Saturday, November 21, 2015
Public Access


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Category: All

21
November 2015
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  Exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
du 16 octobre 2015 au 2 janvier 2016
vernissage vendredi 16 janvier de 18h à 20h

Mario-Andreas von Lüttichau
LES NOIRS SONT LA MATIÈRE DE LA LUMIÈRE

Dans son dernier portrait de groupe, De Staalmeesters, de 1662, Rembrandt représente les maîtres de la guilde des drapiers d'Amsterdam. Cette instance était chargée de vérifier et de contrôler la qualité et la quantité des étoffes fabriquées, teintes et vendues par ses membres. Le personnage assis au centre en est le président. Le livre de comptes ouvert devant lui contient la quantité et l'évaluation de la production des membres. Le noir et le bleu étaient les tons habituels de l'habillement à cette époque, et l'on portait une attention particulière au noir des étoffes. L'étoffe noire portée par les Staalmeesters doit témoigner de l'exigence de qualité, et Rembrandt est chargé de manifester dans ce tableau les caractères et l'ambiance de l'assemblée annuelle. Aucun autre artiste, avant ou après l'âge d'or de la peinture descriptive hollandaise, n'est parvenu à produire ce noir presque palpable, à la fois iridescent à la surface du vernis et plein en profondeur. Mais les personnages du portrait de groupe de Rembrandt reflètent aussi un moment socio-politique intéressant : le ton noir uniforme nivelle l'individualité des maîtres drapiers. Au sein d'une société de castes, Rembrandt met en scène collectivement un cercle dirigeant. Les insignes de leur pouvoir sont introvertis et uniquement reconnaissables à la structure et au traitement de leurs vêtements.

Ces structures cachées, enfouies dans le noir par Rembrandt, nous les retrouvons dans les tableaux noirs de Pierre Soulages réalisés depuis les années 1970, parfois en dialogue avec le bleu de lapis lazuli et de délicates traces et lignes de blanc venant apporter du mouvement - toujours en contraste avec le noir comme les cols d'un blanc vif des drapiers. Des séries de tableaux noirs de grandes dimensions, comme les Polyptiques, laissent apparaître dans leur présence monumentale des profondes lignes tracées dans la pâte de la couleur. Elles structurent la texture lisse, mate et brillante et constituent des ordonnancements changeant composés de sillons et de crêtes horizontaux, verticaux, ou obliques. Soulages appelle « outrenoir » cette propagation radicale du noir pur et parle d'un « unique noir de ces peintures noires, ce sont des différences de textures, lisses, fibreuses, calmes, tendues ou agitées qui, captant ou refusant la lumière, font naître les noirs gris ou les noirs profonds ».

La régie de lumière définie précisément à Conques par Soulages relie le Français au Néerlandais. La mise en scène du portrait de groupe De Nachtwacht (La Ronde de Nuit, achevé en 1642), plongée dans une lumière théâtralisée, montre des membres d'une compagnie de gardes civils. Les deux personnages faisant des gestes au centre du tableau sont le capitaine Frans Banning Cocq, vêtu de noir, et son sous-lieutenant Willem van Ruytenburgh, qui marche devant en diagonale, magnifiquement représenté dans un uniforme d'un blanc lumineux. Rembrandt, dans cette œuvre, s'avère être aussi un metteur en scène conscient de l'effet scénique et plastique de la lumière sur ses acteurs en action. Nous percevons ses espaces comme des boîtes noires - des zones presque dépourvues de lumière du jour. Comme sur une scène de théâtre, la lumière a une force performative. Elle définit des actions et les met en mouvement. De la même façon, Soulages sait installer ses tableaux noirs. Il fait de l'espace d'exposition une scène, dont la lumière crée des tableaux prenant forme comme des sculptures autonomes - en parfaite conformité avec ce qu'écrit le linguistique et essayiste Henri Meschonnic : « Les noirs sont la matière de la lumière ». Mais les spectateurs sont confrontés à un autre type d'obscurité : l'obscure. Différente de la nuit abstraite, l'obscure est plus émotionnel ; il a une dimension mystique. Il suscite l'effort de vouloir la pénétrer - au risque de s'y perdre.

Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Pierre Soulages, Peinture, 243 x 181cm, 28 août 2015

Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Peinture, 57 x 81 cm, 9 mars 2014
2014
Acrylique sur toile
57 x 81 cm
PSou/M 46

Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Peinture, 159 x 202 cm, 20 août 2015
2015
Acrylique sur toile
159 x 202 cm
PSou/M 51

08:00 [08:30-19:00] 1ère édition de la Journée d'Education aux Médias
Location:
Pavillon Gabriel - Potel et Chabot
5, avenue Gabriel
75008 Paris
M° Concorde, Champs-Elysées - Clemenceau
France
Phone : +33 (0)1 42 68 18 18
Fax : +33 (0)1 42 68 04 96
Mail : gabriel@poteletchabot.fr
Internet Site : www.poteletchabot.com/lieux-reception/pavillon-gabriel.htm
Description:
au Studio Gabriel

Au programme, plusieurs débats autour des médias (terrorisme, crédibilité, audiences, avenir).

De nombreuses personnalités ont confirmé leur présence : Alessandra Sublet (TF1), Daniela Lumbroso (Degel Prod/France Bleu), Ruth Elkrief (BFM TV), Aïda Touihri (D8), Laurent Boyer (RTL), Nelson Monfort (France TV), Yves Bigot (TV5 Monde), Gérald-Brice Viret (Lagardère Active), Maryam Salehi (Groupe NRJ), Michèle Leridon (AFP), Thierry Lachkar (Shine France), François Jost (Professeur en sciences de l'information et de la communication), Charles Juster (Médiamétrie)...

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[14:00] Vernissage de l'exposition "Dîner d'Artistes"
Location:
Galerie Samantha Sellem
5, rue Jacques Callot
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 56 24 34 74
Mobile : +33 (0)6 12 46 07 77
Fax : +33 (0)1 56 24 34 74
Mail : galeriesellem@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriesellem.com
Description:
Vernissage de l'exposition "Dîner d'Artistes"








[15:00-17:00] Rencontre avec Myriam Mihindou
Location:
Galerie Metropolis
16, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 74 64 17
Mail : contact@galeriemetropolis.com
Internet Site : www.galeriemetropolis.com
Description:
Les vidéos de Myriam Mihindou sont la catharsis dont nous avons tellement besoin.
Elles sont les transferts cinématographiques de réalités entre spectres de l'histoire et indices symboliques.

[15:00-21:00] Vernissage de Dan Walsh
Location:
Galerie Xippas
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 40 27 05 55
Fax : +33 (0)1 40 27 07 16
Mail : paris@xippas.com
Internet Site : www.xippas.com
Description:
Exposition du 21 novembre 2015 au 16 janvier 2016
Vernissage le samedi 21 novembre à partir de 15 heures

La galerie Xippas est heureuse de présenter la cinquième exposition personnelle de Dan Walsh, figure majeure de la scène artistique new yorkaise.

S'inscrivant dans le sillage du minimalisme, le vocabulaire plastique de Walsh s'articule autour de l'abstraction géométrique. Le point de départ de chaque composition est une grille, dispositif structurel qui permet à l'artiste d'organiser l'espace du tableau qui se transforme ainsi en système de coordonnées. C'est sur cette surface que ses formes génériques (patterns) évoluent suivant un système précis, tel un algorithme. Plus ou moins visible, le protocole appliqué rythme la composition permettant à l'artiste d'explorer des variations infinies. Tout comme les formes, les couleurs se nuancent progressivement suivant cette logique mathématique.

Oscillant entre rigidité systémique et liberté maîtrisée, ce processus plastique, qui fait allusion à l'univers numérique, génère des œuvres sensibles et surprenantes. Évoluant comme un mandala, la structure défie parfois les lois d'optique créant une illusion de mouvement. Rythmée par la vibration des couleurs, la toile devient ainsi un espace de tension qui absorbe le regard du spectateur. Le positionnement des toiles y participe : Walsh choisit de présenter ses œuvres près du sol, de sorte qu'on « les regarde de haut au sens propre ». En transformant le tableau en objet, l'artiste instaure un rapport intimiste entre l'œuvre et le spectateur.

Les six nouvelles œuvres de Walsh présentées ici sont conçues pour fonctionner en tandem. À chaque diptyque l'artiste applique le même protocole de base. Or, cet algorithme se décline différemment dans chaque toile. L'exposition s'articule ainsi comme une confrontation de trois binômes, chacun incarnant deux variations sur le même thème. L'artiste semble suggérer que dans l'art, comme dans la vie, un même point de départ peut mener à une infinité de destinations.


Dan Walsh est né en 1960 à Philadelphie ; Il vit et travaille à New York. Il a étudié au Philadelphia College of Art et au Hunter College de New York.
Son travail a été montré dans de nombreuses galeries et musées en Europe et aux Etats-Unis : Whitney Museum of American Art, MoMA, MAMCO, Kunsthalle Bern, Kunstverein Museum, Leverkusen…
Ses œuvres font partie de prestigieuses collections telles que celles du MoMA, Jumex Collection (Mexico), Herbert F. Johnson Museum of Art, Cornell University, (Etats-Unis), Fonds National d'Art Contemporain (France), The Saatchi Gallery (Royaume-Uni)…
À New York il est représenté par la galerie Paula Cooper.

Vernissage de Dan Walsh
Dan Walsh, Settle, 2015, acrylic on canvas, 55 x 55 in (139,7 x 139,7 cm)
© Dan Walsh. Courtesy Paula Cooper Gallery, New York and Xippas Galleries
Photo: Steven Probert

[15:00-21:00] Vernissage de l'Association Florence "Postures"
Location:
Espace Commines
17, rue Commines
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 53 56
Fax : +33 (0)1 42 77 81 61
Mail : mc-bouhours@commines.com
Internet Site : www.espace-commines.com
Description:
Exposition « Posture(s) » organisée par l'Association Florence

avec : Magali Berdaguer - Bruno Bressoli - Apolonia BreuilValentine Fournier - Julie Gauthron - Pascale Houbin - Thomas Lesigne - Julie Luzoir - Julie Merckling - Camille Poulie - Lenny Rébéré

19 > 22 novembre 2015
Vernissage : jeudi 19 novembre de 18h à 22h

Vernissage de l'Association Florence "Postures"









[16:00-19:00] Finissage de Raphaël Barontini «Solar Drums»
Location:
Galerie Alain Gutharc
7, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 47 00 32 10
Fax : +33 (0)1 40 21 72 74
Mail : gutharc@free.fr
Internet Site : www.alaingutharc.com
Description:
Exposition du 10 octobre au 21 novembre

La peinture de Raphaël Barontini fait surgir de fonds cosmiques des personnages aux racines française du XVIIe ou XVIIIe siècles mêlées à celles plus modernes et contemporaines mais tout aussi anciennes de Haïti, des Dogon, ou plus politiques pour nous, des Black Panthers, sans compter celles inénarrables, intemporelles et extra-terrestres de Sun-Ra. Il réunit ces personnages historiques et fictionnels, sur toile, sur banderole, en provenance d'internet, de cartes postales, ou d'objets trouvés encore, en un véritable carnaval qui avance dans notre nuit diurne toutes cymbales sonnantes, toutes percussions résonnantes, comme un chant non plus universel tel que pensé par l'Occident, mais celui du Tout-monde, sorti de la bouche de la Créolité. (...)

Des tribus amérindiennes ont inventé les dreamcatchers, les capteurs de rêve. Les toiles et les installations de Raphaël Barontini sont des capteurs de mythes : elles les saisissent, les réassemblent, les dévorent même parfois, et il en résulte de nouveaux mythes. Elles regardent l'histoire à partir du présent comme cela doit être, et non penser le présent à partir de l'histoire. Elles reconfigurent notre histoire commune, celle de l'humanité dans sa multiplicité, par la créolisation. En reprenant le fil d'un temps long, en pensant l'étrangeté au cœur même de nos propres récits, elles dévoilent le mécanisme de lissage historique sur des siècles, qui a fait oublier consciencieusement combien nos ancêtres nous sont terriblement exotiques, combien nos contemporains nous sont proches. Il donne à cette conscience nouvelle de l'Autre et de nous même, une représentation commune, une présentification pourrait-on même dire !

Ses œuvres tout en se dressant dans toute leur plasticité, ne s'opposent toutefois pas complètement aux mots ni à la raison. Mais elles viennent dire leurs voix singulières. Elles creusent là où la raison occidentale a failli, là où elle s'est prise pour Dieu. Il renvoie la modernité à son dramatique paradoxe, à l'aporie même qui l'a vu s'ériger en une utopie d'une nouvelle humanité et sombrer dans l'horreur de la barbarie. Et ses œuvres se dressent alors dans toute leur poétique.

Jean-Marc Avrilla

«Solar Drums» est la première exposition individuelle de Raphaël Barontini à la Galerie Alain Gutharc.

Vernissage de Raphaël Barontini «Solar Drums»

[16:00-21:00] Vernissage de Fouad Bouchoucha "Les Tempos Obsolètes"
Location:
Galerie Eric Dupont
138, rue du Temple
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 54 04 14
Fax : +33 (0)1 44 54 04 24
Mail : info@eric-dupont.com
Internet Site : www.eric-dupont.com
Description:
Du Samedi 21 novembre au Mardi 22 décembre 2015

[16:00-21:00] Vernissage de Narmine Sadeg "Another"
Location:
Galerie Eric Dupont
138, rue du Temple
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 54 04 14
Fax : +33 (0)1 44 54 04 24
Mail : info@eric-dupont.com
Internet Site : www.eric-dupont.com
Description:
Du Samedi 21 novembre 2015 au Mardi 22 décembre 2015

[16:00-20:00] Vernissage de Sophia Dixon Dillo "Light and Form"
Location:
Galerie Fatiha Selam
58, rue Chapon
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers, Réaumur - Sébastopol
France
Phone : +33 (0)9 83 33 65 69
Internet Site : www.fatihaselam.fr
Description:
Du 21 novembre 2015 au 16 janvier 2016
Vernissage le samedi 21 novembre de 16h à 20h

La galerie Fatiha Selam est heureuse d'accueillir la première exposition personnelle française de l'artiste américaine Sophia Dixon Dillo, vivant dans le Colorado. L'évènement « Light and Form » présente la recherche la plus actuelle de l'artiste : rendre visible la lumière. L'exposition présente à la fois des installations de fils de pêche, voiles tendus constitués de fils extrêmement ténus, et des œuvres de papiers dont les reliefs ciselés laissent apparaitre des motifs selon la dynamique du regard du spectateur.


Sophia Dixon Dillo : les chemins de la lumière

C'est une interrogation sans fin remontant aux temps les plus anciens qui tente de cerner la nature de ce phénomène indéfinissable : la lumière. De Platon envisageant des rayons partant de l'œil et interceptés par l'objet jusqu'à la théorie ondulatoire de Christian Huygens puis celle d'Isaac Newton pour qui les faisceaux lumineux sont une succession de grains de lumière, chaque nouvelle hypothèse a eu pour ambition de capter cette réalité insaisissable.
Peut-on attendre des artistes une approche plus significative pour chacun de nous ? De Georges de la Tour aux impressionnistes puis aux cinétiques l'art a tenté de formuler ses propres réponses. Aujourd'hui une jeune artiste américaine Sophia Dixon Dillo met en œuvre à la galerie Fatiha Selam à Paris sa vision personnelle sur cette énigme physique porteuse d'une telle charge historique et culturelle. Et son questionnement s'exprime par des propositions qui relient l'espace de la galerie au plan du papier dans une même révélation.
Light installation

Fidèle à sa démarche déjà bien élaborée, Sophia Dixon Dillo investit la galerie Fatiha en tissant sa toile dans le volume qui lui est offert. Avec pour unique matériau un fil de pêche extrêmement ténu, l'artiste trace un vecteur de plusieurs dizaines de kilomètres entre les murs de la galerie pour déployer dans notre champ de vision ces voiles fragiles qui resteraient presque invisibles sans le croisement des éclairages naturels ou artificiels qui révèlent à nos yeux l'onde impalpable de sa présence. L'artiste cinétique Jésus Rafael Soto revendiquait l'immatériel comme élément décisif de son œuvre. Nous y sommes de nouveau confrontés avec ces installations de Sophia Dixon Dillo, obligeant notre perception à composer entre la réalité physique de cette tension linéaire et l'immatérielle sensation générée par ce voile. S'y ajoute, à la différence de Soto me semble-t-il, un autre paramètre : la réalisation elle-même de cette production s'apparente à une performance. Dans la galerie, l'artiste, en développant ce fil conducteur, s'astreint à un cheminement de trente-cinq kilomètres, réalisant une performance qui, si elle ne dit pas son nom, mérite d'être prise en compte. Au point de s'interroger sur ce qui relèverait du rituel dans cette attitude. Et c'est la seconde face de son travail qui conforte cette interrogation.


Une voie spirituelle ?

Sophia Dixon Dillo, avec la patiente minutie des créateurs des enluminures médiévales, écorche avec une lame fine le papier à dessin, dans un rituel incessant, parcourant ainsi à nouveau ce chemin ondulatoire. Chaque planche réalisée offre à la lumière une nouvelle accroche, une sensation inédite pour le regardeur impliqué dans l'examen attentif de cette miniature. Cette fois encore, la trajectoire semble illimitée, matérialisée par ces traces sans cesse renouvelées, comme si l'artiste s'imposait une épreuve dédiée à la lumière. D'une œuvre à la suivante, ce fil sans fin ciselé sur le plan, ce sillon creusé à même le support, cette blessure continue infligée au papier, comment ne pas y voir une intention de parcours initiatique? Si bien que le déroulé du fil tissé dans la galerie et le sillon incrusté sur le papier se confortent dans cette épreuve physique qui laisse entrevoir une vocation spirituelle.


Chercher la lumière

Le ciel des Rocheuses de Cresto, son lieu de vie dans ces montagnes sacrées du Colorado, aurait-il donné à Sophia Dixon Dillo les clefs de cette interrogation sur la lumière ? Cette zone de Crestone s'identifie comme un centre spirituel où plusieurs religions mondiales sont représentées : un temple hindou, un centre Zen, un monastère d'étudiantes Carmélite, plusieurs centres tibétains notamment.

Sophia Dixon Dillo vit avec son mari au Crestone Montagne Zen Center. Dans le Dharma, la loi universelle du bouddhisme, la nature de bouddha, la nature fondamentale de l'esprit est dite « claire lumière » et a pour objectif la clarté et la lucidité. En grandissant en Californie où elle est née, Sophia Dixon Dillo a vécu dans « la maison calme« . Son père, artiste et bouddhiste lui-même, ne lui a pas beaucoup parlé de sa pratique « mais il a informé ma vision du monde et j'ai grandi dans cette atmosphère » rapporte-t-elle.
Cette grille de lecture permet de saisir dans le travail de Sophia Dixon Dillo les données constitutives de sa démarche. Le travail de lumière mis en œuvre par l'artiste passe par ce processus qui, de la performance du voile tendu jusqu'au cheminement sans fin du cutter sur le papier à dessin, se révèle comme une épreuve destinée à la méditation, au don de soi, de son temps pour approcher la lumière tout au long de cette quête de spiritualité.

Claude Guibert

Pour Sophia Dixon Dillo, née en 1978, l'idée que la lumière est omniprésente, mais pas toujours vue, est une préoccupation centrale. C'est lors d'un exercice durant ses études à l'Université de l'Etat du Colorado que l'artiste a lié pour la première fois sculpture, peinture et lumière, dans une exploration déterminante pour la suite de ses recherches qui l'a mené loin de la pratique picturale classique qui l'occupait jusque-là. Que ce soit à travers des installations à grande échelle ou avec des travaux de papiers et de peintures minimalistes et subtils, l'intérêt de Sophia Dixon Dillo se porte sur la contradiction essentielle entre la matérialité de l'objet d'art et l'immatérialité de la lumière, cette même immatérialité qui fait oublier son omniprésence. Les qualités de réflexion translucide de ses installations et le caractère "all-over" des motifs de ses tableaux de papier créent une expérience plurielle qui demande l'implication physique et mentale du spectateur. Son travail invite celui-ci à sortir des trames de la pensée narratives classiques pour accéder au champ de la pensée elle-même. « Light and Form » présente cette réflexion, par l'installation de parois formées de fils de pêche sur lesquels la lumière se rend visible et par la présentation d'œuvres papiers dont les motifs fins et subtils ne se révèlent qu'avec l'implication du spectateur.


Titulaire d'un BA (équivalent de la licence) en philosophie du Colorado College et d'un Master de Beaux-Arts (MFA) de l'Université de l'Etat du Colorado, Sophia Dixon Dillo a également étudié à l'Ecole des Arts de Lacoste en France. Elle a exposé dans tout l'Ouest des Etats-Unis, notamment au Fort Collins Museum of Contemporary Art et au Boulder Museum of Contemporary Art. Ses œuvres font partie de collections dans le monde entier. Ses travaux sont exposés à la Galerie Citi à Burlingame, à la Galerie d'Art Contemporain Scott Richards à San Fransisco, à la Galerie Space à Denver, à la Galerie Winfield à Carmel, à la Galerie de Beaux-Arts Winterowd à Santa Fe, et enfin à la Galerie Lora Schlesinger à Santa Monica, où sa récente exposition personnelle « Emergence » a été remarquée par ArtWeek dans l'une de ses sélections hebdomadaires ("Pick of the Week") et par l'important collectionneur californien Doug Simay en tant que "Best Pick".

Vernissage de Sophia Dixon Dillo "Light and Form"










[17:00-21:00] Finissage de James Barnor "Ever Young"
Location:
Galerie Clémentine de la Féronnière
51, rue Saint-Louis-en-l'Île
deuxième cour
75004 Paris
M° Pont Marie
France
Phone : +33 (0)1 43 54 07 79
Mobile : +33 (0)6 50 06 98 68
Mail : mail@galerieclementinedelaferonniere.fr
Internet Site : www.galerieclementinedelaferonniere.fr
Description:
Du 8 octobre au 21 novembre 2015
Vernissage le 8 octobre 2015 à 18 heures

En partenariat avec Autograph ABP, la galerie présentera l'exposition "Ever Young" de James Barnor.
Formats disponibles de 30 x 40 cm à 120 x 120 cm en séries limitées, numérotées datées et signées.

Finissage de James Barnor "Ever Young"

[17:00-20:00] Finissage de l'exposition "Clair couleur" de Régine Schumann
Location:
Galerie NMarino
Galerie Nery Mariño
8, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 49 75
Mobile : +33 (0)6 72 51 99 92
Mail : galerienmarino@gmail.com
Internet Site : www.artameriquelatine.com
Description:
Clair couleur

Les remarquables qualités esthétiques du travail de Régine Schumann s'expliquent par l'interaction de la couleur, la lumière, l'espace et la matière. Dans sa production l'artiste utilise presque exclusivement des matériaux qui s'illuminent par eux-mêmes, dès qu'ils sont exposés à l'énergie lumineuse. Le verre acrylique fluorescent est son matériau de prédilection, mais au cours des dernières années, elle a également employé le pigment actif à l'UV, le papier et la corde plastique pour produire de frappantes oeuvres individuelles et des installations in-situ.

Dans ses oeuvres, Régine Schumann combine la couleur avec les possibilités de design offertes par la lumière. En temps normal, la lumière du jour donne à ses espaces un éclat particulièrement vif. Toutefois, dans une salle peu éclairée, ces derniers révèlent tout leur potentiel de beauté et de luminosité. Les rayons ultraviolets agissent sur les matériaux fluorescents, générant ainsi une lumière qui confère aux oeuvres d'art des formes d'une extraordinaire sensualité. Régine Schumann approche la composition de ses objets en verre acrylique selon les principes picturaux, avec son sens très assuré de la couleur et de la compréhension de ses effets.Elle crée de nouvelles combinaisons à travers la juxtaposition et la superposition des surfaces.

Enfin ce charme qui caractérise son travail s'explique par la dualité et la complexité de leurs différentes qualités, par cette sensation d'un « effet calculé », accompagné de phénomènes optiques, et de reflets, que l'on peut apercevoir, pour peu que l'on soit attentif.

Régine Schumann a reçu de nombreuses distinctions en Europe et aux États-Unis, où son travail est régulièrement exposé. Ses oeuvres font parties de nombreuses collections publiques et privées. Elle vit et travaille à Cologne.

Finissage de l'exposition "Clair couleur" de Régine Schumann

[17:00-23:55] Le Bal de la Bourse 2015
Location:
Palais Brongniart
Palais de la Bourse des Valeurs de Paris
28, Place de la Bourse
75002 Paris
M° Bourse
France
Phone : +33 (0)1 83 92 30 20
Fax : +33 (0)1 49 27 55 20
Mail : palais.brongniart@gl-events.com
Internet Site : www.palaisbrongniart.com
Description:
Le Bal de la Bourse 2015

[17:00] Rencontre-signature avec Ivan Macaux
Location:
Galerie-Librairie Impressions
17, rue Meslay
75003 Paris
M° République, Temple
France
Phone : +33 (0)1 42 76 00 26
Mail : impressions98@wanadoo.fr
Description:
Scènes de la vie en Chine Les figurines de bois de T'ou Sè Wè Christian Henriot et Ivan Macaux Editions Equateurs Qui n'a jamais rêvé de découvrir une malle au trésor ? Lors de l'hiver 2011, Ivan Macaux découvre dans un grenier une malle en bois ayant appartenu à son arrière-grand-père, l'Amiral Jules Le Bigot. Commandant en chef des Forces navales d'Extrême-Orient, l'Amiral fut envoyé à Shanghai en 1937. Alors qu'il vient d'arrimer son navire, le Lamotte Picquet, face à la Concession française, il est confronté à une ville mise à feux et à sang par les troupes japonaises. A l'issue de trois mois de combats violents l'armée chinoise se résout à abandonner la ville. Jules Le Bigot s'oppose au commandement japonais et ordonne à la Marine française d'assurer la sécurité de la Concession française et du complexe catholique de Xujiahui au sud de Shanghai. Pour le remercier, l'orphelinat jésuite de T'ou Sè Wè lui a offert cette malle. Que contient-elle ? Une collection unique au monde de 109 figurines, de 8 à 10 cm de hauteur, sculptées à la main dans du bois de fusain, puis peintes et décorées. Un travail d'une finesse extrême. Chacune de ces figurines est dotée d'une expression particulière et représente une scène de la vie quotidienne chinoise. Notables, paysans, religieux, colporteurs ou artisans, un père et son fils faisant voler un cerf-volant, des joueurs de mah-jong, mais aussi des supplices chinois complètent cette remarquable fresque populaire. En plus d'être une véritable épopée, l'histoire de ces figurines est d'une grande valeur artistique, historique et anthropologique. La malle de Jules Le Bigot est un trésor du patrimoine franco-chinois. Le livre, illustré, commenté, en version bilingue chinois-français, est né de la rencontre entre Ivan Macaux (arrière-petit-fils de l'Amiral, journaliste et romancier) et Christian Henriot (professeur d'histoire contemporaine à l'Institut d'Asie Orientale de l'Université Lumière Lyon 2).











[18:00-21:00] 47ème édition du prix international de peinture "Novembre à Vitry 2015"
Location:
Galerie Municipale de Vitry
Galerie Municipale Jean-Collet
59, avenue Guy-Môquet
94400 Vitry-sur-Seine
M° RER C Vitry-sur-Seine
France
Phone : +33 (0)1 43 91 15 33
Mail : galerie.municipale@mairie-vitry94.fr
Internet Site : galerie.mairie-vitry94.fr
Description:
exposition du 15 novembre au 13 décembre 2015
vernissage le samedi 21 novembre à partir de 18h

Avec les œuvres de Morwenn Augrand / Anastasia Benay / Mireille Blanc / Jean-Charles Bureau / Nathalie Da Silva / Anne de Nanteuil / Julie Digard / Morgane Fourey / Tali Gai / Maya Gering / Clara-Juliane Glauert / France Gobbo / Solène Gougeon / Clarence Guena / Étienne Hacquin / Marion Harduin / Lena Hilton / Nathalie Hugues / Albane Hupin / Slimene Khebour / Florent Lamouroux / Jérémy Liron / Thibault Lucas / Jordan Madlon / Daniel Mato / Lucien Murat / Adrian Narvaez Caicedo / Richard Negre / Nicolas Olivares / Johanna Pacheco Surriable / Aurel Porté / Nathaniel Raymond / Madeleine Roger / Julien Saudubray / Julia Scalbert / Eunji Seo / Eri Tomonaga / Thomas Vergne / Justin Weiler / Taline Zabounian.

Le prix de peinture Novembre à Vitry présente cette année 40 œuvres qui sont autant d'expériences picturales renouvelées. Sélectionnées par un jury composé d'artistes confirmés parmi des centaines de pièces candidates, elles portent un regard sur le monde et interrogent la perception au-delà même de la forme. Jusqu'au 13 décembre 2015

[18:00-21:00] Eva Jospin signe le catalogue de son exposition
Location:
Galerie Suzanne Tarasiève
7, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 76 54
Mobile : +33 (0)6 11 01 16 79
Mail : info@suzanne-tarasieve.com
Internet Site : www.suzanne-tarasieve.com
Description:
Eva Jospin signe le catalogue de son exposition.
Texte de Daria de Beauvais

[18:00-20:00] Finissage : Javi Aznarez, Brigitte Fournier, Yannick Sauvage, Vera Su
Location:
Fondation Taylor
1, rue La Bruyère
75009 Paris
M° Saint-Georges
France
Phone : +33 (0)1 48 74 85 24
Fax : +33 (0)1 48 78 13 54
Mail : contact@fondationtaylor.com
Internet Site : www.fondationtaylor.com
Description:
Finissage : Javi Aznarez, Brigitte Fournier, Yannick Sauvage, Vera Su

[18:00-21:00] Vernissage d'Anne Lacouture "Feuille songe"
Location:
Galerie Linz
art contemporain
19-21, rue Chapon
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 76 93 74
Mobile : +33 (0)6 07 36 29 44
Mail : galerie.linz@orange.fr
Internet Site : www.galerielinz.com
Description:
21-11-2015 > 19-12-2015

[18:00-21:00] Vernissage de Doze Green "Arclandia Dreamstate"
Location:
Galerie OpenSpace
116, boulevard Richard Lenoir
75011 Paris
M° Oberkampf, Parmentier
France
Phone : +33 (0)9 80 66 63 94
Mail : contact@openspace-paris.fr
Internet Site : www.openspace-paris.fr
Description:
du 21 novembre au 19 décembre

[18:00-20:00] Vernissage de John Giorno «God is man made»
Location:
Galerie Almine Rech
64, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 45 83 71 90
Fax : +33 (0)1 45 70 91 30
Mail : contact.paris@alminerech.com
Internet Site : www.alminerech.com
Description:
Du Samedi 21 novembre 2015 au Samedi 19 décembre 2015.

Parallèlement à l'exposition « UGO RONDINONE : I ♥ JOHN GIORNO » au Palais de Tokyo, la galerie Almine Rech a le plaisir de présenter « GOD IS MAN MADE », la troisième exposition personnelle de John Giorno à Paris. Cette exposition sera entièrement constituée de nouvelles peintures issues de la récente série des « Rainbow paintings ».

John Giorno est né en 1936, à New York. Après avoir étudié à l'Université de Columbia, Giorno s'installe dans le quartier de Bowery, dès le milieu des années 60, rejoignant ainsi la vibrante communauté artistique qui s'y déploie. Il devient rapidement proche de Brion Gysin, William Burroughs, Allen Ginsberg ou encore Andy Warhol dont il sera l'acteur du célèbre film Sleep (1963). À la croisée de la poésie, des arts visuels, de la musique et de la performance, l'œuvre de cette figure majeure de la scène underground américaine influencera ensuite plusieurs générations d'artistes tels qu'Elizabeth Peyton, Rirkrit Tiravanija, Pierre Huyghes et Ugo Rondinone.

Depuis ses débuts, Giorno s'est attaché à ouvrir le champ de la poésie à une audience plus large que son public traditionnel. Il est notamment à l'origine de la Performance Poetry, lecture performative, vivante et intense, réalisée face au public ou encore de Dial-A-Poem (1968), une ligne téléphonique gratuite dédiée à l'écoute de poèmes. Il crée également depuis plusieurs années ce qu'il nomme les Poem Paintings : des œuvres où la typographie et les couleurs jouent un rôle prépondérant, évoquant aussi bien les slogans publicitaires que les mantras bouddhistes. Ces oeuvres, composées de phrases issues de ses écrits, empruntent à des mediums variés : peinture, dessin, aquarelle ou encore sérigraphie. Ainsi sorties de leur contexte purement littéraire, ces accroches poétiques redéfinissent les contours de notre rapport à la parole et au langage.

Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, au Flux Laboratory de Carouge en Suisse en 2015, au centre d'art Faux Mouvement à Metz, au MoMA de New York en 2012 ou encore au Centre Pompidou à Paris en 2008.

L'exposition UGO RONDINONE : I ♥ JOHN GIORNO se tiendra jusqu'au 10 janvier 2015 et prochainement, John Giorno proposera deux performances : le 18 novembre, au Palais de Tokyo, en collaboration avec le Festival d'Automne à Paris, le 23 novembre au Centre Pompidou-Metz et le 25 novembre 2015, à la Maison Rouge Fondation Antoine de Galbert.

Vernissage de John Giorno «God is man made»

[18:00-21:00] Vernissage de Kassia Knap "Territoires de l'imaginaire" + "Dead Ringers"
Location:
Galerie Christophe Gaillard
5, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 49 16
Mobile : +33 (0)6 65 15 75 30
Mail : contact@galerie-gaillard.com
Internet Site : www.galerie-gaillard.com
Description:
MAIN SPACE
Du Samedi 21 novembre 2015 au Samedi 19 décembre 2015
Territoires de l'imaginaire
Kassia Knap

Que fait l'œil lorsqu'il entre en contact avec une toile de Kassia Knap ? Peut-on d'ailleurs parler de toile, au sens d'une surface de peinture ? Car l'œil, précisément, ne peut pas se contenter de glisser ou de se laisser aller à naviguer tranquillement sur une étendue plane. Il serait plutôt obligé de faire de l'escalade, de gravir la montagne en tentant de se rattraper à la paroi rocheuse et abrupte, faite aussi bien de failles dans lesquelles se glisser que de promontoires difficiles à passer. L'œil, en déséquilibre, se rattrape comme il le peut, et l'ascension n'est pas de tout repos.

A moins qu'il ne décide de ralentir le rythme, de prendre le temps du regard qui ne voit d'abord rien, d'attendre que quelque chose se compose lentement face à lui. Si bien que regarder un tableau de Kassia Knap nécessite de prendre une précaution comme celle-là, du moins dans un premier temps. Puis, avec un peu de patience, le paysage apparaît soudain : un paysage de neige et de terre battue, un horizon de cratères éclairés par les rayons d'une lune argentée ou ceux d'un timide soleil d'hiver, à moins que la fureur colorée ne nous transporte vers d'autres mondes plus oniriques ou plus flamboyants.

L'œil peut alors se promener, il est ici comme chez lui, et son parcours pourrait ne jamais s'interrompre, tant les combinaisons de tra jectoires sont nombreuses. Car chaque tableau est comme un monde en soi, une «monade», nous dit l'artiste en référence à Leibniz. En philosophie, la monade est bien cette unité d'absolu que rien ne pourrait réduire, telle une concentration de sens qui ne puiserait sa force qu'en elle- même. Chaque œuvre est à l'image de cette quête de totalité et obéit au même processus de réalisation : l'artiste dispose au sol la toile de lin brute, qu'elle va ensuite sculpter sur le châssis comme de la matière vivante. Et c'est une chorégraphie très physique avec la masse qu'elle travaille, plie, replie, déplace, soulève et bouleverse, et qu'elle finira par figer comme de la glace, grâce à de la colle et de la peinture. Chaque toile est la trace d'une telle lutte pratiquée quotidiennement comme un « exercice » nécessaire à l'existence, relatif à un besoin d'expression et d'écriture de soi. Le Bernin taillait des corps en extase dans le marbre; pendant que Kassia Knap, engagée dans un réel processus de sculpture, génère des concrétions émotionnelles dans le drap de lin. Et la filiation baroque n'est pas un vain mot, puisque l'artiste revendique un traitement philosophique du pli dans son œuvre, fidèle à ce que Gilles Deleuze a pu en dire dans son fameux ouvrage : « Le pli : le Baroque invente l'œuvre ou l'opération infinies. Le problème n'est pas comment finir un pli, mais comment le continuer, lui faire traverser le plafond, le porter à l'infini »1. C'est ce pli qui est renouvelé à chaque instant ici, dans les profondeurs de la matière de la toile sculptée.

Plus qu'une promenade, l'œil peut aussi voyager dans des contrées imaginaires, des territoires autant géographiques qu'historiques : il y va de l'archéologie d'une violence souterraine et mémorielle difficile à qualifier ou à combler, mais aussi d'une cartographie aux reliefs accidentés. Au fond, n'y-a-t-il pas là quelque chose du grand drame baroque, le tableau devenant la scène où la bataille a précisément lieu ?

Léa Bismuth

1. Gilles Deleuze, Le Pli, Leibniz et le baroque, Editions de Minuit, 1988, page 48

Vernissage de Kassia Knap "Territoires de l'imaginaire" Kassia KNAP Paysage, 2014/2015 Technique mixte sur toile 100 x 100 cm Pièce unique Signé et daté


FRONT SPACE
21 nov. - 19 déc. 2015
Dead Ringers
Avec Nina Childress, Hélène Delprat, Julien Des Monstiers, Michel Journiac, Pierre Molinier, Arnuf Rainer, Cindy Sherman




VIDEO SPACE
21 nov. - 19 déc. 2015
Diva Reincarnation
Katarzyna Kozyra

[18:00-21:00] Vernissage de Moogly
Location:
Village Saint-Paul
Rue Saint-Paul
Rue des Jardins Saint-Paul
75004 Paris
M° Saint-Paul, Pont Marie
France
Mail : contact@levillagesaintpaul.com
Internet Site : www.levillagesaintpaul.com
Description:
Choses
23, rue Saint-Paul
75004 Paris

exposition les 21 et 22 novembre

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "La photographie, autrement..."
Location:
A2Z Art Gallery
24, rue de l'Echaudé
75006 Paris
M° Mabillon, Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 56 24 88 88
Mobile : +33 (0)6 74 76 85 29
Internet Site : www.a2z-art.com
Description:
La A2Z Art Gallery a le plaisir de vous inviter au vernissage de sa nouvelle exposition consacrée au travail de deux photographes de talents.

La photographie, autrement...
Zhang Wei et Wahib Chehata

Vernissage de l'exposition collective "La photographie, autrement..."

[18:30-22:30] Vernissage de Pierre Raffin-Caboisse "GRANDES ENVERGURES"
Location:
Galerie JPHT
Jean-Philippe Thérond
4, rue de Saintonge
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Mobile : +33 (0)6 08 25 45 97
Mail : contact@galeriejpht.com
Internet Site : www.galeriejpht.com
Description:
du samedi 21 Novembre 2015 au dimanche 13 Décembre 2015

VERNISSAGE le samedi 21 Novembre 2015 de 18h30 à 22h30
FINISSAGE le samedi 12 Décembre 2015 de 18h30 à 22h30

Cinglants dans les eaux profondes
Tels des oiseaux de mer aux voiles rondes
Délicatement ciselés par les pinceaux
D'un Pierre Raffin-Caboisse au plus haut
Accompagné des sculptures de Grés blanches et roses
De son amie Bernadette Mauro qui aussi expose
Surgissent des navires de lumineuses aquarelles
Qu'un zef sifflant dans leurs haubans
Joue la musique des hauts vents
Gonfle leurs puissantes ailes
Et nous embarque avec un charme vigoureux
Sur les cimaises de la galerie d'un JPHT, heureux !

JPHT

Vernissage de Pierre Raffin-Caboisse "GRANDES ENVERGURES"












[19:00-21:00] Séance de Dédicace d'Annabelle Gugnon
Location:
MK2 Quai de Seine
14, quai de Seine
75019 Paris
M° Stalingrad, Jaurès
France
Phone : 08 92 69 84 84 (#10)
Internet Site : www.mk2.com/salles/mk2-quai-seine-quai-loire
Description:
Au Store du mk2 Quai de Loire pour dédicacer son ouvrage "Tous les géants ont un jour été des enfants".
Confucius, Marco Polo, Sigmund Freud, Pablo Picasso, Albert Einstein, Marylin Monroe, Walt Disney, Marie Curie, Maria Callas... Comment imaginer que les destins mythiques de ces géants de notre histoire sont à ce point liés à leur enfance ?

[19:00-21:30] Vernissage de l'exposition "Homéostasie"
Location:
Echomusée
Espace Cargo 21
21, rue Cavé
75018 Paris
M° Château Rouge, Barbès - Rochechouart
France
Phone : +33 (0)1 42 23 56 56
Mail : galerieechomusee@gmail.com
Internet Site : www.cargo21.org
Description:
Vernissage de l'exposition "Homéostasie"

09:00
10:00
11:00
12:00
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14:00
15:00
16:00
17:00
18:00
19:00
20:00
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22:00
23:00
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