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Exposition "Jean Marais, l'éternel retour"
- Location:
- Musée de Montmartre
12, rue Cortot 75018 Paris M° Lamarck - Caulaincourt, Abbesses, Anvers, Château Rouge France Phone : +33 (0)1 49 25 89 37 Fax : +33 (0)1 46 06 30 75 Mail : infos@museedemontmartre.fr Internet Site : www.museedemontmartre.fr
- Description:
Dates :
Du 4 novembre 2008 au 3 mai 2009
Du mardi au dimanche de 11h à 18h
Tarif : 7 euros, tarif réduit 5,50 euros
A l'occasion des dix ans de la disparition du comédien, l'agence Arts' Talents et le Musée de
Montmartre s'associent pour révéler les facettes méconnues d'un artiste aux talents multiples
dans le cadre d'une exposition exceptionnelle. Parrainée par Francis Huster, cette rétrospective
unique présentera à Paris plus de 1200 pièces pour la plupart inédites touchant au cinéma, à la
littérature, au théâtre et aux arts plastiques. L'occasion de découvrir pour le grand public des
oeuvres exposées pour la toute première fois, regroupées par thèmes et mises en scène pour un
véritable parcours initiatique parmi l'ensemble des salles du musée : costumes, dessins,
correspondances, peintures, sculptures, terres cuites et souvenirs personnels de Jean Marais.
Le comédien, peintre, metteur en scène, créateur de costumes, décorateur et écrivain, fascinait pour ses talents et sa beauté sculpturale digne d'un marbre antique. Jean Marais habitait Montmartre et son appartement de la rue Norvins fut le rendez-vous de tous les artistes de la Butte. C'est donc tout naturellement le Musée de Montmartre qui lui rend hommage pour célébrer les dix ans de sa disparition avec une exposition dont le titre évoque l'un des films les plus célèbres de Jean Marais, L'Eternel retour de Jean Delanoy, version moderne de la légende de Tristan et Iseult. Francis Huster est le parrain de l'évènement qui propose un parcours thématique dans la vie et l'œuvre de Jean Marais, présentant notamment et pour la première fois le costume brodé du roi de Peau d'âne, le masque de La Belle et la bête reconstitué sur les indications de Jean Marais, les premiers croquis d'adolescent du comédien, les esquisses de sa ligne de prêt à porter Jean Mara, le César d'Honneur reçu en 1980 ou sa correspondance avec Jean Cocteau.
Le musée dévoilera des pièces entrées dans l'histoire du 7ème Art français telles que le costume brodé porté par Jean Marais dans Peau d'Âne ou encore la reconstitution du masque de La Belle et la Bête. Les débuts du comédien seront aussi au programme à travers les clichés de ses premières séances d'essai tandis que la confirmation de son statut de star sera symbolisée par l'exposition de son César d'honneur reçu en 1980.
Au-delà du Jean Marais acteur, cette rétrospective lèvera un coin de voile sur le Jean Marais artiste avec notamment ses différentes sculptures, ses illustrations de contes pour enfants ainsi que ses différentes toiles. Dans le domaine de la vie privée, les visiteurs pourront découvrir la correspondance qu'il entretenait avec Jean Cocteau.
Voici quelques-uns des nombreux « trésors » que le grand public pourra découvrir dès le 4 novembre au Musée de Montmartre à Paris dans le cadre de l'exposition que l'agence Arts'Talents (fondée par Romain Leray et Didier Jovenet détenteurs de l'un des plus grands fonds européens de costumes et d'accessoires de cinéma) et le musée ont conjointement organisée à l'occasion des dix ans de la disparition de Jean Marais :
Le costume brodé du roi de PEAU D'ANE
Le masque de LA BELLE ET LA BETE reconstitué sur les indications de Jean Marais après le tournage
Les premiers croquis d'adolescent au trait incroyablement proche de celui de Jean Cocteau
Les clichés des premières séances d'essais professionnels
Les bronzes, toiles et aquarelles
Les esquisses de sa ligne de prêt à porter, baptisée «Jean Mora», lancée dans les années 70 et à la modernité étonnante
Les récompenses dont le César d'Honneur reçu en 1980
Les costumes, photographies et affiches de films et de théâtre
Les terres cuites et sculptures
Les illustrations de contes pour enfants
Les maquettes de décors
La correspondance avec Jean Cocteau…
Jean Marais, l'artiste
Acteur, il fut le plus ardent des caméléons. Artiste, il fut aussi le plus doué des touche-à-tout. «L'art m'attire, me fascine, j'aime m'en approcher. Je respecte l'artiste, j'aimerais lui ressembler, mais place trop haut l'art pour me croire artiste»1, s'empressait-il pourtant d'ajouter. Peinture, sculpture, dessin, et même stylisme, Jean Marais voguera toute sa vie au gré de ses envies et de ses passions.
Rattrapé par le cinéma alors qu'il se prédestinait à une carrière de peintre, Jean Marais n'abandonnera jamais pour autant ses crayons et ses pinceaux. Entre deux tournages, pendant ses loisirs, il se mettra devant son chevalet… Sa technique est digne des miniaturistes du Moyen Âge. Avec une habileté exceptionnelle et l'obsession de la belle ouvrage, il passera des heures, des jours, des semaines, parfois plusieurs mois pour réaliser une oeuvre. Picasso, qui souhaita acquérir ses créations, l'encouragea à consacrer plus de temps à cet art. Son réalisme pictural donnera naissance à un monde poétique, d'une grande sensibilité, s'inspirant de son quotidien, de sa vie et de l'environnement où la nature et les animaux occupent une place particulière.

Autoportrait peint en 1935. Jean Marais a 22 ans.
Huile sur bois.
© DR - Collection particulière - ARTS' TALENTS EDITIONS
(extrait de l'ouvrage qui sort le 4 novembre en librairie)
Le peintre complètera toujours le comédien. Mais pas seulement. En 1941, par goût esthétique prononcé, mais aussi par souci d'économie, il se mettra à dessiner des costumes et des décors. Il réalisera cette année-là ceux de Valse 1900 pour Jeannine Charrat et Roland Petit. Dix ans plus tard, Britannicus, à la Comédie-Française, sera une de ses plus belles créations. Il travaillera alors avec les ateliers de Robert Piguet, un des grands couturiers de l'époque. Pour la première fois dans la maison de Molière, un acteur assumera le jeu d'acteur, la mise en scène mais également la création des décors et des costumes. Il poursuivra avec La Machine infernale de Jean Cocteau en 1953, Pygmalion de George Bernard Shaw en 1955, L'Apprenti fakir avec George Reich en 1957, Le Disciple du diable adapté par Jean Cocteau, OEdipe-roi de Jean Cocteau en 1958, Cocteau-Marais en 1983 et Bacchus de Jean Cocteau en 1988.
Du costume de scène, il passera presque naturellement au costume de ville. Son élégance, que l'on résume trop facilement à du dandysme, lui donnera un jour l'envie de créer sa propre ligne de prêt-à-porter.
Il se lancera en 1970 sous le pseudonyme de Jean Mora. Un désir créatif influencé par trois personnalités d'exception: Coco Chanel, amie de Jean Cocteau; Christian Bérard, créateur de costumes, décorateur, magicien dans l'art du drapé, conseiller artistique qui habillera Jean Marais à de multiples occasions, comme Les Montres
sacrés, L'Aigle à deux têtes, La Belle et la Bête ou Orphée; enfin, son grand ami André Bardot, maître tailleur de l'après-guerre dont l'atelier de la rue La Boétie était couru du Tout-Paris. Il habillera Jean Marais à la ville comme à la scène notamment lors des différents galas de l'Union des Artistes où ses costumes d'une coupe parfaite feront sensation. L'homme vu par Jean Marais ? Ce sera une collection complète, comprenant plus de 50 pièces ainsi que des accessoires et des foulards.

Ces dessins, d'une extrême précision, sont aujourd'hui d'une modernité déconcertante: casquette à bout carré, sac-serviette, trench-coat croisé, pull daim et laine, blouson cintré, polo laine tricoté très fin, smoking blanc, costume de plage bouffant à l'orientale, gilet du soir en cuir…
Pour réaliser sa collection d'accessoires et en particulier ses foulards, il peindra des gouaches sur toile d'esprit arts primitifs, mêlant des couleurs très vives, chatoyantes à des motifs géométriques. Pour les ceintures et les boutons de manchettes, il jouera sur les anagrammes où l'on retrouve toujours le JM. Pourtant, malgré un grand lancement médiatique avec un défilé à l'hôtel Bristol, ces collections ne rencontreront pas le succès escompté.
Qu'importe, il va bientôt s'intéresser à un autre univers artistique.
A la fin des années 70, Jean Marais s'initie à la se lance dans ce qui sera la dernière passion créatrice de sa vie, la sculpture en terre cuite, qui sera aussi une histoire d'amitié. Grâce à un marchand de terre, il rencontre Jo Pasquali, potier, qui lui apprendra les rudiments du tournage. Et il se liera aussi à son épouse Nini Pasquali qui lui proposera d'ouvrir une galerie. C'est ainsi qu'il se mettra à tourner et à sculpter des oeuvres de toute nature, parmi lesquelles des pièces monumentales comme Le Passe-muraille dont la sculpture en bronze se trouve place Marcel-Aymé à Paris. Tignasse blanche, barbe chenue, yeux bleus délavés, il aurait dû interpréter sur scène, à la fin de sa vie, Rodin, avant que Bruno Nuytten ne s'empare du projet pour le cinéma. Drôle de clin d'oeil du destin!
«J'ai découvert la peinture à 10 ans, le stylisme à 50, la poterie à 60 et la sculpture à 73ans. On croirait à une blague», confiait-il dans un éclat de rire en 1992. Aujourd'hui, on se dispute ses oeuvres et on reconnaît l'incroyable palette de son talent. Un pied de nez du destin qui l'aurait beaucoup amusé…
Communiqué :
http://www.museedemontmartre.fr/images/marais_dp.pdf
Catalogue :
Edité par ARTS' TALENTS EDITIONS, un catalogue/livre d'art reprenant les oeuvres les plus rares et les pièces les plus marquantes de l'exposition JEAN MARAIS, L'ETERNEL RETOUR
accompagne l'événement.
Retraçant l'ensemble et la diversité de la carrière de Jean Marais, richement illustré de centaines de photographies et documents inédits, cet ouvrage est disponible en librairie à partir du 4 novembre 2008.
224 pages, 49 €
ISBN : 978-2-9532901-0-39782953290103
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Exposition de Sylvester Engbrox "Hyperceptions"
- Location:
- Galerie VivoEquidem
113, rue du Cherche-Midi 75006 Paris M° Duroc, Falguière, Montparnasse - Bienvenüe France Phone : +33 (0)9 61 26 92 13 Mail : galerie@vivoequidem.net Internet Site : www.vivoequidem.net
- Description:
du 5 mars au 13 juin
du lundi au samedi, de 14h à 19h30 et sur rendez-vous
Du 5 mars au 30 mai 2009, la galerie VivoEquidem présente une exposition de peintures de l'artiste d'origine allemande Sylvester Engbrox.

Engbrox, Katrin with Handbag, 2008, huile sur toile, 180 x 140
"ENGBROX, Hyperceptions" dévoilera une vingtaine de nouvelles toiles montrées lors d'accrochages successifs. Il s'agit de la deuxième manifestation consacrée à cet artiste après un premier événement organisé il y a tout juste un an à la galerie.
Figurative et ancrée dans notre monde actuel, la peinture de Sylvester Engbrox met en scène des personnages, souvent dénudés, évoluant dans des atmosphères étranges. De ces figures et décors inspirés par des images de notre quotidien (presse grand public, internet) ou des références plus personnelles (Andy Warhol, le cinéma de David Lynch), résultent une réalité réinventée par l'artiste. Il n'y a en effet aucun jugement ou constat dans les représentations d'Engbrox, et c'est de là que réside la force de sa peinture, parfaitement en phase avec cette ère numérique où les réalités sont multiples et polymorphes.
Natif de Kleve en Allemagne, Sylvester Engbrox s'installe en France au milieu des années 80. Photographe à ses débuts, il expérimente la peinture dans les années 90, puis dirige un temps un label indépendant de musique, avant de revenir pleinement à la peinture il y a trois ans. Nourri de toutes ces expériences, Sylvester Engbrox propose un art inclassable qui est à découvrir à la galerie VivoEquidem, le temps d'une exposition événement qui fera escale à Glasgow Art Fair en avril.
ENGBROX, Hyperceptions
Ceux qui ont eu l'occasion de voir la première exposition de Sylvester Engbrox en 2008 ont assurément pu assister à la genèse d'un artiste hors du commun.
Certes, quelques-unes des toiles avaient plus de dix ans, mais elles n'avaient jamais été montrées et la promiscuité de ces premières oeuvres avec celles de 2005, 2006 et 2007 (entre-temps, l'artiste avait cessé de peindre) constituait la « soupe originelle » d'un monde en formation dont nous avions alors sous les yeux tous les éléments primordiaux.
Aujourd'hui, l'univers de Sylvester Engbrox est en pleine expansion et dans la vingtaine de nouvelles toiles que nous exposerons trois mois durant, en plusieurs fois, entre le 4 mars et le 30 mai prochain à la galerie VivoEquidem (avec une étape à la Glasgow Art Fair, fin avril), nous verrons comment l'acte créateur d'Engbrox s'est déplacé d'une über-réalité à une über-perception.
Avec Jean-Luc Chalumeau, qui a rédigé la préface du catalogue de 2008, nous étions arrivés à la conclusion que Sylvester Engbrox n'appartenait en fait à aucune école, mais qu'il émanait directement de la complexité du monde contemporain, bombardé d'images, essentiellement numériques.
Cette über-réalité (sur/hyper-réalité) se caractérisait par l'absence de jugement et de constat dans les représentations d'Engbrox, et ce, malgré un réalisme intentionnel certain. Tous ses personnages évoluaient dans des environnements étranges, parfois hostiles (série des Air Disaster), inquiétants (Pool 1 et 2, Moni) souvent dénudés, mais sans que l'on puisse jamais attribuer à l'image (c'est-à-dire venant d'elle exclusivement) une sensation précise d'angoisse, d'attente ou d'érotisme, bien que les femmes de Sylvester soient physiquement attractives.
Evidemment, le fait que Sylvester Engbrox soit de la génération qui a grandi à Düsseldorf dans les années soixante-dix et quatre-vingt et qu'il ait reçu une très solide formation de photographe à Arles ne sont pas sans significations.
Pour lui, le monde visible de sa jeunesse, des reliquats de la Nouvelle Objectivité aux fulgurances de Gerhard Richter en passant par les images diffusées à grande échelle des actions de la RAF, a constitué un « fond » nourricier évident.
Là-dessus s'est ajouté tout Andy Warhol, le cinéma de David Lynch, la photographie des Becher et la musique de Kraftwerk.
Enfin, le « Sud » comme il le dit (en fait la France, où il habite, et la Grèce, où il va souvent), par opposition au « Nord » allemand qui se méfie de tout acte de séduction, a achevé la formation de ce regard particulier qui est le sien.
Ainsi, Sylvester Engbrox, en raison de sa culture d'origine et de sa formation de photographe, s'est toujours intéressé à une certaine projection de la réalité qu'il a mis aussitôt en doute puisque cette réalité mentait, trompait, cherchait à manipuler et se voulait surtout définitive. Lui qui, depuis des années, a compilé et classé méthodiquement des dizaines de milliers d'images tirées de la presse grand public, des magazines de télévision ou d'Internet, a assez vite su que le monde dans son domaine sensible, s'il existe bel et bien, n'est pas aussi vrai qu'on le dit ou qu'on cherche à nous le faire croire. En fin de compte, il a constaté puis accepté que le monde est la totalité des faits et non des choses.
L'ère numérique qu'Engbrox a quasiment vu naître et qu'il a accompagné au plus près a confirmé cet état de fait. En effet, la « chose numérique » – c'est même son essence – n'oublie rien, ne jette rien, elle accumule sans cesse toutes les réalités les unes après les autres, et toutes sont vraies, successivement. Aujourd'hui, grâce à la technologie, nous pouvons les retrouver presque instantanément, sous leur forme exacte telles qu'elles nous furent proposées initialement. Devant cette multitude, nous sommes alors obligés d'admettre qu'il n'existe pas de vérité « originelle », une doxa de la réalité.
Le regard d'artiste de Sylvester Engbrox est peut-être l'un des premiers à s'être adapté à ce nouvel horizon.
Sylvester Engbrox est né en 1964 à Kleve en Allemagne.
Il est admis à l'école des Arts décoratifs qu'il quitte en 1986 pour venir s'installer à Paris.
En 1991, il est diplômé de l'Ecole nationale supérieure de photographie à Arles.
Correspondant pour deux magazines allemands le Select et The Manipulator.
Revient à la peinture dans les années quatre-vingt dix.
Chargé de la photothèque au cabinet de photographies anciennes du musée Rodin, il crée parallèlement jusqu'en 2004
un label de musique indépendant «Home Laboratoire Moderne» qui édite des CD de compilations d'artistes pop.
Depuis 2005 il reprend son activité de peintre.
En 2008, est organisée sa première exposition à la galerie VivoEquidem.
Relais (Extrait d'un entretien avec Max Torregrossa en octobre 2008)
"J'ai toujours considéré mon rôle dans la fabrication d'images comme celui d'un relais. Ce principe repose sur deux notions : réception et émission. Pour pouvoir émettre, si on ne se contente pas de s'émettre uniquement soi-même, il faut d'abord avoir une bonne capacité à recevoir. Et pour recevoir, il faut, dans un premier temps, mettre en arrière-plan sa propre personne. Un artiste peut complètement brouiller cette réception de signaux par ses pensées, ses ambitions, etc.
Mon processus de travail est basé sur l'accumulation d'images. Je range ces images physiquement, mais aussi mentalement. Les images qui m'intéressent le plus sont celles qui traversent le filtre de rangement de mon cerveau pour atterrir dans l'inconscient. Avant de peindre ces images, je dois aller pêcher ces images dans mon inconscient, un processus qui nécessite une certaine disponibilité pour recevoir. Quand Andy Warhol dit « I want to be a machine », j'entends par là qu'il voudrait entrer dans une sorte d'état de méditation qui lui permette de s'oublier lui-même et mieux voir ce sur quoi il travaille.
C'est ensuite que je donne à l'image le statut d'émetteur en la peignant. L'implication de ma personne dans ce processus de travail reste donc limitée. Elle se résume à la consommation d'images, à la réception d'une image inconsciente latente et à la décision de la peindre ou non.
On peut dire que je mène une recherche sur les images intérieures qui sont le symptôme d'un bombardement massif par des images extérieures. Si je cherche une généralisation de mon propos, je sais pertinemment que je suis limité malgré tout par une réalité que je ne peux pas contourner : je ne peux que partir de moi-même comme sujet d'étude. C'est à partir de mon propre prisme, de mon inconscient individuel, que je peux ensuite tendre vers une image collective."

Engbrox, Man in an Armchair, 2007, huile sur toile, 140 x 110 cm
Engbrox parle de la peinture et de la photographie :
http://www.vivoequidem.net/artiste/engbrox/sylvester/videos/peinture/photographie/269-29,18.html
Jean-Luc Chalumeau présente l'exposition de 2008 :
http://www.vivoequidem.net/artiste/engbrox/sylvester/videos/presentation/jean/luc/chalumeau/269-22,18.html
http://agenda.germainpire.info/img/2009/20090303_Sylvester_Engbrox.pdf
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| 08:00 |
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| 09:00 |
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| 10:00 |
[10:00-11:00] Défilé BALENCIAGA
- Description:
- Défilé BALENCIAGA
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| 11:00 |
[11:00-12:00] Défilé LIE SANG BONG
- Location:
- InterContinental Le Grand Hôtel de Paris
2, rue Scribe 3, rue Auber 75009 Paris M° Opéra, RER A Auber France Phone : +33 (0)1 40 07 32 32
- Description:
- Défilé LIE SANG BONG
[11:00-13:30] SHOWROOM ANTWERP F.F.I.
- Description:
- PRESENTATION & BRUNCH
57, rue de Bretagne
75003 Paris
France
Contact Presse
jonathan@totemfashion.com
[11:00-13:00] Vernissage de l'exposition "Le Petit Nicolas"
- Location:
- Mairie du 1er arrondissement
4, place du Louvre 75001 Paris M° Louvre - Rivoli France Phone : +33 (0)1 44 50 75 01 Internet Site : mairie1.paris.fr
- Description:
- Vernissage de l'exposition "Le Petit Nicolas"
[12:00-13:00] Défilé HIROKO KOSHINO
- Location:
- Carrousel du Louvre
99, rue de Rivoli 75001 Paris M° Palais Royal - Musée du Louvre France Mail : communication@parisexpo.fr Internet Site : www.carrouseldulouvre.fr
- Description:
- Salle Soufflot
[13:00-14:00] Défilé CHER MICHEL KLEIN
- Location:
- Mini Palais
avenue Winston Churchill Perron Alexandre III du Grand Palais Entrée Pont Alexandre III 75008 Paris M° Champs-Elysées - Clemenceau, Invalides France Phone : +33 (0)1 42 56 42 42 Mail : info@minipalais.com Internet Site : www.minipalais.com
- Description:
- Défilé CHER MICHEL KLEIN
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| 12:00 |
| 13:00 |
| 14:00 |
[14:00-15:00] Défilé SHARON WAUCHOB
- Location:
- Weber Métaux
Garage Turenne 66, rue de Turenne 75003 Paris M° Saint-Sébastien - Froissard France Phone : +33 (0)1 46 72 34 00 Fax : +33 (0)1 45 15 23 76 Mail : info@weber-metaux.com Internet Site : www.weber-france.com
- Description:
- Défilé SHARON WAUCHOB
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| 15:00 |
[15:00-16:00] Défilé BALMAIN
- Location:
- Hôtel Ritz
15, place Vendôme 75001 Paris M° Tuileries, Madeleine, Pyramides France Phone : +33 (0)1 43 16 30 30 Fax : +33 (0)1 43 16 31 78 Mail : resa@ritzparis.com Internet Site : www.ritzparis.com
- Description:
- Défilé BALMAIN
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| 16:00 |
[16:00-17:00] Défilé BRUNO PIETERS
- Location:
- Musée de l'Homme
Palais de Chaillot 17, place du Trocadéro et du 11 Novembre 75116 Paris M° Trocadéro France Phone : +33 (0)1 44 05 72 72 Internet Site : www.mnhn.fr
- Description:
- Défilé BRUNO PIETERS
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| 17:00 |
[17:00-18:00] Défilé RICK OWENS
- Location:
- Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts
ENSBA 14, rue Bonaparte 13, quai Malaquais 75006 Paris M° Saint-Germain-des-Prés France Phone : +33 (0)1 47 03 50 00 Fax : +33 (0)1 47 03 50 80 Mail : info@ensba.fr Internet Site : www.ensba.fr
- Description:
- salle Mélpomène
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| 18:00 |
[18:00-19:00] Défilé LUTZ
- Location:
- MK2 Bibliothèque
128-162, avenue de France 75013 Paris M° Bibliothèque François Mitterrand, Quai de la Gare France Internet Site : www.mk2.com/datamk2/sitescinemas/bibliotheque/seat.html
- Description:
- Défilé LUTZ
[18:00] Exposition collective "Regardez-moi - I'm back"
- Location:
- Immanence
21, avenue du Maine 75015 Paris M° Montparnasse - Bienvenüe, Falguière France Phone : +33 (0)1 42 22 05 68 Fax : +33 (0)1 42 22 05 68 Mail : immanence.art@club-internet.fr Internet Site : www.art-immanence.org
- Description:
- du 6 au 28 mars 2009
du jeudi au samedi de 14h à 19h
Vernissage le jeudi 5 mars 2009 à partir de 18h
avec les artistes : BÍRÓ Roland, DEZSŐ T. Tamás, ERDŐS Gábor, ERDEI Krisztina, KASZA Gábor, KRAJNIK István, KUDÁSZ Gábor Arion, MISETICS Mátyás, MÓRÓ Máté, PÓK István , PUKLUS Péter, SIMONYI Balázs
en partenariat avec l'institut Hongrois de Paris
« Regardez-moi - I'm back ! » est une exposition qui interroge la création photographique contemporaine hongroise. Si la période moderne a produit de grands noms tels que Brassaï, Kertész, Capa ou Moholy-Nagy, qu'en est-il de la jeune génération ? C'est de ce constat qu'est partie Sára Stenczer, jeune commissaire d'exposition indépendante, lorsqu'elle a lancé au Studio des Jeunes Photographes de Budapest à la fin de l'année 2008 cet appel à projet : la représentation humaine sans visage.
L'exposition « Regardez-moi – I'm back ! » met en avant la création photographique contemporaine hongroise à travers une thématique inédite : la représentation humaine de dos. Les œuvres ici réunies explorent la métaphore de l'homme sans visage, expression de l'enfermement qui attise la curiosité et stimule l'imagination. Les photographes hongrois qui ont grandi après la chute du Mur explorent toutes les voies possibles de la création actuelle. Cette génération « d'après » n'oublie toutefois pas l'héritage humaniste de ses pères, tels Martin Munkácsi, André Kertész, Brassaï, Robert Capa, et bien d'autres.
Les bouleversements profonds des deux dernières décennies, la difficulté d'envisager un futur autre que précaire et la réduction de la sphère de la vie privée obligent les artistes à réfléchir sur cette société en pleine transition et à porter un regard nouveau sur le quotidien.
Ces préoccupations emblématiques de toute une génération se retrouvent chez les treize photographes invités dans cette exposition, qui représentent l'homme de dos de façon tantôt ludique et légère, tantôt inquiétante. Les œuvres de ces artistes appartenant au Studio des jeunes photographes (association fondée en 1977), ont été choisies par Sári Stenczer, commissaire indépendante invitée par Immanence.
[18:00] Exposition d'Arnaud Prinstet "Qui suis-je ?"
- Location:
- Galerie Véra Amsellem
48, rue du Roi de Sicile 75004 Paris M° Saint-Paul, Hôtel de Ville France Phone : +33 (0)1 40 29 47 34 Mobile : +33 (0)6 15 58 62 67 Mail : vera.amsellem@dbmail.com
- Description:
- Du 05/03/2009 au 31/03/2009
"J'étonnerai Paris avec une pomme" dit un jour Cézanne en son temps, Arnaud Prinstet, lui, envisage d'étonner en mars prochain la scène artistique parisienne avec... sa pomme.
Véra Amsellem propose du 5 au 31 mars une exposition d'autoportraits d'Arnaud Prinstet dans sa galerie du 48 rue du Roi de Sicile à Paris (4ème). Particulièrement sensible à la forte tension qui se dégage du travail de cet artiste, entre mise en évidence et effacement de lui-même, elle souhaite transmettre la détermination d'Arnaud Prinstet à vouloir se peindre comme "un travail incessant pour saisir l'essentiel".
Le titre de l'exposition -"Qui suis-je ?"- appelle une réponse pressante. L'exposition elle-même tentera d'y répondre, sous la forme des autoportraits. Dans la première pièce de la galerie, un grand format 130x130 cm et 6 à 8 moyens formats 80x80cm. Dans la seconde pièce seront accrochés une multitude de petits formats. Un thème unique : l'autoportrait, une gamme de couleurs rayonnantes, solaires, du jaune au rouge en passant par les orangers. Ces couleurs, comme le retour au pinceau, marquent une nouvelle manière, plus aboutie, pour Arnaud Prinstet. Sur la peinture à l'huile quelques touches de fluo électrisent la toile.
L'artiste aborde son propre visage comme un élément inconnu et insaisissable, dans un glissement constant entre objectivité et subjectivité, abstrait et figuratif. Le trait noir qui figure nez, bouche, oreilles et visage est neutralisé par une volonté d'abstraction. Les couleurs fortes et chaudes évoquent la puissance de l'émotion. Finalement l'identité s'affirme dans l'addition des toiles assemblées. Dans cette galerie claire et intime, l'ensemble formé par les autoportraits est tonique et chaleureux, et trouve son intensité dans l'omniprésence de ce regard noir qui interroge son image et le monde.
[18:00] Exposition d'Olivier Leroi "Finger in my book"
- Location:
- La FOG Galerie
146, Boulevard de Charonne Espace Brochage Express 75011 Paris France Mobile : +33 (0)6 61 72 67 90 Mail : galeriefog@gmail.com Internet Site : thewindow41.blogspot.com
- Description:
- WINDOW ressort de ses gonds !!!
Finger in My... une proposition de Charlotte Batifol & yann Perol
Après une période d'intense activité entre 2000 et 2003, avec entre autre, la participation d'artistes tels que Philippe Ramette, Pascal Lièvre ou encore Tsuneko Taniuchi, the window réouvre, toujours à l'initiative de Catherine Baÿ.
Elle collabore pour la nouvelle programmation avec Charlotte Batifol et Yann Perol.
Ils ont élaboré un cycle d'exposition intitulé Finger in my...
Olivier Leroi est le damoiseau d'honneur qui ouvrira le bal.

[18:00-21:00] Exposition de Frédéric Lemoine "Monamour"
- Location:
- La Petite Galerie
35-37, rue de Seine 75006 Paris M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon France Phone : +33 (0)1 40 51 85 54 Fax : +33 (0)1 43 26 95 66 Mail : ustunel@enst.fr
- Description:
- Exposition du 1 au 7 mars 2009
Vernissage jeudi 5 mars à partir de 18h
ouvert de 11h à 19h30
Du végétal à l'animal, découvrez et achetez les œuvres de l'artiste parisien Frédéric Lemoine qui travaille les matières nobles: ardoise, zinc, plomb, caoutchouc, papier, bois, cires et résines pigmentées à chaud… Enfin une invitation à toucher, à caresser des tableaux/sculptures.
[18:00-21:00] Exposition de Joël Brisse
- Location:
- Galerie Defrost
7, rue du Vertbois 75003 Paris M° République, Temple, Arts et Métiers France Phone : +33 (0)1 44 61 01 73 Mobile : +33 (0)6 15 39 09 18 Mail : contact@defrost.fr Internet Site : www.defrost.fr
- Description:
- http://agenda.germainpire.info/img/2009/20090305_Brisse.pdf


[18:00] Figures de style, styles de figures : le portrait dans tous ses états...
- Location:
- Le cabinet d'amateur
12, rue de la Forge Royale 75011 Paris M° Ledru-Rollin, Faidherbe - Chaligny, Charonne France Phone : +33 (0)1 43 48 14 06 Mail : contact@lecabinetdamateur.com Internet Site : www.lecabinetdamateur.com
- Description:
- Vernissage le jeudi 5 mars 2009 à partir de 18 heures
Exposition collective du 3 au 22 mars 2009
Jean-Michel Alberola, Jean-Charles Blais, Pierre Buraglio, Robert Combas, Joanna Flatau, Jean-Marc Gauthier, Frédéric Hégo, Dominique Larrivaz, Michel Macréau, Miss Tic, Paella, Pascal Margat, Paul Martin, VLP...
[18:00-21:00] KRISTYNE RISPOLI & MAYUMI TAKEGUCHI (CHAPEAUX) Prix Hermes
- Location:
- Galerie Joseph
Lieu à louer - Space to rent 7, rue Froissart 75003 Paris M° Saint-Sébastien - Froissard, Filles du Calvaire France Phone : +33 (0)1 42 71 20 22 Fax : +33 (0)1 42 71 00 11 Mail : contact@galeriejoseph.com Internet Site : www.galeriejoseph.com
- Description:
- presse@comcie.com
Installation & cocktail
[18:00-20:00] Nocturne Champagne du Showroom
- Location:
- Atelier Richelieu
60, rue de Richelieu 75002 Paris M° Bourse, Quatre-Septembre, Pyramides, Palais Royal - Musée du Louvre France Phone : +33 (0)1 42 33 01 64 Mail : info@atelierrichelieu.com Internet Site : www.atelierrichelieu.com
- Description:
- Liste des exposants sur www.leshowroom.fr
Contact LeShowroom :
Hortensia de Hutten
11 rue Jean Macé
75011 Paris
tel: +33 1 43 72 75 37
Fax: +33 1 43 73 28 42
hdehutten@leshowroom.fr
[18:00-22:00] Présentation de la collection & cocktail SOPHIE HONG
- Description:
- c/ Freego
11, rue Jacob
75006paris Paris
France
Contact
zyl@llp.com.tw
[18:00-21:00] Remise du Prix L'Oréal
- Location:
- Maison de l'Unesco
125, avenue de Suffren 7, place de Fontenoy 75352 Paris 07 SP M° Ségur France Phone : +33 (0)1 45 68 05 16 Internet Site : www.unesco.org/fr
- Description:
- Remise du Prix L'Oréal
[18:00-21:00] Réception Boutique THIERRY MUGLER
- Description:
- rue Etienne Marcel
[18:30-21:30] ELEY KISHIMOTO “JET SET MASALA”
- Location:
- Galerie Jeanroch Dard
13, rue des Arquebusiers 75003 Paris M° Saint-Sébastien - Froissard, Chemin Vert France Phone : +33 (0)1 42 71 27 35 Mail : info@jeanrochdard.com Internet Site : www.jeanrochdard.com
- Description:
- Contact
info@eleykishimoto.com
Exhibition & Cocktail
[18:30] Exposition de Jean-Baptiste Perrot
- Location:
- L'Aiguillage galerie
19, rue des Frigos 75013 Paris M° Bibliothèque François Mitterand, Quai de la Gare France Phone : +33 (0)1 45 84 52 46 Fax : +33 (0)1 43 55 64 37 Internet Site : www.aiguillage.org
- Description:
- du 5 mars au 4 avril 2009
12h à 18h sauf mercredi, samedi, dimanche
Ouverte les samedis 7 mars et 4 avril de 14h à 18h
[18:30] Vendôme Luxury Live
- Location:
- Hôtel Le Meurice
228, rue de Rivoli 75001 Paris M° Tuileries, Concorde France Phone : +33 (0)1 44 58 10 55 Fax : +33 (0)1 44 58 10 76 Internet Site : www.lemeurice.com
- Description:
- http://www.vendomeluxurytradeshow.com
[19:00-20:00] Défilé NINA RICCI
- Location:
- Halle Freyssinet
55, boulevard Vincent Auriol 75013 Paris M° Chevaleret France Phone : 08 11 11 55 55 Internet Site : www.halle-freyssinet.com
- Description:
- Défilé NINA RICCI
[19:00] Exposition d'Anne Mandorla "Peintures nomades"
- Location:
- Espace Culturel André Malraux
ECAM 2, place Victor Hugo 94270 Le Kremlin-Bicêtre M° Le Kremlin-Bicêtre France Phone : +33 (0)1 49 60 62 16 Fax : +33 (0)1 49 60 76 16 Mail : agecam@orange.fr Internet Site : www.ecam-lekremlinbicetre.com
- Description:
- peinture
du 3 mars au 11 avril
[19:00] Exposition de Sylvester Engbrox "Hyperceptions"
- Location:
- Galerie VivoEquidem
113, rue du Cherche-Midi 75006 Paris M° Duroc, Falguière, Montparnasse - Bienvenüe France Phone : +33 (0)9 61 26 92 13 Mail : galerie@vivoequidem.net Internet Site : www.vivoequidem.net
- Description:
- Du 5 mars au 13 juin 2009, la galerie VivoEquidem présente une exposition de peintures de l'artiste d'origine allemande Sylvester Engbrox.

Engbrox, Katrin with Handbag, 2008, huile sur toile, 180 x 140
"ENGBROX, Hyperceptions" dévoilera une vingtaine de nouvelles toiles montrées lors d'accrochages successifs. Il s'agit de la deuxième manifestation consacrée à cet artiste après un premier événement organisé il y a tout juste un an à la galerie.
Figurative et ancrée dans notre monde actuel, la peinture de Sylvester Engbrox met en scène des personnages, souvent dénudés, évoluant dans des atmosphères étranges. De ces figures et décors inspirés par des images de notre quotidien (presse grand public, internet) ou des références plus personnelles (Andy Warhol, le cinéma de David Lynch), résultent une réalité réinventée par l'artiste. Il n'y a en effet aucun jugement ou constat dans les représentations d'Engbrox, et c'est de là que réside la force de sa peinture, parfaitement en phase avec cette ère numérique où les réalités sont multiples et polymorphes.
Natif de Kleve en Allemagne, Sylvester Engbrox s'installe en France au milieu des années 80. Photographe à ses débuts, il expérimente la peinture dans les années 90, puis dirige un temps un label indépendant de musique, avant de revenir pleinement à la peinture il y a trois ans. Nourri de toutes ces expériences, Sylvester Engbrox propose un art inclassable qui est à découvrir à la galerie VivoEquidem, le temps d'une exposition événement qui fera escale à Glasgow Art Fair en avril.
ENGBROX, Hyperceptions
Ceux qui ont eu l'occasion de voir la première exposition de Sylvester Engbrox en 2008 ont assurément pu assister à la genèse d'un artiste hors du commun.
Certes, quelques-unes des toiles avaient plus de dix ans, mais elles n'avaient jamais été montrées et la promiscuité de ces premières oeuvres avec celles de 2005, 2006 et 2007 (entre-temps, l'artiste avait cessé de peindre) constituait la « soupe originelle » d'un monde en formation dont nous avions alors sous les yeux tous les éléments primordiaux.
Aujourd'hui, l'univers de Sylvester Engbrox est en pleine expansion et dans la vingtaine de nouvelles toiles que nous exposerons trois mois durant, en plusieurs fois, entre le 4 mars et le 30 mai prochain à la galerie VivoEquidem (avec une étape à la Glasgow Art Fair, fin avril), nous verrons comment l'acte créateur d'Engbrox s'est déplacé d'une über-réalité à une über-perception.
Avec Jean-Luc Chalumeau, qui a rédigé la préface du catalogue de 2008, nous étions arrivés à la conclusion que Sylvester Engbrox n'appartenait en fait à aucune école, mais qu'il émanait directement de la complexité du monde contemporain, bombardé d'images, essentiellement numériques.
Cette über-réalité (sur/hyper-réalité) se caractérisait par l'absence de jugement et de constat dans les représentations d'Engbrox, et ce, malgré un réalisme intentionnel certain. Tous ses personnages évoluaient dans des environnements étranges, parfois hostiles (série des Air Disaster), inquiétants (Pool 1 et 2, Moni) souvent dénudés, mais sans que l'on puisse jamais attribuer à l'image (c'est-à-dire venant d'elle exclusivement) une sensation précise d'angoisse, d'attente ou d'érotisme, bien que les femmes de Sylvester soient physiquement attractives.
Evidemment, le fait que Sylvester Engbrox soit de la génération qui a grandi à Düsseldorf dans les années soixante-dix et quatre-vingt et qu'il ait reçu une très solide formation de photographe à Arles ne sont pas sans significations.
Pour lui, le monde visible de sa jeunesse, des reliquats de la Nouvelle Objectivité aux fulgurances de Gerhard Richter en passant par les images diffusées à grande échelle des actions de la RAF, a constitué un « fond » nourricier évident.
Là-dessus s'est ajouté tout Andy Warhol, le cinéma de David Lynch, la photographie des Becher et la musique de Kraftwerk.
Enfin, le « Sud » comme il le dit (en fait la France, où il habite, et la Grèce, où il va souvent), par opposition au « Nord » allemand qui se méfie de tout acte de séduction, a achevé la formation de ce regard particulier qui est le sien.
Ainsi, Sylvester Engbrox, en raison de sa culture d'origine et de sa formation de photographe, s'est toujours intéressé à une certaine projection de la réalité qu'il a mis aussitôt en doute puisque cette réalité mentait, trompait, cherchait à manipuler et se voulait surtout définitive. Lui qui, depuis des années, a compilé et classé méthodiquement des dizaines de milliers d'images tirées de la presse grand public, des magazines de télévision ou d'Internet, a assez vite su que le monde dans son domaine sensible, s'il existe bel et bien, n'est pas aussi vrai qu'on le dit ou qu'on cherche à nous le faire croire. En fin de compte, il a constaté puis accepté que le monde est la totalité des faits et non des choses.
L'ère numérique qu'Engbrox a quasiment vu naître et qu'il a accompagné au plus près a confirmé cet état de fait. En effet, la « chose numérique » – c'est même son essence – n'oublie rien, ne jette rien, elle accumule sans cesse toutes les réalités les unes après les autres, et toutes sont vraies, successivement. Aujourd'hui, grâce à la technologie, nous pouvons les retrouver presque instantanément, sous leur forme exacte telles qu'elles nous furent proposées initialement. Devant cette multitude, nous sommes alors obligés d'admettre qu'il n'existe pas de vérité « originelle », une doxa de la réalité.
Le regard d'artiste de Sylvester Engbrox est peut-être l'un des premiers à s'être adapté à ce nouvel horizon.
Sylvester Engbrox est né en 1964 à Kleve en Allemagne.
Il est admis à l'école des Arts décoratifs qu'il quitte en 1986 pour venir s'installer à Paris.
En 1991, il est diplômé de l'Ecole nationale supérieure de photographie à Arles.
Correspondant pour deux magazines allemands le Select et The Manipulator.
Revient à la peinture dans les années quatre-vingt dix.
Chargé de la photothèque au cabinet de photographies anciennes du musée Rodin, il crée parallèlement jusqu'en 2004
un label de musique indépendant «Home Laboratoire Moderne» qui édite des CD de compilations d'artistes pop.
Depuis 2005 il reprend son activité de peintre.
En 2008, est organisée sa première exposition à la galerie VivoEquidem.
Relais (Extrait d'un entretien avec Max Torregrossa en octobre 2008)
"J'ai toujours considéré mon rôle dans la fabrication d'images comme celui d'un relais. Ce principe repose sur deux notions : réception et émission. Pour pouvoir émettre, si on ne se contente pas de s'émettre uniquement soi-même, il faut d'abord avoir une bonne capacité à recevoir. Et pour recevoir, il faut, dans un premier temps, mettre en arrière-plan sa propre personne. Un artiste peut complètement brouiller cette réception de signaux par ses pensées, ses ambitions, etc.
Mon processus de travail est basé sur l'accumulation d'images. Je range ces images physiquement, mais aussi mentalement. Les images qui m'intéressent le plus sont celles qui traversent le filtre de rangement de mon cerveau pour atterrir dans l'inconscient. Avant de peindre ces images, je dois aller pêcher ces images dans mon inconscient, un processus qui nécessite une certaine disponibilité pour recevoir. Quand Andy Warhol dit « I want to be a machine », j'entends par là qu'il voudrait entrer dans une sorte d'état de méditation qui lui permette de s'oublier lui-même et mieux voir ce sur quoi il travaille.
C'est ensuite que je donne à l'image le statut d'émetteur en la peignant. L'implication de ma personne dans ce processus de travail reste donc limitée. Elle se résume à la consommation d'images, à la réception d'une image inconsciente latente et à la décision de la peindre ou non.
On peut dire que je mène une recherche sur les images intérieures qui sont le symptôme d'un bombardement massif par des images extérieures. Si je cherche une généralisation de mon propos, je sais pertinemment que je suis limité malgré tout par une réalité que je ne peux pas contourner : je ne peux que partir de moi-même comme sujet d'étude. C'est à partir de mon propre prisme, de mon inconscient individuel, que je peux ensuite tendre vers une image collective."

Engbrox, Man in an Armchair, 2007, huile sur toile, 140 x 110 cm
Engbrox parle de la peinture et de la photographie :
http://www.vivoequidem.net/artiste/engbrox/sylvester/videos/peinture/photographie/269-29,18.html
Jean-Luc Chalumeau présente l'exposition de 2008 :
http://www.vivoequidem.net/artiste/engbrox/sylvester/videos/presentation/jean/luc/chalumeau/269-22,18.html
http://agenda.germainpire.info/img/2009/20090303_Sylvester_Engbrox.pdf
[19:00-21:00] Rencontre dédicace de Paul Andreu
- Location:
- Libraire du Moniteur Paris Odéon
7, place de l'Odéon 75006 Paris M° Odéon, RER B Luxembourg France Phone : +33 (0)1 44 41 15 75 Fax : +33 (0)1 40 51 85 98 Internet Site : www.librairiedumoniteur.com
- Description:
- A l'occasion de la sortie de son livre La Maison
[19:00-21:00] “MERCI” PRESS OPENING DAY
- Location:
- Merci
111, boulevard Beaumarchais 75003 Paris M° Saint-Sébastien - Froissard France Phone : +33 (0)1 42 77 00 33 Internet Site : www.merci-merci.com
- Description:
- Contact Presse
stephanie.a@mpressoffice.com
[20:00-21:00] Défilé AF VANDEVORST
- Location:
- Weber Métaux
Garage Turenne 66, rue de Turenne 75003 Paris M° Saint-Sébastien - Froissard France Phone : +33 (0)1 46 72 34 00 Fax : +33 (0)1 45 15 23 76 Mail : info@weber-metaux.com Internet Site : www.weber-france.com
- Description:
- Défilé AF VANDEVORST
[20:00-23:00] Dîner de gala Hadassah France
- Location:
- Pavillon d'Armenonville
Allée de Longchamp Bois de Boulogne 75116 Paris M° Porte Maillot France Phone : +33 (0)1 40 67 93 00 Fax : +33 (0)1 40 67 97 25 Mail : armenonville@poteletchabot.fr Internet Site : www.poteletchabot.com
- Description:
- Président de Hadassah France, le Docteur Sydney Ohana accueille, cette année, l'Ambassadrice du Fonds mondial contre le Sida et épouse du chef de l'Etat, Carla Bruni.
[20:00-22:00] Please Dress Up Collection presentation
- Description:
- Pring
29, rue Charlot
75003 Paris
France
Press Contact
Please@pleasedressup.com presentation
[21:00-22:00] Défilé BLESS
- Description:
- 3 rue Barbette - Paris 3e
[21:30-23:50] JADE JAGGER PRESENTS JEZEBEL
- Location:
- VIP Room Theater
188 bis, rue de Rivoli 75001 Paris M° Palais Royal - Musée du Louvre, Tuileries France Phone : +33 (0)1 58 36 46 00 Fax : +33 (0)1 45 62 26 85 Mail : viproom@viproom.fr Internet Site : www.viproom.fr
- Description:
- PARTY
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