Friday, December 18, 2015
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December 2015
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  Fête nationale du Niger
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Description:
Fête nationale du Niger

Exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
du 16 octobre 2015 au 2 janvier 2016
vernissage vendredi 16 janvier de 18h à 20h

Mario-Andreas von Lüttichau
LES NOIRS SONT LA MATIÈRE DE LA LUMIÈRE

Dans son dernier portrait de groupe, De Staalmeesters, de 1662, Rembrandt représente les maîtres de la guilde des drapiers d'Amsterdam. Cette instance était chargée de vérifier et de contrôler la qualité et la quantité des étoffes fabriquées, teintes et vendues par ses membres. Le personnage assis au centre en est le président. Le livre de comptes ouvert devant lui contient la quantité et l'évaluation de la production des membres. Le noir et le bleu étaient les tons habituels de l'habillement à cette époque, et l'on portait une attention particulière au noir des étoffes. L'étoffe noire portée par les Staalmeesters doit témoigner de l'exigence de qualité, et Rembrandt est chargé de manifester dans ce tableau les caractères et l'ambiance de l'assemblée annuelle. Aucun autre artiste, avant ou après l'âge d'or de la peinture descriptive hollandaise, n'est parvenu à produire ce noir presque palpable, à la fois iridescent à la surface du vernis et plein en profondeur. Mais les personnages du portrait de groupe de Rembrandt reflètent aussi un moment socio-politique intéressant : le ton noir uniforme nivelle l'individualité des maîtres drapiers. Au sein d'une société de castes, Rembrandt met en scène collectivement un cercle dirigeant. Les insignes de leur pouvoir sont introvertis et uniquement reconnaissables à la structure et au traitement de leurs vêtements.

Ces structures cachées, enfouies dans le noir par Rembrandt, nous les retrouvons dans les tableaux noirs de Pierre Soulages réalisés depuis les années 1970, parfois en dialogue avec le bleu de lapis lazuli et de délicates traces et lignes de blanc venant apporter du mouvement - toujours en contraste avec le noir comme les cols d'un blanc vif des drapiers. Des séries de tableaux noirs de grandes dimensions, comme les Polyptiques, laissent apparaître dans leur présence monumentale des profondes lignes tracées dans la pâte de la couleur. Elles structurent la texture lisse, mate et brillante et constituent des ordonnancements changeant composés de sillons et de crêtes horizontaux, verticaux, ou obliques. Soulages appelle « outrenoir » cette propagation radicale du noir pur et parle d'un « unique noir de ces peintures noires, ce sont des différences de textures, lisses, fibreuses, calmes, tendues ou agitées qui, captant ou refusant la lumière, font naître les noirs gris ou les noirs profonds ».

La régie de lumière définie précisément à Conques par Soulages relie le Français au Néerlandais. La mise en scène du portrait de groupe De Nachtwacht (La Ronde de Nuit, achevé en 1642), plongée dans une lumière théâtralisée, montre des membres d'une compagnie de gardes civils. Les deux personnages faisant des gestes au centre du tableau sont le capitaine Frans Banning Cocq, vêtu de noir, et son sous-lieutenant Willem van Ruytenburgh, qui marche devant en diagonale, magnifiquement représenté dans un uniforme d'un blanc lumineux. Rembrandt, dans cette œuvre, s'avère être aussi un metteur en scène conscient de l'effet scénique et plastique de la lumière sur ses acteurs en action. Nous percevons ses espaces comme des boîtes noires - des zones presque dépourvues de lumière du jour. Comme sur une scène de théâtre, la lumière a une force performative. Elle définit des actions et les met en mouvement. De la même façon, Soulages sait installer ses tableaux noirs. Il fait de l'espace d'exposition une scène, dont la lumière crée des tableaux prenant forme comme des sculptures autonomes - en parfaite conformité avec ce qu'écrit le linguistique et essayiste Henri Meschonnic : « Les noirs sont la matière de la lumière ». Mais les spectateurs sont confrontés à un autre type d'obscurité : l'obscure. Différente de la nuit abstraite, l'obscure est plus émotionnel ; il a une dimension mystique. Il suscite l'effort de vouloir la pénétrer - au risque de s'y perdre.

Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Pierre Soulages, Peinture, 243 x 181cm, 28 août 2015

Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Peinture, 57 x 81 cm, 9 mars 2014
2014
Acrylique sur toile
57 x 81 cm
PSou/M 46

Vernissage de l'exposition "Soulages, peintures 2013-2015"
Peinture, 159 x 202 cm, 20 août 2015
2015
Acrylique sur toile
159 x 202 cm
PSou/M 51

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18:00 [18:00] Vernissage "Un week-end avant Noël"
Location:
Galerie Alain Coulange
44, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers, Etienne Marcel
France
Mobile : +33 (0)6 30 46 48 97
Mail : galerie.alain.coulange@gmail.com
Internet Site : www.anywheregalerie.com
Description:
18-19-20 décembre 2015
Vernissage : vendredi 18 décembre, 18h
Samedi 19 et dimanche 20, de 14h à 19h

[18:00-22:00] Vernissage de l'exposition "PLANE" d'Olivier Ratsi
Location:
Plateforme
73, rue des Haies
75020 Paris
M° Avron, Maraîchers, Buzenval
France
Phone : +33 (0)9 54 92 23 35
Mail : info@plateforme.tk
Internet Site : www.plateforme.tk
Description:
- Exposition visible de l'éxterieur
du 18 décembre au 03 janvier 2016
- Vernissage, vin chaud, apéro d'hiver
le vendredi 18 décembre de 18h à 22h

Plane est un projet in situ présenté en avant première à la galerie Plateforme à l'occasion de son annuelle “Vitrine hivernale”.
Dans la galerie, une lumière est projetée sur les murs. Unique médium d'une scénographie mouvante, la lumière dévoile l'architecture du lieu par le biais d'aplats hétérogènes.
Selon un jeu d'agencement entre les différentes parties murales, ces aplats de lumière progressent tour à tour lentement et en synchronisation, sans lien apparent entre eux.
Il suffit alors de se placer sur un point précis situé en dehors de la galerie pour voir se matérialiser un espace plan virtuel de forme rectangulaire.
Basé sur la technique de l'anamorphose, le déploiement de cet espace plan lumineux “flottant” altère la perception spatiale de la galerie.
A cette première illusion d'optique, vient s'ajouter sur la vitrine une mise en abyme de l'espace environnant : le spectateur pourra voir que le rectangle blanc, formé à partir d'aplats hétérogènes des murs de la galerie, n'est autre que le tracé virtuel du reflet des immeubles d'en face…
Intérieur / extérieur, l'espace est totalement décomposé, instaurant, au delà du doute, plusieurs niveaux de lecture sur la nature des objets et la perception que nous en avons.


Le travail d'Olivier Ratsi pose la réalité objective, le temps, l'espace et la matière comme autant de notions d'information intangibles.
Se basant sur l'expérience de la réalité et de ses représentations ainsi que sur la perception de l'espace, il conçoit des œuvres qui amènent le spectateur à se questionner sur sa propre interprétation du réel.
Olivier Ratsi a cofondé ANTIVJ en 2007, un « label visuel » spécialisé dans les projections audiovisuelles, les performances architecturales et les installations lumineuses.

http://www.ratsi.com

Vernissage de l'exposition "PLANE" d'Olivier Ratsi


[19:00] Finissage de l'exposition "Cartographies intimes"
Location:
Centre Tignous d'Art Contemporain - Le 116
116, rue de Paris
93100 Montreuil
M° Robespierre
France
Phone : +33 (0)1 71 89 28 00
Mail : contact116@montreuil.fr
Internet Site : www.montreuil.fr/centretignousdartcontemporain
Description:
Finissage de l'exposition le 18 décembre à 19h : Mise en musique de l'exposition élèves du Conservatoire de Montreuil


avec les artistes Clément Bagot, Mathieu Bonardet, Elsa Cha, Christine Coste, Philippe Paumier, Keen Souhlal

"S'engager dans la répétition infinie des traits, construire un enchevêtrement de lignes, accueillir les figures qui surgissent par surprise, suspendre son geste pour préserver un espace, jouer le poids du noir pour dire la lumière… Sous les procédures singulières de chaque artiste, se devine un double mouvement : le dessin devient cartographie intime si l'artiste laisse libre cours à sa main, ou son corps, sans poursuivre une image préconçue à l'avance. Ainsi il nous offre l'image du monde fantomatique, qui nous soutient et que nous ne savons voir, comme une figure de la réalité. À nous d'accommoder notre regard pour saisir ici un espace qui se déploie, là un désir qui affleure, ou encore la trace d'un corps absent qui rappelle notre fragile présence : chaque dessin nous invite à participer à ces mondes qui nous échappent, mais que nous savons être nôtres."
Antoine Perrot




[21:00] Performances "Parce que c'était eux, parce que c'était moi"
Location:
Chacha Club
47, rue Berger
75001 Paris
M° Louvre - Rivoli, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 40 13 12 12
Mail : chacha@chachaclub.fr
Internet Site : www.chachaclub.fr
Description:
Performances de Gwenael Billaud, Rugiada Cadoni, Natalia Jaime-Cortez, Davide Napoli, Laetitia Laguzet, Pierre Sportolaro...pour Amélie Pironneau.

C'est peut être d'abord une histoire de corps et de voix, mais aussi de donner corps au texte, par la voix, la danse, le corps donc. De sa pratique de la danse classique, la discipline, les pointes, de son plaisir de la lecture à haute voix, au timbre si particulier, à l'élocution contrainte et puis il y a cette mémoire des textes, des textes des autres. Les autres si particuliers, artistes. Les artistes comme le corps de l'autre, qui prend forme dans ses textes critiques acérés, la restitution certes, la transmission toujours, elle est docteur en histoire de l'art.

Ce n'est certainement pas à Amélie Pironneau que l'on rappellera l'année 69, Harald Szeemann, «Quand les attitudes deviennent formes» à la Kunsthalle de Berne. Pourtant c'est aux peintres d'abord qu'elle s'est intéressée. Les peintres, ces corps pensant traçant, comme pour la danse, dont elle a aidé par la présence les réalisations, assumé par ces textes la transmission. Le corps prêté pour qu'il prenne forme, le texte créé pour transmettre. Une attitude pour que les formes deviennent art, un travail de l'écriture pour la restitution.

L'art c'est ce que font les artistes, l'art c'est cette forme que crée le corps des autres… des artistes. Est-il possible d'envisager alors que le corps des artistes c'est celui qui prend forme, qui fait art? Comment cet être pensant, traçant, par l'écriture, restituant, transmettant peut-il prendre corps si ce n'est en devenant artiste, par chrysalide ?

C'est ce qui va nous être donné à voir le 18 décembre. Ce n'est pas tous les jours qu'il nous est donné à voir l'envol du papillon. A n'en pas douter les effets ne cesseront plus.
Longue vie l'artiste !

Thomas Brétinien
Medellín, novembre 2015

de 21h à 22h open bulle/champagne
de 23 h à 5h mix de Gwenaël Billaud,God save the queer/ slip et talons hauts/son electro rock

Partenaire: Technikart.com

19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
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