Saturday, May 7, 2016
Public Access


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Category: All

07
May 2016
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  Exposition "Napoléon à Sainte-Hélène - la conquête de la mémoire"
Location:
Musée de l'Armée
Hôtel national des Invalides
129, rue de Grenelle
75700 Paris 07 SP
M° La Tour-Maubourg, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 44 42 38 77
Mail : accueil-ma@invalides.org
Internet Site : www.invalides.org
Description:
6 avril - 24 juillet 2016
Tous les jours de 10h à 18h

Conditions d'accès : exposition seule : 8,50€ / musée et exposition : 12€

18 juin 1815, la bataille de Waterloo sonne le glas de l'Empire. Napoléon, vaincu, prend la route de l'exil. Craignant un éventuel retour de l'homme des Cent Jours, l'Angleterre fait le choix de la dernière demeure de l'Empereur : ce sera Sainte-Hélène, petite île hérissant ses reliefs hostiles au milieu de l'Océan Atlantique. Napoléon y débarque avec ses plus fidèles compagnons et s'installe à Longwood House, logis pour le moins modeste dans lequel il finira ses jours.

Organisée autour de l'opération exceptionnelle de restauration des meubles de Longwood House, l'exposition Napoléon à Sainte-Hélène. La conquête de la mémoire offre au public français l'occasion unique de venir contempler le mobilier qui entourait l'Empereur au moment de sa mort. Les vestiges impériaux, que Napoléon a réussi à emporter avec lui, entrent en résonance avec la précarité de sa condition de prisonnier. Que reste-t-il alors de l'Empereur, que reste-t-il de l'homme ? Napoléon se lance dans sa dernière conquête, celle de la postérité et fait de Sainte-Hélène le lieu de l'écriture de la légende, dès avant sa mort, le 5 mai 1821.

Cette exposition produite par le musée de l'Armée, est organisée avec le soutien de la Fondation Napoléon, du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, des Domaines nationaux de Sainte-Hélène, du musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau et du gouvernement de Sainte-Hélène, ainsi que du CIC, grand partenaire du musée de l'Armée.



Vernissage "Napoléon à Sainte-Hélène - la conquête de la mémoire"
Lit de camp de Napoléon Ier à Sainte-Hélène
Provenance : musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau
© DESOUCHES, Marie-Jean

Vernissage "Napoléon à Sainte-Hélène - la conquête de la mémoire"
Masque mortuaire

JAMES BOND, 007 L'Exposition - 50 ans de style Bond
Location:
Grande Halle de la Villette
Parc de la Villette
211, avenue Jean Jaurès
75019 Paris
M° Porte de Pantin, Porte de la Villette
France
Phone : +33 (0)1 40 03 75 75
Internet Site : www.villette.com
Description:
Du 16 avril au 4 septembre 2016

DE LUNDI À VENDREDI 10H30 - 19H30
Dernière entrée 1h avant la fermeture
SAMEDI, DIMANCHE ET JOURS FÉRIÉS 9H30 - 20H
Dernière entrée 1h avant la fermeture

FERMETURES EXCEPTIONNELLES
Fermetures exceptionnelles les 26, 27, 28 et 29 mai à 14h et le 5 juin 2016 toute la journée

Tarifs
Adultes 21,99 €
Enfants (-12 ans) 16,99 €
Enfants (-4 ans) Gratuit
Pack Famille (2 adultes + 2 enfants) 69,99 €
Lundi (hors juillet-août) 18,99 €
Personne handicapée 18,99 €
Billets horaires par tranches de 30 mn

Infos & Réservations : www.jamesbond007-exposition-paris.fr
#Expo007Paris

Ce printemps, la Grande Halle de la Villette accueillera James Bond 007, l'exposition, 50 ans de style Bond. Une expérience qui plongera le visiteur au cœur du processus de création et de développement du style Bond tout au long de ses 50 ans d'histoireà travers les stars emblématiques, les costumes, les véhicules, les gadgets, les effets spéciaux, les illustrations, les destinations exotiques, les armes, les cascades et les accessoires.

Le parcours de l'exposition permettra de découvrir l'univers Bond à travers différents angles : les séquences d'ouverture des films, les territoires étrangers, le travail créatif de Ian Fleming, la section Q...

Pour la première fois en Europe, des pièces exclusives issues du tournage de Spectre seront présentées !

Le public pourra notamment découvrir l'Aston Martin DB10, le costume blanc de Daniel Craig, la robe en satin portée par Léa Seydoux, le pc portable de Q, le corset de Monica Bellucci...

Depuis ses débuts au Barbican Centre à Londres en 2012, Designing 007 a été présentée à Toronto, Shanghai, Melbourne, Moscou, Rotterdam, Madrid et Mexico.

Le Barbican Centre et EON Productions ont uni leurs forces pour créer une exposition exceptionnelle conçue par Ab Rogers grâce à un accès sans précédent aux archives de production d'EON, et en collaboration avec l'historienne de mode Bronwyn Cosgrave et la créatrice de costumes primée aux Oscars® Lindy Hemming.

JAMES BOND, 007 L'Exposition - 50 ans de style Bond

08:00  
09:00  
10:00 [10:00] Inauguration de la Fête de l'Europe
Location:
Parvis de l'Hôtel de Ville de Paris
Place de l'Hôtel de Ville
75004 Paris
M° Hôtel de Ville
France
Description:
Paris célèbre la Fête de l'Europe sur le thème du vivre-ensemble

Paris célèbre le 7 mai la Fête de l'Europe qui permettra de valoriser les initiatives citoyennes pour le vivre ensemble et la construction européenne à travers des concerts, des débats et des animations ludiques pour petits et grands.

Organisée en partenariat avec la Maison de l'Europe de Paris, la Commission européenne, le Parlement européen et Europavox, la 11e édition de la Fête de l'Europe sera placée le 7 mai prochain sous le signe du vivre-ensemble.

Le Parvis de l'Hôtel de Ville accueillera un village européen qui proposera une programmation riche et éclectique pour informer et sensibiliser les citoyens aux enjeux européens, tout en leur permettant de profiter de concerts d'artistes venus de toute l'Europe (Soom T, Wrongonyou, Bombay, Fùgù Mango et Naïve New Beaters), du groupe DEMOS qui revisitera l'hymne européen, et de participer à des animations ludiques pour petits et grands.

Cette année encore, la Fête de l'Europe sera également célébrée dans les arrondissements parisiens. Street Art sur le thème de l'Europe, débats d'idées, concerts, diffusions de films et courts métrages, ou encore expositions seront proposés à partir du 7 mai et se prolongeront toute la semaine avec notamment l'implication des écoles parisiennes.

Le 9 mai, en marge de la 11e édition de la Fête de l'Europe, ce sera également l'occasion de récompenser les lauréats du Label Paris-Europe 2016 placé sous le signe de l'intégration, l'égalité et le vivre ensemble. Il permet de soutenir les projets européens des Parisiennes et des Parisiens afin de les accompagner dans la mise en œuvre d'initiatives locales innovantes à dimension européenne qui renforcent la citoyenneté et la solidarité en Europe.

Paris entretient des liens très forts avec les capitales et métropoles européennes et entend promouvoir la place des villes dans la construction européenne pour rendre l'Europe plus concrète et plus proche des Parisiens et favoriser ainsi une meilleure compréhension des enjeux européens. Elle accueillera le 10 juin prochain l'UEFA EURO 2016 et proposera à cette occasion, sur les Berges de Seine, une programmation riche autour de la culture, de l'art, du football et de l'Europe. Une « fresque de l'Europe » de plus d'un kilomètre portera sur l'histoire européenne.

11:00  
12:00  
13:00  
14:00  
15:00 [15:00] Vernissage de Luc Aubort et Didier Rittener "LA BELLE CAPORAL"
Location:
Galerie Xippas
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 40 27 05 55
Fax : +33 (0)1 40 27 07 16
Mail : paris@xippas.com
Internet Site : www.xippas.com
Description:
7 MAY - 4 JUNE, 2016

Vernissage de Luc Aubort et Didier Rittener "LA BELLE CAPORAL"

16:00  
17:00 [17:00-21:00] Vernissage de Sami Korhonen "Passion Marginale"
Location:
Cloître des Billettes
Centre Culturel Luthérien
24, rue des Archives
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 40 72 38 79
Description:
Qu´est ce qui fait qu´une simple vue devient une scène ? Les bords de la Seine par un froid après-midi. Le son ténébreux des cloches de Notre Dame fait frémir les pâles arbres morts des berges, dont les dernières feuilles tombent dans le fleuve où elles sont prises par de forts tourbillons, avant d´être englouties par une croûte humide et glauque qui les entraîne au plus profond de l´obscurité. Elle sait qu´elle ne peut plus revenir en arrière. Une légère incertitude passe dans ses yeux humides. Le rouge foncé de ses lèvres pincées donne à sa bouche l´apparence d´une plaie sanglante fraîchement coupée. "Qu´ai-je donc fait ?" La dure réalité l´enserre de ses froides mains osseuses. Mais soudain, comme un menaçant nuage, annonçant la tempête, l´ombre d´une seconde question commence à ternir l´horizon : "que faire maintenant ?"

Vernissage de Sami Korhonen "Passion Marginale"


[18:00-22:00] Vernissage de Duong le Thai "Transparence"
Location:
Galerie Oneiro
9, rue du Perche
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Rambuteau, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 74 09 92
Mobile : +33 (0)6 49 37 87 78
Mail : contact@oneirogallery.com
Internet Site : www.oneirogallery.com
Description:
10 mai 2016 - 31 mai 2016

Le vernissage en présence de l'artiste: samedi 7 mai de 18h à 22h.

La galerie Oneiro est heureuse d'annoncer une exposition personnelle de l'artiste français Duong Le Thai «Transparence».

Duong a un parcours atypique : chirurgien le jour, sculpteur la nuit, il est passionné par le corps humain. « J'ai toujours été un artiste dans l'âme et je suis passionné par le corps humain et son anatomie. Depuis l'enfance je dessine, je peins, je sculpte. Quand j'étais au lycée j'ai commencé les Beaux Arts de Versailles, puis la pression familiale m'a poussée à me tourner vers la médecine. Mais au fond de moi j'étais et je reste un manuel».

Afin de réaliser ses sculptures, il prépare des dessins préparatoires sur tablette graphique, modèle la forme, les imprime en 3D en plusieurs pièces qui sont ensuite assemblées avec une colle et travaillées à la main avec des outils artisanaux. Les pièces sont imprimées en nylon et en résine, matériaux de couleur blanche. La dernière étape est de choisir leur finition et de les mettre dans une cabine de peinture.

Le travail de chirurgien lui a permis de connaître parfaitement l'anatomie du corps humain, il utilise ces connaissances pour réaliser des œuvres de plus en plus délicates. Ses créations, d'impressions à la fois fragiles et aériennes, sont une manière d'exprimer poétiquement notre faiblesse.

Duong a commencé son parcours artistique par la réalisation de dessins à main levée qui parlent de l'architecture urbaine et de l'expression du corps.
Pour cette exposition, nous avons décidé de présenter plusieurs peintures qui mettent en avant la poésie de l'architecture urbaine qui se perd parfois dans un surplus de formes et de lignes, et de nombreuses sculptures qui évoquent la finesse de la matière.

Vernissage de Duong le Thai "Transparence"

[18:00-21:00] Vernissage de Levalet "Everyday Life Circus"
Location:
Galerie OpenSpace
116, boulevard Richard Lenoir
75011 Paris
M° Oberkampf, Parmentier
France
Phone : +33 (0)9 80 66 63 94
Mail : contact@openspace-paris.fr
Internet Site : www.openspace-paris.fr
Description:
Pour sa première exposition avec la Galerie Openspace, LEVALET investira ses 4 salles avec une scénographie sophistiquée autour de l'univers du cirque. Everyday Life Circus se déroulera du 7 mai au 4 juin 2016.
Exposition prolongée jusqu'au 25 juin
Vernissage le samedi 7 mai à 18h à 21h

Vernissage de Levalet "Everyday Life Circus"

Charles Leval a grandi en Guadeloupe avant de venir suivre des études d'arts plastiques à Strasbourg et s'installer à Paris pour passer l'agrégation en 2012. C'est cette année-là qu'il commence à intervenir dans les rues de la capitale avec les collages de ses dessins originaux peints à l'encre de chine. Venant de la vidéo et du théâtre, Charles Leval a apporté une nouvelle vision poétique urbaine, procédant d'un goût pour le rire et l'absurde ainsi que d'une volonté de créer un décalage expérientiel dans une rencontre fortuite avec le passant-spectateur. De Buster Keaton à Ernest Pignon-Ernest en passant par Banksy, le nouveau génie de l'art urbain est né, détournant l'environnement architectural et le mobilier urbain, et visant à créer des situations trompe-l'œil inattendues. Il réalise des expositions en galeries depuis 2013, mettant en scène son travail dans le cadre d'installations et à l'aide de silhouettes de papier contrecollées sur bois afin de poursuivre l'expérience interactive initiée dans la rue.

Levalet a décidé de créer un parcours composé de plusieurs saynètes issues de la vie quotidienne d'un cirque à travers les quatre salles d'exposition de la galerie et ses trois niveaux. Renouant ainsi avec l'univers de l'art vivant dont il est issu, il propose un nouveau spectacle époustouflant avec au programme jeux de quilles, dompteurs de fauves, jongleurs, trapézistes, pour une exposition très certainement ludique, mais pas que. En effet, l'artiste explique: « les œuvres et installations présentées pour cette exposition s'attachent à détourner les différents codes propres à l'imaginaire circassien pour aborder des thèmes comme les migrations humaines, la surmédiatisation, l'enfermement ou encore la spéculation financière ».
Par ailleurs, comme l'art urbain, le cirque est bel et bien un art itinérant et très populaire, interagissant souvent à travers le rire avec son public. Levalet propose ici une soixantaine d'œuvres, dessins sur papier, silhouettes et les plus grandes installations qu'il ait réalisées à ce jour.

Vernissage de Levalet "Everyday Life Circus"

Dédicace de son tout dernier livre, le samedi 14 mai à 16h "Des illusions comiques" (à paraître chez Critères Éditions).

Vernissage de Levalet "Everyday Life Circus"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Mauvaises Graines II"
Location:
Espace Topographie de l'art
15, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 40 29 44 28
Fax : +33 (0)1 40 29 44 71
Mail : topographiedelart@orange.fr
Internet Site : www.topographiedelart.com
Description:
Vernissage samedi 7 mai de 18h à 21h
10 Mai - 16 Juin 2016, prolongation du du 5 au 23 Juillet

avec Omar Ba, Stéphane Blanquet, Sebastian Gögel, José Maria Gonzalez, Céline Guichard, Tami Ichino, C.N. Jelodanti, Hélène Muheim, David Ortsman, Stéphane Pencréac'h, Chloé Poizat, Cendrine Rovini, Emeli Theander, Aleksandra Waliszewska, Eric Winarto, Anaïs Ysebaert.

Commissaires : Clara Djian & Nicolas Leto / Aka C.N. Jelodanti

Un catalogue de l'exposition sera publié à cette occasion, avec une préface de Anne-Cécile Guitard.

Le second volet de l'exposition Mauvaises Graines rassemble huit artistes - Omar Ba, Stéphane Blanquet, José Maria Gonzalez, Céline Guichard, David Ortsman, Cendrine Rovini, Emeli Theander et Aleksandra Waliszewska -, invités à rejoindre sur les cimaises de l'espace Topographie de l'art, les neuf artistes de l'édition précédente - Edouard Baribeaud, Sebastian Gögel, Tami Ichino, C.N. Jelodanti, Hélène Muheim, Stéphane Pencréac'h, Chloé Poizat, Eric Winarto et Anaïs Ysebaert -, qui s'est tenue en juillet 2014. Bien qu'il n'y ait aucune exclusive, le tracé ou graphein - du grec ancien écrire, puis étymologiquement associé à l'image dessinée, d'où émergent tantôt des images, tantôt des textes -, ainsi que le papier, sont des médiums prédominants dans cette exposition qui entend porter un regard autre sur les pratiques du dessin.

Le dessin est, de facto, par essence, un mouvement originel, un début à tout, et plus qu'aucun autre médium artistique, habité par la fougue du geste prospectif, il est le support historique de la pensée en cours d'élaboration, mais aussi de l'instinct et du rêve éveillé. De l'art pariétal aux Romantiques, des papiers collés cubistes, surréalistes et dada, qui "questionnent la réalité de l'image, construisent un autre espace"1 jusqu'aux prémices de l'art conceptuel, le dessin, et toutes ses pratiques élargies - on pense aux papiers brûlés, au dessin hors papier, au land art, au body art, au wall-drawing, au dessin numérique, tissé, performé, etc... - ont accompagné, voire initié, les dissidences artistiques et intellectuelles des XIXème et XXème siècles, des avant-gardes aux tenants de l'art conceptuel2, avec cette volonté toujours renouvelée de libérer le regard et de remettre en question l'ordre établi. Historiquement, donc, le dessin est l'une des premières "armes" de contestation de l'artiste, au même titre que le pamphlet. Malgré l'intérêt grandissant qu'il suscite, et la tentative d'absorption par un phénomène inéluctable de globalisation culturelle, le dessin reste fondamentalement subversif, à la marge, et d'une efficacité redoutable : "par son aptitude à la discrétion (un dessin peut être facilement roulé ou plié et caché), c'est le procédé parfait pour transmettre l'expérience et la voix de l'autre - femme, enfant, autodidacte, esclave, prisonnier, opprimé."3 Aujourd'hui il semblerait que toute expression contestataire soit d'emblée absorbée par la culture de masse ; au sein d'une "société qui a résolument rompu avec son passé, au nom de la modernité, sans pour autant parvenir à construire un futur dont même le désir n'est plus régénérant"4, l'engagement artistique a t-il encore du sens? Graffitis, empreintes pariétales, figures humanoïdes, fantômes, squelettes, animaux anthropomorphes, créatures hybrides, démons, paysages hantés, sauvagerie, sacrifices païens et rituels archaïques,.... L'exposition lève le voile sur les zones d'ombre de l'Humanité, les œuvres dissèquent nos peurs, nos fantasmes inavoués, refoulés, nos projections, elles bouleversent notre confort intellectuel en exhibant le chaos, l'indicible, l'organique et le grouillant, le sublime côtoie le trivial, le merveilleux n'est jamais très loin de l'absurde ou du burlesque, jusqu'à la sidération...

A travers ces multiples évocations d'une Arcadie qui n'a jamais existé en tant que telle, bien avant l'ère de l'anthropocène, il s'agit de retrouver les sources d'une humanité "primitive" et animiste - réelle ou fictive, cela importe peu -, de renouer avec cet idéal indéniablement romantique de l'homme qui ne faisait qu'un avec la nature, une nature magique, habitée par les esprits contenus dans les objets, les éléments, et toutes les entités vivantes. Exposition dans l'exposition, où la scénographie participe activement de cette éruption graphique qui jaillit sous nos yeux, les œuvres rassemblées nous entraînent dans les méandres de la figuration, les artistes empruntant leurs sujets aussi bien à la culture alternative, underground, aux fanzines, qu'à l'imagerie populaire, à la littérature et à l'histoire de l'art. En ce sens ces derniers appartiennent à cette génération d'artistes qui, à partir des années 90, réinvestirent la pratique du dessin en explorant les infinies possibilités du récit, libérés de toute théorisation d'un médium qui resta à distance des questions esthétiques, en plein essor des mouvements conceptuel et post-structuraliste5 ; décuplant les possibilités narratives du dessin, les artistes nous engagent, et s'engagent eux mêmes, à "penser le dessin en terme de poésie élargie".6 Alors que la société saturée d'images dilate nos possibilités, avec cet impératif d'immédiateté dans la lecture et la compréhension des informations, le geste artistique fait acte de résistance, il nous propose une autre temporalité, celle de la contemplation et de la réflexion. L'espace d'exposition devient un microcosme bienfaiteur et régénérant, une envolée lyrique - et souvent uchronique -, au cœur de l'agitation. Il nous est donné à voir quelque chose d'autre. Cela semble peu, or cela est tout. L'engagement artistique fait sens en ce qu'il reste une responsabilité, un exercice critique indispensable à la mise en perspective des courants dominants. On se met alors à penser que Victor Hugo et Francis Picabia, pour ne citer qu'eux, n'auraient pas renié ces mauvaises graines.

Vernissage de l'exposition "Mauvaises Graines II"

[18:30-21:00] Finissage d'Edi Dubien "Je n'ai plus peur de toi"
Location:
Galerie de La Voûte
42, rue de la Voûte
75012 Paris
M° Porte de Vincennes, Picpus
France
Mobile : +33 (0)6 09 94 49 60
Mail : galeriedelavoute@gmail.com
Internet Site : www.galeriedelavoute.com
Description:
Exposition du 9 avril au 10 mai 2016
Vernissage le 8 avril 2016

Finissage d'Edi Dubien "Je n'ai plus peur de toi"

Texte écrit par Cora Maghnaoui ( Djedoui )
spécialement pour l'expo a venir

( Je n'ai plus peur de toi )

Le corps en construction anime l'excitation du nouveau corps en pleine transformation. Magnifier le corps comme un trésor, mais ne jamais avoir été l'autre corps, l'autre, le solitaire, l'autre, le battu à cause de l'autre, l'autre qui pourtant n'était pas lui. Renaître enfin à nouveau avec les autres. Une nouvelle croissance, l'innombrable lego du corps, s'attache et se détache de l'autre. Désir instinctif. Détruire l'autre à coup de défense, naissance d'un fantôme qui se construit en beauté réelle et futuriste, un nouveau monde, enfin avec le désir. La naissance d'un homme débarquant du futur, reconstruit de douleur et de cristal dans son laboratoire du passé. Fragile comme un animal, insoumis aux ordres et à l'autre qui ne souhaite s'ouvrir au futur. Se protéger ainsi de ses détracteurs et laisser place à l'autre qui l'aimera de toute sa modernité. L'artiste se cache et se montre, prouvant l'équilibre d'un paradoxe épanouissant en se fondant à l'autre d'un coup de baguette magique (en toute liberté). Edi décodifie les règles de la fatalité morale et nous transporte dans son monde ultra moderne, conte de rêve et de cauchemar. Un monde solitaire, parsemé d'un long chemin de cruauté. L'artiste les a dans la mémoire mais aujourd'hui il n'a plus peur d'eux. Edi renaît. Débarrassé de son passé incompris, fragile, solitaire, une chaise en attente ou alors pour l'autre, l'autre qu'il attend, l'autre depuis toujours, celui qui le protégeait quand il se cachait pour ne plus se trouver face à leur haine. Ses fantômes, les seuls bienveillants le faisaient réapparaitre dans le reflet de la mare bleu. Ce bleu confondu, transporte le corps, de celui qui s'en va et fait réapparaître l'autre. Couleur pastel, inverser les cieux pour tromper les codes. Transformer le monde. Etre là. Défier les règles de toute son évidence Attendre encore, mais pour mieux revivre, renaitre encore une autre fois, tout en étant l'autre, celui qui disparaît et laisse place à l'autre, l'autre qui s'échappe dans la mémoire, celui qui souffrait, disparaît peu à peu, celui qui subissait, le refoulement et la frustration de celui qui le persécutait. Edi tout en cristal. Ne plus avoir peur de l'autre. L'enfance, sa vie s'étire de lucidité en lucidité et le rendra encore plus libre que les autres, ceux qui ont essayé de le mettre à terre pour l'empêcher de renaitre à nouveau avec ses grandes ailes, déployant sa liberté au dessus d'un monde fermé à tout épanouissement de l'être humain en évolution, celle qui nous rend libre.

Il n'est pas indifférent que Edi Dominique Dubien, qui affirme avec force être « dans chacune de mes œuvres » ait repris La Chambre à Arles (la troisième version, celle qui se trouve au musée d'Orsay) dont on sait qu'elle constitue peut-être un autoportrait « en creux » de Van Gogh. Le peintre solitaire se serait allégorisé dans une pauvre chaise, dramatiquement présente dans cet extraordinaire jeu de couleurs complémentaires. Or Dubien a traité La Chambre en noir et blanc, seul le lit conservant sa célèbre tonalité jaune, et a ajouté à droite une robe sobrement dessinée en quasi transparence, partiellement bleue. On ne peut pas ne pas rapprocher ce tableau de 2012 d'un autre, réalisé l'année précédente sous le titre Cendrillon. Or on ne voit pas la malheureuse créature de Perrault, mais un Pinocchio à l'air triste menacé par une pluie de chaises, revêtu de la même robe bleue. Nous ne doutons pas qu'il s'agisse ici d'un subtil autoportrait par celui qui a écrit : « Ni les coups, ni la culpabilité que se traîne chaque enfant maltraité ne m'a empêché de créer et de faire ma transition, peut-être plus difficilement que d'autres. »

Edi Dominique Dubien n'a évidemment pas la prétention de se comparer à Van Gogh, mais tout se passe, dans l'ensemble de sa peinture où dominent les autoportraits, comme s'il avait compris que lui aussi pratique une écriture picturale de l'extrême, mettant au bord du vide le tracé des rapports du sujet à son absolu, à cette Chose inaccessible dont il arrache quelques signes. Dubien peint sa vie, non exempte de terribles souffrances comme celle de Van Gogh, il la peint non pas pour raconter mais pour se manifester, pour littéralement s'écrire comme sujet, et s'écrivant, apprendre à s'effacer et faire face à l'œuvre venant se placer entre lui et la Chose qu'il poursuit. Dans Baiser doux, son autoportrait de profil approche ses lèvres d'un crâne mortuaire : que ce tableau apparemment morbide ne nous conduise surtout pas à confondre l'effort pictural de Dubien avec on ne sait quelle expérience masochiste.

Simplement, comprenons que la puissance rare de ces peintures vient d'un « vouloir faire l'œuvre » s'apparentant à un « vouloir montrer sa détresse » qui effectivement se situe, comme chez Michaux ou Artaud par exemple, au bord d'un déséquilibre.
Au bord seulement. Car il y a l'art, qui le sauve. Mais plus intensément que d'autres, parce qu'il a plus souffert que d'autres ( « J'ai trop connu le refus parce que j'étais différent »), Edi Dominique Dubien rejoint dans sa démarche ce que Freud disait de la Mélancolie : toute création plonge l'artiste dans un état de « dépendance du Moi » dont la sublimation et la création sont les produits les plus évidents de la transformation d'une pulsion en quelque chose dont on pourra dire : c'est beau, c'est fort.

Oui, belle et forte apparaît l'œuvre d'Edi Dominique Dubien. « Mais à quel prix » murmurera l'amateur capable de lire les messages que l'artiste adresse au monde, comme des bouteilles à la mer. Les autoportraits du peintre dans son enfance ou tel qu'il se voit aujourd'hui s'additionnent selon des Suites évolutives, se multiplient dans une sorte de hâte angoissée. Comment ne pas revenir au Van Gogh acharné dans son entreprise forcenée de peindre encore et toujours : « Je cherche à saisir le passage désespérément rapide des choses dans la vie… » Là, décidément, se trouve l'une des clefs essentielles de la création plastique d'Edi Dominique Dubien qui nous déconcerte autant qu'elle nous attire.

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