Saturday, October 27, 2012
Public Access


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Category: All

27
October 2012
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  BNP Paribas Masters
Location:
AccorHotels Arena POPB
POPB
8, boulevard de Bercy
75012 Paris
M° Bercy, Gare de Lyon
France
Phone : +33 (0)1 40 02 60 60
Internet Site : www.bercyarena.paris
Description:
BNP Paribas Masters 2012 du 27 octobre au 4 novembre 2012

08:00  
09:00  
10:00  
11:00  
12:00 [12:00-20:00] Vernissage de Kehinde Wiley
Location:
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 42 72 14 10
Fax : +33 (0)1 42 77 45 36
Mail : info@danieltemplon.com
Internet Site : www.danieltemplon.com
Description:
Du 27 octobre au 22 décembre 2012
Vernissage le samedi 27 octobre de 12h à 20h

La Galerie Daniel Templon présente la première exposition personnelle en Europe du peintre Kehinde Wiley, célébré aux Etats-Unis comme l'un des artistes les plus prometteurs de sa génération. A cette occasion, l'artiste a conçu un projet inédit qui le mène du Maroc au Cameroun en un incroyable périple à travers le continent africain.
Depuis 2006, dans le cadre de son projet The World Stage, Kehinde Wiley sillonne le monde, des favelas de Rio aux faubourgs de New Dehli, pour organiser des castings sauvages. De ses rencontres impromptues avec ces jeunes noirs ou métisses naissent des portraits saturés d'ornementations et de références à la grande peinture classique.
Pour son exposition parisienne, l'artiste est parti sur les traces des cultures africaines et de l'histoire coloniale française en Afrique (1880-1960) en explorant le Maroc, la Tunisie, le Gabon, le Congo et le Cameroun.
Kehinde Wiley se veut l'héritier de la longue lignée de portraitistes qui inclut Titien et Gainsborough en passant par Van Dyck et Ingres. Il réinterprète le vocabulaire traditionnel de la puissance et du prestige dans la mise en scène hyperbolique de ses “boys” charismatiques.


Kehinde Wiley, Bandjoun, Cameroun, Summer 2012


Kehinde Wiley, The Three Graces, 1881-1956, 2012, Huile sur toile / oil on canvas, 213 x 282 cm



[14:00-21:00] Vernissage d'Agathe Pitié et Daphné le Sergent
Location:
Galerie Metropolis
16, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 74 64 17
Mail : contact@galeriemetropolis.com
Internet Site : www.galeriemetropolis.com
Description:
Agathe Pitié "Différance et bandes passantes"
27 Octobre – 12 Décembre 2012

Agathe Pitié réalise de très grands dessins à l'encre, méticuleusement composés d'une multitude de personnages et de scènes qui se renvoient les unes aux autres.
Les supports sont des papiers anciens collectés patiemment par l'artiste.
Si le trait, net et incisif, fait référence aux maîtres du Moyen Age, les personnages figurés appartiennent tant aux mythes anciens qu'à l'actualité du XXI siècle.
Le travail d'Agathe Pitié est un questionnement de la « différance « au sens du néologisme de J Derrida, la culture globale, la copie des données et la fragmentation des savoirs.
Elle reproduit avec humour et truculence l'incessant carambolage des forces du monde.
MGV





Daphné Le Sergent "De ce qu'ils pourraient voir"
24 clichés se succèdent...... Daphné Le Sergent les a recueilli à « El mar de plastico » :17 000 hectares de cultures sous serre couvrent le sud de l'Espagne d'une sorte de mer de plastique. La main d'œuvre immigrée pauvre qui permet la surexploitation de cet immense jardin espagnol, vit dans l'espoir qu'elle projette d'une vie meilleure. La force de cette projection permet à ces gens d'accepter leurs conditions de vie présente. Le matériau de la vidéo est le cinéma lui même parce qu'il « projette en grand l'Histoire et les histoires.. »
Le style est celui du western : espaces désertiques, bande son d'Enio Morricone ralentie à l'extrême, frontières toujours plus loin des pionniers. Les clichés en noir et blanc sont constitués d'incrustations en vidéo couleur comme si le prolongement et la temporalité donnés par Daphné Le Sergent rendaient ces espaces momentanément habitables.




[14:00-21:00] Vernissage de KARIN HUEBER : VIS À VIS
Location:
Galerie de Multiples
17, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 21 77
Fax : +33 (0)1 48 87 21 77
Mail : contact@galeriedemultiples.com
Internet Site : www.galeriedemultiples.com
Description:
DU 27 OCTOBRE AU 8 DÉCEMBRE 2012
Vernissage de l'exposition samedi 27 octobre de 14 à 21 heures


[14:00] Vernissage de Rémy Hysbergue "Points du jour"
Location:
Galerie Jean Brolly
16, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 88 02
Fax : +33 (0)1 42 78 88 03
Mail : galbrolly@wanadoo.fr
Internet Site : www.jeanbrolly.com
Description:




[15:00] Vernissage de Nicholas Nixon
Location:
Galerie Eric Dupont
138, rue du Temple
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 54 04 14
Fax : +33 (0)1 44 54 04 24
Mail : info@eric-dupont.com
Internet Site : www.eric-dupont.com
Description:
27 octobre - 8 décembre 2012

Photographe américain né en 1947, Nicholas Nixon s'intéresse depuis les années 70 au portrait et à la photographie documentaire.
La Galerie Eric Dupont expose pour la première fois le travail de Nixon à travers quatre ensembles emblématiques: the Brown Sisters, People, Bebe and I et Cities.

Dans la première salle, l'accrochage en ligne dévoile des portraits, images de couples de la série People et de l'artiste avec son épouse, issues de la série Bebe and I. Dans un espace qui se prête lui-même à un dialogue étroit entre le public et l'oeuvre, l'intimité de ces corps enlacés renforce les liens humains entre le spectateur et le sujet.

Dans le deuxième espace de la galerie inondé d'une lumière naturelle, les images urbaines de la série Cities (issues du projet The Big Dig). Mises en valeur par l'architecture singulière du lieu, ces photographies prennent une nouvelle dimension dans ce volume à ciel ouvert.

Enfin l'ensemble des photographies de la série des Brown Sisters, l'oeuvre la plus connue de Nixon. Elle livre un témoignage riche et intense, qui condense trente-sept années de vie et de photographie. Chaque année depuis 1975, l'artiste photographie sa femme et ses trois soeurs, toujours dans le même ordre, dans des poses différentes année après année. Au-delà de leur beauté, ces portraits parlent d'amour et de solidarité fraternelle. Ils nous invitent à s'interroger sur le temps qui passe en laissant sur nous son empreinte.

De l'intimité vers l'universel
Cette exposition tente d'établir un rapport depuis l'intime vers l'universel. Dans le travail de Nicholas Nixon, tout est une question de relation, soit d'amour, d'amitié, de lien familial ou de lien social. Transcendant les innombrables oppositions - vieux/jeune, blanc/noir, malade/sain, immuable/éphémère - ses photographies ébranlent les jugements conventionnels et invitent à mieux nous connaître. À l'instar de son collaborateur le lauréat du Prix Pulitzer, psychiatre à Harvard, Robert Coles, Nixon réunit « la posture distante du chercheur avec la passion et la tendresse de l'ami qui veille avec émotion ». Son travail est une fascinante invitation à observer, avec plus d'humanité, le monde qui nous entoure.

Robert Coles. The Mind's Fate: A Psychiatrist Looks at His Profession - Thirty Years of Writings. Back
Bay Books, 1996: p.10.

Vernissage de Nicholas Nixon





[16:00-18:00] Showcase de Stephan Eicher
Location:
Fnac Paris - Ternes
26-30, avenue des Ternes
75017 Paris
M° Ternes
France
Phone : 0 825 020 020
Fax : +33 (0)1 44 09 18 01
Mail : etoile@fnac.com
Internet Site : rendezvous.fnac.com/home_magasin.asp?SHP=42
Description:
A l'occasion de la sortie de son tout nouvel opus, baptisé "L'envolée".

Forum de rencontres, niveau 4

[16:00] Signature Sarah Moon
Location:
Galerie Camera Obscura
268, boulevard Raspail
75014 Paris
M° Raspail, Denfert-Rochereau
France
Phone : +33 (0)1 45 45 67 08
Mail : cameraobscura@free.fr
Internet Site : www.galeriecameraobscura.fr
Description:
http://www.galeriecameraobscura.fr/expo_actuelle/gallerie_01/pages/07_jpg.html


[16:00-21:00] Vernissage de Hassan Sharif
Location:
gb agency
18, rue des Quatre Fils
75003 Paris
M° Rambuteau, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 44 78 00 60
Mail : gb@gbagency.fr
Internet Site : www.gbagency.fr
Description:
Level One

27 octobre 2012 - 19 janvier 2013

[16:00-19:00] Vernissage de Léonard Combier "Dessins et Cris"
Location:
Galerie Alexandre Cadain
76, rue Quincampoix
75003 Paris
M° Etienne Marcel, Les Halles, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 88 50
Mobile : +33 (0)6 03 04 37 67
Mail : galerie@alexandrecadain.com
Internet Site : www.alexandrecadain.com
Description:
22 octobre 2012 au 31 octobre 2012
vernissage lundi 22 octobre 2012 18H-21H30
Vernissage samedi 27 octobre 16h à 19h

Léonard Combier Commença à dessiner dès qu'il sut tenir un Crayon. depuis Cette tendre époque, des Centaines de Cahiers d'écolier subirent Les assauts de ses stylos insatiables. Ses premières pages accueillaient déjà des personnages. Il y a quelques années, ils étaient beaucoup moins grossiers...
Aujourd'hui les bonshommes de Léonard vivent encore. Certains coexistent sur la feuille A4 chère à l'élève. d'autres ont pris du gallon, et toisent leurs anciens compagnons du haut de leur noble toile. Leur géniteur les a mis au monde sur un coup de tête, sans trop réfléchir. ils ne font pas partie d'un plan. Leur père n'a pas donné de sens à leur présence. beaucoup d'entre eux apostrophent le lecteur, se plaignent de leurs formes biscornues, essaient désespérément d'attirer son attention. pardonnez leur langage, ils ont tous à cœur de se faire remarquer.
Léonard Combier est le monsieur Loyal de ce cirque enchanté. il ne veut pas provoquer, il n'a pas la prétention de faire penser, il préfère amuser. Chaque monstre n'a que quelques secondes pour vous plaire, alors mieux vaut en créer des milliers.

[16:00-21:00] Vernissage de Manuela Marques "entrelacs"
Location:
Galerie Anne Barrault
51, rue des Archives
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)9 51 70 02 43
Mobile : +33 (0)6 62 28 51 68
Mail : info@galerieannebarrault.com
Internet Site : www.galerieannebarrault.com
Description:
7 octobre - 8 décembre 2012

A l'occasion du Mois de la Photo, Manuela Marques présentera, à la galerie anne barrault, un nouvel ensemble de photographies réalisées à São Paulo, entre 2010 et 2011. Nous publions ici, des extraits de l'entretien de Manuela Marques et Jacinto Lagera, qui avait été réalisé lors de ses expositions au Musée Collection Berardo à Lisbonne et à la Pinacothèque de São Paulo.

JACINTO LAGEIRA : Vos travaux récents jouent sur le général et le particulier, le détail et l'ensemble, le proche et le lointain. Quel rôle joue la focalisation sur un point, un moment inaperçu, une situation délaissée, sachant que votre approche n'est ni documentaire ni sociale ?

MANUELA MARQUES : Pour répondre à votre question, je pense qu'il faut revenir à la genèse de ce travail qui s'est constitué autour de l'idée de tentative. Tentative de rendre compte en quelques points visuels d'une ville, d'une mégapole, en l'occurrence celle de São Paulo. L'ensemble des images photographiques présenté ici, est une partie d'un corpus plus vaste élaboré lors d'un séjour de plusieurs mois dans cette ville où je me rends régulièrement.
À chaque séjour, la question se pose : que photographier ? São Paulo est une ville aux contours flous où toute image cherchant à la circonstancier est bien sûr possible, mais forcément inadéquate si l'on veut rendre compte de sa dimension physique et humaine. Cette ville était ainsi toute requise pour mettre en oeuvre cette recherche autour de la tentative photographique.
Rien ne semble joué d'avance et les différences sociales, culturelles ou architecturales coexistent souvent dans un même espace. Ce n'est pas une ville linéaire et cette non-uniformité m'intéressait pour poursuivre mon travail photographique.
En quelque sorte, suivre des circonvolutions, fuir la série ainsi que toute idée, vaine il est vrai, de réduire, ici, la ville à quelques images emblématiques.


JACINTO LAGEIRA : Peut-on réellement ignorer cet espace social en tant que tel, même si aucune narration ou état évident ne nous ait présenté ; que devrions-nous voir ou percevoir selon vous ?

MANUELA MARQUES : Je ne pense pas ignorer l'espace social ; je dirai que mon travail s'en empare en lui donnant une forme particulière. Prenons ces scènes en plongée comme vues au travers de caméras de surveillance. Ce qui se trouve présenté par ce type de prise de vue n'ouvre aucun champ à ce qui serait habituel lorsqu'un photographe cherche à rendre compte d'une situation urbaine : l'idée de documenter une réalité.
On utilise souvent l'approche documentaire comme une réponse stylistique à ce type de problématique, cette tentative de se confronter au social et au politique. La tentative dont je parle consistait à m'emparer de cet espace photographique avec d'autres moyens formels que ceux dont on a l'habitude.
Je pense que mon travail est aussi de l'ordre du politique, au sens premier du terme.
Je crois aussi que le réel n'est pas soluble dans le style. La plupart des photographies ont été réalisées dans deux ou trois lieux relativement dangereux de São Paulo : des zones de trafic, de consommation de crack, des lieux dégradés par toute une précarité et une misère engendrant des situations conflictuelles.
Je me suis mise en situation d'observation, bien qu'au final le compte-rendu visuel indique très peu de choses de ce qui a été observé. Il s'agit dans cette proposition photographique de ne donner aucune réponse précise par une interprétation unique de ce qu'il y aurait à voir dans ces images.
Comme pour mes précédentes réalisations, je souhaite que mon travail donne la possibilité au spectateur de créer des liens à la fois visuels et intellectuels entre ses différentes composantes. J'accomplis plus certainement une sorte de soustraction du visible pour mettre en évidence que la réalité est par nature multiforme, abstraite et fuyante. C'est bien pour cela, sans doute, que, plus qu'aucun autre médium, la photographie ou la vidéo sont les outils adéquats pour cette tentative d'infiltration entre les deux pôles du visible et du caché, le dérobé en quelque sorte.
Ce qui crée le doute est le moteur de mon travail. C'est là où je pense être au plus près de ce que l'on nomme «réel».

Vernissage de Manuela Marques "entrelacs"
Vernissage de Manuela Marques "entrelacs"
Manifestation 1/2, 2011
diptyque
C-print
125 x 158 cm (x2)
ed 3






[17:00-20:00] Vernissage de Michael DeLucia "Projections"
Location:
Galerie Nathalie Obadia
3, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 67 68
Fax : +33 (0)1 42 74 68 66
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
27 Octobre - 28 Décembre 2012
Vernissage le 27 octobre, de 17h à 20h

La Galerie Nathalie Obadia est heureuse de présenter « Projections », la seconde exposition personnelle de Michael DeLucia à Paris, et sa quatrième collaboration avec le jeune artiste américain qui renouvelle les perspectives de la sculpture à l'âge informatique.

Cette nouvelle série d'oeuvres dynamiques - grands panneaux et volumes en bois contreplaqué sculptés à l'aide d'un bras mécanique - s'inscrit dans un corps de travaux que l'artiste développe depuis 2010 pour en livrer sa version formellement et conceptuellement la plus aboutie.

Dégradé de couleurs laissant apparaître la vibration organique du bois, oppositions et complémentarité des tons et des formes, régularité accidentée des multiples sillons creusés par la machine forment une « géologie conceptuelle » * qui interroge la faculté d'incarnation de ces oeuvres dessinées sur ordinateur, leur capacité à exister non plus seulement sur écran, mais dans l'espace physique habité par le spectateur.

« Je me questionne sur la condition de sculpteur à l'ère technologique », commente Michael DeLucia, qui constate : « on travaille aujourd'hui sur l'ordinateur qui est un lieu abstrait et 99% des gens ne verront l'exposition qu'en ligne ». Pour l'artiste, ce règne des reproductions numériques a transformé la nature même de notre expérience phénoménologique qui ne s'opère plus sans la médiatisation de l'image. Face à ce prisme permanent qui déforme notre perception du réel - sorte de version contemporaine de l'allégorie platonicienne de la caverne - Michael DeLucia crée des objets dont la réalité physiologique se confronte à celle du spectateur, posant « problème dans l'espace » et « mettant à l'épreuve sa vision du monde ».

Héritier de l'art minimal et conceptuel, Michael DeLucia a structuré sa proposition autour d'un vocabulaire plastique rigoureux, restreignant ses expérimentations à quelques formes géométriques primaires - la sphère, la pyramide, le cône et le plan - et à une palette limitée de laques industrielles utilisées par les constructeurs pour leur efficacité visuelle.

Dans un effet de contraste appuyé avec l'aspect naturel du bois, le noir, le vert et le bleu ont été privilégiés par l'artiste qui trouve dans ces couleurs une réminiscence des techniques de l'imagerie scientifique : rayons X, photographies satellites, premiers écrans d'ordinateurs, microscopie électronique... S'inspirant de ces images générées par rayonnement, Michael DeLucia conçoit ses oeuvres comme la forme spatiale d'images projetées, ses sculptures décrivant le trajet d'un rayon lumineux à partir de sa source.

La mise en place de cet alphabet sensible aussi élémentaire que puissant, permet à Michael DeLucia de donner à voir l'impossibilité d'appréhender entièrement ces formes pures. Le hiatus entre la perfection du fichier 3D et les défauts qui caractérise sa réalisation concrète se manifeste tantôt dans la distorsion des images compressées sur les panneaux en reliefs, tantôt au travers des béances qui s'exhibent au coeur même des oeuvres, quand la représentation se déchire : poussé dans ses limites par la machine, le matériau révèle alors son incapacité à incarner un concept ; son impuissance à matérialiser l'arc lumineux jusqu'à l'éblouissement.

Ce témoignage d'une vulnérabilité expressive du bois contreplaqué, matériau intime et quotidien dont le choix n'est pas sans rappeler l'économie de moyen professée par les artistes de l'Arte Povera s'inscrit à rebours des superproductions de la sculpture contemporaine. Les lambeaux de bois qui s'échappent de l'oeuvre la sauve de la tentation d'un académisme formel en créant une zone d'achoppement qui ouvre poétiquement la sculpture sur l'infini des possibles.

Aux confins de la figuration et de l'abstraction, de la peinture et de la sculpture, du ready made et de l'artisanal, l'oeuvre de Michael DeLucia transfigure les tissus géométriques de vecteurs qu'elle donne à voir : pleins de surprise et de légèreté, ses sculptures aux lignes ondulatoires atteignent une musicalité qui rappellent le lyrisme joyeux des wall-drawings de Sol Lewitt. Dans la continuité de Rodin, Calder et plus récemment des artistes Fred Sandback et Urs Fischer, qui jouent sur le registre de la dématérialisation des oeuvres, Michael DeLucia s'impose avec « Projections » comme l'un des plus importants sculpteurs de la virtualité.

* Expression utilisée par Pierre Sterckx dans le texte « Michael DeLucia : Virtualités de la sculpture » (2009).

Michael DeLucia est né à Rochester, New York en 1978. Il vit et travaille à Brooklyn. Après des études de Beaux Arts à la Rhodes Island School of Design en 2001, il sort diplômé du Royal College of Art de Londres en 2004 dans la catégorie sculpture. Ancien assistant de Jeff Koons, Michael DeLucia propose des sculptures qui opèrent la métamorphose d'objets utilitaires en apparitions poétiques et humoristiques avant d'initier une série de travaux sur panneaux de bois qui offrent la représentation en relief d'objets compressés qui ont été modélisés sur ordinateur.

En 2008 à Bruxelles, la Galerie Nathalie Obadia est la première à consacrer une exposition personnelle à Michael DeLucia. Depuis, les oeuvres de Michael DeLucia ont intégré de prestigieuses collections privées internationales et ont été exposées au CRAC Alsace, au Sculpture Center de New York, au MetroTech Center de Brooklyn ainsi qu'au Musée d'Art Contemporain de Détroit.


Michael DeLucia, Projection (green) and Silver screen, 2012 (vue d'atelier)

[17:00-21:00] Vernissage de Mithu Sen "Devoid"
Location:
Galerie Nathalie Obadia
3, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 67 68
Fax : +33 (0)1 42 74 68 66
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
27 Octobre - 28 Décembre 2012
Vernissage le 27 octobre, de 17h à 21h

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter le travail de Mithu Sen à l'occasion de sa première exposition en France.

Née en 1971 au Bengale Occidental en Inde, l'artiste vit et travaille à New Delhi. Elle est diplômée d'un MFA de la prestigieuse Université Visva Bharati à Santiniketan qui figure parmi les plus importantes écoles d'art en Inde, et fait partie des artistes contemporains les plus reconnus de la scène artistique nationale avec Subodh Gupta, Bharti Kher, Rina Banerjee et Jitish Khallat.

À la faveur d'une troublante installation en théâtre d'ombres, l'artiste indienne met en lumière ses plus sombres projections et oblige à la confidence : un cortège de formes finement découpées d'animaux, d'objets, de morceaux de corps démembrés et désarticulés nous entraîne au coeur d'un voyage initiatique dans les visions cauchemardesques de Mithu Sen.

Dans la lignée de ses travaux les plus emblématiques, l'artiste reprend ici le système de signes spécifique à son travail de dessin et de sculpture : l'érotisme d'une féminité assumée et le dévoilement d'une intimité qui incommode, l'autoportrait et la réactivation d'objets inanimés pour contrer une confusion d'identité - sexuelle, émotive, géographique, l'obstination à dépeindre le corps comme matérialité organique pour en disséquer ses composants et les isoler comme motifs picturaux. Avec Devoid, Mithu Sen parvient - de manière jusque là inédite, à une nouvelle percée dans sa quête d'abstraction sans rien perdre de sa drôle impertinence ni de l'insubordination du précis de son tracé.

Originellement utilisé à des fins religieuses pour évoquer l'âme des morts, le théâtre d'ombre de Mithu Sen devient ici profane. En lieu et en place des figures sacrées comme intermédiaires privilégiés, elle construit cet artefact magique qui manipule les effigies et trompent notre perception. Avec l'agitation d'un mauvais rêve, ce funeste manège qui unit tigres en chasse et cage thoracique humaine, carriole tirée par des chevaux et ossements, opère une séduisante fascination sur le spectateur et l'invite à une ultime danse macabre ; pour mieux le renvoyer à ses propres obsessions chimériques.

Produite par l'obscurcissement du faisceau lumineux des silhouettes, la farandole de ces ombres portées n'a de réalité que celle que nous voulons bien lui prêter : en intitulant cette installation Devoid, l'artiste cherche à nous donner à voir un espace dépourvu. « Le dénuement, c'est le vide », explique l'artiste, « mais un vide après qu'il y ait eu présence ; une existence soustraite. Et cela suppose l'absence - les ombres ». En invitant le spectateur à expérimenter l'immatérialité des vides de la lumière dissimulée et les pleins de la lumière projetée, Mithu Sen exclut toute forme de passivité de sa part : il devient support dynamique de diffusion de ces ombres, et acteur mobile de ces forces agissantes.



Mithu Sen a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives en Inde et à l'étranger, notamment en Suisse, en Grande-Bretagne, au Japon, en Chine ou au Brésil. Son travail est entré dans de prestigieuses collections privées, dont la Devi Art Fondation, à New Delhi et le Kiran Nadar Museum of Art, à New Delhi et à Noida. En 2010, elle a été lauréate du Prix Skoda pour l'Art Contemporain en Inde.



BIOGRAPHIE

Née en 1971 au Bengale Occidental, Inde.
Vit et travaille à New Delhi.


FORMATION

2001
PG Programme (Visiting) Glasgow School of Art, Glasgow, Scotland, UK
1997
MFA (Painting) Visva Bharati, Kala Bhavan, Santiniketan
1995 BFA (Painting) Visva Bharati, Kala Bhavan, Santiniketan

EXPOSITIONS COLLECTIVES (sélection)


2012
How Am I ? Kastrupgardsamlingen Museum, Copenhague, Danemark
2012 Cynical Love, Kiran Nadar Museum of Art, Noida, Inde
2012 Crossings, Kiran Nadar Museum of Art, New Delhi, Inde
2012 Mediations Biennale, Poznan, Pologne
2011 Generation in transition, New Art from India, Zacheta National Gallery of Art, Varsovie
et au Contemporary Art Center, Vilnius
2011 Home Spun, Devi Art Foundation, New Delhi, Inde
2009 Finding India, COEX Séoul, Corée
2009
What the body remembers - South Asian Videao Art Today, Londres, UK
2009
Indian Xianzai, Museum of Contemporary Art of Shanghai, Chine
2009 India Modern Exhibition, IVAM, Valence, Espagne
2008 Where in the world, Devi Art Foundation, New Delh, Inde
2008 Emotional Drawing, Museum of Modern Art of Tokyo, Japon
2008 Comme des bêtes, Musée Cantonal de Lausanne, Suisse
2008 Still moving image, Devi Art Foundation, New Delhi, Inde
2007
Horn Please, Kunst Museum, Berne, Suisse
2007
Incohen Korean Women's Biennale, Séoul, Corée
2007
Private/Corporate 4, Daimler Chrysler Collection, Berlin, Allemagne
2006
Being Anastacia, Goethe Institut, Salvador, Brésil
2005
Metrospective : Visual Representation of Metrosexuality, Kitab Mahal, Mumbaï, Inde
2004
The found project, Latrobe Regional Gallery, Victoria, Australie
2004
Fair and Furious - 2, Jebiwool Art Museum, Corée du Sud
2003
Portrait of the Decades, CIMA, Calcutta, Inde
2002
Trans-figuration, Visual Art Gallery, India Habitat Center, New Delhi, Inde


EXPOSITIONS PERSONNELLES (sélection)


2012
In House Adoption, Galerie Steph et Nature Morte, Singapour
2011 In Transit, Espace Louis Vuitton, Taipei, Taiwan
2010
Black Candy, Chemould Prescott Road, Mumbai, Inde
2010
Nothing lost in Translation, Nature Morte, Berli, Allemagne
2009
Me two, Krinzinger Project, Vienne, Autriche
2009
Dropping gold, dropping gold, Suzie Q, Zurich, Suisse
2009
Freemithu, Kohj, New Delhi, Inde
2008
I dig, I look down, Albion Gallery Londres, UK
2007
Half full - Part 1, Bose Pacia Gallery, New York, USA
2007
Half full - Part 2, Nature Morte, New Delhi, Inde
2006
It's good to be Queen, Bose Pacia Artist Space, New York, USA
2006
Drawing Room, Nature Morte and British Council, New Delhi, Inde
2006
Drawing Room, Chemould Prescott Road, Mumbai, Inde
2003
I hate Pink, Lakeeren Art Gallery, Mumbai, Inde
2001
Unbelongings, Macintosh Gallery, Glasgow, Écosse
2000
Can we really look beyond the map ? Art India Style, New Delhi, Inde


Mithu Sen, Devoid (détail), 2012 / Projet pour la galerie Nathalie Obadia







[18:00-21:00] Finissage de l'exposition de Laurent Pernot "Le Procès du Singe"
Location:
Galerie Odile Ouizeman
10-12, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 42 71 91 89
Fax : +33 (0)1 42 71 94 13
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Internet Site : www.galerieouizeman.com
Description:
08 septembre / 27 octobre 2012

Pour sa deuxième exposition personnelle à la galerie Odile Ouizeman, Laurent Pernot présente un ensemble d'œuvres inédites mêlant objets, vidéos, photographies, installations et néons.

En partant d'un fait historique qui s'est déroulé en 1925 aux Etats-Unis, intitulé « Le Procès Scopes » ou « Le Procès du Singe », Laurent Pernot s'intéresse à un événement majeur dont les ressorts et les conséquences ne cessent d'être réévalués de nos jours.

A la suite de la promulgation d'une loi en 1925 dans l'état du Tennessee, le Butler Act, qui interdisait l'enseignement des théories de l'évolution, un procès d'une ampleur médiatique sans précédent a lieu, le premier radiodiffusé de l'histoire, afin de juger un professeur qui aurait affirmé que les hommes et les singes partagent un ancêtre commun. Le pays s'empare de l'affaire et les journalistes s'enflamment. Chrétiens, protestants, scientifiques, avocats et hommes politiques se rassemblent alors pour invoquer les mots de la Bible ou arguer les travaux de Darwin. Si l'issue du procès a déçu, l'événement a synthétisé deux visions du monde incompatibles qui subsistent encore aujourd'hui : La première tend à sortir l'homme de la Nature en authentifiant l'existence d'un être suprême ; La seconde insuffle le hasard, le sauvage et la sélection naturelle au sein même de l'évolution des espèces.

En abordant de multiples facettes contradictoires, l'ensemble des œuvres présentées pour l'exposition entremêlent vérités empiriques, vérités spéculatives et vérités déterministes, et alimentent ainsi des questionnements déterminants pour l'artiste.

Dans une période actuelle de crise des valeurs, des croyances et des identités, l'Art, à l'inverse des sciences et des religions, et tel que Deleuze l'a souvent rappelé, doit chercher à nous démunir, à reconnaître et célébrer nos fragilités. Entre réappropriation historique et puissance poétique, la nouvelle exposition de Laurent Pernot poursuit les fondements d'une problématique récurrente dans son parcours, celle d'une quête des origines : Origine de l'univers, origine du vivant et origine de l'humanité. Aux zones claires et tranchées du savoir et de l'expérience, l'artiste préfère celles du doute et de l'incertitude, aux frontières du réel et de l'imaginaire (Dominique Abensour).

Né en 1980, Laurent Pernot vit et travaille à Paris. Il développe une carrière nationale et internationale à la suite d'un parcours dense ponctué de résidences et d'expositions. Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions personnelles et collectives, à la Fondation Miro de Barcelone, au musée Alvar Aalto en Finlande, au Palais des Arts de Belo Horizonte au Brésil, au Lux Valence, à l'Espace Culturel Louis Vuitton à Paris, au National Center for Contemporary Arts à Kaliningrad en Russie, à l'Indian Art Fair de New Dehli en Inde, à la Maison Rouge à Paris, au CAB à Grenoble et au Palais de Tokyo à Paris. Laurent Pernot s'est vu décerner le prix SAM pour l'art contemporain 2010. Son premier catalogue monographique est disponible aux éditions Monografik, un nouvel ouvrage vient de paraître aux éditions du Regard. Laurent Pernot participe également à la Biennale de São Paulo en septembre 2012, à la FIAC de Paris, présenté par le FMAC ainsi qu'à Paris Photo, et se verra prochainement consacré une exposition personnelle à Bourges au Palais Jacques Cœur dans le contexte de la Biennale d'Art Contemporain.

Finissage de l'exposition de Laurent Pernot "Le Procès du Singe"

[18:00] Lancement de "Peur sur le Parc"
Location:
Parc Astérix
60128 Plailly
France
Phone : 0 826 46 66 26
Internet Site : www.parcasterix.fr
Description:

[18:00-20:00] Vernissage de Gilles Saussier "Sinea"
Location:
Galerie Zürcher
56, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 72 82 20
Fax : +33 (0)1 42 72 58 07
Mail : info@galeriezurcher.com
Internet Site : www.galeriezurcher.com
Description:
Du 27 octobre 2012 au 5 janvier 2013

Dans cette exposition, Gilles Saussier dévoile les séries d'un projet en cours centré sur l'exploration de la région natale de Constantin Brancusi (1876-1957), où fut érigé aux pieds des Carpathes, dans la ville de Tirgu Jiu, le seul ensemble monumental du sculpteur. Cet ensemble comprend La Colonne sans fin en fonte de 29,33 mètres de haut inaugurée le 27 octobre 1938. En roumain Sine signifie soi et combine le sens d'un soi ouvert et d'un soi caché. Sinea évoque cette essence cachée des êtres et des choses que Brancusi nommait "Dame soi".(1)

Avec Sinea, Gilles Saussier poursuit son interrogation croisée de l'histoire contemporaine de la Roumanie et de celle de la sculpture moderne, de Brancusi au minimalisme. Comme dans Studio Shakhari bazar (2006) ou Le Tableau de chasse (2010), Saussier part de faits réels enfouis et d'éléments d'enquêtes de terrain - en particulier ici un véritable scoop : sa découverte d'un clone de La Colonne sans fin fabriquée en 2001 par les repreneurs privés de l'usine où elle fut fabriquée en 1937 (2) - ainsi que de séries antérieures d'images, dont il s'empare pour recomposer l'histoire et construire de nouveaux monuments à la manière des spolia de l'antiquité.

Cette nouvelle spolia documentaire propose une méditation sur l'Art et la Révolution, la culture des matériaux chère aux constructivistes (la faktura) et l'érosion de la mémoire ouvrière et paysanne. Saussier cherche également à réintroduire une mobilité et une porosité du regard porté sur l'oeuvre de Brancusi en la détachant du seul contexte de l'atelier parisien de l'impasse Ronsin pour la reconnecter à un territoire roumain vaste et ramifié, moins balisé par l'Histoire de l'Art. Territoire que dessine en creux l'inventaire de formes sculpturales élémentaires - naturelles ou industrielles - trouvées entre Petrosani, la ville industrielle et minière où La Colonne sans fin fut fabriquée dans la montagne, et Tirgu Jiu, la ville où elle fut érigée aux pieds des Carpathes.

La rivière Jiu qui relie les deux villes, par un défilé abrupt et d'incessants méandres, forme la colonne de cet arrière-pays liquide de Brancusi dans lequel émergent plusieurs entités :

- Le monde du métal et de l'usine des Ateliers Mécaniques de Petrosani, où fut fabriquée La Colonne sans fin en 1937, ainsi que son clone en 2001.
- Le monde du charbon dans la ville voisine de Petrila, dont le puits minier s'enfonce de près d'un kilomètre dans le sol, est un autre négatif inversé de La Colonne sans fin.
- Le monde des pierres de rivière dans la vallée du Jiu que traverse le chemin de fer, dont la réalisation (1948) fut le grand chantier patriotique de la Roumanie communiste (3).
- Le monde du bois et de l'architecture vernaculaire dans les campagnes proches du village natal de Brancusi, où a été conservée une maison à sa mémoire.

Gilles Saussier transforme son parcours dans chacune de ces entités en une visite de l'atelier d'un sculpteur. Sculpteur dont l'activité serait à l'égale du Jiu qui roule bois flottés et pierres de rivière à travers la montagne. Ces entités sont aussi des monades d'où observer les prolongements de la révolution roumaine : Minériades de 1991 pendant lesquelles les mineurs du Jiu marchèrent sur Bucarest pour s'attaquer aux forces démocratiques et à la jeunesse, désindustrialisation massive et fermeture des puits miniers, déclin des figures mythiques de la culture populaire et de l'aristocratie ouvrière (mineurs, cheminots...)

Au partage abusif du monde entre le réel et son au-delà, la fiction, Saussier oppose la présence secrète et têtue d'un en-deçà du réel, que l'œil désenfouit et libère par la taille directe dans le matériau documentaire : Sinea, le soi des choses.

(1) Martine Braun - Stanesco, Emergences - effacements, Errances du regard sur les pierres, L'Harmattan 2006 page 85
(2) Atelier Petrosani publié dans la revueétudes photographiques N°28, novembre 2011, pages 108 - 119
(3) à l'égal du percement du canal de la Volga en URSS


Biographie

Gilles Saussier (né en 1965) propose une démarche documentaire expérimentale dans laquelle les photographies ne figent pas les gestes et les récits de l'histoire mais bousculent au contraire le travail de définition stable de la mémoire des images. Sa pratique assume l'acte photographique comme un acte performatif entre relecture de la tradition documentaire, variables anthropologiques et héritage du minimalisme. Il a notamment participé à la Documenta 11 de Kassel en 2002, à l'exposition Covering the Real au Kunstmuseum de Bâle en 2005, à L'Archive universelle, la condition du document et l'utopie photographique moderne (2008) au MACBA de Barcelone, et publié Studio Shakhari bazar (Le Point du Jour, 2006), Le Tableau de chasse (Le Point du Jour, 2010).

Il expose régulièrement à la Galerie Zürcher, Paris/New-York.

L'amorce de ce projet a été réalisée dans le cadre d'une bourse de résidence CulturesFrance (2010).

[18:00-21:00] Vernissage de Willem de Rooij "BLACK AND BLUE"
Location:
Galerie Chantal Crousel
10, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 38 87
Fax : +33 (0)1 42 77 59 00
Mail : galerie@crousel.com
Internet Site : www.crousel.com
Description:
27 octobre 2012 - 24 novembre 2012

La galerie Chantal Crousel est heureuse d'annoncer la nouvelle exposition personnelle Black and Blue de l'artiste néerlandais Willem de Rooij.

Depuis 2009, l'artiste s'est inspiré de la polarité structurelle des métiers à tisser et en a fait le point de départ d'une réflexion autour du contraste et de la nuance. Ces toiles tissées visent à générer du sens, non par le biais de références extérieures, mais à travers le matériau utilisé pour leur création.

Pour cette exposition, Willem de Rooij propose quatre oeuvres tissées à la main, ainsi qu'un tissu wax (en réserve de cire). Contrairement à la technique classique, celle utilisée pour les toiles consiste à entrecroiser différents fils de polyester synthétique.
Elaborées comme une seule et même installation, les cinq œuvres présentées ont recours à deux mêmes couleurs : le noir et le bleu.

L'apparente monochromie des toiles révèle une transition graduelle d'une couleur à une autre. Les modulations colorimétriques induisent un changement perpétuel dans la perception que le visiteur a des œuvres. Embrassées dans leur totalité, elles incarnent à la fois la similitude et la différence, l'individuel et le collectif.

Les toiles tissées présentées à la galerie Chantal Crousel font partie intégrante d'une série plus large pour la réalisation de laquelle Willem de Rooij s'est contraint à utiliser un nombre restreint de couleurs et de formats. Les titres des toiles, souvent formés d'anagrammes autour des lieux ou personnes liés aux oeuvres, ajoutent à la myriade d'échos existants au sein de cette série.

Produite spécialement pour cette exposition, l'oeuvre Blue to Black renvoie aux anciennes routes coloniales et marchandes ainsi qu'aux flux migratoires entre l'Asie, l'Afrique et l'Europe.
Au XIXème siècle, des entreprises néerlandaises ont entrepris l'industrialisation d'une technique traditionnelle indonésienne: le textile Batik. Alors que l'Indonésie résistait à cette production massive, de nouveaux marchés fleurissaient en Afrique de l'Ouest autour du tissu imprimé, désormais ancré dans la culture populaire. Blue to Black a été produite par la Ghana Textile Printing Company (GTP) à Tema. Appartenant à une entreprise néerlandaise, GTP se place dans la lignée de ces grandes structures coloniales encore actives aujourd'hui.

Au cours des cinq dernières années, la notion de « référencialité » ou les techniques permettant de passer outre les références extérieures sont devenues des éléments importants dans le travail de Willem de Rooij. Tout au long de sa carrière, l'artiste a analysé les conventions de présentation et de représentation et a évalué la tension entre des thématiques socio-politiques et la production d'images autonomes.

Willem de Rooij a étudié à la Gerrit Rietveld Akademie d'Amsterdam entre 1990 et 1995 et à la Rijksakademie de 1997 à 1998. Depuis 2002, il est professeur à De Ateliers à Amsterdam ainsi qu'aux Beaux Arts de la Städelschule de Francfort. Willem de Rooij vit et travaille à Berlin. Avec Jeroen de Rijke, son collaborateur jusqu'en 2006, il a reçu le Robert Fulton Fellowship à Harvard en 2004 et a représenté les Pays-Bas à la biennale de Venise en 2005. Ses œuvres sont présentes dans les collections du Stedelijk Museum (Amsterdam), du Hamburger Bahnhof (Berlin), du MUMOK (Vienne) et du MOMA (New York). De nombreuses institutions ont accueilli des expositions personnelles de Willem de Rooij parmi lesquelles K 21 à Düsseldorf (2007), le Museo d'Arte Moderna de Bologne (2008), la Neue Nationalgalerie à Berlin (2010) et le Kunstverein de Munich (2012). Il a également participé à des expositions collectives au Kröller Möller Museum (Otterloo), au Centro Gallego de Arte Contemporanea (Saint-Jacques de Compostelle) et à PS1 (New York). Une installation permanente au Bentheim Castle en Allemagne a ouvert en 2012 et son travail sera présenté au Kunsthistorisches Museum de Vienne en 2014.

Vernissage de Willem de Rooij "BLACK AND BLUE"
Willem de Rooij
Blue to Blue
2012
Polyester sur châssis en bois
135 x 280 x 5 cm

Vernissage de Willem de Rooij "BLACK AND BLUE"
Willem de Rooij
Blue to Black
2012
Impression wax sur coton
550 x 120 cm
Edition de 30

[18:45] célébration de la Première République du Portugal
Location:
Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 76 40 40
Internet Site : www.paris.fr
Description:
en présence de Catherine Vieu-Charier, adjointe chargée de la mémoire et du monde combattant








[19:30] Vernissage de Béatrice et Dominique Lecomte
Location:
Vivienne Art Galerie
30, galerie Vivienne
75002 Paris
M° Bourse, Pyramides
France
Phone : +33 (0)9 50 84 09 54
Mobile : +33 (0)6 74 54 73 13
Mail : info@vivienneartgalerie.com
Internet Site : www.vivienneartgalerie.com
Description:
du 27 octobre au 10 novembre 2012
Vernissage le samedi 27 novembre à 19h30


13:00
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