Saturday, February 28, 2009
Public Access


Category:
Category: All

28
February 2009
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
26 27 28 29 30 31 1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 1

  Salon de l'Agriculture 2009
Location:
Paris Expo - Porte de Versailles
Parc des Expositions de Paris
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris
M° Porte de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 43 95 37 00
Fax : +33 (0)1 43 95 30 31
Internet Site : www.parisexpo.fr/pexpo/do/Navigate?id=8
Description:
du 21 février au 1 mars 2009
de 9h à 19h, nocturne le vendredi 27 février jusqu'à 23h

Prix d'entrée :
Adultes 12 euros, enfants de 6 à 12 ans 6 euros, personnes à mobilité réduite 6 euros, la Nuit de l'Agriculture (à partir de 19h le 27/2) 6 euros, gratuit pour les enfants de moins de 6 ans et pour les étudiants

http://www.salon-agriculture.com


Exposition "Jean Marais, l'éternel retour"
Location:
Musée de Montmartre
12, rue Cortot
75018 Paris
M° Lamarck - Caulaincourt, Abbesses, Anvers, Château Rouge
France
Phone : +33 (0)1 49 25 89 37
Fax : +33 (0)1 46 06 30 75
Mail : infos@museedemontmartre.fr
Internet Site : www.museedemontmartre.fr
Description:
Dates :
Du 4 novembre 2008 au 3 mai 2009
Du mardi au dimanche de 11h à 18h

Tarif : 7 euros, tarif réduit 5,50 euros


A l'occasion des dix ans de la disparition du comédien, l'agence Arts' Talents et le Musée de Montmartre s'associent pour révéler les facettes méconnues d'un artiste aux talents multiples dans le cadre d'une exposition exceptionnelle. Parrainée par Francis Huster, cette rétrospective unique présentera à Paris plus de 1200 pièces pour la plupart inédites touchant au cinéma, à la littérature, au théâtre et aux arts plastiques. L'occasion de découvrir pour le grand public des oeuvres exposées pour la toute première fois, regroupées par thèmes et mises en scène pour un véritable parcours initiatique parmi l'ensemble des salles du musée : costumes, dessins, correspondances, peintures, sculptures, terres cuites et souvenirs personnels de Jean Marais.

Le comédien, peintre, metteur en scène, créateur de costumes, décorateur et écrivain, fascinait pour ses talents et sa beauté sculpturale digne d'un marbre antique. Jean Marais habitait Montmartre et son appartement de la rue Norvins fut le rendez-vous de tous les artistes de la Butte. C'est donc tout naturellement le Musée de Montmartre qui lui rend hommage pour célébrer les dix ans de sa disparition avec une exposition dont le titre évoque l'un des films les plus célèbres de Jean Marais, L'Eternel retour de Jean Delanoy, version moderne de la légende de Tristan et Iseult. Francis Huster est le parrain de l'évènement qui propose un parcours thématique dans la vie et l'œuvre de Jean Marais, présentant notamment et pour la première fois le costume brodé du roi de Peau d'âne, le masque de La Belle et la bête reconstitué sur les indications de Jean Marais, les premiers croquis d'adolescent du comédien, les esquisses de sa ligne de prêt à porter Jean Mara, le César d'Honneur reçu en 1980 ou sa correspondance avec Jean Cocteau.

Le musée dévoilera des pièces entrées dans l'histoire du 7ème Art français telles que le costume brodé porté par Jean Marais dans Peau d'Âne ou encore la reconstitution du masque de La Belle et la Bête. Les débuts du comédien seront aussi au programme à travers les clichés de ses premières séances d'essai tandis que la confirmation de son statut de star sera symbolisée par l'exposition de son César d'honneur reçu en 1980.

Au-delà du Jean Marais acteur, cette rétrospective lèvera un coin de voile sur le Jean Marais artiste avec notamment ses différentes sculptures, ses illustrations de contes pour enfants ainsi que ses différentes toiles. Dans le domaine de la vie privée, les visiteurs pourront découvrir la correspondance qu'il entretenait avec Jean Cocteau.

Voici quelques-uns des nombreux « trésors » que le grand public pourra découvrir dès le 4 novembre au Musée de Montmartre à Paris dans le cadre de l'exposition que l'agence Arts'Talents (fondée par Romain Leray et Didier Jovenet détenteurs de l'un des plus grands fonds européens de costumes et d'accessoires de cinéma) et le musée ont conjointement organisée à l'occasion des dix ans de la disparition de Jean Marais :
Le costume brodé du roi de PEAU D'ANE
Le masque de LA BELLE ET LA BETE reconstitué sur les indications de Jean Marais après le tournage
Les premiers croquis d'adolescent au trait incroyablement proche de celui de Jean Cocteau
Les clichés des premières séances d'essais professionnels
Les bronzes, toiles et aquarelles
Les esquisses de sa ligne de prêt à porter, baptisée «Jean Mora», lancée dans les années 70 et à la modernité étonnante
Les récompenses dont le César d'Honneur reçu en 1980
Les costumes, photographies et affiches de films et de théâtre
Les terres cuites et sculptures
Les illustrations de contes pour enfants
Les maquettes de décors
La correspondance avec Jean Cocteau…


Jean Marais, l'artiste

Acteur, il fut le plus ardent des caméléons. Artiste, il fut aussi le plus doué des touche-à-tout. «L'art m'attire, me fascine, j'aime m'en approcher. Je respecte l'artiste, j'aimerais lui ressembler, mais place trop haut l'art pour me croire artiste»1, s'empressait-il pourtant d'ajouter. Peinture, sculpture, dessin, et même stylisme, Jean Marais voguera toute sa vie au gré de ses envies et de ses passions.

Rattrapé par le cinéma alors qu'il se prédestinait à une carrière de peintre, Jean Marais n'abandonnera jamais pour autant ses crayons et ses pinceaux. Entre deux tournages, pendant ses loisirs, il se mettra devant son chevalet… Sa technique est digne des miniaturistes du Moyen Âge. Avec une habileté exceptionnelle et l'obsession de la belle ouvrage, il passera des heures, des jours, des semaines, parfois plusieurs mois pour réaliser une oeuvre. Picasso, qui souhaita acquérir ses créations, l'encouragea à consacrer plus de temps à cet art. Son réalisme pictural donnera naissance à un monde poétique, d'une grande sensibilité, s'inspirant de son quotidien, de sa vie et de l'environnement où la nature et les animaux occupent une place particulière.


Autoportrait peint en 1935. Jean Marais a 22 ans.
Huile sur bois.
© DR - Collection particulière - ARTS' TALENTS EDITIONS
(extrait de l'ouvrage qui sort le 4 novembre en librairie)

Le peintre complètera toujours le comédien. Mais pas seulement. En 1941, par goût esthétique prononcé, mais aussi par souci d'économie, il se mettra à dessiner des costumes et des décors. Il réalisera cette année-là ceux de Valse 1900 pour Jeannine Charrat et Roland Petit. Dix ans plus tard, Britannicus, à la Comédie-Française, sera une de ses plus belles créations. Il travaillera alors avec les ateliers de Robert Piguet, un des grands couturiers de l'époque. Pour la première fois dans la maison de Molière, un acteur assumera le jeu d'acteur, la mise en scène mais également la création des décors et des costumes. Il poursuivra avec La Machine infernale de Jean Cocteau en 1953, Pygmalion de George Bernard Shaw en 1955, L'Apprenti fakir avec George Reich en 1957, Le Disciple du diable adapté par Jean Cocteau, OEdipe-roi de Jean Cocteau en 1958, Cocteau-Marais en 1983 et Bacchus de Jean Cocteau en 1988.
Du costume de scène, il passera presque naturellement au costume de ville. Son élégance, que l'on résume trop facilement à du dandysme, lui donnera un jour l'envie de créer sa propre ligne de prêt-à-porter.
Il se lancera en 1970 sous le pseudonyme de Jean Mora. Un désir créatif influencé par trois personnalités d'exception: Coco Chanel, amie de Jean Cocteau; Christian Bérard, créateur de costumes, décorateur, magicien dans l'art du drapé, conseiller artistique qui habillera Jean Marais à de multiples occasions, comme Les Montres sacrés, L'Aigle à deux têtes, La Belle et la Bête ou Orphée; enfin, son grand ami André Bardot, maître tailleur de l'après-guerre dont l'atelier de la rue La Boétie était couru du Tout-Paris. Il habillera Jean Marais à la ville comme à la scène notamment lors des différents galas de l'Union des Artistes où ses costumes d'une coupe parfaite feront sensation. L'homme vu par Jean Marais ? Ce sera une collection complète, comprenant plus de 50 pièces ainsi que des accessoires et des foulards.



Ces dessins, d'une extrême précision, sont aujourd'hui d'une modernité déconcertante: casquette à bout carré, sac-serviette, trench-coat croisé, pull daim et laine, blouson cintré, polo laine tricoté très fin, smoking blanc, costume de plage bouffant à l'orientale, gilet du soir en cuir…
Pour réaliser sa collection d'accessoires et en particulier ses foulards, il peindra des gouaches sur toile d'esprit arts primitifs, mêlant des couleurs très vives, chatoyantes à des motifs géométriques. Pour les ceintures et les boutons de manchettes, il jouera sur les anagrammes où l'on retrouve toujours le JM. Pourtant, malgré un grand lancement médiatique avec un défilé à l'hôtel Bristol, ces collections ne rencontreront pas le succès escompté.
Qu'importe, il va bientôt s'intéresser à un autre univers artistique.

A la fin des années 70, Jean Marais s'initie à la se lance dans ce qui sera la dernière passion créatrice de sa vie, la sculpture en terre cuite, qui sera aussi une histoire d'amitié. Grâce à un marchand de terre, il rencontre Jo Pasquali, potier, qui lui apprendra les rudiments du tournage. Et il se liera aussi à son épouse Nini Pasquali qui lui proposera d'ouvrir une galerie. C'est ainsi qu'il se mettra à tourner et à sculpter des oeuvres de toute nature, parmi lesquelles des pièces monumentales comme Le Passe-muraille dont la sculpture en bronze se trouve place Marcel-Aymé à Paris. Tignasse blanche, barbe chenue, yeux bleus délavés, il aurait dû interpréter sur scène, à la fin de sa vie, Rodin, avant que Bruno Nuytten ne s'empare du projet pour le cinéma. Drôle de clin d'oeil du destin!
«J'ai découvert la peinture à 10 ans, le stylisme à 50, la poterie à 60 et la sculpture à 73ans. On croirait à une blague», confiait-il dans un éclat de rire en 1992. Aujourd'hui, on se dispute ses oeuvres et on reconnaît l'incroyable palette de son talent. Un pied de nez du destin qui l'aurait beaucoup amusé…


Communiqué :
http://www.museedemontmartre.fr/images/marais_dp.pdf


Catalogue :
Edité par ARTS' TALENTS EDITIONS, un catalogue/livre d'art reprenant les oeuvres les plus rares et les pièces les plus marquantes de l'exposition JEAN MARAIS, L'ETERNEL RETOUR accompagne l'événement.
Retraçant l'ensemble et la diversité de la carrière de Jean Marais, richement illustré de centaines de photographies et documents inédits, cet ouvrage est disponible en librairie à partir du 4 novembre 2008.
224 pages, 49 €
ISBN : 978-2-9532901-0-39782953290103



Exposition "Delacroix et la photographie"
Location:
Musée national Eugène Delacroix
6, rue de Furstemberg
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 44 41 86 50
Fax : +33 (0)1 43 54 36 70
Mail : Contact.Musee-Delacroix@louvre.fr
Internet Site : www.musee-delacroix.fr
Description:
Dates :
du 28 novembre 2008 au 2 mars 2009
Exposition ouverte tous les jours, sauf le mardi, de 9h30 à 17h (fermeture des caisses à 16h30)

Tarif : 5 €
Gratuit pour les moins de 18 ans et pour tous le 1er dimanche de chaque mois
Accès gratuit avec le billet d'entrée du musée du Louvre le même jour


Delacroix fut confronté, comme toute sa génération, à l'émergence de la photographie. Outil à la fois intriguant et fascinant pour le peintre, ce médium occupe une place à part dans l'ensemble de son oeuvre. Il est à la source d'une profonde réflexion sur la vérité artistique face au réalisme photographique.

Loin de la considérer comme une rivale possible de la peinture, Delacroix suit avec intérêt l'émergence et le développement de la photographie. Collectionneur attentif de reproductions d'oeuvres d'art – fresques de Raphaël, toiles de Rubens ou sculptures des cathédrales – il choisit, à défaut d'avoir à manier lui-même l'objectif, de faire photographier par Eugène Durieu des modèles nus, masculins et féminins. Ces clichés, qu'il emporte parfois avec lui, sont un outil précieux pour s'exercer au dessin au cours de ses séjours en province. Ils répondent à des critères très personnels; Delacroix souhaitait utiliser des images volontairement un peu floues et surtout dépouillées de tous les accessoires pittoresques véhiculés par les clichés commerciaux à l'attention des artistes.
Cependant, malgré une profonde fascination pour la photographie, Delacroix conserve un oeil critique à l'égard de ce nouveau médium. Il adopte une attitude parfois sceptique quant à son utilisation proprement dite et à la maîtrise de la technique, refusant de lui attribuer des avantages au-delà de sa valeur instrumentale. Sa réticence est particulièrement vive à l'égard de sa propre image photographiée : il va même jusqu'à exiger la destruction de certains négatifs, heureusement en vain.

L'exposition permet d'étudier, dans l'atelier même du peintre, la relation complexe de l'artiste à la photographie. Le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France permet au musée Eugène-Delacroix de réunir pour la première fois l'ensemble des photographies d'Eugène Durieu et la quasi-intégralité des dessins réalisés à partir de ces clichés ; à cette riche collection s'ajoutent de nombreux autres clichés inédits ainsi qu'une Odalisque peinte, généreusement prêtée pour l'occasion.
Enfin, une série de portraits de Delacroix oppose les daguerréotypes intimes des années 1840 aux images ultérieures, plus posées, prises par Nadar ou Carjat.


Delacroix photographié

« Je me vis dans une glace et je me fis presque peur de la méchanceté de mes traits... [les muses] ont été pires que des courtisanes. » A lire cette confidence de l'artiste, dans une page de 1824 de son Journal, on saisit combien Delacroix entretenait avec sa propre image un rapport complexe. Contrairement à un usage répandu à l'époque, il allait interdire que son visage soit moulé à sa mort. Rares sont d'ailleurs ses autoportraits peints […]. En dépit de son vif intérêt pour la photographie, Delacroix fut un modèle peu coopératif. Il nous offre sur presque toutes ces images le même masque hautain et impénétrable. La plupart sont, il est vrai, des portraits officiels des années 1850-1860, où il pose en homme conscient de son génie désormais reconnu des critiques.

D'autant plus rare et étonnante est la série de daguerréotypes d'amateur, en partie inédits, pris dans l'intimité en mars 1842 par son cousin Léon Riesener lors d'un séjour du peintre à Frépillon. Sur l'un, la prise de vue rapprochée confère une fascinante présence à sa physionomie fermée aux traits marqués. Dans un autre portrait, le geste saisi sur le vif des deux mains crispées a quelque chose de satanique : la figure allongée, encadrée de cheveux noirs et coiffée d'une toque sombre renforçant l'air faustien du modèle. Il les a regardés attentivement et en a même fait des contre-épreuves qu'il a redessinées afin d'étudier le modelé rendu par l'objectif. Ces dessins confirment la curiosité éveillée chez Delacroix, bien avant qu'il ne la consigne par écrit, par cette vision nouvelle du visage et du corps humain qu'offrait la photographie.

A partir des années 1850, la photographie sur papier tendit à se substituer à la gravure pour les portraits de contemporains illustres. Delacroix fut sollicité d'abord par le critique Théophile Silvestre, en 1852, pour poser devant Victor Laisné en vue de la parution de son Histoire des artistes vivants. Delacroix apparaît en dandy, en homme du monde, même si l'expression du visage reste distante. L'année suivante, face à l'objectif d'Eugène Durieu, le photographe avec lequel il collabora pourtant pour des études de modèles, Delacroix paraît tout aussi figé. Indéniablement les séances de pose sont pour lui une gêne et une perte de temps.
En 1858, Delacroix se rendit toutefois chez Félix Nadar qui admirait tant le peintre et voulait compléter la série de portraits de grands hommes qu'il comptait exposer l'année suivante à la Société française de Photographie. La pose est pleine d'autorité et l'éclairage met bien en valeur le visage. Cependant, le peintre mécontent de son aspect pria le photographe de détruire le négatif et les épreuves, ce dont, fort heureusement, ce dernier se garda bien. Pierre Petit a continué dans la même voie la tradition des effigies d'hommes célèbres de son temps et réussi, vers 1862, de beaux portraits. Ni l'allure ni l'expression du modèle, plus détendu peut être, n'ont la force qu'avait su lui donner Nadar, même s'il améliore progressivement le résultat grâce aux recadrages des épreuves qu'il diffuse.


Pierre Petit
Eugène Delacroix vu de profil assis
Vers 1862
Papier albuminé. 27,5 x 21 cm
Musée Eugène Delacroix
© Photo RMN / Michèle Bellot

Enfin, Etienne Carjat, qui était aussi doué que Nadar pour exprimer la psychologie de ses modèles nous en livre une image magistrale bien qu'elle soit au format de l'édition en cartes de visite, montrant le peintre au soir de sa vie, campé debout en manteau, le regard toujours aussi aigu et bouleversant.


Delacroix et les photographies de modèles

Delacroix est loin d'être le seul peintre fasciné par cette nouvelle possibilité offerte aux artistes et bientôt nombre de photographes vont diffuser de telles images à leur usage. Ces nus « artistement » composés sont souvent de petits tableaux tout arrangés, et l'étude de l'anatomie proprement dite y est gênée par le décor souvent un peu envahissant. L'identification des sources de deux dessins de Delacroix d'après des photographies de Louis-Camille d'Olivier et de Julien Vallou de Villeneuve prouve néanmoins qu'il s'est fourni en images commerciales.

Delacroix reproche toutefois à ces images moins leur artificialité que leur trop grande précision. Dans un passage du Journal de 1859, il prend la photographie comme exemple du réalisme parfois poussé jusqu'à l'absurde tandis que « les photographies qui saisissent davantage sont celles où l'imperfection même du procédé pour rendre d'une manière absolue, laisse certaines lacunes, certains repos pour l'oeil qui ne lui permettent de se fixer que sur un petit nombre d'objets ». La nécessaire combinaison de la vision de la nature avec l'oeuvre d'imagination — combinaison qui se réalise idéalement dans le travail de la mémoire — pouvait se trouver satisfaite par le recours à la photographie, image de la nature, mais à condition qu'elle soit suffisamment imprécise pour amortir les détails au profit du « caractéristique » et de l'imagination.

C'est sans doute pourquoi il engage en juin 1854 un photographe de ses amis, Eugène Durieu, pour qu'il prenne sous sa direction une série d'images qui correspondent mieux à ses attentes.

Ces photographies sont plus dépouillées que les tirages commerciaux : les seuls accessoires sont des étoffes de couleur claire sur le sol ou en drapé, une perche dont se sert le modèle masculin, une caisse de bois, siège ou accessoire selon les besoins, et, fréquemment, une peau de panthère : en somme, les objets dont disposent habituellement les modèles d'atelier pour prendre et garder la pose, trouver un point d'appui pour mettre en valeur les formes et la musculature, imiter l'attitude d'un marbre antique.

Bien que le peintre ait fait lui-même poser les modèles pendant les séances de prise de vues, leurs attitudes n'évoquent cependant pas immédiatement l'art de Delacroix. Objet d'étude et de contemplation, les photographies de « l'album Durieu », à une ou deux exceptions près, ne lui serviront, en effet, pour aucun tableau. Elles lui sont utiles seulement pour dessiner, cet exercice quotidien qui lui était aussi indispensable que les gammes à un pianiste. Une notation du Journal – 30 juillet 1854 : « Avoir les photographies Durieu pour emporter à Dieppe » - , montre que ces images suppléent le manque de modèles lors de séjours en province, mais pas seulement. L'inscription sur un dessin : « 15 août 55 le matin à la cérémonie » confrontée au Journal, indique que Delacroix l'a réalisé tout en assistant au Te Deum célébré ce jour-là à Notre-Dame de Paris. Il avait donc emporté un album de photographies pour dessiner sur ses genoux, afin de limiter la perte de temps que lui causaient ces pompes obligatoires. D'autres dessins datés attestent que, de 1854 à l'été 1856, les photographies lui servirent aussi bien à Paris qu'à Dieppe.


Louis Camille d'Olivier
Nu féminin
1855. Papier salé. 21 x 16 cm
BnF, Département des Estampes et de la Photographie
© BnF


Eugène Delacroix
Étude de femme nue de profil à gauche
Mine de plomb. 13,6 x 20,9 cm
Musée du Louvre, Département des Arts graphiques
© Photo RMN / Thierry Le Mage

Parmi les feuilles exposées, on distingue toutefois deux manières très différentes : sur les unes les contours sont à peine esquissés, alors que sur les autres les figures sont beaucoup plus nettement tracées et ombrées.
Il s'agit, dans le premier cas, de croquis de mise en place des modèles exécutés dans l'atelier même du photographe lors des prises de vues. Ces dessins sur le vif sont d'ailleurs parfois pris sous des angles légèrement différents de ceux du photographe. En revanche, les dessins aux traits plus appuyés correspondent à des séances de travail ultérieures d'après photographie, ce que viennent confirmer leurs dates. Leur technique reconnaissable autorise à présenter à la fois des dessins liés précisément à telle ou telle photographie connue et d'autres exécutés d'après des images non encore répertoriées. L'intégralité de ceux que nous avons pu localiser est présentée ici, à l'exception de deux dessins conservés aux Etats-Unis et de cinq autres appartenant au musée Bonnat à Bayonne dont les clauses du legs interdisent tout prêt.


Eugène Durieu
Homme nu assis sur une chaise
Papier albuminé. 9,7 x 5,8 cm
Collection Gérard Lévy
© 2008 Musée du Louvre / Pierre Ballif

Eugène Durieu
Homme nu debout de dos, tenant un bâton vertical
Papier albuminé. 9,9 x 5,8 cm
Collection Gérard Lévy
© 2008 Musée du Louvre / Pierre Ballif

Eugène Delacroix
Trois études d'hommes
Mine de plomb. 19,2 x 25,3 cm
Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon
© Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon

L'étude des dessins d'après photographie dont la source n'était pas dans « l'album Durieu », a permis d'identifier, avec de fortes présomptions, un autre recueil du début des années 1850 conservé dans la collection Gérard Lévy. Il est composé de quarante planches techniquement disparates représentant principalement des nus académiques, pris par des amateurs éclairés comme Durieu, alors que d'autres proviennent d'ateliers professionnels, mais toutes se distinguent par le cadrage sur le modèle, la mise en valeur de la musculature ou des lignes du corps et l'absence de décors superfétatoires. Les traces de peinture maculant certaines pages indiquent que cet assemblage était, pour l'artiste qui le feuilletait, un objet d'étude et de travail. Or l'album comporte non seulement un portrait d'italienne par Julien Vallou de Villeneuve qui a été copié par Delacroix, mais également trois études de nus masculins qui se retrouvent toutes trois sur un dessin conservé au musée de Besançon. Les photographies se suivent de près dans l'album, et dans le même ordre que sur le dessin, ce qui renforce l'hypothèse que ce second album, à défaut d'être composé de photographies posées en présence de Delacroix, lui a du moins appartenu.


Communiqué :
http://agenda.germainpire.info/img/2008/20081127_Delacroix_photographie.pdf


Catalogue : « Delacroix et la photographie », coédition Musée du Louvre et Editions du Passage, textes par Sylvie Aubenas, Françoise Heilbrun, Fiona Le Boucher, Christophe Leribault et Sabine Slanina.
160 pages, 28€


Colloque :
Au Musée du Louvre le 24 janvier : "Ingres, Delacroix, Courbet, les peintres à l'épreuve de la photographie, 1840-1860". Infomations en cliquant ici


Critique :
Dans le magnifique appartement où il a séjourné et qui lui est désormais dédié, Delacroix a mis en oeuvre une relation complexe voire ambigüe avec le nouveau média photographique, faite d'admiration et de distance. L'exposition montre l'intérêt du peintre pour cette technique, par l'utilisation de clichés d'autrui pour la réalisation de ses dessins. Les modifications apportées par rapport au cliché affirment une volonté de se démarquer d'un trop grand réalisme, et dans le même temps, là où réside l'ambiguité, d'en corriger les imperfections. La démarche de Delacroix est somme toute conforme au chef de l'école romantique qu'il a été.
Les portraits photographique du peintre témoignent d'un tempérament fier, pour ne pas dire orgueuilleux, et permettent de saisir une partie de l'identité de Delacroix.

autre critique

08:00  
09:00  
10:00  
11:00  
12:00 [12:00] Exposition d'Oda Jaune "May you see rainbows"
Location:
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 42 72 14 10
Fax : +33 (0)1 42 77 45 36
Mail : info@danieltemplon.com
Internet Site : www.danieltemplon.com
Description:
du 28 février au 11 avril 2009

Pour la toute première fois en France, la Galerie Templon expose la très jeune peintre allemande Oda Jaune. A seulement 29 ans, cette artiste d'origine bulgare, développe un univers unique, où se croisent dans une atmosphère onirique, influences surréalistes, iconographie rétro, réalisme socialiste, réminiscences du cinéma hollywoodien, réclame ou faits divers.

Née en 1979 à Sofia, Oda Jaune est arrivée à l'adolescence en Allemagne. Elle a fait ses études à l'Académie des Beaux Arts de Düsseldorf, où elle a été l'étudiante du peintre Jörg Immendorff.
Son travail, très personnel et d'une maturité inhabituelle, explore un monde étrange où des individus, objets, formes non identifiées évoluent dans des scènes à la fois poétiques et dérangeantes.

Régulièrement, un organe ambigu - cœur, morceau de chair ou langue - fait une apparition inattendue, renforçant ainsi une impression de sensualité mais aussi d'étrangeté, proche du fantastique. « Quand Jaune crée des œuvres avec des formes anthropomorphiques, elle construit une symbiose formelle entre l'Homme et la nature qui (…) permet un flux visible entre les formes organiques de la nature et les formes culturelles représentées par l'Homme, par ses instruments, que ce soit pour la guerre ou le travail », analyse le critique d'art Achille Bonito Oliva.

L'artiste construit son tableau comme un scénario de film mais à la manière des maîtres anciens, entre baroque et maniérisme. Les thèmes abordés sont empruntés à son environnement proche : souvenirs, lectures, images aperçues sur Internet. Sans inhibition, elle puise dans son expérience la plus intime des compositions qui évoluent librement selon son imagination. Comme elle l'explique : « Ce n'est pas important d'où viennent les motifs, mais plutôt ce qu'ils deviennent. »

Après plusieurs années à Düsseldorf, Oda Jaune a choisi de s'installer à Paris en 2008.
Elle a exposé notamment à la Kunsthalle de Coblence (2004) et à la Fondazione Mudima de Milan (2007). Elle a participé à de nombreuses expositions de groupe dont «Twenty-four living artists in China » à la galerie White Space de Pékin (2003), « Plus two – Contemporary art from Bulgaria and Romania » au Küppersmühle Museum de Duisburg (2007), « The bearable lightness of being – The metaphor of the space » à la 11ème Mostra Internazionale di Architettura de Venise (2008).

Le catalogue de l'exposition publié par la Galerie Templon sera disponible à partir de la mi-février.


Sans titre, 2008
Huile sur toile
155 x 194 cm (61 x 76 3/8 in.)
# 08.514

[12:00-20:00] Exposition de Gregory Crewdson "Beneath the Roses"
Location:
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 42 72 14 10
Fax : +33 (0)1 42 77 45 36
Mail : info@danieltemplon.com
Internet Site : www.danieltemplon.com
Description:
du 28 février au 25 avril 2009

Pour sa seconde exposition à la Galerie Daniel Templon, la jeune star de la photographie américaine Gregory Crewdson présente son tout dernier travail, inspiré par le cinéma fantastique et les séries télévisées et évoquant la face noire du rêve américain.

La série Beneath The Roses (Sous la surface des roses) propose un large éventail de situations psychologiques ou familiales, à la limite de la psychose. A la tombée de la nuit, dans un univers suburbain paisible, des personnages sont figés dans des actions étranges. Une femme enceinte nue attend devant une maison délabrée. Une jeune adolescente observe sa mère, le regard perdu, allongée sur un lit. Une femme au visage soucieux prend un bain dans une pièce lugubre, un flacon de médicaments posé sur le bord du lavabo. Ces scènes insolites sont le révélateur de frustrations, de désirs inavoués ou d'angoisse. Comme l'explique l'artiste : « tout l'enjeu est de créer son propre monde. Le mien est un décor sur lequel je projette mes propres drames psychologiques. »

L'univers de Gregory Crewdson joue avec les codes du cinéma fantastique, de Hitchcock à Lynch ou encore Spielberg. Il travaille comme un réalisateur avec des décors entièrement conçus à partir de story boards, une équipe complète de cinéma (décorateurs, maquilleurs, accessoiristes…) et des effets spéciaux dignes de films de science-fiction. Cependant, selon lui, seule la photographie, à la différence d'autres formes narratives, reste toujours silencieuse. Il n'y a ni d'avant, ni d'après. Les événements qu'elle capture restent un mystère.

Professeur de photographie à l'université de Yale, Gregory Crewdson incarne la nouvelle génération de la « photographie de mise en scène » (staged photography) dont des artistes comme Jeff Wall ou James Casebere ont été les pionniers. Son travail a une grande influence sur toute une génération de plus jeunes artistes mêlant cinéma et photographie. En 2006-2007, son travail a fait l'objet d'une grande rétrospective itinérante (DA2. Domus Artium 2002, Salamanque; Hasselblad Center, Göteborg, Suède; Palazzo delle esposizioni, Rome; Galerie Rudolfinum, PragueFotomuseum Winterthur, Winterthur, Suisse; Museen Haus Lange/ Haus Esters Krefeld, Krefeld, Allemagne; Fotomuseum Den Haag, Pays Bas).
Ses œuvres sont dans les plus grandes collections publiques américaines : Solomon R. Guggenheim Museum, New York ; Museum of Modern Art, New York ; Metropolitan Museum of Art, New York ; San Francisco Museum of Art ; Museum of Fine Arts, Boston.


Untitled (the father),
Photographie couleur numérique
145 x 223 cm (57 x 88 in.)
Edition de 6 + 2 EA







[18:00] Exposition de Faisal Samra "Distorted Reality III"
Location:
Galerie Nathalie Obadia
3, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 67 68
Fax : +33 (0)1 42 74 68 66
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
Distorted Reality III
Sur une proposition de Marc Pottier

28 février - 11 avril 2009


Performance # 19 – 2007, 120 x 160 cm

La galerie Nathalie Obadia est très heureuse d'organiser la quatrième exposition personnelle en France de l'artiste Faisal Samra.
Né en 1956 au Bahreïn, de nationalité saoudienne, Faisal Samra est diplômé de l'ENSBA de Paris. En 1987 il devient consultant en arts et graphisme à l'Institut du Monde Arabe puis fait de la recherche sur le design au Maroc en 1993-94. En 2004, il donne des cours au Département des Beaux-Arts de l'Université de Amman en Jordanie et obtient sa première résidence à Paris en 2005.
Il y est revenu en 2008 pour préparer l'exposition à la galerie.

Distorted Reality III est le titre de son exposition à Paris, la troisième d'une série de performances entamée il y a 2 ans. Faisal Samra peint, sculpte, dessine, fait des installations et des photographies. Si le medium peut changer, l'essentiel est de donner à voir la force de l'identité, de la mémoire humaine à travers des images qui dégagent une grande force émotionnelle et spirituelle. Dans la série exposée Distorted Reality III, Faisal Samra, sujet unique, exprime cette force psychologique par l'image, des autoportraits en différentes situations où l'essence de sa culture, sa force et ses contradictions sont mis en scène. On pense aux peintures de Francis Bacon, aux sculptures de Giacometti qui dégagent cette quête de l'identité humaine et sa fragilité. L'animal, ici, l'agneau, est représenté comme symbolisant l'innocence, la pureté mais il est aussi porté nu, distordu par une mariée qui laisse montrer toute l'angoisse et la complexité du poids culturel. L'artiste dit que pour lui l'art est d'exposer la réalité mise à nue.

Plusieurs oeuvres représentent Faisal Samra couvert de masques d'animaux, de tissus ou de bandages qui le contorsionnent jusqu'au visage qui disparaît. Il se meut dans des postures noueuses, complexes qui lui donnent parfois l'air d'étouffer. Apparaît dans toutes ces oeuvres le malaise du choc des traditions et du monde contemporain et la difficulté d'y trouver sa place.
On retrouve cette ambiance oppressante dans « Surviving I », une installation vidéo que l'artiste montrera pour la première fois à la galerie.
"Surviving I" montre la mise en scène (une baignoire remplie d'eau) et la projection d'une femme qui s'y immerge.

Faisal Samra a participé à de nombreuses expositions collectives à travers le monde où ses photographies et ses vidéos sont très remarquées.

BIOGRAPHIE
1956 Né à Bahrain.
Depuis 1993, vit et travaille entre le Bahreïn et Paris.

FORMATION
Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Paris, France

[18:00] Exposition de Michael Landy "Theater of Junk"
Location:
Galerie Nathalie Obadia
3, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 67 68
Fax : +33 (0)1 42 74 68 66
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
Espace II

28 février - 11 avril 2009

La Galerie Nathalie Obadia est heureuse de présenter, pour la première fois en France, l'oeuvre de l'artiste anglais Michael Landy, avec son travail intitulé « H.2.N.Y ». Ce travail s'articule entièrement autour de la performance de l'artiste suisse Jean Tinguely (1925-1991) « Hommage à New York », au cours de laquelle la machine construite dans les jardins du Museum of Modern Art (MOMA), par l'artiste, devait s'autodétruire en 27 minutes (1960).

Fasciné par l'œuvre de Jean Tinguely depuis la découverte de sa rétrospective à la Tate Gallery de Londres, en 1982 ; Michael Landy va passer deux années à se documenter et à faire des croquis au fusain, à l'huile, à la colle et à l'encre, à partir des recherches effectuées au Musée Tinguely à Bâle, et au MOMA de New York. Par un travail intensif, Landy va essayer de recapturer l'essence de l'évènement, de le désarticuler, de le faire revivre.
Ce qu'il a fait avec « H.2.N.Y » est une sorte d'hommage de l' « Hommage à New York » de Tinguely*.

Ce qui est essentiel dans l'œuvre de Michael Landy et de ses projets artistiques est que lorsqu'il décide de mettre en action une idée il va jusqu'au bout, entêté, provocateur et ludique.
Diplômé du Goldsmith College de Londres, Michael Landy appartient à la génération de YBA (Young Britsh Artists) comme Damien Hirst, Gary Hume, Sarah Lucas, Fiona Rae. Michael Landy se démarque en 2001 avec son installation monumentale « Break Out ». Elle prend son point de départ dans l'idée de répertorier l'intégralité de ses possessions, de les cataloguer puis de les classer par catégories jusqu'à ce que tout ait été identifié. Une équipe d'ouvriers va ensuite procéder au démantelage méthodique de chaque élément.
Michael Landy est un artiste très original qui fait partie de ceux qui remettent sans cesse en question l'essence et le devenir de l'œuvre d'art. Dans ce sens, Landy se trouve dans la logique lignée de Marcel Duchamp dont les « ready-made » soulevaient la question de l'œuvre d'art à l'aube de l'ère fordiste* ; il la soulève à nouveau à partir des nouvelles modalités productives qui caractérisent le capitalisme contemporain*.

La série « H.2.N.Y » se compose des dessins en noir et blanc reconstituant l'événement « Hommage à New York » (noir comme la fumée noire crée par l'explosion de la machine…) et trois vidéos sont présentées en boucle sur l'écran d'une vieille télévision Sony Trinitron : l'une est un documentaire de l'artiste, les deux autres sont respectivement de D.A Pennebaker et de Robert Breer.
Comme Marcel Duchamp (1887-1968) et Michael Landy (1963), Jean Tinguely (1925-1991) fait partie de ces artistes qui provoquent et critiquent par le biais du « jeu ». En fabriquant lui-même, à partir de matériel recyclé, des machines grinçantes, cahotantes et vouées à la destruction, il refuse la production systématique de l'objet manufacturé.
Si Marcel Duchamp lance le défi de la « fin de l'art », Jean Tinguely puis Michael Landy, chacun avec leur méthode et leurs moyens, nous montrent que tout objet a une fin.
(*Stephen Wright extrait de l'article "Le Désoeuvrement de l'Art")

La Galerie Alexander & Bonin (NY) a exposé les oeuvres de la série « H.2.N.Y » en 2007 et a publié à cette occasion, en collaboration avec la galerie Thomas Dane (Londres) un catalogue avec un texte de Barry Schwabsky.


H.2.N.Y. Addressograph Machine Falls Over Stone Dead, 2007, 67 x 102 cm

13:00
14:00
15:00
16:00
17:00
18:00
19:00
20:00 [20:30] 24e cérémonie des Victoires de la musique
Location:
Le Zénith de Paris
181, boulevard Sérurier
211, avenue Jean Jaurès
75019 Paris
M° Porte de Pantin
France
Phone : +33 (0)1 44 52 54 60
Fax : +33 (0)1 42 49 84 77
Internet Site : www.zenith-paris.com
Description:
Les nominés pour les victoires de la musiques 2009 :

. Artiste interprète masculin de l'année: Alain Bashung, Francis Cabrel, Manu Chao, Julien Clerc, Christophe Maé

. Artiste interprète féminine de l'année: Anaïs, Camille, Yael Naim, Catherine Ringer

. Album de chansons/variétés de l'année: "Bleu Pétrole" (Alain Bashung), "Infréquentable" (Bénabar), "Music Hole" (Camille), "Quinze chansons" (Vincent Delerm)

. Album pop/rock de l'année: "L'homme du monde" (Arthur H), "L'espoir" (Cali), "Jamais la paix" (Mademoiselle K), "Varsovie, L'Alhambra, Paris" (Saez)

. Artiste/groupe révélation du public de l'année: Julien Doré, Pep's, Sefyu, The Do . Artiste/groupe révélation scène de l'année: BB Brunes, Micky Green, Moriarty, The Do

. Album révélation de l'année: "En corps étranger" (William Baldé), "Mademoiselle" (Berry), "Ersatz" (Julien Doré), "A mouthful" (The Do)

. Album de musiques urbaines de l'année: "Dante" (Abd Al Malik), "Enfant de la ville" (Grand Corps Malade), "A l'ombre du showbusiness" (Kery James), "Le regard des gens" (Tunisiano)

. Album de musiques du monde de l'année: "Many Things" (Seun Kuti), "Ki dit mie" (Magic System), "Caraïbes" (Slaï), "Tchamantché" (Rokia Traoré)

. Artiste de musiques électroniques ou dance de l'année: Bumcello, Caravan Palace, Martin Solveig, Laurent Wolf

. Chanson originale de l'année: "Résidents de la République" (Alain Bashung), "La robe et l'échelle" (Francis Cabrel), "Comme un manouche sans guitare" (Thomas Dutronc), "La belle de mai" (Stanislas)

. Spectacle musical/tournée/concert: Alain Bashung, Camille, Christophe Maé, NTM . Vidéoclip: "Les limites" (Julien Doré), "XY" (Kery James), "C'est chelou" (Zaho), "J'étais là" (Zazie)

. DVD musical: "Un tour sur moi-même" (Jean-Louis Aubert), "Comme à la maison" (Christophe Maé), "Divinidylle Tour" (Vanessa Paradis), "Fermeture pour rénovation" (Christophe Willem)

21:00  
22:00  
23:00  
[Printer Friendly]



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2014 - Tous droits réservés