Tuesday, June 9, 2009
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09
June 2009
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  Exposition "Les trésors des icônes bulgares"
Location:
Château de Vincennes
Avenue de Paris
94300 Vincennes
M° Château de Vincennes, RER A Vincennes
France
Phone : +33 (0)1 48 08 31 20
Fax : +33 (0)1 48 08 31 20
Internet Site : www.chateau-vincennes.fr
Description:
Sainte-Chapelle du château de Vincennes

Du 13 mai au 30 août 2009 : de 10 h à 18 h
Ouvert tous les jours, sauf le 21 juin 2009 (Fête de la musique)

Droits d'entrée durant la période de l'exposition
Gratuit pour les moins de 18 ans

Billet exposition à la Sainte-Chapelle
Plein tarif : 8 €
Pas de tarif groupe et professionnel
Tarif réduit : 5 €

Billet jumelé exposition à la Sainte-Chapelle et donjon
Plein tarif : 12 €
Tarif groupes et professionnels adultes (à partir de 20 personnes) : 9 € par personne
Tarif réduit : 7 €

Billet donjon
Plein tarif : 8 €
Tarif groupes et professionnels adultes (à partir de 20 personnes) : 6 € par personne
Tarif groupe scolaires (entre 20 et 35 personnes) : 30 € par groupe
Tarif réduit : 5 €

Visite-ateliers tout public
Proposées les jeudis 14, 21 et 28 mai ; 4, 18 et 25 juin ; 2 et 9 juillet 2009.
Visite de l'exposition de 13 h 30 à 14 h 15 puis atelier de 14 h 15 à 16 h 15.
L'atelier, assuré par une personne spécialiste de la peinture d'icônes, portera sur une initiation à cette technique sur feuille ou carton avec des pigments naturels.
Tarif adultes : 11.50 €
Tarif moins de 18 ans : 7.50 €

A l'occasion de la réouverture de la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, après deux années de restauration, le Centre des monuments nationaux présente en coproduction avec la Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie une exposition exceptionnelle consacrée aux icônes bulgares.

Celle-ci rassemble des chefs-d'œuvre de l'art orthodoxe balkanique du IVe au XIXe siècles, dont 80 icônes issues des musées nationaux bulgares et principalement du département d'art médiéval de la Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie. Son directeur, Boris Danaïlov assure le commissariat de l'exposition.

Des musées bulgares prêtent pour la première fois à une institution étrangère, qui plus est un joyau de l'Occident catholique, 80 chefs d'œuvre de l'art orthodoxe! Les icônes sont accueillies dans le somptueux écrin de la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, restaurée pendant trois ans après les dégâts de la tempête de 1999. Le château lui-même, dernier témoignage en France de la monarchie médiévale, doté du plus haut donjon d'Europe, a subi une cure de jouvence pendant dix ans et a rouvert ses portes en 2007.

La Sainte-Chapelle du château de Vincennes est fondée en 1379 sous Charles V et inaugurée en 1552 par Henri II. Son style unifié, simple et élancé, reproduit à l'identique, mais dans de moindres dimensions, la Sainte-Chapelle de Paris. Elle est construite selon le plan traditionnel des chapelles castrales [relatif à un château]: vaisseau unique, chœur formé d'une travée droite et d'une abside à cinq pans, deux oratoires (l'un pour le roi, l'autre pour la reine).

Sainte-Chapelle du château de Vincennes (c) Patrick Cadet / Centre des monuments nationaux, Paris
Sainte-Chapelle du château de Vincennes (c) Patrick Cadet / Centre des monuments nationaux, Paris

Dès le porche franchit, le visiteur se glisse dans un cabanon boisé, qui accueille comme dans une galerie les icônes, ainsi protégées de la lumière. Si certaines pièces ont souffert, l'ensemble est relativement bien conservé, compte tenu de leur ancienneté.

L'exposition, chronologique, permet au visiteur d'observer l'évolution de l'art des icônes. Elles apparaissent au VIIe siècle dans le premier royaume bulgare (XIIe-XIIe siècle). L'image emblématique de cette période est celle de Saint Théodore, réalisée en céramique.

Saint Théodore. Xe siècle. Céramique. Provenance: monastère de Patleyna, Preslav (c) B. Tchernev / Musée Historique, Preslav
Saint Théodore. Xe siècle. Céramique. Provenance: monastère de Patleyna, Preslav (c) B. Tchernev / Musée Historique, Preslav

En 1018, l'Empire romain d'Orient envahit le royaume bulgare qui subit alors l'influence de l'art byzantin. Telle l'importation du cercle orthodoxe qui correspond au grand schisme d'Orient (1054).

Le Conseil des Archanges. Vers 1430. Détrempe sur bois. Provenance: église des Saints-Archanges du monastère de Batchkovo. Collection du monastère de Batchkovo (c) Lulin Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia
Le Conseil des Archanges. Vers 1430. Détrempe sur bois. Provenance: église des Saints-Archanges du monastère de Batchkovo. Collection du monastère de Batchkovo (c) Lulin Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia

La fin de l'occupation byzantine se traduit par une production d'icônes variées et l'apparition de grands formats. Les proportions des corps s'allongent, les couleurs sont chaudes, les dessins sont précis (cf. icônes du Conseil des Archanges et de Saint Dimitrios).

Saint Démétrios à cheval. 1617? Détrempe sur bois. Provenance: Véliko Tarnovo (c) L. Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia
Saint Démétrios à cheval. 1617? Détrempe sur bois. Provenance: Véliko Tarnovo (c) L. Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia

La production artistique diminue un temps avec l'occupation ottomane de la fin du XIVe - début du XVe siècle. Si les centres d'art byzantin (Constantinople, Tessaloniky, Mistra) s'éteignent, des écoles artistiques régionales (Kostur, Ohrid) et des scriptoria de monastères (Rila, Batchkovo, Patleyna), se développent. En atteste la production des icônes de Saint Georges à cheval de Boyana (périphérie de Sofia) et l'évangile de Kremikovo.

Saint Georges à cheval. Fin du XVe siècle. Détrempe sur bois. Provenance: Boyana (c) L. Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia
Saint Georges à cheval. Fin du XVe siècle. Détrempe sur bois. Provenance: Boyana (c) L. Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia

Au sortir de ce premier cabanon en bois, le visiteur est guidé vers la lumière du fond de la chapelle. Forte symbolique mystique qui sert de transition historique.

A partir du XVIIIe siècle, l'icône joue un rôle fondamental dans la reconquête de l'identité nationale. Objet devenu politique, elle représente des personnalités patriotiques comme les saints frères Cyrille et Méthode.
L'icône bulgare était jusque-là sacrée. Elle n'utilisait pas la perspective et ne tentait pas de reproduire la réalité.

Saint Stéphane. 1790. Détrempe sur bois (c) B. Tchernev / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia
Saint Stéphane. 1790. Détrempe sur bois (c) B. Tchernev / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia

Son art évolue de manière radicale au XVIIIe siècle - et ce pour la dernière fois avant son extinction. L'icône devient plus figurative - au point de donner l'impression que les visages des saints aient été photographiés tant leur teint paraît réel -, les artistes recourent à la perspective, aux effets de profondeur et s'entichent d'ornements baroques pittoresques. Apparaissent également des sujets profanes, des éléments urbains, des paysages et des portraits personnels.

Evangéliaire liturgique. 1552, reliure: seconde moitié du XVIIe siècle. Papier, bronze, émaux, pierre (ou verre coloré). Provenance: monastère de Batchkovo. Collection muséale du monastère de Batchkovo (c) B. Tchernev / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulagarie, Sofia
Evangéliaire liturgique. 1552, reliure: seconde moitié du XVIIe siècle. Papier, bronze, émaux, pierre (ou verre coloré). Provenance: monastère de Batchkovo. Collection muséale du monastère de Batchkovo (c) B. Tchernev / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulagarie, Sofia

Outre les icônes sont exposés de précieux manuscrits et quelques statues et reliquaires pour témoigner de l'influence du christianisme en Bulgarie dès le IIIe siècle.
Une musique monastique douce, solennelle mais délicatement enjouée, accompagne à merveille cette somptueuse exposition.

Le catalogue de l'exposition « Les Trésors des icônes bulgares » est publié aux Editions du patrimoine.

Communiqué de presse :
http://agenda.germainpire.info/img/2009/20090512_Icones_bulgares.pdf






Exposition de Sylvester Engbrox "Hyperceptions"
Location:
Galerie VivoEquidem
113, rue du Cherche-Midi
75006 Paris
M° Duroc, Falguière, Montparnasse - Bienvenüe
France
Phone : +33 (0)9 61 26 92 13
Mail : galerie@vivoequidem.net
Internet Site : www.vivoequidem.net
Description:
du 5 mars au 13 juin
du lundi au samedi, de 14h à 19h30 et sur rendez-vous

Du 5 mars au 30 mai 2009, la galerie VivoEquidem présente une exposition de peintures de l'artiste d'origine allemande Sylvester Engbrox.

"ENGBROX, Hyperceptions" dévoilera une vingtaine de nouvelles toiles montrées lors d'accrochages successifs. Il s'agit de la deuxième manifestation consacrée à cet artiste après un premier événement organisé il y a tout juste un an à la galerie.

Figurative et ancrée dans notre monde actuel, la peinture de Sylvester Engbrox met en scène des personnages, souvent dénudés, évoluant dans des atmosphères étranges. De ces figures et décors inspirés par des images de notre quotidien (presse grand public, internet) ou des références plus personnelles (Andy Warhol, le cinéma de David Lynch), résultent une réalité réinventée par l'artiste. Il n'y a en effet aucun jugement ou constat dans les représentations d'Engbrox, et c'est de là que réside la force de sa peinture, parfaitement en phase avec cette ère numérique où les réalités sont multiples et polymorphes.

Natif de Kleve en Allemagne, Sylvester Engbrox s'installe en France au milieu des années 80. Photographe à ses débuts, il expérimente la peinture dans les années 90, puis dirige un temps un label indépendant de musique, avant de revenir pleinement à la peinture il y a trois ans. Nourri de toutes ces expériences, Sylvester Engbrox propose un art inclassable qui est à découvrir à la galerie VivoEquidem, le temps d'une exposition événement qui fera escale à Glasgow Art Fair en avril.


ENGBROX, Hyperceptions

Ceux qui ont eu l'occasion de voir la première exposition de Sylvester Engbrox en 2008 ont assurément pu assister à la genèse d'un artiste hors du commun.

Certes, quelques-unes des toiles avaient plus de dix ans, mais elles n'avaient jamais été montrées et la promiscuité de ces premières oeuvres avec celles de 2005, 2006 et 2007 (entre-temps, l'artiste avait cessé de peindre) constituait la « soupe originelle » d'un monde en formation dont nous avions alors sous les yeux tous les éléments primordiaux.

Aujourd'hui, l'univers de Sylvester Engbrox est en pleine expansion et dans la vingtaine de nouvelles toiles que nous exposerons trois mois durant, en plusieurs fois, entre le 4 mars et le 30 mai prochain à la galerie VivoEquidem (avec une étape à la Glasgow Art Fair, fin avril), nous verrons comment l'acte créateur d'Engbrox s'est déplacé d'une über-réalité à une über-perception.

Avec Jean-Luc Chalumeau, qui a rédigé la préface du catalogue de 2008, nous étions arrivés à la conclusion que Sylvester Engbrox n'appartenait en fait à aucune école, mais qu'il émanait directement de la complexité du monde contemporain, bombardé d'images, essentiellement numériques.

Cette über-réalité (sur/hyper-réalité) se caractérisait par l'absence de jugement et de constat dans les représentations d'Engbrox, et ce, malgré un réalisme intentionnel certain. Tous ses personnages évoluaient dans des environnements étranges, parfois hostiles (série des Air Disaster), inquiétants (Pool 1 et 2, Moni) souvent dénudés, mais sans que l'on puisse jamais attribuer à l'image (c'est-à-dire venant d'elle exclusivement) une sensation précise d'angoisse, d'attente ou d'érotisme, bien que les femmes de Sylvester soient physiquement attractives.

Evidemment, le fait que Sylvester Engbrox soit de la génération qui a grandi à Düsseldorf dans les années soixante-dix et quatre-vingt et qu'il ait reçu une très solide formation de photographe à Arles ne sont pas sans significations.

Pour lui, le monde visible de sa jeunesse, des reliquats de la Nouvelle Objectivité aux fulgurances de Gerhard Richter en passant par les images diffusées à grande échelle des actions de la RAF, a constitué un « fond » nourricier évident.

Là-dessus s'est ajouté tout Andy Warhol, le cinéma de David Lynch, la photographie des Becher et la musique de Kraftwerk.

Enfin, le « Sud » comme il le dit (en fait la France, où il habite, et la Grèce, où il va souvent), par opposition au « Nord » allemand qui se méfie de tout acte de séduction, a achevé la formation de ce regard particulier qui est le sien.

Ainsi, Sylvester Engbrox, en raison de sa culture d'origine et de sa formation de photographe, s'est toujours intéressé à une certaine projection de la réalité qu'il a mis aussitôt en doute puisque cette réalité mentait, trompait, cherchait à manipuler et se voulait surtout définitive. Lui qui, depuis des années, a compilé et classé méthodiquement des dizaines de milliers d'images tirées de la presse grand public, des magazines de télévision ou d'Internet, a assez vite su que le monde dans son domaine sensible, s'il existe bel et bien, n'est pas aussi vrai qu'on le dit ou qu'on cherche à nous le faire croire. En fin de compte, il a constaté puis accepté que le monde est la totalité des faits et non des choses.

L'ère numérique qu'Engbrox a quasiment vu naître et qu'il a accompagné au plus près a confirmé cet état de fait. En effet, la « chose numérique » - c'est même son essence - n'oublie rien, ne jette rien, elle accumule sans cesse toutes les réalités les unes après les autres, et toutes sont vraies, successivement. Aujourd'hui, grâce à la technologie, nous pouvons les retrouver presque instantanément, sous leur forme exacte telles qu'elles nous furent proposées initialement. Devant cette multitude, nous sommes alors obligés d'admettre qu'il n'existe pas de vérité « originelle », une doxa de la réalité.

Le regard d'artiste de Sylvester Engbrox est peut-être l'un des premiers à s'être adapté à ce nouvel horizon.

Sylvester Engbrox est né en 1964 à Kleve en Allemagne.
Il est admis à l'école des Arts décoratifs qu'il quitte en 1986 pour venir s'installer à Paris.
En 1991, il est diplômé de l'Ecole nationale supérieure de photographie à Arles.
Correspondant pour deux magazines allemands le Select et The Manipulator.
Revient à la peinture dans les années quatre-vingt dix.
Chargé de la photothèque au cabinet de photographies anciennes du musée Rodin, il crée parallèlement jusqu'en 2004 un label de musique indépendant «Home Laboratoire Moderne» qui édite des CD de compilations d'artistes pop.

Depuis 2005 il reprend son activité de peintre.
En 2008, est organisée sa première exposition à la galerie VivoEquidem.


Relais (Extrait d'un entretien avec Max Torregrossa en octobre 2008)

"J'ai toujours considéré mon rôle dans la fabrication d'images comme celui d'un relais. Ce principe repose sur deux notions : réception et émission. Pour pouvoir émettre, si on ne se contente pas de s'émettre uniquement soi-même, il faut d'abord avoir une bonne capacité à recevoir. Et pour recevoir, il faut, dans un premier temps, mettre en arrière-plan sa propre personne. Un artiste peut complètement brouiller cette réception de signaux par ses pensées, ses ambitions, etc.

Mon processus de travail est basé sur l'accumulation d'images. Je range ces images physiquement, mais aussi mentalement. Les images qui m'intéressent le plus sont celles qui traversent le filtre de rangement de mon cerveau pour atterrir dans l'inconscient. Avant de peindre ces images, je dois aller pêcher ces images dans mon inconscient, un processus qui nécessite une certaine disponibilité pour recevoir. Quand Andy Warhol dit « I want to be a machine », j'entends par là qu'il voudrait entrer dans une sorte d'état de méditation qui lui permette de s'oublier lui-même et mieux voir ce sur quoi il travaille.

C'est ensuite que je donne à l'image le statut d'émetteur en la peignant. L'implication de ma personne dans ce processus de travail reste donc limitée. Elle se résume à la consommation d'images, à la réception d'une image inconsciente latente et à la décision de la peindre ou non.

On peut dire que je mène une recherche sur les images intérieures qui sont le symptôme d'un bombardement massif par des images extérieures. Si je cherche une généralisation de mon propos, je sais pertinemment que je suis limité malgré tout par une réalité que je ne peux pas contourner : je ne peux que partir de moi-même comme sujet d'étude. C'est à partir de mon propre prisme, de mon inconscient individuel, que je peux ensuite tendre vers une image collective."

>> communiqué

Vernissage "Le Jardin de Monet à Giverny : l'invention d'un paysage"
Location:
Musée des impressionnismes Giverny
99, rue Claude Monet
27620 Giverny
M° Gare SNCF Vernon
France
Phone : +33 (0)2 32 51 94 65
Fax : +33 (0)2 32 51 94 67
Mail : contact@mdig.fr
Internet Site : www.mdig.fr
Description:
1er mai - 15 août 2009

Commissariat : Marina Ferretti Bocquillon

Le groupe impressionniste se disloque progressivement au cours des années 1880 et ses membres travaillent désormais isolés les uns des autres. L'apparente spontanéité qui avait caractérisé leurs travaux laisse place à un travail beaucoup plus médité et complexe. Après des années difficiles, la carrière de Claude Monet prend un cours favorable quand il s'installe en 1883 à Giverny. C'est alors qu'il commence à connaître un succès réel, et qu'il est reconnu comme un des peintres majeurs de son époque. Pour lui, une nouvelle vie commence et elle s'accompagne d'un renouvellement profond de son travail. Après avoir été l'initiateur de l'impressionnisme, la révolution picturale la plus significative du XIXe, Monet devient un des plus grands peintres français du XXe siècle et le jardin de Giverny est au coeur de cette évolution. En inventant un motif qu'il peindra par la suite, l'artiste inverse en effet la démarche traditionnelle du peintre paysagiste.
L'exposition s'organisera en trois sections, elle comportera une trentaine d'oeuvres peintes, des photographies et documents d'archives. Entièrement consacrée au jardin de Giverny, elle mettra en évidence cette phase essentielle du parcours artistique de Claude Monet. Des oeuvres remarquables seront présentées, dont certaines jamais exposées.
Cette exposition bénéficie de prêts exceptionnels du musée d'Orsay et du musée Marmottan Monet.

1. L'invention d'un paysage (1883-1904)
À Giverny pour la première fois, Claude Monet, qui a toujours aimé et peint la nature et les jardins, a l'occasion d'en dessiner lui-même les contours. Dans le Clos normand original, il organise des parterres d'une profusion florale inouïe. Il crée ensuite de toutes pièces un fascinant jardin d'eau où la nature et son reflet se mêlent inextricablement. L'élaboration en est lente et laborieuse : elle nécessite des acquisitions de terrains et des démarches administratives contraignantes.
Ces transformations durent près de vingt ans - de 1883 à 1904 - et l'artiste modifiera encore les contours de l'étang en 1910.
Au cours de cette période, Monet peint ses premières séries, les Peupliers, les Meules, les Cathédrales, les Matinées sur la Seine, aux environs de sa maison. Il voyage aussi pour trouver de nouveaux motifs : notamment à Bordighera, en Norvège, en Hollande ou à Londres. Mais, à l'exception d'un petit nombre d'oeuvres peintes entre 1887 et 1897, il n'explore pas encore les possibilités picturales du jardin. Son élaboration sera donc évoquée, étape par étape, par des photographies, des lettres et des documents d'archives mis en scène.

2. Monet peintre du XXe siècle (1899-1926)
Tout change au tournant du siècle. En 1899, Monet commence à peindre le jardin de Giverny qui devient rapidement son motif de prédilection. Les formats, ronds, carrés, allongés, sont de plus en plus variés et de plus en plus grands. Les compositions, souvent défocalisées, sont moins lisibles. Progressivement, Monet invente un nouveau langage pictural ; il travaille désormais avec lenteur et difficulté comme en témoigne sa correspondance. De moins en moins objectives, ces toiles sont achevées ou entièrement réalisées à l'atelier. Au début des années 1910, l'artiste se consacre aux Grandes Décorations peintes dont l'aboutissement sera l'ensemble de l'Orangerie.
Les peintres de l'abstraction américaine des années 1950 se sont justement proclamés ses héritiers, mais Monet n'a jamais rompu avec le sujet. L'immersion dans la nature, la proximité du jardin lui sont nécessaires et lui inspirent un lyrisme puissant, absent de ses premières oeuvres impressionnistes. À Giverny, Monet cesse d'être le peintre de la vie moderne et devient le chantre d'une nature foisonnante.

3. L'élaboration d'une image (1905-1926)
Monet, qui avait inventé l'impressionnisme en peignant la Grenouillère côte à côte avec Renoir, a rarement permis aux autres peintres de représenter le jardin de Giverny qui est resté quasi exclusivement « son » motif. Les photographies de Monet dans son jardin sont en outre très nombreuses et furent largement diffusées.
C'est en 1905 que Louis Vauxcelles publie les premières photographies du jardin où l'artiste pose en gentleman-farmer, une figure qui s'efface rapidement au profit de celle du patriarche de Giverny qui s'imposera à la postérité. Les dernières photographies de Monet dans son jardin sont prises par Nickolas Muray vers 1926. Le regard de l'artiste y est caché par des lunettes et elles évoquent irrésistiblement la figure d'Homère, le poète aveugle.
Une trentaine de photographies témoigneront de la mise en place de la nouvelle image de l'artiste.

Biographie
Claude MONET
(Paris, 1840 - Giverny, 1926)
Né à Paris en 1840, Claude Monet passe son adolescence au Havre où il fait la connaissance d'Eugène Boudin et de Johan Barthold Jongkind qui lui enseignent la peinture de plein air. En 1859, il s'inscrit à l'Académie Suisse à Paris où il rencontre Camille Pissarro, puis de 1862 à 1864, poursuit sa formation dans l'atelier de Charles Gleyre et se lie avec Auguste Renoir, Alfred Sisley, Frédéric Bazille.
De 1872 à 1878, il s'établit à Argenteuil. En 1874, Monet, Paul Cézanne, Armand Guillaumin, Berthe Morisot, Renoir, Pissarro, Sisley et Edgar Degas organisent l'exposition inaugurale du mouvement impressionniste dans l'ancien studio du
photographe Felix Nadar. Monet expose Impression, soleil levant (Paris, musée Marmottan Monet) et suscite l'ironie du critique Louis Leroy qui intitule son article « L'Exposition des impressionnistes ». En 1877, il commence la série de la Gare Saint-Lazare. L'été 1878, il loue une maison à Vétheuil avec son épouse Camille, ses deux fils, Jean et Michel, et la famille Hoschedé. En 1881, après la mort de son épouse, Monet s'installe à Poissy avec Alice Hoschedé. Il explore sans relâche les différentes lumières du jour sur ce petit bras de la Seine.
En avril 1883 Claude Monet s'installe avec Alice Hoschedé dans le village de Giverny et y réside jusqu'à sa mort en 1926. Monet loue, puis achète en 1890 la maison du Pressoir entourée d'un parc de plus d'un hectare. Pendant les premières années, il continue de voyager en Normandie, en Bretagne, sur la Côte d'Azur ou dans la Creuse. Il reçoit fréquemment la visite de ses amis tels Renoir, Pissarro, Cézanne, Georges Clemenceau, Octave Mirbeau....

Le rôle de Monet dans l'instauration de Giverny comme village d'artistes est fondamental même si la colonie s'est constituée indépendamment de lui. Sa fameuse série de Meules de 1891 attire immédiatement l'attention de la communauté des artistes, et de nombreux visiteurs choisissent le même sujet, en hommage au maître français. À Argenteuil et à Vétheuil, Monet avait réalisé des vues de jardins cultivés par ses soins, mais à Giverny, cette entreprise prend une toute autre dimension. Il transforme le verger, appelé Clos normand, en jardin enclos de fleurs, puis en 1893, il achète une parcelle située de l'autre côté de la voie ferrée pour créer un jardin d'eau auquel il adjoint un pont japonais en 1895. En 1901, il fait l'acquisition d'un nouveau terrain pour élargir son bassin. De 1916 à 1926, Monet se consacre aux Grandes Décorations des Nymphéas pour l'Orangerie des Tuileries à Paris.
Monet s'éteint le 5 décembre 1926 à Giverny. Le 17 mai 1927, les Grandes Décorations sont inaugurées à l'Orangerie.

Catalogue
Le Jardin de Monet à Giverny : l'invention d'un paysage
Ouvrage sous la direction de Marina Ferretti Bocquillon
Contributions de Françoise Heilbrun et Gabrielle van Zuylen
24 x 29 cm
144 pages
100 illustrations couleur
édition française et anglaise coéditée avec 5 Continents
parution : avril 2009
Le Jardin de Monet à Giverny : l'invention d'un paysage
Cet ouvrage raconte l'élaboration d'un jardin unique au monde et témoigne de son rôle essentiel dans l'évolution de l'art de Monet. Il est publié à l'occasion de l'exposition « Le Jardin de Monet à Giverny : l'invention d'un paysage » qui sera présentée au musée des impressionnismes, Giverny du 1er mai au 15 août 2009.
Il rassemble trois textes d'éminents spécialistes, Marina Ferretti Bocquillon, Françoise Heilbrun et Gabrielle van Zuylen, ainsi qu'une chronologie détaillée établie par Vanessa
Lecomte. Toutes les oeuvres présentées sont reproduites en pleine page couleur et sont complétées par une large sélection de documents et d'archives.

>> communiqué


Exposition de Gundula Weber "Têtes de..."
Location:
Galerie Antonine Catzéflis
23, rue Saint-Roch
75001 Paris
M° Pyramides, Tuileries
France
Phone : +33 (0)1 42 86 02 58
Mobile : +33 (0)6 61 13 07 30
Mail : antonine@catzeflis.com
Internet Site : www.antoninecatzeflis.com
Description:


du 3 juin au 28 septembre 2009
du mardi au samedi ou sur rendez-vous

La Galerie Antonine Catzéflis présente, du 3 juin au 28 septembre 2009, l'exposition "Têtes de...", fruit de la rencontre entre la galériste Antonine Catzéflis, véritable tête chercheuse, et l'artiste Gundula Weber - Animalier Papier.



Les étonnantes têtes d'animaux entièrement réalisées par l'artiste en papier et mis en scène tels des trophées de chasse seront présentées pour la première fois en France. La Galerie présentera également le curieux et très réaliste bestiaire en papier de l'artiste (figurines, cabinets de curiosité (boîtes à insectes, reptiles sous cloches, etc.).



Il y a quelques années, Gundula Weber prend contact avec Antonine Catzéflis et lui envoie "pour éveiller sa curiosité", une petite boîte noire dans laquelle sont enfermés des échantillons de "la queue du tatou" du "poisson scie", de "la plume de Darwin"... Antonine Catzéflis n'y résiste pas et saute dans sa voiture pour se rendre à Sarrebrück où Gundula Weber vit et travaille, partageant son temps entre le théâtre, pour lequel elle crée des décors et son atelier dans lequel elle imagine ces animaux en papier pour (se) raconter ses histoires. Une première présentation des œuvres de Gundula Weber à Paris naît de cette rencontre et prouve avec succès qu'elle a un public dans la capitale. Mais Weber a déjà une autre idée en tête.



Il lui faudra presque trois ans de travail :
- 100 mètres carré de papier,
- 3 kilomètres de bandes de poils découpés et
- 5 millions de coups de ciseaux pour réaliser cette première exposition et proposer une cinquantaine de pièces uniques.



«Tout bout de papier peut avoir la chance de revivre un jour dans le bestiaire improbable que j'ai imaginé. Un emballage d'ordinateur peut, par exemple, se transformer en huître sur un plateau d'argent, un carton épais peut se découper en crinière de girafe ou devenir chevelure pour un animal...Tout devient possible quand l'imaginaire relève le défi et explore les limites de ce magnifique matériau qu'est le papier sous toutes ses formes. Il était inévitable qu'un jour les créatures que je façonne reçoivent un pelage fabriqué sur mesure en papier découpé. Ce travail fastidieux donne vie à une incroyable matière qui imite merveilleusement le véritable pelage. Chaque poil représente un coup de ciseaux. La relation entre les animaux et les humains me fascine et m'entraîne dans un voyage de découvertes et d'explorations sans fin. Les musées d'Histoire Naturelle restent une source d'inspiration constante. Loin d'être des trophées ordinaires, ces créatures ont leur propre caractère grâce à la diversité des papiers utilisés. Chacune d'elles porte une histoire inspirée par les couleurs d'un animal, son intelligence, sa façon de se déplacer ou même de nous ignorer. Il existe dix mille raisons de célébrer les merveilles de la nature dans une approche attentionnée et respectueuse. C'est l'histoire de mes animaux de papier... d'Animalier Papier».
Gundula Weber, Animalier Papier




08:00  
09:00  
10:00  
11:00  
12:00 [12:00-15:00] Agneau Presto
Location:
6 Cité Roquette
Loft Bastille
6, Cité de la Roquette
75011 Paris
M° Bastille, Bréguet - Sabin
France
Description:
« Bistro Agneau Presto »

Du 8 au 14 juin 2009, le « Bistro Agneau Presto » ouvre ses portes à Paris. Entrée libre et dégustation gratuite au déjeuner, et soirées VIP à gagner !

Tous les jours de 12h à 15h, entrée libre pour déjeuner sur le pouce en moins de 30 minutes… humm, c'est délicieux, et c'est gratuit !

Du 11 au 13 juin, 3 soirées V.I.P. avec Julie Andrieu, Vincent Ferniot et Trish Deseine !
Les places sont limitées et sont à gagner du 11 mai au 9 juin, alors à vos agendas :

- à gagner du 11 au 20 mai :
chaque jour, 3 places pour deux pour la soirée du jeudi 11 juin avec Julie Andrieu.

- à gagner du 21 au 30 mai :
chaque jour, 3 places pour deux pour la soirée du vendredi 12 juin avec Vincent Ferniot.

- à gagner du 31 mai au 9 juin :
chaque jour, 3 places pour deux pour la soirée du samedi 13 juin avec Trish Deseine.

>> inscription

13:00
14:00
15:00  
16:00 [16:30-22:30] Assemblée Générale de l'UJJEF
Location:
Fondation Dosne-Thiers
27, place Saint-Georges
75009 Paris
M° Saint-Georges
France
Phone : +33 (0)1 48 78 14 33
Fax : +33 (0)1 48 78 92 92
Mail : fondationdosne@free.fr
Description:
Assemblée Générale de l'Union des Journaux et Journalistes d'Entreprise en France


[17:30-20:00] Exposition d'Alessandro Nutini "Papiers Paille 1998 - 2008"
Location:
Association culturelle franco-japonaise de Tenri
Espace culturel Bertin Poirée
8, rue Bertin Poirée
75001 Paris
M° Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 76 06 06
Fax : +33 (0)1 44 76 06 13
Mail : ecbp@tenri-paris.com
Internet Site : www.tenri-paris.com
Description:
Peintures

Du 9 au 20 juin 2009
Vernissage : mardi 9 juin 2009 de 17h30 à 20h
exposition : lundi 12h à 20h,
mardi au vendredi de 10h à 20h,
samedi de 10h à 18h30 (samedi 20 jusqu'à 16h)

[17:45-19:00] Rencontres Nationales BIO "Le Bio : un autre rapport qualité prix"
Location:
La Bellevilloise
Espace dédié à la Lumière, la Nuit et la Création
19-21, rue Boyer
75020 Paris
M° Gambetta
France
Phone : +33 (0)1 53 27 35 77
Fax : +33 (0)1 53 27 35 70
Mail : infos@labellevilloise.com
Internet Site : www.labellevilloise.com
Description:
Dans le cadre de Printemps BIO, l'Agence BIO organise des rencontres nationales sur la question « Le bio : un autre rapport qualité prix », le 9 juin, à Paris.

Ces rencontres permettront notamment de :
- présenter l'état du marché dans tous les circuits de distribution et leurs perspectives d'évolution,
- échanger sur les stratégies de développement,
- faire connaître les résultats des dernières études sur les diverses composantes de la qualité des produits bio,
- conclure sur les qualités intrinsèques des produits bio en relation avec la diversité des prix.



[18:00-20:00] Exposition de Corinne Rohard
Location:
Commune Libre d'Aligre
Café Associatif
3, rue d’Aligre
75012 Paris
M° Gare de Lyon, Ledru-Rollin
France
Phone : +33 (0)1 43 41 20 55
Mail : lacommune.aligre@orange.fr
Internet Site : www.cl-aligre.org
Description:
Du mardi 9 au samedi 20 Juin
Vernissage le 9 Juin de 18h à 20h

Corinne Rohard, et ses peintures à l'ambiance étrange et surréaliste

[18:00] Exposition de LELEU PERRIN
Location:
Galerie Everarts
8, rue d'Argenson
75008 Paris
M° Miromesnil
France
Phone : +33 (0)1 42 65 54 88
Mail : galerie.everarts@wanadoo.fr
Internet Site : galerie.everarts.free.fr
Description:
08/06/2009 - 21/06/2009

[18:00] Exposition de Luc Rigal "De l'ordre et de la hiérarchie"
Location:
Espace Beaurepaire
28, rue Beaurepaire
75010 Paris
M° Jacques Bonsergent, République, Goncourt
France
Phone : +33 (0)1 42 45 59 64
Mail : contact@espacebeaurepaire.com
Internet Site : www.espacebeaurepaire.com
Description:
Du lundi 8 au dimanche 21 juin
Vernissage le mardi 9 juin à partir de 18h
Entrée libre tous les jours de 14h à 20h

Était-il besoin d'une pareille moquerie ?
Luc Rigal présente ici, sous forme d'une série donnant le titre énigmatique de cette exposition, un alignement de peintures inutilement malveillantes destinées à provoquer émoi et désapprobation.
À noter que le méfait est gratifié d'un catalogue également détestable.


[18:00] Exposition des tapisseries de Marie Guériot-Flandrin "de lueur en lueur"
Location:
Eglise Notre-Dame-d'Espérance
Culture Espérance Roquette
47, rue de la Roquette
75011 Paris
M° Bastille, Voltaire
France
Mail : culture.nde@free.fr
Internet Site : www.culture-nde.org
Description:
du mercredi 10 au mercredi 17 juin
Vernissage le mardi 9 juin à 18h

Tapisseries liturgiques tissée par la licière créatrice Marie Guériot-Flandrin. "J'ai construit cette exposition autour de l'idée de Lumière. Dans quelques jours, nous serons au solstice d'été, fête de saint Jean le Baptiste : le témoin de la lumière…Mon projet n'est pas d'afficher ma foi, mes doutes ou mon scepticisme… mais simplement tisser des liens avec les paroissiens, les visiteurs, les touristes…. Dans ce lieu à l'architecture d'aujourd'hui, lieu de prière, de visite, de méditation, de célébration, de musique, humblement, mes tissages veulent suggérer des interrogations, des pistes de réflexion sur l'intuition de la Lumière qui nous habite au milieu de notre chaos intérieur….Des petites lueurs découvertes dans un monde de ténèbres, de violence, de souffrance, elles appellent l'humain d'aujourd'hui à l'Espérance..." Marie Guériot-Flandrin

[18:00] Exposition des œuvres primées par le Centre National des Œuvres Universitaire
Location:
Maison des Initiatives Etudiantes
50, rue des Tournelles
75003 Paris
M° Chemin Vert, Bréguet - Sabin, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 49 96 65 30
Mail : mie@paris.fr
Internet Site : www.mie.paris.fr
Description:
Inauguration de l'exposition des œuvres primées par le Centre National des Œuvres Universitaires (CNOUS)

[18:00-21:00] Vernissage collectif à la galerie Thuillier
Location:
Galerie Thuillier
13, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 77 33 24
Mobile : +33 (0)6 12 80 88 36
Fax : +33 (0)1 42 77 33 24
Mail : galeriethuillier@wanadoo.fr
Internet Site : galeriethuillier.free.fr
Description:
Du 05 AU 18 JUIN 2009
Vernissage mardi 8 juin de 18h à 21h

avec :
KERN
D ANTONI
HAFFNER
GAUTHIER
MAYA
NYSIA
BARBE HATUEL
PERRET

[18:00-21:00] Vernissage d'Eric Merigot
Location:
Galerie Claudine Legrand
49, rue de Seine
75006 Paris
M° Mabillon, Odéon, Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 43 25 96 60
Fax : +33 (0)1 43 25 96 60
Mail : gal.clegrand@wanadoo.fr
Internet Site : www.galerielegrand.com
Description:
du 9 au 27 Juin 2009
Vernissage : Mardi 9 Juin 2009 de 18h à 21h

[18:00-21:00] Vernissage de Christophe de Angeli
Location:
La Galerie du C.R.O.U.S. de Paris
11, rue des Beaux-Arts
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Odéon, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 43 54 10 99
Fax : +33 (0)1 43 54 10 99
Mail : galerie@crous-paris.fr
Internet Site : www.crous-paris.fr/article.asp?idcat=AABD
Description:
Exposition du mardi 9 juin au samedi 20 juin 2009
Vernissage mardi 9 juin de 18h à 21h

Cette série de petits formats correspond à des expérimentations très personnelles. La technique à l'eau employée permet de laisser courir sur le papier une libre pensée. C'est dans la dernière étape du travail, qui consiste à étaler le fusain sur toute la surface du papier puis à inciser ou graver directement sur le papier, que les formes se précisent dans une figuration laissant place à l'imagination et à la surprise.

Tout cela n'a rien à voir avec des rêves nocturnes, il s'agit plutôt de visions d'un rêve éveillé, auquel l'étrangeté des éclairages ainsi que les ombres des dessins et peintures donnent un caractère mystérieux et énigmatique.

Dans la série de pastels secs grand format sur papier, ma recherche consiste à exploiter la fusion entre le dessin et la couleur, en travaillant le pastel avec les doigts, et à composer plusieurs figures dans une seule "image" où chaque figure a sa propre autonomie tout en gardant un fil conducteur, une passerelle entre chaque monde qui se construirait au fur et à mesure de la composition.

J'attache beaucoup d'importance au sujet, à la composition, à une ambiance globale. Mon travail artistique ne participe d'aucune théorisation figée et préconçue.

Christophe de Angeli

Diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris en 1994, Christophe de Angeli poursuit dans son travail l'exploration des techniques à l'eau et au pastel sec à travers des séries dont les dernières, datant tout juste de 2008-2009, seront exposées à la Galerie CROUS Beaux-arts.

[18:00-21:00] Vernissage de David Parenti "Con la forza dello sguardo"
Location:
Galerie 3F
58, rue des Trois Frères
75018 Paris
M° Abbesses
France
Phone : +33 (0)1 43 20 32 26
Mobile : +33 (0)6 63 22 48 68
Mail : jmf@galerie3f.fr
Internet Site : www.galerie3f.fr
Description:
09 juin 09 - 20 juin 09

avec l'appui de L'Association France Frioul de Paris et l'Ambassade espagnole à Paris

"Pasolini, con la forza dello sguardo"
oeuvres de David Parenti et présentation de son livre sur le cinéaste

du 9 au 20 juin 2009
tous les jours de 10 heures à 20 heures
Vernissage le mardi 9 juin à partir de 18 heures

[18:00-21:00] Vernissage de Martial Cherrier "CORPS ETRANGER"
Location:
Galerie du Passage
Pierre Passebon
20/26, galerie Véro-Dodat
entrée du passage au 10, rue Croix des Petits Champs
75001 Paris
M° Louvre - Rivoli, Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 42 36 01 13
Fax : +33 (0)1 40 41 98 86
Mail : mail@galeriedupassage.com
Internet Site : www.galeriedupassage.com
Description:
Du 9 juin au 31 juillet 2009

Une exposition de photographies et vidéos de Martial Cherrier

Mister Los Angeles en 1994 et Champion de France de bodybuilding en 1997, Martial Cherrier sculpte son corps et le met au centre de son œuvre photographique. Du 9 juin au 31 juillet 2009 dans la Galerie du Passage, Pierre Passebon met à nu cet artiste qui a fait de son corps la matière première de son art, à travers les séries de clichés et vidéos réalisées entre 1998 à 2006.

[18:00-21:00] Vernissage de Xavier Martin "Vous avez dit Paparazzi ?"
Location:
Galerie Basia Embiricos
Editions MBE
14, rue des Jardins Saint-Paul
Village Saint-Paul
75004 Paris
M° Saint-Paul, Sully - Morland, Pont Marie
France
Phone : +33 (0)1 48 87 00 63
Mobile : +33 (0)6 60 66 85 90
Fax : +33 (0)8 71 46 27 75
Mail : mbeparis@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriebasiaembiricos.com
Description:
Du 09/06/2009 au 30/06/2009

"(...) D'abord paparazzi dans les années 70, il photographia Caroline et Stéphanie de Monaco avec lesquelles il noua une amitié aux respects réciproques. Christina Onassis, Jackie Kennedy-Onassis, Jack Nicholson suivront.
Plus tard, devenu photographe indépendant, il réalisa les portraits exclusifs de personnalités exigeantes telles que Serge Gainsbourg (la Fnac vendit dix mille portraits du "Chanteur dans sa baignoire" : un record!). Ce furent encore, avec leur complicité, des portraits de Jodie Foster, Salma Hayek, Robert Mitchum, David Hockney... etc.
Sa méthode : approcher son sujet puis parler, et encore parler avec lui. Avec le temps, il créa son propre réseau et mit lui-même en scène les célébrités du monde entier dans son studio parisien.
Les photographies de cette exposition, prises il y a une trentaine d'années, sont toujours vibrantes d'émotions et surtout extraordinairement contemporaines. Phénomène de son époque, Xavier Martin a toujours su garder l'essentiel : son naturel et son innocence. (...)"
Goksin Sipahioglu, fondateur de l'Agence Photographique SIPA

Vernissage de Xavier Martin "Vous avez dit Paparazzi ?"

[18:00-20:00] Vernissage de l'exposition collective "Cris et chuchotements"
Location:
Centre Wallonie-Bruxelles à Paris
46, rue Quincampoix
127-129, rue Saint-Martin
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 53 01 96 96
Fax : +33 (0)1 48 04 90 85
Mail : info@cwb.fr
Internet Site : www.cwb.fr
Description:
du 10 juin au 06 septembre
Vernissage le 9 juin à partir de 18h

23 femmes artistes exposent

Cette exposition, réalisée en collaboration avec le Centre de la Gravure et de l'Image imprimée de La Louvière, explore les thèmes de l'identité, de l'intimité et de l'imaginaire féminins à travers un large choix de dessins, d'estampes, de sculptures, de photographies et de livres de vingt-trois artistes femmes. Celles-ci ne représentent ni une tendance, ni un mouvement mais des individualités. L'exposition, traite avant tout d'un certain type de regard, un regard, bien particulier, qui dévoile et retient, explose et émeut, crie et chuchote.

Commissariat: Catherine de Braekeleer

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "petites morts et autres traboules"
Location:
La Générale en Manufacture
6, Grande Rue
92310 Sèvres
M° Pont de Sèvres
France
Mail : info@la-g.org
Internet Site : www.la-g.org
Description:
Du 10 au 14 juin 2009
Vernissage le 9 juin 2009 à partir de 18H

Avec Colin Champsaur, Charlie Jeffery, Marion Mahu et Julien Tiberi

Exposition collective "petites morts et autres traboules"

[18:30] Cérémonie de remise des insignes à Micheline Pelletier Decaux
Location:
Ministère de la culture et de la communication
182, rue Saint-Honoré
3, rue de Valois
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre, Louvre - Rivoli
France
Phone : +33 (0)1 40 15 80 00
Internet Site : www.culture.gouv.fr
Description:
Cérémonie de remise des insignes de Chevalier dans l'ordre national de la Légion d'Honneur à Micheline Pelletier Decaux

[18:30-20:30] Exposition d'Otmane MERSALI
Location:
Centre Culturel Arabe-Syrien
12, avenue de Tourville
75007 Paris
M° Ecole Militaire
France
Phone : +33 (0)1 47 05 30 11
Fax : +33 (0)1 47 05 23 11
Mail : centreculturelsyrien@wanadoo.fr
Description:
Exposition du 10 au 19 juin

L'artiste peintre algérien Otmane MERSALI est témoin de son temps : cette affirmation a été démontrée tout au long de l'histoire de l'humanité qui, il faut le souligner, n'a été sue que grâce en partie aux artistes à travers les siècles (voir les peintures rupestres).
Bien sûr, il n'est pas question ici d'écrire l'histoire, il y a des spécialistes pour ça. C'est seulement le témoignage d'un homme qui a des convictions et des croyances et qui les exprime avec la peinture comme l'aurait fait un écrivain, un poète, un cinéaste, un dramaturge… avec art.

[18:30] Exposition de DI LORENZO et Laurence TRÉMOLET
Location:
Galerie François Giraudeau
8, rue Pasquier
75008 Paris
M° Madeleine, Saint-Augustin
France
Phone : +33 (0)1 40 06 07 31
Mail : galerieparis@francoisgiraudeau.com
Internet Site : www.francoisgiraudeau.com/paris.php
Description:
Du 9 au 30 juin
vernissage le 9 juin dès 18h30

La peinture de DI LORENZO est inspirée à la fois des « grands standards » de ce monde et de l'actualité. Qualifié de pop art, l'artiste répond que son « style est certes du pop art mais un pop art revisité et accessible, avec une pointe d'humour souvent caustique et décalée ».

« Une œuvre est faite pour surprendre, interloquer et même choquer. Quoi de plus triste que des œuvres qui n'attirent pas la critique.

Avec une technique hors du commun, cet artiste ne manque pas de susciter toute l'attention des amateurs et des professionnels du monde de l'art. » Natacha VILLACO

Pour cette exposition, Laurence TRÉMOLET présente des personnages contemporains que l'on pourrait croiser dans la rue, ou apercevoir sur une page d'un magazine.

Parfois suggestives, enfantines, ou encore nonchalantes, les postures de ces adultes-adolescents sont parfois dictées par des vêtements trop serrés ou trop larges, des bottes compensées.... Autant d'éléments que l'artiste accentue parfois en y apportant juste ce qu'il faut de déformation.

Des personnages attachants tant ils paraissent familiers.


[18:30-21:00] Vernissage de Dominique Corbasson "Les Soeurs Corbi" & "Bretagne"
Location:
Galerie BDArtist(e)
55, rue Condorcet
75009 Paris
M° Pigalle, Anvers, Saint-Georges
France
Mobile : +33 (0)6 80 06 29 95
Mail : info@bdartiste.com
Internet Site : www.bdartiste.com
Description:
du 10 au 20 juin 2009
du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rdv. 06.80.06.29.95

Vernissage de Dominique Corbasson "Les Soeurs Corbi" & "Bretagne"

[18:30-21:00] Vernissage de Sylvain Cazenave "Ocean Waves"
Location:
The Westin Paris - Vendôme
Hôtel Westin
3, rue de Castiglione
75001 Paris
M° Tuileries, Concorde, Madeleine, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 44 77 11 11
Fax : +33 (0)1 44 77 14 60
Mail : reservation.01729@westin.com
Internet Site : www.westin.com/Paris
Description:
Photographies

Vernissage et rencontre avec Sylvain Cazenave le mardi 9 juin à partir de 18h30 dans le jardin d'hiver de l'hôtel

Exposition du 1er juin au 8 juillet 2009




[19:00] 8ème édition du Prix des Editeurs
Location:
Café Les Éditeurs
4, carrefour de l'Odéon
75006 Paris
M° Odéon
France
Phone : +33 (0)1 43 26 67 76
Mail : info@lesediteurs.fr
Internet Site : www.lesediteurs.fr
Description:
Le Prix des Editeurs 2009 organisé au café restaurant les éditeurs consacre Claude Lanzmann pour son livre "Le lièvre de Patagonie" chez Gallimard.

[19:00] Exposition "NO FUTURE? EXPO ARTS PLASTIQUES"
Location:
Fondation Biermans-Lapôtre
Maison des Etudiants Belges et Luxembourgeois
9 A, boulevard Jourdan
75014 Paris
M° RER B Cité Universitaire
France
Phone : +33 (0)1 40 78 72 00
Fax : +33 (0)1 45 89 00 03
Mail : admin@fbl-paris.org, communication@fbl-paris.org
Internet Site : www.fbl-paris.org
Description:
Exposition d'arts plastique du Collectif EA sur le thème No future ?.

Vernissage le 9 juin à 19h

[19:00] Ouverture du festival FILMER LA MUSIQUE #3
Location:
Point Ephémère
centre de dynamiques artistiques
200, quai de Valmy
75010 Paris
M° Jaurès, Louis Blanc
France
Phone : +33 (0)1 40 34 02 48
Fax : +33 (0)1 40 34 02 58
Mail : info@pointephemere.org
Internet Site : www.pointephemere.org
Description:
FILMER LA MUSIQUE (mardi 9 juin au dimanche 14 juin)

3ème édition pour le festival FILMER LA MUSIQUE, une édition éclectique et électrique, qui explore à nouveau les rapports multiples de l'image et de la musique.
Avec de nombreuses découvertes, raretés et avant-premières, FILMER LA MUSIQUE fait la part belle aux films et aux producteurs indépendants et continue d'affirmer sa vocation de festival défricheur. Le festival propose également des concerts et des performances.

19h : ouverture du festival - vernissage dans le Mirror Ball
Salle XXO / 19h30 / projections : Papal Broken Dance + Heavy Metal Valley + The Transmigration of the Donovan Lynch
Mirror Ball Cinema / 21h / acoustic live : My Sister Klaus
Mirror Ball Cinema / 22h30 / dj set : D.Y.E.
Salle de Concert / 22h30 (free) : Freestyle - concert exceptionnel de MC Supernatural, Cut Killer et Webbafied

http://www.filmerlamusique.com/2009/FR/

Ouverture du festival FILMER LA MUSIQUE #3

[19:00-21:00] Soirée de clôture de l'exposition de Sylvester Engbrox "Hyperceptions"
Location:
Galerie VivoEquidem
113, rue du Cherche-Midi
75006 Paris
M° Duroc, Falguière, Montparnasse - Bienvenüe
France
Phone : +33 (0)9 61 26 92 13
Mail : galerie@vivoequidem.net
Internet Site : www.vivoequidem.net
Description:
du 5 mars au 13 juin
du lundi au samedi, de 14h à 19h30 et sur rendez-vous

Du 5 mars au 30 mai 2009, la galerie VivoEquidem présente une exposition de peintures de l'artiste d'origine allemande Sylvester Engbrox.

"ENGBROX, Hyperceptions" dévoilera une vingtaine de nouvelles toiles montrées lors d'accrochages successifs. Il s'agit de la deuxième manifestation consacrée à cet artiste après un premier événement organisé il y a tout juste un an à la galerie.

Figurative et ancrée dans notre monde actuel, la peinture de Sylvester Engbrox met en scène des personnages, souvent dénudés, évoluant dans des atmosphères étranges. De ces figures et décors inspirés par des images de notre quotidien (presse grand public, internet) ou des références plus personnelles (Andy Warhol, le cinéma de David Lynch), résultent une réalité réinventée par l'artiste. Il n'y a en effet aucun jugement ou constat dans les représentations d'Engbrox, et c'est de là que réside la force de sa peinture, parfaitement en phase avec cette ère numérique où les réalités sont multiples et polymorphes.

Natif de Kleve en Allemagne, Sylvester Engbrox s'installe en France au milieu des années 80. Photographe à ses débuts, il expérimente la peinture dans les années 90, puis dirige un temps un label indépendant de musique, avant de revenir pleinement à la peinture il y a trois ans. Nourri de toutes ces expériences, Sylvester Engbrox propose un art inclassable qui est à découvrir à la galerie VivoEquidem, le temps d'une exposition événement qui fera escale à Glasgow Art Fair en avril.


ENGBROX, Hyperceptions

Ceux qui ont eu l'occasion de voir la première exposition de Sylvester Engbrox en 2008 ont assurément pu assister à la genèse d'un artiste hors du commun.

Certes, quelques-unes des toiles avaient plus de dix ans, mais elles n'avaient jamais été montrées et la promiscuité de ces premières oeuvres avec celles de 2005, 2006 et 2007 (entre-temps, l'artiste avait cessé de peindre) constituait la « soupe originelle » d'un monde en formation dont nous avions alors sous les yeux tous les éléments primordiaux.

Aujourd'hui, l'univers de Sylvester Engbrox est en pleine expansion et dans la vingtaine de nouvelles toiles que nous exposerons trois mois durant, en plusieurs fois, entre le 4 mars et le 30 mai prochain à la galerie VivoEquidem (avec une étape à la Glasgow Art Fair, fin avril), nous verrons comment l'acte créateur d'Engbrox s'est déplacé d'une über-réalité à une über-perception.

Avec Jean-Luc Chalumeau, qui a rédigé la préface du catalogue de 2008, nous étions arrivés à la conclusion que Sylvester Engbrox n'appartenait en fait à aucune école, mais qu'il émanait directement de la complexité du monde contemporain, bombardé d'images, essentiellement numériques.

Cette über-réalité (sur/hyper-réalité) se caractérisait par l'absence de jugement et de constat dans les représentations d'Engbrox, et ce, malgré un réalisme intentionnel certain. Tous ses personnages évoluaient dans des environnements étranges, parfois hostiles (série des Air Disaster), inquiétants (Pool 1 et 2, Moni) souvent dénudés, mais sans que l'on puisse jamais attribuer à l'image (c'est-à-dire venant d'elle exclusivement) une sensation précise d'angoisse, d'attente ou d'érotisme, bien que les femmes de Sylvester soient physiquement attractives.

Evidemment, le fait que Sylvester Engbrox soit de la génération qui a grandi à Düsseldorf dans les années soixante-dix et quatre-vingt et qu'il ait reçu une très solide formation de photographe à Arles ne sont pas sans significations.

Pour lui, le monde visible de sa jeunesse, des reliquats de la Nouvelle Objectivité aux fulgurances de Gerhard Richter en passant par les images diffusées à grande échelle des actions de la RAF, a constitué un « fond » nourricier évident.

Là-dessus s'est ajouté tout Andy Warhol, le cinéma de David Lynch, la photographie des Becher et la musique de Kraftwerk.

Enfin, le « Sud » comme il le dit (en fait la France, où il habite, et la Grèce, où il va souvent), par opposition au « Nord » allemand qui se méfie de tout acte de séduction, a achevé la formation de ce regard particulier qui est le sien.

Ainsi, Sylvester Engbrox, en raison de sa culture d'origine et de sa formation de photographe, s'est toujours intéressé à une certaine projection de la réalité qu'il a mis aussitôt en doute puisque cette réalité mentait, trompait, cherchait à manipuler et se voulait surtout définitive. Lui qui, depuis des années, a compilé et classé méthodiquement des dizaines de milliers d'images tirées de la presse grand public, des magazines de télévision ou d'Internet, a assez vite su que le monde dans son domaine sensible, s'il existe bel et bien, n'est pas aussi vrai qu'on le dit ou qu'on cherche à nous le faire croire. En fin de compte, il a constaté puis accepté que le monde est la totalité des faits et non des choses.

L'ère numérique qu'Engbrox a quasiment vu naître et qu'il a accompagné au plus près a confirmé cet état de fait. En effet, la « chose numérique » - c'est même son essence - n'oublie rien, ne jette rien, elle accumule sans cesse toutes les réalités les unes après les autres, et toutes sont vraies, successivement. Aujourd'hui, grâce à la technologie, nous pouvons les retrouver presque instantanément, sous leur forme exacte telles qu'elles nous furent proposées initialement. Devant cette multitude, nous sommes alors obligés d'admettre qu'il n'existe pas de vérité « originelle », une doxa de la réalité.

Le regard d'artiste de Sylvester Engbrox est peut-être l'un des premiers à s'être adapté à ce nouvel horizon.

Sylvester Engbrox est né en 1964 à Kleve en Allemagne.
Il est admis à l'école des Arts décoratifs qu'il quitte en 1986 pour venir s'installer à Paris.
En 1991, il est diplômé de l'Ecole nationale supérieure de photographie à Arles.
Correspondant pour deux magazines allemands le Select et The Manipulator.
Revient à la peinture dans les années quatre-vingt dix.
Chargé de la photothèque au cabinet de photographies anciennes du musée Rodin, il crée parallèlement jusqu'en 2004 un label de musique indépendant «Home Laboratoire Moderne» qui édite des CD de compilations d'artistes pop.

Depuis 2005 il reprend son activité de peintre.
En 2008, est organisée sa première exposition à la galerie VivoEquidem.


Relais (Extrait d'un entretien avec Max Torregrossa en octobre 2008)

"J'ai toujours considéré mon rôle dans la fabrication d'images comme celui d'un relais. Ce principe repose sur deux notions : réception et émission. Pour pouvoir émettre, si on ne se contente pas de s'émettre uniquement soi-même, il faut d'abord avoir une bonne capacité à recevoir. Et pour recevoir, il faut, dans un premier temps, mettre en arrière-plan sa propre personne. Un artiste peut complètement brouiller cette réception de signaux par ses pensées, ses ambitions, etc.

Mon processus de travail est basé sur l'accumulation d'images. Je range ces images physiquement, mais aussi mentalement. Les images qui m'intéressent le plus sont celles qui traversent le filtre de rangement de mon cerveau pour atterrir dans l'inconscient. Avant de peindre ces images, je dois aller pêcher ces images dans mon inconscient, un processus qui nécessite une certaine disponibilité pour recevoir. Quand Andy Warhol dit « I want to be a machine », j'entends par là qu'il voudrait entrer dans une sorte d'état de méditation qui lui permette de s'oublier lui-même et mieux voir ce sur quoi il travaille.

C'est ensuite que je donne à l'image le statut d'émetteur en la peignant. L'implication de ma personne dans ce processus de travail reste donc limitée. Elle se résume à la consommation d'images, à la réception d'une image inconsciente latente et à la décision de la peindre ou non.

On peut dire que je mène une recherche sur les images intérieures qui sont le symptôme d'un bombardement massif par des images extérieures. Si je cherche une généralisation de mon propos, je sais pertinemment que je suis limité malgré tout par une réalité que je ne peux pas contourner : je ne peux que partir de moi-même comme sujet d'étude. C'est à partir de mon propre prisme, de mon inconscient individuel, que je peux ensuite tendre vers une image collective."

>> communiqué

[19:00-21:00] Sélection exclusive d'oeuvres de la Galerie Le Figaro
Location:
Artcurial
Hôtel Marcel Dassault
7, Rond-Point des Champs Elysées-Marcel Dassault
61, avenue Montaigne
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt
France
Phone : +33 (0)1 42 99 20 20
Mail : contact@artcurial.com
Internet Site : www.artcurial.com
Description:
Exposition du mercredi 10 juin au jeudi 16 juillet 2009
Ouverture du lundi au samedi de 10h à 19h
Les dimanches 14, 21 & 28 juin

[19:00-21:00] Vernissage de Manolo Chrétien "Must Move"
Location:
Galerie Taïss
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 71 18 85
Mail : taiss@taissgalerie.com
Internet Site : www.taissgalerie.com
Description:
photographies

Vernissage le 9 Juin 2009
Du 10 Juin 2009 au 31 Juillet 2009

Vernissage de Manolo Chrétien "Must Move"

17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
23:00  
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