Saturday, January 8, 2011
Public Access


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Category: All

08
January 2011
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  Exposition "Gérôme, l'histoire en spectacle"
Location:
Musée d'Orsay
62, rue de Lille
1, rue de la Légion d'Honneur
75343 Paris Cedex 07
M° Musée d'Orsay, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 40 49 48 14
Internet Site : www.musee-orsay.fr
Description:
du 19 octobre 2010 au 23 janvier 2011

Exposition « Claude Monet, 1840-1926 »
Location:
Grand Palais
Galeries Nationales du Grand Palais
avenue Winston Churchill
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
M° Champs-Elysées - Clemenceau
France
Internet Site : www.grandpalais.fr
Description:
du 22 septembre 2010 au 24 janvier 2011

Pendant plus de soixante ans, Claude Monet (1840 - 1926) a peint sans relâche, élaborant une oeuvre qui incarne l'expression la plus pure de l'impressionnisme, pour constituer au début du XXe siècle un des fondements de l'art moderne. C'est l'ensemble de ce parcours riche et fécond que l'exposition des Galeries nationales réinterroge. Cette exposition monographique est la plus importante manifestation dédiée à l'artiste depuis près de trente ans, lorsque s'était tenue aux Galeries nationales en 1980 une rétrospective en forme d'hommage. Depuis, les recherches sur l'artiste se sont multipliées et ont mis en lumière des aspects moins connus de son oeuvre. Orchestrée selon des grands axes thématiques et chronologiques, l'exposition retrace la carrière de Monet, des débuts des années 1860 jusqu'aux ultimes tableaux liés au cycle des Nymphéas du musée de l'Orangerie. Cette exposition est coproduite par la Réunion des musées nationaux et le musée d'Orsay.

Ouverture du vendredi au lundi de 9h à 22h, le mercredi de 10h à 22h, le jeudi de 10h à 20h, fermeture le mardi. Dernier accès : 45 minutes avant la fermeture des Galeries, fermeture des salles à partir de 15 minutes avant la fermeture des Galeries. Fermeture exceptionnelle à 18h les 24 et 31 décembre. Fermeture le 25 décembre.
Plein tarif : 12 € - Tarif réduit : 8 €

http://www.monet2010.com/fr

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12:00 [12:00-20:00] Vernissage de Jonathan Meese "St Neutralité (Totales Ballett de Lolitadzioz)"
Location:
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 42 72 14 10
Fax : +33 (0)1 42 77 45 36
Mail : info@danieltemplon.com
Internet Site : www.danieltemplon.com
Description:
du 8 janvier au 18 février
vernissage le samedi 8 janvier de 12h à 20h

Après deux ans d'absence des cimaises des galeries, le Berlinois Jonathan Meese a choisi Paris pour son grand retour. Âgé maintenant de 40 ans, Jonathan Meese, souvent décrit comme l'enfant terrible de la scène allemande, ne s'est pas assagi. Il investit les deux espaces de la Galerie Templon, avec un groupe de peintures récentes rue Beaubourg, et en face, impasse Beaubourg, une installation de sculptures.

Vernissage de Jonathan Meese "St Neutralité (Totales Ballett de Lolitadzioz)"

[12:00-21:00] Vernissage de l'exposition personnelle de Luc Schuhmacher
Location:
Backslash Gallery
29, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, République
France
Phone : +33 (0)9 81 39 60 01
Mobile : +33 (0)6 63 60 14 48
Mail : info@backslashgallery.com
Internet Site : www.backslashgallery.com
Description:
Du 8 janvier au 5 février 2011
du mardi au samedi de 11h à 19h
Vernissage le samedi 8 janvier de midi à 21h

Pour la première exposition personnelle des artistes qu'elle représente, Backslash Gallery confie son espace à Luc Schuhmacher, dont les pièces sonores se déploient sur les murs et enveloppent le spectateur dans un univers troublant et désarmant. Luc Schuhmacher enregistre sa voix à l'aide d'un simple dictaphone.

Phrase après phrase, mot après mot, les histoires se recomposent, se réinventent, parfois décharnées, souvent saccadées. Et la voix se mêle aux sentiments de l'auditoire qui se trouve alors perdu quelque part entre le réel et l'imaginaire.

L'annonce du décès du père, une rencontre avortée dans un taxi, un souvenir oublié de cauchemar… S'agit-il de récits autobiographiques ou d'histoires créées de toutes pièces? L'artiste laisse le spectateur dans le doute.

S'installe dès lors un rapport troublant entre chaque protagoniste de l'exposition où la tessiture si caractéristique de Luc Schuhmacher s'ajoute au sentiment instable de perte de repère. Les pièces sonores sont parfois accompagnées des objets ou des situations qui les ont inspirées, comme une mise en abîme de la voix de l'artiste. Les restes d'un rosier abandonnés par terre évoquent la douleur d'un ami malade. Un livre suturé et cicatrisé à la Bétadine dévoile l'inspiration originale de la vidéo Histoires sans anesthésie.

Le noir total investit l'espace pourécouter le récit d'un cauchemar. De vieilles photographies jonchant le sol illustrent le silence enregistré sur bande magnétique.

A l'occasion du vernissage de l'exposition, de courtes promenades en taxi seront organisées pour écouter l'œuvre Le temps qu'il nous reste est de plus en plus court et l'espace d'exposition sera à plusieurs reprises plongé dans le noir pour la pièce intitulée "Les larmes de cutter".

Le travail de Luc Schuhmacher a notamment été exposé pendant la Nuit Blanche de 2006 et au Mac Val la même année. La vidéo Histoires sans anesthésie est ici montrée pour la première fois.

Séverine de Volkovitch, Delphine Guillaud & Hugues Albes-Nicoux




[14:00] Exposition collective "Early conceptualists II"
Location:
Galerie Jocelyn Wolff
78, rue Julien Lacroix
75020 Paris
M° Pyrénées, Belleville
France
Phone : +33 (0)1 42 03 05 65
Fax : +33 (0)1 42 03 05 46
Mail : info@galeriewolff.com
Internet Site : www.galeriewolff.com
Description:
with Billy Apple, William Anastasi, Ben, Katinka Bock, George Brecht, Robert Filiou, Ludwig Gosewitz, Tomas Schmit, Franz Erhard Walther

Curated by Erik Verhagen and Jocelyn Wolff

Opening: January 8, 2011, 2 PM
Exhibition: January 8 – March 5, 2011

08.01.2011-05.03.2011 is the second chapter of an exhibition that focus on artistic proposals that prefigure the conceptual phenomenon as it developed in 1966-1967.

This exhibition has for aim to examine the use of language, the dematerialization processes, the use of instructions, and the tautological procedures as possibilities as they are intuitively approached by selected artists, and this, before those processes branched out as they did during the second half of the 1960s.

[14:00-21:00] Finissage de l'exposition collective "FAX"
Location:
New Galerie
2, rue Borda
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Temple
France
Phone : +33 (0)1 42 74 50 75
Mail : info@newgalerie.com
Internet Site : www.newgalerie.com
Description:
du 5 novembre 2010 au 8 janvier 2011
finissage samedi 8 janvier 2011 de 14h à 21h

Finissage de l'exposition collective "FAX"

[14:00-20:00] Vernissage de Bart Baele "Le Flamand craquelé"
Location:
Galerie Polaris
Bernard Utudjian
15, rue des Arquebusiers
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 72 21 27
Mobile : +33 (0)6 12 22 77 15
Fax : +33 (0)1 42 76 06 29
Mail : contact@galeriepolaris.com
Internet Site : www.galeriepolaris.com
Description:
L'ensemble des œuvres de Bart Baele qui seront exposées à partir du 8 janvier 2011, à la galerie Polaris porte le titre emblématique : Le Flamand craquelé.

Né en 1969, l'artiste vit et travaille près de Gand. L'œuvre de Bart Baele peut être considérée comme un récit fragmenté : chaque dessin, chaque peinture, chaque sculpture recueille un moment de sa vie, comme une confession révélant le psychisme meurtri de l'artiste. Mais elle recèle aussi - et c'est sans doute la raison de sa prégnance très contemporaine - une composante mystérieuse, un idéalisme mêlant souffrance et rédemption, suscitant chez le spectateur des interrogations toujours nouvelles.

Le dessin, pratiqué par Bart Baele de façon quasi obsessionnelle,lui sert avant tout de révélateur, inspirant parfois les sujets de ses peintures. D'une expression plus directe et spontanée que l'œuvre peinte, ses dessins manifestent, dans leur grande variété, un mélange de fragilité et d'affliction. Souvent l'artiste y figure lui-même, quelquefois sous la forme d'un squelette : référence ensorienne à la mascarade grinçante de la vie et de la mort.

La peinture offre à Bart Baele un territoire émotionnel plus large encore. Retravaillés au fil des mois, voire des années, les tableaux reprennent les mêmes représentations symboliques, religieuses et/ou organiques, qu'il théâtralise avec une sobriété qui n'exclut pas la violence. Bart Baele y convoque ses tourments intérieurs comme ceux du reste du monde et les retranscrit comme le ferait le plus sensible des sismographes.

Des mots parcourent son œuvre, en flamand mais plus fréquemment en français : merci, racaille, kamikaze… ; des expressions : le Flamand craquelé, la philosophie des larmes, docteur mental ; des chiffres (dates inversées ou simplement énumérées), et des noms ou initiales invoquant son panthéon personnel (Antonin Artaud, Edvard Munch, Vincent Van Gogh, Niko Pirosmani…). Sorte d'incantations faites à (très) haute voix, accentuant la tension entre la satire et le drame,elles viennent amplifier une charge émotive à laquelle on ne peut échapper.

Car il s'agit ici d'un art du bouleversement.

[14:00-21:00] Vernissage de David Tremlett "Place on paper (New Drawings)"
Location:
Galerie Jean Brolly
16, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 88 02
Fax : +33 (0)1 42 78 88 03
Mail : galbrolly@wanadoo.fr
Internet Site : www.jeanbrolly.com
Description:
8 janvier – 12 février 2011

+ dans la vitrine : Andreas Gysin et Sidi Vanetti "hms, projection, 2010"

« C'est au spectateur de récréer le temps et l'endroit. » David Tremlett

David Tremlett est avant tout un artiste nomade qui se nourrit des cultures du monde. Très tôt, il parcourt l'Inde, l'Afrique, l'Australie, l'Amérique du Sud, et consigne, crayon en main, dans un carnet ses impressions et ses découvertes de voyages : les ondulations de la nature, les formes de l'architecture, les noms de lieux, les traces d'une présence humaine...
Juste quelques notes insignifiantes qu'il engrange dans un coin de sa mémoire comme un substrat pour des oeuvres à venir.

Pour sa deuxième exposition à la galerie Jean Brolly intitulée « Place on paper », l'artiste a choisi de présenter un ensemble d'œuvres sur papier de grands formats en dialogue avec une œuvre éphémère, « Wall drawing », réalisée directement sur tout un mur.

Les compositions sont abstraites et les plages de couleurs juxtaposées répondent à un principe géométrique simple. En passeur de rêves, il établit avec des mots, des formes et des couleurs, des relations subtiles entre notre regard et les fragments de ses nombreux voyages.
À nous de nous projeter mentalement et d'imaginer les contrées parcourues par l'artiste.

Contrairement aux artistes du Land Art qui interviennent souvent dans le paysage, David Tremlett préfère quant à lui, l'atmosphère de l'atelier pour transcrire avec le pastel et le graphite le métissage des cultures lointaines. Il ne semble retenir que les impressions les plus douces, les couleurs les plus surprenantes – souvent inhabituelles –, les formes les plus simples pour créer un univers intime chargé d'imaginaire. « L'harmonie est totale et se traduit souvent, chez le spectateur, par le sentiment d'être en apesanteur, dans un état de grâce, unique et inoubliable. » Guy Tosatto

Cette exposition est une véritable interrogation sur la couleur et sur l'espace. C'est aussi l'occasion de prendre toute la mesure d'un travail exigeant qui dégage, de part son aspect physique – pastel appliqué à la main directement sur le support – une certaine dose de sensualité et procure une impression de bonheur.

David Tremlett est né en 1945. Il vit et travaille à Londres.
Il réalise l'ensemble des vitraux (24 baies) de l'église de Villenauxe-la-Grande, inaugurés en 2005.
Le musée de Grenoble lui a consacré sa première rétrospective en 2006.
En 2010, il était invité par la Kunsthalle de Hambourg et le MAMAC de Nice.

[14:00] Vernissage de l'exposition "Souvenir du Futur"
Location:
Voskel
5, rue Jean-Pierre Timbaud
141, rue Amelot
75011 Paris
M° Filles-du-Calvaire, Oberkampf, République
France
Phone : +33 (0)1 43 55 44 68
Internet Site : www.voskel.com
Description:
Une exposition venue d'ailleurs, évolutive et "phosphorescente" pour commencer l'année 2011 dans les étoiles...

Alberto Vejarano, Mathieu Verlier, Jean Recoura & Nicolas Moreau, réunis en "Souvenir du Futur" pour rendre hommage à la Science-Fiction ! Quatre peintres aux influences diverses nous livrent leurs visions inspirées et uniques du "Genre" ; la SF comme objet de culte intouchable, la SF comme source intarissable d'imagination et de création, mais aussi la SF drôle, légère, parfois Kitsch, objet de parodie ou simplement banalisée et servie à toutes les sauces...

Sur Terre le 6 Janvier 2011

Vernissage le Samedi 8 Janvier 2011 à partir de 14h chez Voskel.

www.street-tease.com

[14:00-21:00] vernissage de l'exposition d'Aurélie Gravas "Oslo"
Location:
Galerie Marie Cini
16, rue Saint-Claude
1, impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 71 44 12
Mail : contact@galeriemariecini.com
Internet Site : www.galeriemariecini.com
Description:
8 janvier – 19 février 2011

Aurélie Gravas puise ses sujets dans les images ; images personnelles, du quotidien, du cinéma et de la peinture, de son histoire. Autant de référents qui pourtant ne sont pas choisis par l'artiste pour ce que cela raconte, mais comme des prétextes à peindre.

C'est donc la peinture qui est au centre du travail d'Aurélie Gravas. Une peinture qui laisse place au hasard, aux coulures, aux accidents, qui les incorpore, les prémédite même de temps en temps. Une peinture pas toujours très séduisante, un peu sale parfois. Mais c'est justement parce qu'elle échappe à cette sorte de séduction que produit la peinture quand elle se veut belle et décorative, que celle d'Aurélie Gravas nous donne à voir ce que la peinture est plutôt que ce qu'elle montre.

Dans cette exposition, des intérieurs, des espaces comme désenchantés mais dans lesquels les traces d'habitations, de vie, continuent de vibrer.

Le titre, Oslo, est avant tout celui d'un tableau dans lequel l'artiste parvient à « nous faire mal aux yeux » par le biais de la peinture. Une présence, une omniprésence même de la lumière, seul et unique événement du tableau.
Cette lumière qui revient dans plusieurs des œuvres présentées. Dans L'origine du monde, clin d'œil souriant au tableau de Gustave Courbet, tout part de la lumière, qui elle-même trouve son origine dans une prise électrique. Ici, comme bien souvent dans le travail d'Aurélie Gravas, le propos concerne le détail (une simple prise électrique) ; c'est l'anecdote dans le tableau qui révèle sa dimension plus vaste.
Cette exposition laisse également apparaître une certaine dose d'humour. Dans Between clock and fridge, Aurélie Gravas s'approprie un tableau d'Edvard Munch, Between clock and bed et fait de cette composition son propre propos sur la peinture et la condition de peintre : alors que Munch attend la mort, elle attend le repas !

La peinture d'Aurélie Gravas a cette qualité et ce projet de déjouer la représentativité de la peinture précisément en la représentant : ce qu'elle offre au regard est aussi bien l'image de la peinture que la peinture elle-même sans image, qui se tiendrait désormais hors du référent à l'image puisqu'elle l'a intégré.





[15:00] Exposition d'Anna Malagrida
Location:
Centre Photographique d'Ile de France
CPIF
107, avenue de la République
77340 Pontault-Combault
M° RER Emerainville Pontault-Combault
France
Phone : +33 (0)1 70 05 49 80
Fax : +33 (0)1 70 05 49 84
Mail : contact@cpif.net
Internet Site : www.cpif.net
Description:
Navette aller-retour depuis Paris, départ à 14h30 de la place de la Bastille
Réservation au 01 70 05 49 80


Anna Malagrida, Frontera, 2009. Vidéo installation.

Première monographie d'envergure en France, l'exposition d'Anna Malagrida intègre un ensemble de pièces inédites. Depuis la fin des années 90, cette artiste incontournable sur la scène contemporaine espagnole développe un travail photographique et vidéo qui s'articule autour d'une poétique de l'accommodation, d'une dialectique entre espaces intérieurs et extérieurs, visibilité et invisibilité, d'allers-retours entre le proche et le lointain, la réalité et sa représentation.

Anna Malagrida prélève des fragments de réel, à travers lesquels l'instable et l'ambigu s'opposent à toute vision univoque. La frontière, thème récurrent de l'oeuvre, se matérialise notamment par la fenêtre, ressort d'exploration ou de perturbation du visible. Au-delà des aspects symboliques de passage entre deux mondes, la vitre, qui tour à tour voile ou dévoile la vue, opère une métaphore de la formation de l'image sur sa surface d'inscription, voire de la photographie elle-même, qui hésite ici souvent entre description et abstraction.

Faire l'expérience du visible avec les photographies d'Anna Malagrida, c'est, devant une vitrine parisienne, derrière la fenêtre d'une chambre d'hôtel au Moyen-Orient, ou un rideau de fumée, être invité à réévaluer son propre acte de regard.

L'exposition d'Anna Malagrida est organisée par la FUNDACIÓN MAPFRE avec la collaboration du CPIF, commissaire Isabel Tejeda, en collaboration avec Nathalie Giraudeau.


AUTOUR DE L'EXPOSITION

Jeudi 20 janvier à 20h30
Un regard sur la photographie documentaire française, aujourd'hui
Conférences en Histoire de la Photographie, par Trans Photographic Press
À 20h30 au Cinéma Apollo - 62, av.de la République - Pontault-Combault

Entrée libre. Renseignements au 01 70 05 49 80.

Samedi 22 janvier de 10h à 17h :
Initiation au médium numérique avec Tanguy Ferrand (stage pour les 10-15 ans).

Lundi 14 et mardi 15 février de 10h à 17h :
De l'autre côté avec Anna Malagrida - P'tit Atelier (stage photo pour les 7-15 ans).

Renseignements et inscriptions, Pôle pédagogique au 01 70 05 49 83.

Samedi 12 mars 2011 à 14h au CPIF
Rencontre avec Anna Malagrida et déambulation chorégraphique dans l'exposition par les élèves de danse contemporaine du Conservatoire à Rayonnement Communal de Pontault-Combault.

Anna Malagrida est représentée à Paris par la galerie RX.

[15:00] Exposition de Luc Delahaye "2006-2010"
Location:
Galerie Nathalie Obadia
3, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 67 68
Fax : +33 (0)1 42 74 68 66
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
8 janvier - 5 mars 2011

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse d'organiser la première exposition personnelle de Luc Delahaye dans sa galerie parisienne.

Luc Delahaye présente du 8 janvier au 5 mars 2011 dix nouvelles photographies de grand format réalisées au cours des quatre dernières années.

Les photographies de Luc Delahaye, souvent prises sur les théâtres de l'actualité, témoignent d'une approche à la fois directe et détachée, et leur puissance narrative est soutenue par la forme spectaculaire du tableau de grand format. Dans cet ensemble de forces contraires, un nœud de tensions formelles, elles invitent le spectateur à une contemplation distanciée et le conduisent à une réflexion sur la relation entre art, information et histoire. Tour à tour évidente et énigmatique, son œuvre illustre la définition borgésienne du fait esthétique: "l'imminence d'une révélation qui ne se produit pas".

L'artiste n'avait pas présenté son travail en France depuis 2005 et son exposition à la Maison Rouge. Un livre, publié aux éditions Steidl, accompagne l'exposition.

Né à Tours en 1962, Luc Delahaye vit et travaille à Paris.


Patio civil, cementerio San Rafael, Malaga, 2009
Tirage chromogénique numérique
251 x 207,1 cm
Edition de 3

[15:00-21:00] Vernissage de Sylvie Fanchon "Les caractères"
Location:
Galerie Bernard Jordan
77, rue Charlot
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Temple, République
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 61
Mail : galerie.bernard.jordan@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriebernardjordan.com
Description:
VERNISSAGE SAMEDI 8 JANVIER DE 15 À 21 HEURES
EXPOSITION DU 8 JANVIER AU 26 FÉVRIER 2011

La Galerie Bernard Jordan - Paris présente quelques tableaux récents (2009/2010) de Sylvie Fanchon.

Ces tableaux sont extraits d'un ensemble en cours débuté en 2009. Ils succèdent aux « monochromes décoratifs »,(2007-2008), montrés à la galerie Bernard Jordan Zurich en 2009. La question posée alors, était celle du décor, du « devenir immanquablement décoratif du tableau », et plus précisément de l'assujettissement du monochrome au cadre.

Ce nouvel ensemble reconduit les contraintes spécifiques du travail depuis 1992. D'une part la bichromie, résultat d'une addition soustractive dans le travail de la couleur, (méthode basée sur le mélange des trois primaires et du blanc). Ensuite l'occupation de la surface sans aucune profondeur optique, et enfin la peinture déposée sans expression et très précisément. Ces contraintes sont des marques de l'esprit avant d'être des marques de fabrique, elles traduisent une façon de penser le monde.

« Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire,c'est un livre sur rien,un livre sans attache extérieure,qui se tiendrait par la force interne de son style,comme la terre sans être soutenue se tient en l'air,un livre qui n'aurait presque pas de sujet ou du moins où le sujet serait presque invisible si cela se peut. » G.Flaubert 16 janvier 1852 lettres à Louise Colet.

Le style pense, mais la terre ne tient pas toute seule en l'air, le sujet presque invisible dans les ensembles précédents, devient plus présent (mais reste incognito).

Il s'agit de figures génériques extraites principalement d'images de dessins animés (Tex Avery, Walt Disney,Lucky luke etc), des synthèses de figures, qui donnent à voir des "caractères " titre emprunté à La Bruyère, auteur des « caractères ou les mœurs de ce siècle » 1670/1690.(1) Ces caractères pointent des humeurs et vanités, travers constants de l'espèce humaine : presque rien... mais qui nous agite parfois beaucoup.

Cette drôle de satire associée à une rigueur de la construction, la brutalité, la bêtise du réel mixée à l'abstraction de la surface, sont quelques unes des pistes proposées pour regarder ces tableaux.

Sylvie Fanchon, Septembre 2010
(1) Le parallèle avec cet ouvrage m'a été soufflé par une amie A.M. lors d'une visite d'atelier.
(2) Merci aux conseils avisés de M.M.

[15:00-20:00] vernissage "a box is a box is a box"
Location:
Librairie Florence Loewy
Books by Artists
9-11, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 44 78 98 45
Fax : +33 (0)1 44 78 98 46
Mail : info@florenceloewy.com
Internet Site : www.florenceloewy.com
Description:
a box is a box is a box une exposition en 4 volets autour de 4 boîtes contenant des multiples d'artistes

#1 Seven objects in a box, Tanglewood Press, New York, 1969
David Bradshaw, Eva Hesse, Stephen Kaltenbach, Bruce Nauman, Alan Saret, Richard Serra, Keith Sonnier
8.01-14.01

#2 Cargo Culte, Ecole Nationale Supérieure d'Arts Paris - Cergy, 2010
Carlotta Bailly-Borg, Guillaume Constantin, Lauren Coullard, Amélie Deschamps, Ann Guillaume, Giulia Grossmann, Mathieu Larnaudie, Aurélien Mole, Guillaume Pilet, Antoine Trapp et Benjamin Valenza. Coordination du projet éditorial : Tiphanie Blanc Chateigné et Axelle Blanc
15.01-21.01

#3 DO-IT-YOURSELF, I.C. Editions, New York, 1993
Jessica Diamond, Sol LeWitt, Lawrence Weiner
22.01-28.01

#4 Image Junky, HEAD, Genève, 2010
Leila Amacker, Emmanuelle Antille, Estelle Balet, Jérémie Baud, Francis Baudevin, Céline Burnand, Valentin Carron, Marylaure Décurnex, Sylvie Fleury, Le Freistilmuseum, Jérémie Gindre, Nelly Haliti, Pablo Hurtado, François Kohler, Beat Lippert, Jelena Martinovic, Damián Navarro, Denis Savary, Bruno Serralongue et Claude-Hubert Tatot.
29.01-12.02





[16:00-20:00] Exposition d'Hermine Bourgadier "CALL OF DUTY"
Location:
Galerie Schirman & De Beaucé
7 bis/9, rue du Perche
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Rambuteau, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 40 47 67 29
Mail : contact@schirman-debeauce.com
Internet Site : www.schirman-debeauce.com
Description:
11 janvier - 26 février 2011
vernissage le samedi 8 janvier de 16h à 20 heures

Pour sa troisième exposition personnelle à la galerie, Hermine Bourgadier présentera une nouvelle série de photographies intitulées « COSPLAY » et pour la première fois une vidéo, CALL OF DUTY.

Le terme « cosplay » est la contraction des mots anglais costume et player. Il désigne des personnes qui se déguisent comme leur héro préféré issu des mangas, des dessins animés, de films ou des jeux vidéo. Ce divertissement, qui vient du Japon, est arrivé en Europe au début des années 90 où de jeunes gens se retrouvaient lors de « conventions » - des défilés-concours de cosplay au milieu de stands marchands (mangas, figurines etc...)

L'artiste poursuit sa recherche parmi ses thèmes de prédilection que sont le divertissement et l'aliénation, et, comme dans ses séries précédentes sur les catcheurs ou les turfistes, s'attache à montrer l'anti-spectaculaire.

Autour de ces thèmes, deux séries de photographies ainsi qu'une vidéo seront présentées.
Les photographies sont issues à la fois d'un workshop réalisé avec des adolescents et de différents défilés de cosplayers.

La vidéo CALL OF DUTY - du nom du jeu – est un plan séquence de 4 heures et 24 minutes. Elle montre un joueur en action qui, au fil des heures, se vide de lui-même, absorbé par le jeu. Assis sur son canapé, cadré à mi-corps et éclairé par l'écran plat, c'est par son seul regard (aussi par la bande-son du jeu) que l'on devine le propos.

Un texte écrit par la commissaire d'expositions et critique d'art Cécile Bourne-Farrell sera mis à disposition du public lors de l'exposition.

[16:00-20:00] Exposition de JULIEN BENEYTON
Location:
Galerie Olivier Robert
5, rue des Haudriettes
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 43 25 31 87
Mail : info@galerieolivierrobert.com
Internet Site : www.galerieolivierrobert.com
Description:
8 janvier – 19 février 2011
du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous
Vernissage samedi 8 janvier de 16h à 20h


[16:00-20:00] SOLO SHOW KEREN BENBENISTY "PARKING"
Location:
La B.A.N.K
42, rue Volta
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Temple, République
France
Phone : +33 (0)1 42 72 06 90
Fax : +33 (0)1 42 72 07 80
Mail : celine@bankgalerie.com
Internet Site : www.bankgalerie.com
Description:
Vernissage samedi 8 janvier de 16h à 20h
Jusqu'au 26 février 2011


[16:00-21:00] Vernissage d'Ari Marcopoulos "This Week"
Location:
Galerie Frank Elbaz
66, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 48 87 50 04
Fax : +33 (0)1 48 87 52 93
Mail : info@galeriefrankelbaz.com
Internet Site : www.galeriefrankelbaz.com
Description:
VERNISSAGE le samedi 8 janvier

jusqu'au 19 février 2011
du mardi au samedi de 11h à 19h

Vernissage d'Ari Marcopoulos "This Week"
Ari Marcopoulos
Sheet, Milan
2010
C-print
76 x 101 cm
Edition of 3 + 2 AP

[16:00-21:00] Vernissage d'Olivier Millagou "BIG Wednesday"
Location:
Galerie Sultana
10, rue Ramponeau
75020 Paris
M° Belleville
France
Phone : +33 (0)1 44 54 08 90
Fax : +33 (0)1 44 54 09 60
Mail : contact@galeriesultana.com
Internet Site : www.galeriesultana.com
Description:
8 janvier - 26 février 2011
Vernissage le Samedi 8 janvier 2011. 16h-21h

James Cook (1728, Marton, Middlesbrough - 1779, Hawaï) est un navigateur britannique qui fit plusieurs expéditions dans le Pacifique. Celle qu'il mena de 1776 à 1779 fut sa dernière. Il commandait le HMS Resolution et explora tout d'abord les îles Kerguelen où il accosta le jour de Noël 1776, puis fit escale en Nouvelle-Zélande. Le capitaine James Cook mit ensuite le cap au nord, mais le 19 janvier 1778 il changa finalement son cap de quelques miles, et ne découvrit jamais les Iles Hawaii...

Aujourd'hui encore ces îles restent inconnues, il n'y a donc pas de coucher de soleil magnifique, pas de vahiné dansant le hula, pas de collier de fleurs, il n'y a pas eu de conflit entre les européens et les habitants des îles, mais surtout il n'y a pas eu la découverte du Surf...

Telle est l'histoire qu'Olivier Millagou propose de raconter à travers l'exposition BIG WEDNESDAY, et les oeuvres présentées qui parlent toutes de ce qu'aurait été Hawaii et sa culture si le Capitaine Cook ne l'avait jamais découverte.

Car dans la véritable Histoire, le capitaine James Cook a 50 ans quand il jette l'ancre de son navire aux Iles Sandwich (Hawaii). Sa troisième expédition au service de la marine royale anglaise a commencé deux ans plus tôt et, sur la route du retour, il mouille dans cette baie de Kealakekua. Il a donc bien découvert ces Iles et a remarqué que les habitants s'adonnent au plaisir des vagues. Ces Polynésiens des Iles Sandwich (Hawaii) ne chevauchent pas la houle seulement en canöé mais aussi sur ces longues planches, taillées selon tout un rituel dans le tronc d'un arbre.
Allongés dessus, ces natifs franchissent la barre d'écume et, avec une adresse inouïe, reviennent sur la rive debout sur l eur embarcation. Ils se livrent, par cette confrontation avec l'océan, à des duels où le meilleur acquiert ainsi un haut rang au sein de la communauté.
Cook découvre ce "He e'nalu" (qu'on peut traduire par: glisser sur la vague et se fondre avec elle) dont la pratique nourrit les légendes traversant, depuis des siècles, l'histoire orale de cette société polynésienne hawaïenne. Ce qui deviendra quelques 150 ans plus tard le plaisir d'individus parsemés dans le monde, est ici un élément constitutif de la vie et de l'organisation de cette communauté insulaire. Une vie que l'Europe des conquêtes, sous couvert d'exploration, compte bien coloniser.

L'exposition, au travers d'une évocation imaginaire, montre des objets du quotidien trouvés aux abords de plages. Des objets, qui ont été utilisés afin de chevaucher les vagues, essay er de créer le surf. Loin de leurs utilisations d'origine, certains ont remplis leur mission (plus ou moins efficacement) et d'autres non.

Une deuxième série d'oeuvres est composée de cartes postales de tableaux historiques ou d'écrits relatant les aventures de Cook et ses combats avec les habitants d'Hawaii mais où toutes traces d'Européens sont passées au Tipp-ex par l'artiste pour gommer leur présence.

Des colliers en galets naturellement troués sont une variante aux fameux colliers de fleurs utilisés par les Hawaiens dans leurs coutumes traditionnelles. Les fleurs tressées évoquent l'esprit de l'Aloha, symbole d'amour et d'amitié mais aussi de bienvenue, ce qui explique la valeur de ce cadeau que les touristes reçoivent souvent en arrivant à Hawaii.

Enfin, le titre de l'exposition, BIG WEDNESDAY, reprend le titre d'un film sur le Surf réalisé en 1978 par John Milius (qui signa le scénario d'Apocalypse Now). L'image est le logo original de ce film passé en noir et blanc et dépourvu des images comme si toute l'iconographie surf n'avait existé suite a cette uchronie. Un jour viendra qui ne ressemble à aucun autre...

Et rien de ce qui arrivera après ne sera jamais pareil...

Catalogue disponible : OLIVIER MILLAGOU, co-édition Galerie Sultana, Monografik, SOLANG, Arca Marseille, Ministère de la Culture et de la Communication
Textes : Emmanuelle Lequeux, Frédéric Bonnet, Arnaud Maguet, Gibus de Soultrait

vernissage d'Olivier Millagou "BIG Wednesday"

[16:00-21:00] Vernissage de Martin Bruneau "Le bruit des verres"
Location:
Galerie Isabelle Gounod
13, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 48 04 04 80
Fax : +33 (0)1 48 04 04 80
Mail : info@galerie-gounod.fr
Internet Site : www.galerie-gounod.com
Description:
Exposition du 8 janvier au 26 février 2011
Vernissage le samedi 8 janvier à partir de 16h

Martin Bruneau développe avec cette série de nouvelles peintures un thème abordé il y a quelques années à partir d'une série de photographies prises lors d'un repas. En choisissant de peindre un repas entre amis, il transforme ce sujet inscrit dans un quotidien, en événement, sans que l'œuvre soit pour autant commémoration, portrait d'un groupe d'amis, reproduction réaliste d'un cliché photographique, ou inventaire d'un repas au XXIème siècle.

L'artiste choisit ici de ne pas avoir recours à des procédés de détournement, de recouvrement ou de stylisation à outrance. Il s'approche, à sa manière, du Bad Painting (cf Eric Fischl, Wayne Thiebaud) abordant dans cette série de « Repas » dit-il « avec les moyens du bord, c'est-à-dire avec les maladresses et incompétences qui sont les miennes et qui sont celles propres à toute représentation non mécanique. Le « réel » se situe peut-être dans ces maladresses et approximations ? »

Les personnages représentés deviennent Figures de la peinture, initiées par la photographie, dont le sujet est le repas, mais le plaisir aussi de regarder, de percevoir au delà des pigments, le bruit des verres...

« Passer du temps à regarder la série des Repas, c'est voir comment des éléments aussi hétérogènes ontologiquement que des corps vivants, des objets fabriqués, des éléments naturels, des sons etc. « tiennent ensemble ». Le peintre compose une présence. Le piège de la peinture, son échec possible, est la transparence totale, lorsque le spectateur passe au travers de la toile sans voir la peinture. Peindre pour sortir de la figuration. Faire de la peinture pour éviter le piège d'un certain usage de la photographie qui rend les images lisses et muettes. Le peintre est un équilibriste qui évite de passer à travers la fenêtre mais également de s'embourber dans la matérialité de la peinture. Si l'équilibre est atteint, la réalité se tient là, face à nous et nous fait exister face à elle. S'il est rompu dans un sens ou dans l'autre, il n'y a plus rien à voir.

A l'heure où les images de toutes sortes surgissent sur nos écrans dans un flux continu, le peintre s'arrête pour s'installer dans une durée qui nous donne le sentiment d'exister. Peindre prend du temps, regarder la peinture aussi. »

Laure Blanc Benon, 2010


Laure Blanc Benon, philosophe, vit et enseigne depuis 2006 à Lyon.

Publication : "La question du réalisme en peinture, Approches contemporaines", Paris, Vrin, Coll. "Essais d'art et de philosophie", 2009.


Martin Bruneau est né au Canada en 1960. Il vit et travaille à Autun en France.

Représenté depuis 2005 par la Galerie Isabelle Gounod, son travail est régulièrement présenté en France et à l'étranger, Montréal, Prague, Dresde, Berlin.

Différents lieux lui ont consacré des expositions personnelles et collectives, notamment : L'abbaye de Maubuisson (2008), Le Petit Jaunais à Nantes (2008), C.R.A.N.E - Milléry (2008), Centre d'art de Tinqueux (2002), Galerie Horschik & Schultz - Dresde, Galerie Waddington-Gorce à Montréal (1996), Galerie Zürcher, Carte blanche à Jean-Louis Pinte - galerie Piltzer-Paris (1994), Centre international d'art contemporain - Montréal (1992).

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections privées et publiques : FRAC Île-de-France, Collection Pernod-Ricard, Musée d'art de Joliette - Québec, Collection du Théâtre contemporain de la Danse - Paris, Collection Evian, Centre international d'art Contemporain de Montréal...

Vernissage de Martin Bruneau "Le bruit des verres"
Martin Bruneau, Détail n° 6, 2010, détail, huile sur toile, 38 x 46 cm

[16:00-21:00] Vernissage de Nemanja Cvijanović et Ivan Moudov « Non »
Location:
Galerie Alberta Pane
ex : Kernot Art Gallery
47, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Etienne Marcel, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 43 06 58 72
Mobile : +33 (0)6 11 29 40 94
Mail : info@galeriealbertapane.com
Internet Site : www.galeriealbertapane.com
Description:
08.01.11 | 19.02.11
Vernissage samedi 8 janvier 2011 à partir de 16h

Nemanja Cvijanović - Ivan Moudov
Une proposition de Daniele Capra

Vernissage de Nemanja Cvijanović et Ivan Moudov « Non »
© Nemanja Cvijanović, Applause!, 2008, Collective performance

La galerie Alberta Pane présente NON, une exposition proposée par Daniele Capra, qui réunit deux installations et deux vidéos des artistes Nemanja Cvijanović (Croatie) et Ivan Moudov (Bulgarie).

NON remet en cause la pensée contemporaine à travers les faiblesses et les limites qui sont dissimulées derrière son apparence. NON met en évidence la volonté de dépasser les conventions artistiques, par l'outil de réflexion et de critique qu'est l'acte anarchique, l'insubordination face à la normalité bureaucratique, un mal qui cerne autant l'homme du monde que le passionné d'art. NON témoigne de la volonté de se mesurer à l'espace - chacun des artistes présente ici une intervention spécifique au lieu - cherchant l'interaction avec le visiteur et lui proposant une alternative à la pensée standardisée. En déflagrant la succession habituelle des actions et des faits, jugée et analysée de manière ludique et ironique, Cvijanović et Moudov montrent l'ambiguïté du réel et l'inadéquation des instruments interprétatifs dont nous disposons. Parmi les artistes les plus influents de leur génération, Cvijanović et Moudov proposent une analyse critique et corrosive des conventions politiques, sociales, mais aussi des comportements individuels. Leurs oeuvres explorent de manière incisive notre histoire récente et la fin des utopies du XXe siècle, mettant en exergue les zones stériles et les vides dans lesquels nous ont conduit les « -ismes », les symboles et les valeurs de la civilisation de masse.

Les deux artistes démontrent sans rhétorique que nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes possibles, et qu'il est nécessaire de démonter depuis la base les vaines conventions qui le gouvernent.

Nemanja Cvijanović est né en 1972 à Rijeka, Croatie. Fort d'une large expérience internationale, il expose en Europe (Croatie, Italie, Grande-Bretagne, Allemagne...) ainsi qu'aux Etats-Unis ("No Future", Artbus, New York, 2008). Parmi ses expositions personnelles : "No, noi non siamo come Lui", Kjosk!, Public Art Platform à Bassano del Grappa, Italie (2010), et "Paying my Electricity Bill" au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Rijeka (2008). En 2010, il a participé, entre autres, aux expositions collectives : "Luc Tuymans: A View of Central Europe" au Central Festival de Bruges; "T-HT Award", au Musée d'Art Contemporain de Zagreb, ainsi qu'à la 14e Biennale Internationale de Sculpture de Carrare, Italie.

Ivan Moudov est né en 1975 à Sofia, Bulgarie. Diplômé de l'Académie Nationale des Beaux-arts de Sofia en 2002, il participe la même année à Manifesta 4, Francfort, et a depuis exposé largement en Europe et dans le monde. En 2005, il participe à la première biennale de Moscou et représente en 2007 le pavillon de la Bulgarie à la 52e Biennale de Venise. Parmi ses expositions personnelles : « Ivan Moudov », commissaire d'exposition Ulf Eriksson au Moderna museet de Stockholm (2008), Wine for Openings - Cabaret Voltaire, Zurich (2010). En 2010 il est présent notamment à l'exposition « Les vigiles, les menteurs, les rêveurs » au Plateau-FRAC Île-de-France, (commissaire Guillaume Désanges) ainsi qu'à la seconde biennale internationale d'Antakya.

[16:00-21:00] Vernissage de Philippe Million "Pliverzingral"
Location:
Galerie Alain Gutharc
7, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 47 00 32 10
Fax : +33 (0)1 40 21 72 74
Mail : gutharc@free.fr
Internet Site : www.alaingutharc.com
Description:
Philippe Million poursuit son chemin à la frontière de l'art et du design.
Il crée des objets qui empruntent à la typologie du meuble, par une certaine fonctionnalité, tout en se jouant...

Du 08.01.11 au 19.02.11

[16:00-20:00] Vernissage de Tere Recarens "Le Fleuve suit son cours"
Location:
Galerie Anne Barrault
51, rue des Archives
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)9 51 70 02 43
Mobile : +33 (0)6 62 28 51 68
Mail : info@galerieannebarrault.com
Internet Site : www.galerieannebarrault.com
Description:
du 8 janvier au 19 février 2011
vernissage le samedi 8 janvier de 16h à 20h

entretien réalisé par Frédéric Oyharçabal

Au retour de ton second séjour dans le Dersim (Turquie), tu m'as envoyé une photo où l'on voit un homme qui grimpe une colline en courant. Une de tes premières œuvres est la peinture d'une « fille qui court ou rien » – Chica que corre a la nada. En 1996, tu as placé ton appareil photo dans une cour d'immeuble et tu as réussi à descendre tous les escaliers en 15 secondes, le temps que met ton appareil en position automatique pour prendre la photo (J'ai réussi, 1996). Pourquoi aimes-tu tant courir ?

Je cours par nécessité et curiosité.


Bien que tu sois établie à Berlin, tu n'y restes jamais très longtemps. Qu'est-ce qui te fait à ce point courir le monde ?

À Barcelone, on m'appelle Terremoto (tremblement de terre).


À ton arrivée à Berlin, tu as tourné un petit film où, pendant une minute de chute libre en parachute au-dessus de Berlin, tu balaies les nuages (Beserein, 2003). À New York, où tu as aussi vécu, tu projetais de sauter du plus haut bâtiment de PS1(I was ready to jump, 1999). Que signifie sauter pour toi ?

Chaque saut est une confrontation avec une nouvelle culture.


Tu m'as écrit un jour : « Je sais ce que c'est une âme et un spirit », et tu as dessiné une bougie. Dans le Dersim, l'été dernier, nous avons fait à pied un parcours dans la vallée de la rivière Munzur pour visiter les lieux de culte alévis. Tu nous as proposé, comme le font les alévis, de poser une bougie à l'intérieur de la petite niche que l'on trouve dans chaque holy place et de faire un vœu. Dernièrement, tu m'as cité cette prière que l'on dit au Tibet : « Puissent tous les êtres vivants s'élever ».

J'ai des rêves. C'est la félicité, pas l'argent.


Tu dessines beaucoup. Parfois tes dessins me laissent incertain.

Je dessine comme je me lave le visage.


Tu as tourné sur toi-même 127 fois avant de tomber (Tomber, 1997). Il y a cette photo prise à PS1 où l'on te voit t'entraîner à sauter. Le titre de la photo est Fall in love (1999). Dans le livre qui raconte ton séjour au Mali, on peut lire cette phrase brodée sur un tissu : « ALONS AU LIT MON AMOUR MA CHERI ». Est-ce que l'amour et l'ivresse sont des thèmes importants dans ton travail ?

J'aime le langage du corps : des signes, des sons et du cœur.


Peux-tu me commenter ce message écrit sur un tissu du Mali : « Regardez avec des yeux nouveaux ».

Ce que j'ai appris au Mali, c'est la dualité.


Veux-tu dire quelque chose sur ton exposition ?

...

Vernissage de Tere Recarens "Le Fleuve suit son cours"

[16:00] Vernissage de Thomas Salet
Location:
Galerie Frédéric Lacroix
13, rue Chapon
Cour, 2ème étage droite
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 61 70 71
Mail : info@galeriefredericlacroix.com
Internet Site : www.galeriefredericlacroix.com
Description:
Vernissage de Thomas Salet






[17:00-21:00] Exposition collective "VERTIGO"
Location:
Galerie Jeanroch Dard
13, rue des Arquebusiers
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 42 71 27 35
Mail : info@jeanrochdard.com
Internet Site : www.jeanrochdard.com
Description:
du 8 janvier au 19 février

avec samuel françois, olivier kosta théfaine, renato leotta, justin morin, olivier sévère, eric tabuchi

[17:00] Vernissage de Guy de Lussigny & Robert Currie "face à face"
Location:
Galerie Gimpel et Müller
12, rue Guénégaud
75006 Paris
M° Odéon, Mabillon, Pont Neuf, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 43 25 33 80
Mobile : +33 (0)6 16 81 71 49
Fax : +33 (0)1 73 73 33 64
Mail : info@gimpel-muller.com
Internet Site : www.gimpel-muller.com
Description:
Vernissage de Guy de Lussigny & Robert Currie "face à face"

[17:00] Vernissage de Sophie Dejode et Bertrand Lacombe
Location:
Galerie Metropolis
16, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 74 64 17
Mail : contact@galeriemetropolis.com
Internet Site : www.galeriemetropolis.com
Description:
Sophie Dejode + Bertrand Lacombe
THE WORLD, THE FLESH AND THE DEVIL

VERNISSAGE 8 JANVIER 2011 À PARTIR DE 17H
DU 8 JANVIER AU 26 FÉVRIER 2011

Le travail de Dejode-Lacombe est clairement défini : la création de « FloatingLand »un micro état nomade et souverain, destiné à faciliter et promouvoir la création actuelle.

Floating Land est un territoire social, politique et économique, son peuple n'est concerné que par les questions de création et d'autogérance.

Pour les "Floating Landais", Dejode-Lacombe créent des espaces utilitaires et quotidiens, des lieux de convivialité, des outils fonctionnels et absurdes.

Toutes leurs œuvres s'inscrivent dans ce projet.

Dessins, sculptures, installations, films ou performances, grandeur nature ou maquettes, le travail de Dejode-Lacombe est hors des limites traditionnelles de médium, d'échelle ou de matériau.

Floating-Land occupe temporairement l'espace de la Galerie Metropolis. Après l'exposition le micro état reprendra son errance ondoyante au fil des désirs de ses habitants.

Floating- Land incarne une interface subversive entre réalité et utopie.

MGV

Vernissage de Sophie Dejode et Bertrand Lacombe







[18:00] Exposition d'Hervé Heuzé et Kiyoshi Nakagami
Location:
Galerie Richard
Galerie Jean-Luc & Takako Richard
74, rue de Turenne
3, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 43 25 27 22
Fax : +33 (0)1 43 25 27 23
Mail : paris@galerierichard.com
Internet Site : www.galerierichard.com
Description:
Du 8 janvier au 26 février, la Galerie Jean-Luc + Takako Richard présente simultanément deux expositions personnelles de Hervé Heuzé et Kiyoshi Nakagami. Des voilages d'Hervé Heuzé qui orientent la lumière aux faisceaux et ondes lumineuses du japonais Kiyoshi Nakagami, regard croisé sur deux peintres aux techniques novatrices qui partagent une thématique intemporelle : la représentation de la lumière dans un tableau.



KIYOSHI NAKAGAMI
Un artiste Nihonga

Ce peintre japonais né à Kanagawa en 1949, a été présenté en 2006 dans une exposition collective intitulée « Nihonga Painting, Six Provocative Artists » au Musée d'Art de Yokohama. « Nihonga Painting » signifie peinture japonaise (Nihon voulant dire Japon) en opposition à l'art occidental (Western Painting). Alors que Takashi Murakami confie ne pas être considéré au Japon comme un artiste Nihonga, Kiyoshi Nakagami a atteint cette reconnaissance par l'authenticité de son art et son enracinement dans la culture de son pays. Au musée d'Art de Yokohama, Kiyoshi Nakagami avait choisi d'associer dans son exposition une peinture sur soie de l'artiste Taikan Yokoyama issue de la collection permanente et datant de 1912. Vivant exclusivement au Japon, peu enclin aux voyages, Kiyoshi Nakagami est un peintre solitaire qui force le respect.


HERVÉ HEUZÉ
Effets de lumières

C'est la quatrième exposition autour de la lumière d'Hervé Heuzé à la Galerie Jean-Luc & Takako Richard. En 2005 avec « Séracs » ses peintures à l'huile reproduisaient fidèlement la luminosité éblouissante de la haute montagne. En 2007 et 2008 ses « Abîmes » plongeaient les spectateurs dans une lumière diffuse. La quinzaine de nouvelles peintures présentées du 8 janvier au 26 février à la Galerie Jean-Luc + Takako Richard montrent des voilages irradiés par des faisceaux colorés placés hors du cadre. Il décline ces lumières dans leurs multiples intensités et couleurs et au travers des plis variés des tissus. Ses voilages semblent s'enrouler autour d'un espace vide foncé et circulaire. Ce qui pourrait s'apparenter à un trou noir en astronomie qui absorbe toute lumière et ici le regard du spectateur.

[18:00-21:00] Exposition de Roman Signer
Location:
Galerie Art : Concept
4, passage Sainte-Avoye
entrée par le 8, rue Rambuteau
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 53 60 90 30
Fax : +33 (0)1 53 60 90 31
Mail : info@galerieartconcept.com
Internet Site : www.galerieartconcept.com
Description:
Janvier 8 - Février 19

Art: Concept est heureux d'annoncer sa quatrième exposition personnelle avec Roman Signer. Cet artiste Suisse, né en 1938 est originaire de la région d'Apenzell. Il vit et travaille à Saint-Gallen. À cette occasion, il présentera des œuvres inédites qui sont actuellement en préparation et qui seront spécifiquement réalisées pour l'espace de galerie.

Depuis le milieu des années soixante-dix, les œuvres de Roman Signer activent et réactivent des paradoxes. Les micro-spectacles ou non évènements qui résultent de chacune de ses œuvres questionnent, avec une grande légèreté d'esprit, l'économie du spectacle, l'idée du rendement, l'obsession de l'efficacité et notre enracinement profond dans le fonctionnalisme.

Principalement connu pour ses "Actions/Sculptures" et régulièrement étiqueté comme artiste pyrotechnicien ou "artiste de l'explosion", Signer refuse cependant de se laisser circonscrire par l'abondante littérature et les commentaires gravitant autour de son œuvre. Le format même qu'il a inventé englobe indifféremment la performance, la sculpture, le dessin, l'installation, la photographie et la vidéo, peu importe lequel de ces médiums il choisit. Il s'agit de révéler voire de suspendre le processus de création afin de structurer le temps, d'attirer le regard sur l'à peine ou le rarement visible. Signer s'évertue ainsi à reproduire ce moment magique, devenu quasiment rituel dans son travail: celui où la furtive transformation de la forme et de la matière est rendue possible, du moins imaginable.

Signer combine la simplicité de gestes ou d'objets du quotidien à la complexité de dispositifs techniques et de phénomènes physiques qu'il déclenche sans pour autant en vouloir le contrôle. L'aspect métaphysique et l'audace intellectuelle d'une telle démarche relèvent notamment de l'absence de critères d'évaluation, la réussite et l'échec n'ont ici aucune valeur. Les mises en scène périlleuses ou les situations absurdes parfois proches du numéro de cirque se dénouent avec subtilité, sur le fil du libre-arbitre et de l'aléatoire. Une forme de légende de l'artiste accompagne ce perpétuel recommencement du passage à l'action. Exerçant une présence physique ou auratique, Signer se retrouve tour à tour déclencheur placé hors-champ, cascadeur ou figure sisyphéenne de son propre univers.

Caroline Soyez-Petithomme


[18:00-20:00] Exposition de Sarah Rapson "Transcendental Materialism"
Location:
Galerie Zürcher
56, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 72 82 20
Fax : +33 (0)1 42 72 58 07
Mail : info@galeriezurcher.com
Internet Site : www.galeriezurcher.com
Description:
8 janvier - 25 février 2010
Vernissage le samedi 8 janvier / 18-20h

L'exposition de Sarah Rapson Transcendental Materialism a été conçue en premier lieu pour le Zürcher Studio à New York (26 juin - 26 juillet 2010) avant d'être accueillie à la Galerie Zürcher de Paris dans une version renouvelée. Plusieurs oeuvres ont été réalisées à cette occasion.

Sarah Rapson a vécu 17 ans à New York, puis en 2004, elle est retournée vivre en Grande-Bretagne, dans le Dorset où, du haut des falaises, elle peut chaque jour contempler la mer. Ainsi a-t-elle vécu presque retirée du monde, « as wise as a Chinese hermit » pour emprunter la formule d'Agnes Martin quant elle s'était exilée au Nouveau Mexique. « J'ai toujours conservé une relation très romantique avec l´art qui se combine avec mon intérêt pour les philosophies orientales, précise-t-elle, pour moi l´art et la vie sont indissociables. » Fascinée par le caractère « consubstantiel » de l'œuvre d'art [pour reprendre une notion théologique] considérant cette fusion paradoxale du caractère immatériel de « l'œuvre de l´esprit » avec la matérialité de sa « valeur d´échange », elle associe parfois dans certaines peintures - telles les New York Times Sutras (2008) - la grille minimaliste et des coupures de vieux journaux, parmi lesquels on trouve nombre de comptes-rendus de ventes et d'expositions et parfois même des listes de prix ou bien encore des photographies noyées dans la peinture : vues prises dans une exposition (par exemple Frank Stella). Autant d'images définissant un espace mental. D´autres œuvres comportent des images imprimées et plus récemment des photographies prises avec un Leica 35mm - l'appareil photo cher à Robert Frank, son photographe vénéré. (Particulièrement pour les photos London/Wales ) - mais aussi avec un téléphone mobile bon marché. On y voit des hommes sur Lombard Street en costume cravate longeant la rue d'un pas pressé, obstinés et fragiles. Cette obstination et cette fragilité sont des qualités qu'on retrouve dans ses vidéos. Ainsi East Cliff montre une femme traînant une valise pleine de sable jusqu'à la limite de ses forces, « parce que j'avais beaucoup aimé le film sur Camille Claudel avec Gérard Depardieu dans le rôle de Rodin et aussi parce que j'avais pris moi-même l'habitude de traîner des sacs bourrés de matériel sur Canal Street » dit-elle simplement. Manière aussi de définir le rapport du corps à l'espace pris dans un système de forces invisibles et vision métaphorique de l'artiste en action.

Si Sarah Rapson fait référence aux structures et aux réseaux du monde de l'art, elle se tient aujourd'hui sur l´arête d'une pente qui la conduit à s'en éloigner. Sa démarche devient plus radicale avec l'apparition des Ash Paintings (2008) puis des Ash Banners (2010). C'est en partant du postulat que l´art est de nature transcendantale, qu'elle cherche à définir sa « vraie valeur ». Ni fun ni entertainment, la fonction de l'art se rapprocherait pour elle de la méditation. L'art de Sarah Rapson fait preuve d'une rare humilité comme d'une extrême intensité. Immobile au cœur de l'agitation sociale, il s'installe en silence quand tout est consumé. Bernard Zürcher

Née en 1959 à Londres. Elle vit à Bridport, Dorset.

Bibliographie :
Sarah Rapson - Transcendental Materialism, Geoffrey Cruickshank-Hagenbuckle, The Brooklyn Rail (septembre 2010)

A Sarah Rapson Exhibition at Zürcher Studio, Holland Cotter, The New York Times (23 juillet 2010)


Expositions récentes :
2010
Transcendental Materialism, Zürcher Studio, New York (exposition personnelle)
Le Tableau, sous le commissariat de Joe Fyfe, Cheim & Read, New York
Schmoovement, LaMama Gallery, New York
2009
The Buddhist Trade, Hive Projects, London (exposition personnelle)
Site, Northbank, London


Don Juan (White Flower) (New York), 2004, huile sur toile (détail)

[18:00] Expositions de Jérôme Robbe et Stéphane Protic
Location:
Galerie Baraudou Schriqui
62, rue Saint-Sabin
75011 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)9 53 47 41 62
Mobile : +33 (0)6 08 89 32 68
Mail : paris@galeriebaraudou.com
Internet Site : www.galeriebaraudou.com
Description:
du 8 janvier au 26 février



"L'œuvre de Jérôme Robbe est animée par le désir de piéger le regardeur. Plaisir de voir le regardeur se regarder, se mirer, s'admirer, se piéger dans la surface réfléchissante de ses tableaux. L'incitant ainsi à observer d'un peu plus près ce qui s'offre à ses yeux, une peinture. Ce n'est donc pas sans hasard que l'artiste ait choisi comme matériau de prédilection, le miroir ou la surface peinte ultra vernis - imitation d'un miroir - faisant écho à certaines des grandes figures de la peinture (entre autres Van Eyck, Velasquez, Pistoletto et Richter). Comment incarner en peinture ce postulat initial ? L'œuvre de Jérôme Robbe repose sur un jeu entre le geste, le fond et la forme afin d'en troubler la distinction. Chaque geste fonctionne comme un leurre."
Elodie Antoine, 2009



"Du sexe, on a à peu près tout écrit, lu ou vu dans l'histoire de l'art, depuis la préhistoire à nos jours. Longtemps remisée dans l'Enfer des bibliothèques, la littérature érotique figure aujourd'hui en bonne place de tous les rayonnages des librairies. Le sexe est partout exposé, raconté, explicité, disséqué. Restent des fâcheux pudibonds, des associations familiales bien-pensantes ou des membres de la doxa religieuse -toutes obédiences confondues- pour s'élever contre les représentations du cul dans nos sociétés.
Stéphane Protic l'a bien compris, le sexe, il ne le montre pas, il le suggère. Et mieux, il nous invite à l'imaginer, le fantasmer. La posture est aisée, le geste est efficace. La posture, c'est la nôtre, celle du spectateur qui n'est pas confronté de manière frontale à des scènes de "pornographie explicite"... Qu'il est aisé de ne pas recourir à un argumentaire politico-sémio-culturel face à une représentation de sodomie ou d'éjaculation faciale. Ici, point de sexe en érection, la chair n'apparaît pas. Une main, seule, perdue dans le coin d'une page évoque une scène de masturbation féminine ; une bouche entr'ouverte, une fellation. Le dessin au trait est précis, maîtrisé. L'absence de couleur, le fond blanc ne font qu'accentuer le geste.
Il est donc ici question de suggestion, d'érotisme donc !?"
Audrey Pellicia, 2010

[18:00-21:00] Vernissage "IRMAVEPCLUB - LIVRET I"
Location:
Galerie Schleicher+Lange
12, rue de Picardie
75003 Paris
M° Temple, République, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 02 77
Fax : +33 (0)1 42 77 02 72
Mail : info@schleicherlange.com
Internet Site : www.schleicherlange.com
Description:
8.1.2011 - 26.2.2011

curated by IrmaVepClub

with Maurice Blaussyld, Daniel Gustav Cramer, Thomas Dupouy, Maria Loboda, Thomas Merret, Michael Pfisterer, Olve Sande and Jordan Wolfson

Irmavep Club inaugure cette année 2011 avec un cycle d'expositions qui se tiendra dans différents lieux de la capitale. La première halte de notre projet s'ouvrira sur le LIVRET I, accueilli par la galerie schleicher+lange.

Ce premier chapitre prend pour point de départ l'œuvre de Jordan Wolfson intitulée The light switch 27th floor (1931-2007). Cet interrupteur provenant de l'Empire State Building a la particularité d'allumer et d'éteindre l'ensemble de l'exposition, et possède une histoire singulière liée à la rencontre de l'artiste avec Mr.Tortorelli, chef électricien de l'édifice. Le visiteur peut ainsi à son gré choisir de mettre en lumière l'exposition en prêtant un sens aux œuvres présentes ou revêtir le masque de Bartleby lorsqu'il répète sans cesse : « I would prefer not to »*.
L'affirmation négative « Je préférerais ne pas ... » pourrait être l'exergue de ce premier livret.
Les œuvres réunies ici ont pour caractéristiques communes d'esquiver l'interprétation du spectateur et de le confronter à l'absence d'une lecture singulière. Cette absence n'a pourtant rien d'un renoncement, puisqu'elle laisse entrevoir l'hypothèse d'une origine, les œuvres révélant des traces archéologiques à peine enfouies.

* in Hermann Melville, Bartleby : "Je préférerais ne pas" : telle est la réponse, invariable et d'une douceur irrévocable qu'oppose Bartleby, modeste commis aux écritures dans un cabinet de Wall Street, à toute demande qui lui est faite. Cette résistance absolue, incompréhensible pour les autres, le conduira peu à peu à l'isolement le plus total."

Irmavep Club
25 rue du Château-Landon
75010 Paris
Tel. +33 6 86 04 96 68

Vernissage "IRMAVEPCLUB - LIVRET I"

[18:00-21:00] Vernissage "Le Paris Bar à Paris"
Location:
Loft 19
5, Villa Marcel Lods
Passage de l'Atlas
75019 Paris
M° Belleville
France
Phone : +33 (0)1 53 72 48 69
Mobile : +33 (0)6 11 01 16 79
Mail : info@suzanne-tarasieve.com
Internet Site : www.loft19.fr
Description:
8 JANVIER - 12 MARS 2011
VERNISSAGE SAMEDI 8 JANVIER, 18:00 - 21:00

Curator : Michel Würthle

Georg Baselitz, Joseph Beuys, Günter Brus, Werner Büttner, Peter Chevalier, Peter Doig, Rainer Fetting, Joe Fish, Günther Förg, Neal Fox, Georg Herold, Damien Hirst, Jörg Immendorff, Benjamin Katz, Martin Kippenberger, Ed Kienholz,Kurt Kocherscheidt, Jannis Kounellis, Maria Lassnig, Le Gun, Sarah Lucas, Markus Lüpertz, Jonathan Meese, Helmut Middendorf, Helmut Newton, Albert Oehlen, Markus Oehlen, Haralampi G. Oroschakoff, Robin Page, Maria Papadimitriou, A.R. Penck, Walter Pichler, Arnulf Rainer, Daniel Richter, Dieter Roth, Norbert Schwontkowski, Elfie Semotan, Christoph Steinmeyer, Juergen Teller, Elfie Tripamer, Herbert Volkmann, Cosima Von Bonin, Johannes Wohnseifer, Katarina Würthle, Michel Würthle

La Galerie Suzanne Tarasieve est heureuse de présenter en ce début d'année 2011
« Le Paris Bar à Paris ».
Cette exposition célèbre la scène artistique berlinoise des années 60 à nos jours marquée par un tournant en 1989 avec la chute du mur de Berlin. Elle est aussi un hommage à la vie originale de Michel Würthle, artiste, dessinateur, collectionneur et propriétaire du Paris Bar, situé au 152 Kantstrasse à Berlin.
Ouvert en 1950, le mythique Paris Bar est repris en 1977 par Michel Würthle, homme de l'art qui fait vivre ce lieu avec passion. Quartier général des intellectuels, ce bistrot est un espace de liberté où l'on refait le monde des nuits entières : des artistes tels que ses grands amis Martin Kippenberger et Dieter Roth, A.R. Penck, Benjamin Katz, Albert Oehlen, Jonathan Meese, Jannis Kounellis, Jörg Immendorff et Christoph Steinmeyer qui a récemment réinterprété le célèbre tableau du Paris Bar de Martin Kippenberger ; des célébrités comme Dustin Hoffmann, Iggy Pop et David Bowie ; des marchands comme Rudolph Springer et Michael Werner ; des comédiens, des musiciens et des dramaturges, tel que Heiner Müller qui écrivit en 1991 le texte d'introduction du livre paru aux Editions Artcurial et consacré à ce lieu unique.
Le commissaire de l'exposition, Michel Würthle, traverse le temps. Dessinateur, il partage sa vie entre Berlin et Syros (Grèce), endroit riche en souvenirs où il fit des tableaux à quatre mains avec Daniel Richter ou Damien Hirst.
Le Paris Bar à Paris est une illustration de sa vie, de ses amis peintres, sculpteurs et poètes, mais aussi un focus sur l'oeuvre du photographe Benjamin Katz à travers une série de portraits en noir et blanc de Georg Baselitz, Joseph Beuys, Gerhard Richter, Markus Lüpertz, Andy Warhol et Dennis Hopper.
La galerie présente également l'oeuvre bibliographique de Michel Würthle autour de ce lieu emblématique de Berlin-Ouest, documents, livres et correspondances.


[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Chase the dragon"
Location:
Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot
75011 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 45 83 38 51
Fax : +33 (0)1 45 83 38 51
Mail : magda@magda-gallery.com
Internet Site : www.magda-gallery.com
Description:
Vernissage le 8 Janvier, 2011 de 18h à 21h
jusqu'au 26 Février, 2011

"Chase the dragon", littéralement chasser le dragon : poursuivre le frisson de l'expérience de création est la thématique de l'exposition chic et rock proposée par la Galerie Magda Danysz du 8 janvier au 26 février.
De l'impact frontal des photographies de Larry Clark aux oeuvres puissantes de Dado en passant par les mondes sombres et tortueux de Jérôme Zonder ou encore les contrastes des situations sanglantes et comiques de Kosta Kulundzic ; tous ces artistes cherchent à leurs univers jusqu'à l'hallucination.
Chacun de ces artistes inhale le monde pour le recracher comme une fumée d'opium, et crée des oeuvres comme un shoot de drogue, intenses, dans lesquelles les démons de la peintures sont bien là et pourtant si insaisissables.

Artistes : Kosta Kulundzic, Axel Pahlavi Jérôme Zonder, Larry Clark et Dado

Chase the Dragon : les peintres sont ils sous la même pression que ces drogués dans les fumeries d'opium qui ne pouvaient plus s'arrêter. Avec des artistes comme Dado, Peter Saul, Kosta Kulundzic, Jérôme Zonder and Axel Phalavi, l'exposition, à la fois chic et rock, explore les limites de la peinture, les émotions de la création et le fait de dépasser ses limites. De jeunes peintres ayant le vent en poupe décident de se confronter à leurs ainés et à leurs démons. Chase the Dragon propose les regards de plusieurs artistes sur le dépassement de soi.

DEFINITION / 'Chasser le dragon' :
expression empruntée à l'argot de Hong Kong
du temps des fumeries d'opium,
désignant au départ la méthode
consistant à inhaler les vapeurs d'héroïne,
de cocaïne, ou de toute autre drogue,
chauffée, la plupart du temps,
sur une feuille d'aluminium par le dessous.

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Mécanique céleste"
Location:
Galerie Odile Ouizeman
10-12, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 42 71 91 89
Fax : +33 (0)1 42 71 94 13
Mail : contact@galerieouizeman.com
Internet Site : www.galerieouizeman.com
Description:
Vernissage de l'exposition collective "Mécanique céleste"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Nothing Personal"
Location:
Galerie Marcelle Alix
4, rue Jouye-Rouve
75020 Paris
M° Pyrénées, Belleville
France
Phone : +33 (0)9 50 04 16 80
Mail : demain@marcellealix.com
Internet Site : www.marcellealix.com
Description:
avec Mathieu K. Abonnenc, Pauline Boudry & Renate Lorenz, Michael Dean, Ian Kiaer, Chosil Kil, Emma Wolukau-Wanambwa

du 8 janvier au 5 mars
Vernissage le samedi 8 janvier 2011, 18h-21h
Lecture de Michael Dean à 20h

Nothing personal : ce titre dissimule ce que les œuvres de l'exposition affirment pourtant clairement, c'est-à-dire tout le contraire. Au placard le credo moderniste sur l'autonomie de l'art, nous aimons aussi dans la contradiction, et ce qui a produit l'exposition inaugurale de Marcelle Alix (Moon Star Love, 14.11.09 - 23.01.10)-un éclat poétique propre à la forme fragmentaire "détaché du monde environnant, et clos sur lui-même comme un hérisson"1-se transforme ici au contact de l'idée génératrice et persistante héritée du féminisme, "the personal is political", affirmant la construction d'une identité, et donnant à voir une réflexion sur l'écriture de l'Histoire.

Voici que sont permises les "cohérences aventureuses" pour réunir les œuvres de sept artistes dont les gestes et les corpus diffèrent. Ce n'est pas à proprement parler une famille artistique qui les réunit, mais plutôt l'idée que ces artistes auraient bien des choses à partager : une habileté à retraiter leurs sources et un intérêt pour les mécanismes de circulation de l'art.

Passionnante la manière dont le duo Pauline Boudry & Renate Lorenz s'approprie le document historique pour le faire coïncider avec des problématiques contemporaines. Étonnante la façon dont le film Normal Work (2007), au regard d'une archive photographique montrée à proximité, se fait l'écho des mœurs de deux personnalités de castes différentes, vivant à l'époque victorienne et qui ont créé autour de leur amour une imagerie complexe, dont ces artistes trouvent des résonances dans la culture queer.

Cette résistance à la standardisation, que symbolise le personnage d'Hannah Cullwick réactualisé par Boudry & Lorenz, passe par différentes inventions de soi. Et si le duo utilise des figures matrices telles que le dandy au profit d'une mise en scène qui pousse l'artificialité à son paroxysme, Mathieu K. Abonnenc et Emma Wolukau-Wanambwa exposent avec sobriété des enchaînements de situations, à l'origine d'histoires familiales atypiques et difficiles à reconstituer.
Abonnenc se sert du corps d'autrui pour exhiber un bijou qu'il considère, malgré ses recherches, comme un objet de curiosité lui échappant en partie, la manifestation d'une existence occulte du pouvoir. L'objet en question est la reproduction de la bague de son arrière grand-père, qui lui a été léguée et qu'il a perdue. Cette bague en argent dont le motif principal est une tête de mort, relie le passé d'un franc-maçon ayant vécu en Guyane, à l'idéal menaçant: "je maintiendrai par la raison ou par la force" (devise du Counani, République indépendante de Guyane qui tenta d'exister en marge du système colonial entre 1886 et 1891). La phrase est peu à peu consumée par la refonte du matériau au terme des différents legs, ici de l'artiste au galeriste pour le temps de l'exposition.
Penderosa de Wolukau-Wanambwa est la première formalisation de sa recherche la plus récente en Ouganda. Cette installation rappelle le dispositif en miniature d'une salle de cinéma et propose au regardeur de fixer une image, un paysage presque naïf (proche du Douanier Rousseau) accompagnée d'un texte qui souligne l'écart et la perpétuelle instance de transfert entre savoir historique et histoire personnelle, évoquant avec subtilité la difficulté de fabriquer des images.

Chosil Kil, de son côté, perturbe les croyances de son pays d'origine, la Corée, en proposant lors d'une exposition la présentation de plusieurs objets relatifs à la pratique du chamanisme. Ce geste a été très mal interprété par le public coréen et, face aux tensions grandissantes, l'artiste a décidé de rendre les objets sacrés et d'en exposer les empreintes. La cloche du chamane est à l'origine de deux œuvres réalisées ultérieurement : des empreintes sur papier (The Second Impressions, 2010) et un bronze non poli (His Daughter, 2011). Ces œuvres fabriquent la même image, celle d'un objet absent, dont la fonction magique est totalement évacuée au profit d'une certaine vulnérabilité. Vulnérabilité du matériau et peut-être aussi vulnérabilité de l'œuvre à un jugement formaliste.

Dans son essai séminal intitulé « Minimalism and Biography »2, Anna C. Chave déconstruit l'orthodoxie Minimaliste en montrant que les éléments biographiques ont été, pour des raisons de positionnement politique, volontairement évacués de la critique des années 60. Alors que Carl Andre s'enorgueillissait de sa formule « matter matters » et que Mel Bochner insistait sur le caractère solipsiste de ses œuvres--ce qui a constitué peu ou prou l'interprétation dominante du Minimalisme jusqu'à aujourd'hui--Chave avance au contraire que les sculptures soi-disant impersonnelles d'Andre seraient largement liées à son grand-père paternel, maçon de son Etat (le Massachusetts). L'artiste aurait, à de nombreuses reprises, évoqué ce grand-père et affirmé que la brique était devenue pour lui un emblème personnel.
Les sculptures denses et tactiles de Michael Dean rejoignent l'hypothèse du minimalisme biographique. Originaire d'une ville industrielle du nord de l'Angleterre, Dean assume l'origine de son attachement à un matériau aussi chargé d'histoire que le béton. Une poétique de la friche industrielle, un romantisme de la ruine contemporaine, s'expriment dans les textes qu'il écrit et leurs lectures publiques. L'écriture façonne ses sculptures, que l'on peut voir comme des corps immobilisés et tendus.
Le travail d'Ian Kiaer, quant à lui, trouve son origine dans une forme de nomadisme culturel, des lectures insistantes de l'histoire l'art et des monuments architecturaux, et des obsessions structurelles, autour desquelles il tisse une réflexion sur la peinture. Son installation Endless House project: Horta/ Van Eetveld (2008) reconfigure en un arrangement anachronique qui mêle désir et fantasme, un projet réalisé à la Maison Horta à Bruxelles.

Pointer des démarches ancrées dans des réalités sociales, politiques, bio-politiques qui s'expriment dans des formes appartenant pleinement à la sphère de l'art.

Comprendre qu'une œuvre d'art n'a pas besoin d'être « engagée » pour changer la vie, mais que la reconnaissance par son auteur de son intégration dans un contexte socio-politique particulier en fait une œuvre consciente, comme un miroir qui renvoie chacun à sa propre responsabilité.

Ne pas laisser « sortir » une œuvre au hasard. Se sentir pleinement conscient de ce qu'elle soulève, pouvoir la porter, l'assumer. C'est à la fois le rôle de l'artiste, et également celui de la galerie.

MA

1 Friedrich Schlegel, Athenaeum Fragments, fragment 206
2 The Art Bulletin, mars 2000, p.149-163

Remerciements à Ben Borthwick, Kate Briggs, castillo/corrales, Julia Mon Cureno, Vanessa Desclaux, Vincent Honoré, Ernesto Sartori, Didier Semin (et la piste du hérisson), Chris Sharp, Jessica Vaughan et Alison Jacques Gallery.


[18:00-21:00] vernissage Cyril Hatt et Bertrand Planes "Révélations"
Location:
Galerie Bertrand Grimont
42-44, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 30 87
Mobile : +33 (0)6 85 45 01 30
Mail : info@bertrandgrimont.com
Internet Site : www.bertrandgrimont.com
Description:
08 01 11_ 26 02 11
vernissage samedi 08 janvier de 18h à 21h

L'univers est rempli d'objets de convoitise qui disparaissent rapidement à nos yeux. Phagocytés par la banalité de l'usage, ils en deviennent transparents. Produits de consommation intégrés au quotidien, ils transitent d'un état à un autre avant de finir au rebut. Leur présence criarde s'amenuise en un bruit blanc.

En scrutateurs du monde, Cyril Hatt et Bertrand Planes choisissent avec soin quelques uns de ces objets avant de leur faire subir un double processus. Par le truchement de l'image, chacun des volumes est dans un premier temps déconstruit. Cyril Hatt saisit toutes les facettes de l'objet choisi, chacune étant contenue dans une photographie de format standard. Fragmenté, l'objet explose et disparait. Bertrand Planes capte la surface du volume et met en mémoire les couleurs, les textures, les aspérités données par le temps. Une fois saisie dans son intégralité, la surface est recouverte de blanc, donnant à la matière une neutralité qu'elle ne possédait pas.

Second mouvement et retour à l'unité : les photographies parcellaires sont réagencées de façon à former le volume initial, couturé aux jointures par des agrafes. Les sculptures de Cyril Hatt sont suffisamment accidentées et déformées pour que l'idée du trompe-l'œil n'effleure personne, reste l'évocation en creux d'un objet devenu sujet. Bertrand Planes donne à ses volumes la possibilité de se réapproprier leur surface d'origine. Recouverts d'une peinture photosensible sur laquelle est projetée leur propre image précédemment captée, ils en deviennent ainsi le réceptacle.

Ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait autres, les objets perdent en matérialité ce qu'ils gagnent en évocation. Les images latentes peuvent apparaitre, le réel tangible peut disparaitre, les œuvres de Cyril Hatt et de Bertrand Planes se construisent de ces transmutations.

Texte de Claire Taillandier


Image: Bertrand Planes, Two artists, one galerist, 2008

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