Saturday, January 29, 2011
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29
January 2011
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08:00  
09:00 [09:30-13:00] Cérémonie de remise des diplômes de la promotion 2010 3iS
Location:
Saint-Quentin-en-Yvelines
Saint-Quentin-en-Yvelines
78180 Saint-Quentin-en-Yvelines
France
Internet Site : www.saint-quentin-en-yvelines.fr
Description:
3iS aura l'honneur d'accueillir Bertrand Tavernier lors de la cérémonie de remise des diplômes la promotion 2010. Elle sera co-présidée par Robert Cadalbert, Président de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Après trois années de formation aux métiers du cinéma et de l'audiovisuel, les étudiants sortants recevront de leur parrain félicitations et voeux de réussite dans la vie très active que leur réservent les plateaux de cinéma et de télévision.
Une mention spéciale sera faite aux majors de chacune des sept spécialisations que propose 3iS : réalisation - assistanat réalisation scripte - image - son - montage - gestion de production - journalisme audiovisuel.
Le réalisateur offrira aux invités une Master Class et se prêtera à une séance de dédicaces d'une sélection de ses livres.
Un cocktail clôturera cette manifestation.

3is - Institut International Image & Son
4 Rue Blaise Pascal
78990 Elancourt, France
Tél. : 01 61 37 34 94
http://www.3is.fr



[11:00] Célébration du centenaire du Prix Nobel de chimie de Pierre et Marie Curie
Location:
La Sorbonne
Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
45/47, rue des Ecoles
75005 Paris
M° Cluny - La Sorbonne, Odéon, RER B Luxembourg
France
Internet Site : www.univ-paris1.fr
Description:
Grand Amphithéâtre de la Sorbonne

célébration du centenaire du Prix Nobel de chimie de Pierre et Marie Curie en présence de Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l'innovation, de la recherche et des universités

10:00
11:00
12:00
13:00  
14:00  
15:00 [15:00-20:00] Vernissage de l'exposition "DIX291 / LOODS12 - Een dialoog / Un dialogue"
Location:
Galerie DIX291
10, passage Josset
75011 Paris
M° Ledru-Rollin, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 43 55 24 11
Mail : dix291@noos.fr
Internet Site : www.dix291.fr
Description:
Vernissage le samedi 29 janvier 2011 à partir de 15h
Exposition jusqu'au 9 avril 2011

La présentation aujourd'hui, à DIX291, du tableau de BART BAELE (*1969) La Rédemption fait suite à l'exposition personnelle de l'artiste belge, en ce même lieu, au printemps 2010. Cette grande peinture de 2001 est emblématique du travail de Bart Baele, véritable confession révélatrice d'un psychisme meurtri : une figure monumentale - hiératique et grinçante à la fois - dressée sur un sol jonché des noms du panthéon personnel de l'artiste (Artaud, Edvard Munch, Vincent Van Gogh, Francis Bacon...) et saisissante par sa puissance plastique et le traitement de l'espace pictural. (Un ensemble d'œuvres de Bart Baele - peintures, dessins, sculpture - sont exposées également à la Galerie Polaris du 8 janvier au 26 février 2011).

L'oeuvre de LEO COPERS (*1947, Gand) échappe aux catégories. Ni peinture, ni sculpture, ni installation à proprement parler, elle réunit - souvent de façon éphémère - des objets usuels dans des combinaisons inattendues, fortement symboliques, où la beauté est rarement exempte d'une forme de violence. Les images ainsi évoquées sont surréelles : un nuage de brume sourd de l'entrebâillement d'une porte, un massif de fleurs fait entendre le chant du rossignol, l'eau ou la glace prennent feu. Et, comme en rêve, on peut y trouver un lingot d'or au fond d'une corbeille à papier. Mais gare au conte de fées car il recèle toujours son lot d'illusions et de désenchantements!

Le sculpteur allemand BERND LOHAUS (*1940, Düsseldorf) nous a quittés récemment, fin 2010. Il avait étudié dans la classe de Joseph Beuys avant de s'installer en Belgique (en 1966) où il a animé avec sa femme Anny De Decker la célèbre galerie Wide White Space d'Anvers. Lohaus est surtout connu pour ses sculptures en bois, composées de grosses poutres dont l'usure dit le temps et le labeur. Toute son œuvre est à interpréter dans son lien à l'architecture, jusqu'aux petites sculptures - en bronze, en bois ou en carton, faites de caisses, de boîtes ou de cageots graissés de cire d'abeille - qu'il présentait sur une table comme des maquettes d'édifices à construire. Un minimalisme humble et « habité » dans tous les sens du mot.

L'artiste belge VINCENT DE RODER (*1958) pratique une peinture abstraite géométrique « non autoritaire ». Le format est réduit ; les couleurs sont franches mais savent parfois se conjuguer avec des tonalités subtiles ; les obliques rayonnantes peuvent succéder aux bandes et au raies, horizontales ou verticales. Et les fines couches de laque ne refusent jamais par principe l'à-peu-près, le repentir ou la macule. Une géométrie tolérante, donc, qui accepte d'être associée mentalement à des visions urbaines - fragments de bâches, stores ou panneaux de signalisation de nos villes - ou d'évoquer, pourquoi pas, la perspective pop de quelque « Standard Station ». (Vincent de Roder est aussi le fondateur de l'espace d'exposition LOODS12 à Wetteren, non loin de Gand).

WALTER SWENNEN (*1948) vit et travaille à Bruxelles. Chaque toile de Swennen est une tentative de création d'un espace pictural complètement neuf où abstraction, figuration ou texte se rencontrent et dont l'origine est le plus souvent liée à une anecdote ou à une lecture. Peintre-poète, il peut, par exemple, faire un tableau en écrivant simplement, sur un fond rose, les mots : RUBINCE / MÈMELINQUE / BREUGUÈLE / RAMBRAN. Comme l'écrit Hans Theys, il détourne les mots, les images, l'histoire de l'art, tout en apportant le plus grand soin à toutes les composantes matérielles du tableau, travaillant souvent sur des supports de récupération, jouant de toutes les matières picturales pour faire « perdre au tout son équilibre pour mieux le rétablir ».

PHILIPPE VANDENBERG (*1952, Gand) a connu une reconnaissance quasi internationale, dans les années 80, pour ses grands tableaux expressionnistes abstraits hauts en couleurs et en matière. Par des choix existentiels toujours plus radicaux, il rompra ensuite, fièrement et douloureusement, avec une définition de l'art et de l'artiste « comme il faut ». Peintre, écrivain, poète, son œuvre dessinée est aussi très importante, jusqu'à la fusion du mot et de l'image des dernières séries (Kill Them All, 2007-2009). « J'ai un côté kamikaze. J'entretiens une relation perverse avec l'autodestruction et même la destruction en générale... Car la destruction fait partie de la création ». Philippe Vandenberg s'est donné
la mort le 29 juin 2009.

KELLY VANDER HAEGEN est une jeune artiste belge (*1986) dont les images - grands et puissants dessins au pastel ou petites oeuvres raffinées au crayon de couleur - représentent souvent des mises en scènes complexes, imprégnées du monde de l'enfance, entre pensée et rêve, illusion et réalité. Une évocation qui pourrait rappeler l'art de Spillaert, Louise Bourgeois ou David Lynch. Elle réalise aussi des maquettes, toutes bricolées, qui sont les lieux virtuels, les théâtres rêvés d'un spectacle total dans lequel elle figurerait elle-même en chanteuse-danseuse.



[16:00] Showcase de MLCD (My Little Cheap Dictaphone)
Location:
Fnac Paris - Montparnasse
136, rue de Rennes
75006 Paris
M° Saint-Placide, Notre-Dame-des-Champs, Montparnasse - Bienvenüe
France
Phone : +33 (0)1 49 54 30 00
Fax : +33 (0)1 49 54 30 03
Mail : montparnasse@fnac.tm.fr
Internet Site : rendezvous.fnac.com/home_magasin.asp?SHP=4
Description:
Forum de rencontres, niveau -1

Showcase de MCLD pour la sortie de "The tragic tale of a genius" (At Home).

L'univers musical lorgne vers de grandes chansons pop héroïques et féeriques, avec des arrangements symphoniques à la Bernard Herrmann (Hitchcock) et Mercury Rev, des ballades hantées et possédées à la Nick Cave et Arcade Fire, le tout dans une atmosphère « cabaret surréaliste un peu déjantée » que ne renieraient ni Tom Waits, Flaming Lips, ou encore Bowie




[18:00-20:00] Concert privé de Seal
Location:
Park Hyatt Paris-Vendôme
3-5, rue de la Paix
75002 Paris
M° Opéra, Pyramides, Madeleine, Tuilleries
France
Phone : +33 (0)1 58 71 12 34
Fax : +33 (0)1 58 71 12 35
Mail : paris.vendome@hyatt.com
Internet Site : paris.vendome.hyatt.fr
Description:
Avec Chérie FM

[18:00-21:00] Vernissage de Philippe Durand "Mauvaise herbe"
Location:
Galerie Laurent Godin
5, rue du Grenier Saint-Lazare
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 71 10 66
Fax : +33 (0)1 42 71 10 77
Mail : info@laurentgodin.com
Internet Site : www.laurentgodin.com
Description:
Vernissage Samedi 29 Janvier 2011, de 18 à 21h
29 Janvier - 12 Mars 2011

Depuis 1994, Philippe Durand construit un corpus photographique qui, en s'étendant, s'affine, jusqu'à se déterritorialiser. Ce qui était latent devient manifeste pour « Rust and flowers » présentée au sein de « Mauvaise herbe » où se rejouent des motifs déjà vus qui viennent s'immiscer dans une nouvelle zone géographique, celle de Chicago, tout un vocabulaire issu du tissu urbain se mêle à ces deux nouvelles entrées que sont la rouille et les fleurs.

« Mauvaise herbe » qualifie l'ensemble de ses nouvelles photographies, ce terme renvoie à tout un champ de savoir et de culture, loin de la mise au carreau et de l'ordonnancement prescrits par la loi, celle d'une production agricole ou horticole industrialisée, par exemple. Il accompagne et s'articule davantage à une vision où l'expression s'arrange des imperfections et y cherche une expérimentation de la différence. Le premier terme détermine un jugement dans l'absolu dont on connaît la faiblesse grâce à d'autres formes de connaissances et le second est tellement et terriblement généraliste qu'il garantit, au contraire, un intérêt accru pour cette végétation, celle des simples. Cette mauvaise herbe, on le voit nettement chez Philippe Durand, arrive à pousser malgré tout, malgré sa mise à l'écart, son mauvais entretien. Elle sort d'un sol que l'on croyait à tout jamais perdu pour la fertilité et que seuls les naïfs croient encore potentiellement productif. En nommant ainsi tout cet ensemble de photographies, Philippe Durand va plus loin que le simple constat et prend position pour le naïf. Cette posture en dit long sur le regard qu'il porte sur le réel dont il ausculte le mouvement, un mouvement autre, peut-être plus lent, tout en changeant constamment d'échelle. Un tas de pierre dont on ne sait si c'est un chantier, un dépôt ou un semblant de carrière devient une ville foisonnante. Le motif d'une ombre portée sur le bitume devient un objet aussi important et imposant qu'une rambarde de fer forgée ainsi que le flash rouillé d'une palissade métallique venant nous sauter à la figure. Ensuite, viennent les subtilités des reflets, lorsque la flaque, miroir d'eau, prend la couleur azurée du ciel, la plaque d'isorel vitrée renvoie l'image laiteuse d'une parcelle de paysage urbain, les drapés d'une vitrine enregistrent les accroches de la lumière. Le dédoublement affole le champ visuel lorsqu'une paroi couverte d'énormes chips, mirage d'une vision photographique, vient barrer l'échappée de l'arrière plan. Un mur dessine une carte de sa peinture écaillée, un autre esquisse un mystérieux poème anonyme, d'autres parois et murs. Les grilles et grillages se jouent également de ces interférences, où chaque élément vient recouvrir ou découvrir un aspect très jouissif de cette complexité urbaine, dont chacun peut faire l'expérience, et que nous donne à sentir, de manière exacerbée Philippe Durand, trouvant là une métaphore de la vie grâce à tous ces dispositifs, ces assemblages et à leurs interactions, au cœur de sa métaphotographie.

Les topiaires sont issues des photographies titrées « Atomique », présentées lors de l'exposition « Cabotages » au F.R.A.C. Basse-Normandie, tout comme « plantes », des plantes en pot de l'hôtel où séjourne le photographe à Bamako en 2009. Procédant toujours par regard décalé, Philippe Durand, en rapporte une galerie de portraits. Comme à son habitude, il ouvre un espace sur des détails inconnus parce qu'ignorés, à force d'être présents dans le décor. Les plantes en pot sont doublement emblématiques. Ce sont des plantes dites d'appartement pour intérieurs occidentaux qui poussent naturellement à l'extérieur dans leur pays d'origine. Le Ficus Elastica ou Caoutchouc, par exemple, vient d'Asie et des régions subtropicales d'Afrique et du Pacifique, le Sensevieria des régions tropicales d'Afrique. Ici elles sont là, fatiguées, elles meublent les coins et les recoins des couloirs de l'hôtel, accompagnant un fauteuil et cachant un coin. Sous l'œil de Philippe Durand, elles deviennent tout d'un coup incroyables, tels des voisins silencieux que l'on croise au passage et qui surprennent par leur présence soudaine, au détour d'un chemin domestique, entre la chambre, la salle à manger et la porte d'entrée, dessinant ainsi le parcours fragmenté d'une histoire simple, intime et paradoxalement partagée. Cette impression opère également avec les topiaires, végétaux contrariés, taillés, coupés, plus ou moins entretenus, se tenant ici, à la lisière d'un espace nocturne qui ouvre sur l'inconnu d'une pelouse, un nocturne peuplé de phares et de lampadaires. La photographie devient un outil pour toutes les projections possibles, ouvertes à toutes les interprétations où chaque indice vient s'assembler à un autre.

Quels territoires urbains pour quelles destinations ?

Chicago, un gros morceau d'architecture et d'histoire, les deux à la fois puisque l'un conditionne l'autre et inversement. Les interstices et les déambulations se trouvent loin de l'hyper centre, là où tout est optimisé pour écraser le sentiment de déplacement. Le Chicago de Durand est celui de l'espace public en déserrance, là où l'histoire a laissé des traces, des cicatrices encore visibles ; une peau vivante du sensible. L'espace public est ici celui dont on ne se soucie plus, qui n'est plus entretenu, signe d'une déchéance et d'un dévers, d'un détournement ou d'un changement. La fortune et l'infortune d'une certaine industrie que l'on cherche et trouve. Que s'est-il passé ici ? De la rouille et des fleurs, « Rust and Flowers », un nom générique à cette situation, des situations à cet état des choses qui se donnent à voir telles quelles. Un constat qui s'ancre dans le bitume, se laisse éblouir par les couleurs des fleurs dans l'air vif et ensoleillé, enivré des vibrations des liserons volubiles, chardons et ronces acérés, envahi ça et là par une fougeraie. Parfois, la seule présence d'un plantain fait tout basculer vers le mince ourlet vert du trottoir. Le plus souvent, c'est tout un ensemble de graminées appelées communément herbes, identifiées dans une famille « cosmopolite » et « sociable » qui vient contaminer la brique, la pierre, le béton et le métal, à la recherche d'associations, d'équations et de télescopages. Le regard de Philippe Durand procède par le biais d'une méthode poétique qui vise à ne pas se laisser emprisonner par les mots, ne pas simplifier, ne pas imposer une autorité quelque soit, ne pas être au- dessus des choses. Cette suite de négations agit comme des gardes fous pour le photographe dont la machine peut s'emballer jusqu'à prendre la vitesse et le rythme saccadé de l'information et des flux dont il peut servir d'instrument et qu'il peut très facilement alimenter. Ici un mouvement inverse se produit. Il s'agit bien de mouvement pourtant et non d'un arrêt brutal, d'un refus ou d'un refuge. Tout est examiné avec la minutie et la précision d'un horloger quelque peu entomologiste dont le sujet d'observation appartient au monde du vivant, minéral et végétal. Alors le regard s'abaisse, l'horizon n'est plus là, qui théorise trop les choses. Chaque élément est pris comme un bloc, un bloc sculptural maintenu à une distance qui permet l'observation sans la simplification tout en maintenant le sensible, en lui donnant prise, laissant toute la beauté du chaos exploser.

Lise Guéhenneux


ACTUALITÉS DE L'ARTISTE

- "Philippe Durand: Rust dand Flowers", Hyde Park Art Center, Chicago, jusqu'au 20 mars 2011.
Accompagné de la publication d'un portfolio éponyme, aux éditions Hyde Park Art Center, avec le soutien de l'Ambasse de France aux Etats-Unis et de la Galerie Laurent Godin
http://www.hydeparkart.org/

- "Si loin, si proche", oeuvres de la collection du FRAC Bretagne, L'Imagerie, Lanion. Du 15 janvier au 19 mars 2011.
http://www.fracbretagne.fr/

- "Open Frame", exposition collective Centre Régional d'Art Contemporain, Sète. Du 25 février au 12 juin 2011. Commissaires : Joerg Bader, Noëlle Tissier
http://crac.lr.free.fr

- L'œuvre de Philippe Durand vient d'intégrer les collections du Musée National d'Art Moderne - Centre Georges Pompidou, à travers un ensemble représentatif de photographies et de films, retraçant 20 années de travail.


Philippe Durand, Rust and Flowers (Flower #6), 2010. Encre pigmentaire

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "The title as the curator's art piece"
Location:
Galerie Christophe Gaillard
5, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 49 16
Mobile : +33 (0)6 65 15 75 30
Mail : contact@galerie-gaillard.com
Internet Site : www.galerie-gaillard.com
Description:
Une proposition d'Isabelle Le Minh à l'invitation de Christophe Gaillard
Avec Isabelle Le Minh, Jill Miller, Miguel-Angel Molina, Claude Rutault, Karin Sander, Yann Sérandour

Vernissage samedi 29 janvier 2011 de 18h à 21h

Si la fonction d'un titre est de condenser à lui seul le contenu d'une exposition ou d'en résumer l'esprit, The title as the curator's art piece a de quoi donner du fil à retordre. Cet énoncé - qui résonne comme un statement conceptuel pur jus - est une oeuvre de Stefan Brüggemann, artiste mexicain basé à Londres, qui élabore depuis quelques années une liste de titres d'expositions (Show Titles) qu'il met à la libre disposition de tous. A l'examiner de plus près, ce titre qui se contredit pourrait servir d'amorce à bien des syllogismes ; il nous semble pourtant plus pertinent de le considérer sous son aspect "fonctionnel", non en tant qu'énoncé mais pour sa valeur d'oeuvre. De fait, les Show Titles sont des pièces latentes, au sens où elles n'existent en tant que titre que si l'on s'en sert ; dés lors qu'elles sont "activées" par un tiers, elles n'appartiennent plus tout à fait entièrement à l'artiste et deviennent en quelque sorte collaboratives. C'est précisément en raison de leur nature complexe ou de leur statut fluctuant que les oeuvres de cette exposition ont été réunies: la manière dont elles se définissent par rapport à un usage ou un environnement, leur positionnement/déplacement vis à vis d'un contexte qui est celui de l'histoire de l'art ou de la tradition picturale, ou encore la façon dont elles échappent parfois à leur créateur...en quelque sorte, leur dimension "existentielle".

Ainsi, les définitions/ méthodes de Claude Rutault - toiles peintes de la même couleur que le mur sur lequel elles sont accrochées - intègrent par essence la possibilité d'exister dans une infinité de réalisations, indépendamment de la volonté de l'artiste, mais dans la limite d'un énoncé qui leur est immanent.
De même, les Mailed Paintings de Karin Sander - toiles vierges envoyées à des galeries - résultent d'un processus qui échappe totalement à l'artiste, à la différence près que leur forme finale est totalement imprévisible et réserve parfois d'heureuses surprises. Qui aurait soupçonné la poste capable de produire des ready-mades qui ressemblent à des Piet Mondrian ou des Lucio Fontana ? Si la toile en tant que support joue un rôle central dans les oeuvres de Claude Rutault et August Sander, il en est tout autrement dans le travail de Miguel-Angel Molina. Ce dernier aborde la peinture pour ce qu'elle est, à savoir un matériau avec des qualités spécifiques, et crée des pièces comme les Peintures en forme de flaque de peinture qui se distinguent par leur caractère à la fois primitif et sophistiqué; ce faisant, et de manière paradoxale, il tend à faire glisser la peinture - en tant que genre - du côté de la sculpture.

Plus distanciée, l'approche d'Isabelle Le Minh est d'ordre méta-artistique. En inventoriant et classant des milliers d'œuvres d'artistes qu'elle définit en quelques mots, elle montre que toute tentative de verbalisation aboutit fatalement à des approximations. Orchestré dans une installation ludique (Listing/détail), son travail souligne l'absurdité de toute entreprise qui viserait à réduire une œuvre à une simple définition.
Quant aux pièces de Yann Sérandour (Titled (Art as Idea as Idea) [Kosuth]) et Jill Miller (I am Making Art Too), elles réactualisent l'une et l'autre les propositions de deux pères de l'art conceptuel, respectivement Joseph Kosuth et John Baldessari. Bien que d'apparence tautologique, ces pièces fonctionnent selon le principe du feedback, un "retour à l'envoyeur" qui, en modifiant et déplaçant l'oeuvre originale dans un autre contexte, provoque un accroissement de sens. Certes, en "remixant" et en se glissant dans la vidéo de John Baldessari (I am Making Art), Jill Miller fait de ce "père" son pair et fait de l'art aussi... tout comme les autres artistes de l'exposition, et même le curateur, s'il faut en croire le Show Title #347 de Stefan Brüggemann : The title as the curator's art piece.

OEuvres présentées :
Isabelle Le Minh | Listing/détail : installation vidéo, 4 boucles d'environ 75 mn, 2009
Jill Miller | I am Making Art Too : vidéo en boucle, 3 mn, 2003
Miguel-Angel Molina | Peinture en forme de flaque de peinture : Acrylique, 2011
Claude Rutault | Interchangeable généralisé, définition/méthode n° 49 : toile à peindre de la même couleur que le mur sur
lequel elle doit être accrochée
Karin Sander | Mailed painting : toile, 50 x 60 cm, 2007 - 2009
Yann Sérandour | (Titled (Art as Idea as Idea) [Kosuth]) : tirage lambda contrecollé sur aluminium, 115 x 115 cm, 2005

Vernissage de l'exposition collective "The title as the curator's art piece"

[18:30-21:00] Vernissage de YAZE
Location:
Galerie L.J.
Lemarié-Jeudy
12, rue Commines
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 78 38 44 47
Mail : info@galerielj.com
Internet Site : www.galerielj.com
Description:
oeuvres sur papier

oeuvres des collections de la Galerie L.J. Paris & Louise Alexander Gallery Porto Cervo

29 JANVIER - 1er MARS
vernissage le samedi 29 janvier, 18h30-21h






[20:00-23:00] Dîner de Gala du 90ème Prix d'Amérique Marionnaud 2011
Location:
Le Centquatre-Paris
104, rue d'Aubervilliers
5, rue Curial
75019 Paris
M° Stalingrad, Crimée, Riquet
France
Phone : +33 (0)1 40 05 51 71
Fax : +33 (0)1 40 05 54 45
Mail : contact@104.fr
Internet Site : www.104.fr
Description:
En présence de Laurence Ferrari, Stéphanie Fugain, Jean-Marie Bigard, Corinne Touzet, Titoff, Taïg Khris, Gérard Leclerc, Dominique de Bellaigue, Miek Vercouteren, Mario Lurashi, Olivier Galzi

16:00
17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
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