Thursday, May 10, 2012
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May 2012
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  TIM BURTON, L'EXPOSITION
Location:
La Cinémathèque Française
Musée du Cinéma
51, rue de Bercy
75012 Paris
M° Bercy
France
Phone : +33 (0)1 71 19 33 33
Mail : contact@cinematheque.fr
Internet Site : www.cinemathequefrancaise.com
Description:
Prenant son inspiration dans la culture populaire américaine, Tim Burton, a bousculé les genres hollywoodiens (comédie musicale, animation, science-fiction) et donné un nouveau souffle au cinéma contemporain. Il a créé une œuvre où prime une vision personnelle et souvent ludique, au sein d'une forme plastique extrêmement innovante, ce qui lui fit remporter un immense succès critique et public dès son premier long métrage en 1985 (Pee Wee's Big Adventure). Aujourd‘hui Burton est un des rares cinéastes dont le travail a largement influencé, non seulement une génération de jeunes cinéastes, mais aussi de jeunes artistes et graphistes.

Cette exposition explore toute l'étendue de son œuvre. Elle permet de découvrir l‘originalité de ses premiers travaux artistiques, réalisés à l'époque où il est adolescent dans la banlieue de Los Angeles, puis étudiant dans la prestigieuse école de CalArts, créée par Walt Disney. L'exposition révèle également l'envers du décor de ses derniers films, jusqu'aux plus récents. Elle rassemble ainsi dessins, peintures, photographies, story-boards, maquettes, figurines et costumes originaux.

Cette exposition a été conçue, produite et présentée en 2010 par le MoMA (Museum of Modern Art, New York). Elle a ensuite été présentée à l'ACMI (Melbourne, 24 juin - 10 oct. 2010), au Bell Light Box (Toronto, 26 nov. 2010 - 17 avril 2011) et au LACMA (Los Angeles, 29 mai - 31 octobre 2011).

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17:00 [17:30-20:00] Exposition de Fermin Aguayo - L'incantation au visible
Location:
Galerie Jeanne Bucher
53, rue de Seine
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 44 41 69 65
Fax : +33 (0)1 44 41 69 68
Mail : jeannebucher@wanadoo.fr
Internet Site : www.jeanne-bucher.com
Description:
Exposition du 11 mai au 13 juillet 2012

Ouverture espace rive gauche 53 rue de Seine 75006 Paris de 12h à 17h
suivie du vernissage de l'exposition au 5 & 7 rue de Saintonge 75003 Paris

Exposition du 11 mai au 13 juillet 2012
dans les deux espaces de la galerie rive gauche et droite

Du 11 mai au 13 juillet 2012, la galerie est heureuse de proposer une exposition rétrospective de l'artiste espagnol Fermin AGUAYO intitulée L'incantation au visible qui se déroulera conjointement dans les deux espaces de la galerie rue de Seine et rue de Saintonge dans le Marais.
Cette exposition se propose de retracer l'itinéraire d'un immense peintre, mort prématurément, en 1977, à l'âge de 51 ans, que la galerie n'a eu cesse de promouvoir depuis les années 50. Faisant suite à la rétrospective qui lui a été consacrée au Centro de Arte Reina Sofia à Madrid il y a quelques années, cette exposition est la première en France à rassembler un nombre aussi important de peintures de l'artiste dont certaines seront présentées pour la première fois au public. Les oeuvres exposées dans l'espace historique de la rue de Seine permettront d'aborder les différentes phases de la recherche picturale de l'artiste ; cette recherche est développée en profondeur dans l'exposition qui se poursuit rue de Saintonge, à travers les différentes thématiques de l'oeuvre du peintre, avec un choix de peintures incontournables et quelques rares oeuvres sur papier - depuis les premières oeuvres peintes, au milieu des années 40, jusqu'aux dernières toiles peintes par Aguayo en 1975, deux années avant sa disparition.

Né en 1926 à Sotillo de la Ribera en Vieille Castille, l'enfance de Fermin Aguayo est marquée par le dur apprentissage des horreurs de la guerre civile espagnole - son père et ses deux frères sont assassinés par les franquistes - et sa mère, après s'être enfuie avec lui dans un total dénuement, meurt d'épuisement quelques années plus tard. Grand peintre solitaire, secret et silencieux, autodidacte et à contre-courant, Fermin Aguayo se signale à la fin des années 40 par la création du Grupo Portico de Saragosse. Pionnier d'une abstraction alors peu pratiquée en Espagne, le jeune artiste transpose dans sa peinture, de manière métaphorique et contenue, toute la violence de situations dramatiques vécues dans un climat de guerre civile espagnole.
Résolument exigeant et sans complaisance, il fouille les formes structurelles de la peinture de ses aînés - que ce soit dans ses aspects géométriques, abstraits ou figuratifs - ou encore dans ses recherches plus techniques liées à la ligne, aux courbes ou à la couleur afin de faire corps avec la peinture, de parvenir à en être possédé pour qu'à travers la peinture, l'esprit commence à se révéler dans une présence unique et universelle.

Son départ pour Paris en 1952, voit l'arrivée de peintures composées en plaques plus ou moins épaisses réalisées au couteau, qui dans leur densité, sont les paysages évocateurs de toute l'atmosphère du sol de sa Vieille Castille natale: les croisements judicieux de tons chauds et froids, de variations colorées d'ocres, de sienne et de terres d'ombres savamment orchestrées, nous font pénétrer dans toute la chair de son sol natal comme s'il s'agissait pour l'artiste d'une seconde naissance. Petit à petit, ses sols charnus glissent vers une absence d'épaisseur, et sa peinture revêt une fluidité nouvelle, voire une transparence comme si Aguayo cherchait à déposer un voile sur ces paysages à présent en retrait, placés en lévitation tels des mutations de paysage de nature à paysage intérieur.

Cette mise à distance et en recul par rapport au sujet (en l'occurrence sa terre natale) – une attitude picturale et morale qu'il adopte tout au long de son oeuvre - lui permet de dominer ce qui le possède et l'anime, et d'être si justement décrit par Jean Planque comme un peintre « habité », tant l'intériorité de ses peintures est palpable. Elle lui permet également, grâce à un travail acharné, un retour vers la figuration en inaugurant un nouveau regard sur le réel par une peinture qui se cherche, se dénoue et s'élargit afin de trouver son expression propre, celle qu'il a dans les tréfonds de lui-même et qu'il peindra comme nul autre.
Loin des modèles contemporains offerts par Picasso, Balthus ou Hélion, il l'est plus encore des approches du réel offertes par le Pop Art ou les Nouveaux Réalistes qui lui sont radicalement opposées. Il se pose non pas comme un peintre figuratif et descriptif mais comme un peintre du percevoir et de la présence qui pousse la conscience à son apogée au point d'en convoquer le visible. Faute d'inspirations contemporaines, Aguayo se tourne, dans les années 60, vers ses maîtres vénérés dont il ressent toute la présence de peintre en peinture: Vélazquez en premier lieu, puis Rembrandt, Le Titien, Le Tintoret, Ribera, Goya, Manet et Van Gogh auxquels il s'apparente d'emblée dans son passage de peintre abstrait ayant largement pratiqué les usages de la peinture non-figurative à celui de peintre de la réalité dans le sens d'une présence ressentie en profondeur, d'une transformation de la matière en quelque chose de vivant comme le dira Aguayo lui-même, d'une genèse de la matière.
Avec un sens aigu de l'espace, de la couleur et de la lumière, Fermin Aguayo fait vibrer le plein et vide de ses toiles par une présence mystifiée et universelle : dans ses aplats de tierras rosas qui rappelle ses racines ontologiques, dans ses quartiers de boeuf accrochés à l'étal dans toute l'apesanteur de leur chair, dans ses pigeons battant de l'aile révélant un espace en vibration, dans ses danseuses verticalement suspendues par un espace entre terre et ciel tout comme ses peupliers illuminés ; dans ses baigneuses qui flottent à la fois dans un espace aquatique et céleste ou ses nus, à l'image de son épouse Marguerite, qui se transforment en paysages infinis ; sans oublier ses innombrables portraits de peintre, esquissés à grands traits, qui baignent dans une unité générale comme pour mieux en révéler la densité et la quintessence ; ses multiples nocturnes qui appellent un espace sans pesanteur, ses passants et passeurs qui nous guident dans un espace où la lumière est maître ou ses mains tenant le pinceau comme si l'ange en guidait la composition.
roir. La référence à Vélazquez l'est d'ailleurs assurément, par son sens de la magie de l'espace, par les raffinements et enchantements du coloriste qu'il fut et par l'énergie qu'il déploie dans son sens de la spatialité à convoquer le réel, à informer l'espace d'une présence et à la faire tenir en suspens par une énergie irradiante. Parmi ses oeuvres, quelques rares autoportraits dans la densité d'une pénombre qui ne manquent ni de dignité, ni de saveur comme si l'artiste, après avoir fouillé dans ses tréfonds intérieurs et s'être dépouillé de toute appartenance,
pouvait se projeter à l'extérieur, s'accorder
une présence authentique, surnaturelle
et universelle dans l'apesanteur, l'expansion
et l'intemporalité d'un espace.
Car ces toiles ne racontent rien ; elles exposent
et révèlent les états de conscience
picturaux d'une vérité de l'instant :
leur art est au service d'une connaissance plus approfondie de la vie, et leur dimension une espèce d'entrée de plain-pied dans la réalité profondément ressentie en présence.
Faire corps avec son sujet, transfigurer la nature animée de ces êtres (au sens profond du terme), fouiller la nature humaine comme pour mieux en extraire la connaissance, Aguayo saura le mettre en oeuvre en utilisant le miroir, non comme une réflexion de sa propre image, mais comme l'outil lui permettant une distance capable de révéler dans toute sa densité le souffle de l'esprit et fixer l'énergie d'une conscience. Ainsi l'homme recherché par le peintre appartient à la foule, il est debout, en pleine conscience de sa réalité d'homme, à l'opposé de toute figure morbide ou d'image virtuelle.
Profondément peintre, Aguayo privilégie l'huile à l'acrylique, trouvant celle-ci plus vivante Les personnages entrent et sortent de l'espace de ces toiles dans une sorte de silence et secret, dans la profondeur des imperceptibles vibrations de lumière qui les placent dans la filiation de l'espace magique des Ménines de Vélazquez, de l'autre côté du mi
puisqu'elle sèche lentement et peut donc être souvent reprise. La technique de l'huile, austère, réclame un engagement total de la part de l'artiste, capable après des mois de travail, de gratter ses compositions jusqu'à l'épiderme pour les refaire par coeur, en un jet comme pour mieux en faire vibrer toute la recherche de transparence. « A force d'avoir fait, défait et recommencé, il arrive un moment où le tableau se fait presque tout seul. Une espèce de cheminement qui se réalise. Alors on travaille très vite et on sait que le tableau est là, on le sent. » nous dit Aguayo l'alchimiste.

Pas de couleurs contrastées chez Aguayo comme cela peut l'être dans la peinture de Staël mais des camaïeux de gris, de bleus et bruns intenses tout autant que les résonances d'un rouge ou d'un jaune vif dans une tonalité des plus raffinée et subtile.
Charles Estienne, grand critique et défenseur de l'art abstrait, va préciser au sujet de l'artiste:
« Aguayo, c'est le comble de l'abstraction. Et cependant, c'est la grande figuration (la noble, celle qui n'aurait même pas l'idée de décalquer ou de caricaturer le réel). »

Cette exposition se propose donc de faire redécouvrir - à travers un parcours de peintures incontournables ainsi que quelques oeuvres sur papier jamais exposées à ce jour - toute la vérité et la force d'un artiste qui a su assumer pleinement son destin de peintre, dans la noblesse, retenue et concision de style, ne cherchant ni à plaire ni à convaincre, et qui se situe tout simplement dans la recherche d'une constance de la condition humaine.
Fermin Aguayo pourra provoquer ce jugement chez Dora Vallier, formée à l'approche de la peinture par Christian Zervos : « Aguayo est à la peinture ce que Giacometti a réussi en sculpture. ».
Plus de trente ans après sa disparition prématurée en 1977, à l'âge de 51 ans, cette exposition se veut la réhabilitation d'un immense peintre qui nous prouve combien la peinture est toujours fondamentalement vivante.


[18:00-20:00] Commémoration de l'abolition de l'esclavage
Description:
Rassemblement pour la commémoration officielle
de l'abolition de l'esclavage
et du 250e anniversaire de la naissance du général Dumas

Mes chers amis,


J'ai le plaisir de vous inviter à vous rassembler place du général-Catroux (17e), Métro Malesherbes L3.

Sans esprit de parti, sans distinction de couleur, ni de sexe, pour célébrer la commémoration de l'abolition de l'esclavage, le refus de la haine et du mépris.

Pour couvrir de fleurs les chaînes brisées qui honorent la mémoire du général Dumas et, à travers lui, toutes celles et tous ceux qui ont souffert et souffrent, dans leur chair et leur esprit, de l'esclavage, de la traite, de la colonisation et de leurs séquelles qu'on désigne ordinairement sous le vocable de racisme.

Toutes celles et ceux qui ont des chaînes à briser.

Il se peut que François Hollande qui a été désigné par le suffrage universel, soit à nos côtés, devant ces chaînes dont l'une est symboliquement ouverte et dont l'autre reste à ouvrir.

C'est en effet place du général-Catroux qu'a été inauguré en 2009, grâce à une ville de Paris unanime, un mémorial significatif autour duquel nous convergeons chaque année, tous les 10 mai, de plus en plus nombreux, en dépit de l'indifférence des uns, des manœuvres de division des autres.

Le 10 mai 2012, pour la sixième année consécutive, va être célébrée la journée nationale de commémoration de l'abolition de l'esclavage, dont le principe résulte de la loi Taubira, et la date d'une décision du président de la République.

Le 10 mai 2012 revêt un aspect particulier puisque, comme le 10 mai 2007, il intervient dans une période marquée par l'élection à la magistrature suprême, qui sera presque aussitôt suivie de l'élection de l'assemblée nationale. En outre, c'est le 10 mai que le conseil constitutionnel proclamera officiellement les résultats du second tour de l'élection présidentielle.

Dans ce contexte, on peut penser que François Hollande, après le vote massif de l'Outre-mer en sa faveur, ne restera pas indifférent à cette journée de commémoration et que, au-delà des kermesses coloniales indignes auxquelles, hélas, nous sommes habitués, il adressera un signe fort à la Nation et en particulier à toutes celles et tous ceux qui se considèrent comme les descendants des esclaves et des populations décimées par la traite.

Le 10 mai 2012 correspond également à la commémoration du 250e anniversaire de la naissance, en Haïti, du général Alexandre Dumas, père de l'écrivain français le plus populaire de tous les temps et le plus lu dans le monde.


Comme je le répète depuis 10 ans, le général Dumas est né esclave en 1762. C'est l'une des figures les plus attachantes de l'histoire de France, du fait de son parcours exemplaire, de son attachement sans faille à la République et à ses valeurs, du rôle décisif qu'il a joué en tant que général en chef pendant les guerres de la Révolution.
Depuis très exactement 10 ans, en tant qu'écrivain, cinéaste et militant, je bataille pour que la mémoire de cet homme soit enfin réintégrée dans le panthéon national. Je l'ai fait à travers pas moins de quatre ouvrages, dont une biographie qui lui est entièrement consacrée.

À travers aussi un film documentaire, que j'ai réalisé en 2009 et qui a été diffusé en 2010 sur France 2 (à une heure hélas tardive) mais qui a été néanmoins vu par plus de 600 000 téléspectateurs.

À travers un monument aussi pour lequel j'ai beaucoup lutté, celui devant lequel nous nous retrouverons et dont l'existence marque déjà une belle victoire.

Pourquoi une telle persévérance ?

Parce que j'ai la certitude, confortée par l'expérience de ces dix dernières années, qu'une partie des Français ne se reconnaît pas dans l'imaginaire qu'impose une petite minorité de décideurs, trop souvent incultes et arrogants, de sorte que la France telle qu'elle est et qu'elle a toujours été depuis qu'elle s'est aventurée pour découvrir le monde, non sans violences faites aux autres, hélas, n'est pas du tout la France qui est présentée dans les programmes scolaires, à la télévision, dans les médias.

Un certain nombre de figures majeures, parmi lesquelles le général Dumas, ont été délibérément occultées, du fait de la couleur de leur peau et de leur origine.

Ce n'est pas seulement une injustice et le signe d'un inquiétant obscurantisme. C'est aussi un préjudice extrêmement grave qu'ont subi tous les Français.

En privant la Nation des figures héroïques et exemplaires d'hommes et de femmes qui ont marqué son histoire, certains décideurs ont pris le risque de cantonner leur compatriotes - celles et ceux qu'on stigmatise sous les vocables de «diversité» ou de «minorités visibles» - dans les rôles mineurs ou dévalorisants que la période coloniale a octroyés aux opprimés.

Une telle attitude a joué un rôle décisif dans la montée du racisme, de l'intolérance et de la xénophobie que je dénonce depuis dix ans. On a bien vu où cela pouvait conduire.

Je suis convaincu, au contraire, que la valorisation des héros et des héroïnes positifs de notre histoire qui ont eu à souffrir de l'intolérance est de nature à reconstituer un tissu social mis en lambeaux au cours des dix dernières années par la libération et la promotion systématique de la parole discriminatoire.

Les jeunes de toutes couleurs et en particulier ceux qui, du fait de l'immigration ou du Bumidom, se sont retrouvés relégués dans de véritables ghettos, ont le droit de savoir que des hommes et des femmes de toutes couleurs et de toutes origines ont, depuis toujours, significativement marqué l'histoire de France et pas seulement en tant que sportifs ou artistes, les deux seuls domaines où une tolérance relative est accordée à celles et ceux que les racistes considèrent comme «différents».

On ne se construit pas sans héros qui vous ressemblent.

On ne se grandit pas en méprisant ceux qui, en apparence, ne vous ressemblent pas.

Tout mon travail, au cours de ces dernières années, malgré les difficultés, les sarcasmes, la guerre ouverte déclarée par les défenseurs, plus ou moins masqués, du racisme qui gangrène une certaine France, heureusement très minoritaire, a été de rendre à ces personnages la place éminente qui leur revient.

J'ai la conviction profonde qu'il sera impossible de célébrer durablement l'abolition de l'esclavage sans rendre leur place à ces personnages de notre histoire : le général Dumas, le chevalier de Saint-George, ou Eugène Bullard, un héros franco-américain oublié de la Première guerre mondiale auquel je m'apprête à rendre, notamment à travers un livre actuellement sous presse et un film, un hommage appuyé.


Eugène Bullard

C'est pourquoi la commémoration du 250e anniversaire du général Dumas revêt, en ce 10 mai 2012, une importance exceptionnelle si l'on souhaite en finir enfin avec un XXe siècle qui nous poursuit encore.

Depuis 1802, le général Dumas est privé d'une récompense symbolique qui lui revenait plus qu'à tout autre : l'admission dans l'ordre national de la Légion d'honneur. Cette admission était de droit. Elle n'a pu être obtenue du fait de la législation ouvertement raciste mise en place le lendemain même de la création de cet ordre.

Depuis dix ans, j'ai demandé en vain aux présidents de la République successifs que cette injustice insupportable soit réparée. Cette requête a été relayée par une association que je préside, par plus de six mille personnes qui ont signé une pétition, par des élus de toutes tendances puisqu'on y trouve non seulement le maire de Villers-Cotterêts, où a vécu et où est mort le général Dumas, mais aussi le sénateur-maire de Laon qui, voici quelques jours, a officiellement interpellé dans le même sens le ministre de la Défense.

Il est triste de constater que le ministre de la Culture, Frédéric Mietterrand, pourtant sollicité dès 2011, n'a pas cru utile de faire figurer, sur la liste des commémorations nationales 2012, le 250e anniversaire de la naissance du général Dumas. De même que le ministre de la Culture, en 2006, n'avait pas cru utile de faire figurer au même calendrier officiel, le bicentenaire de la mort du général Dumas.

Je vois dans ce qu'il faut bien appeler un acharnement particulier contre un grand héros français, du seul fait de sa couleur et de la couleur de celui qui, deux siècles plus tard, en demande à bon droit la réhabilitation, plus qu'une faute, une erreur.

Et à titre personnel, après tant de mises en gardes adressées aux uns et aux autres, j'en ai tiré, comme tout l'Outre-mer, les conséquences.

Je tiens à ajouter, de la manière la plus claire, que, de mon point de vue, le mot de «race» n'a jamais eu sa place dans la constitution de la République française et j'espère qu'un consensus, nécessaire pour modifier ce texte, s'imposera pour faire oublier tous les sophismes odieux que j'ai pu lire à ce sujet et que la bêtise n'excuse pas.

Le 10 mai 2012, une nouvelle séquence s'ouvrira. C'est pourquoi j'ai demandé à François Hollande d'être avec nous à 18 heures précises, devant les fers brisés, place du général-Catroux, là où se rassemblent, depuis le 10 mai 2009, toutes celles et ceux qui refusent la «race» et le racisme.

En cette année où les droits des femmes ont été si odieusement bafoués, je voudrais que cette commémoration soit aussi l'occasion de rendre hommage aux épouses, aux mères, aux compagnes, à celles qui, méprisant le racisme, prouvent depuis des siècles que l'amour se moque bien de la couleur, de l'origine, de la religion.

Ayons une pensée pour la femme du général Dumas, une blonde aux yeux bleus de l'Aisne qui, trente deux ans encore après la mort de celui qu'elle aimait, se battait avec honneur, non seulement pour ce fils, l'écrivain Alexandre Dumas, que le monde entier admire encore, mais pour que la France rende hommage à celui qu'elle aimait.

C'est avec beaucoup de fierté que j'ai repris son combat posthume.

Le fils repose depuis 10 ans au Panthéon. La mère est restée auprès du général, au cimetière de Villers-Cotterêts.

Ayons une pensée émue pour elle en ce 10 mai 2012, et à travers elle pour toutes celles, pour tous ceux qui, malgré une couleur de peau apparentée à celle du plus grand nombre, partagent le mépris que les préjugés imposent à leur compagne, à leur compagnon, à leurs enfants.


Comme chaque année, le 10 mai 2012, un hommage officiel sera rendu sous l'égide de la mairie de Paris, avec la collaboration d'associations, dont celle des amis du général Dumas.

Cette fois, ce sont les sapeurs-pompiers de Paris, à travers une formation de cinquante musiciens et un piquet d'honneur, qui feront retentir l'hymne national entonné par la soprano guadeloupéenne Leïla Brédent. Une centaine d'enfants des écoles chanteront à la mémoire des martyrs, relayés ensuite par les tambours et les Ka du groupe Miyo.

[18:00-21:30] Ouverture de la nouvelle boutique FIFI CHACHNIL
Description:
En présence de Lola Dewaere, Ellen Von Unwerth, Rona Hartner, Inès de la Fressange, Dani

34 rue de Grenelle, 75007.

[18:00-21:00] Vernissage de l'Exposition F&G
Description:
Nous vous invitons à venir découvrir en exclusivité les nouvelles oeuvres signées F&G !

Pour celles et ceux qui n'ont pas eu l'occasion de l'annoncer, et qui peuvent encore en faire l'écho dans leurs colonnes, vous trouverez ci-jointe l'invitation ainsi qu'une présentation F&G.




F&G en quelques mots...


F&G c'est la rencontre de deux artistes et une complicité qui dure depuis 25 ans... Un duo audacieux qui fait de l'ART son exutoire !

Emprunt d'une forte culture graphique, et doté d'un sens du perfectionnisme à la limite du compulsif, F&G composent leurs œuvres d'illustrations symboliques de la genèse d'un consumérisme omniprésent et envahissant.
Au travers de leurs créations, F&G distillent un ADN artistique unique transcendé par la fusion des genres et le traitement des matières.


Galerie Caroline Bober
32 rue Jean Mermoz
75008 paris

[18:00-22:00] Vernissage de l'exposition JACQUES SAINT-HILAIRE
Location:
Galerie Couteron
16, rue Guénégaud
75006 Paris
M° Odéon, Mabillon, Pont Neuf, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 43 25 62 49
Mobile : +33 (0)6 61 86 61 14
Mail : galerie.couteron@orange.fr
Internet Site : www.galerie-couteron.fr
Description:
JACQUES SAINT-HILAIRE "Formes et lumière" Après avoir mené depuis 1953 une intense carrière d'architecte, Jacques Saint Hilaire décide en 1980 de consacrer tout son temps à la peinture. Depuis son adolescence, durant ses études et au long de son activité professionnelle, il a toujours su garder des moments pour se livrer à cette passion. Jusqu'en 1980, très sollicité par son métier, ses toiles d'atelier développent des formes aiguës qu'il atténuera par la suite. Ses paysages, eux, peints sur le motif révèlent déjà son attention particulière à la lumière. Au long des années 80-90, outre de nombreuses études, il brosse à l'acrylique un ensemble de panneaux évoquant la condition humaine. A l'huile sur toile, il peint la femme sur les rivages marins dans sa plénitude charnelle, mais aussi des scènes de pure imagination et de nombreux paysages à la campagne ou sur la côte d'Albâtre. Il s'attache également à saisir du regard les formes rondes offertes par la nature, s'en imprégne, puis les oublie pour composer des toiles où « éclosent » sur fonds modulés, baignant dans la lumière, de simples nodules, puis des formes colorées parfaitement rondes. Entre 2005 et 2008, le peintre, en un retour plus près du réel, brosse les séries de toiles : « Voiles et voilures », « Pulsions créatives » et « Géométrie et rupture » , toutes peintes à l'huile et non montrées à ce jour. En 1996 et 1997 en deux expositions personnelles à Paris et à Deauville Jacques Saint Hilaire présente ses paysages de mer et jusqu'en 2005, chaque année, il participe à des expositions collectives. Puis en 2000, il publie son livre « Parcours » comportant, suivies de poèmes les justifiant, 150 reproductions de peintures faisant état de son travail depuis 1953. Sur les toiles de 2010-2011 présentées cette année par la galerie Couteron sous le titre « Formes et Lumière », Jacques Saint Hilaire inscrit la forme ronde, forme la plus pure à ses yeux, abstraite d'aucune autre forme, libérant le plus largement l'espace, et la met en présence d'une lumière qui, de sa double vie, à la fois l'éclaire et en émane. Il veut ainsi donner à la forme ronde une âme, la rendant « présente», « en attente », « en tendresse » ou en toute autre attitude liée à sa couleur, à son enchainement avec d'autres formes rondes, et à son personnel désir d'expression. Au long du temps, la forme ronde associée à la lumière, a répondu aux exigences du sacré. Ces dernières toiles ouvriront-elles de possibles chemins vers la plénitude, et, pourquoi pas, jusqu'à l'émerveillement ? Les peintures présentées par Jacques Saint Hilaire veulent traduire sa sensibilité à la double vie de la lumière qui éclaire les corps mais aussi en émane. Pour répondre à cette motivation le peintre compose ses toiles à partir de formes rondes d'où il tente de faire jaillir une lumière susceptible de leur donner une âme. A ses yeux, la forme ronde, abstraite d'aucune autre forme, est la plus pure des formes et celle qui libère le mieux l'espace. Au long du temps, détachée de l'art de la représentation, elle a su répondre aux exigences du sacré, permettre le transfert des lumières intérieures, ouvrir à l'émerveillement et emmener ainsi au cœur de la plénitude. Exposition du mardi 8 mai au dimanche 3 juin 2012 Rencontre avec l'artiste le mardi 22 mai de 18 heures à 22 heures Ouverture du mardi au samedi de 14 à 19 h Métro Odéon- parking Mazarine

[18:00-21:00] vernissage de l'exposition "Marilyn Monroe, seule"
Location:
Renoma Project Design
129 bis, rue de la Pompe
75116 Paris
M° Rue de la Pompe, Trocadéro, RER C Avenue Henri Martin, Victor Hugo
France
Phone : +33 (0)1 44 05 38 25
Mail : renoma@renoma-paris.com
Internet Site : www.renoma-paris.com
Description:
Renoma et Komplex Store vous invitent au vernissage de l'exposition "Marilyn Monroe, seule" le 10 mai prochain de 18h à 21h dans leurs boutiques.

A l'occasion de l'anniversaire de la célèbre icône Marilyn Monroe, et de la sortie du livre de Bernard of Hollywood, Stéfanie et Maurice Renoma présentent une exposition unique dans leurs boutiques parisiennes du 11 mai au 25 juillet 2012.

A travers une sélection de photos inédites, une scénographie originale et une collection de vêtements, deux visions de la vie intime de Marilyn Monroe s'opposent et se complètent en jouant sur la dualité masculin/féminin.

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "les partitions visuelles"
Location:
Galerie de Roussan
10, rue Jouye-Rouve
75020 Paris
M° Pyrénées, Belleville
France
Phone : +33 (0)9 81 28 90 5
Mail : contact@galeriederoussan.com
Internet Site : www.galeriederoussan.com
Description:
Commissaires d'exposition: Gilles Beaujard et Cyril Thomas Group show : Pierre Andreotti, Michel Bayetto, Sylvie Blocher, Béatrice Cussol, Nicolas Dervillers, Clarisse Hahn, Christophe Huysman, Romain Pellas et Agnès Thurnauer. Partant d'une série d'interrogations la Galerie de Roussan et la revue Monstre ont décidé de s'associer pour proposer une exposition originale. Cherchant à uniformiser le protocole de «monstration», chaque artiste présente une digigraphie, un portfolio, une clef USB.

[18:30-22:00] Vernissage de l'exposition Emmanuel Fey "Freak Show"
Location:
Point Rouge Gallery
4, rue du Dahomey
75011 Paris
M° Faidherbe - Chaligny
France
Phone : +33 (0)1 43 67 62 81
Mail : contact@pointrouge-gallery.com
Internet Site : www.pointrouge-gallery.com
Description:
Exposition du 10 mai au 9 juin 2012



[19:00-22:00] Cocktail d'inauguration du Royal Beaubourg
Description:
L'agence Léa & Irina et l'équipe du Royal Beaubourg vous invitent au cocktail d'inauguration du Royal Beaubourg, le nouveau restaurant du haut Marais décoré par Laura Gonzalez

Royal Beaubourg
105 rue de Beaubourg
Paris 3
M° Arts & Métiers

[19:00-22:00] Lancement des lunettes Michel Klein
Description:
En présence de Julie Depardieu, Marie-Amélie Seigner, Mathilda May, Cécile Togni,

Boutique Michel Klein
rue Jacob
Paris

[19:00-22:00] Ouverture de la boutique Levi's Champs Elysées
Description:
Mix by Pedro Winter

[19:00] Soirée Porsche
Location:
Polo de Paris
Route des Moulins
Bois de Boulogne
75016 Paris
France
Phone : +33 (0)1 44 14 10 00
Fax : +33 (0)1 44 14 10 01
Internet Site : polo.polodeparis.com
Description:
Soirée Porsche

[19:00-22:00] Soirée de lancement de la nouvelle Collection Milady Romance
Description:
Les éditions Milady sont heureuses de vous convier au lancement de la collection Milady Romance pour une « Garden Party » privée, dans les locaux Bragelonne, 60 Rue Hauteville à Paris Xe

Stéphane Marsan, directeur de la publication du groupe et Isabelle Varange, éditrice de la collection vous présenteront l'offre de Milady Romance avec trois sous-collections, Milady Pemberley, Milady Central Park, Milady Vendôme

[19:00] Vernissage "La Ville métal-morphosée"
Location:
Galerie A l'Ecu de France
76, avenue du Général Leclerc
BP 16
78221 Viroflay
M° RER C Viroflay Rive Gauche, Gare SNCF Viroflay Rive Droite
France
Phone : +33 (0)1 39 07 11 80
Fax : +33 (0)1 39 07 11 81
Mail : dac@ville-viroflay.fr
Internet Site : www.ville-viroflay.fr
Description:
6 mai – 17 juin 2012
Ouvert tous les jours de 14h00 à 19h00
Vernissage le jeudi 10 mai à 19h

>> invitation

[19:00-23:00] Vernissage de l'exposition Franck Duval
Location:
Le Bon Marché Rive Gauche
24-38, rue de Sèvres
75007 Paris
M° Sèvres - Babylone
France
Phone : +33 (0)1 44 39 80 00
Fax : +33 (0)1 44 39 81 19
Mail : presse@lebonmarche.fr
Internet Site : www.lebonmarche.fr
Description:
Toiles de couture

Cocktail dinatoire par les chefs du Primo Piano




[20:00-23:00] Inauguration de la statue de cire de Lambert Wilson
Location:
Musée Grévin
10, boulevard Montmartre
75009 Paris
M° Grands Boulevards
France
Phone : +33 (0)1 47 70 85 05
Mail : contact@grevin.com
Internet Site : www.grevin.com
Description:
Inauguration de la statue de cire de Lambert Wilson

[20:00] Soirée "Construction"
Location:
Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 54 01
Fax : +33 (0)1 47 20 15 31
Mail : info@palaisdetokyo.com
Internet Site : www.palaisdetokyo.com
Description:
Soirée "Construction"






[22:30-23:50] After Fifi Chachnil
Location:
Chez Castel
15, rue Princesse
75006 Paris
M° Mabillon, Saint-Germain-des-Prés, Saint-Sulpice
France
Phone : +33 (0)1 40 51 52 80
Description:
En présence de Julie Depardieu, Vincent Darré, Dani, Ellen Von Unwerth, Marie-Amélie Seigner

18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
23:00
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