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1er mai – 15 aoĂ»t 2009 Commissariat : Marina Ferretti Bocquillon Le groupe impressionniste se disloque progressivement au cours des annĂ©es 1880 et ses membres travaillent dĂ©sormais isolĂ©s les uns des autres. L'apparente spontanĂ©itĂ© qui avait caractĂ©risĂ© leurs travaux laisse place Ă un travail beaucoup plus mĂ©ditĂ© et complexe. Après des annĂ©es difficiles, la carrière de Claude Monet prend un cours favorable quand il s'installe en 1883 Ă Giverny. C'est alors qu'il commence Ă connaĂ®tre un succès rĂ©el, et qu'il est reconnu comme un des peintres majeurs de son Ă©poque. Pour lui, une nouvelle vie commence et elle s'accompagne d'un renouvellement profond de son travail. Après avoir Ă©tĂ© l'initiateur de l'impressionnisme, la rĂ©volution picturale la plus significative du XIXe, Monet devient un des plus grands peintres français du XXe siècle et le jardin de Giverny est au coeur de cette Ă©volution. En inventant un motif qu'il peindra par la suite, l'artiste inverse en effet la dĂ©marche traditionnelle du peintre paysagiste. L'exposition s'organisera en trois sections, elle comportera une trentaine d'oeuvres peintes, des photographies et documents d'archives. Entièrement consacrĂ©e au jardin de Giverny, elle mettra en Ă©vidence cette phase essentielle du parcours artistique de Claude Monet. Des oeuvres remarquables seront prĂ©sentĂ©es, dont certaines jamais exposĂ©es. Cette exposition bĂ©nĂ©ficie de prĂŞts exceptionnels du musĂ©e d'Orsay et du musĂ©e Marmottan Monet. 1. L'invention d'un paysage (1883‐1904) Ă€ Giverny pour la première fois, Claude Monet, qui a toujours aimĂ© et peint la nature et les jardins, a l'occasion d'en dessiner lui‐mĂŞme les contours. Dans le Clos normand original, il organise des parterres d'une profusion florale inouĂŻe. Il crĂ©e ensuite de toutes pièces un fascinant jardin d'eau oĂą la nature et son reflet se mĂŞlent inextricablement. L'Ă©laboration en est lente et laborieuse : elle nĂ©cessite des acquisitions de terrains et des dĂ©marches administratives contraignantes. Ces transformations durent près de vingt ans ‐ de 1883 Ă 1904 ‐ et l'artiste modifiera encore les contours de l'Ă©tang en 1910. Au cours de cette pĂ©riode, Monet peint ses premières sĂ©ries, les Peupliers, les Meules, les CathĂ©drales, les MatinĂ©es sur la Seine, aux environs de sa maison. Il voyage aussi pour trouver de nouveaux motifs : notamment Ă Bordighera, en Norvège, en Hollande ou Ă Londres. Mais, Ă l'exception d'un petit nombre d'oeuvres peintes entre 1887 et 1897, il n'explore pas encore les possibilitĂ©s picturales du jardin. Son Ă©laboration sera donc Ă©voquĂ©e, Ă©tape par Ă©tape, par des photographies, des lettres et des documents d'archives mis en scène. 2. Monet peintre du XXe siècle (1899‐1926) Tout change au tournant du siècle. En 1899, Monet commence Ă peindre le jardin de Giverny qui devient rapidement son motif de prĂ©dilection. Les formats, ronds, carrĂ©s, allongĂ©s, sont de plus en plus variĂ©s et de plus en plus grands. Les compositions, souvent dĂ©focalisĂ©es, sont moins lisibles. Progressivement, Monet invente un nouveau langage pictural ; il travaille dĂ©sormais avec lenteur et difficultĂ© comme en tĂ©moigne sa correspondance. De moins en moins objectives, ces toiles sont achevĂ©es ou entièrement rĂ©alisĂ©es Ă l'atelier. Au dĂ©but des annĂ©es 1910, l'artiste se consacre aux Grandes DĂ©corations peintes dont l'aboutissement sera l'ensemble de l'Orangerie. Les peintres de l'abstraction amĂ©ricaine des annĂ©es 1950 se sont justement proclamĂ©s ses hĂ©ritiers, mais Monet n'a jamais rompu avec le sujet. L'immersion dans la nature, la proximitĂ© du jardin lui sont nĂ©cessaires et lui inspirent un lyrisme puissant, absent de ses premières oeuvres impressionnistes. Ă€ Giverny, Monet cesse d'ĂŞtre le peintre de la vie moderne et devient le chantre d'une nature foisonnante. 3. L'Ă©laboration d'une image (1905‐1926) Monet, qui avait inventĂ© l'impressionnisme en peignant la Grenouillère cĂ´te Ă cĂ´te avec Renoir, a rarement permis aux autres peintres de reprĂ©senter le jardin de Giverny qui est restĂ© quasi exclusivement « son » motif. Les photographies de Monet dans son jardin sont en outre très nombreuses et furent largement diffusĂ©es. C'est en 1905 que Louis Vauxcelles publie les premières photographies du jardin oĂą l'artiste pose en gentleman‐farmer, une figure qui s'efface rapidement au profit de celle du patriarche de Giverny qui s'imposera Ă la postĂ©ritĂ©. Les dernières photographies de Monet dans son jardin sont prises par Nickolas Muray vers 1926. Le regard de l'artiste y est cachĂ© par des lunettes et elles Ă©voquent irrĂ©sistiblement la figure d'Homère, le poète aveugle. Une trentaine de photographies tĂ©moigneront de la mise en place de la nouvelle image de l'artiste. Biographie Claude MONET (Paris, 1840 – Giverny, 1926) NĂ© Ă Paris en 1840, Claude Monet passe son adolescence au Havre oĂą il fait la connaissance d'Eugène Boudin et de Johan Barthold Jongkind qui lui enseignent la peinture de plein air. En 1859, il s'inscrit Ă l'AcadĂ©mie Suisse Ă Paris oĂą il rencontre Camille Pissarro, puis de 1862 Ă 1864, poursuit sa formation dans l'atelier de Charles Gleyre et se lie avec Auguste Renoir, Alfred Sisley, FrĂ©dĂ©ric Bazille. De 1872 Ă 1878, il s'Ă©tablit Ă Argenteuil. En 1874, Monet, Paul CĂ©zanne, Armand Guillaumin, Berthe Morisot, Renoir, Pissarro, Sisley et Edgar Degas organisent l'exposition inaugurale du mouvement impressionniste dans l'ancien studio du photographe Felix Nadar. Monet expose Impression, soleil levant (Paris, musĂ©e Marmottan Monet) et suscite l'ironie du critique Louis Leroy qui intitule son article « L'Exposition des impressionnistes ». En 1877, il commence la sĂ©rie de la Gare Saint‐Lazare. L'Ă©tĂ© 1878, il loue une maison Ă VĂ©theuil avec son Ă©pouse Camille, ses deux fils, Jean et Michel, et la famille HoschedĂ©. En 1881, après la mort de son Ă©pouse, Monet s'installe Ă Poissy avec Alice HoschedĂ©. Il explore sans relâche les diffĂ©rentes lumières du jour sur ce petit bras de la Seine. En avril 1883 Claude Monet s'installe avec Alice HoschedĂ© dans le village de Giverny et y rĂ©side jusqu'Ă sa mort en 1926. Monet loue, puis achète en 1890 la maison du Pressoir entourĂ©e d'un parc de plus d'un hectare. Pendant les premières annĂ©es, il continue de voyager en Normandie, en Bretagne, sur la CĂ´te d'Azur ou dans la Creuse. Il reçoit frĂ©quemment la visite de ses amis tels Renoir, Pissarro, CĂ©zanne, Georges Clemenceau, Octave Mirbeau…. Le rĂ´le de Monet dans l'instauration de Giverny comme village d'artistes est fondamental mĂŞme si la colonie s'est constituĂ©e indĂ©pendamment de lui. Sa fameuse sĂ©rie de Meules de 1891 attire immĂ©diatement l'attention de la communautĂ© des artistes, et de nombreux visiteurs choisissent le mĂŞme sujet, en hommage au maĂ®tre français. Ă€ Argenteuil et Ă VĂ©theuil, Monet avait rĂ©alisĂ© des vues de jardins cultivĂ©s par ses soins, mais Ă Giverny, cette entreprise prend une toute autre dimension. Il transforme le verger, appelĂ© Clos normand, en jardin enclos de fleurs, puis en 1893, il achète une parcelle situĂ©e de l'autre cĂ´tĂ© de la voie ferrĂ©e pour crĂ©er un jardin d'eau auquel il adjoint un pont japonais en 1895. En 1901, il fait l'acquisition d'un nouveau terrain pour Ă©largir son bassin. De 1916 Ă 1926, Monet se consacre aux Grandes DĂ©corations des NymphĂ©as pour l'Orangerie des Tuileries Ă Paris. Monet s'Ă©teint le 5 dĂ©cembre 1926 Ă Giverny. Le 17 mai 1927, les Grandes DĂ©corations sont inaugurĂ©es Ă l'Orangerie. Catalogue Le Jardin de Monet Ă Giverny : l'invention d'un paysage Ouvrage sous la direction de Marina Ferretti Bocquillon Contributions de Françoise Heilbrun et Gabrielle van Zuylen 24 x 29 cm 144 pages 100 illustrations couleur Ă©dition française et anglaise coĂ©ditĂ©e avec 5 Continents parution : avril 2009 Le Jardin de Monet Ă Giverny : l'invention d'un paysage Cet ouvrage raconte l'Ă©laboration d'un jardin unique au monde et tĂ©moigne de son rĂ´le essentiel dans l'Ă©volution de l'art de Monet. Il est publiĂ© Ă l'occasion de l'exposition « Le Jardin de Monet Ă Giverny : l'invention d'un paysage » qui sera prĂ©sentĂ©e au musĂ©e des impressionnismes, Giverny du 1er mai au 15 aoĂ»t 2009. Il rassemble trois textes d'Ă©minents spĂ©cialistes, Marina Ferretti Bocquillon, Françoise Heilbrun et Gabrielle van Zuylen, ainsi qu'une chronologie dĂ©taillĂ©e Ă©tablie par Vanessa Lecomte. Toutes les oeuvres prĂ©sentĂ©es sont reproduites en pleine page couleur et sont complĂ©tĂ©es par une large sĂ©lection de documents et d'archives. http://agenda.germainpire.info/img/2009/20090501_Le_Jardin_de_Monet.pdf |
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Sainte-Chapelle du château de Vincennes Du 13 mai au 30 août 2009 : de 10 h à 18 h Ouvert tous les jours, sauf le 21 juin 2009 (Fête de la musique) Droits d'entrée durant la période de l'exposition Gratuit pour les moins de 18 ans Billet exposition à la Sainte-Chapelle Plein tarif : 8 € Pas de tarif groupe et professionnel Tarif réduit : 5 € Billet jumelé exposition à la Sainte-Chapelle et donjon Plein tarif : 12 € Tarif groupes et professionnels adultes (à partir de 20 personnes) : 9 € par personne Tarif réduit : 7 € Billet donjon Plein tarif : 8 € Tarif groupes et professionnels adultes (à partir de 20 personnes) : 6 € par personne Tarif groupe scolaires (entre 20 et 35 personnes) : 30 € par groupe Tarif réduit : 5 € Visite-ateliers tout public Proposées les jeudis 14, 21 et 28 mai ; 4, 18 et 25 juin ; 2 et 9 juillet 2009. Visite de l'exposition de 13 h 30 à 14 h 15 puis atelier de 14 h 15 à 16 h 15. L'atelier, assuré par une personne spécialiste de la peinture d'icônes, portera sur une initiation à cette technique sur feuille ou carton avec des pigments naturels. Tarif adultes : 11,50 € Tarif moins de 18 ans : 7,50 € A l'occasion de la réouverture de la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, après deux années de restauration, le Centre des monuments nationaux présente en coproduction avec la Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie une exposition exceptionnelle consacrée aux icônes bulgares. Celle-ci rassemble des chefs-d'œuvre de l'art orthodoxe balkanique du IVe au XIXe siècles, dont 80 icônes issues des musées nationaux bulgares et principalement du département d'art médiéval de la Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie. Son directeur, Boris Danaïlov assure le commissariat de l'exposition. Des musées bulgares prêtent pour la première fois à une institution étrangère, qui plus est un joyau de l'Occident catholique, 80 chefs d'œuvre de l'art orthodoxe! Les icônes sont accueillies dans le somptueux écrin de la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, restaurée pendant trois ans après les dégâts de la tempête de 1999. Le château lui-même, dernier témoignage en France de la monarchie médiévale, doté du plus haut donjon d'Europe, a subi une cure de jouvence pendant dix ans et a rouvert ses portes en 2007. La Sainte-Chapelle du château de Vincennes est fondée en 1379 sous Charles V et inaugurée en 1552 par Henri II. Son style unifié, simple et élancé, reproduit à l'identique, mais dans de moindres dimensions, la Sainte-Chapelle de Paris. Elle est construite selon le plan traditionnel des chapelles castrales [relatif à un château]: vaisseau unique, chœur formé d'une travée droite et d'une abside à cinq pans, deux oratoires (l'un pour le roi, l'autre pour la reine). ![]() Sainte-Chapelle du château de Vincennes (c) Patrick Cadet / Centre des monuments nationaux, Paris Dès le porche franchit, le visiteur se glisse dans un cabanon boisé, qui accueille comme dans une galerie les icônes, ainsi protégées de la lumière. Si certaines pièces ont souffert, l'ensemble est relativement bien conservé, compte tenu de leur ancienneté. L'exposition, chronologique, permet au visiteur d'observer l'évolution de l'art des icônes. Elles apparaissent au VIIe siècle dans le premier royaume bulgare (XIIe-XIIe siècle). L'image emblématique de cette période est celle de Saint Théodore, réalisée en céramique. Saint Théodore. Xe siècle. Céramique. Provenance: monastère de Patleyna, Preslav (c) B. Tchernev / Musée Historique, Preslav En 1018, l'Empire romain d'Orient envahit le royaume bulgare qui subit alors l'influence de l'art byzantin. Telle l'importation du cercle orthodoxe qui correspond au grand schisme d'Orient (1054). ![]() Le Conseil des Archanges. Vers 1430. Détrempe sur bois. Provenance: église des Saints-Archanges du monastère de Batchkovo. Collection du monastère de Batchkovo (c) Lulin Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia La fin de l'occupation byzantine se traduit par une production d'icônes variées et l'apparition de grands formats. Les proportions des corps s'allongent, les couleurs sont chaudes, les dessins sont précis (cf. icônes du Conseil des Archanges et de Saint Dimitrios). ![]() Saint Démétrios à cheval. 1617? Détrempe sur bois. Provenance: Véliko Tarnovo (c) L. Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia La production artistique diminue un temps avec l'occupation ottomane de la fin du XIVe - début du XVe siècle. Si les centres d'art byzantin (Constantinople, Tessaloniky, Mistra) s'éteignent, des écoles artistiques régionales (Kostur, Ohrid) et des scriptoria de monastères (Rila, Batchkovo, Patleyna), se développent. En atteste la production des icônes de Saint Georges à cheval de Boyana (périphérie de Sofia) et l'évangile de Kremikovo. ![]() Saint Georges à cheval. Fin du XVe siècle. Détrempe sur bois. Provenance: Boyana (c) L. Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia Au sortir de ce premier cabanon en bois, le visiteur est guidé vers la lumière du fond de la chapelle. Forte symbolique mystique qui sert de transition historique. A partir du XVIIIe siècle, l'icône joue un rôle fondamental dans la reconquête de l'identité nationale. Objet devenu politique, elle représente des personnalités patriotiques comme les saints frères Cyrille et Méthode. L'icône bulgare était jusque-là sacrée. Elle n'utilisait pas la perspective et ne tentait pas de reproduire la réalité. ![]() Saint Stéphane. 1790. Détrempe sur bois (c) B. Tchernev / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia Son art évolue de manière radicale au XVIIIe siècle - et ce pour la dernière fois avant son extinction. L'icône devient plus figurative - au point de donner l'impression que les visages des saints aient été photographiés tant leur teint paraît réel -, les artistes recourent à la perspective, aux effets de profondeur et s'entichent d'ornements baroques pittoresques. Apparaissent également des sujets profanes, des éléments urbains, des paysages et des portraits personnels. ![]() Evangéliaire liturgique. 1552, reliure: seconde moitié du XVIIe siècle. Papier, bronze, émaux, pierre (ou verre coloré). Provenance: monastère de Batchkovo. Collection muséale du monastère de Batchkovo (c) B. Tchernev / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulagarie, Sofia Outre les icônes sont exposés de précieux manuscrits et quelques statues et reliquaires pour témoigner de l'influence du christianisme en Bulgarie dès le IIIe siècle. Une musique monastique douce, solennelle mais délicatement enjouée, accompagne à merveille cette somptueuse exposition. Le catalogue de l'exposition « Les Trésors des icônes bulgares » est publié aux Editions du patrimoine. Communiqué de presse : http://agenda.germainpire.info/img/2009/20090512_Icones_bulgares.pdf ![]() |



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