - Collection particulière - ARTS' TALENTS EDITIONS
(extrait de l'ouvrage qui sort le 4 novembre en librairie)

Le peintre complètera toujours le comédien. Mais pas seulement. En 1941, par goût esthétique prononcé, mais aussi par souci d'économie, il se mettra à dessiner des costumes et des décors. Il réalisera cette année-là ceux de Valse 1900 pour Jeannine Charrat et Roland Petit. Dix ans plus tard, Britannicus, à la Comédie-Française, sera une de ses plus belles créations. Il travaillera alors avec les ateliers de Robert Piguet, un des grands couturiers de l'époque. Pour la première fois dans la maison de Molière, un acteur assumera le jeu d'acteur, la mise en scène mais également la création des décors et des costumes. Il poursuivra avec La Machine infernale de Jean Cocteau en 1953, Pygmalion de George Bernard Shaw en 1955, L'Apprenti fakir avec George Reich en 1957, Le Disciple du diable adapté par Jean Cocteau, OEdipe-roi de Jean Cocteau en 1958, Cocteau-Marais en 1983 et Bacchus de Jean Cocteau en 1988.
Du costume de scène, il passera presque naturellement au costume de ville. Son élégance, que l'on résume trop facilement à du dandysme, lui donnera un jour l'envie de créer sa propre ligne de prêt-à-porter.
Il se lancera en 1970 sous le pseudonyme de Jean Mora. Un désir créatif influencé par trois personnalités d'exception: Coco Chanel, amie de Jean Cocteau; Christian Bérard, créateur de costumes, décorateur, magicien dans l'art du drapé, conseiller artistique qui habillera Jean Marais à de multiples occasions, comme Les Montres
sacrés, L'Aigle à deux têtes, La Belle et la Bête ou Orphée; enfin, son grand ami André Bardot, maître tailleur de l'après-guerre dont l'atelier de la rue La Boétie était couru du Tout-Paris. Il habillera Jean Marais à la ville comme à la scène notamment lors des différents galas de l'Union des Artistes où ses costumes d'une coupe parfaite feront sensation. L'homme vu par Jean Marais ? Ce sera une collection complète, comprenant plus de 50 pièces ainsi que des accessoires et des foulards.




Ces dessins, d'une extrême précision, sont aujourd'hui d'une modernité déconcertante: casquette à bout carré, sac-serviette, trench-coat croisé, pull daim et laine, blouson cintré, polo laine tricoté très fin, smoking blanc, costume de plage bouffant à l'orientale, gilet du soir en cuir…
Pour réaliser sa collection d'accessoires et en particulier ses foulards, il peindra des gouaches sur toile d'esprit arts primitifs, mêlant des couleurs très vives, chatoyantes à des motifs géométriques. Pour les ceintures et les boutons de manchettes, il jouera sur les anagrammes où l'on retrouve toujours le JM. Pourtant, malgré un grand lancement médiatique avec un défilé à l'hôtel Bristol, ces collections ne rencontreront pas le succès escompté.
Qu'importe, il va bientôt s'intéresser à un autre univers artistique.

A la fin des années 70, Jean Marais s'initie à la se lance dans ce qui sera la dernière passion créatrice de sa vie, la sculpture en terre cuite, qui sera aussi une histoire d'amitié. Grâce à un marchand de terre, il rencontre Jo Pasquali, potier, qui lui apprendra les rudiments du tournage. Et il se liera aussi à son épouse Nini Pasquali qui lui proposera d'ouvrir une galerie. C'est ainsi qu'il se mettra à tourner et à sculpter des oeuvres de toute nature, parmi lesquelles des pièces monumentales comme Le Passe-muraille dont la sculpture en bronze se trouve place Marcel-Aymé à Paris. Tignasse blanche, barbe chenue, yeux bleus délavés, il aurait dû interpréter sur scène, à la fin de sa vie, Rodin, avant que Bruno Nuytten ne s'empare du projet pour le cinéma. Drôle de clin d'oeil du destin!
«J'ai découvert la peinture à 10 ans, le stylisme à 50, la poterie à 60 et la sculpture à 73ans. On croirait à une blague», confiait-il dans un éclat de rire en 1992. Aujourd'hui, on se dispute ses oeuvres et on reconnaît l'incroyable palette de son talent. Un pied de nez du destin qui l'aurait beaucoup amusé…


Communiqué :
http://www.museedemontmartre.fr/images/marais_dp.pdf


Catalogue :
Edité par ARTS' TALENTS EDITIONS, un catalogue/livre d'art reprenant les oeuvres les plus rares et les pièces les plus marquantes de l'exposition JEAN MARAIS, L'ETERNEL RETOUR
accompagne l'événement.
Retraçant l'ensemble et la diversité de la carrière de Jean Marais, richement illustré de centaines de photographies et documents inédits, cet ouvrage est disponible en librairie à partir du 4 novembre 2008.
224 pages, 49 €
ISBN : 978-2-9532901-0-39782953290103

150 ans du CIC
Location:
Musée de l'Armée
Hôtel national des Invalides
129, rue de Grenelle
75700 Paris 07 SP
M° La Tour-Maubourg, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 44 42 38 77
Mail : accueil-ma@invalides.org
Internet Site : www.invalides.org
Description:
Concert public aux Invalides le 20 juin (classique)

Exposition "Delacroix et la photographie"
Location:
Musée national Eugène Delacroix
6, rue de Furstemberg
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 44 41 86 50
Fax : +33 (0)1 43 54 36 70
Mail : Contact.Musee-Delacroix@louvre.fr
Internet Site : www.musee-delacroix.fr
Description:


Dates :
du 28 novembre 2008 au 2 mars 2009
Exposition ouverte tous les jours, sauf le mardi, de 9h30 à 17h (fermeture des caisses à 16h30)

Tarif : 5 €
Gratuit pour les moins de 18 ans et pour tous le 1er dimanche de chaque mois
Accès gratuit avec le billet d'entrée du musée du Louvre le même jour


Delacroix fut confronté, comme toute sa génération, à l'émergence de la photographie. Outil à la fois intriguant et fascinant pour le peintre, ce médium occupe une place à part dans l'ensemble de son oeuvre. Il est à la source d'une profonde réflexion sur la vérité artistique face au réalisme photographique.

Loin de la considérer comme une rivale possible de la peinture, Delacroix suit avec intérêt l'émergence et le développement de la photographie. Collectionneur attentif de reproductions d'oeuvres d'art - fresques de Raphaël, toiles de Rubens ou sculptures des cathédrales - il choisit, à défaut d'avoir à manier lui-même l'objectif, de faire photographier par Eugène Durieu des modèles nus, masculins et féminins. Ces clichés, qu'il emporte parfois avec lui, sont un outil précieux pour s'exercer au dessin au cours de ses séjours en province. Ils répondent à des critères très personnels; Delacroix souhaitait utiliser des images volontairement un peu floues et surtout dépouillées de tous les accessoires pittoresques véhiculés par les clichés commerciaux à l'attention des artistes.
Cependant, malgré une profonde fascination pour la photographie, Delacroix conserve un oeil critique à l'égard de ce nouveau médium. Il adopte une attitude parfois sceptique quant à son utilisation proprement dite et à la maîtrise de la technique, refusant de lui attribuer des avantages au-delà de sa valeur instrumentale. Sa réticence est particulièrement vive à l'égard de sa propre image photographiée : il va même jusqu'à exiger la destruction de certains négatifs, heureusement en vain.

L'exposition permet d'étudier, dans l'atelier même du peintre, la relation complexe de l'artiste à la photographie. Le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France permet au musée Eugène-Delacroix de réunir pour la première fois l'ensemble des photographies d'Eugène Durieu et la quasi-intégralité des dessins réalisés à partir de ces clichés ; à cette riche collection s'ajoutent de nombreux autres clichés inédits ainsi qu'une Odalisque peinte, généreusement prêtée pour l'occasion.
Enfin, une série de portraits de Delacroix oppose les daguerréotypes intimes des années 1840 aux images ultérieures, plus posées, prises par Nadar ou Carjat.


Delacroix photographié

« Je me vis dans une glace et je me fis presque peur de la méchanceté de mes traits... [les muses] ont été pires que des courtisanes. » A lire cette confidence de l'artiste, dans une page de 1824 de son Journal, on saisit combien Delacroix entretenait avec sa propre image un rapport complexe. Contrairement à un usage répandu à l'époque, il allait interdire que son visage soit moulé à sa mort. Rares sont d'ailleurs ses autoportraits peints [...]. En dépit de son vif intérêt pour la photographie, Delacroix fut un modèle peu coopératif. Il nous offre sur presque toutes ces images le même masque hautain et impénétrable. La plupart sont, il est vrai, des portraits officiels des années 1850-1860, où il pose en homme conscient de son génie désormais reconnu des critiques.

D'autant plus rare et étonnante est la série de daguerréotypes d'amateur, en partie inédits, pris dans l'intimité en mars 1842 par son cousin Léon Riesener lors d'un séjour du peintre à Frépillon. Sur l'un, la prise de vue rapprochée confère une fascinante présence à sa physionomie fermée aux traits marqués. Dans un autre portrait, le geste saisi sur le vif des deux mains crispées a quelque chose de satanique : la figure allongée, encadrée de cheveux noirs et coiffée d'une toque sombre renforçant l'air faustien du modèle. Il les a regardés attentivement et en a même fait des contre-épreuves qu'il a redessinées afin d'étudier le modelé rendu par l'objectif. Ces dessins confirment la curiosité éveillée chez Delacroix, bien avant qu'il ne la consigne par écrit, par cette vision nouvelle du visage et du corps humain qu'offrait la photographie.

A partir des années 1850, la photographie sur papier tendit à se substituer à la gravure pour les portraits de contemporains illustres. Delacroix fut sollicité d'abord par le critique Théophile Silvestre, en 1852, pour poser devant Victor Laisné en vue de la parution de son Histoire des artistes vivants. Delacroix apparaît en dandy, en homme du monde, même si l'expression du visage reste distante. L'année suivante, face à l'objectif d'Eugène Durieu, le photographe avec lequel il collabora pourtant pour des études de modèles, Delacroix paraît tout aussi figé. Indéniablement les séances de pose sont pour lui une gêne et une perte de temps.
En 1858, Delacroix se rendit toutefois chez Félix Nadar qui admirait tant le peintre et voulait compléter la série de portraits de grands hommes qu'il comptait exposer l'année suivante à la Société française de Photographie. La pose est pleine d'autorité et l'éclairage met bien en valeur le visage. Cependant, le peintre mécontent de son aspect pria le photographe de détruire le négatif et les épreuves, ce dont, fort heureusement, ce dernier se garda bien. Pierre Petit a continué dans la même voie la tradition des effigies d'hommes célèbres de son temps et réussi, vers 1862, de beaux portraits. Ni l'allure ni l'expression du modèle, plus détendu peut être, n'ont la force qu'avait su lui donner Nadar, même s'il améliore progressivement le résultat grâce aux recadrages des épreuves qu'il diffuse.


Pierre Petit
Eugène Delacroix vu de profil assis
Vers 1862
Papier albuminé. 27,5 x 21 cm
Musée Eugène Delacroix
© Photo RMN / Michèle Bellot

Enfin, Etienne Carjat, qui était aussi doué que Nadar pour exprimer la psychologie de ses modèles nous en livre une image magistrale bien qu'elle soit au format de l'édition en cartes de visite, montrant le peintre au soir de sa vie, campé debout en manteau, le regard toujours aussi aigu et bouleversant.


Delacroix et les photographies de modèles

Delacroix est loin d'être le seul peintre fasciné par cette nouvelle possibilité offerte aux artistes et bientôt nombre de photographes vont diffuser de telles images à leur usage. Ces nus « artistement » composés sont souvent de petits tableaux tout arrangés, et l'étude de l'anatomie proprement dite y est gênée par le décor souvent un peu envahissant. L'identification des sources de deux dessins de Delacroix d'après des photographies de Louis-Camille d'Olivier et de Julien Vallou de Villeneuve prouve néanmoins qu'il s'est fourni en images commerciales.

Delacroix reproche toutefois à ces images moins leur artificialité que leur trop grande précision. Dans un passage du Journal de 1859, il prend la photographie comme exemple du réalisme parfois poussé jusqu'à l'absurde tandis que « les photographies qui saisissent davantage sont celles où l'imperfection même du procédé pour rendre d'une manière absolue, laisse certaines lacunes, certains repos pour l'oeil qui ne lui permettent de se fixer que sur un petit nombre d'objets ». La nécessaire combinaison de la vision de la nature avec l'oeuvre d'imagination - combinaison qui se réalise idéalement dans le travail de la mémoire - pouvait se trouver satisfaite par le recours à la photographie, image de la nature, mais à condition qu'elle soit suffisamment imprécise pour amortir les détails au profit du « caractéristique » et de l'imagination.

C'est sans doute pourquoi il engage en juin 1854 un photographe de ses amis, Eugène Durieu, pour qu'il prenne sous sa direction une série d'images qui correspondent mieux à ses attentes.

Ces photographies sont plus dépouillées que les tirages commerciaux : les seuls accessoires sont des étoffes de couleur claire sur le sol ou en drapé, une perche dont se sert le modèle masculin, une caisse de bois, siège ou accessoire selon les besoins, et, fréquemment, une peau de panthère : en somme, les objets dont disposent habituellement les modèles d'atelier pour prendre et garder la pose, trouver un point d'appui pour mettre en valeur les formes et la musculature, imiter l'attitude d'un marbre antique.

Bien que le peintre ait fait lui-même poser les modèles pendant les séances de prise de vues, leurs attitudes n'évoquent cependant pas immédiatement l'art de Delacroix. Objet d'étude et de contemplation, les photographies de « l'album Durieu », à une ou deux exceptions près, ne lui serviront, en effet, pour aucun tableau. Elles lui sont utiles seulement pour dessiner, cet exercice quotidien qui lui était aussi indispensable que les gammes à un pianiste. Une notation du Journal - 30 juillet 1854 : « Avoir les photographies Durieu pour emporter à Dieppe » - , montre que ces images suppléent le manque de modèles lors de séjours en province, mais pas seulement. L'inscription sur un dessin : « 15 août 55 le matin à la cérémonie » confrontée au Journal, indique que Delacroix l'a réalisé tout en assistant au Te Deum célébré ce jour-là à Notre-Dame de Paris. Il avait donc emporté un album de photographies pour dessiner sur ses genoux, afin de limiter la perte de temps que lui causaient ces pompes obligatoires. D'autres dessins datés attestent que, de 1854 à l'été 1856, les photographies lui servirent aussi bien à Paris qu'à Dieppe.


Louis Camille d'Olivier
Nu féminin
1855. Papier salé. 21 x 16 cm
BnF, Département des Estampes et de la Photographie
© BnF


Eugène Delacroix
Étude de femme nue de profil à gauche
Mine de plomb. 13,6 x 20,9 cm
Musée du Louvre, Département des Arts graphiques
© Photo RMN / Thierry Le Mage

Parmi les feuilles exposées, on distingue toutefois deux manières très différentes : sur les unes les contours sont à peine esquissés, alors que sur les autres les figures sont beaucoup plus nettement tracées et ombrées.
Il s'agit, dans le premier cas, de croquis de mise en place des modèles exécutés dans l'atelier même du photographe lors des prises de vues. Ces dessins sur le vif sont d'ailleurs parfois pris sous des angles légèrement différents de ceux du photographe. En revanche, les dessins aux traits plus appuyés correspondent à des séances de travail ultérieures d'après photographie, ce que viennent confirmer leurs dates. Leur technique reconnaissable autorise à présenter à la fois des dessins liés précisément à telle ou telle photographie connue et d'autres exécutés d'après des images non encore répertoriées. L'intégralité de ceux que nous avons pu localiser est présentée ici, à l'exception de deux dessins conservés aux Etats-Unis et de cinq autres appartenant au musée Bonnat à Bayonne dont les clauses du legs interdisent tout prêt.






Eugène Durieu
Homme nu assis sur une chaise
Papier albuminé. 9,7 x 5,8 cm
Collection Gérard Lévy
© 2008 Musée du Louvre / Pierre Ballif

Eugène Durieu
Homme nu debout de dos, tenant un bâton vertical
Papier albuminé. 9,9 x 5,8 cm
Collection Gérard Lévy
© 2008 Musée du Louvre / Pierre Ballif



Eugène Delacroix
Trois études d'hommes
Mine de plomb. 19,2 x 25,3 cm
Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon
© Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon

L'étude des dessins d'après photographie dont la source n'était pas dans « l'album Durieu », a permis d'identifier, avec de fortes présomptions, un autre recueil du début des années 1850 conservé dans la collection Gérard Lévy. Il est composé de quarante planches techniquement disparates représentant principalement des nus académiques, pris par des amateurs éclairés comme Durieu, alors que d'autres proviennent d'ateliers professionnels, mais toutes se distinguent par le cadrage sur le modèle, la mise en valeur de la musculature ou des lignes du corps et l'absence de décors superfétatoires. Les traces de peinture maculant certaines pages indiquent que cet assemblage était, pour l'artiste qui le feuilletait, un objet d'étude et de travail. Or l'album comporte non seulement un portrait d'italienne par Julien Vallou de Villeneuve qui a été copié par Delacroix, mais également trois études de nus masculins qui se retrouvent toutes trois sur un dessin conservé au musée de Besançon. Les photographies se suivent de près dans l'album, et dans le même ordre que sur le dessin, ce qui renforce l'hypothèse que ce second album, à défaut d'être composé de photographies posées en présence de Delacroix, lui a du moins appartenu.


Communiqué :
http://agenda.germainpire.info/img/2008/20081127_Delacroix_photographie.pdf


Catalogue : « Delacroix et la photographie », coédition Musée du Louvre et Editions du Passage, textes par Sylvie Aubenas, Françoise Heilbrun, Fiona Le Boucher, Christophe Leribault et Sabine Slanina.
160 pages, 28€


Colloque :
Au Musée du Louvre le 24 janvier : "Ingres, Delacroix, Courbet, les peintres à l'épreuve de la photographie, 1840-1860".
Infomations en cliquant ici


Critique :
Dans le magnifique appartement où il a séjourné et qui lui est désormais dédié, Delacroix a mis en oeuvre une relation complexe voire ambigüe avec le nouveau média photographique, faite d'admiration et de distance. L'exposition montre l'intérêt du peintre pour cette technique, par l'utilisation de clichés d'autrui pour la réalisation de ses dessins. Les modifications apportées par rapport au cliché affirment une volonté de se démarquer d'un trop grand réalisme, et dans le même temps, là où réside l'ambiguïté, d'en corriger les imperfections. La démarche de Delacroix est somme toute conforme au chef de l'école romantique qu'il a été.
Les portraits photographique du peintre témoignent d'un tempérament fier, pour ne pas dire orgueilleux, et permettent de saisir une partie de l'identité de Delacroix.

autre critique


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14:00 [14:00-21:30] Vernissage de Lysane Potvin "Punissez-moi"
Location:
Galerie Trafic
13, Cité de l'Ameublement
75011 Paris
M° Faidherbe - Chaligny
France
Phone : +33 (0)1 40 09 81 15
Mobile : +33 (0)6 03 07 20 23
Mail : traficgalerie@gmail.com
Internet Site : galerietrafic.free.fr
Description:
Du samedi 21 février au samedi 21 mars 2009
Vernissage le Samedi 21 février 2009 de 14h à 21h30

Dans sa nouvelle exposition intitulée « Punissez-moi », Lyzane Potvin nous dévoile une représentation contemporaine, décapante et corrosive des sept péchés capitaux. Poursuivant son travail de mise en scène de son propre corps, elle l'utilise ici pour exhiber les formes que prennent aujourd'hui ces sept vestiges du catholicisme. Les répercussions psychologiques causées par les sentiments de culpabilité et d'interdit se dégagent aussi de ces œuvres grâce au recours à la technique du chalumeau, qui vient salir et brûler l'image et le support, faisant ainsi ressortir toute la vulnérabilité et la fragilité du corps humain. Avec une approche où les contrastes règnent, Lyzane Potvin nous plonge dans un univers de vices où la dureté fait la cour à la sensualité.

Vernissage de Lysane Potvin "Punissez-moi"
La luxure, technique mixte/toile, 2008

Vernissage de Lysane Potvin "Punissez-moi"

[14:00-21:00] Vernissage de Rémy Hysbergue "Vertiges"
Location:
Galerie Jean Brolly
16, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 88 02
Fax : +33 (0)1 42 78 88 03
Mail : galbrolly@wanadoo.fr
Internet Site : www.jeanbrolly.com
Description:
du 21 février au 28 mars
vernissage samedi 21 février à partir de 14h

+ Inauguration du nouvel espace sur rue "La Vitrine" avec une présentation d'oeuvres de François Morellet et Claude Rutault

Vernissage de Rémy Hysbergue "Vertiges"


[15:00-19:00] Vernissage de Yukako OTA "l'eau"
Location:
Galerie Etienne de Causans
25, rue de Seine
75006 Paris
M° Mabillon, Saint-Germain-des-Prés, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 43 26 54 48
Mail : edecausans@orange.fr
Description:
du 21 février au 4 mars 2009
de 11h a 13h et de 14h30 a 19h, Sauf dimanche et lundi matin
Vernissage le samedi 21 février de 15h à 19h

http://yukako-ota.jp

Vernissage de Yukako OTA "l'eau"
Vernissage de Yukako OTA "l'eau"



[16:00] Exposition collective "Veisalgia"
Location:
Galerie de Multiples
17, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 21 77
Fax : +33 (0)1 48 87 21 77
Mail : contact@galeriedemultiples.com
Internet Site : www.galeriedemultiples.com
Description:
Du 21 février au 15 avril 2009
Vernissage samedi 21 février à partir de 16h

Veisalgia : Philippe Cazal, Claude Closky, Nicolas Floc'h, Mathieu Mercier, Gerold Miller, Olivier Mosset, Jan van der Ploeg, Maxime Rossi, Franck Scurti...






[18:00] Exposition "grandtourisme" par Pierre Reimer
Location:
Galerie du jour Agnès b.
44, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 54 55 90
Fax : +33 (0)1 40 29 01 69
Mail : jour@agnesb.fr
Internet Site : www.galeriedujour.com
Description:
du 21/02/2009 au 28/03/2009


[18:00] Exposition-vente d'oeuvres d'art "BIJOUX DE FAMILLE"
Location:
Galerie Chantal Crousel
10, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 38 87
Fax : +33 (0)1 42 77 59 00
Mail : galerie@crousel.com
Internet Site : www.crousel.com
Description:
21 février - 18 avril 2009
Vernissage le 21 février

La Galerie Chantal Crousel rassemble les "Bijoux de famille" d'artistes modernes tels que Marcel Duchamp ou Marcel Broodthaers et ceux d'artistes contemporains comme Mona Hatoum ou Wolfgang Tillmans.

avec des oeuvres de :
Marcel Duchamp, Marcel Broodthaers, Robert Filliou, James Lee Byars, Sigmar Polke, Hans-Peter Feldmann, Georg Herold, Isa Genzken, Richard Prince, Mona Hatoum, Mike Kelley, Thomas Hirschhorn, Jutta Koether, Heimo Zobernig, Fabrice Gygi, Tonico Lemos Auad, Wolfgang Tillmans, Seth Price, Isabelle Cornaro, Ligia Dias, Danh Vo, Figure de reliquaire Byeri (Fang-Ntoumou)

« Je crois énormément à l'érotisme, parce que c'est vraiment une chose assez générale dans le monde entier, une chose que les gens comprennent. Cela remplace, si vous voulez, ce que d'autres écoles de littérature appelaient symbolisme, romantisme. Cela pourrait être, pour ainsi dire, un autre « isme ».

Je ne lui donne pas de signification personnelle, mais enfin c'est vraiment le moyen d'essayer de mettre au jour des choses qui sont constamment cachées - et qui ne sont pas forcément de l'érotisme - à cause de la religion catholique, à cause des règles sociales.

Pouvoir se permettre de les révéler et de les mettre volontairement à la disposition de tout le monde, je trouve que c'est important parce que c'est la base de tout et qu'on en parle jamais. » Marcel Duchamp

« J'aime beaucoup l'or, parce qu'il est symbolique. Je vois l'or d'une manière désintéressée, L'or est comme le soleil, il est inaltérable. » Marcel Broodthaers

[18:00-23:00] Exposition de Luis Salazar "Sucio, Feo y Siniestro"
Location:
Galerie Crèvecoeur
9, rue des Cascades
75020 Paris
M° Ménilmontant, Pyrénées, Gambetta
France
Phone : +33 (0)9 54 57 31 26
Mail : info@galeriecrevecoeur.com
Internet Site : www.galeriecrevecoeur.com
Description:
Du 21 Février au 21 Mars 2009

Une exposition organisée par Jorge Pedro Nuñez & Axel Dibie

21/02 – 21/03/09

Luis Salazar s'est fait connaître sur la scène artistique de Caracas à la fin des années 80 comme un artiste en marge de tout formalisme consensuel institutionnel, développant un univers décadent, reflet du transculturalisme contemporain. Maudit par nature, Luis Salazar affirme venir d'un sous-monde urbain, Caracas, où sévissent des contrastes socio-économiques abyssaux qui en font une des villes les plus violentes et les plus chaotiques qui soit.
Les créations de Luis Salazar sont chargées d'une force physique destructrice qui opère entre un dessin autodidacte contaminé par l'histoire de l'art, la mode, la télévision, la violence urbaine, les drogues dures et une pratique picturale libre de toute contrainte technique.

Sous le titre SUCIO, FEO Y SINIESTRO (sale, moche et sinistre) Luis Salazar présente à la Galerie Crèvecoeur une série de peintures récentes : portraits de personnalités du show bizz et d'empereurs romains, bustes de serial killers et de héros de comics, grandes peintures où se superposent histoire de l'art et culture populaire. Dans ses compositions débridées, Luis Salazar confronte ses dessins reprenant les héros aigre-doux des comics à des éléments de la peinture des grands maîtres: le Magicien d'Oz côtoie les Caprices de la Guerre de Goya tandis que le Moloko Nova Milk bu dans Orange Mécanique sponsorise 7 nains défoncés proclamant leur amour pour Sol Lewitt. Au travers de cette boulimie iconographique Luis Salazar dévore les images pour aboutir à un résultat comparable au vomis incontrôlable que provoque une complexe intoxication.

Sous cette outrance de références apparaît un travail pictural maintenu en tension par les successives couches de peinture d'où surgissent en filigrane des dessins rendus d'autant plus ambigus par leur semi-effacement. Luis Salazar travaille avec l'humour et le décalage d'un dessinateur compulsif et sans complexe. A ce propos il affirme: « A regarder le travail des autres et à le confronter avec mon traitement des mêmes thèmes, je me suis rendu compte que j'étais un sauvage ». Les images qu'il utilise s'intensifient, se salissent et s'abîment dans une esthétique étrangère au « bien paraître social ». Elles tentent ainsi de démanteler la présomptueuse propreté des utopies modernes et contemporaines en mettant en question les concepts de goût et de beauté, de désir, de pouvoir, de pauvreté, de confort, de violence, de haute culture et de culture populaire.

Utilisant les symboles du triomphe et du pouvoir au travers d'une vision de l'échec, Luis Salazar cherche également à démonter le paradis artificiel véhiculé par le « lifestyle » contemporain qu'impose les médias. L'ensemble de pièces présentées à l'occasion de l'exposition SUCIO, FEO Y SINIESTRO plonge le spectateur dans un univers psychotrope de cauchemar et l'embarque pour un bad trip au cœur d'un cocktail pictural codéino-quétaminique.

Luis Salazar est né à Caracas en 1968 où il a réalisé ses principales expositions personnelles parmi lesquelles « Heroes Caidos » à la Sala Mendoza en 2003 et « Ediciones Luis Salazar » au Periférico-Satélite en 2008. Il a participé à de nombreuses expositions collectives telles que « Utopolis » à la Galeria de Arte Nacional à Caracas en 2001, « Happening Extremo » au Musée Alejandro Otero à Caracas en 2002, « IXeme Biennal de Cuenca » en Equateur en 2007, « Post Contemporary Portrait, Hard Core » au Art Contemporary Space à Miami et « Tale for the Farside Gallery » également à Miami en 2008. Il est également l'auteur de performances telles que « AstroBoy en flammes » ou encore « Piments rouges. Hommage à Mandela ».


[18:00-21:00] Group Exhibition
Location:
Galerie Chez Valentin
9, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 42 55
Fax : +33 (0)1 48 87 44 35
Mail : galerie@galeriechezvalentin.com
Internet Site : www.galeriechezvalentin.com
Description:
21 FEB - 28 MAR
Vernissage 21/02/2009

Edouard Archinard, Michael Bauer, Hans Bellmer, Jean Crotti, Marcel Duchamp, Aurélien Froment, Andrian Ghenie, Christopher Hanlon, Marcel Jean, Andrew Mania, Christopher Orr, Francis Picabia, Man Ray, Jacob Robichaux, Carl Van Vechten, Jacques Villon.

Marcel Duchamp : « Les artistes de tous temps sont comme des joueurs de Monte Carlo et la loterie aveugle fait sortir les uns et ruine les autres. Dans mon esprit, ni les gagnants ni les perdants ne valent la peine qu'on s'occupe d'eux . C'est une bonne affaire personnelle pour le gagnant et une mauvaise pour le perdant (…). Tout se passe au petit bonheur la chance. Les artistes qui, durant leur vie, ont su faire valoir leur camelote sont d'excellents commis-voyageurs, mais rien n'est garanti pour l'immortalité de leur oeuvre. Et même la postérité est une belle salope qui escamote les uns, fait renaître les autres (Le Greco), quitte d'ailleurs à changer encore d'avis tous les 50 ans ».

Jean Crotti avait sollicité un jugement sur son oeuvre. Duchamp montre un certain embarras, lui qui n'a « aucune croyance – genre religieux » dans l'activité artistique. Si l'art est ainsi soumis aux caprices du hasard, c'est qu'un doute persiste sur l'existence de critères absolus sur la création artistique. Est-ce que l'on peut prêter attention aux peintures de l'écrivain boxeur Edouard Archinard ?

Les artistes aiment à revendiquer, assimiler, quitte à réinterprèter ceux qui, dans le temps, les ont précédés. Quel regard portons-nous aujourd'hui sur un oeuvre de jeunesse de Villon reprenant Manet, d'un Andrew mania s'appropriant Carl van Vechten, sur ces artistes contemporains renouant avec la peinture, retour à une tradition picturale filigranée de surréalisme, faisant autant référence à l'ironie de Picabia et ses camarades dadaïstes, à l'abstraction d'un Man Ray, aux teintes tragiques de l'érotisme de Bellmer. Le dessein d'une oeuvre n'est-il pas de développer un langage esthétique hors du temps, entre filiation et rupture.

Sans ligne directrice formelle ou regard didactique, « reproduction rigoureusement exact », l'exposition ne présente pas de relecture, mais plutôt une mise en regard dont la ligne d'intention se laisserait deviner par le spectateur.

[18:00-22:00] Vernissage bis de Joanna Flatau & Pierre Bayle
Location:
Espace Beaurepaire
28, rue Beaurepaire
75010 Paris
M° Jacques Bonsergent, République, Goncourt
France
Phone : +33 (0)1 42 45 59 64
Mail : contact@espacebeaurepaire.com
Internet Site : www.espacebeaurepaire.com
Description:
du 10 au 18 février 2009
Vernissage le 10 février

Du mardi 10 février au mercredi 18 février Joanna Flatau présente peintures et pastels,
Pierre Bayle photographies et installation vidéo. Malgré leurs styles et techniques différents, deux personnalités se rejoignent ici dans une exploration de la métamorphose, du non-dit ; un voyage aux confins à la frontière du réel et de l'imaginaire.
Entre mélancolie et rire, le spectateur découvrira passions, mystères, poésie de l'ordinaire.






[19:00] Exposition de Luke Dowd & Yann Gerstberger
Location:
Mycroft
13, rue Ternaux
75011 Paris
M° Oberkampf, Parmentier
France
Mail : contact@mycroft.com.fr
Internet Site : www.mycroft.com.fr
Description:
Du mercredi 25 février au jeudi 12 mars
du mercredi au samedi de 15h à 20h
Vernissage le samedi 21 février à 19h

La donne est simple : deux artistes que peu de gens connaissent (un américain en exil à Londres et un jeune loup de province), de la couleur, et des formes peut-être inédites. Beaucoup d'éléments les réunissent, citons quelques-uns d'entre eux.
Le plus important est de retenir que Luke Dowd et Yann Gerstberger ne font pas dans la référence. Sans grands discours donc, loin des fleuves, même si leurs productions restent volubiles, quand par exemple ils salissent les signes du luxe ou de l'exotisme tout en restant dans le domaine de la séduction, quand par exemple ils emploient des médiums classiques (la sculpture, la peinture) sans volonté de détournement. En plus d'une pauvreté assumée de matériaux, d'un goût pour la texture dentelée et insondable, du délire spasmophile, des glacis patients, Dowd et Gerstberger jouent le pouvoir insidieux, pervers parce que jamais et toujours-déjà démasqué, du décor. Un baroque, privé de ses allégories, dont le chaos logiquement déséquilibré pourrait projeter vers l'infini des fantasmes et des doutes.

[19:00] Vernissage de Maya Boisgallays, Raphaëlle Pia
Location:
Centre d'Art Contemporain Chanot
Centre d'Arts Plastiques Albert Chanot
33, rue Brissard
92140 Clamart
M° Gare SNCF de Clamart
France
Phone : +33 (0)1 47 36 05 89
Fax : +33 (0)1 47 36 05 89
Mail : cacc@clamart.fr
Internet Site : www.cacc.clamart.fr
Description:
Vernissage le 21 Février 2009
Du 21 Février 2009 au 22 Mars 2009
Mardi-Dimanche 14h-18h









[22:00-23:00] Class Superstar
Location:
Jangal
5, avenue de l'Opéra
75001 Paris
M° Pyramides, Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 56 02 66 40
Mail : contact@jangalparis.com
Internet Site : www.jangalparis.com
Description:
Ce samedi 21 Février,pour Class Superstar le ParisParis et ses amis vous offrent l'apero.
De 22h a 23h, un OPEN BAR RICARD pour débuter la soirée, une vrai réunion de famille, avec tout les amis.
M Jack the Recreator (http://www.myspace.com/jacktherecreator) sera chargé de vous faire vous lever du canapé.

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