Thursday, August 27, 2009
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Category: All

27
August 2009
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  Fête nationale de Moldavie
Location:
UNLOCATED
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UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Anniversaire de l'Indépendance (1991)

Exposition de Mijn Schatje
Location:
Galerie Brugier-Rigail
Art Partner Galerie
40, rue Volta
75003 Paris
M° Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 77 09 00
Mobile : +33 (0)6 99 42 10 50
Fax : +33 (0)1 42 77 09 00
Mail : contact@artpartnergalerie.com
Internet Site : www.artpartnergalerie.com
Description:
du 27 au 30 août
vernissage le 27 août à 18h avec concert de Kumisolo

Après une série d'expositions autour du monde, (on a vu ses œuvres l'an dernier à Rome, NYC, Miami, Portland, Amsterdam puis à nouveau en Italie à Naples pour une exposition rassemblant les acteurs du mouvement Low brow au musée d'art contemporain MADRE), Mijn Schatje revient à Paris et confie ses personnages aux grands yeux à la galerie Brugier-Rigail dans son nouvel espace.

La voici représentée dans une galerie parisienne reconnue dans le paysage de l'art contemporain international comme artiste résidente aux côtés d'artistes de renommée tels que Speedy Graphito, Jonone, Taling et Gérard Rancinan.

Elle y proposera pendant 4 jours, du 27 au 30 août 2009, un solo show-événement sur 250 m2. Au programme: digital painting, c-print, vidéo et concert de la japonaise Kumisolo.

Membre de la jeune génération numérique, véritable égérie du dessin vectoriel, Mijn Schatje a fait ses armes en tant qu'illustratrice pour des magazines (Biba, WAD), a collaboré avec des marques telles que Reebok, Sony Playstation ou encore Fornarina qui a crée en 2008 une ligne de vêtements et accessoires inspirés de son univers.

Depuis quatre ans son travail personnel a fait l'objet de nombreuses expositions, d'abord chez Arts Factory, la galerie nomade parisienne référence de la scène graphique contemporaine, puis dans la galerie KochXBos à Amsterdam, une des premières galeries en Europe à représenter la scène américaine dite Low Brow ou Pop surréaliste et ses principaux acteurs tels que Mark Ryden, Tim Biskup ou encore Glenn Barr. L'an dernier lors du Parcours Saint Germain, en collaboration avec la maison Swarovsky, elle présenta sa vision de la genèse des sirènes, des créatures luminescentes des grands fonds, hybrides d'humains et de méduses. A la fois romantique et surréaliste, son dessin vectoriel aux détails ciselés mêle références au monde de l'enfance et du rêve, rappelant les fables de Miyazaki, les robots de Ghost in the Shell et l'esthétique "Superflat" elle invente des paysages oniriques où l'on se perd dans ses désirs entre ombre et séduction, innocence et sophistication.

Les rapports entre l'humain et la nature y sont narrés, les frontières entre l'enfant et l'adulte s'effacent et l'on sombre peu à peu dans le rêve étrange et électronique d'une Alice moderne, dont on voudrait ne plus sortir.


L'artiste japonaise Kumisolo alias Kumi Okamoto, aussi connue pour son travail au sein du groupe "The Konki Duet" nous fera l'honneur d'un mini concert à l'occasion de cet évènement. Ses chansons pop on déjà charmé un large auditoire de Paris à Tokyo, ainsi que Béatrice Ardisson qui lui a récemment confié le soin de participer à sa dernière compilation "Dylan Mania". http://www.myspace.com/mijnschatje




Exposition de Gundula Weber "Têtes de..."
Location:
Galerie Antonine Catzéflis
23, rue Saint-Roch
75001 Paris
M° Pyramides, Tuileries
France
Phone : +33 (0)1 42 86 02 58
Mobile : +33 (0)6 61 13 07 30
Mail : antonine@catzeflis.com
Internet Site : www.antoninecatzeflis.com
Description:
du 3 juin au 28 septembre 2009
du mardi au samedi ou sur rendez-vous

La Galerie Antonine Catzéflis présente, du 3 juin au 28 septembre 2009, l'exposition "Têtes de...", fruit de la rencontre entre la galériste Antonine Catzéflis, véritable tête chercheuse, et l'artiste Gundula Weber - Animalier Papier.



Les étonnantes têtes d'animaux entièrement réalisées par l'artiste en papier et mis en scène tels des trophées de chasse seront présentées pour la première fois en France. La Galerie présentera également le curieux et très réaliste bestiaire en papier de l'artiste (figurines, cabinets de curiosité (boîtes à insectes, reptiles sous cloches, etc.).



Il y a quelques années, Gundula Weber prend contact avec Antonine Catzéflis et lui envoie "pour éveiller sa curiosité", une petite boîte noire dans laquelle sont enfermés des échantillons de "la queue du tatou" du "poisson scie", de "la plume de Darwin"... Antonine Catzéflis n'y résiste pas et saute dans sa voiture pour se rendre à Sarrebrück où Gundula Weber vit et travaille, partageant son temps entre le théâtre, pour lequel elle crée des décors et son atelier dans lequel elle imagine ces animaux en papier pour (se) raconter ses histoires. Une première présentation des œuvres de Gundula Weber à Paris naît de cette rencontre et prouve avec succès qu'elle a un public dans la capitale. Mais Weber a déjà une autre idée en tête.



Il lui faudra presque trois ans de travail :
- 100 mètres carré de papier,
- 3 kilomètres de bandes de poils découpés et
- 5 millions de coups de ciseaux pour réaliser cette première exposition et proposer une cinquantaine de pièces uniques.



«Tout bout de papier peut avoir la chance de revivre un jour dans le bestiaire improbable que j'ai imaginé. Un emballage d'ordinateur peut, par exemple, se transformer en huître sur un plateau d'argent, un carton épais peut se découper en crinière de girafe ou devenir chevelure pour un animal...Tout devient possible quand l'imaginaire relève le défi et explore les limites de ce magnifique matériau qu'est le papier sous toutes ses formes. Il était inévitable qu'un jour les créatures que je façonne reçoivent un pelage fabriqué sur mesure en papier découpé. Ce travail fastidieux donne vie à une incroyable matière qui imite merveilleusement le véritable pelage. Chaque poil représente un coup de ciseaux. La relation entre les animaux et les humains me fascine et m'entraîne dans un voyage de découvertes et d'explorations sans fin. Les musées d'Histoire Naturelle restent une source d'inspiration constante. Loin d'être des trophées ordinaires, ces créatures ont leur propre caractère grâce à la diversité des papiers utilisés. Chacune d'elles porte une histoire inspirée par les couleurs d'un animal, son intelligence, sa façon de se déplacer ou même de nous ignorer. Il existe dix mille raisons de célébrer les merveilles de la nature dans une approche attentionnée et respectueuse. C'est l'histoire de mes animaux de papier... d'Animalier Papier».
Gundula Weber, Animalier Papier




Exposition "Les trésors des icônes bulgares"
Location:
Château de Vincennes
Avenue de Paris
94300 Vincennes
M° Château de Vincennes, RER A Vincennes
France
Phone : +33 (0)1 48 08 31 20
Fax : +33 (0)1 48 08 31 20
Internet Site : www.chateau-vincennes.fr
Description:
Sainte-Chapelle du château de Vincennes

Du 13 mai au 30 août 2009 : de 10 h à 18 h
Ouvert tous les jours, sauf le 21 juin 2009 (Fête de la musique)

Droits d'entrée durant la période de l'exposition
Gratuit pour les moins de 18 ans

Billet exposition à la Sainte-Chapelle
Plein tarif : 8 €
Pas de tarif groupe et professionnel
Tarif réduit : 5 €

Billet jumelé exposition à la Sainte-Chapelle et donjon
Plein tarif : 12 €
Tarif groupes et professionnels adultes (à partir de 20 personnes) : 9 € par personne
Tarif réduit : 7 €

Billet donjon
Plein tarif : 8 €
Tarif groupes et professionnels adultes (à partir de 20 personnes) : 6 € par personne
Tarif groupe scolaires (entre 20 et 35 personnes) : 30 € par groupe
Tarif réduit : 5 €

Visite-ateliers tout public
Proposées les jeudis 14, 21 et 28 mai ; 4, 18 et 25 juin ; 2 et 9 juillet 2009.
Visite de l'exposition de 13 h 30 à 14 h 15 puis atelier de 14 h 15 à 16 h 15.
L'atelier, assuré par une personne spécialiste de la peinture d'icônes, portera sur une initiation à cette technique sur feuille ou carton avec des pigments naturels.
Tarif adultes : 11,50 €
Tarif moins de 18 ans : 7,50 €

A l'occasion de la réouverture de la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, après deux années de restauration, le Centre des monuments nationaux présente en coproduction avec la Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie une exposition exceptionnelle consacrée aux icônes bulgares.

Celle-ci rassemble des chefs-d'œuvre de l'art orthodoxe balkanique du IVe au XIXe siècles, dont 80 icônes issues des musées nationaux bulgares et principalement du département d'art médiéval de la Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie. Son directeur, Boris Danaïlov assure le commissariat de l'exposition.

Des musées bulgares prêtent pour la première fois à une institution étrangère, qui plus est un joyau de l'Occident catholique, 80 chefs d'œuvre de l'art orthodoxe! Les icônes sont accueillies dans le somptueux écrin de la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, restaurée pendant trois ans après les dégâts de la tempête de 1999. Le château lui-même, dernier témoignage en France de la monarchie médiévale, doté du plus haut donjon d'Europe, a subi une cure de jouvence pendant dix ans et a rouvert ses portes en 2007.

La Sainte-Chapelle du château de Vincennes est fondée en 1379 sous Charles V et inaugurée en 1552 par Henri II. Son style unifié, simple et élancé, reproduit à l'identique, mais dans de moindres dimensions, la Sainte-Chapelle de Paris. Elle est construite selon le plan traditionnel des chapelles castrales [relatif à un château]: vaisseau unique, chœur formé d'une travée droite et d'une abside à cinq pans, deux oratoires (l'un pour le roi, l'autre pour la reine).

Sainte-Chapelle du château de Vincennes (c) Patrick Cadet / Centre des monuments nationaux, Paris
Sainte-Chapelle du château de Vincennes (c) Patrick Cadet / Centre des monuments nationaux, Paris

Dès le porche franchit, le visiteur se glisse dans un cabanon boisé, qui accueille comme dans une galerie les icônes, ainsi protégées de la lumière. Si certaines pièces ont souffert, l'ensemble est relativement bien conservé, compte tenu de leur ancienneté.

L'exposition, chronologique, permet au visiteur d'observer l'évolution de l'art des icônes. Elles apparaissent au VIIe siècle dans le premier royaume bulgare (XIIe-XIIe siècle). L'image emblématique de cette période est celle de Saint Théodore, réalisée en céramique.

Saint Théodore. Xe siècle. Céramique. Provenance: monastère de Patleyna, Preslav (c) B. Tchernev / Musée Historique, Preslav
Saint Théodore. Xe siècle. Céramique. Provenance: monastère de Patleyna, Preslav (c) B. Tchernev / Musée Historique, Preslav

En 1018, l'Empire romain d'Orient envahit le royaume bulgare qui subit alors l'influence de l'art byzantin. Telle l'importation du cercle orthodoxe qui correspond au grand schisme d'Orient (1054).

Le Conseil des Archanges. Vers 1430. Détrempe sur bois. Provenance: église des Saints-Archanges du monastère de Batchkovo. Collection du monastère de Batchkovo (c) Lulin Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia
Le Conseil des Archanges. Vers 1430. Détrempe sur bois. Provenance: église des Saints-Archanges du monastère de Batchkovo. Collection du monastère de Batchkovo (c) Lulin Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia

La fin de l'occupation byzantine se traduit par une production d'icônes variées et l'apparition de grands formats. Les proportions des corps s'allongent, les couleurs sont chaudes, les dessins sont précis (cf. icônes du Conseil des Archanges et de Saint Dimitrios).

Saint Démétrios à cheval. 1617? Détrempe sur bois. Provenance: Véliko Tarnovo (c) L. Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia
Saint Démétrios à cheval. 1617? Détrempe sur bois. Provenance: Véliko Tarnovo (c) L. Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia

La production artistique diminue un temps avec l'occupation ottomane de la fin du XIVe - début du XVe siècle. Si les centres d'art byzantin (Constantinople, Tessaloniky, Mistra) s'éteignent, des écoles artistiques régionales (Kostur, Ohrid) et des scriptoria de monastères (Rila, Batchkovo, Patleyna), se développent. En atteste la production des icônes de Saint Georges à cheval de Boyana (périphérie de Sofia) et l'évangile de Kremikovo.

Saint Georges à cheval. Fin du XVe siècle. Détrempe sur bois. Provenance: Boyana (c) L. Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia
Saint Georges à cheval. Fin du XVe siècle. Détrempe sur bois. Provenance: Boyana (c) L. Ognianov / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia

Au sortir de ce premier cabanon en bois, le visiteur est guidé vers la lumière du fond de la chapelle. Forte symbolique mystique qui sert de transition historique.

A partir du XVIIIe siècle, l'icône joue un rôle fondamental dans la reconquête de l'identité nationale. Objet devenu politique, elle représente des personnalités patriotiques comme les saints frères Cyrille et Méthode. L'icône bulgare était jusque-là sacrée. Elle n'utilisait pas la perspective et ne tentait pas de reproduire la réalité.

Saint Stéphane. 1790. Détrempe sur bois (c) B. Tchernev / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia
Saint Stéphane. 1790. Détrempe sur bois (c) B. Tchernev / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie, Sofia

Son art évolue de manière radicale au XVIIIe siècle - et ce pour la dernière fois avant son extinction. L'icône devient plus figurative - au point de donner l'impression que les visages des saints aient été photographiés tant leur teint paraît réel -, les artistes recourent à la perspective, aux effets de profondeur et s'entichent d'ornements baroques pittoresques. Apparaissent également des sujets profanes, des éléments urbains, des paysages et des portraits personnels.

Evangéliaire liturgique. 1552, reliure: seconde moitié du XVIIe siècle. Papier, bronze, émaux, pierre (ou verre coloré). Provenance: monastère de Batchkovo. Collection muséale du monastère de Batchkovo (c) B. Tchernev / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulagarie, Sofia
Evangéliaire liturgique. 1552, reliure: seconde moitié du XVIIe siècle. Papier, bronze, émaux, pierre (ou verre coloré). Provenance: monastère de Batchkovo. Collection muséale du monastère de Batchkovo (c) B. Tchernev / Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulagarie, Sofia

Outre les icônes sont exposés de précieux manuscrits et quelques statues et reliquaires pour témoigner de l'influence du christianisme en Bulgarie dès le IIIe siècle.
Une musique monastique douce, solennelle mais délicatement enjouée, accompagne à merveille cette somptueuse exposition.

Le catalogue de l'exposition « Les Trésors des icônes bulgares » est publié aux Editions du patrimoine.

Communiqué de presse :
http://agenda.germainpire.info/img/2009/20090512_Icones_bulgares.pdf






17ème Conférence des Ambassadeurs
Description:
Centre de conférences ministériel de Convention

08:00  
09:00  
10:00 [10:30] Conférence de rentrée France Televisions
Location:
France Télévisions
France 2, France 3, France 5 et RFO
1, boulevard Victor
13, boulevard du Général Martial Valin
7, esplanade Henri de France - Immeuble Le Barjac - BP 580
75726 Paris Cedex 15
M° RER C Boulevard Victor, T3 Pont du Garigliano, Balard
France
Phone : +33 (0)1 56 22 73 76
Internet Site : www.francetelevisions.fr
Description:
Conférence de rentrée France Televisions

[10:30] Vernissage de l'exposition collective "art aborigène"
Location:
Galerie Pierrick Touchefeu
2, rue Marguerite Renaudin
92330 Sceaux
M° RER B Sceaux
France
Phone : +33 (0)1 47 02 10 62
Mobile : +33 (0)6 18 18 03 56
Mail : pierricktouchefeu@gmail.com
Internet Site : www.pierricktouchefeu.com
Description:
du 27 Août au 27 Septembre 2009

Considérée comme l'une des plus vieilles au monde, la civilisation aborigène sera une nouvelle fois à l'honneur à la Pierrick Touchefeu du 27 Août au 27 Septembre 2009.

Cette exposition présentera des artistes parmi les plus emblématiques de l'art aborigène dont notamment Ningura Napurrula (présente dans de nombreuses collections à travers le monde dont celle du Musée du Quai Branly à Paris et du Muséum de Lyon.), Dorothy Napandardi, Nancy Kunoth Petyarre, Walangkura Napanangka ou encore Rosemary Petyarre.


Une civilisation vieille de 40 000 ans...ou plus ?

Les chercheurs se sont longtemps accordés pour dater l'aube des traces humaines en Australie, sous forme de gravures et de peintures rupestres, à 40 000 ans. Soit près de trois fois plus que celles de Lascaux. Cependant, dès 1990, l'application de procédés de thermoluminescence a permis de reculer ces origines à...70 000 ans !
A l'arrivée des colonisateurs, il y aurait eu entre 600 et 700 tribus et dialectes différents, se partageant plus de 200 langues, dont une cinquantaine et douze groupes linguistiques majeurs subsistent de nos jours. Au sein de ces ethnies, ou groupe linguistique, la vie est organisée en clans, eux-mêmes de modeste dimension.
Fortement hiérarchisée, la société est établie en fonction de l'âge et du savoir acquis selon un parcours initiatique. De petite dimension, se nourrissant de chasse et de cueillette, chaque tribu vivait sur de larges étendues de territoire. Cependant, le monde Aborigène avait réussi à éliminer en son sein les guerres et les luttes de pouvoir ethniques ou dynastiques avant l'arrivée des britanniques.
Depuis, la violence existe, mais elle est sévèrement réprimée.
La culture Aborigène a été longtemps ignorée voire détruite. « Découvert » par James Cook en 1770, le continent est déclaré Terra Nullius en 1788 par les colonisateurs britanniques, ce qui signifie la négation juridique de toute présence humaine sur le territoire. Il faut attendre 1967 pour que le statut de citoyen leur soit accordé et 1976 pour que des droits commencent à leur être reconnus sur leur terre ancestrale. En 1992, la cour suprême d'Australie rend un jugement favorable aux titres fonciers traditionnels contre le principe de Terra Nullius.
Le regard porté sur leur production artistique n'est pas meilleur. D'abord nié comme tel, sous l'effet d'études ethnographiques l'art Aborigène est « officiellement » reconnu, en 1888, lors d'une exposition de dessins réalisés par des artistes du Nord du continent. Au début du 20ème siècle, il est généralement considéré comme « primitif ». A la fin du siècle, cependant, les toiles des artistes Aborigènes sont exposées à côté des maîtres de l'art abstrait occidental. C'est qu'entre-temps le monde a été bouleversé.


Le déclic de Papunya

Un événement capital est survenu, en 1971, dans une petite localité, Papunya. Communauté artificielle créée par le gouvernement australien au début des années soixante elle a pour but de sédentariser, scolariser et assimiler les Aborigènes des différentes tribus.
Ceux-ci sombrent vite dans l'apathie et le désœuvrement. Leurs enfants apprennent l'anglais et des valeurs étrangères, tandis qu'eux-mêmes sont impuissants à transmettre leur attachement à la terre, leurs us et leurs coutumes.
Sous l'impulsion d'un nouveau maître d'école, Geoffrey Bardon, un groupe d'hommes se mettent à peindre avec des supports fournis par ses soins : toiles et peinture acrylique. Il les encourage à travailler selon l'authenticité de leur tradition plutôt que de copier l'esthétique occidentale. Dès août 1971, un de ces Painting men remporte le Caltex Art Award, compétition locale d'une certaine importance où ils se mesurent à l'art occidental. Encouragés par leur succès, les artistes décident de fonder une coopérative : la Papunya Tula Artists Association.
L'exemple de cette communauté se propage alors au cours de la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt. Les femmes, à leur tour, s'emparent de leurs pinceaux : plus libres avec la couleur, elles adoptent le jaune canari, le rouge, le violet...
En quelque vingt années des artistes se sont imposés sur le marché de l'art.
Des musées et des collectionneurs du monde entier se disputent leurs œuvres.


Dreamtime et Dreaming...

L'art Aborigène prend ses sources au « Temps du Rêve », Dreamtime ou Dreaming, terminologie née à la fin du 19ème siècle pour rendre compte d'une signification difficile.
Le Dreaming est un concept religieux complexe. A l'aube des temps, la terre était plate, morne et grise, sans différenciation aucune. Puis, au temps du Rêve, les dieux, jusque-là figés dans les limbes éternels, sont sortis des entrailles de la terre ou descendus des astres et du ciel. Ayant pris des formes généralement animales et géantes, ils ont alors voyagé à travers le pays en vivant des aventures particulières.
Ces voyages et activités ont tous créé quelque chose. Ainsi, toutes les caractéristiques physiques de l'Australie sont liées à un ou plusieurs événements. Telle faille dans la topographie, tel point d'eau ou arbre solitaire sont tous le produit d'un passage, d'un combat, d'un accouplement ou d'une halte.
Leurs œuvres accomplies, les dieux ont repris leurs formes anciennes, laissant le monde visible à leurs descendants, animaux et hommes. A charge pour ces derniers de le célébrer et ressusciter lors de cérémonies rituelles.
Le Dreaming constitue un univers parallèle où les hommes se ressourcent, pour réactualiser les attaches spirituelles qui les associent individuellement et collectivement à des sites terrestres.
L'art est un des moyens par lequel le présent est relié au passé et les êtres humains au monde surnaturel. Il comprend trois formes traditionnelles : les peintures corporelles, pratiquées pour marquer des rites de passage ou des cérémonies particulières ; des peintures sur le sol que certains groupes marquent en pointillés avec des pigments naturels (craie, argile, charbon de bois, ocre) qu'ils disposent à l'aide d'un bâtonnet. Les participants à une cérémonie peuvent également dresser des
totems représentant leurs ancêtres, ou reproduire sur écorce des motifs rituels ou claniques. Enfin, troisième forme, des peintures et des gravures qu'on peut voir sur des rochers ou des parois de grottes sacrées.


Signification et degrés du savoir

Reflet de la diversité des peuples Aborigènes, les oeuvres peuvent être très distinctes d'un groupe à un autre. Pourtant, produit d'une culture homogène, l'Art aborigène comporte un certain nombre de caractéristiques communes.
Tout l'art Aborigène tire son essence de la volonté du créateur de raconter une histoire, un événement mythique. Mais ce récit s'ordonne selon trois degrés fondamentaux : le premier est réservé aux hommes pleinement initiés, le second comporte des représentations et des motifs qui peuvent être vus de tous mais qui ne sont décodés que par les hommes et les femmes initiés, le troisième est du domaine public.
Après des controverses parmi les Aborigènes, certains motifs interdits furent abandonnés et les œuvres, destinées à être vues et vendues, placées à un degré inférieur de sacralisation.
D'un point de vue symbolique, les peintures représentent des éléments des Rêves originels, qui s'enchaînent et se complètent en d'interminables chaînes d'événements. Egalement, selon la complexité du Rêve raconté, le recours aux symboles sera plus ou moins important. Ceux qui privilégient l'histoire, le lieu, multiplieront les références graphiques. D'autres seront plus simples dans leurs illustrations.
L'art Aborigène d'Australie est peut-être la dernière forme d'art actuelle n'ayant subi aucune influence du monde extérieur, ce qui, couplé avec son signification culturelle et historique, le rend encore plus unique.

Texte par Jean-Christophe Haultecoeur


NINGURA NAPURRULA

Ningura est née à Watulka en 1938, au sud de Kiwirrkurra, en Australie Occidentale et a vécu une vie 'traditionnelle' de chasse et de cueillette jusque dans les années 1950. Elle est veuve de l'artiste renommé Yala Yala Gibbs Tjungurrayi. Elle n'a commencé à peindre pour Papunya Tula Artists Cooperative qu'en 1996.
Les thèmes privilégiés de Ningura sont les trajets de ses ancêtres à travers le pays, les sites sacrés que ces femmes ont visités et la signification de la nourriture qu'elles ont cueillie dans la brousse. Les rituels et cérémonies associés à ces voyages ancestraux sont d'ailleurs toujours pratiqués par les femmes Pintupi.
Ceci se manifeste sur les toiles de Ningura par sa propre vision presque organique, une version plus douce, voire féminine du style de peinture typique du peuple Pintupi.
Ningura Napurrula a notamment été exposée à Aborigena au Palazzo Bricherasio, Turin, Italie en 2001 ; Australian Contemporary Aboriginal Art à Prague, République Tchèque en 2003 et
Masterpieces from the Western Desert, Gavin Graham Gallery, Londres, Royaume Uni en 2003.
Une de ses toiles a été choisie pour figurer sur un timbre australien édité en 2003.
Autre consécration en 2006 où l'une des ses œuvres - une fresque monumentale - a été sélectionnée pour orner un plafond du nouveau Musée du Quai Branly à Paris.
Ses œuvres se trouvent dans les collections du :
National Gallery of Australia, Canberra, Australie
Art Gallery of New South Wales, Sydney, Australie
Australian Institute for Aboriginal & Torres Strait Islander Studies, Canberra, Australie
Museum & Art Gallery of the Northern Territory, Darwin, Australie
Muséum de Lyon, France
Musée du Quai Branly, Paris, France


NANCY KUNOTH PETYARRE

Née en 1943 à Soakage Bore, elle est l'une des fameuses sept soeurs d'Utopia. Ada, Gloria, Kathleen, Myrtle et Violet)
Nancy a travaillé le Batik jusque tard dans les années 1980 avant de commencer à peindre à l'acrylique sur toile. Outre ses œuvres consacrés aux Rêves liés à la Médecine du Bush et aux Herbes, elle est, avec sa sœur Gloria, sans aucun doute responsable de la renommée mondiale du Rêve de la Montagne du Moloch (Lézard-Diable du désert).
La montagne du « Lézard-Diable » est un site sacré, unique en apparence. Sa topographie singulière est comme la peau du lézard dont les taches le camoufle des prédateurs. Le lézard est en effet, l'un des nombreux animal- totem de la culture aborigènes. Ils sont encore aujourd'hui une partie substantielle du régime alimentaire des aborigènes.
Ses peintures reflètent sa chaude et aimable personnalité et, à travers ses travaux, elle contribue grandement à promouvoir sa culture et les Beaux- Arts. Elle utilise dans ses œuvres des petits points imbriqués bordés par de vastes surfaces de couleurs audacieuses.


WALANGKURA

Walangkura est née vers 1946 à l'Ouest de l'actuelle communauté de Kintore (Walungurru), très exactement sur le site de Tjituruluga. Sa famille fait partie d'un groupe de Pintupi qui a marché des centaines de kilomètres pour rejoindre Haasts Bluff en 1956. On y distribue alors des rations alimentaires pour attirer les derniers nomades. Il s'agit la plupart du temps du premier contact avec l'homme blanc pour les Pintupi.
Walangkura s'inspire le plus souvent des motifs associés aux voyages d'une Vieille Femme Kutungta Napanangka. Elle mixe habillement les motifs traditionnels et ceux symbolisant les régions où se déroulèrent les exploits de cette Ancêtre du Temps du Rêve : on y distingue ici un point d'eau permanent, ici une grotte, ici un site argileux,...
Sa peinture n'est pas anarchique, elle n'est pas le fruit du délire, mais obéit avant tout à un savoir, à des connaissances qui se transmettent de générations en générations depuis des milliers d'années.
L'artiste aborigène élabore sa toile comme les Ancêtres ont façonné le paysage. Ses toiles, rehaussées de blanc, nous plongent dans ce monde si particulier.
Collections:
Aboriginal Art Museum, Utrecht, Hollande
Art Gallery of New South Wales, Sydney, Australie
Artbank, Sydney, Australie
Museum and Art Galleries of the Northern Territory, Darwin, Australie
The Kelton Foundation, Santa Monica, USA
National Gallery of Australia, Canberra, Australie


DOROTHY NAPANGARDI

Dorothy appartient au peuple Warlpiri, fort de 3000 âmes, qui vit dans le Désert Tanami en Australie Centrale. Elle est l'une des descendantes d'une ancienne tradition difficile à décrypter. Certains motifs employés dans ses œuvres sont en effet antérieurs à notre art préhistorique français ou espagnol.
Dorothy célèbre ici un épisode du Temps mythique du Rêve durant lequel les Femmes Ancêtres Napanangka et Napangardi se rassemblèrent dans la région de Mina Mina. Sur un lac d'eau salée asséché elles ramassèrent des "bâtons à fouir" sortis de terre, puis partirent vers l'Est dans une procession mystique, chantant et dansant le long des différentes pistes de Rêves qui s'entrecroisent.
Ce sont ces pérégrinations que Dorothy évoque dans cette toile à travers ce maillage serré de lignes formées de points. Le style unique et extraordinairement contemporain de Dorothy fait de cette dernière l'une des artistes majeures de l'art australien contemporain.


ROSEMARY PETYARRE

Rosemary est née en 1945 à Boundary Bore, situé à 270km au nord est d' Alice Springs.
« Bush Medicine Dreaming » représente les feuilles d'une plante médicinale. Les petits points symbolisent les graines de cette plante, qui sont des réserves d'aliments importantes pour les Aborigènes.
Ces feuilles et ses graines sont broyés et mélangées avec de la graisse de kangourou à l'occasion d'importantes cérémonies tenues par les femmes de la communautés. Cette mixture ainsi obtenu peut être conservée jusqu'à six mois. Elle est notamment est utilisée pour guérir les blessures, les plaies ou peut être employée comme un produit anti-insecte.

Vernissage de l'exposition collective "art aborigène"
Sandhill, Dorothy Napangardy, 80x120cm

11:00  
12:00  
13:00 [13:45-18:00] Université d'été du Voyage d'Affaires
Location:
Grande Arche de La Défense
1, parvis de La Défense
92044 Paris la Défense
M° La Défense
France
Phone : +33 (0)1 49 07 27 27
Fax : +33 (0)1 49 07 27 50
Mail : tourisme@grandearche.com
Internet Site : www.grandearche.com
Description:
Université d'été du Voyage d'Affaires





[17:00] Conférence de rentrée Direct 8
Location:
Cinéma Mac Mahon
5, avenue Mac Mahon
75017 Paris
M° Charles de Gaulle - Etoile
France
Phone : +33 (0)1 46 96 42 99
Mobile : +33 (0)6 78 82 56 75
Fax : +33 (0)1 46 96 40 97
Mail : cinemamacmahon@bollore.net
Internet Site : www.cinemamacmahon.com
Description:
Conférence de rentrée Direct 8

14:00
15:00
16:00
17:00
18:00 [18:00] Exposition de Mijn Schatje
Location:
Galerie Brugier-Rigail
Art Partner Galerie
40, rue Volta
75003 Paris
M° Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 77 09 00
Mobile : +33 (0)6 99 42 10 50
Fax : +33 (0)1 42 77 09 00
Mail : contact@artpartnergalerie.com
Internet Site : www.artpartnergalerie.com
Description:
du 27 au 30 août
vernissage le 27 août à 18h avec concert de Kumisolo

Après une série d'expositions autour du monde, (on a vu ses œuvres l'an dernier à Rome, NYC, Miami, Portland, Amsterdam puis à nouveau en Italie à Naples pour une exposition rassemblant les acteurs du mouvement Low brow au musée d'art contemporain MADRE), Mijn Schatje revient à Paris et confie ses personnages aux grands yeux à la galerie Brugier-Rigail dans son nouvel espace.

La voici représentée dans une galerie parisienne reconnue dans le paysage de l'art contemporain international comme artiste résidente aux côtés d'artistes de renommée tels que Speedy Graphito, Jonone, Taling et Gérard Rancinan.

Elle y proposera pendant 4 jours, du 27 au 30 août 2009, un solo show-événement sur 250 m2. Au programme: digital painting, c-print, vidéo et concert de la japonaise Kumisolo.

Membre de la jeune génération numérique, véritable égérie du dessin vectoriel, Mijn Schatje a fait ses armes en tant qu'illustratrice pour des magazines (Biba, WAD), a collaboré avec des marques telles que Reebok, Sony Playstation ou encore Fornarina qui a crée en 2008 une ligne de vêtements et accessoires inspirés de son univers.

Depuis quatre ans son travail personnel a fait l'objet de nombreuses expositions, d'abord chez Arts Factory, la galerie nomade parisienne référence de la scène graphique contemporaine, puis dans la galerie KochXBos à Amsterdam, une des premières galeries en Europe à représenter la scène américaine dite Low Brow ou Pop surréaliste et ses principaux acteurs tels que Mark Ryden, Tim Biskup ou encore Glenn Barr. L'an dernier lors du Parcours Saint Germain, en collaboration avec la maison Swarovsky, elle présenta sa vision de la genèse des sirènes, des créatures luminescentes des grands fonds, hybrides d'humains et de méduses. A la fois romantique et surréaliste, son dessin vectoriel aux détails ciselés mêle références au monde de l'enfance et du rêve, rappelant les fables de Miyazaki, les robots de Ghost in the Shell et l'esthétique "Superflat" elle invente des paysages oniriques où l'on se perd dans ses désirs entre ombre et séduction, innocence et sophistication.

Les rapports entre l'humain et la nature y sont narrés, les frontières entre l'enfant et l'adulte s'effacent et l'on sombre peu à peu dans le rêve étrange et électronique d'une Alice moderne, dont on voudrait ne plus sortir.


L'artiste japonaise Kumisolo alias Kumi Okamoto, aussi connue pour son travail au sein du groupe "The Konki Duet" nous fera l'honneur d'un mini concert à l'occasion de cet évènement. Ses chansons pop on déjà charmé un large auditoire de Paris à Tokyo, ainsi que Béatrice Ardisson qui lui a récemment confié le soin de participer à sa dernière compilation "Dylan Mania". http://www.myspace.com/mijnschatje

Kumisolo alias Kumi Okamoto, aussi connue pour son travail au sein du groupe "The Konki Duet" fera l'honneur d'un mini concert à l'occasion de cet évènement. Ses chansons pop on déjà charmé un large auditoire de Paris à Tokyo, ainsi que Béatrice Ardisson qui lui a récemment confié le soin de participer à sa dernière compilation "Dylan Mania".

http://www.myspace.com/kumisoloproject




19:00 [19:30] Ouverture officielle du Festival Silhouette
Location:
La Bellevilloise
Espace dédié à la Lumière, la Nuit et la Création
19-21, rue Boyer
75020 Paris
M° Gambetta
France
Phone : +33 (0)1 53 27 35 77
Fax : +33 (0)1 53 27 35 70
Mail : infos@labellevilloise.com
Internet Site : www.labellevilloise.com
Description:
La 8e édition du Festival Silhouette aura lieu du 29 août au 6 septembre 2009 à Paris, en plein air au Parc des Buttes Chaumont (Paris 19e) et en salles, à la Bellevilloise et au Pavillon Carré de Baudouin (Paris 20e).

LA SOIREE D'OUVERTURE

L'ouverture officielle du Festival se déroulera cette année encore à la Bellevilloise lors d'une soirée exceptionnelle le jeudi 27 août 2009 à 19h30.

Au programme: concerts (Exsonvaldes, Les Gars Dans L'Coin), présentation du Festival, projections, performances d'artistes et festivités en tout genre! L'entrée est libre, on espère vous y voir nombreux.

http://www.association-silhouette.com

20:00  
21:00  
22:00  
23:00  
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