Friday, October 16, 2015
Public Access


Category:
Category: All

16
October 2015
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
28 29 30 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31 1

  Exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
du 16 octobre 2015 au 2 janvier 2016
vernissage vendredi 16 janvier de 18h à 20h

Mario-Andreas von Lüttichau
LES NOIRS SONT LA MATIÈRE DE LA LUMIÈRE

Dans son dernier portrait de groupe, De Staalmeesters, de 1662, Rembrandt représente les maîtres de la guilde des drapiers d'Amsterdam. Cette instance était chargée de vérifier et de contrôler la qualité et la quantité des étoffes fabriquées, teintes et vendues par ses membres. Le personnage assis au centre en est le président. Le livre de comptes ouvert devant lui contient la quantité et l'évaluation de la production des membres. Le noir et le bleu étaient les tons habituels de l'habillement à cette époque, et l'on portait une attention particulière au noir des étoffes. L'étoffe noire portée par les Staalmeesters doit témoigner de l'exigence de qualité, et Rembrandt est chargé de manifester dans ce tableau les caractères et l'ambiance de l'assemblée annuelle. Aucun autre artiste, avant ou après l'âge d'or de la peinture descriptive hollandaise, n'est parvenu à produire ce noir presque palpable, à la fois iridescent à la surface du vernis et plein en profondeur. Mais les personnages du portrait de groupe de Rembrandt reflètent aussi un moment socio-politique intéressant : le ton noir uniforme nivelle l'individualité des maîtres drapiers. Au sein d'une société de castes, Rembrandt met en scène collectivement un cercle dirigeant. Les insignes de leur pouvoir sont introvertis et uniquement reconnaissables à la structure et au traitement de leurs vêtements.

Ces structures cachées, enfouies dans le noir par Rembrandt, nous les retrouvons dans les tableaux noirs de Pierre Soulages réalisés depuis les années 1970, parfois en dialogue avec le bleu de lapis lazuli et de délicates traces et lignes de blanc venant apporter du mouvement - toujours en contraste avec le noir comme les cols d'un blanc vif des drapiers. Des séries de tableaux noirs de grandes dimensions, comme les Polyptyques, laissent apparaître dans leur présence monumentale des profondes lignes tracées dans la pâte de la couleur. Elles structurent la texture lisse, mate et brillante et constituent des ordonnancements changeant composés de sillons et de crêtes horizontaux, verticaux, ou obliques. Soulages appelle « outrenoir » cette propagation radicale du noir pur et parle d'un « unique noir de ces peintures noires, ce sont des différences de textures, lisses, fibreuses, calmes, tendues ou agitées qui, captant ou refusant la lumière, font naître les noirs gris ou les noirs profonds ».

La régie de lumière définie précisément à Conques par Soulages relie le Français au Néerlandais. La mise en scène du portrait de groupe De Nachtwacht (La Ronde de Nuit, achevé en 1642), plongée dans une lumière théâtralisée, montre des membres d'une compagnie de gardes civils. Les deux personnages faisant des gestes au centre du tableau sont le capitaine Frans Banning Cocq, vêtu de noir, et son sous-lieutenant Willem van Ruytenburgh, qui marche devant en diagonale, magnifiquement représenté dans un uniforme d'un blanc lumineux. Rembrandt, dans cette œuvre, s'avère être aussi un metteur en scène conscient de l'effet scénique et plastique de la lumière sur ses acteurs en action. Nous percevons ses espaces comme des boîtes noires - des zones presque dépourvues de lumière du jour. Comme sur une scène de théâtre, la lumière a une force performative. Elle définit des actions et les met en mouvement. De la même façon, Soulages sait installer ses tableaux noirs. Il fait de l'espace d'exposition une scène, dont la lumière crée des tableaux prenant forme comme des sculptures autonomes - en parfaite conformité avec ce qu'écrit le linguistique et essayiste Henri Meschonnic : « Les noirs sont la matière de la lumière ». Mais les spectateurs sont confrontés à un autre type d'obscurité : l'obscure. Différente de la nuit abstraite, l'obscure est plus émotionnel ; il a une dimension mystique. Il suscite l'effort de vouloir la pénétrer - au risque de s'y perdre.

Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Pierre Soulages, Peinture, 243 x 181cm, 28 août 2015

Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Peinture, 57 x 81 cm, 9 mars 2014
2014
Acrylique sur toile
57 x 81 cm
PSou/M 46

Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Peinture, 159 x 202 cm, 20 août 2015
2015
Acrylique sur toile
159 x 202 cm
PSou/M 51

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:00-13:00] Vernissage presse d'Aki Kuroda "Cosmogarden"
Location:
Neuilly-sur-Seine
Neuilly-sur-Seine
92200 Neuilly-sur-Seine
M° Porte Maillot, Les Sablons, Pont de Neuilly
France
Internet Site : www.neuillysurseine.fr
Description:
Théâtre des Sablons
70 avenue du Roule
92200 Neuilly-sur-Seine
Métro ligne 1 - Sablons - Sortie n°4 : place du Marché
info@theatredessablons.com
www.theatredessablons.com
https://www.facebook.com/theatredessablons

du samedi 17 octobre au samedi 28 novembre 2015
du mardi au vendredi de 13h à 19h, le samedi de 10h à 13h et de 14h à 19h

Vernissage presse le vendredi 16 octobre de 11h à 13h
RSVP Clémentine Denis, chargée des relations extérieures
clementine.denis@ville-neuillysurseine.fr - 06 32 64 51 46

La Ville de Neuilly-sur-Seine accueille l'artiste japonais Aki Kuroda au sein de l'espace d'exposition du Théâtre des Sablons. Déployée sur 520 m2, l'exposition permettra de découvrir des œuvres anciennes et inédites de l'artiste : peintures grand format, céramiques mais aussi sculptures, en particulier une œuvre monumentale autour de la silhouette longiligne chère à l'artiste.
Artiste visionnaire et nomade, Aki Kuroda séjourne régulièrement entre Paris, New York et Tokyo. Nourri de ses voyages, ses lectures et des sciences, il ne cesse d'interroger la terre, l'univers, le cosmos. Il crée une œuvre multimédia où se côtoient dessins, peintures, photographies, sculptures, performances et architectures.
Dans son travail, il est toujours question de la nature, du temps et de la place de l'homme dans l'univers. Cosmogarden est depuis plusieurs années le fil conducteur de ses recherches. Ce « jardin cosmique » signifie que tout est jardin : le corps, la ville, le jardin, vous, moi. « Je suis un jardinier cosmique qui laisse pousser librement », affirme Aki Kuroda.

Autour de l'exposition et en présence d'Aki Kuroda :
- Une soirée de discussion autour des défis écologiques avec l'astrophysicien Hubert Reeves, président d'honneur de l'association « Humanité et Biodiversité » : mercredi 28 octobre à 19h

- Conférence avec la journaliste et critique d'art Elisabeth Couturier :
mardi 24 novembre à 19h
- Pour les enfants à partir de 6 ans, des ateliers « Cosmocity, construis ta ville avec Aki Kuroda » les mercredis et samedis après-midis
- Concert / performance en clôture de l'exposition : mercredi 25 novembre à 20h


Biographie

Né à Kyoto en 1944, Aki Kuroda a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles tant en France qu'au Japon ou au Brésil. Il a participé à la Biennale de Paris et de São Paulo. Il a réalisé des peintures murales pour le Pôle Universitaire Léonard de Vinci, la Maison de la culture du Japon de Paris, le café du Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg et pour la Ville de Paris en 2000. Il a conçu en 2008 la décoration du bâtiment d'entrée du Tokyo Dome à Tokyo. Il a collaboré avec le chorégraphe Angelin Preljocaj pour l'Opéra de Paris et a travaillé avec des architectes comme Tadao Ando et Richard Rogers afin de réaliser des peintures en relief au Japon.

Commissariat de l'exposition
Mariko Kuroda et Louis Gendre de la Galerie Louis Gendre & Charles Rofort, Pré Carré

http://culture.theatredessablons.com/aki-kuroda-2015

Vernissage presse d'Aki Kuroda "Cosmogarden"

12:00
13:00  
14:00 [14:00-19:00] Fête de la gastronomie sur le fil de Paris
Location:
Sur le fil de Paris
2, rue de l'Ave Maria
75004 Paris
M° Sully - Morland, Pont Marie
France
Phone : +33 (0)1 71 20 41 46
Mail : contact@surlefildeparis.fr
Internet Site : www.surlefildeparis.fr
Description:
A l"occasion de la fête de la gastronomie, la librairie Sur le fil de Paris vous propose de découvrir la littérature gastronomique. En prime, dégustation de la Cuvée du Village Saint-Paul !

On y apprendra ce que buvaient les parisiens au XVIIe siècle, quels étaient les cafés politiques du XIXe ; le journaliste belge Maurice des Ombiaux vous dira tout sur les fromages et les liqueurs ; le photographe André Kertész vous fera découvrir « Les Cathédrales du vin » ; les caves Felix Potin vous apprendront « Comment boire nos bons vins de France » et Albert Brasseur comment boire le Quina-Laroche ; on lira l'ode aux vignerons de Jacques Prévert ; on chantera le champagne et le vin rosé à travers de partitions illustrées du début de 1900 ; la maison Nicolas, enfin, vous donnera les prix de leurs fines bouteilles des années 1930 au années 1960, à travers des catalogues commerciaux superbement illustrés.

Fête de la gastronomie sur le fil de Paris


[15:00] Rencontre avec Raphaël Zarka
Location:
Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts
ENSBA
14, rue Bonaparte
13, quai Malaquais
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 47 03 50 00
Fax : +33 (0)1 47 03 50 80
Mail : info@ensba.fr
Internet Site : www.ensba.fr
Description:
Salle de conférences

[15:00-18:00] Vernissage de Pascale Marthine Tayou "Chroniques d'une renaissance"
Location:
Musée de l'Homme
Palais de Chaillot
17, place du Trocadéro et du 11 Novembre
75116 Paris
M° Trocadéro
France
Phone : +33 (0)1 44 05 72 72
Mail : contatc.mdh@mnhn.fr
Internet Site : www.mnhn.fr
Description:
Parcours dans les espaces du musée

Vernissage le vendredi 16 octobre 2015 de 15h à 18h

Jusqu'au 13 juin 2016
Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 18h
Nocturne le mercredi jusqu'à 21h




[17:00-22:00] Inauguration des équipements du PRUS Bel-Air - Grands-Pêchers
Location:
Montreuil
93100 Montreuil
M° Robespierre, Croix de Chavaux, Mairie de Montreuil
France
Internet Site : www.montreuil.fr
Description:
et de l'oeuvre d'art de Claude Lévêque

Vous pourrez rencontrer et interviewer les élus, le représentant de l'Etat et de l'ANRU ainsi que l'ensemble des acteurs du PRUS.

17h00-18h30 :
Visite des nouveaux logements construits et/ou rénovés par l'OPH Montreuillois et OSICA (Groupe SNI - Caisse des Dépôts). Visite du nouveau Centre social, de la nouvelle place centrale, de la mare, des espaces publics rénovés...

18h30-19h00 :
Inauguration de la nouvelle galerie commerciale (EPARECA) au niveau du Franprix puis visite des commerces et présentation de la galerie de portraits des commerçants.
Patrice Bessac, maire de Montreuil
Corinne Valls, présidente du Conseil d'administration d'Epareca, maire de Romainville
Gustave Awong, Président de l'association des commerçants du Bel-Air
Didier Leschi, Préfet délégué pour l'égalité des chances - Seine-Saint-Denis

19h00-20h00 :
Cérémonie protocolaire. Allocutions.
Patrice Bessac, maire de Montreuil
Corinne Valls, présidente du Conseil d'administration d'Epareca, maire de Romainville
Didier Leschi, Préfet délégué pour l'égalité des chances - Seine-Saint-Denis
Gustave Awong, Président de l'association des commerçants du Bel-Air
Claude Lévêque, artiste de la mise en lumière du Château d'eau

20h00 :
Mise en lumière du Château d'eau et dévoilement de la plaque par Claude Lévêque, artiste et Patrice Bessac, maire de Montreuil

20h00 :
Cocktail organisé par les habitants du quartier

20h00-21h00 :
Concert symphonique par le groupe montreuillois Oppera

Angle des rues Lenain de Tillemont / Bel Air / Anatole France
M° 9, station Mairie de Montreuil puis bus 122

[17:00-21:00] Vernissage de Romina de Novellis "To be, or not to be" avec Bill Viola
Location:
Galerie Laure Roynette
20, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 71 06 35
Mobile : +33 (0)6 08 63 54 41
Mail : contact@laureroynette.com
Internet Site : www.galerie-art-paris-roynette.com
Description:
To be, or not to be
Performance et installation vidéo de Romina de Novellis, et présentation de la vidéo de Bill Viola, Silent Life

Du 16 octobre au 29 novembre

À partir du 16 octobre et jusqu'au 29 novembre, la galerie Laure Roynette présente une exposition de l'artiste italienne Romina de Novellis avec une oeuvre de Bill Viola inédite en France, dont vous trouverez le dossier de presse à télécharger ICI.

L'exposition intitulée « To be, or not to be » présente un dialogue entre deux oeuvres de Romina de Novellis (FASE REM, série de neuf vidéos récentes au cours desquelles l'artiste revit en performances ses rêves de femme enceinte, et AUGURII, vidéo d'une performance réalisée lors de la FIAC Hors les Murs 2014, dans laquelle elle se confronte à la mort entourée de vautours) et SILENT LIFE, 1979, une vidéo historique de 13 minutes de Bill Viola. Cet émouvant portrait d'un nouveau-né dans un hôpital est extrait d'un oeuvre plus vaste, The Reflecting Pool - Collected Work 1977-80.

Romina de Novellis et Bill Viola se sont rencontrés à l'occasion de la rétrospective consacrée à l'artiste américain l'an dernier au Grand Palais. Cette rencontre a révélé une similarité intellectuelle et artistique entre les deux artistes, notamment autour de leurs sources d'inspiration communes : le temps, le corps et surtout l'oeuvre des Maîtres de la peinture italienne comme Le Caravage.

Artiste performer née à Naples en 1982, Romina de Novellis a grandi à Rome et vit aujourd'hui à Paris. Après des années dédiées à la danse et au théâtre, elle arrive à l'art de la performance pour se concentrer sur un art de gestes dont le corps est installé dans l'espace urbain. Son travail a été présenté sous forme de performance pour le dîner des mécènes et des Amis du Palais de Tokyo en 2015, à plusieurs Nuit Blanche (2010, 2011 et 2012), à la FIAC Hors les Murs au Jardin des Plantes (2014), à la Friche Belle de Mai dans le cadre de Marseille Capitale de la Culture 2013, au Musée de la Chasse et de la Nature (pour la Nuit des Musées 2013), à la Biennale de Venise dans le cadre des évènements de l'Opening Week en 2011 et 2013 et dernièrement en septembre 2015 à l'Espace Louis Vuitton.

Passionnée d'anthropologie et par la question de l'enfermement du corps humain qu'elle ne cesse d'explorer, Romina de Novellis réalise des performances très physiques sur le corps en procession installé dans l'espace public, suivi par le regard des passants, où le geste est au centre de véritables tableaux vivants.

Vernissage de Romina de Novellis "To be, or not to be" avec Bill Viola

[17:00-21:00] Vernissage de Sachiho KONDO
Location:
Galeries Satellite
7, rue François de Neufchâteau
75011 Paris
M° Charonne, Voltaire
France
Phone : +33 (0)1 43 79 80 20
Mail : mm@galeriesatellite.com
Internet Site : galeriesatellite.jimdo.com
Description:
Vernissage vendredi 16 octobre a partir de 17h
Exposition jusqu'au 28 octobre 2015





[18:00-21:00] Vernissage d'Andrea Gandini "Just a place in the Sun"
Location:
Jitterbug Gallery
14, rue Jean-et-Marie-Moinon
75010 Paris
M° Colonel Fabien, Belleville, Goncourt
France
Mobile : +33 (0)6 14 60 40 22
Mail : info@jitterbug-gallery.com
Internet Site : www.jitterbug-gallery.com
Description:
 

Dans le contexte fu festival Les Rencontres Photographiques du 10e, organisé par la Mairie de Paris et la Bibliothèque Château d'Eau, parrainé par Antoine D'Agata, Andrea Gandini expose un travail photographique, une video installation et un livre.

Par la même occasion, la Jitterbug Gallery ouvrira ses portes pour la première fois.

Un désert américain. Les motels de Californie. Une virée obsessionnelle entre le voyeurisme et l'éloge d'une femme. Un amour qui n'a jamais eu lieu.

Biographie : Basé à Paris depuis quinze ans, Andrea Gandini est né à Milan en août 1976. Diplômé de l'Université des Arts de la Musique et du Spectacle de Bologne, il commence son parcours photographique avec le reportage. Il aborde ensuite le monde de la mode et publie aujourd'hui dans plusieurs magazines internationaux. Toujours attiré par un langage réaliste, il intègre dans ses images les notions simples de sobriété, graphisme et spontanéité dans lesquelles le hasard a souvent un rôle déterminant.

http://www.andreagandini.com

 

 

 

[18:00-21:00] Vernissage de Leo Yamz "Figures, totem et visions digitales"
Location:
Six Elzévir
6, rue Elzévir
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul, Bastille
France
Mail : sixelzevir@gmail.com
Internet Site : www.sixelzevir.net
Description:
Dessins-velours, mural-rétines, totem-miroir, peintures digitales et autres surprises...

À cette occasion JOANWOK dévoilera également sa première collection de bijoux.

exposition du 16 au 21 octobre, de 13h à 19h
vernissage vendredi 16 octobre, à partir de 18h

Vernissage de Leo Yamz "Figures, totem et visions digitales"

[18:00-21:00] Vernissage de Marie-Laure Griffe
Location:
Galerie Philippe Gelot
29, rue Saint-Paul
75004 Paris
M° Saint-Paul, Sully - Morland
France
Phone : +33 (0)1 40 27 00 50
Fax : +33 (0)1 40 27 00 50
Mail : gelot.philippe@wanadoo.fr
Internet Site : pgelotgalerie.wordpress.com
Description:
du 14 au 28 octobre 2015
Vernissage le vendredi 16 octobre à partir de 18h

[18:00-22:00] Vernissage de Stéphane Carricondo, Jerk 45 et Ned "paradigme"
Location:
Editions Atelier Clot, Bramsen & Georges
19, rue Vieille du Temple
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 40 29 91 59
Fax : +33 (0)1 40 27 93 32
Mail : editionsatelierclot@wanadoo.fr
Internet Site : www.atelierclot.dk
Description:
du 17 octobre au 21 novembre

Du 16 octobre au 21 novembre 2015, les artistes fondateurs du 9ème Concept, Stéphane Carricondo, Jerk 45 et Ned sont invités par l'Atelier Clot à présenter leurs oeuvres spécialement réalisées pour l'occasion au sein de cet atelier prestigieux de gravure, lithographie et impression.
Depuis trente ans, l'Atelier Clot, Bramsen & Georges est installé en plein coeur du Marais, dans la rue Vieille du Temple mais il ne faut pas oublier que dès 1896, Auguste Clot, considéré alors comme le plus grand imprimeur de la capitale faisait sortir de ses presses de la rue du Cherche-Midi des chefs-d'oeuvres de la lithographie en couleur sous la signature de Edgar Degas, Paul Cézanne, Auguste Renoir, Edvard Munch, Auguste Rodin et bien d'autres.
Outre la production, Laurence et Christian Bramsen ont développé une activité d'éditeur et de diffuseur d'estampes originales (lithographie sur pierre, linogravure et gravure sur bois). Privilégiant les petits tirages, ils ont inscrit au catalogue des Editions une grande variété de styles et de signatures de Pierre Alechinsky à Roland Topor.

Pour la première fois, cet atelier historique invite trois artistes d'un collectif fondateur d'une certaine vision du Street Art à créer en son sein en utilisant ses machines et son savoir faire. Ned, Jerk 45 et Stéphane Carricondo présenteront des travaux issus de cette rencontre et seront publiés chacun sous la forme d'un livre d'artiste édité par les Editions Atelier Clot, Bramsen & Georges et au tirage limité.

A l'occasion du vernissage prévu le 16 octobre, le public est invité à découvrir les machines et techniques utilisées pour la lithographie en même temps que les œuvres installées dans la galerie jouxtant l'Atelier.

Vernissage de Stéphane Carricondo, Jerk 45 et Ned "paradigme"

[18:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
du 16 octobre 2015 au 2 janvier 2016
vernissage vendredi 16 janvier de 18h à 20h

Mario-Andreas von Lüttichau
LES NOIRS SONT LA MATIÈRE DE LA LUMIÈRE

Dans son dernier portrait de groupe, De Staalmeesters, de 1662, Rembrandt représente les maîtres de la guilde des drapiers d'Amsterdam. Cette instance était chargée de vérifier et de contrôler la qualité et la quantité des étoffes fabriquées, teintes et vendues par ses membres. Le personnage assis au centre en est le président. Le livre de comptes ouvert devant lui contient la quantité et l'évaluation de la production des membres. Le noir et le bleu étaient les tons habituels de l'habillement à cette époque, et l'on portait une attention particulière au noir des étoffes. L'étoffe noire portée par les Staalmeesters doit témoigner de l'exigence de qualité, et Rembrandt est chargé de manifester dans ce tableau les caractères et l'ambiance de l'assemblée annuelle. Aucun autre artiste, avant ou après l'âge d'or de la peinture descriptive hollandaise, n'est parvenu à produire ce noir presque palpable, à la fois iridescent à la surface du vernis et plein en profondeur. Mais les personnages du portrait de groupe de Rembrandt reflètent aussi un moment socio-politique intéressant : le ton noir uniforme nivelle l'individualité des maîtres drapiers. Au sein d'une société de castes, Rembrandt met en scène collectivement un cercle dirigeant. Les insignes de leur pouvoir sont introvertis et uniquement reconnaissables à la structure et au traitement de leurs vêtements.

Ces structures cachées, enfouies dans le noir par Rembrandt, nous les retrouvons dans les tableaux noirs de Pierre Soulages réalisés depuis les années 1970, parfois en dialogue avec le bleu de lapis lazuli et de délicates traces et lignes de blanc venant apporter du mouvement - toujours en contraste avec le noir comme les cols d'un blanc vif des drapiers. Des séries de tableaux noirs de grandes dimensions, comme les Polyptyques, laissent apparaître dans leur présence monumentale des profondes lignes tracées dans la pâte de la couleur. Elles structurent la texture lisse, mate et brillante et constituent des ordonnancements changeant composés de sillons et de crêtes horizontaux, verticaux, ou obliques. Soulages appelle « outrenoir » cette propagation radicale du noir pur et parle d'un « unique noir de ces peintures noires, ce sont des différences de textures, lisses, fibreuses, calmes, tendues ou agitées qui, captant ou refusant la lumière, font naître les noirs gris ou les noirs profonds ».

La régie de lumière définie précisément à Conques par Soulages relie le Français au Néerlandais. La mise en scène du portrait de groupe De Nachtwacht (La Ronde de Nuit, achevé en 1642), plongée dans une lumière théâtralisée, montre des membres d'une compagnie de gardes civils. Les deux personnages faisant des gestes au centre du tableau sont le capitaine Frans Banning Cocq, vêtu de noir, et son sous-lieutenant Willem van Ruytenburgh, qui marche devant en diagonale, magnifiquement représenté dans un uniforme d'un blanc lumineux. Rembrandt, dans cette œuvre, s'avère être aussi un metteur en scène conscient de l'effet scénique et plastique de la lumière sur ses acteurs en action. Nous percevons ses espaces comme des boîtes noires - des zones presque dépourvues de lumière du jour. Comme sur une scène de théâtre, la lumière a une force performative. Elle définit des actions et les met en mouvement. De la même façon, Soulages sait installer ses tableaux noirs. Il fait de l'espace d'exposition une scène, dont la lumière crée des tableaux prenant forme comme des sculptures autonomes - en parfaite conformité avec ce qu'écrit le linguistique et essayiste Henri Meschonnic : « Les noirs sont la matière de la lumière ». Mais les spectateurs sont confrontés à un autre type d'obscurité : l'obscure. Différente de la nuit abstraite, l'obscure est plus émotionnel ; il a une dimension mystique. Il suscite l'effort de vouloir la pénétrer - au risque de s'y perdre.

Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Pierre Soulages, Peinture, 243 x 181cm, 28 août 2015

Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Peinture, 57 x 81 cm, 9 mars 2014
2014
Acrylique sur toile
57 x 81 cm
PSou/M 46

Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Peinture, 159 x 202 cm, 20 août 2015
2015
Acrylique sur toile
159 x 202 cm
PSou/M 51

[18:30-21:00] Vernissage de Catherine Starkman
Location:
Mairie du 13ème arrondissement
1, Place d'Italie
75013 Paris
M° Place d'Italie
France
Phone : +33 (0)1 44 08 13 13
Internet Site : mairie13.paris.fr
Description:
du 16 au 24 Octobre 2015

Vernissage de Catherine Starkman

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition de Smaïl Metmati "IMEDIAZENE"
Location:
Centre Culturel Algérien
171, rue de la Croix-Nivert
75015 Paris
M° Boucicault
France
Phone : +33 (0)1 45 54 95 31
Fax : +33 (0)1 44 26 30 90
Mail : contact@cca-paris.com
Internet Site : www.cca-paris.com
Description:
Exposition du 16 octobre au 6 novembre

Smaïl Metmati puise son art aux sources de notre culture. Ses peintures se font signes et traces, vestiges ressuscités du passé plurimillénaire de l'Algérie. Calligraphies d'une langue originelle, symboles sibyllins et pourtant si communs, donnent à son art la puissance de l'universel.






[19:00] 1 an du Burol@b
Location:
Versailles
Versailles
78000 Versailles
M° Gares SNCF Versailles - Chantiers, Versailles - Rive Droite, Versailles - Château, Montreuil, Porchefontaine
France
Internet Site : www.versailles.fr
Description:
1 an du Burol@b

[19:00-21:00] 5ème Salon Littéraire de la Gastronomie
Location:
CFA Hôtellerie Restauration Médéric
Lycée des métiers de l'hôtellerie Jean Drouant
20, rue Médéric
75017 Paris
M° Courcelles, Malesherbes
France
Phone : +33 (0)1 42 12 62 12
Internet Site : www.cfamederic.com
Description:
A l'occasion de la Semaine du Goût

De 19h à 21h : Séance de dédicaces
A 20h30 : Remise du Prix Archestrate 2015

5ème Salon Littéraire de la Gastronomie

[19:00-23:00] Vernissage de l'ExpoTrans
Location:
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Île-de-France
Centre LGBT Paris-ÎdF
63, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 43 57 21 47
Mail : contact@centrelgbtparis.org
Internet Site : www.centrelgbtparis.org
Description:
Dans le cadre de l'EXISTRANS, le Centre LGBT PARIS ÎdF organise une exposition dans ses locaux pour une plus grande visibilité artistique des œuvres de personnes trans et intersexes.

Une dizaine d'artistes a été sélectionnée suite à l'appel à participation lancé en juillet dernier et sera exposée (photographies, dessins, peintures, vidéos, collages, bande-dessinée...).

Vernissage de l'ExpoTrans

[19:00-21:00] Vernissage du collectif Ensaders "L'enfer du décor"
Location:
Maison des Arts de Bagneux
15, avenue Albert Petit
92220 Bagneux
M° RER B Bagneux
France
Phone : +33 (0)1 46 56 64 36
Fax : +33 (0)1 46 56 20 93
Mail : maison-arts@mairie-bagneux.fr
Internet Site : www.bagneux92.fr
Description:
lors du vernissage, performance dessinée au cours d'une improvisation du saxophoniste Steve Potts

13-10/18-12

Yann Bagot, Kevin Lucbert et Nathanaël Mikles, membres du collectif, se sont rencontrés aux Arts Décoratifs de Paris (ENSAD) en 2003. Depuis, ils bâtissent des images en commun: sur la même feuille, ils dessinent simultanément et mélangent leurs traits, en atelier ou lors de performances de dessin improvisé en public. Ils mettent en résonances leurs multiples sources : mythiques, classiques, psychédéliques, alchimiques, populaires. Citations, thèmes sacrés et profanes se réunissent et se confrontent pour révéler un univers décalé et inquiétant, souvent miroir ou écho de l'actualité. Ils investissent différents supports : livre d'artiste, papier-peint, mobilier, pop-up, vidéo. Leurs créations font régulièrement l'objet d'expositions et de publications.

« Nous sommes pour un monde absurde et le ré-enchantement du réel. Nous réveillons les mythes car nous savons que les mystères existent encore. Qui rira, paiera »

Ils partagent leur goût pour la création collective lors d'ateliers pédagogiques et de performances participatives pour tous publics. Ils sont notamment intervenus au 104, au Centre Georges Pompidou, au Palais de Tokyo et dans la Grande Halle de la Villette.

L'EXPOSITION

« L'enfer du décor » présente une vidéo au rez-de-chaussée, un film d'animation, de grands dessins noir et blanc sur tous les murs. A l'étage une série de dessins, format 50x65cm, une série peinture format 100x150cm, une grande fresque 150x300cm et un mur peint réalisé le soir du vernissage lors d'une performance en musique avec le saxophoniste Steve POTTS.

http://ensaders.over-blog.com
http://www.ensaders.fr
http://www.dailymotion.com/video/xmcg0j_green-attitude-ensaders_creation

Vernissage du collectif Ensaders "L'enfer du décor"

[19:30] Cocktail de presse du festival du rire haïtien
Location:
Saint-Denis
Saint-Denis
93200 Saint-Denis
M° RER D Saint-Denis, Saint-Denis - Université, Basilique de Saint-Denis
France
Description:
Cocktail de presse du festival du rire haïtien

[19:30] Vernissage de l'exposition collective "IMAGINARY PORTRAITS"
Location:
En Face
8, rue Gambey
75011 Paris
M° Parmentier, Oberkampf
France
Phone : +33 (0)1 48 07 86 79
Mobile : +33 (0)6 86 26 70 98
Mail : enface.boutique@gmail.com
Internet Site : enfaceshop.blogspot.com
Description:
IMAGINARY PORTRAITS //
30 ARTIST //
15 NATIONALITES //
Autour de leur projet de street-art, Leo & Pipo ont voulu étendre leur univers visuel et ont proposé à la crème des artistes collagistes du monde entier de créer un portrait imaginaire de leur duo.
Le résultat de ces collaborations est édifiant et donne à voir la diversité créative et technique du collage contemporain.

Jordan Clark (UK)
Cless (Espagne)
Ox Zerox (FR)
Felipe Weyer (Brésil)
Christos Kourtoglou (Grèce)
Seb Jarnot (FR)
Fred Free (USA)
Ricardo Castro (Chile)
James Edward Callahan
Bill Noir (FR)
Ania Cywinska (Pologne)
Catalina Schliebener (Argentine)
Christopher Wayne (UK)
Clara Mata (Portugal)
Eli Craven (USA)
Emidio Bernardone (Italie)
Goeren Kiziltas (Allemagne)
Lillianna Peirera (USA)
Julien Ulvoas (FR)
Kacper Kiec (Polande)
Niko Vartiainen (Finlande)
Tresauno (Colombie)
Sr Garcia (Espagne)
Lynette Jackson (USA)
Malena de Luca (Argentine)
Peter Evans (UK)
Andrei Cojocaru (FR)
Emma Dajska (Polande)
Javier Eme Castro (Pérou)

Vernissage de l'exposition collective "IMAGINARY PORTRAITS"







[20:00-23:55] La Nuit des Ambassadeurs 2015
Location:
Les Docks de Paris
Docks Pullman
50, avenue du Président Wilson
93200 Saint-Denis La Plaine
M° Porte de la Chapelle
France
Phone : +33 811 65 25 25
Internet Site : www.eurosites-events.com/sallesLedocks.php?nID=0
Description:
Wild West Express

Eden Club de Paris

[20:00] Projection du film « Happiness »
Location:
Salle Jean Dame
17, rue Léopold Bellan
75002 Paris
M° Sentier
France
Description:
La mairie du 2e et votre cinéma de quartier vous invitent le vendredi 16 octobre à la projection du film « Happiness », de Thomas Balmès, à l'Espace Jean Dame. L'histoire vraie d'un petit village du Bhoutan qui découvre la télévision...à la fin des années 2000 ! Un objet qui est censé apporter bonheur à la communauté.

France - 2013 - 75min

Synopsis

En 1999, le roi du Bhoutan Jigme Singye Wangchuk annonce à ses sujets sa décision d'autoriser l'arrivée de la télévision et d'Internet dans le petit pays himalayen. Plus de dix ans après, Laya, un village situé à 4 000 mètres d'altitude et à deux jours de marche de la route la plus proche, attend son raccordement imminent à l'électricité. Avec elle, Piyangke le sait, arrivera aussi la télévision. À 8 ans, ce petit garçon vif et rêveur n'a jamais quitté Laya. Mais faute de pouvoir subvenir à ses besoins, sa mère vient de le confier au monastère du village, où il ne goûte guère la discipline de fer et la solitude - il n'y reste plus qu'un moine sévère, entouré de quelques jeunes garçons. « Croyez-vous que la télévision va vous apporter le bonheur ? », interroge le lama. « Oui ! », répondent avec ferveur les moinillons. Premier bonheur échu à Piyangke, son oncle lui propose de l'emmener à Thimpu, la capitale, pour acheter une télé...


[20:00] Vernissage de l'exposition "Martin Scorsese, le maître cinéphile"
Location:
La Cinémathèque Française
Musée du Cinéma
51, rue de Bercy
75012 Paris
M° Bercy
France
Phone : +33 (0)1 71 19 33 33
Mail : contact@cinematheque.fr
Internet Site : www.cinemathequefrancaise.com
Description:
DU 14 OCTOBRE 2015 AU 14 FÉVRIER 2016

Photographies, storyboards, costumes, affiches, objets culte... l'exposition Martin Scorsese s'appuie principalement sur sa propre collection privée à New York, ainsi que sur la collection de Robert De Niro et celle de Paul Schrader. Elle permet d'éclairer les sources d'inspiration de Martin Scorsese, ses méthodes de travail et montre à quel point son approche artistique du récit a caractérisé le cinéma américain moderne.

Martin Scorsese jouit d'une réputation toute particulière en France, parmi les cinéphiles comme auprès du grand public. On connaît son visage, intelligent, vif, rapide dans l'élocution, on sait aussi qu'il est un directeur d'acteur hors pair. La relation qu'il entretient depuis ses débuts avec Robert De Niro et Harvey Keitel, ou plus récemment avec Leonardo DiCaprio, pour ne citer que trois noms d'acteurs incroyablement prestigieux, constitue un élément essentiel qui fonde la mythologie du cinéaste en France et dans le monde entier. Scorsese entretient avec ses « doubles » des relations d'une incroyable fidélité, fécondité.

Au sein de la génération dite du « Nouvel Hollywood », Scorsese tient toute sa part aux côtés de Spielberg, Lucas, Coppola, Friedkin, De Palma, pour ne citer que ces noms. Mais il y a quelque chose en plus, chez lui, une cinéphilie exacerbée, débordante, boulimique, dont il se nourrit et qui nourrit ses films et le pousse à faire, à intervalles réguliers, des incursions dans le cinéma documentaire sous la forme de « Voyage à travers le cinéma », qu'il soit américain ou italien. Il connaît d'ailleurs tout aussi bien le cinéma français, classique et de la Nouvelle Vague, dont il est un admirateur éloquent.

Scorsese a très vite pris conscience que sa cinéphilie (la nôtre aussi) se trouvait en danger, à l'orée des années quatre-vingt. Avant d'autres, il a pris conscience de la détérioration inéluctable des films et des négatifs, des pellicules couleur, et lancé un cri d'alerte au monde entier, en prenant à témoin les industriels du cinéma, afin d'empêcher le naufrage du patrimoine cinématographique. Il l'a fait en toute sincérité, en toute lucidité, pour préserver du même coup sa propre cinéphilie, ses propres trésors accumulés dans sa cinémathèque intime et privée. Ce geste, qui s'est traduit par la création de la Film Foundation, a reçu un écho considérable et mobilisé archivistes et cinémathécaires, responsables de collections au sein des studios, ayants droit, programmateurs de festivals, mécènes privés, responsables politiques (en France, c'était au temps des « années Lang »), bref, tous ceux qui se préoccupent de la mémoire du cinéma. Cette « cause » lui colle à la peau et en a fait un cinéaste plus que d'autres soucieux, curieux, des films des autres, aussi bien anciens que contemporains. Il n'est pas un documentaire sur le cinéma, américain, anglais, italien ou français, sans que Scorsese n'y contribue par des hommages inspirés à des figures admirées (Rossellini, Hitchcock, Kazan, Truffaut, parmi d'autres).

Il y a évidemment beaucoup d'autres choses à dire sur Martin Scorsese, cinéaste new-yorkais, profondément new-yorkais. Il a bien sûr tourné ailleurs que dans sa ville natale, dans d'autres villes des États-Unis, et ailleurs, mais il y revient sans cesse car la ville nourrit son imaginaire. Les thèmes de l'adolescence sont souvent présents dans son œuvre et renvoient au quartier de son enfance, « Little Italy », là où il a grandi au sein d'une famille aimante et omniprésente. Scorsese s'est tellement « nourri » de ses parents qu'il les a filmés, conviés dans certains de ses films comme des figures incarnant d'une certaine manière l'intégration culturelle (réussie) des émigrés italiens arrivés par bateau au début du XXe siècle. Cette relation d'amour est importante car elle fonde l'imaginaire familial du cinéaste dans sa double appartenance : italienne - et plus particulièrement sicilienne - et américaine. Chez Scorsese, l'univers de la rue, la vie des gangs, la violence urbaine, la tradition familiale italo-américaine, y compris sous son aspect « clanique », avec sa geste et son langage, se mêlent à l'apprentissage universitaire, à l'éducation via des études cinématographiques qui lui ont fait découvrir l'histoire du cinéma. Scorsese appartient aussi à une génération qui a découvert le cinéma hollywoodien classique sur le petit écran en noir et blanc de la télévision familiale. La question du support des films compte moins que l'appétit de les découvrir, coûte que coûte. Ainsi, le « cru » et le « cuit » se mêlent dans ses films et dans sa vision du cinéma et du monde, comme chez aucun autre cinéaste de sa génération. Moderne par la forme du récit et l'écriture, le sens de l'action et de la mise à distance, Scorsese est un cinéaste hanté par les figures du cinéma classique. C'est au fond ce que nous aimons le plus chez lui : une dimension sauvage et violente, osons dire primitive, coexistant avec une aptitude à la transcendance, à l'élévation de l'âme et au sens du sacré.

Un des thèmes forts de son œuvre, c'est la fratrie, l'alliance entre frères, issus de la même mère, ou s'étant liés par le lien du sang, mais une alliance toujours minée par la trahison, le parjure, l'aliénation à autre chose venant gangréner la promesse initiale. Ce peut être la drogue, l'argent, et bien sûr le sexe. Il y a, depuis Mean Streets (1973), un fil conducteur, narratif, qui égraine immanquablement ces trois thèmes que sont le sexe, l'argent et la drogue, en tant que l'un ou l'autre, l'un et l'autre, parfois même les trois, dévient le héros « scorsésien » de son chemin, l'amènent à trahir ou à manquer de loyauté envers son prochain. Le modèle de la faute et du rachat, de la culpabilité et de l'expiation, traverse des films aussi impressionnants que Raging Bull, La Dernière tentation du Christ, Les Affranchis, Les Infiltrés ou bien sûr Casino. La fraternité trahie, qui se termine dans un bain de sang, est une des allégories du cinéma de Scorsese, un motif sur lequel il brode, de film en film, en poussant jusqu'au martyre (la fin de Joe Pesci dans Casino, pour ne citer que cet exemple). La relation amoureuse, thème qui n'est pas vraiment au centre de son œuvre, en est elle aussi pervertie, abîmée, désagrégée, quand l'homme ou la femme (la femme dans Casino, rôle admirable tenu par Sharon Stone) est lentement mais surement détruit de l'intérieur par le fléau qu'est la drogue et/ou l'appât du gain.

Il y a dans l'œuvre de Scorsese une vitesse proprement hallucinante du récit, qui redouble un sens inné de l'espace, l'un ne va pas sans l'autre. Les personnages se meuvent à une vitesse foudroyante, comme s'ils voulaient rattraper la voix off qui les guide et les surplombe, à la fois leur voix intime, celle de leur conscience et de leur cheminement chaotique vers leur destinée tragique, mêlée à celle du metteur en scène qui les filme et les regarde sans jamais les juger. C'est le point le plus caractéristique du cinéma de Scorsese, cette vitesse du récit, cette manière de mettre les personnages sur une sorte de « grand huit » qui les précipite vers leur fin tragique. Plaisir du vertige, jouissance de la vitesse, mise à l'épreuve du Temps. Scorsese a souvent du génie lorsqu'il parvient à faire coexister, dans ses films, l'espace réel des personnages et l'espace mental, en proie à une sorte de descente aux enfers incontrôlable et frénétique sur laquelle ils n'ont plus prise. Revoir son dernier film, très réussi, Le Loup de Wall Street.

J'ai toujours pensé que le talent qu'avait Scorsese pour utiliser la voix off comme une sorte de ruban de mots et de phrases, énoncée à la vitesse d'une mitraillette, s'inspirait de celle de certains films de François Truffaut - je pense en particulier à la voix off de Jules et Jim. Peu importe que le spectateur en comprenne tout le sens, l'essentiel est de donner un coup d'accélérateur au récit, d'insuffler du vertige, qui prouve que la vie va vite, que la mort n'est jamais loin, que le cinéma est un art de la vitesse. Mon film préféré de Scorsese est celui où la voix off est omniprésente et confère au récit une profondeur romanesque absolue - je parle du Temps de l'innocence. Le temps et l'espace s'y conjuguent avec une harmonie et une splendide mélancolie, une tristesse infinie. Sans aucun doute, j'inscrirai ce film à tout jamais dans ma liste des dix meilleurs de l'histoire du cinéma.

Pour finir, j'aimerais dire combien la Cinémathèque française est fière d'accueillir une grande exposition consacrée à Martin Scorsese, conçue par nos amis de la Deutsche Kinemathek à Berlin. Retravaillée, avec la complicité de Kristina Jaspers et Nils Warnecke, les deux commissaires, par Mathieu Orléan, accompagnée d'une rétrospective complète de l'œuvre du cinéaste et d'un catalogue fourni et documenté, incluant un entretien avec Scorsese et certains de ses proches collaborateurs (Thelma Schoonmaker, Michael Ballhaus, Sandy Powell et la photographe Brigitte Lacombe), nous sommes heureux à l'idée que Martin Scorsese revienne rue de Bercy, dix ans tout juste après y être venu lors de l'inauguration du bâtiment de Frank Gehry. Il avait dit, sur la scène de la toute neuve salle Henri Langlois, remplie d'amis et de cinéphiles, juste avant la projection du film de Jean Renoir Le Fleuve, restauré par la Film Foundation : « I can't tell you how happy I am to be here tonight, to help you celebrate the inauguration of the magnificent new Cinémathèque française on rue de Bercy. Filmmakers from all over the world know this place, even if they've never been here. This is our spiritual home. » (« Je ne peux vous dire à quel point je suis heureux d'être ici, pour l'inauguration de cette magnifique nouvelle Cinémathèque, rue de Bercy. Les réalisateurs du monde entier connaissent cet endroit même s'ils n'y sont jamais venus. C'est notre demeure spirituelle. ») Welcome home, Mr. Martin Scorsese!

Serge Toubiana


15:00
16:00
17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
23:00
[Printer Friendly]



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2018 - Tous droits réservés