Saturday, April 9, 2016
Public Access


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Category: All

09
April 2016
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  Exposition "Napoléon à Sainte-Hélène - la conquête de la mémoire"
Location:
Musée de l'Armée
Hôtel national des Invalides
129, rue de Grenelle
75700 Paris 07 SP
M° La Tour-Maubourg, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 44 42 38 77
Mail : accueil-ma@invalides.org
Internet Site : www.invalides.org
Description:
6 avril - 24 juillet 2016
Tous les jours de 10h à 18h

Conditions d'accès : exposition seule : 8,50€ / musée et exposition : 12€

18 juin 1815, la bataille de Waterloo sonne le glas de l'Empire. Napoléon, vaincu, prend la route de l'exil. Craignant un éventuel retour de l'homme des Cent Jours, l'Angleterre fait le choix de la dernière demeure de l'Empereur : ce sera Sainte-Hélène, petite île hérissant ses reliefs hostiles au milieu de l'Océan Atlantique. Napoléon y débarque avec ses plus fidèles compagnons et s'installe à Longwood House, logis pour le moins modeste dans lequel il finira ses jours.

Organisée autour de l'opération exceptionnelle de restauration des meubles de Longwood House, l'exposition Napoléon à Sainte-Hélène. La conquête de la mémoire offre au public français l'occasion unique de venir contempler le mobilier qui entourait l'Empereur au moment de sa mort. Les vestiges impériaux, que Napoléon a réussi à emporter avec lui, entrent en résonance avec la précarité de sa condition de prisonnier. Que reste-t-il alors de l'Empereur, que reste-t-il de l'homme ? Napoléon se lance dans sa dernière conquête, celle de la postérité et fait de Sainte-Hélène le lieu de l'écriture de la légende, dès avant sa mort, le 5 mai 1821.

Cette exposition produite par le musée de l'Armée, est organisée avec le soutien de la Fondation Napoléon, du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, des Domaines nationaux de Sainte-Hélène, du musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau et du gouvernement de Sainte-Hélène, ainsi que du CIC, grand partenaire du musée de l'Armée.



Vernissage "Napoléon à Sainte-Hélène - la conquête de la mémoire"
Lit de camp de Napoléon Ier à Sainte-Hélène
Provenance : musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau
© DESOUCHES, Marie-Jean

Vernissage "Napoléon à Sainte-Hélène - la conquête de la mémoire"
Masque mortuaire

08:00  
09:00  
10:00 [10:30-20:00] Vernissage de Karin Boinet et de Pascal Garnier "Talking to me ?"
Location:
Galerie Isabelle Laverny
Maison sur Pilotis
27, rue Guersant
75017 Paris
M° Porte Maillot, Ternes, Péreire
France
Phone : +33 (0)1 45 72 55 69
Mail : contact@maisonsurpilotis.com
Internet Site : www.maisonsurpilotis.com
Description:
L'exposition continue jusqu'au 21 mai.

Vernissage de Karin Boinet et de Pascal Garnier "Talking to me ?"


[11:00] Vernissage de Sébastien Gouju "Still a life"
Location:
Semiose galerie-éditions
54, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau, Réaumur - Sébastopol
France
Phone : +33 (0)9 79 26 16 38
Mail : b.porcher@semiose.com
Internet Site : www.semiose.com
Description:
Vernissage le 9 avril
Jusqu'au 28 mai 2016

Sébastien Gouju génère une pratique reposant sur une mécanique dichotomique : revers/face, dedans/dehors, réel/factice, main/machine, présence/absence. Une mécanique elle-même composée d'une multitude de mécanismes ludiques, critiques et physiques. Parce qu'il est avant tout question de perception, de processus et d'appréhension, il sollicite un imaginaire et une sensibilité en voie de disparition. Le jeu motive les œuvres. Pour cela, il jongle habilement avec les références, les territoires et les époques afin de nous amener à prêter davantage attention aux formes et aux objets. Il nous invite à repenser le réel en s'appropriant plus particulièrement des objets et des motifs provenant d'une imagerie populaire et domestique.

Un poulpe, luisant et rosissant de vie, traverse de tous ses tentacules une étagère carrelée de verre bleu et voilà que votre salle de bains pourrait devenir le théâtre d'un combat épique à la Vingt mille lieues sous les mers : ce fragment d'espace domestique remodelé par une fantaisie débridée suscite des sentiments mêlés, entre la connivence du clin d'œil et l'inquiétude face à l'animation incontrôlée et intempestive d'un décor ordinairement si policé. Telles sont les frontières à l'intérieur desquelles se développent les œuvres de Sébastien Gouju, qu'il s'agisse d'un bassin aux nymphéas, soit Giverny et la peinture de Monet prosaïquement rendus aux dimensions d'une vasque de lavabo ou encore, pour les amateurs de contes de fées, d'une baguette magique, simple branche ramassée, à l'extrémité de laquelle se referme une étoile, de mer comme il se doit. Autant d'associations en apparence incongrues, qui prennent ici corps dans le registre du familier - caractère courant des objets, réalisme de leur restitution en faïence émaillée ou en peinture. Et la surprise, le plaisir aussi, n'en sont que plus grands.
Mais il y a plus. De la grille formée par les carreaux de verre aux arabesques tracées par les tentacules du poulpe, c'est toute une histoire de l'ornement qui s'écrit, l'air de rien, entre les excroissances végétales orchestrées par l'Art Nouveau et la rigoureuse épure prônée par l'esthétique moderniste. Comme une libération du motif décoratif après sa condamnation morale par Adolf Loos, et suivant le mécanisme qui fait naître des visions inédites d'un détail caché dans un papier peint ou des lignes qui structurent le bois, celles-là même à partir desquelles ont pu se dresser des forêts dans les frottages de Max Ernst. Et si l'univers de Sébastien Gouju résonne encore d'échos surréalistes, il n'en est pas moins solidement ancré dans notre temps, celui de la séparation consommée entre l'homme et la nature et du succès croissant des grands magasins de bricolage. Dans leurs allées, on croise en effet à l'envi des galets à carreler, du gazon en tapis, des bambous à poser aux murs, des fauves en coussins, sans parler de tout le nécessaire pour entretenir des fragments de végétation confinée en appartement ou au mieux sur un balcon : tous traduisent, au summum du substitut et de l'artifice, le désir de nature de l'habitant des villes qui y vit si retranché qu'il pourrait bien croire à la fable de la branche de cacahuètier, ce défi aux lois de la botanique représenté pourtant ici d'une façon si vraisemblable.
Ce dont l'homme s'entoure, l'environnement qu'il se fabrique, bref son cadre de vie : voilà ce que Sébastien Gouju met en jeu dans ses dernières sculptures, ainsi que dans ses récentes expérimentations picturales lesquelles associent, sur le mode du collage, des représentations de divers objets, de plantes ou d'animaux, qui par la juxtaposition se transforment en motifs, dans des compositions qui, en écho aux sculptures, fonctionnent comme des répertoires autant que des décors. L'artiste propose à l'imagination des hybridations non encore advenues ou à l'analyse des archéologues du futur des emblèmes de notre civilisation légèrement transformés. À ceux qui voudraient ainsi faire l'histoire d'objets aussi communs - et volontiers jugés kitsch - que le pichet de Côtes du Rhône (immortalisé par les sketchs des Deschiens) ou les hirondelles porte-bonheur de façades (qui désignent « Notre nid »), l'artiste propose de riches sujets de réflexion, à la croisée du quotidien et de la fable. Dans cet univers, les hirondelles ne volent pas pour annoncer le printemps, mais les rossignols se cognent contre les murs et y restent fichés, dans la lignée des gags cruels à la Monty Python ; les récipients ne s'adaptent pas à la conformation de leurs utilisateurs, comme dans La cigogne et le renard de Jean de La Fontaine, ce sont des volatiles qui en sortent leurs têtes. Toute une basse-cour surgit ainsi de pichets plus ou moins ornés : de la famille coq et poules qui pointent leurs becs hors du col de pichets standard, motif flammé, au paon majestueux se dressant hors d'un vase turquoise. Il y va là tant de l'anthropomorphisme qui se manifeste dans les objets (un pichet possède un col, une panse, des lèvres), que du règne animal sur lequel l'homme - depuis la domestication - n'a cessé d'étendre sa domination, mais qui toujours fait retour, camouflé même dans l'élément de décor ou l'objet utilitaire le plus insignifiant. « Nature aime à se cacher. », dit Héraclite dans l'un de ses fragments. Avec Sébastien Gouju, elle fait partie du décor.

Guitemie Maldonado

[11:30] Vernissage de la 4ème édition de la Biennale de sculpture
Location:
Propriété Caillebotte
8, rue de Concy
91330 Yerres
M° RER D Yerres
France
Phone : +33 (0)1 69 49 76 27
Internet Site : www.proprietecaillebotte.com
Description:
Ferme Ornée, Orangerie et parc

Du 9 avril au 10 juillet 2016

Thème : le corps de la sculpture

Manifestation réputée, la 4e Biennale de sculpture qui fait suite aux éditions 2007, 2009 et 2011, se déploiera dans le parc, l'Orangerie et la Ferme Ornée.

Le thème retenu est fédérateur : le corps de la sculpture. Il permettra de présenter des expressions très diverses de l'Art Contemporain autour d'un sujet familier, le corps humain mais aussi animal, et dont la représentation artistique constitue un défi qu'il soit figuratif, allusif, voire abstrait.

Pour ce faire, une trentaine d'artistes des plus célèbres à la jeune génération pleine de talents livrent leur interprétation du corps, dont la déclinaison n'a de limite que l'imagination. Une nécessaire sélection a été faite par Paul-Louis Rinuy, commissaire de l'exposition et professeur d'histoire et de théorie de l'art contemporain à Paris VIII.

Les artistes présents à la 4e Biennale de sculpture : Cyrille André, Nour Asalia, Antoine Bourdelle, Agnès Bracquemond, Constantin Brancusi, Damien Cabanes, Jean-Jules Chasse-Pot, Pascal Convert, Parvine Curie, Eugène Dodeigne, Jean Dubuffet, Lea Dumayet, Alberto Giacometti, Françoise Giannesini, Daniel Hourdé, Alain Kirili, Léa Klein, Christian Lapie, Marie-Noëlle de la Poype, Ana Maria Lozano Rivera, Markus Lüpertz, Denis Monfleur, Kasia Ozga, Giuseppe Penone, Jaume Plensa, Florence de Ponthaud-Neyrat, Germaine Richier, Auguste Rodin, Emmanuel Saulnier, Alain Séchas, Stéphane Vigny, Mâkhi Xenakis et Ossip Zadkine.



[12:00-20:30] Vernissage de Franz Ackermann
Location:
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 42 72 14 10
Fax : +33 (0)1 42 77 45 36
Mail : info@danieltemplon.com
Internet Site : www.danieltemplon.com
Description:
9 AVRIL - 28 MAI 2016
VERNISSAGE LE SAMEDI 9 AVRIL 2016 DE 12H À 20H30

La Galerie Daniel Templon expose pour la première fois à Paris l'artiste allemand Franz Ackermann, dont le travail complexe et jubilatoire s'articule autour de la notion de géographie et de déplacement.
En prise avec son époque, Franz Ackermann cherche à rendre compte des nouvelles réalités urbaines et de leurs perceptions, catalysées par les flux incessants du tourisme et de l'information. Ses peintures monumentales se déploient en larges plans éclatés mêlant éléments architecturaux, nombreuses références au modernisme et formes abstraites dans une explosion de couleurs et de matières.
Franz Ackermann, né en 1963, travaille entre trois ateliers à Berlin, Kalrsruhe et Istanbul. Il a largement exposé à l'international, notamment au Castello di Rivoli (Turin) en 2000, au Whitney Museum of Modern Art et au Museum of Modern Art (New York) ainsi qu'à la Biennale d'art contemporain de Lyon en 2005, au Mori Art Museum (Tokyo) et à la Neue Nationalgalerie (Berlin) en 2006, à la Tate Triennal (Londres) en 2009. En France, on a pu voir son travail en 2003 au Palais de Tokyo, en 2004 à la Maison Rouge, en 2005 au FRAC Champagne-Ardenne à Reims. Récemment, la Berlinische Galerie à Berlin (2013) et la Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe (2014) lui ont consacré une grande exposition.

Vernissage de Franz Ackermann
Franz Ackermann, Your Plastic, Your Travel, 2013, mixed media on paper, 180 x 285 cm

[12:00-20:30] Vernissage de Jean-Michel Alberola "Les détails de l'aventure (chapitre II)"
Location:
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 42 72 14 10
Fax : +33 (0)1 42 77 45 36
Mail : info@danieltemplon.com
Internet Site : www.danieltemplon.com
Description:
9 AVRIL - 28 MAI 2016
VERNISSAGE LE SAMEDI 9 AVRIL 2016 DE 12H À 20H30

Alors que se tient sa grande exposition "L'aventure des détails" au Palais de Tokyo à Paris jusqu'au 16 mai 2016, Jean-Michel Alberola présente à la galerie Templon Les détails de l'aventure (chapitre II) à la galerie Templon, exposition consacrée à ses œuvres sur papier récentes.
Jean-Michel Alberola, né en 1953, vit et travaille à Paris. L'artiste poursuit depuis le début des années 1980 une oeuvre protéiforme qui navigue entre conceptualisme, abstraction et figuration. La peinture, mais aussi les œuvres sur papier, la sculpture, les néons, les films, les textes, les livres d'artistes en composent les différentes facettes. Politique, poétique, engagée, pleine d'humour, elle se compose et recompose en autant de rebus philosophiques qui questionnent le regard et le rôle de l'artiste dans la société.
Ces dernières années, les oeuvres de Jean-Michel Alberola ont été présentées, entre autres, au Musée du Louvre (2005), à la Bibliothèque Nationale de France (2009) et à la Maison Hermès de Tokyo (2009). On a pu voir récemment son travail dans le cadre des expositions « Mathématiques, un dépaysement soudain » à la Fondation Cartier (2011), et « Les Maîtres du désordre » au musée du Quai Branly (2012). Le Frac Picardie à Amiens a consacré une rétrospective à ses oeuvres en néons (2012). En février 2016, le Palais de Tokyo l'a invité à réaliser une exposition personnelle d'envergure, la première à Paris depuis sa rétrospective au musée d'Art moderne de la Ville de Paris en 1997.

Vernissage de Jean-Michel Alberola "Les détails de l'aventure (chapitre II)"





[14:00-21:00] Vernissage de Jean-Hubert Martin "sur le fil"
Location:
Galerie Jean Brolly
16, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 88 02
Fax : +33 (0)1 42 78 88 03
Mail : galbrolly@wanadoo.fr
Internet Site : www.jeanbrolly.com
Description:
en collaboration avec la galerie Christian Berst

vernissage samedi 9 avril de 14h à 21h

Pour la première fois en France, Jean-Hubert Martin - historien d'art, conservateur et commissaire d'exposition (Magiciens de la Terre (1989), Carambolages (2016)...) a accepté de répondre à l'invitation de deux galeries parisiennes, christian berst art brut et galerie Jean Brolly d'assurer le commissariat d'une exposition initiant un dialogue fécond entre art brut et art contemporain. A découvrir simultanément dans les deux galeries.

Vernissage de Jean-Hubert Martin "sur le fil"

[14:00-21:00] Vernissage de Jean-Hubert Martin "sur le fil"
Location:
Galerie Christian Berst
3-5, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 53 33 01 70
Fax : +33 (0)1 53 33 01 70
Mail : contact@christianberst.com
Internet Site : www.christianberst.com
Description:
en collaboration avec la galerie Jean Brolly

vernissage samedi 9 avril de 14h à 21h

Pour la première fois en France, Jean-Hubert Martin - historien d'art, conservateur et commissaire d'exposition (Magiciens de la Terre (1989), Carambolages (2016)...) a accepté de répondre à l'invitation de deux galeries parisiennes, christian berst art brut et galerie Jean Brolly d'assurer le commissariat d'une exposition initiant un dialogue fécond entre art brut et art contemporain. A découvrir simultanément dans les deux galeries.

Vernissage de Jean-Hubert Martin "sur le fil"

[14:00-21:00] Vernissage de Sergen Şehitoğlu "Kill Memories"
Location:
Backslash Gallery
29, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, République
France
Phone : +33 (0)9 81 39 60 01
Mobile : +33 (0)6 63 60 14 48
Mail : info@backslashgallery.com
Internet Site : www.backslashgallery.com
Description:
vernissage le samedi 9 avril de 14h à 21h
du 9 avril au 28 mai 2016

Backslash est très heureuse d'annoncer la première exposition personnelle en France de l'artiste turc Sergen Şehitoğlu dont les deux séries de photographies présentées soulèvent la question du voyeurisme dans notre monde ultra-connecté, qu'il soit du fait des individus ou des multinationales de l'ère Internet. Le titre de l'exposition fait référence à l'inaltérabilité et la perpétuité des images que nous postons sur la toile. Que nous exposions nos vies de notre propre fait par le biais des réseaux sociaux, ou que les firmes du Web le fassent sans notre accord (Google Street), les images restent immuables et en ligne pour toujours.

La série « Kill Memories » présente un ensemble de portraits d'une jeune femme dont Sergen Şehitoğlu capture le visage sur son écran d'ordinateur. Tel un rituel quasi obsessionnel, il se connecte tous les jours sur le site de charme de cette dernière. L'aléatoire joue un rôle prédominant puisque personne ne sait à quelle heure elle sera en ligne. Le voyeurisme est ici nuancé par le fait que cette jeune personne choisit elle-même de s'exposer aux yeux des autres. La scénographie choisie par Sergen Şehitoğlu transforme les murs de la galerie en écran d'ordinateur. Le spectateur prend ainsi la place quelque peu étrange du voyeur et de l'artiste.

La seconde série dévoile les dérives de Google Street. La Google Car se promène dans les rues et campagnes du monde entier et les mitraille de photos pour remplir sa base de données. Chaque image capture un moment de vie d'une ou plusieurs personnes. Est-ce légal, éthique ? Y a-t-il une jurisprudence sur cette activité ? L'artiste ne prend pas position. Il ne fait que montrer. Chaque photographie exposée dévoile l'ombre de la Google Car, comme une sorte d'espion de nos vies. Il s'agit de captures d'écran, tel un ready-made. Google a fait les images. L'aspect totalitariste de Google est contrebalancé par le fait que chacun d'entre nous utilise cette application dans sa vie de tous les jours. Des vidéos accompagnent la série. On peut notamment y apercevoir une femme pleurant dans une voiture, l'instant d'une vie privée dévoilé au monde entier et libre de droit.
Ces photographies en noir et blanc, encadrées et présentées d'une manière volontairement classique, se démarquent de la puissante entreprise américaine dont l'application est en couleurs et perturbent le rapport au temps et à l'espace.

Une dernière œuvre montre la frontière entre la Chine et la Corée du Nord, située sur le mont Paektu. Même le pays le plus fermé et isolé au monde, ne peut se dérober à Google.

L'exposition « Kill Memories » présente uniquement des œuvres réalisées à partir de captures d'écran et propose ainsi une réflexion sur la photographie contemporaine qui évolue en se délestant de l'appareil de prise de vue.

Né en 1980 à Istanbul, Sergen Şehitoğlu a étudié à l'université turque de photographie. Son travail a été exposé dans toute l'Europe et a fait l'objet de plusieurs publications monographiques.

Un catalogue de l'exposition est publié à cette occasion, avec une préface de Marianne Derrien, trilingue anglais / français / turc, 116 p., Editions Nilufer Şaşmazer & Espas, Istanbul, 2016

Vernissage de Sergen Şehitoğlu "Kill Memories"
South Africa #96, 2016, série GSV, photographie N&B sur papier Fine Art, 40 x 60 cm / 63 x 83 cm encadré, édition unique + 1 EA

[14:00-19:00] Vernissage de l'exposition "Microscopie du banc"
Location:
L'Onde Théâtre Centre d'art
Micro Onde - Centre d'art contemporain de l'Onde
8 bis, avenue Louis Breguet
78140 Vélizy-Villacoublay
M° RER C Chaville - Vélizy
France
Phone : +33 (0)1 78 74 38 60
Mobile : +33 (0)6 19 77 32 89
Mail : microonde@londe.fr
Internet Site : www.londe.fr
Description:
Exposition du 9 avril au 25 juin 2016
Vernissage le samedi 9 avril à 14h

Commissaires : Sophie Auger-Grappin et Aline Gheysens

Du 9 avril au 25 juin 2016, Micro Onde, centre d'art de l'Onde à Vélizy-Villacoublay présente, sur une proposition de Sophie Auger-Grappin et Aline Gheysens, une exposition collective inédite intitulée Microscopie du banc, explorant la multiplicité sémantique et plastique du banc public. Des œuvres contemporaines mais aussi historiques de James Benning, Daniel Gustav Cramer, Julie Desprairies, documentation céline duval, Isa Melsheimer, Martin Parr, Zoyâ Pirzâd et Isabelle Martin, Alexandra Sà, Anne-Laure Sacriste, Jorge Santos... en partie produites pour l'occasion, investissent les espaces du centre d'art mais aussi les rues de la ville. À travers des installations, films, vidéos, sculptures, photographies et performances, l'exposition - scénographiée par les architectes Benjamin Foerster-Baldenius et Andreas Krauth du collectif raumlaborberlin - se déploie ainsi également à l'extérieur. Elle consiste à réunir en constellations les multiples manières dont les artistes, de toutes aires géographiques et temporelles, se sont emparés de deux faisceaux de questions soulevées par la thématique du banc : sa forme dédiée au repos, à l'observation, et sa fonction d'instrument social.






[15:00-20:00] Vernissage : AKIZA invite AKIZA chez AKIZA
Location:
Galerie Akiza
3, rue Tholozé
75018 Paris
M° Abbesses, Blanche
France
Mail : akiza@akizashop.net
Internet Site : www.akizashop.net
Description:
Pour sa vingt-troisième exposition
AKIZA la galerie offre un solo show
à AKIZA la poupée pour la remercier
de lui avoir prêté son nom et ses créateurs.

Vous découvrirez les inédites VAPEURS.
AKIZA explore, s'amuse et réinvente
ses noirs et blancs en brumes orageuses
souples comme les calligraphies d'Orient,
et vivantes comme des écailles.

Une belle sélection d'œuvres choisies
en 13 années d'aventures graphiques,
où le jusqueboutisme n'est jamais sans
poésie. Où le minimalisme peut glisser
vers le baroque mais revient toujours,
à chaque cycle, vers le vide et le blanc.

Les supports, les méthodes changent
mais AKIZA demeure et se prolonge
en plaques émaillées, peintures sur toile
et sur constructions en bois, sérigraphies
et les 4 grands panneaux d'une fresque
pochoir (6 m de long par 2,5 m de haut)
soigneusement découpée et peinte pour
trois jours de performance.

L'exposition sera visible jusqu'au 24 avril.

[15:00] Vernissage de Nicholas Nixon "OLD AND NEW"
Location:
Galerie Eric Dupont
138, rue du Temple
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 54 04 14
Fax : +33 (0)1 44 54 04 24
Mail : info@eric-dupont.com
Internet Site : www.eric-dupont.com
Description:
9 APRIL - 14 MAY, 2016







[16:00] Dédicace de Philippe Katerine
Location:
Fnac Paris - Saint-Lazare
Passage du Havre
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris
M° RER E Hausmann - Saint-Lazare, Saint-Lazare, RER A Havre - Caumartin
France
Phone : 0 825 020 020
Fax : +33 (0)1 55 31 21 00
Mail : saint-lazare@fnac.tm.fr
Internet Site : rendezvous.fnac.com/home_magasin.asp?SHP=21
Description:
Dédicace de Philippe Katerine

[16:00-17:00] Rencontre avec Markus Schinwald
Location:
Galerie Thaddaeus Ropac
7, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 72 99 00
Fax : +33 (0)1 42 72 61 66
Mail : galerie@ropac.net
Internet Site : www.ropac.net
Description:
rencontre-signature avec l'artiste à l'occasion de la parution de son ouvrage avec un essai de Dominique de Font-Réaulx, conservateur général du Patrimoine, directrice du musée Eugène Delacroix

[16:00-20:00] Vernissage d'Olivier Menanteau "Mediagenic"
Location:
Galerie Anne Barrault
51, rue des Archives
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)9 51 70 02 43
Mobile : +33 (0)6 62 28 51 68
Mail : info@galerieannebarrault.com
Internet Site : www.galerieannebarrault.com
Description:
Mediagenic : une relation franco-allemande, 2015

9 avril - 14 mai 2016

sur une proposition de Florent Tosin

Depuis 2006, Olivier Menanteau élabore des projets appelés «Mediagenic», qui posent un regard sur des transactions de la vie politique. L'artiste capture les images de ceux qui nous gouvernent. Pour ce faire, il s'immisce dans le coeur battant de l'exercice du pouvoir en se mêlant à la foule des journalistes qui retransmettent quotidiennement le vaste spectacle politique et diplomatique. Olivier Menanteau s'attarde avec minutie sur le langage corporel des acteurs de la vie publique. Il leur applique, selon ses termes, des « méthodes liées à l'observation participante ». Il s'implique ainsi corps et âme dans l'analyse des mouvements et des gestuelles des sujets observés. Ces œuvres fournissent une réflexion sur la complexité du corps, envisagé comme un espace dual, celui du langage, mais aussi celui de la culture.
En 2015, Olivier Menanteau est le correspondant berlinois de l'agence JBVnews. Pendant 6 mois, il vécut au rythme de la vie politique allemande en s'attachant tout particulièrement à rendre compte des moments de rencontre entre Angela Merkel et François Hollande, entre la scène politique allemande et celle française.

Entretien entre Olivier Menanteau et Florent Tosin, décembre 2015

Florent Tosin : Ton travail est très prolifique, quel but poursuis-tu avec cette profusion d'image?

Olivier Menanteau : Prolifique voire infinie, car comment rendre-compte et faire image, autrement, des relations sociales.
Ce qui m'intéresse c'est ce qu'un individu développe dans le monde social, ce qu'il intègre de la société en lui-même, en son corps. C'est ce qu'Aristote appelle l'Hexis corporelle et Bourdieu, l'Habitus. Il s'agit de ce qui va être partagé avec l'entourage par des relations d'autorité, de subordination ou de réversibilité. Face à cette infinitude de possibilités, j'ai posé les fondements d'un protocole qui me permet de saisir ces relations en images.
Chaque image obéit à ce même protocole, et contient donc, en un sens, toutes les images. Le protocole en question procède selon trois niveaux. Tout d'abord, il mobilise le choix d'un terrain et d'une véritable « immersion », installée dans un temps long. Il se base sur l'emploi d'une caméra grand format de type chambre photographique pour réaliser les prises de vues, car elle renvoie à un espace projectif permettant à l'observateur et à l'observé d'avoir un rapport en dehors du simple fait d'être là. Ce rapport crée une relation imaginaire et culturelle autour de cette « boîte noire » dans laquelle il se passe quelque chose et où chacun peut se penser être à un moment donné. Le troisième point c'est la construction, via la circulation et l'exposition des images, d'une relation avec l'intéressé, le groupe, le monde extérieur. Cela va de la contemplation de sa propre image reproduite, ou en circulation sur internet, à la construction d'un autre lieu du social pour le spectateur extérieur : l'exposition.

F.T : Et plus simplement, qu'est-ce qu'il nous est montré ?

O.M : Plus simplement, disons alors que chaque image est une fiction des rapports que j'entretiens avec le monde. Le but n'est pas de montrer la réalité, mais plutôt comment l'observateur, avec son idéologie, son histoire, et ses a-prioris va rencontrer un espace-temps qui n'est pas le sien, mais qui est dans le-les corps des autres. Cette rencontre est le but de la photographie.

F.T : Donc il n'y pas de photographie sans « photographe »...

O.M : Bien sûr, c'est comme aller danser avec des « sauvages » pour rentrer en relation avec eux, il faut trouver un langage commun afin de faire une image. La photographie est l'objectivation de cette rencontre.

F.T : Comment concevoir un tel travail face a un pouvoir politique rompu à la représentation de soi ?

O.M : Tout simplement, sans renoncer à ma méthode de travail, et en posant un dispositif m'intégrant dans le spectacle de la politique. C'est le cas pour le travail sur le monde politique français avec le journal La Marseillaise* et pour le travail à Berlin avec l'agence JBVnews**. Dans ces deux projets, j'ai pu intégrer le monde politique grâce à leurs accréditations, mais aussi en me faisant, (ou tentant de me faire) considérer par les acteurs de ce spectacle, comme parti prenant de celui-ci, comme un confrère.

F.T : Pourquoi le choix du noir et blanc pour documenter le monde politique français et de la couleur pour l'Allemagne

O. M : Tout d'abord, le choix du N/B pour la France, est lié à la nécessité de développer les négatifs, et d'envoyer des images à la rédaction de La Marseillaise avant le bouclage du journal chaque soir. Je réalisai donc tout moi-même, à la maison.
Mais je me suis aussi rendu compte, que les ors et le pourpre des Palais de la République sont si prégnants qu'ils occultent, sur les images, la place des corps des « acteurs ». Aujourd'hui, le monde politique français vit et pense dans un décor si riche et si encombré visuellement par l'Histoire que l'on appelle encore l'Assemblée Nationale : le Palais Bourbon !

F.T : Quand on voit tes photographies on a l'impression de sentir et de toucher ces grands fauves politiques, mais tu n'arrives pas à exprimer verbalement les choses aussi simplement que le font le rendu de tes images...

O.M : Oui, et d'ailleurs c'est pour cela que je fais de la photographie... J'ai beaucoup de mal à « critiquer » les personnes que je photographie. C'est toujours le constat de la réversibilité des positions, auquel m'entraîne le travail de terrain, qui me renvoie dans l'espace du photographié.

F.T : Le choix du N/B et de la couleur pour l'Allemagne ne nous renvoie-t-il pas à une discussion sur ce passage au XXIème siècle que l'Allemagne semble avoir réalisé, et pas la France? Et, d'ailleurs, tu te réfères à Erich Salomon pour ce travail et tu utilises le N/B uniquement pour documenter le monde politique français ?

O.M : Je pense que ce que Salomon a voulu montrer et ce qui me touche dans ses photographies, c'est qu'elles montrent un passage : la fin d'une époque avec l'impuissance de la Société des Nations, et les tractations qui n'aboutiront qu'à l'arrivée du National Socialisme. En Allemagne, il y a eu la reconstruction, l'autocritique, la république de Bonn et, aujourd'hui, cette nouvelle capitale du pouvoir à Berlin. La référence à Salomon n'est pas présente plastiquement, les lieux sont devenus « modernes » et même post-modernes, comme l'illustre le Bundestag. J'ai constaté que la classe politique, elle aussi, représentait la société civile. Ce n'est pas le cas en France, et la fin de la République de Weimar nous rappelle plutôt ce qui est en train d'arriver ici, avec la montée d'une extrême-droite, dans une Vème République à bout de souffle.

F.T : Quel est ton rapport au réel spectacularisé alimenté par les médias en général ?

O.M : En fait, il n'y a pas de différence entre un hôpital psychiatrique, une usine d'automobiles et la vie au Sénat. C'est le sens de mon travail, il y a des relations qui se nouent, elles sont parfois plus compliquées, mais il y des règles de vie partout !
Il n'y a pas de in, pas de off, pas de coulisses du pouvoir, mais, partout il y a un pouvoir à l'oeuvre...

F.T : Oui, mais il y a en face des reporters qui cherche le moment historique...

O.M : Oui, bien-sûr, les hommes politiques sont aujourd'hui sous le regard permanent de reporters en quête de l'anecdote qui va faire vendre. Là est la différence. Le réel spectacularisé, c'est simplement la rencontre entre une vue obtenue dans le viseur téléobjectif d'un médium numérique et un rapport marchand. C'est ce qui donne cette spectacularité. Changer de médium annihile cet échange, il déplace le point de vue, non seulement de l'opérateur, mais aussi du spectateur.

F.T : Olivier après les deux expositions que nous avons organisées ensemble à Berlin : l'une, relative aux Nations Unies et au gouvernement lituanien abordait les effets de la mondialisation et de l'Histoire ; et la seconde, sur la mort de Norodom Sihanouk, traitait quant à elle le post-colonialisme. Avec le projet Franco-Allemand, peut-on dire que tu reviens à un sujet qui aborde les notions de territoire ?

O.M : Après 10 ans en Allemagne, revenir en France c'est retrouver un rapport précis voire immédiat, à la langue, à ses sous-entendus culturels, et bien sûr à son territoire. Photographier le monde politique allemand, c'est être dans une culture partagée -de part mon histoire familiale- mais surtout c'est être dans une culture d'images, de souvenirs, de films, de photographies, liées, donc, au territoire.
Je pars alors, dans ces deux cas, avec plus de « préjugés » qu'au Brésil ou en Lituanie.
Concernant la France et l'Allemagne, je voulais aussi m'inclure et partager de manière plus forte les relations avec les autres et apprendre, ou plutôt imiter, la langue de référence visuelle qui le traverse, à savoir la langue du reporter. C'est ma connaissance du terrain (du territoire ?) qui m'a permis d'organiser ce rapport avec un journal et une agence.

Ce projet a reçu les soutiens de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques et l'aide à la première exposition du Centre National des Arts Plastiques.

Vernissage d'Olivier Menanteau "Mediagenic"

[16:00-19:00] Vernissage de Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson
Location:
Campoli Presti
6, rue de Braque
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 40 29 08 92
Mail : info@campolipresti.com
Internet Site : www.campolipresti.com
Description:
Campoli Presti continues its series of seasonal screenings taking place at the gallery space in Paris. Each edition features the work of three artists and is directed towards a particular question.

The second instalment of the series, « Early Spring » is dedicated to the works of Silvia Maglioni & Graeme Thomson, Elise Florenty & Marcel Türkowsky, and Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson.

This edition brings together three speculative works which secretly pass through the needle's eye and explore the interstice between science fiction and non-fiction for weaving contemplative fabulations. Taking an experimental approach, the artists employ anti-representational sound strategies that explore the vibrations that occur within and outside of each film.

Opening on 9 April, Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson will present the work "Nobody Shoots a Broken Horn". In the deserts of New Mexico, speculation and experimentation are shaped by a misleading scale and apparent emptiness. In this terrain nuclear weapons are tested, rockets propelled and exotic species are introduced. This is a ballistic tale of hunting and working on White Sands Missile Range.

« Early Spring » is curated by Maxime Guitton.

Vernissage de Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson

[16:00] Visite commentée de l'exposition collective "Paysages sublimés"
Location:
Centre d'Art Contemporain Chanot
Centre d'Arts Plastiques Albert Chanot
33, rue Brissard
92140 Clamart
M° Gare SNCF de Clamart
France
Phone : +33 (0)1 47 36 05 89
Fax : +33 (0)1 47 36 05 89
Mail : cacc@clamart.fr
Internet Site : www.cacc.clamart.fr
Description:
par Madeleine Mathé, responsable artistique du CACC


Du samedi 19 mars au dimanche 3 juillet 2016
Vernissage : samedi 19 mars de 17h à 21h

Avec les artistes Hicham Berrada, Marie Denis, Chourouk Hriech, Mirka Lugosi, Bertrand Planes, Anne-Laure Sacriste et Ludovic Sauvage

Une proposition de Madeleine Mathé

Du samedi 19 mars au dimanche 3 juillet, l'exposition « Paysages sublimés » s'intéresse à l'existence du genre paysage dans la création récente.

Si la représentation de la nature n'est pas absente de la peinture antique ou médiévale, il faut attendre la fin du XVIIe et le romantisme pour que le paysage devienne un sujet à part entière en Italie et en France.
À la fin du XIXe, le mouvement symboliste prend le motif comme prétexte à des divagations poétiques, à une représentation du cosmos et des profondeurs de l'âme humaine. Le sublime apparaît au cœur des recherches des artistes et des auteurs, romantiques et symbolistes, qui tendent par leurs formes à transfigurer le réel, à explorer l'inconscient, à encourager le rêve et l'imaginaire, en s'engageant notamment dans des expériences hallucinatoires. La représentation du paysage devient dès lors, en tant qu'acteur autonome, producteur d'expériences.
Dans l'essai Le Déclin du mensonge, 1891, le poète symboliste Oscar Wilde explicite ce lien particulier à la Nature, ne la trouvant pas propice au développement humain et lui préférant l'Art, pure création de l'esprit - « Elle n'a pas de plan, manque étonnamment de fini, présente une extraordinaire monotonie et un complet inachèvement ». En somme pour l'auteur, la Beauté qui n'existe pas dans la Nature s'avère être le propre de la créativité humaine. L'art doit conserver son autonomie, trouver ses sources d'inspiration, agir comme le partage d'une vision subjective de la réalité.

Le Centre d'Art Contemporain Chanot propose ainsi d'explorer les possibilités pour ce genre emblématique de s'abstraire du réel, d'établir un lien entre création et réalité, d'envisager l'éther et de voir si, comme l'affirme Oscar Wilde, « la nature imite l'art ».

Autour de l'exposition.
==> Samedi 9 avril à 16 h : visite commentée de l'exposition.
==> Samedi 11 juin de 15 h à 21 h : « Samedi arty », rencontres, concert, performances et détente en présence des artistes autour de l'exposition.

[16:00-19:00] YUJI AGEMATSU - ZIP: 01-01-14...12-31-14
Location:
Section 7 Books
31, passage du Ponceau
Code 7396
75002 Paris
M° Réaumur - Sébastopol, Strasbourg - Saint-Denis
France
Mobile : +33 (0)6 74 23 90 18
Mail : section7books@gmail.com
Internet Site : www.section7books.com
Description:
with Julie Peeters
& Ballers Eve, Robert Walser
The Crack Fox, Michel Auder, & drinks.
It must be a difficult step for any artist to decide to work with trash, to take it, with all its rigid contrivances, folly, and lapses in taste, at all seriously. But Agematsu overthrows the genre with his free-wheeling conception, facility, and ingenious, almost childlike, love of contradiction. Precise and superabundant, deadly serious and ebullient, filthy and dignified, Agematsu exposes us to these opposites, and if he wishes to make something black, to also confront beauty. He never fails to be in awe of the sense of mystery that attaches itself to the particulars of things. it is this awe and his facility that keep this work from being yet another example of de-contextualization, which received its awkward name in the late twentieth century and was a fixture of that century's visual culture. Burial masks decorate orthopedics' waiting rooms, airplane propellers on display in coffee shops-these are familiar forms of the practice of taking something from where it belongs and putting it where it doesn't belong, to be merely observed.*

ZIP: 01-01-14...12-31-14 is a book designed by Julie Peeters and Scott Ponik. Photographs by Aaron Flint Jamison and Scott Ponik. Published by Artspeak, Thea Westreich Wagner/Ethan Wagner Publications, and *Yale Union.

[16:30-20:30] Vernissage de Hélène Muheim "Pnøma"
Location:
Galerie Pascaline Mulliez
42, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 43 38 64 08
Mail : info@pascalinemulliez.com
Internet Site : www.pascalinemulliez.com
Description:
Exposition du mercredi 6 avril au samedi 30 avril 2016
Vernissage samedi 9 avril 2016 de 16h30 à 20h30








[17:00] Conférence "Capturer l'éphèmère" de Judith Souriau et Isabelle & Alexis
Location:
Galerie Rivière / Faiveley
70, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Strasbourg - Saint-Denis, Temple, Arts et Métiers, République
France
Phone : +33 (0)9 83 68 08 00
Mobile : +33 (0)6 63 03 95 15
Mail : sophie.s.riviere@gmail.com
Internet Site : galerierivierefaiveley.com
Description:
Conférence de Judith Souriau (Commissaire d'exposition et Art Advisor) et Isabelle & Alexis dans le cadre de leur exposition "Blossom" à la galerie.

Avec leur série Blossom, Isabelle & Alexis nous invitent à rêver en voyageant avec eux dans des lieux insolites : le duo d'artistes nous emmène dans des paysages lointains d'une beauté sauvage et des sites abandonnés par l'activité humaine qu'ils captent dans leur processus de renaturalisation.

Là où la nature est transformée et fortement altérée par la main de l'homme, les nuages colorés d'Isabelle & Alexis témoignent du ressenti ambivalent des artistes, entre attraction et répulsion, séduction et appréhension. Cette ambiguïté est mise en scène par les formes fugitives qu'ils créent, qui cachent et dévoilent. Ainsi, en laissant leurs volutes de pigments investir les espaces, les photographes captent des instants éphémères qui évoquent à la fois violence et délicatesse.

En rendant visible le vent, la fumée devient aussi une métaphore de cet élan intérieur qu'est la créativité. La couleur apparaît, gagne en intensité et se propage avant de culminer dans un nuage monochromatique éphémère qui se disperse et s'atténue progressivement avant de dis- paraître. Aussi mouvante, instable, passagère, éphémère qu'une émotion, la fumée laisse deviner des formes imaginaires : on lit dans ces volutes comme dans les nuages.

[17:00-20:00] Vernissage de Frédéric Malette "La fragilité des héros"
Location:
Galerie Catherine Putman
40, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 45 55 23 06
Fax : +33 (0)1 47 05 61 43
Mail : contact@catherineputman.com
Internet Site : www.catherineputman.com
Description:
Vernissage samedi 9 avril de 17 à 20 heures
Exposition du 9 avril au 28 mai 2016

Vernissage de Frédéric Malette "La fragilité des héros"

[17:00-21:00] Vernissage de Jean-Michel Alberola
Location:
Librairie Florence Loewy
Books by Artists
9-11, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 44 78 98 45
Fax : +33 (0)1 44 78 98 46
Mail : info@florenceloewy.com
Internet Site : www.florenceloewy.com
Description:
« Un groupe de paysans et d'ouvriers comme des chiens analphabètes loin de leur genre humain ». Books and prints

Vernissage samedi 09 avril 2016 de 17h à 21h
Exposition du 09 avril au 14 mai 2015
Du mardi au samedi, de 14h à 19h

En 1995, Florence Loewy conçoit pour Printed Matter, la librairie historique de New-York spécialisée dans le livre d'artiste, l'exposition Fiction ? Non -Fiction ? autour des livres de huit artistes français choisis « pour la constance avec laquelle ils se sont intéressés à ce support ». En guise de catalogue d'exposition, l'éditrice entreprend le catalogue raisonné des livres de ces artistes et invite chacun d'eux à intervenir sur la double page précédant la liste de ses publications. Jean-Michel Alberola imagine pour les deux pages qui introduisent la description bibliographique des vingt-neuf livres qu'il a créés à cette date, deux images faites des mots : « Un groupe de paysans et d'ouvriers comme des chiens analphabètes loin de leur genre humain ». Page de gauche, le texte en français, en lettres manuscrites, en noir et en rouge, se superposant au tracé en rouge d'une tête d'âne ; page de droite, le texte en anglais, en typographie en noir, encadré d'un filet rouge. Florence Loewy édite la même année, tirée en offset à 500 exemplaires, une variation sur cette formule, un placard typographié en noir (VF) et en rouge (version anglaise) sur fond bleu.
Sous tendue par l'idée de transmission, de partage et de démocratisation du marché de l'art, la production de ses estampes, affiches et livres d'artiste constitue pour Jean-Michel Alberola un espace de création essentiel. La dimension politique de cette œuvre qui questionne, avec ironie et malice, le fait d'être peintre aujourd'hui et le rôle de l'artiste dans la société, y est particulièrement perceptible. Complice de longue date et guide facétieux dans l'arpentage des territoires d'Alberola, Bernard Marcadé notait dans la Table des matières du catalogue de l'exposition Les évènements, les situations et les sentiments : « Chapitre XXXII Où il est fait explicitement référence à la formule de Jean-Michel Alberola : Un groupe de paysans et d'ouvriers comme des chiens analphabètes loin de leur genre humain, où l'on comprend qu'elle constitue un fondement de sa peinture, où il est fait état, par la même occasion, des frères Le Nain et des frères Lénine, où Jean-Michel Alberola continue la réflexion de Paul Klee amplifiée par Gilles Deleuze : dans l'oeuvre d'art, il y a le peuple qui manque. »
Textes, citations laconiques, aphorismes, slogans (fragmentés, détournés) sont omniprésents dans l'oeuvre multiple d'Alberola. Suivant parfois le principe « qu'une parole dite est l'équivalent d'un tableau fait », les mots font l'image. Ailleurs, introduits par différents dispositifs, collages, bande dessinée ou schémas scientifiques, les éléments textuels viennent pirater insidieusement la représentation. Ainsi du récit en 65 images de La Vie de Debord, extraordinaire montage de citations de La vie de Rancé de Chateaubriand insérées dans des bulles qui s'échappent, comme des bribes de conversation, de vues de maisonnettes isolées, livre que Florence Loewy présente aujourd'hui dans sa galerie dans un hommage joyeux à ces liens de plus de vingt ans qui unissent, dans la défense du genre du livre d'artiste, la libraire et éditrice à l'artiste Jean-Michel Alberola.

Cécile Pocheau Lesteven

Vernissage de Jean-Michel Alberola
Jean-Michel Alberola, Affiche Fiction? Non-Fiction? Un groupe de paysans et d'ouvriers comme des chiens analphabètes loin de leur genre humain. Affiche typographique en deux couleurs, 1995, 70 x 50 cm. Edition Florence Loewy

[17:00-21:00] Vernissage de Mike Schuijt "Bluebird in my heart"
Location:
Galerie Insula
24, rue des Grands Augustins
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Michel, Pont Neuf
France
Phone : +33 (0)1 71 97 69 57
Mobile : +33 (0)6 07 74 96 57
Mail : contact@galerie-insula.com
Internet Site : www.galerie-insula.com
Description:
Vernissage samedi 9 avril 17h-21h
Exposition du 9 avril au 7 mai 2016

Colorées, mobiles, ludiques, poétiques, les œuvres des Mike Schuijt sont une invitation à redécouvrir la sculpture.

Son travail de plusieurs années avec Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely l'a encouragé à exprimer l'amour et le plaisir de la vie dans sa pratique artistique. Cette joyeuse influence se retrouve dans les sculptures où il utilise le métal découpé, les couleurs fortes, la rouille, l'or et l'argent.

http://mikeschuijt.blogspot.fr

Vernissage de Mike Schuijt "Bluebird in my heart"
Bukowski's blue bird, 2015, acier, acrylique, feuille d'or, 110 x 100 x 30 cm

[17:30] Vernissage de l'exposition "EXTRA MUROS"
Location:
Galerie Oberkampf
103, rue Saint-Maur
75011 Paris
M° rue Saint-Maur
France
Phone : +33 (0)1 58 30 84 04
Internet Site : www.galerieoberkampf.com
Description:
Vernissage de l'exposition "EXTRA MUROS"









[18:00-21:00] Vernissage "Performing Arts in Vienna in the 1960's"
Location:
Galerie Christophe Gaillard
5, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 49 16
Mobile : +33 (0)6 65 15 75 30
Mail : contact@galerie-gaillard.com
Internet Site : www.galerie-gaillard.com
Description:
FRONTSPACE

du 9 avril au 07 mai 2016
Vernissage le 9 avril, de 18h à 21h

avec GÜNTER BRUS, OTTO MÜHL, HERMANN NITSCH, ARNULF RAINER, RUDOLPH SCHWARZKOGLER

Début des années 1960 à Vienne : les toiles de plusieurs gestuels s'agrandissent jusqu'à envahir l'espace, intégrant à la composition les peintres eux-mêmes. De cette immersion dans la matière picturale, ces artistes vont faire le laboratoire d'une recherche sur la représentation du corps au moyen de la photographie. En moins de dix ans est produit un corpus d'images qui interroge sans répit la frontière entre sujet et objet, provoquant censure et répression policière en Autriche.
Extrait du texte de Sophie Delpeux

[18:00-21:00] Vernissage d'Eva Bodinet "POSCARDS FROM PARIS"
Location:
Association Atelier 44
de l'Esprit et du Geste
44, rue de la Villette
75019 Paris
M° Jourdain, Botzaris
France
Mobile : +33 (0)6 73 70 67 59
Mail : atelier44villette@orange.fr
Description:
Du 7 au 17 Avril
Vernissage samedi 9 Avril à partir de 18h

Eva est peintre. L'originalité de son travail consiste à inclure dans ses toiles des photos. Peut-être pour ne pas rompre avec son amour de la photo, pour ne pas devoir choisir entre ces deux disciplines artistiques.
Cette exposition est une « forme » de rétrospective de son travail sur le métro parisien.
Après avoir travaillé pendant plus de 10 ans sur les souterrains du métro parisien, ainsi que dans de nombreuses villes d'Europe, Eva a eu aussi envie de travailler sur l'extérieur. De lier, rejoindre l'intérieur et l'extérieur. Pour cette récente étape de son travail elle a choisi la station Cité... Point central, historique de Paris. Ville qu'elle a adoptée et réciproquement. Eva est née et a fait ses études en Allemagne.

[18:00-21:00] Vernissage de Charles Mason "Early Works"
Location:
Galerie Thomas Bernard-Cortex Athletico
13, rue des Arquebusiers
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 75 50 42 65
Mail : info@cortexathletico.com
Internet Site : www.cortexathletico.com
Description:
09.04.16 - 14.05.16
Vernissage le 9 avril 2016

Du 09 avril au 15 mai 2016, la galerie Thomas Bernard - Cortex Athletico est très heureuse de présenter une nouvelle exposition de Charles Mason, la première depuis sa disparition. Nous vous proposons de découvrir ses oeuvres les plus anciennes, celles des années 1990.
Queer Body of Work - 90, Charles Mason (extrait)
Marie Canet, 2016

"L'ensemble des esquisses sur papiers, réalisées au milieu des années 90, permettent d'envisager ce qui peut être considéré comme l'un des enjeux majeurs de l'oeuvre de Charles Mason. Là s'affirme clairement l'intersexualité des formes qu'il conçoit. Mason y développe des formes androgynes qui deviendront, dans le déroulement de sa recherche, des formes sculpturales minimales queers. Ces objets, mis en scène dans l'espace domestique, travaillent à des régimes visuels d'emboîtements formels et d'inversions sexuelles. Ils mettent en jeu des positions d'accrochage ou d'équilibre au sol ainsi que des systèmes de pénétration et de circulation. (...)".

Vernissage de Charles Mason "Early Works"
Charles Mason, Forms of Love No: 9, 1995, résine et cellulose, 26 x 92 x 49 cm

[18:00-20:00] Vernissage de Luise Unger
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
Du 9 avril au 28 mai 2016
Vernissage le samedi 9 avril 2016, de 18 à 20 heures

Vernissage de Luise Unger
Cell Extension, 2015, fils de fer, 170 x 82 x 18 cm

[18:00-21:00] Vernissage de Shanthamani. M "Neither Tree nor Ashes"
Location:
Galerie Suzanne Tarasiève
7, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 76 54
Mobile : +33 (0)6 11 01 16 79
Mail : info@suzanne-tarasieve.com
Internet Site : www.suzanne-tarasieve.com
Description:
09.04 - 21.05.2016
Vernissage samedi 09 avril 2016 de 18h à 21h

Catalogue de l'exposition - Entretien avec Tami Katz-Freiman

Vernissage de Shanthamani. M "Neither Tree nor Ashes"

[18:00-21:00] Vernissage de Vincent Olinet "MMXVI"
Location:
Galerie Laurent Godin
5, rue du Grenier Saint-Lazare
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 71 10 66
Fax : +33 (0)1 42 71 10 77
Mail : info@laurentgodin.com
Internet Site : www.laurentgodin.com
Description:
9 avril - 7 mai

Tel un Parrhasios exubérant qui oscille constamment entre le vrai et le faux, Vincent Olinet a su s'approprier les tenants et les aboutissants de cette force mimétique de l'image. Non sans ironie, il vrille les codes et détourne les processus logiques, entremêlant des références d'horizons aussi variés que les arts décoratifs du Grand Siècle, la pratique vernaculaire du graffiti, les traités minéralogiques.

La série Young Ruins est le fruit d'une recherche simultanée de l'artiste sur le faux et l'artificiel - problématique récurrente dans l'oeuvre de Vincent Olinet - et sur le graffiti.
Il s'agit d'un ensemble de plaques de verre de moyen et grands formats que l'artiste a peint en trompe l'oeil reproduisant des panneaux de marbre. Appliquée à l'arrière du verre, la peinture imite l'apparence du marbre tout en en amplifiant l'aspect décoratif.
Fasciné par cette dynamique de créer du merveilleux à partir d'éléments factices, Vincent Olinet peint ces motifs en s'inspirant des lambris de marbre qui ornent le château de Versailles ou en puisant dans un catalogue de marbres.
Les faux marbres sont par définition artificiels. Ils imitent voire même amplifient les caractéristiques naturelles des marbres jusqu'à leur inventer une histoire géologique propre. À sa manière, Vincent Olinet constitue ainsi sa propre encyclopédie.

Dans des bars ou autres lieux publics dans lesquels les panneaux sont parfois installés, les badauds sont encouragés à gratter les marbres et donc à prendre part au travail et à la réalisation de l'oeuvre, laissant ainsi une place importante au hasard et à l'autre, illustré ici par des graffitis anonymes. Le marbre est alors réduit à une simple pellicule artificielle à travers laquelle on perçoit une humble et faible lueur d'humanité. Souvent gravés dans l'intimité anonyme des toilettes ou sur les bancs d'écoles, les mots et signes apparaissent ici à la surface de l'un des matériaux les plus nobles et solennels, traditionnellement réservé aux plus beaux atriums ou monuments commémoratifs.

Basée sur des lieux d'inspiration chers à l'artiste, pour n'en citer que deux : Pompei et la culture contemporaine des bars. Cette fascination pour ce geste quasi primitif mêlée au besoin universel de laisser une marque (derrière soi) a mené Olinet à étudier de près les graffitis dans les lieux publics, là où le langage se transforme en une explosion d'émotions de haine ou d'amour exacerbées.

Vincent Olinet provoque ainsi une collision temporelle qui déjoue habilement nos attentes : séculaire, l'histoire du graffiti interroge notre rapport au temps tout en réinterprétant la surface architecturale. La pratique même du graffiti induit l'inscription de l'être dans l'Histoire, d'adjoindre au monumental un aspect plus intime - celui de la personne qui grave. L'anecdote du touriste chinois qui, en mai 2013, grave sur un bas-relief du temple de Louxor l'inscription fortuite « Ding Jinhao was here » se propose comme un double mouvement : celui, simultané, de la destruction et de l'invention.

Marc Bembekoff
Commissaire d'exposition - Directeur du Centre d'art contemporain, La Halle des bouchers, Vienne

Né en 1981, Vincent Olinet est diplômé de l'ENSBA (École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Lyon) en 2005. Il est actuellement en résidence à la Cité des Arts, Paris. En 2006-2007, il a été en résidence à la Rijksakademie, Amsterdam. Il a récemment exposé au Centre d'art de Colomiers ; Riga Art Space, Lettonie ; Concordia, Enschede, Pays-Bas ; la Cité de la Céramiques de Sèvres ; le Lentos Kunstmuseum de Linz, Autriche ; le Kunstmuseum Wolfsburg, Allemagne ; la Fost Gallery, Singapour ; le Musée Beelden aan Zee, La Haye ; Le Centre Paul Klee et le Kunstmuseum, Bern ; le MAC/VAL, Paris. Il participe en 2015 à la Biennale UBE au Japon, pendant laquelle il remporte le prix UBE de la Chambre de Commerce et d'Industrie, et en 2010 à la Biennale de Shanghaï. En 2013 il remporte le Prix Montblanc à Lyon.

Vernissage de Vincent Olinet "MMXVI"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "On Verra Bien"
Location:
Galerie du jour Agnès B.
44, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 54 55 90
Fax : +33 (0)1 40 29 01 69
Mail : jour@agnesb.fr
Internet Site : www.galeriedujour.com
Description:
La galerie du jour célèbre les grandes collaborations qui ont ponctué la collection «tee-shirt d'artiste». Felix Gonzalez Torrès lance le mouvement en 1994 et propose cette phrase discrète dans le dos: « Nobody Owns Me ». Edité à seulement 100 exemplaires, il est devenu une pièce de collection.

Depuis, agnès b. a proposé ce support à de nombreux artistes, comme une page blanche qu'ils s'approprient chacun à leur manière. Au fil des années, une véritable ligne est née, faite de rencontres et de suggestions amicales.

C'est cette même proximité, ce regard instinctif aux oeuvres et aux artistes que la styliste applique à l'accrochage de cette exposition. Les oeuvres ici présentées sont toutes issues de sa collection personnelle et dialoguent dans un rapprochement voulu esthétique plus que thématique. Son oeil aguerri et insatiable de nouveaux talents est mis à l'honneur.

Certaines de ses découvertes comme Philippe Baudelocque côtoient des gures majeures de l'art contemporain: Jean-Michel Basquiat, Gilbert & George, John Giorno, Jim Shaw, Dennis Hopper... En n les amitiés de toujours, Jonas Mekas, Harmony Korine, Douglas Gordon, Futura 2000 sont présentes, et notamment Claude Levêque à qui agnès b. a souhaité con er une carte blanche et qui nous fait l'honneur d'une installation in situ.

A l'occasion de son quarantième anniversaire, la marque agnès b. réédite en série limitée, une vingtaine de tee-shirts choisis parmi les plus emblématiques depuis la création de cette ligne, qui rassemble depuis plus de vingt ans de nombreux artistes, célèbres ou inconnus, français ou étrangers, plasticiens ou photographes, vidéastes ou street-artistes.

Vernissage de l'exposition "On Verra Bien"

[18:00-21:00] Vernissage du 8ème Salon de l'Aquarelle
Location:
Château des Tourelles
19, avenue de la Maréchale
94420 Le Plessis-Trévise
M° RER E Les Yvris - Noisy-le-Grand
France
Phone : +33 (0)1 45 93 34 78
Mail : chateau@leplessistrevise.fr
Description:
Du 8 avril au 2 mai 2016










[19:00-22:00] 2ème édition des Prix Fedora
Location:
Milan
Milano
Milan
20100 Milano
M° Gares Milan-Centrale et Porta Garibaldi
Italy
Internet Site : www.comune.milano.it
Description:
Les prix de Fedora récompensent les meilleures coproductions européennes de ballet et d'opéra, participent financièrement à leur accès à la scène et incite des maisons lyriques et des festivals à mener une collaboration au delà des frontières. À la veille de l'édition 2018, la quatrième depuis la renaissance de Fedora, l'association a contribué à la réalisation de huit projets innovants coproduits par cinquante institutions culturelles, joués plus de deux-cents fois dans quatorze pays et présentés à un public comprenant 100 000 jeunes, participant ainsi à l'objectif de renouvellement du public. De nouvelles récompenses, pour l'éducation, les décors et costumes ou encore le digital sont en projet.

Prix Fedora-Rolf Liebermann pour l'opéra

Rendant hommage à Rolf Liebermann, compositeur, chef d'orchestre et directeur d'opéra, le Prix Fedora-Rolf Liebermann pour l'opéra, doté de 150 000 euros, a pour mission de soutenir la création de nouvelles co-productions d'opéras par des artistes prometteurs, dans le cadre d'une collaboration internationale entre des maisons d'opéra et des festivals.

Deuxième édition : 2016

La deuxième édition du Prix Fedora-Rolf Liebermann pour l'opéra s'est tenue le 9 avril 2016 à la Scala de Milan. Elle a retenu, parmi seize projets sélectionnés, la commande du Théâtre national de l'Opéra-Comique, "Kein Licht", Singspiel pour acteurs, chanteurs, musiciens et musique électronique en temps réel du compositeur Philippe Manoury, mis en scène par Nicolas Stemann, sur un texte d'Elfriede Jelinek, pour son caractère innovant. "Kein Licht" est coproduit par l'Opéra Comique, l'Ircam, le Festival Musica de Strasbourg, l'Opéra national du Rhin, les Théâtres de la Ville de Luxembourg, l'Ensemble Lucilin, le Théâtre national croate de Zagreb, la Ruhrtriennale et le Kammerspiele de Munich. L'œuvre est jouée dix-neuf fois. Le coût s'est élevé à 750 000 euros. L'apport des neuf coproducteurs a été complété par les 150 000 euros du prix et les 52 000 euros de financement participatif d'une centaine de donateurs individuels.

[19:00-21:00] Soirée de clôture de la deuxième édition d'ARTAGŌN
Location:
Passage de Retz
9, rue Charlot
75003 Paris
M° Rambuteau, Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 48 04 37 99
Fax : +33 (0)1 48 04 38 60
Mail : jfk.retz@wanadoo.fr
Internet Site : www.passagederetz.com
Description:
ARTAGŌN
présente

ARTAGŌN.II
La compétition artistique des étudiants en écoles d'art
France - Monaco - Belgique - Suisse

15 écoles - 45 artistes - 2 coupes

Soirée d'ouverture le vendredi 1er avril de 18h à 21h
Soirée de clôture et annonce des résultats le samedi 9 avril de 19h à 21h
Exposition tous les jours du 1er au 10 avril 2016, 10h-19h
Entrée gratuite


ÉCOLES PARTICIPANTES

Académie royale des beaux-arts d'Anvers
Haute école des arts de Berne
École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre - Bruxelles
Académie royale des beaux-arts de Gand
Haute école d'art et de design de Genève
École nationale supérieure d'art de Limoges
École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon
École supérieure d'art et de design Marseille-Méditerranée
École nationale supérieure d'art et de design de Nancy
Villa Arson Nice
École nationale supérieure des beaux-arts de Paris
École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris
École nationale supérieure d'arts de Paris-Cergy
Pavillon Bosio - École supérieure d'arts plastiques de la Ville de Monaco
Haute école d'art de Zurich


JURY

Chantal Crousel - Présidente du jury
Jean-Jacques Aillagon - Président d'honneur

Olivier Aldeano - Administrateur de la Danse à l'Opéra national de Paris
Mohamed Bourouissa - Artiste
Kim Chapiron - Cinéaste
Claudia Comte - Artiste
John Cornu - Artiste
Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani - Commissaires d'exposition et critiques d'art
Aurélie Deplus - Directrice du mécénat et de la collection Société Générale
Guillaume Désanges - Commissaire d'exposition et critique d'art
Axel Dibie - Galeriste, Galerie Crèvecoeur
David Douard - Artiste
Elena Filipovic - Directrice de la Kunsthalle Basel
Michel François - Artiste
Emma Lavigne - Directrice du Centre Pompidou-Metz
David Lemoine - Musicien
Antoine Levi - Galeriste, Galerie Antoine Levi
Ingrid Luquet-Gad - Journaliste et critique d'art pour artpress, les Inrockuptibles et i-D
Mehdi & Badrou - Journalistes et écrivains
Mouna Mekouar - Commissaire d'exposition et historienne de l'art
Florence Ostende - Commissaire d'exposition et historienne de l'art
Stéphane Pencréac'h - Artiste
Cristiano Raimondi - Responsable des projets internationaux et commissaire d'exposition au Nouveau Musée National de Monaco
Dirk Snauwaert - Directeur du WIELS de Bruxelles
Patrick Veyssière - Président-fondateur de l'agence de design Dragon Rouge


ARTISTES

Ani Bedrossian
Sophie Blet
Hugo Bo Chanel
Sinem Bostanci
Livio Casanova
Felicia Cleveland-Stevens
Marion Collas
Odonchimeg Davaadorj
Guillaume Dénervaud
Martin Desinde
Julie Deutsch
Juliette Dominati
Quentin Dupuy
Elleke Frijters
Romain Gandolphe
Tom Giampieri
Laure Giraudaud
Luca Guizzo
Kun Kang
Inès Lavialle
Estrid Lutz & Emile Mold
Amandine Maillot
Eleonora Meier
Aurélien Meimaris
Adriane Morard
Camille Picquot
Lise Queinnec
Mostafa Rahmouni
Fanny Paldacci
Pierre Pauze
Nelson Pernisco
Lucie Pannetrat
Tanguy Roussel
Juliette Russbach
Amélie Scotta
Nora Steiner
Christoph Studer-Harper
Nina Tomàs
Manon Vargas
Jonas Vanderbeke
Veli & Amos
Florence Waldbusser
Gijs Waterschoot
Dawid Wojtalewicz
Vincenzo Zancana


ARTAGŌN offre chaque année, avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, de ses mécènes et de ses partenaires, une compétition artistique pour les étudiants en écoles d'art, véritable première mondiale. Le jury, présidé cette année par la galeriste Chantal Crousel, est composé de 25 acteurs du monde de l'art et de la création. En février et mars, ils se sont répartis en plusieurs délégations afin de visiter 15 écoles d'art en France, en Suisse, en Belgique et à Monaco, et de sélectionner 3 étudiants dans chacune d'elles. L'exposition regroupe les œuvres des 45 artistes choisis. Lors de la soirée de clôture, le samedi 9 avril à partir de 19h, les coupes ARTAGŌN seront remises par le jury à un groupe d'étudiants issus d'une même école, ainsi qu'à l'artiste ayant présenté à ses yeux le travail le plus prometteur.

« Soyez sauvages ! », « imprégnez-vous du monde dans lequel vous vivez ! », « dîtes-nous qui vous êtes ! », « n'ayez pas peur ! », « lâchez-vous ! »...

Tels étaient en substance les conseils bienveillants de plusieurs jurés lors des visites d'écoles - les qualifications -, qui ont réuni près de 250 étudiants en art. Les recherches strictement formelles ou le tissage de références multiples semblent moins animer des regardeurs davantage sensibles aux élans de liberté, à la folie, à la prise de risques, à l'affirmation d'une démarche, estimant que notre siècle, à l'adolescence léthargique, mériterait d'être sérieusement agité. Point de quête forcée vers la nouveauté, mais un véritable positionnement : l'artiste est essentiel à notre société, c'est lui qui dérange, interroge et éclaire, et, en ces temps difficiles, beaucoup d'espoirs sont placés dans une relève encore perçue comme sage et timide.
Les choix du jury se sont dès lors instinctivement orientés vers des pratiques en maturation, néanmoins porteuses de réflexions assumées, de potentiels, ou d'univers qui sortent des sentiers battus. Notre volonté a été de retranscrire, à travers un commissariat d'exposition axé sur la composition de plusieurs temps forts, un panorama de ce qui a conquis le jury et frappé notre propre sensibilité lors des visites d'écoles. L'objectif n'est donc pas de proposer une tendance objective et exclusive, mais plutôt de mettre en exergue un ensemble subjectif d'indices, susceptible de mener vers l'art des prochaines années.

L'exposition s'ouvre sur des étrangetés, des espaces impossibles, d'attente, de fiction, de découverte sensorielle. Ils entourent une salle chargée d'un regard acéré sur la condition actuelle de l'homme. Économie, travail, géopolitique, mondialisation, médias de masse, sont les sujets et les cibles d'une jeunesse pleine d'énergie. À travers l'élaboration d'une esthétique du contrôle ou de la ruine, toujours empreinte d'une certaine élégance, elle désire mettre en exergue - et parfois dénoncer - les caprices de notre société. L'orangerie fait place à l'explosion, l'effacement, le démembrement des corps - une énigmatique sensualité. Ce jardin profane conduit à un vaste temple. Le corps se reconstitue pour entrer en méditation : espérance d'un miracle, martyrs, rituels, sacralité du quotidien, hasard ou pure abstraction ; l'artiste est aussi celui qui évolue dans une temporalité alternative, pouvant patiemment attendre un signe de l'ailleurs, ou l'invoquer. Cela n'échappe pas à cette génération qui crée ou cherche des formes singulières de spiritualité, comme pour asseoir notre monde et ses croyances sur un socle nouveau. Une fois sur la mezzanine, l'introspectif se substitue à l'universel avec des œuvres fondées sur la mémoire, l'amour, leur fragmentation, et les itinéraires personnels de leurs créateurs. L'allée Pastourelle, enfin, ouvre une porte sur l'atelier et le contexte créatif en abordant certaines problématiques liées à la production actuelle et future des œuvres d'art. Que faire face à l'émergence de l'intelligence artificielle et de l'automatisation des techniques ? Un robot fera-t-il un jour un grand artiste ? Il serait éventuellement un maître de la forme et de l'imitation, une encyclopédie de références, d'une dextérité inégalable, mais ne pourra prétendre à ce qui est intrinsèque à chaque artiste, ancien ou jeune : la liberté.

Keimis Henni & Anna Labouze, président et vice-présidente d'ARTAGŌN


AVEC LE SOUTIEN ET LE HAUT PATRONAGE DU
Ministère de la Culture et de la Communication

MÉCÈNES
Société Générale & Vous
Collection Société Générale
Galerie Vallois
Hiscox

PARTENAIRES MÉDIAS
France Culture
Télérama
i-D France
Time Out Paris
frieze
Mousse
Aesthetica Magazine
art press
Lechassis
The Steidz magazine
OazArts Magazine
Dedicate Magazine

PARTENAIRES
Chacha Club
Aesop
Le Géant des Beaux-Arts
NOSSA
playfood
Bières Demory Paris
Beach House Rum
Generous gin

Soirée de clôture de la deuxième édition de la compétition artistique ARTAGŌN

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