Saturday, May 24, 2014
Public Access


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Category: All

24
May 2014
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  Nuit Verte
Location:
Bassin du Trocadéro
Parvis du Trocadéro
Place de Varsovie
75116 Paris
M° Trocadéro
France
Description:
LES TEMPS FORTS DE LA NUIT VERTE 2014

L'arrivée des tracteurs des départements convoi depuis Bailly dans les yvelines jusqu'à Paris
L'arrivée de la ferme pédagogique et de ses animaux (vendredi 23 MAI)
La rencontre des écoles parisiennes et des agriculteurs de région parisienne
Le grand quizz
Le Concert du samedi soir (DJ Cut Killer, Synapson et Ramzi...)

LE DÉROULÉ COMPLET :
Mercredi 21 Mai : Arrivée du convoi des départements (tracteurs et remorques)
Jeudi 22 Mai : Mise en place et finitions

VENDREDI 23 MAI
07h à 12h : Enherbage des trottoirs du Pont d'Iéna
13h à 16h : Visite des scolaires (dans les Jardins du Trocadéro)
16h : Ouverture du site au grand public
16h à 18h30 : 3 tables rondes (sur la scène) en présence de nombreuses personnalités politiques
18h30 à 19h : Inauguration officielle (sur la scène)
19h à 20h45 : Ambiance DJ et diffusion de films courts (sur la scène)
20h45 à 24h : Le Grand Mag Nuit Verte animé par Frédéric Courant de C'est pas Sorcier (sur la scène)
0h à 1h : Ambiance DJ et diffusion de films courts (sur la scène)
1h : Fermeture du site au grand public

SAMEDI 24 MAI
10h : Ouverture du site au grand public
10h à 13h : TVAGRI 3 émissions sur le Machinisme animées par Jean Paul Hébrard (sur la scène)
13h à 14h30 : Ambiance DJ et diffusion de films courts (sur la scène)
14h30 à 17h : Le Grand jeu de la Nuit Verte animé par Frédéric Courant de C'est pas Sorcier (sur la scèn e)
17h à 20h : Préparation et balances concert (sur la scène)
20h à 20h30 : Avant Concert / Clôture officielle (sur la scène)
20h30 à 00h30 : Grand Concert avec de nombreux invités dont Cut Killer, Synapson, Fantani Touré et ses invités, Ramzy, etc...

A très vite et retrouvez-nous sur :
- Sur la page Facebook "Nuit Verte" https://www.facebook.com/LaNuitVerte
- Sur Twitter @lanuitverte https://twitter.com/lanuitverte
- Sur le site officiel de l'événement www.lanuitverte.com/

Tendances Bière « La Biérologie s'invite au Carreau du Temple »
Location:
Carreau du Temple
3, rue Dupetit-Thouars
4, rue Eugène Spuller
75003 Paris
M° Temple, Filles du Calvaire, République
France
Mail : info@lecarreaudutemple.eu
Internet Site : www.carreaudutemple.eu
Description:
du 23/05/2014 au 25/05/2014

Soirée d'ouverture de Biérologie

[Cannes] 67ème Festival International du Film de Cannes 2014
Location:
Cannes
Cannes
06400 Cannes
M° Gare SNCF de Cannes
France
Internet Site : www.cannes.com
Description:
[Cannes] 67ème Festival International du Film de Cannes 2014

CHOICES - Collectors Weekend
Location:
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Description:
Du 23 mai au 25 mai 2014

CHOICES Collectors Weekend est le nouveau temps fort de l'art contemporain à Paris : 35 galeries du Marais, de Saint-Germain-des-Prés, de Palais Royal et de Belleville invitent collectionneurs, professionnels et amateurs d'art français et internationaux du 23 au 25 mai 2014.
Une exposition inédite en collaboration avec l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts marque l'ouverture de ce week-end exceptionnel : un artiste est présenté par chacune des galeries dans le Palais des Beaux-Arts, lieu désormais incontournable de la scène parisienne.

CHOICES - Collectors Weekend

Journées Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes de Belleville
Location:
Quartier de Belleville
Quartier de Belleville
75020 Paris
M° Pyrénées, Jourdain, Belleville, Couronnes, Ménilmontant
France
Description:
Vendredi 23, samedi 24, dimanche 25, et lundi 26 mai 2014
De 14h à 20h

Dans plus de 120 ateliers d'artistes du quartier de Belleville, à Paris (carrefour des XXe, XIXe, Xe, et XIe arrondissements)

Chaque année en mai, depuis 1990, nous organisons les Portes Ouvertes, un événement artistique à l'échelle de tout un quartier, mais dans l'intimité des ateliers; exceptionnellement ouverts pour cette occasion… Devenu au fil du temps le rendez-vous artistique de l'Est parisien c'est aujourd'hui l'évènement de ce type le plus important de France, avec plus de 250 exposants dans toutes les disciplines des beaux-arts : peinture, sculpture, installation, photographie, céramique, gravure, nouveaux médias, vidéo…
Accès aux ateliers et à l'ensemble des animations et événements libre et gratuit.

>> informations

Journées Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes de Belleville

Fête nationale des Bermudes
Location:
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Description:
Initialement Anniversaire de la Reine Victoria; aujourd'hui "Fête des Bermudes" pour célébrer la culture et le patrimoine des îles.

Fête de la Nature
Location:
Muséum National d'Histoire Naturelle
36, rue Geoffroy Saint-Hilaire
57, rue Cuvier
2 rue Buffon
75005 Paris
M° Censier - Daubenton, Jussieu, Gare d'Austerlitz
France
Phone : +33 (0)1 40 79 56 01
Fax : +33 (0)1 40 79 54 48
Internet Site : www.mnhn.fr
Description:
Venez réveiller le naturaliste qui sommeille en vous avec le Muséum national d'Histoire naturelle, le samedi 24 et le dimanche 25 mai, de 10h à 19h. Acteurs naturalistes, institutions et associations se réunissent dans le Jardin des Plantes pour vous faire partager un moment 100% nature ! Une occasion de passer un moment en famille grâce à une quarantaine d'ateliers et d'animations entièrement gratuits.

Outre les activités gratuites, les tarifs d'entrées aux Galeries, aux Serres et à la Ménagerie sont inchangés. La visite des expositions permanentes des Galeries est gratuite pour les jeunes de moins de 26 ans et les personnes en situation de handicap.

Fête de la Nature

Exposition Star Wars Identities
Location:
La Cité du cinéma
Studios Europacorp - Ecole Louis Lumière
20, rue Ampère
93200 Saint-Denis
M° Carrefour Pleyel
France
Phone : +33 (0)1 48 41 28 60
Internet Site : www.europacorp-corporate.com
Description:
Depuis plus de 35 ans, le public des quatre coins de la planète suit les aventures de Luke et d'Anakin Skywalker, héros Jedi issus d'une galaxie très, très lointaine. Aujourd'hui arrive dans notre propre galaxie STAR WARS Identities, une exposition passionnante qui pose un regard inédit sur les personnages inoubliables de Star WarsMC. Développée et produite par X3 Productions de Montréal en collaboration avec Lucasfilm Ltd., l'exposition s'appuie sur la collection d'archives exhaustive du Lucas Cultural Arts Museum pour explorer les sciences de l'identité humaine par l'entremise des personnages de la saga Star Wars. La collection éblouissante, une quête d'identité interactive et personnalisée, ainsi que du contenu scientifique pertinent se conjuguent au sein de STAR WARS Identities afin de suivre le parcours dramatique de Luke et Anakin Skywalker, le duo père-fils le plus célèbre du cinéma. Les visiteurs seront en mesure de mieux comprendre ce qui fait des personnages de Star Wars qui ils sont, tout en explorant leur propre identité à l'aide d'une question à la fois simple et profonde : quelles forces vous habitent?

Les composantes de l'identité

En collaboration avec le Centre des sciences de Montréal et d'un comité de conseillers scientifiques, les développeurs de l'exposition STAR WARS Identities ont divisé la notion d'identité en trois thèmes majeurs : l'origine des personnages, les influences qui les ont définis et les choix qu'ils ont faits durant leur vie. À travers ces trois thèmes, dix composantes de l'identité humaine sont explorées :la zone Origines - l'espèce, la génétique, les parents et la culture ;la zone Influences - les mentors, les amis et les évènements marquants ; etla zone Choix - les occupations, la personnalité, et les valeurs.

Ces composantes forment ainsi l'épine dorsale de l'exposition, explorant la notion complexe d'identité, à la fois dans la réalité et dans la fiction. Des contenus originaux à travers l'exposition feront la lumière sur chacune des composantes de l'identité; simultanément, des capsules « derrière la scène » explorent la genèse de plusieurs personnages de Star Wars, expliquant comment ils sont devenus qui ils sont, et montrant comment différents choix créatifs auraient pu en faire des personnages complètement différents.

La vaste collection exclusive de plus de 200 objets provenant du Lucas Cultural Arts Museum consiste en des accessoires, des maquettes, des costumes, des croquis et des dessins conceptuels témoignant de la production des films Star Wars. Cette vaste et riche collection exclusive du Lucas Cultural Arts Museum couvre la totalité de la saga Star Wars, de la première (1977-83) et la seconde (1999-2005) trilogies, jusqu'au film d'animation The Clone Wars (2008) et à la série télévisée du même nom. Les favoris du public comme Dark Vador, R2-D2, Chewbacca, Boba Fett, Yoda, le Faucon Millenium et le protojet grandeur nature d'Anakin Skywalker - parmi tant d'autres - plairont assurément aux visiteurs de toutes générations.

Fête nationale d'Érythrée
Location:
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Description:
Fête nationale d'Érythrée

08:00  
09:00  
10:00 [10:00-19:00] ORGANIC group show
Location:
Carpenters Workshop Gallery Paris
54, rue de la Verrerie
75004 Paris
M° Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 42 78 80 92
Mail : paris@carpentersworkshopgallery.com
Internet Site : www.carpentersworkshopgallery.com
Description:
ORGANIC group show


[11:00-13:00] Brunch pour l'expo de Julia Cottin "Surface de contact"
Location:
Galerie Eva Hober
156, boulevard Haussmann
75008 Paris
M° Miromesnil, Saint-Philippe-du-Roule
France
Phone : +33 (0)1 48 04 78 68
Fax : +33 (0)1 48 04 78 07
Mail : galerie@evahober.com
Internet Site : www.evahober.com
Description:
24 mai - 21 juin 2014
Vernissage le samedi 24 mai de 11h à 21h

Pour Julia Cottin, la sculpture engendre, le plus souvent, un corps à corps. Une confrontation entre des techniques (trancher, débiter, tailler, assembler, mouler) et des matériaux pauvres et traditionnels (bois, plâtre, pierre, terre) qui appartiennent au langage historique de ce médium. L'artiste engage un processus volontairement contraignant, très corporel qui provient des contraintes de poids, des propriétés physiques, voire de la dangerosité des volumes et des espaces ; un registre du faire qui s'apparente à une expérimentation, à un processus gestuel.

Le travail de Julia Cottin qu'il soit graphique ou en volume, en extérieur ou en intérieur, est toujours conçu à l'état de projet, avec une approche lente, liée à ses multiples recherches. Méthodiquement, elle élabore dans son atelier de nombreux croquis et maquettes, comme on le pratique pour l'architecture. Cependant Julia Cottin s'intéresse à une architecture qui ne serait pas l'activité scientifique qu'elle est plus ou moins devenue. Pour elle, l'activité doit être proche des arts et métiers et de l'utopie.

L'œuvre, qui prend en compte la mesure de l'homme, est le résultat d'une somme d'éléments autobiographiques dissimulée qui conte les données de l'expérience de l'artiste : les influences, les accidents, les découvertes, les cheminements de la vie.

« Tracer une ligne, c'est avoir une idée » proclame Richard Serra. Un principe retenu pour cette exposition puisque Julia Cottin a, entre deux dates fixées arbitrairement, répertorié, les simples trajets nécessaires à ses recherches dans les précédents atelier-logements de La Cité des Arts de Paris. Elle a sélectionné trois ensembles de parcours, en a réduit l'échelle, puis elle a construit artisanalement des moules en bois pour y faire couler et sécher le plâtre afin d'en fixer à jamais l'empreinte. Les œuvres obtenues ont été basculées de l'horizontalité à la verticalité pour devenir des sculptures murales qui forment d'étranges étoiles blanches d'aspects laiteuses, énigmatiques, aux branches inégales. Ici les nécessaires et éphémères déplacements dans l'atelier deviennent la matière solide de la mémoire sculpturale qui murmure ses secrets aux regardeurs et pervertit malicieusement, grâce à une théâtralité assumée, le fonctionnalisme des architectes de l'école de Chicago qui affirmaient ce principe inflexible : « la forme suit la fonction ».

Ce qui pouvait sembler être une série de sculptures d'essence minimalistes devient alors le fantôme de l'artiste qui hante la galerie Eva Hober.

Alain Berland
Membre de l'Aica, co-fondateur du journal Particules et commissaire d'exposition, Alain Berland contribue à la revue Mouvement depuis 2008. Il est depuis 2010 programmateur pour les arts visuels au Collège des Bernardins.

Brunch pour l'expo de Julia Cottin "Surface de contact"
Julia Cottin, Sans titre 8, 2014, Mine de plomb et pigment sur papier, 15x21cm. © de l'artiste et de la galerie Eva Hober, Paris

[11:00-19:00] Vernissage de Martin Dammann, Zeichnung
Location:
In Situ Fabienne Leclerc
19, rue Michel le Comte
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 53 79 06 12
Fax : +33 (0)1 53 79 06 19
Mail : galerie@insituparis.fr
Internet Site : www.insituparis.fr
Description:
24/05/2014 - 26/07/2014
Vernissage le 24/05/2014, 11h00-19h00

In Situ Fabienne Leclerc met à l'honneur Martin Dammann dans le cadre de sa double programmation avec deux expositions successives, « Dieses Feuer » et « Zeichnung ».
La galerie, désormais installée dans Le Marais, s'implante occasionnellement dans des lieux éphémères.

« ZEICHNUNG » (« dessin ») à la galerie In Situ se compose d'un corpus de dessins, créés comme un pendant à l'exposition à l'atelier Rouart. Dans une volonté de créer une oscillation entre figuration et dissolution, « Zeichnug » se conçoit comme un dialogue permanent entre les lignes et la couleur sans jamais céder à l'abstraction. Le dessin chez Martin Dammann oscille ainsi entre l'image, ce qui est représenté, et le cadre de cette représentation : simultanément, la structure du dessin fait émerger l'image et l'image laisse entrevoir sa propre structure.

L'attention de Martin Dammann se porte sur les multiples aspects de la relation – souvent contradictoire – qu'ont les images avec ce qu'elles représentent et de ce fait, avec ce qu'elles ne sont pas. C'est par exemple le cas de la photographie de guerre anonyme, point de départ important dans le travail de Dammann. Des questions liées à l'histoire, l'identité, à la représentation et à la perception s'affrontent dans le travail de l'artiste.

Né en 1965, Martin Dammann vit et travaille à Berlin, Allemagne. Il a étudié aux Beaux-Arts de Brême. Depuis 1995, son travail a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles – Kunststiftung NRW (Düsseldorf), Märkisches Museum (Berlin), Kargl Fine Arts (Vienne), Kunstverein Konstanz (Constance), Kunsthalle Recklinghausen (Recklinghausen), Konrad-Adenauer-Stiftung (Berlin)– et collectives – Kunstsaele Berlin (Berlin), Kunsthalle Osnabrück (Osnabrück), Wurlitzer Art (Berlin), Kunsthalle des Von der Heydt-Museum (Wuppertal-Barmen), ZKM (Karlsruhe), Kunstraum Kreuzberg/ Bethanien (Berlin), Museum der Moderne Mönchsberg (Salzbourg), Freies Museum (Berlin), Centre de la Photographie (Genève), Tikva Museum of Art (Israel), 53ème Biennale de Venise (Venise), The Lux Centre (Londres).

[11:00] Vernissage de Sabina Lang et Daniel Baumann "Open #2"
Location:
Les églises
centre d'art contemporain de la ville de Chelles
rue Louis Eterlet
Parc du Souvenir Emile Fouchard
77505 Chelles Cedex
M° RER E Chelles - Gournay, Gare SNCF Chelles - Gournay
France
Phone : +33 (0)1 64 72 65 70
Mail : leseglises@chelles.fr
Internet Site : leseglises.chelles.fr
Description:
VERNISSAGE SAMEDI 24 MAI À PARTIR DE 11H30
À cette occasion, une navette assure le trajet aller-retour depuis Paris.
Départ place de la Bastille, à 11h
Trajet gratuit sur réservation
Entrée libre sur site

25 MAI - 20 JUILLET 2014

Vernissage de Sabina Lang et Daniel Baumann "Open #2"
L/B, "Open", 2012, Berne, Suisse

La programmation de Sabina Lang et Daniel Baumann aux églises s'inscrit dans le temps d'une saison visitée par les présences préalables, successives et "habitées" de David Douard, Lionel Estève et Wilfrid Almendra.
Habitées par ce qui singularise chacune de leurs démarches respectives. Mais aussi habitantes des espaces du centre d'art puisque chacun des artistes a pu, a su tisser les conditions d'un propos, d'un dialogue partagé avec le lieu, avec le site.
À Chelles, l'exposition Open #2 permet à L/B de revenir sur une modalité d'appréhension et de travail d'un espace donné qui fut entamé en 2012, en Suisse à Berne.
Elle ne constitue pas, dans leur vocabulaire artistique, ce dans quoi on pourrait se plaire, regardeur toujours trop impatient, à imaginer qu'ils seraient susceptibles de s'engager, autant que de nous engager.
Pas de module, pas de Beautiful Wall, pas de Beautiful Floor ou de Street Painting.
Plutôt une traversée.
Celle qui s'accomplit au fil du cheminement du regard pris dans un aller-retour de mesure et démesure, au fil des pas engagés dans une galerie purement formelle.
L'appel de la lumière... Au coin un visible, un possible.
L'épreuve du déplacement donc.
Dans les églises, une oeuvre sculpturale de grande dimension est montée. La morphologie complète ne se révèlera qu'au terme de visibilités partielles, subtiles et accumulées.
Pour chaque visiteur, l'installation émergera dans le ressenti de ses extérieurs s'ajoutant à l'expérience de ses volumes intérieurs parcourus.
Reprenant l'idée d'une structure visitable, à l'image d'un corridor empruntable, d'un continuum sensible, l'oeuvre travaille et déborde à la fois les espaces intérieurs et extérieurs des églises.
Tout ne fait plus qu'un et se réordonne, l'oeil construisant là une nouvelle cartographie de l' in/out .
A chacun de négocier son passage et donc à chacun de négocier sa sortie.

Eric Degoutte, commissaire de l'exposition



[12:00] Mariage de Kanye West et Kim Kardashian
Description:
Château D'Ussé dans le Sud Ouest de Paris

[12:00-19:00] Vernissage de gil joseph wolman "sav oir fai re et fai re sav oir"
Location:
Galerie Natalie Seroussi
36, rue de Seine
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 46 34 05 84
Fax : +33 (0)1 46 33 03 37
Mail : galerie@natalieseroussi.com
Internet Site : www.natalieseroussi.com
Description:
art scotch

24.05 - 12.07, 2014





[14:00-20:00] Happening avec William Klein
Location:
Polka Galerie
12, rue Saint-Gilles
Cour de Venise
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 76 21 41 30
Fax : +33 (0)1 76 50 21 83
Mail : contact@polkagalerie.com
Internet Site : www.polkagalerie.com
Description:
Epson Digigraphie® présente un Happening exceptionnel avec William Klein et le laboratoire PICTO à la galerie Polka.

Le 29 avril 2014 - Epson Digigraphie® met son savoir-faire en matière de reproduction d'œuvre d'art au profit du célèbre photographe William Klein. La marque japonaise, accompagnée par le laboratoire PICTO, offre en effet à ce dernier la possibilité de reproduire certaines de ses œuvres sous le label Digigraphie®, en marge de son exposition à la Galerie Polka « Brooklyn + Klein ».

Samedi 24 mai 2014, dernier jour de l'exposition « Brooklyn + Klein », la galerie Polka en partenariat avec Epson et PICTO organise en présence de William Klein un happening exceptionnel : « Brooklyn + William KLEIN laboratory ».

Tout au long de l'après-midi, la galerie Polka se transformera en laboratoire de photographie et d'impression en Digigraphie® Epson. Les participants pourront ainsi s'offrir pour 180€ leur image préférée parmi les 48 reproductions composants le mur visuel de l'exposition. Le tirage numérique de cette image sera réalisé en direct et en Digigraphie® officielle, sous la supervision du photographe et l'expertise du laboratoire PICTO, agréé Digigraphie® depuis 2005. PICTO, complice des photographes et des créateurs depuis 60 ans, a toujours accompagné avec un grand enthousiasme les projets les plus novateurs. C'est donc tout naturellement que le laboratoire s'est rapproché de William Klein, d'Epson et de Polka pour cette journée exceptionnelle.

Pour l'occasion, c'est l'un des tireurs arts graphiques de chez PICTO, Boris Gayrard, qui assistera le photographe William Klein dans la réalisation de ses tirages.

La photographie en format unique (25 x 34 cm) sera ensuite signée, numérotée et tamponnée, selon les règles établies par Epson dans le cadre de son label d'excellence.

Le tirage, produit uniquement ce jour, sera présenté dans un portefeuille conçu sur mesure. Le portfolio de 48 images sous coffret numéroté sera quant à lui disponible sur commande spéciale avant le 13 mai 2014.

Epson Digigraphie® offre aujourd'hui le meilleur de la reproduction numérique d'œuvres d'art au célèbre photographe William Klein, dont l'exposition « Brooklyn + William KLEIN Laboratory » est la première manifestation réalisée en impression numérique. Un happening unique, en présence de l'artiste, qui assisté d'un tireur arts graphiques confirmé du laboratoire PICTO, supervisera toutes les étapes de production, vendues exclusivement à la Galerie Polka le jour même. De quoi contenter les aficionados de séries limitées, authentiques et exclusives !

Rendez-vous samedi 24 mai 2014
Happening de 14h à 20h
Les places sont limitées.
Pour réserver : rendez-vous à la librairie de la Galerie Polka ou à l'adresse suivante :
communication@polkagalerie.com.

[14:00] Lancement de Codecademy en Français
Location:
Bibliothèque centrale Robert-Desnos
14, boulevard Rouget-de-Lisle
93100 Montreuil
M° Mairie de Montreuil
France
Phone : +33 (0)1 48 70 64 55
Mail : bibliotheque@mairie-montreuil93.fr
Internet Site : www.bibliotheque-montreuil.fr
Description:
Lancement de Codecademy en Français

[14:00-21:00] Vernissage de Luka FINEISEN "Extracts of Glamour"
Location:
Galerie Claudine Papillon
13, rue Chapon
Code immeuble : 8719
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 40 29 07 20
Fax : +33 (0)1 40 29 07 90
Mail : contact@galeriepapillonparis.com
Internet Site : www.claudinepapillon.com
Description:
Opening Saturday 24 May, 14h-21h
Exhibition: 24 May - 19 July 2014

PERFORMANCE "MENUE DANS LA COUR"
Sunday, 25 May, 12h-14h

& R+1
Elsa SAHAL: Sculptures présentées en parallèle du Festival International d'Art de Toulouse

Vernissage de Luka FINEISEN "Extracts of Glamour"

[14:00-19:00] Vernissage « Disparité et Demande »
Location:
La Galerie de Noisy-le-Sec
Centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec
1, rue Jean-Jaurès
93130 Noisy-le-Sec
M° RER E Noisy-le-Sec
France
Phone : +33 (0)1 49 42 67 17
Fax : +33 (0)1 48 46 10 70
Mail : info@lagalerie-cac-noisylesec.fr
Internet Site : lagalerie-cac-noisylesec.fr
Description:
Une proposition de Pedro de Llano, curateur en résidence Babi Badalov, Ricardo Basbaum, Mauro Cerqueira, Loretta Fahrenholz, Loreto Martinez Troncoso, Juan Luis Moraza

24 mai - 12 juillet 2014
-> Vernissage samedi 24 mai de 14h à 19h

–> de 16h à 18h pendant le vernissage : conversation autour des « formes des affects » avec Pedro de Llano, curateur en résidence, Peio Aguirre, critique d'art, Babi Badalov, Mauro Cerqueira et Loreto Martinez Troncoso, artistes

Le jour du vernissage, navette gratuite au départ de Paris à 15 h (Place de la Bastille, face à L'Opéra) retour prévu à Paris à 19h.
Sans réservation, en fonction des places disponibles.

L'exposition « Disparité et Demande » propose d'explorer la fonction des affects dans la vie urbaine contemporaine, les systèmes de production et les réseaux sociaux. De l'espace domestique aux environnements virtuels, elle traite des espaces interstitiels où le caractère « effectif » et l'« affectivité » s'affrontent. Ce titre est emprunté à une oeuvre de Juan Luis Moraza : délibérément technocratique, cette formule semble directement tirée du jargon de la finance et se réfère avec ironie à cette condition ambigüe des affects contemporains où le caractère objectif, pragmatique et subjectif se fondent. Le terme « disparité » évoque une relation inégale entre les individus, mais il pourrait aussi s'agir du Léviathan bureaucratique, commercial ou virtuel. « Demande » semble désigner une forme de vampirisation opérée par les marchés, les administrations et les réseaux sociaux qui spéculent sur les émotions et contre laquelle chacun lutte au quotidien.
Pedro de Llano

La résidence de curateur étranger Depuis 2006, La Galerie accueille des curateurs étrangers en résidence pour une durée de trois mois afin de les accompagner dans la production d'une exposition présentée dans le centre d'art contemporain et de leur permettre de rencontrer la scène artistique française. Pedro de Llano (1977, Espagne) est historien de l'art et curateur. Récentes expositions : "The Museum as Medium", en collaboration avec Pablo Fanego à MARCO (Vigo, 2008) et Koldo Mitxelena à San Sebastián (2008), "In Search of the Miraculous: Thirty Years Later" autour d'un projet posthume de Bas Jan Ader au Centro Galego de Arte Contemporánea (CGAC) à Saint-Jacques-de-Compostelle (2010), "The Black Whale" au MARCO (Vigo, 2012), "Loretta Fahrenholz and Reena Spaulings" à la galerie Bacelos (Madrid, 2013) et "FUTURE es Dan Graham" (avec Mauro Cerqueira et André Sousa) à l'espace « Uma Certa Falta de Coerência » de Porto (2013).






[15:00] Exposition VOKA
Location:
Galerie Ariel Sibony
24, place des Vosges
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 42 78 00 99
Fax : +33 (0)1 42 78 12 53
Mail : info@arielsibony.com
Internet Site : www.arielsibony.com
Description:
Exposition VOKA

[15:00-18:00] Ouverture d'exposition Calligraphie Japonaise par Shofu YOSHIMOTO
Location:
Mizen Japanese Art Gallery (Rue de l'Exposition)
ex Galerie Yakimono
29, rue de l'Exposition
75007 Paris
M° Ecole Militaire, RER C Pont de l'Alma
France
Phone : +33 (0)9 51 53 29 43
Mobile : +33 (0)6 52 29 17 17
Mail : contactparis@mizenfineart.com
Internet Site : www.mizenfineart.com
Description:
Réflexions par Shofu YOSHIMOTO
en présence de l'artiste

Du 27 mai au 7 juin 2014

Il y a une coexistence de délicatesse féminine et d'audace dans la calligraphie d'art de Shofu YOSHIMOTO. La calligraphie combine à merveille le pouvoir expressif des mots et l'impact visuel de la peinture.

Shofu YOSHIMOTO a étudié la langue et culture française a l'université ainsi que la littérature de Yusunari Kawabata. Sa connaissance des oeuvres de Kawabata a permis de développer le thème de Réflexion à travers la symbolique du roman YUKIGUNI.

Au travers de ce roman et de ce thème, et au travers de ses oeuvres, Shofu YOSHIMOTO mène une réflexion approfondie sur les divers équilibres : la forme et le contenu, le signifiant et le signifié, le japonais et le français, le mot et son écriture. Par l'approche de ces contrastes, elle nous invite à réfléchir dans le monde du Pays de neige, (YUKIGUNI en japonais).

Alors qu'elles ont une apparence sereine, ses œuvres remettent imperceptiblement en question plusieurs concepts habituellement communs. Chaque fois que nous les observons, ils nous racontent quelque chose de nouveau. Elles peuvent être appréciées de différentes manières, en s'abandonnant à la douceur des flux de la ligne tracée par la brosse ou en s'émerveillant devant la sobre majesté de l'encre.

C'est ainsi une “Réflexion” entre deux langues et sur le sens entre la symbolique et la réalité, miroirs de l'un et de l'autre.

Shofu YOSHIMOTO a déjà auparavant exposé au Salon d'Automne à Paris, Champs Elysées, et au Japon, et aussi auprès de l'ambassadeur de France au Japon, où elle a pu montré la délicatesse de ses oeuvres.

Ouverture d'exposition Calligraphie Japonaise par Shofu YOSHIMOTO

[15:00] Rencontre pour l'expo "À l'envers, à l'endroit... à l'envers... à l'endroit.
Location:
Centre Photographique d'Ile de France
CPIF
107, avenue de la République
77340 Pontault-Combault
M° RER Emerainville Pontault-Combault
France
Phone : +33 (0)1 70 05 49 80
Fax : +33 (0)1 70 05 49 84
Mail : contact@cpif.net
Internet Site : www.cpif.net
Description:
Avec Marina Gadonneix, Agnès Geoffray, Isabelle Le Minh, Constance Nouvel et Silvana Reggiardo

Vernissage mardi 6 mai à 19h30
Exposition du 7 mai au 13 juillet 2014

Avec des œuvres de :
Juliana Borinski, Delphine Burtin, Pascal Convert,
Marina Gadonneix, Mark Geffriaud, Agnès Geoffray,
Isabelle Giovacchini, Nicolas Giraud,
Isabelle Le Minh, Mathieu Mercier, Aurélien Mole, Constance Nouvel, Silvana Reggiardo, Clare Strand, Maxime Thieffine

Cette exposition collective explore la troisième dimension de l'image, sa face cachée, ses plis et ses creux, réels ou symboliques ; un hors-champ encore/déjà là, qui pourrait échapper à la représentation et qui contient des informations, des potentiels fictionnels ou plastiques insoupçonnés. Les œuvres rassemblées font vaciller la fixité du point de vue, la posture d'observation, et proposent de bouleverser l'ordre des choses ; rien n'est figé, comme un battement.

Tandis que, dans l'usage commun, les photographies aboutissent le plus souvent à une forme « dématérialisée » (stockées à l'état de données chiffrées dans des fichiers, elles s'actualisent rarement au-delà du périmètre de l'écran), les artistes invités par le CPIF envisagent le tirage photographique non comme une simple surface, mais interrogent l'image photographique et son support comme objet.

De plusieurs générations, ces artistes retournent, déplacent les processus, les procédures et les attitudes admises de la production d'images, et bousculent les habitudes de réception. Leurs recherches viennent enrichir les démarches réflexives sur le medium, alors que dans le champ de la recherche théorique, les définitions de « la » photographie évoluent sans cesse.

L'exposition bénéficie du concours du Centre national des arts plastiques, de la Fondation d'entreprise des galeries Lafayette ; des galeries Christophe Gaillard, GB Agency, Marcelle Alix, Jerôme Poggi, Paris ; Dumont, Los Angeles ; Camilla Grimaldi, Londres ; Kaune, Posnik, Spohr, Cologne.

Rencontre avec des artistes de l'exposition
Samedi 24 mai 2014 à 15h

Vernissage " À l'envers, à l'endroit... à l'envers... à l'endroit...  à l'endroit, à l'envers..."
© Isabelle Le Minh. Courtesy Galerie Christophe Gaillard, Paris

[15:00-20:00] Vernissage "Masterpieces 1 œuvre 1 artiste"
Location:
Galerie Placido
41, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 23 21
Fax : +33 (0)1 42 12 09 86
Mail : info@galerie-placido.com
Internet Site : www.galerie-placido.com
Description:
José Bedia
Jörg LozeK
Piero Pizzi Cannella
Marco Tirelli

du 24 mai au 12 juillet 2014
Vernissage samedi 24 mai de 15 à 20 heures







[16:00-19:00] Vernissage Galerie Artitude Paris
Location:
Galerie Artitude
4, avenue Paul Dérouléde
Village Suisse
75015 Paris
M° La Motte-Piquet - Grenelle
France
Phone : +33 (0)1 45 66 66 33
Fax : +33 (0)1 45 66 66 33
Mail : lorriaux@artitudeparis.com
Internet Site : www.artitudeparis.com
Description:
Vernissage Galerie Artitude Paris

[16:00-20:00] Vernissage de Gavin Perry "Dopesick"
Location:
Galerie Sultana
10, rue Ramponeau
75020 Paris
M° Belleville
France
Phone : +33 (0)1 44 54 08 90
Fax : +33 (0)1 44 54 09 60
Mail : contact@galeriesultana.com
Internet Site : www.galeriesultana.com
Description:
Vernissage Samedi 24 mai 2014, jusqu'à 20h
du 24 mai au 18 juillet 2014

Vernissage de Gavin Perry "Dopesick"
Gavin Perry, Untilted, 2014, mixed media, studio view

[16:00-21:00] Vernissage de Jérémy Liron "Hypnagogies"
Location:
Galerie Isabelle Gounod
13, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 48 04 04 80
Fax : +33 (0)1 48 04 04 80
Mail : info@galerie-gounod.fr
Internet Site : www.galerie-gounod.com
Description:
Exposition du 24 mai au 19 juillet
Vernissage le 24 mai, de 16h à 21h

Jérémy Liron - la peinture, hic et nunc.

« L'intuition artistique ressemble en effet aux hallucinations hypnagogiques
par son caractère de fugacité - ça vous passe devant les yeux -,
c'est alors qu'il faut se jeter dessus, avidement. »

Gustave Flaubert, Correspondances, 1866.

« On n'est jamais à savoir si l'on doit s'accorder au tumulte du monde, en adopter la confusion, en rejoindre l'agitation et les passades, s'y fondre et s'y couler ou y opposer le regard stable, intemporel, droit et glacé de celui qui passe outre »(1) Jérémy Liron n'est pas seulement peintre, il écrit aussi - et de fort belle manière. Comme il peint. De lui, on connaît sa série des Paysages périurbains, peints à l'huile, au grand format carré, présentés sous verre de sorte à les mettre à distance comme autant d'arrêts sur image. Une façon de témoignage de l'intérêt de l'artiste pour le cinéma.
Pour sa cinquième exposition personnelle à la galerie Isabelle Gounod, Jérémy Liron nous livre notamment deux grands tableaux à dominante horizontale - deux vues du toit terrasse de la Cité Radieuse de le Corbusier, à Marseille -, à propos desquels il parle d'« hypnagogies ». Le mot n'est pas commun et ne figure dans aucun dictionnaire ; c'est un néologisme que le peintre a déduit du qualificatif « hypnagogique »(2), désireux d'exprimer par là qu'il « tente de capturer ce moment de bascule des images en équilibre entre le dedans et le dehors. » Au regard d'une histoire de l'art contemporain, l'emploi de ce mot ne peut que faire écho à l'exposition qu'en 1948, la galerie Colette Allendy organisait des Photographies hypnagogiques de Raymond Hains, œuvres abstraites composées en plaçant devant l'objectif des trames de verre cannelé. Simple analogie verbale ou commune préoccupation de réussir à constituer un fait plastique - photographique pour l'un, pictural pour l'autre - tout en s'appuyant sur le réel sans pour autant vouloir reconstituer une quelconque anecdote ?
L'art de Jérémy Liron est requis par l'idée de présence. S'il a jeté son dévolu sur le monde périphérique de la ville et qu'il a choisi de retenir pour motif de son travail tout un inventaire d'architectures désertées, « s'arrangeant d'un peu de végétation » parfois, c'est que celles-ci s'offrent à voir dans « une présence opaque » et l'assurent tout à la fois de silence, d'aplomb et d'intemporalité. Construites selon un mode minimal qui joue d'une géométrie sensible, de subtils effets de lumière et d'ombre, de plans frontaux et de lignes de fuite, les peintures de Jérémy Liron en appellent par ailleurs au mécanisme de la mémoire. Le temps y est suspendu, l'espace fragmenté. Rien n'y est livré dans une crudité descriptive ; tout relève d'une suggestion, voire d'une évocation au sens où ses images peintes délivrent comme un ton sourd, issu d'un lointain mémorable.
Qu'il s'agisse de ces deux nouvelles et imposantes pièces, de ses toiles « standard », de ses « images inquiètes » ou de ses « images souvenir », la démarche de Jérémy Liron atteste d'une chose, comme il le dit lui-même : « Jamais on n'échappe au contexte ; on ne peut parler que depuis là où, dans l'espace et dans le temps, on se trouve. » Hic et nunc, en quelque sorte. Ici et maintenant, jamais sur le côté. La peinture comme un travelling en profondeur.

Philippe Piguet, 27 février 2014.

1 - Toutes les citations non référencées sont la parole de l'artiste extraite de ses notes de travail.

2 - L'état hypnagogique est un état de conscience particulier, intermédiaire entre celui de la veille et celui du sommeil, qui a lieu durant la première phase d'endormissement.

Jérémy Liron est né en 1980. Il vit et travaille à Lyon.

Actualités :
Déployer l'instant/Parcourir la mémoire, Artothèque de Caen, du 13 juin au 27 septembre 2014, exposition personnelle.
Un été contemporain, Musée Paul Dini, Villefranche, du 22 mars au 14 septembre, exposition collective.
Passages, Fondation Bullukian, Lyon, du 26 mars au 30 juin, exposition collective.

Expositions personnelles (sélection) :
L'inquiétude, Galerie Isabelle Gounod, Paris ; Le récit absent, Art[]Collector, le Patio-Opéra, Paris (2012). Jérémy Liron, Hôtel des Arts, Centre Méditerranéen, Toulon (2011). Dans la solitude, Galerie Isabelle Gounod, Paris (2010). Lyon/Béthune, Centre d'Art Lab-Labanque, Béthune (2009). Suite, Galerie Isabelle Gounod, Paris ; Hôtel de la mer, Galerie Isabelle Gounod, Boulogne-Billancourt ; Orangerie du Château de la Louvière, Montluçon (2008).

Expositions collectives (sélection) :
Passages, Fondation Bullukian, Lyon ; Un été contemporain, Musée Paul Dini, Villefranche. Drawing Now Paris, artiste en focus, Galerie Isabelle Gounod, Paris ; Quoi de neuf, dernières acquisitions de l'Artothèque de Caen, Palais Ducal, Caen (2014).
Formats raisin, Galerie Martagon, Malaucène ; Finaliste des talents contemporains, Fondation Schneider ; Secrets et parcours, acquisitions CCIMP de 2008 à 2012, Marseille (2013). Exposition de Noël, CNAC, Le Magasin, Ancien Musée de peinture, Grenoble ; Pavillon, Galerie Domi Nostrae, Lyon (avec J.L Blanchet, N. Childress, P. Cognée, M. Desgrandchamps, J. Liron, E. Peythieu) ; Parce que la carte est plus importante que le territoire 2 & 3, Fondation Louis Moret, Martigny, Suisse et Le pays où le ciel est toujours bleu, Orléans, Com. Valentine Meyer et Véronique Ribordy ; Drawing Now, Galerie Isabelle Gounod, Paris (2012). Parce que la carte est plus importante que le territoire, Galerie Immanence, Paris, Com. Valentine Meyer et Véronique Ribordy ; 1999/2011 Regards sur la Collection du Conseil Général du Var, Hôtel des Arts, Toulon ; Save the date, soirée privée SJ Berwin / 10 ans / 10 artistes, ENSBA, Paris ; Tragique du paysage, Galerie Eric Mircher, Paris ; Drawing Now, Galerie Isabelle Gounod, Paris ; Une chambre à soi, Centre culturel Le Polaris, Corbas, Com. F. Lonardoni (2011). Exposition du prix Jean Chevalier, Galerie Houg, Lyon (2009). 5 ans d'effervescence, Collection Shakers, Fonds d'Art moderne et contemporain, Espace Boris Vian, Montluçon ; Exposition de Noël, Le Magasin, Centre national d'Art contemporain, Musée des Beaux-Arts, Grenoble ; Invité d'Honneur de l'exposition Acquisitions de la CCI Marseille-Provence, Palais de la Bourse, Marseille ; Biennale de Bourges, Panorama de la jeune création, Bourges, Construisons l'avenir, Fondation Carri, Carros ; De votre fenêtre, projection, Centre d'Art la Ferme du Buisson, La piscine, Marne-la-Vallée (2008). Novembre à Vitry, Galerie Municipale, Vitry-sur-Seine (2006).

Ses oeuvres sont présentes dans les collections de l'Artothèque de Caen, de la Fondation Colas, Collection de la Ville de Lyon, Collection de la Ville de Vénissieux, Conseil Général du Var, Hôtel des Arts de Toulon, Collection Shakers, Collection CCI de Marseille-Provence ainsi que dans de nombreuses collections privées françaises et internationales...

Vernissage de Jérémy Liron "Hypnagogies"
Paysage 126, 2014, huile sur toile, 186 x 211 cm. Détail

[16:00-21:00] Vernissage de Sylvain Sorgato
Location:
Galerie Frédéric Lacroix
13, rue Chapon
Cour, 2ème étage droite
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 61 70 71
Mail : info@galeriefredericlacroix.com
Internet Site : www.galeriefredericlacroix.com
Description:
Vernissage de Sylvain Sorgato








[17:00] Dédicace de Miss Tic
Location:
Galerie L'œil ouvert MARAIS
74, rue François Miron
75004 Paris
M° Saint-Paul, Pont Marie
France
Phone : +33 (0)1 83 62 05 86
Mail : contact@loeilouvert.com
Internet Site : www.loeilouvert.com
Description:
Dédicace de Miss Tic

[17:00-23:55] La Nuit de la littérature 2014
Location:
Le Marais
Marais
75004 Paris
M° Saint-Paul, Hôtel de Ville, Rambuteau, Arts et Métiers
France
Description:
Samedi 24 mai 2014 de 17h à minuit

2e édition

Le Forum des Instituts Culturels Etrangers à Paris organise pour la deuxième année, à l'initiative du Centre tchèque de Paris, la Nuit de la littérature qui se déroulera dans le quartier du Marais de 17h à minuit.

Initiée pour la première fois à Prague en République-Tchèque en 2006, elle rencontre un franc succès et s'est déjà établie dans une vingtaine de villes en Europe, dont Paris depuis 2013.

Le concept est simple : une série de lectures d'auteurs étrangers est organisée dans divers lieux parisiens (librairies, centres culturels, lieux insolites) et sont répétées toutes les heures. Les lectures sont assurées par des comédiens, en présence de l'auteur et/ou du traducteur durant une vingtaine de minutes et sont suivies par une rencontre avec le public.

Au programme : poésie, roman, policier, théâtre etc.

A Paris, 17 centres culturels étrangers proposent chacun un auteur qui investira un lieu. Le public sera donc invité à participer à une lecture toute les heures et dans des endroits différents. Il s'agit donc d'une déambulation durant laquelle le public est invité à faire son propre parcours durant toute une soirée où auteurs étrangers et comédiens français se côtoieront pour des lectures- rencontres de qualité !

>> http://www.nuitdelalitterature.net


"Vallée des merveilles" d'Anne Weber Allemagne
présentée par le Goethe-Institut au Thé des écrivains - 16, rue des Minimes - 75003 Paris
Traduit par : Anne Weber
Édition : Éditions du Seuil, 2012
Extraits interprétés par la comédienne Odile Roire.

« Cinq » de Ursula Poznanski - Autriche
présentée par le Forum Culturel Autrichien à la Galerie Polad-Hardouin de 17 à 19h et de 21h à 23h à la Galerie Dukan - 24, rue Pastourelle, 75003 Paris
Traduit par : Corinna GEPNER
Édition : Presses de la Cité Etranger - Polars et Suspense, 2013
Extraits interprétés par le comédien Georges Bigot.

« Marilyn désossée » d'Isabelle Wéry Belgique
présentée par le Centre Wallonie-Bruxelles à la librairie du Centre Wallonie-Bruxelles - 46, rue Quincampoix, 75004 Paris
Année de parution : 2013
Édition : Maelström
Extraits interprétés par Isabelle Wéry.

« Métamorphoses des villes » de Mihàlis Pieris - Chypre
présenté par Chypre Culture à la Maison de l'Europe de Paris - 35-37, rue des Francs-Bourgeois 75004 Paris
Traduit par : Michel Volkovitch
Édition : Circé, 2012
Extraits interprétés par la comédienne Dimitra Kontou.

« Charaf ou l'Honneur » de Sonallah Ibrahim - Egypte
présente par le Bureau culturel de l'Ambassade d'Egypte à La Caféothèque - 52, rue de l'Hôtel-de-Ville, 75004 Paris
Traduit par : Richard Jacquemont
Édition : Actes Sud, 1999
Extraits interprétés par la comédienne Anny Romand.

« Arithmétique des dieux » de Katrina Kalda - Estonie
présentée par l'ambassade de l'Estonie à la Bibliothèque Forney - 1, rue du Figuier - 75004 Paris
Édition : Collection Blanche, Gallimard, 2013
Extraits interprétés par la comédienne Emilie Beauvais.

"L'Ange Gonflable" de Zaza Burchuladze
présenté par l'Ambassade de Géorgie à La Maison Victor Hugo - 6, place des Vosges, 75004 Paris
EXCEPTIONNELLEMENT - LA PREMIERE LECTURE DÉBUTERA À 19H00
Traduit par: Tamara Kubaneishvili
Édition: L'Age d'Homme, Lausanne, Suisse, 2013
Extraits interprétés par le comédien George Babluani.

« Qu'a-t-elle vu, la femme de Loth ? » de Ioànna Bourazopoùlou - Grèce
présentée par le Centre culturel Hellénique à l'Institut suédois - 11, rue Payenne, 75003 Paris
Traduit par : Michel Volkovitch
Édition : Ginkgo, 2011
Extraits interprétés par Michel Volkovitch.

« Code-barres » de Krisztina Tóth Hongrie
présentée par l'Institut hongrois Librairie Chapitre 20 - 8, rue Saint-Paul, 75004 Paris
Traduit par : Guillaume Métayer
Édition : Gallimard, 2014
Extraits interprétés par la comédienne Sissi Duparc.

« La prophétie d'Abouna » de Fawaz Hussain - Kurde
présenté par l'Institut kurde aux Archives Nationales - 60, rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris
Édition : Ginkgo, 2013
Extraits interprétés par Fawaz Hussain.

« Vraquier » de Gilles Ortlieb Luxembourg
présenté par la Mission culturelle du Luxembourg à la Galerie Sobering - 87, rue de Turenne, 75003 Paris
Édition : Finitude, 2013
Extraits interprétés par le comédien Luc Schiltz.

« Horizon fantôme » de Wojciech Kuczok - Pologne
présenté par l'Institut polonais à la Galerie Roi Doré - 6, rue Sainte Anastase, 75003 Paris
Traduit par : Laurence Dyère
Édition : Éditions de l'Olivier, 2007
Extraits interprétés par la comédienne Julie Gozlan.

« Livro » de José Luis Peixoto - Portugal
présenté par le Centre culturel du Camoes à l'Institut culturel du Méxique - 119, rue Vieille du Temple, 75003 Paris
Traduit par : François Rosso
Édition : Grasset, 2012
Extraits interprétés par les comédiens Fernando Curopos et Rose Ferreira.

« Bestiale tendresse » de J.H. Krchovský République Tchèque
présenté par le Centre tchèque de Paris à la librairie Les Cahiers de Colette - 23-25, rue Rambuteau, 75004 Paris
Traduit par : Jean-Gaspard Páleníček
Édition : Fissile, 2014
Extraits interprétés par Jean-Gaspard Páleníček.

« Cible Royale » de George Arion Roumanie
présenté par l'Institut Culturel Roumain chez Yves Andrieux et Vincent Jalbert - 55, rue Charlot, 75003 Paris
Traduit par : Sylvain AUDET
Édition : Genèse Edition, 2014
Extraits interprétés par le comédien Erick Boronat.

«Anthologie de la poésie russe contemporaine 1989-2009» par Christine Zeytounian - Beloüs - Russie
présenté par le Centre de Russie pour la Science et la Culture à L'École Briochine Cake design - 17, rue des Ecouffes - 75004 Paris
Édition : Maison de la poésie Rhône - Alpes, 2010
«La nouvelle poésie russe» par Evgueni Bounimovitch et Christine Zeytounian - Beloüs
Édition : Écrits des Forges/ Autres Temps, 2005
Extraits interprétés par Christine Zeytounian-Beloüs.

« Rivers of Babylon » de Peter PIŠŤÁNEK - Slovaquie
présenté par l'Institut slovaque à "Des bulles, sinon rien" - 16, rue Elzevir, 75003 Paris
Traduit par : Michel Chasteau
Édition : Fayard, 2010
Extraits interprétés par le comédien Bernard Bloch.

« On a eu du mal » de Jérémie Gindre Suisse
présenté par le Centre culturel suisse au Centre culturel suisse - 32, rue des Francs-Bourgeois - 75004 Paris
Édition : Éditions de l'Olivier, 2013
Extraits interprétés par Jérémie Gindre.


Les lectures commencent à chaque début d'heure, dans chaque lieu : 17h, 18h, 19h, 21h, 22h et 23h avec une pause entre 20 et 21h.
EXCEPTIONNELLEMENT - LA PREMIERE LECTURE DE ZAZA BURCHULADZE À LA MAISON DE VICTOR HUGO, DÉBUTERA À 19H00

Chaque heure se déroulera de la façon suivante :
15 - 20 mn de lecture, 15 - 20 mn de rencontre / discussion avec l'auteur, le comédien et le public.

Ensuite vous êtes invités à vous déplacer à une autre lecture.

[17:00-20:00] Lancement du premier numéro du Fanzine Specific Cheeses
Location:
Librairie Florence Loewy
Books by Artists
9-11, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 44 78 98 45
Fax : +33 (0)1 44 78 98 46
Mail : info@florenceloewy.com
Internet Site : www.florenceloewy.com
Description:
Avec les contributions de : Julia Trotta, Dominique Gilliot, Nicolas Boulard, Stephan Hauser, Hanna Alkema, François Quintin, Pierre Mercier, Bastien Gallet, Cyril Verde, Camille Paulhan, Marc Bembekoff et Séverine Hubard.

Le projet Specific Cheeses a débuté en 2010, lorsque Nicolas Boulard a réalisé que la forme du fromage de chèvre produit à Valençay ressemblait exactement à une pyramide tronquée dessinée par Sol LeWitt.
Tout d’abord, Boulard a donné une série de conférences sur les similitudes existant entre les formes de fromages traditionnels et les trois formes géométriques de base du minimalisme (cercle, carré, triangle). Après ce tour de force théorique alliant le monde du fromage et l’histoire de la sculpture, Boulard réalise 12 moules en polyéthylène à partir des “12 forms derived from a cube” de Sol LeWitt - un portfolio de 12 sérigraphies de 1982. Specific Cheeses est une référence directe au manifeste de l’art minimal rédigé par Donald Judd en 1964 “Specific Objects”.

« La qualité essentielle des formes géométriques vient de ce qu’elles ne sont pas organiques, à la différence de toute autre forme dite artistique »
-
Donald Judd 1967, entretien avec Lucy Lippard

Lancement du premier numéro du Fanzine Specific Cheeses
Lancement du premier numéro du Fanzine Specific Cheeses

[17:00] Performance de Sêma Lao
Location:
Le M.U.R.
Modulable, Urbain et Réactif
109, rue Oberkampf
croisement des rues Saint-Maur et Oberkampf
75011 Paris
M° Parmentier, rue Saint-Maur, Ménilmontant
France
Mobile : +33 (0)6 17 76 28 36
Mail : associationlemur@gmail.com
Internet Site : lemur.asso.fr
Description:
Performance de Sêma Lao

[17:00-19:00] Signature de l'ouvrage "Fair is foul and foul is fair" d'Hélène Delprat
Location:
Galerie Christophe Gaillard
5, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 49 16
Mobile : +33 (0)6 65 15 75 30
Mail : contact@galerie-gaillard.com
Internet Site : www.galerie-gaillard.com
Description:
Du 22 mai au 21 juin 2014
Vernissage jeudi 22 mai, 18h - 21h

À cette occasion, après En finir avec l'extension du pire, parution du nouvel ouvrage d'Hélène Delprat.

Vernissage d'Hélène Delprat "Fair is foul and foul is fair"

[17:00-23:00] Vernissage "LA CAVE #4ème Edition"
Description:
Adresse : 12 rue Etienne Jodelle Paris 75018
Métro : Fourche
L'exposition se déroule dans un appartement privé au 3ème étage.
A votre arrivée si personne ne se trouve devant la porte d' entrée, contactez moi au 06 43 39 70 29 et je viendrais vous ouvrir ...
Code: 1627

Angel Roy
auxart@gmail.com

Vernissage "LA CAVE #4ème Edition"

[17:00-20:00] Vernissage "Xu Zhen by MadeIn Company"
Location:
Galerie Nathalie Obadia (Bourg Tibourg)
18, rue du Bourg Tibourg
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 53 01 99 76
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
Prey

24 mai - 25 juillet 2014
Vernissage Samedi 24 Mai / 17h - 20h

La Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles est très heureuse de présenter l'exposition Prey, de Xu Zhen Produced by MadeIn Company, pour sa troisième collaboration avec le collectif chinois après Sleeping Life Away en 2012 à Paris et en 2013 à Bruxelles.

À cette occasion, Xu Zhen propose une sélection de six oeuvres de grand format, issues de la série Prey. Ces peintures sont réalisées à partir de documents photographiques pris par une équipe de MadeIn Company dans des habitations précaires dans les provinces de Sichuan et Guizhou, en Chine. Chaque peinture est enchâssée dans un cadre aux dorures baroques, et est accompagnée d'un cartel précisant les coordonnées géographiques précises du lieu où a été réalisé la prise de vue de ces intérieurs - deux éléments considérés comme faisant partie intégrante de l'oeuvre.

Avec cette série, Xu Zhen ironise avec sagacité sur les rapports esthétiques qui lient l'art et la misère. Réalisés avec grande virtuosité technique à la peinture à l'huile, une exécution traditionnelle dans le choix des cadrages et des clair-obscurs d'inspiration flamande, ces intérieurs ruraux démunis gagnent en majesté et en noblesse par le traitement de cette facture classique.
C'est précisément en confrontant un intérêt esthétique à des principes éthiques que Xu Zhen déstabilise la morale et ébranle la conscience du spectateur pour questionner nos critères d'appréciation de la beauté face à une somptueuse indigence.

Ces lieux désincarnés assemblent des paillasses sales, des paniers d'osiers aux tressages disjoints, des couchages branlants de bois et de crin aux linges maculés et rapiécés sur un sol de terre battu ou de béton poussiéreux. Seuls les vestiges d'une présence humaine hypothétique colorent ces théâtres sordides : un buisson vert ardent de pousses de feuilles, un poster de Mao sur le mur lézardé, une paire de chaussures élégantes, un voilage parme aux franges dorées, des faucilles de moisson et ustensiles de cuisine poisseux, des sacs blancs de riz évidés, une couette au motif composé fleuri ou encore une veste au bleu intense.

Xu Zhen et la maison de production artistique MadeIn Company - fondée en 2009 par l'artiste protéiforme, font figure d'exception dans le marché international de l'art contemporain. En reproduisant dans un catalogue une peinture de la série Prey accrochée dans un intérieur d'une certaine opulence - manifestement au moyen d'un montage Photoshop, on nous donne à voir des photographies dans des demeures luxueuses qui sont des peintures réalisées sur la base de photographies d'habitations misérables. La confusion des genres trouble la perception de son travail et remet en question la construction du sens de l'oeuvre, déréglée par une construction binaire pourtant simple qui oppose la pauvreté à la richesse. Prey signifiant en anglais Proie, on ne sait plus tout à fait si le terme désigne le paysan exploité par les riches ou si c'est le collectionneur et le marché de l'art qui sont dans le viseur de l'artiste.


Xu Zhen Produced by MadeIn Company a été créé en 2009 à Shanghai, Chine.
Xu Zhen est né à Shanghai en 1977 où il vit et travaille.

Diplômé en 1996 du Shanghai Art and Design Academy, Xu Zhen est l'une des figures les plus importantes de la scène artistique contemporaine chinoise. Il travaille comme artiste, commissaire d'exposition, critique d'art et entrepreneur. En 1998, il fonde le BizArt Centre à Shangai, une institution indépendante unique en son genre et à but non-lucratif. Le laboratoire créatif assure le financement des expositions expérimentales de la jeune scène artistique de Shanghai, notamment au moyen de communications (design graphique, publicités) et d'activités commerciales. En 2006, il contribue au lancement de Art-Ba-Ba, un forum en ligne sur l'art contemporain qui reste encore aujourd'hui encore l'une des plateformes de discussion les plus actives sur la critique et l'art contemporain en Chine.
En 2009, Xu Zhen décide de cesser sa pratique artistique personnelle pour fonder MadeIn Company, une entreprise de création d'art contemporain. En 2013, MadeIn Company lance la marque Xu Zhen.

Xu Zhen Produced by MadeIn Company a bénéficié de nombreuses expositions personnelles dans de prestigieuses institutions internationales. Le Ullens Center for Contemporary Art de Pékin qui lui a consacré une très importante exposition monographique Xu Zhen : A MadeIn Company Production en 2014, MadeIn Company au Minsheng Art Museum de Shanghai en 2012, Xu Zhen: Forbidden Castle au Muzeum Montanelli à Prague en 2012, Physique of Consciousness à la Kunsthalle de Bern en 2011, Seeing One's Own Eyes: Middle East Contemporary Art à la Galerie IKON à Birmingham et au S.M.A.K de Gand en 2009.
En 2004, Xu Zhen gagne le Prix du Meilleur Artiste, au China Contemporary Art Awards.

Xu Zhen Produced by MadeIn Company participe également à d'importantes expositions de groupe, comme notamment les expositions China China au Pinchuk Art Center à Kiev en 2013, Mahjong: Contemporary Chinese Art from the Sigg Collection au Kunstmuseum de Bern en 2004, The Thirteen: Chinese Video Now au MoMa PS1 en 2006, Art of Change à la Hayward Gallery à Londres en 2012, ou Surplus Authors au Witte de With à Rotterdam en 2012.

Le collectif chinois a également présenté ses travaux dans de nombreuses foires et biennales internationales dont la 7th Asia Pacific Triennal de Brisbane en 2012 à la Gallery of Modern Art et la Queensland Art Gallery à Brisbane, la 4ème Triennale de Guangzhou en Chine en 2012, la Biennale de Busan en Corée en 2010, la 8ème Biennale de Shanghai en 2008, ou pour le Pavillon Chinois à la Biennale de Venise en 2005. En 2001, Xu Zhen est le plus jeune artiste chinois à participer à la Biennale de Venise.
Plus récemment, Xu Zhen Produced by MadeIn Company a bénéficié d'un grand intérêt à l'occasion de son exposition Movement Field à la Sucrière lors de la 12ème Biennale de Lyon en 2013, et a été l'artiste invité d'honneur de l'Armory Show en 2014.

Vernissage "Xu Zhen by MadeIn Company"
Xu Zhen Produced by MadeIn Company, Prey-House No.19, Naluo Village, Butuo County,
Liangshan Yi Autonomous Prefecture, Sichuan province, China, 2014
Huile sur toile de lin, cadre doré,
150 x 215 x 6,5 cm (59 x 84 5/8 x 2 1/2 in.)

[17:00-20:00] Vernissage d'Analia Saban "Outburst"
Location:
Galerie Praz Delavallade
5, rue des Haudriettes
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 45 86 20 00
Fax : +33 (0)1 45 86 20 10
Mail : gallery@praz-delavallade.com
Internet Site : www.praz-delavallade.com
Description:
24/05/2014 - 28/06/2014
Vernissage le 24/05/2014, 17-20h

La Galerie Praz-Delavallade est heureuse de présenter sa quatrième exposition avec Analia Saban, artiste basée à Los Angeles et New York. Au cours des dix dernières années, cette artiste s'est intéressée aux processus de déconstruction, révélant à quel point l'art existe par sa matérialité mais aussi par son impact social. Pour ce faire, Analia Saban s'attaque aux procédés et aux matériaux, décomposant des oeuvres d'art de tout genre afin de les recomposer sous des formes inattendues. Empreinte de sensualité, cette nouvelle série d'oeuvres joue avec les notions de tactilité, fragilité, poids et gravité induites par les différents matériaux.

Intitulée Outburst, cette nouvelle exposition s'articule autour de deux séries d'oeuvres découlant de travaux antérieurs, tels que ses dessins sculptés au laser et ses pièces en béton. The Big Bang Series (in Ten Steps), composée de béton et de marbre sur toile, met en abîme l'explosion et l'expansion de l'univers, tandis que l'ensemble des huit dessins, Outburst (Living Room), s'intéresse aux crises émotionnelles et à la violence qui peuvent avoir lieu dans les espaces domestiques. Si ces deux séries se rapprochent par l'idée d'explosion, elles se différencient aussi clairement par le contraste établi entre l'aspect massif et la lourdeur du béton et la fragilité du papier brûlé.

Avec Outburst (Living Room), un dessin en huit parties découpé au laser et représentant un intérieur, Analia Saban nous montre l'image d'un chaos organisé. Combinant la technique de découpe au laser à l'utilisation classique de la perspective, l'artiste perce, creuse et brûle le papier, créant un dessin aérien. Dans ces oeuvres, les étagères ont explosé et les livres sont figés sur une grille dynamique partant du point de fuite. Concernant le dessin représentant l'ensemble du salon, nous pouvons penser à Paolo Uccello et à ses scènes de batailles organisées où la perspective fait ressortir l'horreur du chaos. Face aux quatre dessins découpés au laser, Saban présente une série d'empreintes négatives, créant un jeu entre positif et négatif. Servant de réceptacle aux particules de graphite et de papier, provenant du processus de découpe, ces empreintes rappellent la technique du photogramme. Cette capacité de l'artiste à réinterpréter une ancienne technique de photographie tend à rapprocher le laser qui sert ici d'instrument de découpe, de sa vraie nature, celle de la lumière.

Avec la deuxième série de l'exposition, Big Bang Series (in Ten Steps), Saban offre un contrepoint rationnel au tumulte de la série Outburst (Living Room). Cette oeuvre est la continuité de son travail antérieur élaboré autour de pièces en béton. Ce materiau, base indispensable aux fondations d'une maison, est rendu ici inutile et élevé au rang d'oeuvre d'art. L'agrégat de sable et de particules de marbre, qui est visible dans la première pièce de l'ensemble, est lentement densifié jusqu'à ce ce que le marbre envahisse progressivement toute la surface de la toile. A la fin de la série, les morceaux de marbre grandissants ne laissent apercevoir que de fines veines de béton. La pièce ultime est elle composée d'une unique plaque de marbre noir apposée sur la toile. Jouant avec les phénomènes antagonistes de contrôle et de chaos, le travail d'Analia Saban nous perd entre apparente désinvolture et désir de pouvoir le plus total. L'attrait de ses oeuvres vient alors de leur réussite formelle à maîtriser par la technique un chaos intrinsèque.


Née en 1980 à Buenos Aires, en Argentine, Saban vit et travaille actuellement entre Los Angeles et New York. Elle a reçu son BFA en Visual Arts en 2001 à la Loyola University, New Orleans, et son MFA en New Genres à l'University of California, Los Angeles, en 2005. Les oeuvres d'Analia Saban sont inclues dans de nombreuses collections publiques, dont le Hessel Museum of Art au Bard College, Annandale-on Hudson, le Hammer Museum, UCLA, Los Angeles, le MOCA, Los Angeles, le Norton Museum of Art en Floride ou encore le LACMA, Los Angeles.

Vernissage d'Analia Saban "Outburst"

[17:00] Vernissage de Patricia Dubien
Location:
Galerie Jacques Lévy
62, rue Charlot
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Temple, République
France
Phone : +33 (0)1 42 78 79 24
Mobile : +33 (0)6 11 43 69 05
Fax : +33 (0)1 42 78 98 54
Mail : j.levy.galerie62@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriejacqueslevy.fr
Description:
Peintures - photographies

exposition du 24 mai au 28 juin 2014
vernissage le samedi 24 mai à partir de 17h
ouvert du mardi au samedi de 15h à 19h et sur rendez-vous
présence de l'artiste lors du vernissage, ainsi que le 28 juin

[17:00] Vernissage de l'exposition "VIVRE(S)"
Location:
Domaine départemental de Chamarande
38, rue du Commandant Arnoux
91730 Chamarande
M° RER C Chamarande
France
Phone : +33 (0)1 60 82 52 01
Fax : +33 (0)1 60 82 57 79
Mail : chamarande@essonne.fr
Internet Site : www.chamarande.essonne.fr
Description:
Artistes : Maria Thereza Alves, Paul Ardenne, Michel Blazy, Thierry Boutonnier, Andrea Caretto et Raffaella Spagna, Cédric Carles et Marie Boussard, Damien Chivialle, Minerva Cuevas, Élodie Doukhan et Nicolas Mussche, Isabelle Daëron, Olivier Darné + Parti poétique, FutureFarmers, Fernando Garçía-Dory, Newton et Helen Mayer Harrison, Pauline Horovitz, Suzanne Husky, Matthew Moore, Mika Rottenberg, SAFI, Les Saprophytes, Erik Sjödin, Åsa Sonjasdotter, Tchif, Rirkrit Tiravanija, Barthélémy Toguo, Katharina Unger et Astrid Verspieren.

Après le cocktail, découvrez en famille ou entre amis le projet de résidence de Liliana Motta, Habiter la lisière, et dégustez les formules de la cheffe Vanessa Krycève et ses acolytes à La Cuisine Mobile dans une ambiance sonore composée par Solar Sound System, jusqu'à 22 heures !

Deux navettes au départ de Paris. RDV Place du Châtelet, à 16h.
Deux navettes au retour de Chamarande. RDV Grille Village, à 22h.
Sur réservation, dans la limite des places disponibles : chamarande@essonne.fr

Vernissage de l'exposition "VIVRE(S)"









[18:00-21:00] Expo d'Yigal Ozeri "Revolution at Giverny: A Return to Women in Nature"
Location:
Galerie Dukan
107, rue des Rosiers
93400 Saint-Ouen
M° Porte de Clignancout
France
Mobile : +33 (0)6 61 93 49 29
Mail : info@galeriedukan.com
Internet Site : www.galeriedukan.com
Description:
Vernissage : 24 Mai / 18h-21h
24 Mai - 19 Juin, 2014

Après le succès de l'exposition personnelle à Art Paris 2014 et de l'exposition internationale « Photoréalisme » exposé au Kunsthalle de Tübingen (Allemagne), Museo Thyssen-Bornemisza (Madrid, Espagne), Saarland.Museum (Saarbrücken, Allemagne) et Birmingham Museum & Art Gallery (Royaume-Uni), l'artiste d'origine israélienne et basé à New York montre à la galerie Dukan une nouvelle série de peintures photoréalistes verdoyantes intitulée « Revolution at Giverny: A Return to Women in Nature ».

Les portraits de Ozeri sur toile ou sur papier ont une finition de photo presque hypnotique. Son style de haute définition suit la voie du retour à l'illusionnisme du mouvement artistique post-moderne des peintres américains des années 1960. Ces artistes ont exploité la photographie et le trompe l'œil pour créer des images tellement réalistes que le spectateur en vient à se demander – est-ce une photo ou est-ce une peinture ? Plusieurs termes ont été utilisés pour définir cette tendance, parmi eux "photoréalisme", "superréalisme" et "hyperréalisme". Les peintures photoréalistes de Ozeri révèlent un travail impressionnant et un dévouement discipliné. Exécutées minutieusement d'après des photographies, les surfaces peintes de ses œuvres sont précises et sensuelles. Mais Ozeri ne semble pas se préoccuper seulement de reproduire la photographie, ni juste de reproduire la vie réelle. Au lieu de cela, son travail prend la réalité et la transporte dans un univers onirique et mythique.

Ce projet a été réalisé grâce à la fondation Richard Massey.

Expo d'Yigal Ozeri "Revolution at Giverny: A Return to Women in Nature"

[18:00] Veit Stratmann. Présentation des projets « La colline » et « L'Aquilla ».
Location:
Galerie Chez Valentin
9, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 42 55
Fax : +33 (0)1 48 87 44 35
Mail : galerie@galeriechezvalentin.com
Internet Site : www.galeriechezvalentin.com
Description:
Project-room de la galerie / Sols fixes-sols modulaires / Dessins Du 24 mai au 28 juin 2014.

Une Colline et L'Aquila, propositions de « projets irréalisables », ont été initiés par Veit Stratmann à la suite d'une commande de l'ANDRA (Agence Nationale de Traitement des Déchets Radioactifs) qui lui a été passée à l'été 2011. Invité à concevoir un dispositif destiné à maintenir, pour les générations futures, la mémoire du centre de stockage de déchets radioactifs de l'Aube, la proposition de Veit Stratmann a pris la forme d'une "étude" artistique articulée autour de la notion de lieu « hors temps ». Constitué d'un questionnaire regroupant les questions soulevées par l'artiste dans le développement de sa réflexion, d'une description textuelle du dispositif plastique imaginé, et d'une vidéo de simulation 3D, ce projet explore les points de possibles et d'impossibles convergence du geste artistique, de l'action politique et de son inscription dans l'espace collectif.
Faisant suite au projet de l'ANDRA, L'Aquila, proposition portant le nom de ville italienne suspendue dans l'inertie d'un temps empêché depuis le tremblement de terre qui l'a frappé en 2009, a fournit a l'artiste un nouveau cadre expérimental pour prolonger sa réflexion sur les « non-espaces » et redéfinir les modalités de son intervention artistique, entre projection et concrétisation. La restitution verbale du trajet réflexif de l'artiste sous la forme d'une lecture, constitue un autre volet de ces deux propositions pensées dans les termes d'une suite de gestes et de décisions valant comme un « possible » a actualiser à travers l'espace et le temps politique de la parole.
Comment répondre à des « lieux hors temps », désynchronisés de l'expérience humaine, par une forme spatialisée et temporalisée, autrement dit par une forme capable de rendre « lisible » un point de rupture de sens ? Comment activer du temps humain et introduire une prise de conscience à l'intérieur d'espace neutralisés ? Comment équilibrer le rapport de force structurel qui existe entre la posture de l'artiste, nécessairement autonome et réfractaire à toute forme d'instrumentalisation, et celle de citoyen, « au service de » ?
Une Colline, puis L'Aquila ont ainsi suscité chez Veit Stratmann une série d'interrogations sur la « tenabilité » éthique de sa propre position d'artiste ayant à prendre en charge un problème « extra-artistique ». En élaborant le cadre réflexif de son intervention Veit Stratmann a évalué les possibilités d'agir face à un contexte spatialement, et politique incohérent ; les apories et contradictions rencontrées ont ainsi ouvert à la nécessité de « faire forme » à partir de ses propres impossibilités. L'une des décisions prise par l'artiste consistant alors à maintenir son intervention à l'état virtuel et à inclure son cheminement réflexif comme composante de sa proposition. La crise perceptive induite par un territoire qui neutralise toute possibilité de produire du sens, et la problématique soulevée par la transmission de sa mémoire, acte d'inscription du sens, a trouvé dans le cadre du centre de traitement del'Aube une résolution dans l'espace et la temporalité du rite. L'idée, élaborée par Veit Stratmann, qu'une perte de mémoire, induite par l'alternance générationnelle, peut être équilibrée par une augmentation proportionnelle du volume du territoire vient ainsi inscrire la production d'une forme dans sa qualité d'événement : le rehaut prévu du terrain sous lequel se trouve stockée la matière radioactive, et ce, à partir d'un prélèvement sur un terrain avoisinant, affecte le paysage à titre d'une « blessure ». Le trou formé par le prélèvement, proportionnel à la colline, vient alors rendre lisible sur le territoire la densité de la fracture de sens produite par cette portion d'espace et de temps « enlevée » à la société par l'industrie du nucléaire.
A la suite du projet de l'ANDRA, Veit Stratmann a poursuivit sa réflexion dans le contexte de son expérience à l'Aquila, ville du sud de l'Italie abandonnée depuis le tremblement de terre de 2009. Véritable puctum urbain, l'Aquila figure, selon l'artiste, une « gigantesque rupture de sens » impliquant « l'impossibilité de synchroniser sa temporalité d'être humain avec une ville qui semble être tombée hors du temps ». A l'Aquila, la désintégration des structures sociales et de l'espace politique est structurellement souligné par l'exo-squelette recouvrant tous les bâtiments de la ville. Cette imposante armature d'échafaudages, légitimée par une politique de sécurisation proprement incohérente puisqu'elle a absorbé toutes les ressources prévues à la reconstruction, fonctionne comme un dispositif d'empêchement marquant physiquement aux population repoussées à la périphérie dans des habitations de fortunes, l'interdiction de revenir habiter dans la ville. A l'intérieur de ce contexte urbain gelé, Veit Stratmann a analysé la position artistique la plus appropriée lui permettant de donner à son geste une « fonction » objective et d'ouvrir à une responsabilisation dans la prise de contact avec l'espace. L'artiste a alors imaginée un dispositif de filtrage pour introduire une dimension politique dans l'acte d'entrer dans la ville et en même temps rendre lisible l'absurdité de son état actuel de ville « empêchée ». Associant des barrières lumineuses à certains points d'entrée de la ville à un compteur permettant de chiffrer le nombre de personne en présence dans l'espace circonscrit, la proposition conçue par Veit Stratmann est toutefois présentée par l'artiste comme « irréalisable » d'un point de vue éthique. Sa concrétisation nécessiterait en effet l'accord de la ville pour être rendue effective (à ce niveau, le projet bascule dans« la » politique), comme celle d'un public que l'état désertifié de l'Aquila ne peut faire entrer en jeu. Ce dispositif reste donc à l'état virtuel, celui d'un réservoir de possibles contradictoires, seul à même de traduire ce point de non-adhérence entre l'individu et le territoire, entre l'agir politique et l'intervention artistique. La restitution écrite de ces réflexions, ainsi que des photographies commentées documentant son expérience constituent ainsi la proposition artistique sous une forme questionnante, non-réconciliée avec son contexte.
Texte de Clara Guislain

Veit Stratmann. Présentation des projets « La colline » et « L'Aquilla ».

[18:00-21:00] Vernissage "CHOICES"
Location:
Glassbox
4, rue Moret
75011 Paris
M° Ménilmontant,Parmentier, Rue Saint-Maur
France
Mobile : +33 (0)6 77 80 77 57
Mail : glassbox.smart@gmail.com
Internet Site : www.glassbox.fr
Description:
À l'occasion de l'exposition CHOICES qui se tient au Palais des Beaux-Arts de Paris du 23 mai au 25 mai 2014, les étudiants qui ont participé au commissariat sous la direction de Nicolas Bourriaud se sont associés à Glassbox pour proposer un parcours parallèle entre les deux espaces sur le modèle des galeries qui participent à l'événement. Construit comme une seule exposition, ce projet propose une sélection d'œuvres d'artistes diplômés ou étudiants de l'école.

le vendredi 23 mai de 12h à 17h ; le samedi 24 et le dimanche 25 mai de 12h à 19h

Artistes présentés
Coraline de Chiara
Alexandre Damerval
Jeremy P. Demester
François Diridollou
Timothée Dufresne
Louise Gugy
Julien Monnerie
Chloé Mossessian
Flavie Lebrun Taugourdeau
Anne-Catherine Le Layo
Julien Richaudaud
Romain Vicari

Sur une proposition de
Vincent Ballard
Sarah Belhadjali
Mélissa Boucher
Louis Boulet
Jade Boyeldieu d'Auvigny
Inès Dobelle
Mélanie Feuvrier
Hugo Fortin
Enzo Mianes
Baptiste Rabichon
Victor Vaysse
Florian Viel

[18:00-21:00] Vernissage "La Forêt Usagère"
Location:
Galerie Dohyang Lee
73/75, rue Quincampoix
75003 Paris
M° Les Halles, Rambuteau, Etienne-Marcel
France
Phone : +33 (0)1 42 77 05 97
Fax : +33 (0)1 42 76 94 47
Mail : info@galeriedohyanglee.com
Internet Site : www.galeriedohyanglee.com
Description:
Une proposition d'Aurélien Mole

Avec
Julien Tiberi, Clément Rodzielski, Åbäke, Pierre Leguillon, Aurélien Froment, Charlie Jeffery, Nicolas Chardon, Colombe Marcasiano, Eva Taulois, Jesus Alberto Benitez, Niels Trannois, Hippolyte Hentgen, Roxane Borujerdi, Syndicat, Izet Sheshivari, Cyril Verde, Olivier Soulerin, Raphaël Julliard, Christophe Lemaitre

Vernissage le Samedi 24 Mai 2014 de 18h à 21h
24.05 – 12.07.2014


D'où vient le titre de cette exposition ?

L'exposition La Forêt Usagère tire son titre d'une discussion avec Dominique Blais autour d'un projet de Patrick Bernier et Olive Martin dont le sujet est une forêt du sud-ouest de la France qui a pour spécificité d'être un bien commun lié à plusieurs communes. Cette forêt est divisée en plusieurs parts, que certains habitants possèdent en plus grande quantité que d'autres. Mais une part ne représente pas un endroit précis de la forêt, elle correspond à la quantité de bois qui peut-être prélevé par l'habitant dans le domaine. On peut imaginer qu'il s'agisse de bois mort pour le chauffage ou d'un bois plus noble dans lequel on taillera une poutre faîtière ou une sculpture. Le souvenir que me laisse cette discussion est que cette forêt est un réservoir d'usages tout autant qu'un espace commun sans territoires. Je crois que c'est aussi une grande source de conflits et un cas d'école pour qui souhaite se lancer dans des études de droit.

Rien d'allégorique dans ce titre alors ?

Si, si : l'accrochage sera sûrement très forestier ! (Rires)

Il faut comprendre ceci par rapport à une autre allégorie : un accrochage qui serait un jardin à la française. Pourquoi une telle exposition aujourd'hui ?

L'année où j'ai sérieusement décidé d'affirmer une pratique artistique, j'ai d'abord cherché à construire ses conditions de possibilité. De la même façon, j'ai commencé par des études d'histoire de l'art avant de faire une école de type Beaux-Arts et conclure mon cursus par une formation de commissaire d'exposition. Dans tous les cas, j'ai tenté de déterminer un ordre dans lequel faire les choses. Si les projets sont biens ordonnés, on peut imaginer que leur enchaînement s'effectue en suivant cette douce logique qui a la beauté régressive des parcours de dominos où il n'y a plus qu'a pousser le premier une fois les choses en place. L'avantage de la logique c'est son obstination.

Est-ce sur ce type de logique que repose votre pratique ?

L'économie que j'ai mise en place repose en grande partie sur la photographie de vues d'exposition. J'achète ainsi une certaine indépendance en allant photographier les œuvres d'autres artistes. La photographie de vues d'exposition n'est pas une photographie terriblement technique, par contre elle est très exigeante en terme de lecture. Si la qualité du photographe de studio est de lire les matières, celle du photographe de mode de lire les attitudes, celle du photographe d'architecture de traduire les volumes, celle du reporter de choisir son camp, la qualité du photographe de vues d'exposition est de savoir lire les œuvres et l'infinité des discours qu'elles peuvent articuler. On dira ici que lire, c'est une des manières de se laisser traverser. Je suis donc traversé par la multitude des pratiques que je photographie. Si je m'attache à la rassurante convention d'une neutralité documentaire rien ne transparait de ces traversées dans les photographies que je remets à mes commanditaires. Mais cette apparente absence d'affect n'est que la surface policée qui permet à mon économie d'exister : je ne photographie pas des œuvres comme s'il s'agissait de soupe en boite !

Les œuvres que vous photographiez ont donc une influence sur vous.

Cette pratique de la vue d'expositions qui me met au contact de différents types d'œuvres mais occupe aussi une partie de mon temps disponible m'a conduit assez tôt à envisager la collaboration comme un mode de production adapté à ma situation. Cela m'a permis de mieux connaître des artistes qui m'intéressaient en faisant avec eux l'expérience de la réalisation d'une œuvre commune.Dans des séries comme Les Objets Incomplets ou les Dessins Bifaces, la base de la collaboration est une sorte de règle du jeu. A nouveau, comme dans la photographie d'exposition, il est question de fixer un cadre qui organise ensuite la production. Ce peut être un objet chiné pour ses manques ou un collage fait de papiers carbones. Les uns comme les autres sont des objets potentiels, des « œuvres ouvertes » en amont, destinées à accueillir d'autres pratiques, d'autres logiques, d'autres personnalités. Ces séries sont un moyen de connaissance. Dans le meilleur des cas, elles révèlent des pensées qui sous-tendent le travail d'artistes qui m'intéressent. Autre avantage qui n'est pas à négliger : la collaboration me permet aussi de gagner du temps. La réalisation de l'œuvre est toujours en train d'avancer y compris quand je n'ai pas de temps à lui consacrer.

Quelles sont les conséquences d'une telle démarche ?

J'ai dit plus haut que cette économie achetait mon indépendance. Cette dernière serait un vain mot si elle n'avait aucune conséquence. Il s'agit premièrement d'une indépendance en terme de production. Les moyens qui s'offrent à l'artiste aujourd'hui pour réaliser son Idée sont multiples. De la résidence à l'association avec une galerie, de la bourse de recherche à l'exposition dans une riche fondation, chaque possibilité exige cependant une contrepartie. Les résidences ne sont parfois que des espace temps sans moyens ou pire : des pièges qui transforment l'artiste en animateur pour rentabiliser à maxima sa présence financée par l'argent public. Notable exception, Artistes en Résidence monté par Martial Déflacieux à Clermont-Ferrand est un des plus beaux projets qu'il m'aie été donné d'expérimenter. S'associer avec une galerie soumet le travail à une logique marchande. La bonne galerie créera une zone tampon entre l'artiste et le marché, la mauvaise encouragera l'artiste à s'embourber dans les ornières du style. Il est en effet plus rentable de reconnaître que de chercher à connaître. La bourse de recherche est une belle opportunité mais il faut que celui qui l'accorde accepte qu'elle puisse ne mener nulle part.

Ces remarques sont assez générales, mais que signifie plus précisément cette indépendance vous concernant ?

L'autre forme d'indépendance est liée au fait de ne pas vivre de son art. Instinctivement, je trouve que c'est une bonne chose de détacher une pratique artistique des inévitables problèmes de subsistance. Du moins, que l'un n'essaie pas de résoudre l'autre. Je pourrais argumenter de façon précise sur ce point mais je n'en ferai rien ici.
Ici, je remercierai les visiteurs de la forêt : Åbäke, Jesús Alberto Benitez, Roxane Borujerdi, Nicolas Chardon, Aurélien Froment, Hyppolite Hentgen, Charlie Jeffery, Raphaël Julliard, Pierre Leguillon Christophe Lemaitre, Colombe Marcasiano, Clément Rodzielski, Izet Sheshivari, Olivier Soulerin, SYNDICAT, Julien Tiberi, Eva Taulois, Niels Trannois, Cyril Verde.

Autre chose ?

Oui : dans cette forêt usagère il y aura peut-être un lac, tout aussi usager, face auquel passer du temps.
Aurélien Mole

[18:00] Vernissage d'Hugo Pernet "Suite bourguignonne"
Location:
Galerie Triple V - Projets
24 & 34, rue Louise Weiss
75013 Paris
M° Chevaleret, Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 45 84 08 36
Mail : info@triple-v.fr
Internet Site : www.triple-v.fr
Description:
du 24 mai au 18 juillet 2014
Vernissage : samedi 24 mai, à partir de 18h

Exposition personnelle de Hugo Pernet à Triple V. L'artiste présentera une série de nouvelles peintures.

Suite bourguignonne est un « prequel » (comme on dit communément dans l'industrie cinématographique) de la dernière exposition personnelle de l'artiste : c'est à dire une suite au sens propre, mais qui raconte ce qui s'est passé avant ; une exposition se concentrant sur les événements ayant précédé les toutes dernières pièces exposées à Bruxelles.
Suite au sens chronologique, mais aussi au sens musical du terme, puisqu'elle emprunte son titre à une œuvre pour piano de Louis Vierne datée de 1899. La série comprend des peintures de styles opposés mais utilisant la même gamme chromatique - cette contrainte colorée étant le prétexte au développement de différents mouvements dans les pièces composant l'ensemble.

Hugo Pernet est né en 1983, il vit et travaille à Dijon.
Parmi ses expositions personnelles, on peut noter « Peintures blanches » et « I'm Afraid » à Triple V (2012 et 2009), « Mèmes » à Toshiba House à Besançon (2012), et « Incomplet » au Palais de Tokyo à Paris (2009).
Il a participé aux expositions « The Floating Admiral » au Palais de Tokyo à Paris (2013), « Comique géométrique » à La Salle de Bains à Lyon (2011), « Black Should Bleed to Edge » conçue par Philippe Decrauzat à l'ENSBA Rouen (2011), et « Seconde main » au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2010), entre autres.

Prochainement, Hugo Pernet participera à « The Optical Unconscious » organisée par Kuratorium et Bob Nickas à la Kunst(Zeug)Haus à Rapperswil.

Vernissage d'Hugo Pernet "Suite bourguignonne"

[18:00-21:00] Vernissage de Ben Kinmont
Location:
Air de Paris
32, rue Louise Weiss
75013 Paris
M° Chevaleret, Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 44 23 02 77
Fax : +33 (0)1 53 61 22 84
Mail : fan@airdeparis.com
Internet Site : www.airdeparis.com
Description:
Du 24 Mai au 18 Juillet, 2014
Vernissage le 24 mai de 18h à 21h

[18:00-21:00] Vernissage de Jerk 45
Location:
JAS Gallery
Jessy Sellem
17, rue des Saints-Pères
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Rue du Bac
France
Mobile : +33 (0)6 09 17 81 08
Mail : jessy@jas-gallery.com
Internet Site : www.jas-gallery.com
Description:
Vernissage samedi 24 mai à partir de 18h.
Exposition du 22 mai au 22 juin 2014. Ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h et ouverture exceptionnelle dimanche 25 mai de 14h à 18h30.

La galeriste Samantha Sellem a eu un gros coup de cœur pour le travail du collectif du 9ème Concept et plus particulièrement pour la peinture d'un de ses fondateurs : Jerk 45.

Exposés aussi bien à Paris au Centre Georges Pompidou qu'à Bayonne au « Black & Basque », à Rio, Houston à des festivals de Street Art..., les trois membres fondateurs, du 9ème Concept, Stéphane Carricondo, Ned et Jerk 45 montrent aujourd'hui sur les murs de JasGallery une splendide série de portraits intitulés « Alchimie ». Ce sont de grandes effigies de femmes et d'hommes, étranges prophètes contemporains comme sortis d'un musée d'ethnologie. La technique de création du collectif est très originale : c'est Stéphane Carricondo qui commence les pièces avec des bustes imposants, très dessinés, sur lesquels viennent se plaquer comme des rappels de tatouages ethniques, blasons, mandorles, cartouches réalisés par Ned. Jerk 45 finalise les œuvres en introduisant des compostions d'animaux fantastiques à l'acrylique et des collages. Les toiles des artistes du 9ème Concept proposent ainsi un véritable melting-pot générationnel qui allie questionnement sur nos origines au plaisir artistique.

Le travail de Jerk 45 plus précisément propose la synthèse originale de l'univers du collage surréaliste avec celui de l'esthétique crue du mouvement punk. Les toiles très composées traitent souvent de sujet d'actualité : enfants soldats, famille, société de consommation... Il explique : « Mes personnages mi-animaux mi robot font un joli pied de nez aux humains qui n'apparaissent dans mon travail qu'en collage, photos sorties de magazines des années 1960/70. Cela me permet d'exprimer quelque chose que je ne peux pas peindre ; de dire quelque chose que ne peux pas dire. » Le corrosif peut alors ressortir d'une silhouette de prêtre dont la tête a été (dé)coupée, à moins qu'il ne soit à chercher à travers des lignes décoratives oniriques.

Renaud Faroux

Vernissage exposition Jerk 45

[18:00-21:00] Vernissage de Lily van der Stokker
Location:
Air de Paris
32, rue Louise Weiss
75013 Paris
M° Chevaleret, Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 44 23 02 77
Fax : +33 (0)1 53 61 22 84
Mail : fan@airdeparis.com
Internet Site : www.airdeparis.com
Description:
Du 24 Mai au 18 Juillet, 2014
Vernissage le 24 mai de 18h à 21h

[18:00-20:00] Vernissage de Regina Bogat "The New York Years, 1960- 1970"
Location:
Galerie Zürcher
56, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 72 82 20
Fax : +33 (0)1 42 72 58 07
Mail : info@galeriezurcher.com
Internet Site : www.galeriezurcher.com
Description:
24/05/2014 - 12/07/2014
Vernissage le 24/05/2014, 18h - 20h

La galerie Zürcher est heureuse de partager avec le public français sa découverte d'une artiste américaine restée jusqu'à présent dans l'angle mort de la notoriété de son mari, le peintre Alfred Jensen (1903-1981), qui bénéficia à cinquante-huit ans d'une exposition personnelle au Guggenheim (1961). Regina Bogat (née en 1928) le rencontra l'année suivante à l'âge de 34 ans. Comme je lui demandais des précisions, elle me confia que lors d'une party dans son atelier où vinrent entre autres Mark Rothko, Al Held, Irving Sandler et Alfred Jensen, ce dernier lui proposa de la faire entrer au vernissage de l'exposition Hans Hofmann au Museum of Modern Art. « Nous nous sommes retrouvés à la sortie et il m'invita à prendre un café. Nous ne nous sommes plus jamais quittés. » Regina prit une part active à la vie artistique new-yorkaise: elle assista à l'un des premiers happening d'Allan Kaprow à la Reuben Gallery (1959), fréquenta assidûment les vernissages des galeries de la 10e rue et participa aux réunions informelles du Cedar Bar. Elle avait pour amis Eva Hesse, Donald Judd, Sam Francis et surtout le soutien de Mark Rothko dont l'atelier était vis-à-vis du sien au 222 Bowery.

En découvrant récemment l'œuvre de Regina Bogat dans son atelier près de New York, j'eus un peu l'impression de pénétrer dans quelque chambre oubliée d'un trésor maya resté inviolé. C'est à dessein que je mentionne ici le qualificatif "maya" pour signaler que les recherches effectuées par Jensen sur le calendrier maya ont été partagées très étroitement avec Regina Bogat de manière pour ainsi dire fusionnelle mais que celle-ci n'en a pas moins développé parallèlement une oeuvre très personnelle. On pourrait d'ailleurs faire la même observation avec les travaux du couple sur les principes d'architecture ou les lois des nombres à l'époque de la Grèce antique ou bien encore sur un fameux traité de cosmologie chinoise, le I Ching, représentation du monde suivant un principe de dualité et de polarité. On retrouve ainsi dans les oeuvres des deux artistes le même usage de formes géométriques noires et blanches ou de couleurs franches se réfléchissant en miroir les unes en positif, les autres en négatif (Regina Bogat, Shield, 1965).

Ce qui fait l'originalité de l'oeuvre de Regina Bogat par rapport à celle de Jensen, c'est une approche plus concrète de l'abstraction. On peut noter l'influence de son amie Eva Hesse, par exemple, quand elle matérialise la séparation des plans colorés par des baguettes de bois peintes en couleur fixées à même la toile pour, dit-elle, "colorer les ombres" (Helen of Troy, 1966). Son intérêt pour les matériaux inusités (métal, plexiglas) ira croissant à partir de la fin des années 1960. Son admiration pour Joseph Cornell la pousse alors vers l'objet (Cigar Box, 1969) et jusqu'aux frontières de la sculpture dans des constructions en forme de reliquaire (Galaxy ou Holy Terror, 1970).Bernard Zürcher

Cette exposition constitue le premier volet d'une rétrospective commencée au Zürcher Studio à New York en septembre-octobre 2013 et qui se poursuivra en plusieurs étapes jusqu'en 2017 à New York et à Paris.

Actualité : Regina Bogat participera l'été prochain à une importante exposition au Tang Art Museum de Saratoga Springs (Etat de New York). A cette occasion le compositeur David Lang réalisera une oeuvre à partir d'une peinture de Regina, Fusaro (1966).

Publication d'un catalogue : textes de Stephen Westfall, "Hiding in Plain Sight" et de Bernard Zürcher, "The New York Years".










[19:00-22:00] Inauguration du Chalet de la Pelouse de Saint-Cloud
Location:
Chalet des Îles du Bois de Boulogne
Chemin de Ceinture du Lac Inférieur
Bois de Boulogne
Porte de la Muette
75016 Paris
M° RER C Avenue Henri Martin, La Muette
France
Phone : +33 (0)1 42 88 04 69
Fax : +33 (0)1 42 88 84 09
Internet Site : www.lechaletdesiles.net
Description:
Inauguration du Chalet de la Pelouse de Saint-Cloud

[19:00-22:00] Vernissage de Pierre Ardouvin et Przemek Matecki
Location:
Progress Gallery
4 bis, passage de la Fonderie
accès au niveau du 72, rue Jean-Pierre Timbaud
code : porte ou B288
75011 Paris
M° Parmentier, Goncourt, Couronnes
France
Phone : +33 (0)1 70 23 30 20
Mobile : +33 (0)6 98 02 72 80
Internet Site : www.progressgallery.com
Description:
du 24 mai du 19 juillet 2014
Vernissage le samedi 24 mai 2014 de 19h à 22h

*Isn't it good to be lost in the wood* est une exposition en forme d'installation: dès l'entrée dans la galerie, les visiteurs pénétreront dans un environnement total, une “forêt urbaine” où les œuvres de Pierre Ardouvin et de Przemek Matecki se mêlent, s'ouvrent au dialogue et rentrent en résonance. De par sa mise en espace spécifique, *Isn't it good to be lost in the wood* met l'accent tour à tour sur les différences et les affinités formelles de la recherche picturale de Pierre Ardouvin et de Przemek Matecki, concrétisant l'image du dialogue des cultures.

L'art de Pierre Ardouvin est quelques fois si évident qu'il devient tout à fait incertain. Ses œuvres se construisent à partir de matériaux simples, d'objets prosaïques et banaux : autant de “détritus” de la société contemporaine dont Pierre Ardouvin fait la matière première d'un art trouble, tissé de dissonances et d'écarts.
Par des gestes apparemment hasardeux et humoristiques Pierre Ardouvin brouille les pistes, interrogeant et déjouant les sujets les plus contradictoires, tendus et délicats de la société de nos jours.

Przemek Matecki est fasciné par les magazines de mode, par le curieux mélange de portraits de célébrités et de visages anonymes qui rythme leurs pages: c'est des magazines sur papier glacé qu'il tire la matière première des identités hybrides et détournés qui hantent son imaginaire.
L'art de Przemek Matecki naît ainsi sous le signe d'une duplicité : ses images nous offrent à la fois une perspective critique, exquisement “noire”, sur le réel et un nouveau regard sur la réalité, sur un “monde meilleur” reconstruit à partir de parcelles arrachées du réel. Radicales et expérimentales, ses œuvres flirtent avec la pornographie, le gossip mondain, la politique, sans craindre de frôler le kitsch et la vulgarité. En cela, elles mettent sans cesse à l'épreuve la culture contemporaine dans ses aspects les plus simples, apportant une nouvelle sensibilité non-académique à l'image picturale.

Estera Tajber pour PROGRESS GALLERY

Vernissage de Pierre Ardouvin et Przemek Matecki

[19:30] Vernissage de Dorit et Kracov
Location:
Art Symbol Gallery
21 & 24, place des Vosges
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 40 27 05 75
Fax : +33 (0)1 40 27 84 64
Mail : info@artsymbol.com
Internet Site : www.artsymbol.com
Description:
Exposition du 24 Mai au 24 Juin 2014

Vernissage de Dorit et Kracov

11:00
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