Saturday, February 15, 2014
Public Access


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Category: All

15
February 2014
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  Fête nationale de Serbie
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Coup d'État de 1977

Exposition "Star Wars Identities"
Location:
La Cité du cinéma
Studios Europacorp - Ecole Louis Lumière
20, rue Ampère
93200 Saint-Denis
M° Carrefour Pleyel
France
Phone : +33 (0)1 48 41 28 60
Internet Site : www.europacorp-corporate.com
Description:
Depuis plus de 35 ans, le public des quatre coins de la planète suit les aventures de Luke et d'Anakin Skywalker, héros Jedi issus d'une galaxie très, très lointaine. Aujourd'hui arrive dans notre propre galaxie STAR WARS Identities, une exposition passionnante qui pose un regard inédit sur les personnages inoubliables de Star WarsMC. Développée et produite par X3 Productions de Montréal en collaboration avec Lucasfilm Ltd., l'exposition s'appuie sur la collection d'archives exhaustive du Lucas Cultural Arts Museum pour explorer les sciences de l'identité humaine par l'entremise des personnages de la saga Star Wars. La collection éblouissante, une quête d'identité interactive et personnalisée, ainsi que du contenu scientifique pertinent se conjuguent au sein de STAR WARS Identities afin de suivre le parcours dramatique de Luke et Anakin Skywalker, le duo père-fils le plus célèbre du cinéma. Les visiteurs seront en mesure de mieux comprendre ce qui fait des personnages de Star Wars qui ils sont, tout en explorant leur propre identité à l'aide d'une question à la fois simple et profonde : quelles forces vous habitent?

Les composantes de l'identité

En collaboration avec le Centre des sciences de Montréal et d'un comité de conseillers scientifiques, les développeurs de l'exposition STAR WARS Identities ont divisé la notion d'identité en trois thèmes majeurs : l'origine des personnages, les influences qui les ont définis et les choix qu'ils ont faits durant leur vie. À travers ces trois thèmes, dix composantes de l'identité humaine sont explorées :la zone Origines - l'espèce, la génétique, les parents et la culture ;la zone Influences - les mentors, les amis et les évènements marquants ; etla zone Choix - les occupations, la personnalité, et les valeurs.

Ces composantes forment ainsi l'épine dorsale de l'exposition, explorant la notion complexe d'identité, à la fois dans la réalité et dans la fiction. Des contenus originaux à travers l'exposition feront la lumière sur chacune des composantes de l'identité; simultanément, des capsules « derrière la scène » explorent la genèse de plusieurs personnages de Star Wars, expliquant comment ils sont devenus qui ils sont, et montrant comment différents choix créatifs auraient pu en faire des personnages complètement différents.

La vaste collection exclusive de plus de 200 objets provenant du Lucas Cultural Arts Museum consiste en des accessoires, des maquettes, des costumes, des croquis et des dessins conceptuels témoignant de la production des films Star Wars. Cette vaste et riche collection exclusive du Lucas Cultural Arts Museum couvre la totalité de la saga Star Wars, de la première (1977-83) et la seconde (1999-2005) trilogies, jusqu'au film d'animation The Clone Wars (2008) et à la série télévisée du même nom. Les favoris du public comme Dark Vador, R2-D2, Chewbacca, Boba Fett, Yoda, le Faucon Millenium et le protojet grandeur nature d'Anakin Skywalker - parmi tant d'autres - plairont assurément aux visiteurs de toutes générations.

08:00  
09:00  
10:00 [10:30-15:30] Visite privée Galleria Continua
Location:
Galleria Continua
Le Moulin
46, rue de la Ferté Gaucher
77169 Boissy-le-Châtel
M° Gare SNCF Coulommiers
France
Phone : +33 (0)1 64 20 39 50
Mobile : +33 (0)6 07 37 69 56
Mail : lemoulin@galleriacontinua.com
Internet Site : www.galleriacontinua.com
Description:
Afin d'être sur que la navette parte à 10h30, je vous propose de nous retrouver à l'adresse de départ, Place Valhubert, à 10h15.

Visite privée Galleria Continua






[15:30-19:30] Dédicace de « L'Encyclopédie du Hobbit »
Location:
Librairie L'Antre Monde
142, rue du Chemin Vert
75011 Paris
M° Père Lachaise
France
Phone : +33 (0)1 47 00 83 44
Fax : +33 (0)9 56 92 64 51
Internet Site : www.antremonde.com
Description:
Dédicace de « L'Encyclopédie du Hobbit »







[16:00-19:00] Finissage de Pierre Monestier "Initiations"
Location:
Galerie Municipale Julio Gonzalez
21, avenue Paul Doumer
94110 Arcueil
M° RER B Laplace
France
Phone : +33 (0)1 46 15 09 75
Fax : +33 (0)1 46 15 09 72
Mail : galerie-gonzalez@mairie-arcueil.fr
Internet Site : www.arcueil.fr/category/culture-loisirs/galerie-julio-gonzalez/
Description:
La galerie municipale Julio Gonzalez présente
"Initiations"
de Pierre Monestier

du 10 janvier au 1er février 2014
Vernissage vendredi 10 janvier à 18h30

Rencontre et dialogue avec l'artiste samedi 1er février de 16h à 19h

Clôture oulipienne « décrochage et alunissage » samedi 15 février à 16h avec Olivier Salon et Frédéric Forte.

[16:00-19:00] Vernissage de Cécile LOUVEL, Danilo STORELLI, Jean-Yves INVERNON, Alain ADDED
Location:
Galerie Artitude
4, avenue Paul Dérouléde
Village Suisse
75015 Paris
M° La Motte-Piquet - Grenelle
France
Phone : +33 (0)1 45 66 66 33
Fax : +33 (0)1 45 66 66 33
Mail : lorriaux@artitudeparis.com
Internet Site : www.artitudeparis.com
Description:
Exposition du 13 février au 24 février 2014

Nouvelle exposition des artistes :

EDITH Artiste peintre entre abstraction et figuration
Cécile LOUVEL Artiste peintre de tendance singulière
Danilo STORELLI Artiste peintre de tendance singulière
Jean-Yves INVERNON Artiste peintre et sculpteur
Alain ADDED Artiste peintre et sculpteur de tendance surréaliste

et nos artistes permanents

Vernissage le samedi 15 février de 16h à 19h, les artistes vous attendent !








[17:00-20:00] Vernissage de Fausto Melotti
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
15 février - 26 avril 2014
Vernissage le samedi 15 février 2014 de 17h à 20h

Avec la collaboration de :
www.fondazionefaustomelotti.org

Fausto Melotti fait partie de ces présences dans l'histoire de l'art et de la pensée qui ne se laissent pas borner à une catégorie spécifique telle que « sculpteur » ou « poète ». Ingénieur de formation et artiste par vocation, Melotti traverse une période historique où, dans l'Italie des innovations industrielles et des souvenir des guerres plus ou moins récents, l'abstraction ne sera reconnue que quelques décennies après ses premières manifestations. Sa sculpture qui ressort du vide plutôt qu'elle ne se soustrait au plein est le manifeste d'une épuration qui évite toute pesanteur cérébrale et se veut explicitement spirituelle.

Le XX siècle a un an lorsque Melotti naît au nord de l'Italie pas loin de Trente. Après un séjour de plusieurs années à Florence, Fausto Melotti s'installe à Milan où il obtient son diplôme d'ingénieur électrique en 1924. Quatre ans plus tard il s'inscrit à l'Académie de Brera, encore aujourd'hui point de référence absolu de la formation artistique de la région. Pendant ces années fondamentales d'un point de vue formatif et préludes d'une élaboration créatrice inédite, Fausto Melotti fait la rencontre de deux personnalités qui marqueront sa vie : le sculpteur Adolfo Wildt dont il fréquente les ateliers à Brera et Lucio Fontana, son camarade d'études, auquel il restera lié par une amitié profonde. C'est dans les cours de Wildt que Melotti est initié à la recherche d'une forme pure, au sévère contrôle de la réalisation de l'œuvre et à l'abandon de tout accident.

La première exposition personnelle de Melotti a lieu en 1935. À cette époque l'artiste a 34 ans et les œuvres qu'il présente ne soulèvent aucun intérêt : ni celui de la culture ni celui du marché. Ses sculptures sont conçues comme trop angulaires, tranchantes peut-être mais sans pathos. Dans sa critique de l'exposition le futuriste Carlo Carrà dira de l'œuvre de Melotti qu'elle « est intelligent mais que ce n'est pas de la sculpture ». Suite à cet insuccès Melotti met de côté la production artistique et se dédie à l'enseignement. C'est dans les années 60, quand la mode pour l'abstraction se fait plus forte et solide, que l'artiste se remet à la création entre sculpture et peinture.

Fausto Melotti est voué à la recherche d'une géométrie qui met de côté toute représentation figurative et vise plutôt à exprimer un amour pur de la matière, que ce soit le bronze o la céramique. Depuis toujours l'artiste cherche un équilibre idéal : il se projette dans l'univers platonique donnant vie à un hyperuranio en bronze, cuivre et métal. Pianiste professionnel, Melotti semble également appliquer à ses sculptures les normes musicales : les compositions qu'il achève évoquent une harmonie faite de variations, d'intervalles et de liaisons. Cela n'est donc pas un hasard que les titres de ses œuvres soient inspirés du vocabulaire musical : les œuvres Piccola sequenza, Contrappunto X et plus explicitement Scala Musicale (échelle musicale) sont en effet la représentation plastique d'un rythme sonore façonné par l'artiste. Cette composante immatérielle assume un rôle essentiel dans les œuvres de Melotti : ce sont des œuvres flottantes, à l'apparence fragiles mais aux solides racines métaphysiques.

Les premiers teatrini (petits théâtres) datent des années 40. Il s'agit d'œuvres qui revendiquent une pratique expressive jusque-là considérée de l'ordre de l'art appliqué ou de l'art mineur. Dans ces mises en scène et évocations d'intérieurs d'architecture l'espace se fait à la fois relatif et infini, habité par des présences éphémères. Il s'agit de narrations poétiques se composant des matériaux les plus divers tels que des fils de cuivre, des bouts de tissu, des chaines : elles sont toutes des souvenirs de l'âme qu'il faut regarder de près. Melotti crée ainsi un monde où il n'existe pas de matière privilégiée pour l'art et où l'allégorie est le seul mot possible. ContLes petits personnages anthropomorphes n'ont rien d'angoissant : les visages muets de Melotti ne visent pas à soulever les gouffres de l'inconscient et ne sont que des figures évoquant un moment n'ayant jamais eu lieu.

Aux sculptures géométriques et aux teatrini proposés dans l'exposition s'ajoutent les œuvres sur papier, souvent des études des sculptures. Quasiment toutes sans titre, ces œuvres propulsent l'observateur dans un monde où la réalité n'est plus qu'un souvenir et se fait superflue. Les dessins et peintures sur papier, aux teintes différentes mais toujours souples, ne manquent pas de dévoiler le fond du support : il s'agit d'un vide qui n'est pas perçu comme un manque mais plutôt comme un espace en tant que tel que l'auteur nous invite à remplir de temps et d'idées.

Fausto Melotti est né à Rovereto (Italie) en 1901. En 1935 il rejoint le mouvement « Abstraction-Création » fondé à Paris en officialisant ainsi son approche non-figurative. En 1937 Fausto Melotti remporte son premier prix La Sarraz en Suisse. Suivront le Prix de la Triennale de Milan en 1951 et la Médaille d'Or de Prague et celle de Munich en 1959. À partir des années 70 les œuvres de Fausto Melotti font l'objet d'une série d'expositions en Italie et en Europe qui font de lui l'un des artistes principaux de la scène contemporaine. Le sommet est atteint en1973 quand lui est consacré le Prix Rembrant, la plus haute récompense attribuée à une carrière artistique. L'artiste est décédé à Milan en 1986. Tout de suite après la 42e Biennale de Venise lui confère le Lion d'Or. Une grande rétrospective de l'artiste a été présentée au musée MADRE de Naples en 2012.

Vernissage de Fausto Melotti
Fausto Melotti, Canone Variato I, 1967









[18:00] Vernissage "Architectures pour l'avenir"
Location:
Villa Noailles
Montée de Noailles
83400 Hyères
France
Phone : +33 (0)4 98 08 01 98
Mail : contact@villanoailles-hyeres.com
Internet Site : www.villanoailles-hyeres.com
Description:
16 février au 23 mars 2014
vernissage le 15 février à 18h
Ouvert tous les jours sauf lundis, mardis et jours fériés de 13h à 18h
Les vendredis, ouverture en nocturne, uniquement de 15h à 20h
Entrée libre

Un catalogue bilingue français / anglais de 128 pages couleur est édité à cette occasion. Disponible dès le 16 février 2014 à la villa Noailles et dans un réseau de librairies en France et en Europe en partenariat avec Archibooks.

Les quatre équipes d'architectes présentées dans cette exposition ont conçu leurs projets comme autant de réalités pleines d'espoirs. De la France au Japon, du Nigéria à l'Afghanistan, chacune poursuit l'écriture de l'histoire singulière qui est à l'origine de sa création. Ces projets succèdent à plus d'un siècle de recherches architecturales, d'actions d'architectes novateurs - toujours désireux de transformer des programmes, souvent austères, en architectures. Tous ces projets offrent de multiples relations au monde et participent pleinement à l'épanouissement personnel des enfants quelle que soit leur situation sur la planète.

Autour de l'exposition
A la villa Noailles

Conférence « Architectures pour l'avenir » avec Vincent Parreira (AAVP Architecture), Luca Galofaro et Carmelo Baglivo (IaN+) dimanche 16 février à 10h30 sur réservation
suivie de la signature du catalogue à 14h30

Atelier en famille avec Vincent Parreira, architecte,
dimanche 23 février de 15h à 18h
sur réservation

Visite commentée de l'exposition
- par Florence Sarano, dimanche 2 mars à 15h
- par un médiateur tous les samedis à 11h jusqu'au 22 mars
- par un médiateur mercredi 26 février et mercredi 5 mars à 15h pour les enfants de 8 à 11 ans et à 16h pour les enfants de 12 à 16 ans.

Rencontre « Expériences pour l'avenir »* par Vincent Parreira
*accessible exclusivement aux acteurs de l'éducation (écoles, associations...)
mercredi 19 mars à 10h

Visites pour les groupes scolaires pendant la durée de l'exposition, accompagné d'un médiateur.
Réservation par email auprès des médiateurs

Petit château Saint-Pierre, dit villa Gandarillas

Visites du chantier du futur atelier de prototypage pour la mode et le design, commentée par un médiateur, chaque samedi jusqu'au 22 mars, départ à 10h de la villa Noailles, sur inscription

Présentation du projet de rénovation de la villa Gandarillas
par Loic Julienne, architecte, agence Construire
mercredi 5 mars à 18h - villa Noailles

Conférence "Petit château Saint-Pierre : fantasmes et réalités" avec Audrey Dendooven et Stéphane Boudin-Lestienne, vendredi 21 mars à 18h, sur réservation

Hors les murs

Conférences de Vincent Parreira à l'école d'architecure de Marseille
lundi 24 février à 19h, mardi 18 mars à 19h

Médiateurs
Hélène Fontaine : h.fontaine@villanoailles-hyeres.com
Guillaume Vacquier : g.vacquier@villanoailles-hyeres.com
T : +33 (0)4 98 08 01 95

Tous les événements programmés par la villa Noailles sont gratuits et accessibles à tous dans la limite des places disponibles.

Vernissage "Architectures pour l'avenir"
Architectures pour l'avenir © création graphique : Twice

[18:00-21:00] Vernissage de Lucie Chaumont "Vivre là"
Location:
Galerie Eva Hober
156, boulevard Haussmann
75008 Paris
M° Miromesnil, Saint-Philippe-du-Roule
France
Phone : +33 (0)1 48 04 78 68
Fax : +33 (0)1 48 04 78 07
Mail : galerie@evahober.com
Internet Site : www.evahober.com
Description:
15 février - 22 mars 2014
La galerie sera exceptionnellement fermée du 25 février au 5 mars 2014 inclus.

Vernissage le samedi 15 février de 18H à 21H

Sortie du catalogue monographique Vivre là.

Avec le soutien du Centre national des arts plastiques (aide au premier catalogue), ministère de la Culture et de la Communication.

Vernissage de Lucie Chaumont "Vivre là"

Éclats du réel

Quelles portes nous permettent-elles d'entrer dans le monde, de le lire ? Comment envisager nos rapports à ce que nous supposons un, à quoi nous participons comme élément et nous nous heurtons pour en dire quelque chose ? Aristote a élevé l'imitation au rang d'art : la copie de la réalité devient à la fois lecture, à la fois écriture.
Les images (il convient ici d'entendre les dessins et les sculptures) que Lucie Chaumont met sous nos yeux instituent l'écart salvateur : double mouvement d'être au monde et de mettre le monde à la distance du regard. Le point d'appui nécessaire à la révélation de cet entretien (tenir entre) avec le monde est ici le singulier : Vivre là, c'est lire ce qui m'entoure. Ainsi le quotidien et l'individuel induisent le monde. La singularité n'est pas soumise au Un unifiant et totalitaire de la théorie, au contraire, c'est du singulier qu'un universel se supportera.

Lucie Chaumont n'est pas un philosophe, c'est une artiste, et au sens archaïque du terme : la main-outil lit, elle fabrique. Sa pensée est un faire qui propose des représentations du monde : pas de présentations, pas de violence affichée, pas de pornographie qui crève l'écran. Toute l'habileté et tout l'art sont au service de l'imitation. Que met-elle en image ? La technique même. C'est la technique qui est là représentée - la main lisant représentée...

Lucie Chaumont ne crève pas l'écran, elle le révèle avec pour instrument la tautologie : montrer - c'est-à-dire désigner par l'image, puis répéter. Mais le processus n'implique pas l'immobilité parce que au moment du dit à nouveau un déplacement s'opère. « À la mine » est le grand dessin du schéma scientifique d'une mine en coupe sur la croûte terrestre réalisé à la mine graphite. Le titre, le motif et l'outil se répètent les uns les autres. Cette mine représentée sert à extraire le graphite qui sert à faire le dessin à la mine... Serpent qui rate de se mordre la queue : il court après un signifiant, toujours le même, mine, qui fait mine de se présenter, à chaque fois différent puisqu'à chaque nouveau tour le registre change. Qu'est-ce qui fait lien sinon le signifiant même entre l'objet de la réalité, c'est-à-dire l'image, et l'instrument. Dans le disque courant de la vie quotidienne, ça tourne tranquillement, sans accroc, les passages d'un registre à l'autre se font naturellement. Ce sont ces moments d'évidence et de passage que Lucie Chaumont pointe et met en jeu dans l'image, dévoilant ainsi la possibilité d'un autre sens.

On entend déjà que le point de repère est le réel ; ce qui doit se mouvoir, ce sont les yeux du corps et ceux de l'esprit. Et le re-dire se traduit par un re-faire : « Pizza, 1 personne » - il s'agit de la copie en carton d'une boîte à pizza - inclut l'instrument qui empêche l'emballage de tomber sur la nourriture... De la même manière, la série de dessins « Files d'attente », à l'échelle un et découpés selon les formes des tickets d'attente, accidente les nécessités de régulation des flux pour la société de consommation et le non-sens du fait à la main d'un instrument que seule la production de masse commande. Le fait main implique le un par un, la singularité, la signature, autant d'éléments qui s'évanouissent dans la masse du tout industriel et globalisant. Ce sont ces points de rencontre de la singularité avec la nécessité pour l'industrie de rationaliser et de traiter en masse, d'anéantir les foyers isolés d'initiatives personnelles (Artaud) que cerne Lucie Chaumont.

Mais il ne s'agit pas de mettre sur le devant un geste cosa mentale - nous serions dès lors dans la logique du ready-made assisté. L'art est pris dans sa signification archaïque : technique et savoir-faire restent du côté de l'artiste. Ainsi le dévoiement ultime du « Nuancier » : réalisé au crayon, il revendique la trame manuelle d'un camaïeu de gris... Hors de sa sphère d'origine (l'imprimerie), transposé dans une autre « technique », l'objet révèle sa limite : un instrument sans utilité. Le vocable nuancier désigne sa nature, mais l'objet est dépossédé de sa valeur d'usage. Nouvelle bascule lorsque Lucie Chaumont décide de le renvoyer dans son monde (celui de l'imprimerie, celui de la reproduction) en en réalisant une édition sérigraphique. La trame mécanique de l'écran se mêle dès lors à la trame manuelle, l'objet unique devenant un produit manufacturé sans recours possible à l'utilitarisme. Feuilleté - nous revenons à la minéralogie qui l'occupe beaucoup - de l'artisanat (fait main), de l'industriel, de l'usage et de la signification, chaque couche vient en contre-point de la précédente sans la voiler. Au contraire, le feuilleté dévoile la nuance signifiante et colorée de notre prise de la réalité : quelle nuance teinte-t-elle le nuancier à chacun des changements de registre ?

« Parpaing » se présente dans sa solide beauté utilitaire. Bien entendu, il n'est pas question d'un ready-made : les savoir-faire de l'artiste et du technicien s'allient pour produire cette céramique (comme c'était le cas pour « Nuancier »). La désignation de la solidité suffit, il suffit d'y croire, à la tester, il s'étoilera en morceaux. Ici se présente Le Parpaing, numéro zéro. Cette origine relève bien entendu d'un mythe que Lucie Chaumont raconte à rebours. Son point de départ : l'objet industriel et manufacturé sert de support à la fiction qu'elle construit, qui aboutit au prototype, à l'origine qui aurait dû permettre la multiplication. Pas d'usage possible du prototype, il garantit la possibilité de la série. Dans un court texte, Antonin Artaud accuse Boucicaut (l'inventeur du Bon Marché) de répandre « sur le monde un afflux de laideur, et d'empoisonner la santé esthétique du public. [...] Le meuble est fait pour une fin d'utilité et il ne peut sortir de ses attributions très strictes que dans la mesure où il offrira un intérêt d'art et de beauté certain. La moindre armoire de bois blanc [...] sera plus belle mille fois que le guéridon du Bon Marché fabriqué en série ». Ironie en pied de nez constitue la réponse de Lucie Chaumont à la fabrication en série. L'objet, extrait de son attribution stricte, en perdant toute fonction d'usage, acquiert la beauté.

Aussi n'est-il pas question d'un travail de faussaire mais de celui d'un copiste. Répétition d'un pareil, qui se refuse à être un même, l'art de la copie se soutient de cette tension (minimale ?) de la métaphore : refaire, sans que la trace subjective de l'artiste-artisan s'évanouisse dans l'industrialisation. Les déplacements et les écarts s'entremêlent avec une grande subtilité. La série de plâtres, « Empreinte écologique », que l'on peut qualifier de copies, des innombrables objets que la société produit en grande série pour une durée d'usage très courte avant de les ravaler au rang de déchets (gobelets en plastique, emballages de fast food, etc.), accumule ce qui ne prend pas de place : la trace. De chaque objet, qui a été empli de plâtre, ne reste que son image en volume, image qui découpe dans la réalité l'espace occupé par l'objet lui-même absenté. Sur l'écran de la réalité apparaît son revers : l'ordure mise hors de la vue ; une fois sortie de sa stricte attribution, elle révèle sa brillance. La mise en relief du déni de la société contemporaine face à ses déchets, de la tentative de les extra-territorialiser à la périphérie, est d'évidence. Faire avec ce qui reste, à l'image des processus naturels, faire des restes, une perle. « Extraction fossile » se compose de deux éléments : une lithographie, c'est-à-dire un dessin fait sur une pierre, puis imprimé - historiquement l'invention de la lithographie ouvre la porte à l'impression industrielle. Le motif (une carrière d'extraction) se place en contre-point d'une pierre lithographique dessinée (mais non imprimée) qui laisse apparaître ce qu'elle pourrait contenir : la trace d'un déchet végétal - un fossile. Origine et fin se confondent, l'outil (la pierre) désigne son propre usage : être le support d'une trace.

Dans ces enlacements répétés du signifiant, de l'objet, de l'image, et des fils de la production industrielle, de la société de consommation, de l'artisanat et de l'art, l'apparition de la périphérie urbaine ne peut pas être considérée comme un hasard. Si Vivre là désigne l'écart entre l'appartement (en ville) et l'atelier (en périphérie), la locution subit le traitement qui fait la singularité de l'œuvre de Lucie Chaumont. Le trajet se fait à rebours de la ville (lieu de vie) vers la périphérie (lieu de travail). C'est encore la trace qu'elle choisit de montrer : le tracé dans la série « Lotissement », et le trajet parcouru d'un point à un autre. Surgissent sur l'écran les temps morts, comptés pour rien, des trajets. Il ne s'agit pas du voyage qui nécessite la rêverie et la dilation du temps et de l'espace, mais de ce que la société cherche à comprimer, raccourcir : les déplacements. Le giratoire oppose un démenti formel à l'affirmation que le trajet le plus court d'un point à un autre est la ligne droite. Tourner autour pour aller tout droit devient la règle. Elle ne peut être confisquée par le souci de rentabilité, elle est le socle du promeneur solitaire qui rêve le monde en le racontant :
« Mes rêves sont multipliés
par les récits à faire et les dire à entendre.
Je t'apporte l'enfant d'une nuit bitumée,
l'aile est phosphorescente et l'ombre, illuminée
par ces reflets de vérités. »
(Raymond Queneau)

Cyrille Noirjean, Directeur de l'URDLA - centre international livre & estampe - Villeurbanne
16. XII. 2013

[18:00-21:00] Vernissage de MALEONN "STUDIO MOBILE"
Location:
Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot
75011 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 45 83 38 51
Fax : +33 (0)1 45 83 38 51
Mail : magda@magda-gallery.com
Internet Site : www.magda-gallery.com
Description:
VERNISSAGE SAMEDI 15 FEVRIER 2014 / 18H-21H
SHOW : FEV 15 - MAR 15, 2014

Vernissage de MALEONN "STUDIO MOBILE"

Acteur incontournable de la scène artistique shanghaienne, la notoriété de Maleonn a aujourd'hui très largement franchi les frontières de la Chine, pour devenir un artiste reconnu au niveau international comme l'affirme le magazine japonais Mac lors de son dernier classement des plus grands artistes chinois contemporains.

Le travail présenté dans le cadre de cette exposition à la galerie Magda Danysz à Paris est le fruit d'un long voyage au coeur de la Chine au cours duquel l'artiste a traversé plus de 50 villes et réalisé une série de plus de 2 000 portraits de citoyens rencontrés sur son chemin et qui ont accepté le jeu de mise en scène dont seul Maleonn a le secret.

A l'aide d'un « Studio Mobile », de décors peints par l'artiste, d'une multitude de vêtements regroupant différentes époques, cultures mais aussi style de vie de la Chine et de ses habitants, les sujets de ses portraits, se sont donc, de façon originale et inédite, laissés guidés par leur propre inspiration. L'art de la mise en scène de l'artiste a ensuite permis de transformer ceux-ci en une oeuvre à la fois poétique et moderne, où se mêlent super héros, soldats, bourgeois et homme de spectacle rappelant avec émotion et nostalgie l'époque où les shanghaiens aimaient se laisser prendre en photo. Maleonn retrouve ainsi l'approche du travail de ses pairs au début du 20eme siècle.

Par le nombre de photos réalisées, les distances parcourues et les multiples rencontres, « Studio Mobile » propose un regard unique et éclairé à la fois réaliste mais aussi et plein d'humour sur la Chine contemporaine. Ce travail dresse un véritable portrait de cette société à un instant t, dans toute sa diversité, en pleine ébullition entre photographie d'une autre époque, alliant merveilleux et documentaire. Maleonn prouve une fois encore qu'il est l'un des photographes les plus talentueux et originaux de sa génération.

Vernissage de MALEONN "STUDIO MOBILE"

[18:00-20:00] Vernissage de Thierry Girard "Arcadia Revisitée"
Location:
Librairie Photographique Le 29
29, rue des Récollets
75010 Paris
M° Gare de l'Est
France
Phone : +33 (0)1 40 36 78 96
Mail : librairie@le29.fr
Internet Site : le29.fr
Description:
du 11 février au 16 mars 2014
Vernissage le samedi 15 février 2013 de 18h à 20h

Venez découvrir ce travail particulier de ce paysagiste inspiré par l'histoire de la peinture.

Thierry Girard a obtenu le prix Niépce en 1984. Depuis, il parcourt le monde. En 2011, une résidence d'artiste à Thouars (Deux-Sèvres) permet à Thierry Girard de renouveler son vocabulaire esthétique à travers le projet intitulé "Arcadia revisitée". Ce travail singulier l'amène à questionner et reconsidérer certaines approches de la photographie de paysage. "Arcadia revisitée" est son vingt-et-unième livre.

Arcadia Revisitée
Thierry Girard
Trans Photographic Press
200 exemplaires numérotés - 36 pages - 14 images - 50 €

Vernissage "Arcadia Revisitée" par Thierry Girard

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