Tuesday, June 5, 2012
Public Access


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Category: All

05
June 2012
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  Salon International du bar et des barmen
Location:
Halle Freyssinet
55, boulevard Vincent Auriol
75013 Paris
M° Chevaleret
France
Phone : 08 11 11 55 55
Internet Site : www.halle-freyssinet.com
Description:
du 4 au 6 juin 2012

http://www.salondubaretdesbarmen.com

TIM BURTON, L'EXPOSITION
Location:
La Cinémathèque Française
Musée du Cinéma
51, rue de Bercy
75012 Paris
M° Bercy
France
Phone : +33 (0)1 71 19 33 33
Mail : contact@cinematheque.fr
Internet Site : www.cinemathequefrancaise.com
Description:
Prenant son inspiration dans la culture populaire américaine, Tim Burton, a bousculé les genres hollywoodiens (comédie musicale, animation, science-fiction) et donné un nouveau souffle au cinéma contemporain. Il a créé une œuvre où prime une vision personnelle et souvent ludique, au sein d'une forme plastique extrêmement innovante, ce qui lui fit remporter un immense succès critique et public dès son premier long métrage en 1985 (Pee Wee's Big Adventure). Aujourd‘hui Burton est un des rares cinéastes dont le travail a largement influencé, non seulement une génération de jeunes cinéastes, mais aussi de jeunes artistes et graphistes.

Cette exposition explore toute l'étendue de son œuvre. Elle permet de découvrir l‘originalité de ses premiers travaux artistiques, réalisés à l'époque où il est adolescent dans la banlieue de Los Angeles, puis étudiant dans la prestigieuse école de CalArts, créée par Walt Disney. L'exposition révèle également l'envers du décor de ses derniers films, jusqu'aux plus récents. Elle rassemble ainsi dessins, peintures, photographies, story-boards, maquettes, figurines et costumes originaux.

Cette exposition a été conçue, produite et présentée en 2010 par le MoMA (Museum of Modern Art, New York). Elle a ensuite été présentée à l'ACMI (Melbourne, 24 juin - 10 oct. 2010), au Bell Light Box (Toronto, 26 nov. 2010 - 17 avril 2011) et au LACMA (Los Angeles, 29 mai - 31 octobre 2011).

08:00  
09:00 [09:00] conférence de presse de l'Open de tennis des Jeunes du Stade Français
Location:
Stade Roland-Garros
2 bis, avenue Gordon Bennett
Porte Marcel Bernard
11, avenue de la Porte d'Auteuil
75016 Paris
M° Porte d'Auteuil, Michel-Ange - Auteuil, Michel-Ange - Molitor, Porte de Saint-Cl
France
Phone : +33 (0)1 47 43 48 00
Internet Site : www.rolandgarros.com
Description:
conférence de presse de l'Open de tennis des Jeunes du Stade Français en présence de Jean Vuillermoz, adjoint chargé du sport

Musée de la Fédération Française de Tennis

10:00  
11:00 [11:15] Remise de la grande médaille de Vermeil à Edgar Morin
Location:
Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 76 40 40
Internet Site : www.paris.fr
Description:
Remise de la grande médaille de Vermeil à Edgar Morin

[11:45] Conférence de presse de la 16ème édition de « La Parisienne »
Location:
Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 76 40 40
Internet Site : www.paris.fr
Description:
Conférence de presse de la 16ème édition de la course féminine « La Parisienne »
Personnalités présentes : Jean Vuillermoz, adjoint chargé du sport et Fatima Lalem, adjointe chargée de l'égalité femmes - hommes

12:00  
13:00  
14:00  
15:00  
16:00  
17:00 [17:30-22:30] Cérémonie de remise des 5ème Victoire de l'AMEF
Location:
ASIEM
6, rue Albert de Lapparent
75007 Paris
M° Ségur, Sèvres - Lecourbe
France
Phone : +33 (0)1 42 73 13 36
Fax : +33 (0)1 45 67 56 98
Mail : asiem@wanadoo.fr
Internet Site : www.asiem.fr
Description:
Devenu un rendez-vous annuel incontournable, la cérémonie de remise des victoires de l'AMEF, dont la BRED est membre, récompensera les gagnants du concours 2011/2012 des formations en alternance réussies et exemplaires de l'année.

C'est ainsi que vous découvrirez des parcours de réussite différents, vous serez comment certains ont pu surmonter les difficultés pour se réaliser mais également mieux comprendre la réalité des formations en alternance, sous contrat d'apprentissage et de professionnalisation. Un cocktail dinatoire clôturera cet évènement et vous permettra de rencontrer et d'échanger avec les orateurs, les participants et les lauréats.

Le programme :

17h15 Accueil des participants
17h45 Ouverture de la rencontre par Nicolas Catala
18h00 Présentation de la soirée et de son Grand Témoin
18h10 « Les entreprises et les jeunes » par Michel Meunier
18h30 Remise des Victoires de l'AMEF
20h30 Cocktail de clôture
22h00 Fin de la rencontre

[17:30-19:00] Rencontre avec Rohan Marley
Location:
Fnac Paris - Forum (Châtelet les Halles)
1-7, rue Pierre Lescot
Centre commercial Forum des Halles
Porte Lescot, niveau -1
75001 Paris
M° Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 40 41 40 00
Fax : +33 (0)1 40 41 40 81
Mail : forum@fnac.tm.fr
Internet Site : rendezvous.fnac.com/home_magasin.asp?SHP=17
Description:
Rencontre avec Rohan Marley


[18:00] 24ème Concours « Un des Meilleurs Ouvriers de France »
Location:
Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 76 40 40
Internet Site : www.paris.fr
Description:
cérémonie de remise des diplômes aux lauréats parisiens du 24ème Concours « Un des Meilleurs Ouvriers de France » en présence de Lyne Cohen-Solal, adjointe chargée du commerce, de l'artisanat, des professions indépendantes et des métiers d'art

[18:00-21:00] EXPOSITION : "AKEBONO II"
Location:
Cité Internationale des Arts
18, rue de l'Hôtel de Ville
75180 Paris Cedex 04
M° Pont Marie, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 78 71 72
Fax : +33 (0)1 42 78 40 54
Mail : citedesarts@citedesartsparis.net
Internet Site : www.citedesartsparis.net
Description:
Vernissage mardi 5 juin 2012 de 18h à 21h
Exposition du 6 au 19 juin 2012 de 14h à 19h

Exposition franco-japonaise d'estampes
Atelier OUTOTSU & ses invités

Cette exposition est organisée à l'initiative de Ritsuwo Kanno, fondateur de l'Atelier Outotsu de Nishinomiya (Japon).

Akebono II, comme Akebono I présenté à la Cité internationale des Arts en 2008, a pour objectif de promouvoir à partir de Paris, les échanges culturels à travers le monde de la gravure. Akebono II associe des artistes vivant et travaillant en France et présente quatorze artistes des soixante-quatre membres de l'Atelier Outotsu.

Le mot « Akebono », qui signifie « l'aurore » en français, reflète la vision ancestrale de la nature des japonais, tout en évoquant les notions de rêve et d'espoir. Le quartier dans lequel se situe l'atelier Outotsu s'appelle également Akebono-cho, d'où le nom du projet.


[18:00-20:00] SIGNATURE DE LA MONOGRAPHIE 'WORKS' DE MATALI CRASSET
Location:
Galerie Thaddaeus Ropac
7, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 72 99 00
Fax : +33 (0)1 42 72 61 66
Mail : galerie@ropac.net
Internet Site : www.ropac.net
Description:
Née en 1965 à Châlons-en-Champagne, matali crasset a grandi dans une ferme où, dit-elle « le travail et la vie sont intimement liés ». Formée au design industriel, elle s'est imposée dès 1991 comme une artiste dépassant les limites de l'expérimentation en matière de design, travaillant entre autres la modularité et la notion de mise en réseau.



Cette monographie comporte notamment un texte d'Emmanuelle Lallement, ethnologue, qui s'emploie à déconstruire les clichés qui entourent le travail de matali crasset. L'introduction est signée Zoe Ryan, conservatrice du design à l'Art Institute de Chicago. L'essai principal, intitulé « matali crasset beyond » est signé Alexandra Midal théoricienne du design, fondatrice du Design Project Room et responsable des masters de la Haute école d'art et de design (HEAD) à Genève. Elle développe à cette occasion une lecture féministe de matali crasset, traitant notamment la façon dont la designer bouscule les préjugés selon lesquels le design est une affaire d'hommes et la décoration une affaire de femmes. Le tout est réalisé sous la direction d'Andreas Hoyer, commissaire indépendant, co-créateur du magasin Heimat à Cologne et du magazine allemand Mode Depesche.

[18:00] Vernissage de Gerhard Richter
Location:
Centre national d'art et de culture Georges Pompidou
Musée National d'Art Moderne - Beaubourg
Place Georges Pompidou
19, rue Beaubourg
75191 Paris Cedex 04
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 78 12 33
Fax : +33 (0)1 44 78 13 03
Internet Site : www.centrepompidou.fr
Description:
6 juin - 24 septembre 2012
11h00 - 21h00

Galerie 1

13€, TR 10€ / 11€, TR 9€, selon période

Nocturnes tous les jeudis jusqu'à 23h
Fermeture des caisses à 22h

vidéo :
http://dai.ly/KlI4uv

Par Camille Morineau, conservateur au Musée National d'Art Moderne, commissaire de l'exposition

Cette rétrospective célèbre le 80e anniversaire de Gerhard Richter, aujourd'hui reconnu comme l'une des figures majeures de la peinture contemporaine. Un peintre classique dans sa pratique du métier et sa vision de la peinture, et qui ne la défend jamais mieux que dans ses oeuvres, ainsi que dans ses écrits et les rares interviews qu'il accepte de donner. « Je n'ai rien à dire et je le dis » est une phrase de John Cage que Richter a faite sienne.
S'il défend la peinture envers et contre tout – en particulier au-delà de l'image photographique – il le fait avec des médiums plus hétérogènes qu'il n'y paraît. Après les « photos-peintures », réalisées d'après des photographies au début des années 1960, Richter met en place un type d'abstraction à partir du début des années 1970 où coexistent des grilles colorées, une abstraction gestuelle, des monochromes. Dans les années 1980 il réinterprète de manière à la fois érudite et inédite les genres de l'histoire de l'art : portrait, peinture d'histoire, paysage ; tout en explorant un nouveau type de tableaux abstraits aux couleurs acides, où les formes gestuelles et géométriques s'entremêlent. Quelques grandes commandes publiques offrent également à l'artiste d'aborder le format monumental, voire architectural ; enfin depuis les années 2000, il réalise de grandes sculptures en verre qui sont des réponses au Grand Verre de Duchamp. Depuis 50 ans, Richter étonne non seulement par sa faculté à se réinventer, mais encore par sa capacité à transformer, à chacun des tournants de son travail, l'histoire de la peinture.
« Panorama », sa rétrospective au Centre Pompidou, est le titre de la troisième et dernière étape d'un projet itinérant qui a commencé à la Tate Modern de Londres et s'est poursuivi à la Neue National Galerie de Berlin. C'est aussi le titre du catalogue dont la construction, comme celle de l'exposition, résulte d'un travail collectif : les trois commissaires de Londres, Berlin, Paris, ont élaboré une liste d'oeuvres communes, puis chacun a défini en complicité avec l'artiste une adaptation spécifique, à la lumière des lieux et des publics. Des oeuvres ont été supprimées et ajoutées dans une scénographie et un accrochage différents à chacune des étapes. Chaque « Panorama » est unique.
Le Centre Pompidou présente un accrochage thématique autour d'une salle centrale évoquant la forme du panorama. Inventé à la fin du 18e siècle, le panorama devient une attraction populaire au 19e. Dans une vaste pièce plongée dans la pénombre est installée une peinture courbe : les visiteurs y accèdent par une plateforme d'où ils se sentent environnés par l'image - le plus souvent un paysage urbain ou une scène de bataille. Les extrémités hautes et basses de la peinture et les sources lumineuses occultées nourrissent l'illusion que ce paysage est vraiment « là ». Cette structure courbe, organisée autour d'un promontoire central, inspire le parti pris architectural de l'exposition du Centre Pompidou : une salle triangulaire s'ouvre sur neuf salles et autant de thèmes présentés par ordre chronologique. Géographique, ce « promontoire » est aussi historique : la présence dans la salle centrale de monochromes gris et de panneaux de verre rappelle la première exposition de Richter au Centre Pompidou, l'année de son inauguration en 1977.
Enfin, cette salle, métaphorique du « Panorama » parisien, évoque la représentation schématique de l'angle de vision de l'oeil. Les oeuvres rassemblées interrogent en effet toutes radicalement, avec constance et acuité depuis les années 1960, le processus de la vision. Le panorama apparaît aussi comme l'ancêtre du cinéma qui le détrôna au début du 20e siècle. Avant que les images ne puissent défiler sur l'écran, le regard des visiteurs file sur le tableau panoramique déployé. Avec l'évolution des appareils au 20e siècle, les photographies se mettent au format du tableau, avec des prises de vues effectuées à l'aide d'objectifs grandangulaire. L'apparition, puis la généralisation de la pellicule couleur font de la photographie et du cinéma deux médiums majeurs de la culture visuelle. La peinture ne peut les ignorer ; elle est contrainte de s'y mesurer.
Richter est l'un des artistes qui a traité avec le plus de pertinence et d'acharnement cette question posée à la peinture par la multiplication de l'image, qu'elle soit arrêtée (la photographie) ou en mouvement (le cinéma). L'artiste est d'abord fasciné par la capacité photographique de reproduire les oeuvres des maîtres anciens. Étudiant en Allemagne de l'Est, c'est ainsi qu'il les découvre, en petit format noir et blanc. Une fois « passé à l'Ouest », tandis qu'il décide de reproduire des photos en peinture, au début des années 1960, Richter ne fait qu'inverser ce processus de reproduction d'oeuvres. Il s'agit alors de photographies de magazines, de journaux, d'albums de famille, puis prises par lui. Les sujets sont pop (objets usuels, familiers) ou sociologiques (ses proches, des sites touristiques, des publicités). Au début des années 1970, Richter franchit une étape en peignant des photographies de détails de sa propre palette, puis de ses tableaux abstraits préalablement photographiés. À la fin des années 1980, il peint directement sur ses photographies : c'est la série des Photographies Repeintes. Un peu plus tard, il n'hésite pas à photographier ses oeuvres les plus emblématiques, à faire de ces reproductions des éditions. En 2002, Richter fait une oeuvre d'une photo trouvée, simplement agrandie : celle d'une ville bombardée (Bridge 14 FEB 45).
Enfin, pendant la préparation de « Panorama » s'installe un nouveau cycle d'oeuvres qui interroge différemment ce paradigme du 21e siècle, peinture contre photographie. Reconnaissant le pouvoir reproductif et « transformatif » de l'image digitale, il décompose par ordinateur un détail de l'un de ses tableaux abstraits. La série Strip en découle : des impressions numériques sur papier contrecollées sur une plaque d'aluminium et protégées par un plexiglas, dont le « Panorama » au Centre Pompidou montre l'un des premiers exemples au format spectaculaire.

Extraits d'un entretien de l'artiste avec Nicholas Serota, Directeur, Tate Modern, Londres, au printemps 2011. Traduit de l'anglais par Christian-Martin Diebold.

NICHOLAS SEROTA – En plus de cinquante ans de carrière, vous avez abordé la sculpture, le dessin, la photographie, la peinture sur photographies, mais vous êtes toujours resté fidèle à la peinture. […] Une telle fidélité est assez inhabituelle.
GERHARD RICHTER – Beaucoup de gens estiment que d'autres techniques sont plus séduisantes : mettez un écran dans un musée, et plus personne ne regarde les tableaux. Mais ma profession, c'est la peinture. C'est ce qui m'a depuis toujours le plus intéressé. J'ai maintenant atteint un certain âge et je viens d'une tradition différente. De toute façon, je ne sais rien faire d'autre. Je reste cependant persuadé que la peinture fait partie des aptitudes humaines les plus fondamentales, comme la danse ou le chant, qui ont un sens, qui demeurent en nous, comme quelque chose d'humain. […]

NS - Vous vous qualifiez parfois de peintre classique.
GR - La signification précise de ce mot m'a toujours échappé, mais même si je l'utilise improprement, le « classique » a toujours été mon idéal, aussi longtemps que je puisse m'en souvenir. Il m'en est resté quelque chose qui m'a toujours accompagné, jusqu'à aujourd'hui. J'ai rencontré des difficultés, parce que, comparé à mon idéal, je ne m'en suis jamais ne serait-ce qu'approché. Certaines de mes toiles reflètent précisément ce problème. La série Titien, par exemple : je voulais tout simplement posséder ce ravissant tableau, c'est-à-dire le peindre pour moi-même à partir d'une carte postale. Mais je n'y suis pas parvenu, c'est pourquoi nous avons aujourd'hui ces cinq tableaux qui témoignent de mon échec. […] Et s'ils sont réussis, c'est seulement parce que j'ai formulé le plus clairement possible les données du problème et que j'ai trouvé la forme qui lui était appropriée. […]

NS – […] Comment commencez-vous une peinture ?
GR – Parfois j'ai de la chance, il me vient l'idée que « ça pourrait être une peinture ».

NS – En regardant une image ?
GR – Oui. Pour ce qui est des peintures réalistes, soit je vois cette image dans la réalité et je la prends en photo, soit une photo qui se trouve déjà dans ma collection me saute aux yeux parmi toutes les autres. Mais il peut parfois s'écouler des années avant que je ne la peigne. Dans le cas des abstractions, j'ai une vague idée de peintures qui ne demandent qu'à être peintes. Voilà comment ça commence, mais le résultat est presque toujours totalement différent de ce que j'avais imaginé. […]

NS – La peinture commence donc avec ce métier très ancien qui consiste à poser de la couleur sur une toile avec un pinceau…
GR – Commencer à partir de rien, comme cela, c'est une sorte de rituel qui se déroule selon un ordre qui lui est propre, le mélange des couleurs, la recherche des teintes appropriées, l'odeur, toutes ces choses qui nourrissent l'illusion que cela aboutira à un tableau merveilleux. […]

NS – Vous abandonnez souvent vos peintures abstraites ?
GR – Oui, je les remanie bien plus souvent que les figuratives, car elles se révèlent souvent très différentes de ce que j'avais prévu.

NS – Vous commencez donc avec une idée, celle d'une sensation que vous souhaitez créer dans une peinture particulière. Comment commencez-vous vos peintures abstraites ?
GR – Le début est assez facile, puisqu'à ce stade-là, je dispose d'une assez grande liberté pour traiter les choses – les couleurs, les formes. Il en émerge une peinture qui me paraîtra plutôt bonne pendant quelque temps, si lumineuse, si colorée et nouvelle. Mais cette impression ne dure qu'un jour, tout au plus, puis la peinture me paraît progressivement médiocre, fausse. C'est alors que commence le véritable travail : remanier, supprimer, recommencer, etc., jusqu'à ce qu'elle soit terminée.

NS – Votre première décision concerne donc le choix du format du tableau ?
GR – Oui. Un format qui me paraisse conforme à la vague notion que j'ai du tableau, et qui habituellement convient à toute une série de tableaux.
[…]

NS – Vous avez dit un jour, me semble-t-il, que l'élégance, c'est pour la science et pour les mathématiques, mais pas pour l'art. Pourquoi l'élégance est-elle négative en art ?
GR – Les mathématiciens parlent de solutions élégantes. J'aime cette idée. Mais le mot est habituellement employé dans les milieux du design et de la mode, l'élégance d'un meuble ou d'un vêtement. À vrai dire, cela ne me gêne pas que l'on décrive des peintures comme « élégantes ». Après tout, les panneaux gris que j'ai réalisés ont un aspect en effet très élégant.

NS – Quel est donc le but de l'art ?
GR – Il permet de survivre dans ce monde. Un moyen parmi de nombreux autres… comme le pain, comme l'amour.

NS – Et que vous donne-t-il ?
GR – [rires] Certainement quelque chose à quoi l'on peut se raccrocher… Il a la mesure de tout ce qui est insondable, insensé, absurde, de l'incessante cruauté de notre monde. L'art nous montre comment voir ce qui est constructif et bon, et à y prendre une part active.

NS – Il structure donc le monde ?
GR – Oui, il apporte le réconfort, l'espoir, de sorte qu'y participer n'est pas vide de sens. […]

NS – Y a-t-il des sujets qu'il vous est impossible de peindre ?
GR – Je ne pense pas qu'il existe de sujet qui ne puisse être peint, mais il y en a beaucoup qu'il m'est personnellement impossible de peindre.

NS – Dans le cas de Septembre, aviez-vous songé en 2001 à la possibilité de peindre un tableau inspiré du sujet, ou l'idée est-elle venue bien plus tard ?
GR – Quatre ans plus tard, à vrai dire. Bien que les images publiées dans les journaux m'aient bien entendu profondément choqué, je ne pensais pas qu'il soit possible de peindre cet instant, et certainement pas de la façon qu'ont choisi certains, avec le point de vue insensé que cet acte atroce était une sorte de happening ahurissant, pour le célébrer comme une méga oeuvre d'art.

NS – Vous vous êtes donc efforcé de trouver un moyen de traiter le sujet sans le rendre spectaculaire ?
GR – Absolument, en me concentrant sur son incompréhensible cruauté et son caractère atrocement fascinant…

NS – Lorsque vous peignez des tableaux réalistes, vous faut-il être très précis ?
GR – Oui, dans le sens le plus large du terme.

NS – Que cherchez-vous à obtenir avec ces images réalistes ?
GR – Je m'efforce de peindre une image de ce que j'ai vu et de ce qui m'a ému, le mieux possible. C'est tout.
[…]

NS – Avec le pinceau, vous conservez la maîtrise. Le pinceau est chargé de peinture et vous posez la touche. Avec votre expérience, vous savez très exactement ce qui va se produire. Mais avec le racloir, vous perdez la maîtrise.
GR – Pas toute la maîtrise, une partie seulement. Cela dépend de l'angle, de la pression et de la peinture particulière que j'utilise.

NS – Vous aimez donc la possibilité de conserver la maîtrise, mais aussi que certaines choses ne puissent pas être contrôlées.
GR – Oui, c'est ça notre travail. Le hasard est donné, imprévisible, chaotique. C'est la base. Nous essayons alors de le maîtriser par notre intervention, en lui donnant une forme, en le mettant à notre service.

NS – Vous avez cité un jour une phrase de John Cage, en précisant que vous l'approuviez : « Je n'ai rien à dire et je le dis ». Qu'est-ce qui dans l'esprit de Cage vous est proche ?
GR – Ce genre d'état d'esprit est très proche de la réticence que j'éprouve personnellement à parler. C'est aussi, me semble-t-il, une critique très pertinente de toutes ces déclarations pompeuses qu'on entend à droite et à gauche. Mais avant tout, Cage est à mon avis un très grand musicien.
[…] Même si on croit a priori entendre un non-sens provocateur, des tintements et des grincements aléatoires. Mais alors on comprend progressivement à quel point cette musique est merveilleusement intelligente et sensible, à quel point elle est soigneusement construite. Extraordinaire !

NS – Je souhaiterais clore cet entretien en vous demandant pourquoi vous avez si souvent peint votre famille ?
GR – Parce que ce sont les personnes que je connais le mieux. [rires]

NS – Mais c'est assez inhabituel. Rares sont les peintres à avoir peint les membres de leur famille.
GR – Peut-être que je me prends tout simplement trop au sérieux. [rires] Cela s'explique très certainement par l'histoire de ma propre vie.

L'exposition Gerhard Richter. Panorama est réalisée grâce au soutien de LVMH / Moët Hennessy . Louis Vuitton

[18:30] Vernissage de Louis-Marie Catta « Traversée »
Location:
Mairie du 9ème arrondissement
6, rue Drouot
75009 Paris
M° Richelieu - Drouot
France
Phone : +33 (0)1 71 37 75 09
Internet Site : mairie9.paris.fr
Description:
Une nouvelle exposition à l'espace Neuf Cube ! Louis-Marie Catta propose une installation à découvrir du 4 juin au 31 août 2012.

« Traversée »
Vernissage : Mardi 5 juin 2012 à 18h30

Espace Neuf Cube
2e étage Bâtiment B

[18:30] vernissage de l'exposition FONDECAVE - ANIBAL
Location:
Galerie Artmonti
10-12, rue Budé
Île Saint-Louis
75004 Paris
M° Pont Marie, Cité
France
Phone : +33 (0)9 77 62 09 41
Mail : artmonti@wanadoo.fr
Internet Site : www.artmonti.com
Description:
vernissage de l'exposition FONDECAVE - ANIBAL



[19:00-20:30] Vernissage d'Hervé Petit "vu à la télé"
Location:
Le Duplex Bar
25, rue Michel Le Comte
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 72 80 86
Mail : infoduplex@duplex-bar.com
Internet Site : www.duplex-bar.com
Description:
photographies

Vernissage mardi 5 juin de 19h à 20h30

Artiste plasticien, compositions contemporaines mixtes photo, collage,
installations

Vit et travaille à Strasbourg.

La photographie est une constante dans son travail.

Déclinée en collages, impression sur tissus, photocopie, elle est
quasi systématiquement mise en scène, répétée, mouvante et se mêle à
d'autres techniques.

Une spécificité de son travail réside dans une technique de collage
sur des plaques, objets et rubans métalliques, sur lesquels les effets
de l'oxydation se mêlent au papier. les photos se délavent, les taches
de rouilles les envahissent.

Êtres et lieux sont des sujets de prédilections comme les friches
industrielles pour l'histoire qu'elles racontent et celle qui continue
de les habiter ou qu'il invente en faisant s'entrechoquer les
matières, la matière humaine n'y faisant pas exception.


Quelques expositions récentes :

MH Gallery, Bruxelles, expo d'ouverture "Nine Eleven", septembre 2011

Les Journées de l'Architecture, (expo à l'Holiday Inn), octobre 2011

Radial art contemporain, galerie, Strasbourg, octobre 2010 et été 2011

http://www.hervepetit.fr

[19:00] remise du 21ème Prix Montblanc de la Culture
Location:
Place Vendôme
Place Vendôme
75001 Paris
M° Tuileries, Madeleine, Opéra, Pyramides
France
Internet Site : www.comite-vendome.com
Description:
remise du 21ème Prix Montblanc de la Culture décerné afin d'honorer et soutenir les nouveaux mécènes des arts, en présence de Lyne Cohen-Solal, adjointe chargée du commerce, de l'artisanat, des professions indépendantes et des métiers d'art

[19:30-22:00] Avant-première du Serment de Tobrouk
Description:
En présence de Anne Sinclair, Bernard-Henri Lévy, Arielle Dombasle, Daniela Lumbroso, Eliette Abécassis, Elie Chouraqui, Roman Polanski, Jean Daniel.

au MK2 Odéon




[20:00-23:00] Avant-première parisienne de Le Grand Soir
Location:
UGC Ciné Cité Les Halles
7, place de la Rotonde
Nouveau Forum des Halles
75001 Paris
M° Les Halles
France
Phone : 08 92 70 00 00 #11
Internet Site : www.ugc.fr/complex.do?comeFrom=allMoviesLink&complexId=HORIZ
Description:
En présence de Benoît Delépine, Gustave Kervern, Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel, Brigitte Fontaine

[20:00] EXPOSITION "ON / OFF : A FLEUR DE PEAU" DE dja'louz
Location:
Le Bric à Brac Bar
108, rue Oberkampf
75011 Paris
M° Parmentier, Ménilmontant
France
Mail : contact@bricabracbar.com
Internet Site : www.le-bric-a-brac-bar.com
Description:
DU 5 AU 28 JUIN
VERNISSAGE LE MARDI 5 JUIN A 20H

De tout temps la femme a été un objet de fascination et d'inspiration pour les artistes. Des Vénus sculptées de la préhistoire aux affiches qui inondent les magazines et les espaces publicitaires qui nous entoure, le corps de la Femme est disséqué et mis à nu en permanence.
Au mois de juin 2012 se tiendra une exposition rassemblant 6 artistes, hommes et femmes, qui chacun à sa manière livrera son regard sur la gent féminine. Du grain de peau à la manière de s'habiller ou de se coiffer, ils nous racontent à
travers leurs oeuvres ce qui pour eux la définit le mieux, couchant sur le papier ou sur la toile ces petits tout qui la compose.


[20:00-23:50] Soirée pour Audemars Piguet
Location:
Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 54 01
Fax : +33 (0)1 47 20 15 31
Mail : info@palaisdetokyo.com
Internet Site : www.palaisdetokyo.com
Description:
En présence de Patrick Bruel, Lambert Wilson, Marc Lavoine, Clotilde Courau, Jasmine Audemars, Massimo Gargia, Thomas Dutronc, Laurence Ferrari, Renaud Capucin, Jean-Christophe Grangé, Benoît Magimel, Anggun, Julie Gayet, Elisa Tovati, Cécile Cassel, Virginie Ledoyen, Vanessa Seward, Bertrand Burgalat, Thomas Langmann concert privé de Will Kills

[20:10-22:30] Avant-première publique de "Arrête de pleurer Pénélope"
Location:
UGC Ciné Cité Bercy
2, cour Saint-Emilion
75012 Paris
M° Cour Saint-Emilion
France
Phone : 08 92 70 00 00 #12
Fax : +33 (0)1 53 44 79 80
Internet Site : www.ugc.fr/complex.do?comeFrom=allMoviesLink&complexId=BERCY
Description:
De Juliette Arnaud (en présence de l'équipe du film)





[21:00-23:00] SPRING SUMMER BALL by ELEVEN PARIS & UNIVERSAL MUSIC
Location:
Citadium Havre Caumartin
50-56, rue Caumartin
75009 Paris
M° Havre - Caumertin, RER A Auber, RER E Haussmann - Saint-Lazare, Saint-Lazare
France
Phone : +33 (0)1 55 31 74 00
Internet Site : www.citadium.com
Description:
Pour sa prochaine collection FALL/WINTER 2012-2013, la marque ELEVEN PARIS collabore avec UNIVERSAL MUSIC et lance une gamme de T-Shirts très Rock avec des visuels mythiques et inédits de certains chanteurs mythiques : Les Stones, Les Doors, David Bowie...

De nombreuses personnalités y sont attendues :
Solweig Rediger-Lizlow, Elie Semoun, Sofia Essaidi, Alexandra Rosenfeld, Mickael Miro, Kamel Ouali, Mikelangelo Loconte

18:00
19:00
20:00
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23:00
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