Tuesday, May 10, 2016
Public Access


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Category: All

10
May 2016
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  Exposition "Napoléon à Sainte-Hélène - la conquête de la mémoire"
Location:
Musée de l'Armée
Hôtel national des Invalides
129, rue de Grenelle
75700 Paris 07 SP
M° La Tour-Maubourg, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 44 42 38 77
Mail : accueil-ma@invalides.org
Internet Site : www.invalides.org
Description:
6 avril - 24 juillet 2016
Tous les jours de 10h à 18h

Conditions d'accès : exposition seule : 8,50€ / musée et exposition : 12€

18 juin 1815, la bataille de Waterloo sonne le glas de l'Empire. Napoléon, vaincu, prend la route de l'exil. Craignant un éventuel retour de l'homme des Cent Jours, l'Angleterre fait le choix de la dernière demeure de l'Empereur : ce sera Sainte-Hélène, petite île hérissant ses reliefs hostiles au milieu de l'Océan Atlantique. Napoléon y débarque avec ses plus fidèles compagnons et s'installe à Longwood House, logis pour le moins modeste dans lequel il finira ses jours.

Organisée autour de l'opération exceptionnelle de restauration des meubles de Longwood House, l'exposition Napoléon à Sainte-Hélène. La conquête de la mémoire offre au public français l'occasion unique de venir contempler le mobilier qui entourait l'Empereur au moment de sa mort. Les vestiges impériaux, que Napoléon a réussi à emporter avec lui, entrent en résonance avec la précarité de sa condition de prisonnier. Que reste-t-il alors de l'Empereur, que reste-t-il de l'homme ? Napoléon se lance dans sa dernière conquête, celle de la postérité et fait de Sainte-Hélène le lieu de l'écriture de la légende, dès avant sa mort, le 5 mai 1821.

Cette exposition produite par le musée de l'Armée, est organisée avec le soutien de la Fondation Napoléon, du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, des Domaines nationaux de Sainte-Hélène, du musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau et du gouvernement de Sainte-Hélène, ainsi que du CIC, grand partenaire du musée de l'Armée.



Vernissage "Napoléon à Sainte-Hélène - la conquête de la mémoire"
Lit de camp de Napoléon Ier à Sainte-Hélène
Provenance : musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau
© DESOUCHES, Marie-Jean

Vernissage "Napoléon à Sainte-Hélène - la conquête de la mémoire"
Masque mortuaire

JAMES BOND, 007 L'Exposition - 50 ans de style Bond
Location:
Grande Halle de la Villette
Parc de la Villette
211, avenue Jean Jaurès
75019 Paris
M° Porte de Pantin, Porte de la Villette
France
Phone : +33 (0)1 40 03 75 75
Internet Site : www.villette.com
Description:
Du 16 avril au 4 septembre 2016

DE LUNDI À VENDREDI 10H30 - 19H30
Dernière entrée 1h avant la fermeture
SAMEDI, DIMANCHE ET JOURS FÉRIÉS 9H30 - 20H
Dernière entrée 1h avant la fermeture

FERMETURES EXCEPTIONNELLES
Fermetures exceptionnelles les 26, 27, 28 et 29 mai à 14h et le 5 juin 2016 toute la journée

Tarifs
Adultes 21,99 €
Enfants (-12 ans) 16,99 €
Enfants (-4 ans) Gratuit
Pack Famille (2 adultes + 2 enfants) 69,99 €
Lundi (hors juillet-août) 18,99 €
Personne handicapée 18,99 €
Billets horaires par tranches de 30 mn

Infos & Réservations : www.jamesbond007-exposition-paris.fr
#Expo007Paris

Ce printemps, la Grande Halle de la Villette accueillera James Bond 007, l'exposition, 50 ans de style Bond. Une expérience qui plongera le visiteur au cœur du processus de création et de développement du style Bond tout au long de ses 50 ans d'histoireà travers les stars emblématiques, les costumes, les véhicules, les gadgets, les effets spéciaux, les illustrations, les destinations exotiques, les armes, les cascades et les accessoires.

Le parcours de l'exposition permettra de découvrir l'univers Bond à travers différents angles : les séquences d'ouverture des films, les territoires étrangers, le travail créatif de Ian Fleming, la section Q...

Pour la première fois en Europe, des pièces exclusives issues du tournage de Spectre seront présentées !

Le public pourra notamment découvrir l'Aston Martin DB10, le costume blanc de Daniel Craig, la robe en satin portée par Léa Seydoux, le pc portable de Q, le corset de Monica Bellucci...

Depuis ses débuts au Barbican Centre à Londres en 2012, Designing 007 a été présentée à Toronto, Shanghai, Melbourne, Moscou, Rotterdam, Madrid et Mexico.

Le Barbican Centre et EON Productions ont uni leurs forces pour créer une exposition exceptionnelle conçue par Ab Rogers grâce à un accès sans précédent aux archives de production d'EON, et en collaboration avec l'historienne de mode Bronwyn Cosgrave et la créatrice de costumes primée aux Oscars® Lindy Hemming.

JAMES BOND, 007 L'Exposition - 50 ans de style Bond

08:00 [08:30] Festival Futur en Seine 2016 : Conférence de presse de présentation
Location:
La Gaîté Lyrique
3 bis, rue Papin
75003 Paris
M° Réaumur - Sébastopol
France
Mail : presse@gaite-lyrique.net
Internet Site : www.gaite-lyrique.net
Description:
Invitation à la Conférence de presse de présentation du festival Futur en Seine 2016

Tous hackés ? Tous hackers !
Futur en Seine propose cette année un véritable manifeste, nous invitant à poser un regard optimiste et lucide sur les bouleversements engendrés par le numérique dans nos vies. L'édition 2016 réaffirme que le numérique est un levier puissant pour (re)prendre la main sur notre avenir, démoder les modèles, donner la capacité d'agir et de contribuer, en un mot : replacer plus que jamais l'humain au cœur de la technologie.
Mardi 10 mai à partir de 8h30 à la Gaîté lyrique
(3bis Rue Papin, 75003 Paris - plan d'accès)

*Conférence de presse précédée d'un accueil petit déjeuner

À cette occasion, vous pourrez découvrir le programme du festival, tester en avant première des projets présentés en exclusivité, et échanger avec leurs concepteurs !

En présence de :

Jérôme Chartier, Vice Président de la Région Île-de-France, chargé de l'économie et de l'emploi
Stéphane Distinguin, Président de Cap Digital
Eric Scherer, Commissaire de Futur en Seine 2016, Directeur de la prospective de France Télévisions
Camille Pène, Directrice de Futur en Seine

Inscription : presse@futur-en-seine.paris
FUTUR EN SEINE 2016 C'EST

Le Village des innovations, un dispositif exceptionnel installé du 9 au 12 juin au cœur du quartier des Arts & Métiers à Paris, entre la Gaîté lyrique, le Carreau du Temple et le Square Chautemps :

150 innovations en démo : pour découvrir les dernières nouveautés françaises et internationales sur les thèmes du sport, du quotidien (santé, ville, maison...), du business, de la data, des loisirs, du making et de la formation et 12 prototypes financés par la Région Île-de-France !

Un cycle de conférences visionnaires « Tous hackés ? Tous hackers ! » Pour reprendre la main sur notre avenir grâce au numérique, curaté par Eric Scherer, Directeur de la prospective de France Télévisions : smart city, e-sport, données personnelles, emploi de demain, intelligence artificielle, Sport et data, Robots et humains connectés, nouveaux hackers...venez réfléchir sur les enjeux de notre futur !

Un programme business pour les professionnels : une convention d'investisseurs, des sessions de pitch et de networking, des conférences sur la transformation numérique et des ateliers sur les marchés du numérique...

Futur en Seine donne la parole à la jeunesse, aux entrepreneurs et aux acteurs du changement qui proposent un futur innovant, engagé, audacieux et enthousiaste ! : Paul DUAN, Fondateur de l'ONG Bayes Impact, Anaïs BARUT, Présidente de DAMAE Medical, Gaël MUSQUET, porte-parole d'OpenStreetMap France, Bertin NAHUM, Président de Medtech, Robert RIENER, créateur du Cybathlon, Laurence DEVILLERS, Professeure à l'université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d'informatique pour la mécanique et les sciences de l'ingénieur du CNRS, Kayane, animatrice et joueuse professionnelle de e-Sport, Salvatore IACONESI, l'homme qui a hacké son cancer... et bien d'autres personnalités encore !

Des ateliers pour toute la famille : des labos éducatifs, des jeux, des découvertes et des initiations...

Un programme festif : Des soirées, des concerts, des expériences digitales à 360°...

Un focus sur le sport connecté : une Zone démo pour les startups du sport, des conférences, un playground connecté, une compétition de e-sport, et des événements lié au sport dans toute la région...

Des entreprises innovantes et des acteurs de l'innovation : Digital Essence - LED's CHAT - Association Quatorze - Les petits débrouillards - Nanocloud Software - OIP Solutions - Reelevant - MATCHIC LABS - craft AI - Twistengine - Tekmon Geomatics - Deepki - WAX Science - Cozy Cloud - Tangible Display - Dataveyes - BorderCloud - FANVOICE / Crowd Prediction - Avoka - Bibliothèques Sans Frontières - Institut de recherche et d'innovation - Prismallia - TestWe - LVnextcentury - Sonic Solveig - Labex Arts-H2H - Université Paris 8 - Ynnis - Sicher-im-Inter.net eG - Hihilulu Company Limited - EDF Energy R&D UK Centre - Augmented Acoustics - AskAnna - Jnuine - Mosquito - Byzon Media - Cocktail Square - Nubi - Current Productions - Medialab AFP - Art digital et Numérique - Vinyl It - Jamshake - Boombox - Nunki - PIQ - GuestViews - LeSondier - EnsadLab EN-ER Spatial Media - Speedernet - Readi Design LAB, École de design Nantes Atlantique - Honkytonk Films - Notch Interfaces Inc. - coChange - Lucie Labs - SYOS - EAB Engineering - Advertiseat - ActivUP - Cityzen Sciences - Kalkin - Woma - Timmpi - Millesia - BodyCap - REVORA Concept - Equisense - AG Sport Digital - Checkpoints- FFR - Holodia - Sports.ru - Trimaran - Scale-1 Portal - Natural Grass - Wynd - Quatre Epingles - Farway.io - Puzzle-Lab - Koondal - SYS - Still Human - Stimul'Activ - DAVI - Tabbya - Hubert SAS - Meta-Coaching - Zippyware - Stimul - Liva - COGIBOT - Angus.ai - The Data Driven Company - WeNow - Pl'EASE - Reforest'Action - Fairphone - BionicPlus - DIAKSE - E.Sensory - OùRéparer.com - WB Technologies - Mocaplab - Santech - Intelligence Power Group - BBRC - Fluidion - Watchfrog - Intuitart - Zagatub - SGMAP - INA - MOVEO - IGN - Wallonie Bruxelles - Société Générale - Le Tremplin - JC Decaux - INRIA - Editis - ANR - Planète Sciences - Magic Maker - Les Voyageurs du code - Teen Code - WOMA - La Nouvelle Fabrique

FUTUR EN SEINE 2016 C'EST AUSSI

150 événements pendant le Off jusqu'au 19 juin dans toute la Région Île-de-France

Pour plus d'information contactez-nous : presse@futur-en-seine.paris

Site Internet : www.futur-en-seine.paris

À propos de Futur en Seine (http://www.futur-en-seine.paris)

Créé en 2009 par Cap Digital, pôle de compétitivité et de transformation numérique, Futur en Seine est le premier événement international dédié à l'innovation numérique. Chaque année le festival présente durant dix jours les dernières innovations françaises et internationales aux professionnels et au grand public, et permet la création d'un espace de réflexion, de rencontres, de débats, et de partage sur le futur et ses enjeux. Futur en Seine est soutenu activement par la Région Ile-de-France et la Mairie de Paris.

À propos de Cap Digital (http://www.capdigital.com)
Créé en 2006, Cap Digital est le pôle de compétitivité et de transformation numérique. Il regroupe 1010 adhérents composés de PME, ETI/GE/EPIC, écoles, universités et investisseurs en capital. Cap Digital œuvre à faire de la Région Île-de-France l'une des références européennes du numérique tant d'un point de vue économique que stratégique. Cap Digital organise le festival Futur en Seine, rendez-vous mondial annuel des forces vives de la création, de l'innovation et de l'économie numérique désireuses d'exposer, rencontrer, débattre, d'exprimer et de partager une vision du futur avec le grand public.

Contact presse
Emeric Latimier
presse@futur-en-seine.paris
06 99 06 15 41

09:00  
10:00 [10:00-12:00] Frühstück Spécial Salon de Milan
Location:
matériO
8, rue Chaptal
75009 Paris
M° Pigalle, Saint-Georges
France
Phone : +33 (0)1 40 82 98 48
Mail : hello@materio.com
Internet Site : www.materio.com
Description:
Frühstück matériO consacré au retour du salon de Milan.
Un panorama des coups de cœur locaux, à deux voix, matériO + Kamel Brik, au commande du site www.deco-sourcing.com.
Frühstück réservé aux membre, inscription obligatoire à : hello@materio.com

[10:00] Présentation presse du FITE
Location:
Musée Guimet
Musée National des Arts Asiatiques - MNAAG
6, place d'Iéna
75116 Paris
M° Iéna
France
Phone : +33 (0)1 56 52 53 00
Fax : +33 (0)1 56 52 53 54
Internet Site : www.guimet.fr
Description:
Présentation presse du FITE,
Festival International des Textiles Extra ordinaires, de sa thématique 2016 « Rebelles »
et de son exposition associée

REBELLES
21 juin - 31 décembre 2016
au musée Bargoin de Clermont-Ferrand

Cet été les rebelles s'installent au musée Bargoin de Clermont-Ferrand et ont leur festival du 20 au 25 septembre 2016!

À partir du 21 juin prochain l'exposition REBELLES examine de manière sensible et humaine comment la rébellion non violente est abordée dans le monde avec, pour supports d'expérimentation, des créations textiles issues des cinq continents.
De pièces patrimoniales en créations contemporaines le parcours de REBELLES aborde en trois volets les différents aspects de la rébellion :

« incarner la cause, exprimer la rébellion et se révolter ».

De Ghandi vêtu de son kadhi aux chemises Madiba portées par Nelson Mandela, des coiffes madras des Antilles aux créations contemporaines de Jan Ulrick Desert ou encore Hassan Musa, de Vivenne Westwood à Walter Van Beirendonck, du smoking féminin d'Yves Saint Laurent à la jupe pour homme de Jean-Paul Gaultier... l'exposition REBELLES s'impose comme le temps fort et le centre névralgique de la 3e édition du FITE* - Festival International des Textiles Extra ordinaires qui se tient tous les deux ans à Clermont-Ferrand.

*Le FITE, Festival International des Textiles Extra ordinaires est une coproduction entre l'association HS_Projets, le musée Bargoin et la Ville de Clermont-Ferrand.

La semaine du festival se tiendra 20 au 25 septembre 2016, avec notamment au programme :
des rencontres autour des rebelles, des rendez-vous avec les créateurs, des ateliers de création de costumes rebelles « pour aller au Bal », des projections de courts métrages selon la thématique rebelles tous les soirs, un défilé de mode publique, une vente aux enchères caritative, un marché/showroom de créateurs du domaine textile et un bal costumé « rebelles » en clôture du festival.

Pour confirmer votre présence et toute autre demande :
anne samson communications
Camille Delavaquerie / Andréa Longrais
01 40 36 84 34 / 01 40 36 84 32
camille@annesamson.com / andrea@annesamson.com

[10:00-12:00] Vernissage presse de l'exposition "Francesca Woodman - On Being An Angel"
Location:
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis
75014 Paris
M° Gaîté, Edgard Quinet
France
Phone : +33 (0)1 56 80 27 00
Fax : +33 (0)1 56 80 27 01
Mail : contact@henricartierbresson.org
Internet Site : www.henricartierbresson.org
Description:
>> RSVP

La Fondation Henri Cartier-Bresson présente l'exposition "Francesca Woodman - On Being an Angel" du 11 mai au 31 juillet 2016.

Par son travail profondément intime et sensible, fondé sur l'exploration perpétuelle du soi et du médium, Francesca Woodman (1958-1981) fait de la photographie sa seconde peau. L'artiste a quasi exclusivement utilisé son corps dans ses images, ainsi je suis toujours à portée de main, explique-t-elle, quand l'urgence de la représentation se manifeste. Malgré sa disparition prématurée à l'âge de vingt-deux ans, Francesca Woodman laisse une impressionnante production visuelle. Ses photographies dévoilent de multiples influences allant notamment du symbolisme au surréalisme mais sa précocité est prodigieuse.

L'exposition est constituée d'une centaine de tirages, vidéos et documents. Elle est conçue en collaboration avec l'Estate Francesca Woodman à New York et Anna Tellgren, commissaire. Après le Moderna Museet de Stockholm et FOAM à Amsterdam, la tournée européenne s'achèvera au Moderna Museet de Malmö.

L'ouvrage Francesca Woodman - Devenir un ange est publié en France aux Éditions Xavier Barral à l'occasion de l'exposition. Il propose trois essais écrits par Anna-Karin Palm, romancière suédoise, Anna Tellgren commissaire de l'exposition et George Woodman, le père de l'artiste.

Vernissage presse de l'exposition "Francesca Woodman - On Being An Angel"
Francesca Woodman, Self-deceit #1, Rome, Italie, 1978 © George and Betty Woodman

[10:30-13:00] Vernissage presse de Daniel Buren "L'Observatoire de la lumière"
Location:
Fondation Louis Vuitton
8, avenue du Mahatma Gandhi
75116 Paris
M° Les Sablons
France
Phone : +33 (0)1 40 69 96 00
Mail : contact@fondationlouisvuitton.fr
Internet Site : www.fondationlouisvuitton.fr
Description:
>> invitation Contact presse
Andréa Azéma - aazema@brunswickgroup.com / 07 76 80 75 03

Poursuivant son engagement en faveur de la création contemporaine et suscitant des rencontres inédites avec son architecture, la Fondation Louis Vuitton présente à partir du 11 mai 2016 une oeuvre temporaire de Daniel Buren. Conçue en dialogue étroit avec le bâtiment de Frank Gehry - dont l'architecture appelle l'inspiration des artistes - « L'Observatoire de la lumière » va se déployer sur l'ensemble des verrières, élément emblématique de l'édifice.

Les douze voiles, constituées de 3600 verres, seront recouvertes en quinconce de filtres colorés qui sont à leur tour, ponctués à distances égales les uns des autres par des bandes alternativement blanches et vides, axées perpendiculairement au sol. Les treize couleurs retenues vont faire apparaître et disparaître des formes colorées toujours changeantes selon les heures et les saisons. À travers un jeu de couleurs, de projections, de reflets, de transparences et de contrastes, à la fois intérieur et extérieur, Daniel Buren va offrir un nouveau regard sur le bâtiment.

Artiste majeur de la scène internationale, Daniel Buren (1938-FR) développe depuis les années 1960 une oeuvre radicale, caractérisée par l'utilisation de son « outil visuel » (des bandes verticales alternativement blanches et colorées de 8,7 cm de large). Il est passé d'un travail sur la peinture (1965-1967) à un travail sur l'espace et son contexte. Toutes ses oeuvres sont désormais conçues en fonction des particularités de leur lieu d'accueil et sont réalisées in situ, aussi bien dans l'espace public que dans les musées et les galeries d'art.

« Daniel Buren a conçu un projet grandiose, pertinent et enchanteur, fruit d'un dialogue véritable avec Frank Gehry et son bâtiment. Son oeuvre répond magnifiquement à l'architecture dans la continuité d'un travail, initié dès les années 1970, où se croisent couleurs, transparence et lumière. »
Bernard Arnault, Président de la Fondation Louis Vuitton

Vernissage de Daniel Buren "L'Observatoire de la lumière"

11:00
12:00
13:00  
14:00  
15:00 [15:00] Inauguration de l'exposition « Mémoires de Roms »
Location:
Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 76 40 40
Internet Site : www.paris.fr
Description:
Anne Hidalgo, Maire de Paris, inaugurera mardi à l'Hôtel de Ville, aux côtés du Père Patrick Desbois, l'exposition « Mémoire Rom : 70 ans après les survivants du génocide parlent ». Elle rendra hommage aux victimes du génocide des Roms de l'Est de l'Europe pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Roms sont victimes de la barbarie des nazis et de leurs collaborateurs. En ex-Union soviétique occupée et en Roumanie, ils sont victimes de la politique génocidaire. Fusillés par les Einsatzgruppen et autres unités allemandes, déportés dans des camps aux conditions épouvantables en Transnistrie roumaine, ils sont des dizaines de milliers à avoir été assassinés entre 1941 et 1944.

L'exposition « Mémoire Rom : 70 ans après les survivants du génocide parlent », présentée à l'Hôtel de Ville du 11 mai au 2 juillet, aborde le destin des Roms de l'Est de l'Europe. Elle retrace l'avant-guerre et la diversité des groupes roms, l'arrestation, la déportation et l'assassinat des Roms. Différents panneaux présentent des photographies d'époque, des textes historiques, des portraits de survivants roms, ainsi que des extraits vidéo de leurs interviews menées par l'association Yahad-In Unum.

Anne Hidalgo, Maire de Paris, inaugurera le 10 mai prochain l'exposition au côté du Père Patrick Desbois, président de l'association Yahad-In Umun, qui travaille depuis une dizaine d'années à interviewer les témoins de la Shoah ainsi que les survivants roms. Cette exposition a pour objectif de faire connaître à un très large public le génocide des Roms de l'Est de l'Europe pendant la Seconde guerre mondiale et de faire taire les préjugés et les discriminations dont ils sont encore victimes à travers l'Europe.

Personnalités présentes :
- Anne Hidalgo, Maire de Paris
- Père Patrick Desbois, président de l'association Yahad-In Unum
- Hélène Bidard, adjointe à la Maire en charge de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits humains
- Catherine Vieu-Charier, adjointe à la Maire en charge de la mémoire, du monde combattant et correspondant Défense

16:00  
17:00 [17:00-20:00] Dédicace de Brecht Evens
Location:
Galerie Martel
17, rue Martel
75010 Paris
M° Château d'Eau, Gare de l'Est, Poissonnière
France
Phone : +33 (0)1 42 46 35 09
Mobile : +33 (0)6 10 19 30 02
Mail : contact@galeriemartel.fr
Internet Site : www.galeriemartel.com
Description:
exposition "Travel Book Louis Vuitton Paris"
du 4 mai au 2 juillet 2016
vernissage le mardi 3 mai à partir de 18h30
dédicace le mardi 10 mai de 17h à 20h

Dédicace de Brecht Evens

[17:30-20:00] Vernissage de l'exposition collective de gravures
Location:
Association culturelle franco-japonaise de Tenri
Espace culturel Bertin Poirée
8, rue Bertin Poirée
75001 Paris
M° Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 76 06 06
Fax : +33 (0)1 44 76 06 13
Mail : ecbp@tenri-paris.com
Internet Site : www.tenri-paris.com
Description:
Jumpei MIKAMI, Ryuichi MAEDA, Sayuri KOBAYASHI, Takuma SAKAMOTO - TAKUMAX, Yoko EBE / Gravures

« Exposition de gravures »

- Jumpei MIKAMI -
La forme d'un oeuf possède une multiplicité de significations, vacillant entre le concret et l'abstrait. Mes oeuvres représentent l'élan de vie généré par cet oeuf sous toutes ses formes.

- Ryuichi MAEDA -
Une harmonie plurielle naît de l'attention que nous portons aux choses qui nous entourent. Le retour à des motifs formés à travers la transformation des couleurs en espace.

- Sayuri KOBAYASHI -
C'est comme si la gravure me permettait de tricoter ce qui touche mon coeur s'y accumule parfois de manière obsessionnelle. C'est ma thérapie, elle m'aide à être moi-même.

- Takuma SAKAMOTO -
Mon inspiration créatrice vient de la relation que je noue avec les autres. Les thèmes de mes travaux sont l'amour, la famille, les amis, les amants, ainsi que le sentiment de compassion.

- Yoko EBE -
La création de mes gravures m'apporte une grande joie, en même temps qu'elle me donne l'importance du temps. Je voudrais qu'elles puissent procurer des sentiments simples à ceux qui les admirent.

Exposition : du 10 au 28 mai
Vernissage : mardi 10 mai, 17h30-20h

Vernissage de l'exposition collective de gravures : Jumpei MIKAMI, Ryuichi MAEDA, Sayuri KOBAYASHI, Takuma SAKAMOTO - TAKUMAX, Yoko EBE


[18:00] Inauguration du studio Patrick Bruel
Location:
RFM
28, rue François 1er
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt, Alma - Marceau
France
Internet Site : www.rfm.fr
Description:
en présence de Patrick Bruel

[18:00] Table ronde "Une Histoire du Flou"
Location:
Galerie Bernard Jordan
77, rue Charlot
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Temple, République
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 61
Mail : galerie.bernard.jordan@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriebernardjordan.com
Description:
À l'occasion de la publication "Une Histoire du Flou, aux frontières du visible" de Michel Makarius aux Éditions du Félin, une table ronde aura lieu le mardi 10 mai à 18 heures à la galerie avec Olivier Schefer et Frédéric Valabrègue en présence des artistes.

[18:00-21:00] Vernissage "Le Musée du Tout-Monde & Agora Mundo"
Location:
Cité Internationale des Arts
18, rue de l'Hôtel de Ville
75180 Paris Cedex 04
M° Pont Marie, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 78 71 72
Fax : +33 (0)1 42 78 40 54
Mail : contact@citedesartsparis.fr
Internet Site : www.citedesartsparis.net
Description:
Durant ce mois de mai, l'Institut du Tout-Monde et l'association Yehkri présentent « Le Musée du Tout-Monde & Agora Mundo », exposition collective d'artistes d'Amérique Latine de la Caraïbe, construite autour des artistes et des oeuvres qui participaient au Musée M2A2 conçu par Edouard Glissant comme un musée nomade et itinérant.

Autour des questions des origines et du métissage de la créolité artistique et culturelle, l'exposition traite aussi des rapports entre tradition(s) et modernité(s), entre culture et politique à la confluence de l'histoire, de la sociologie et de l'esthétique.

Des rencontres et projections accompagneront l'exposition, notamment :

• Samedi 7 mai, Conférence de Denetem Touambona (18h)
• Mardi 10 mai, Journée des Mémoires / Les 10 ans de l'ITM (14h-19h)
• Jeudi 12 mai, Cycle « Penser la Caraïbe, penser le monde », conférences de Christine Chivallon et Yves Chemla / Cycle « Diversité des expériences et cuases communes », conférence d'Edwy Plenel (14h-20h)
• Jeudi 19 mai, Cycle « Diversité des expériences et causes communes », conférence de Balveer Arora (18h)
• Samedi 21 mai, Journée Edouard Glissant / Les 10 ans de l'ITM (21 mai)

Vernissage le mardi 10 mai 2016 à partir de 18h
Exposition du 3 au 21 mai 2016 (fermeture les dimanches 8 et 15 mai)
Entrée libre, de 14h à 19h

> Programme complet : tout-monde.com

[18:00-21:00] Vernissage d'Ingrid Godon "derrière la porte"
Location:
L'Art à la Page
12, rue Servandoni
sur cour / interphone
75006 Paris
M° Mabillon, Saint-Sulpice, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 43 57 84 95
Mobile : +33 (0)6 07 66 71 07
Mail : artalapage@artalapage.com
Internet Site : www.artalapage.com
Description:
illustrations, dessins, monotypes

exposition-vente du 11 mai au 9 juillet 2016

INGRID GODON est née en Belgique en 1958 . Après un passage à l'Académie des Beaux-Arts de Lier où l'un de ses professeurs remarque son talent, elle commence à publier comme illustratrice. C'est le début d'une importante bibliographie, pour les enfants tout d'abord, puis depuis quelques années pour les adultes également avec un album très remarqué, "J'aimerais", publié en français par les éditions La Joie de Lire en 2013 ; portraits d'enfants accompagnés de textes de Toon Tellegen. Dès lors la voie est ouverte à des publications pour les plus grands, donnant lieu à des livres illustrés librement de dessins, monotypes, peintures ... avec pour support, le papier, le carton, le bois,

Ainsi, pour cette exposition à la galerie, nous avons souhaité faire découvrir un ensemble d'oeuvres - portraits pour la plupart - provenant de quelques livres récents non édités en français dont trois pour les plus grands: De bank, Porselein, Het laatste station van de wereld ( biographie du peintre Emile van Doren ) et un autre pour les plus jeunes, Een zondag met Caillebotte ( à propos du peintre Caillebotte ) . Il y est question de solitude, de questionnements, de couleur, de peinture, de création ...

La démarche artistique d'Ingrid Godon est "inspirée par une recherche de la simplicité, d'une ligne épurée, d'un cheminement vers l'essentiel."

Vernissage d'Ingrid Godon "derrière la porte"

[18:00-20:00] Vernissage de Jannis Kounellis
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
Du 10 mai au 30 juillet 2016
Vernissage le mardi 10 mai de 18 à 20 heures

Rendez-vous au vernissage de l'exposition Jannis Kounellis qui rend hommage à l'une des figures majeures de l'art du XXe et du XXIe siècle.

Avec cette exposition la Galerie Karsten Greve a l'honneur de rendre hommage à l'une des figures majeures de l'art du XXe et du XXIe siècle. Présentant une dizaine d'œuvres réalisées entre 1963 et 2010, l'exposition offre un voyage dans le travail de Jannis Kounellis, où la métamorphose plastique correspond à l'étendue du périple parcouru, et toujours en cours. Poursuivant une collaboration qui date de plus de trente ans, la Galerie Karsten Greve a décidé de consacrer une exposition à Jannis Kounellis pendant le 80e anniversaire du peintre pauvre par excellence, ayant su sortir la peinture du tableau.

Jannis Kounellis a vingt ans lorsqu'il quitte sa Grèce natale et s'inscrit à l'Académie des Beaux-arts de Rome. On est en 1956 : l'Italie a survécu aux premières fatigues de l'après-guerre et s'apprête à des années d'innovation, entre autres artistique. Bien que l'environnement créatif de l'époque soit principalement caractérisé par l'art informel, Jannis Kounellis prend ses distances vis-à-vis de cette tendance abstraite et gestuelle. Face à une période historique faite d'hésitation, d'espoir puis aussi de désenchantement, Jannis Kounellis se laisse guider par une certitude : que l'héritage culturel classique, vaste, tragique, encombrant et merveilleux, sert. Et qu'il sert non seulement au présent mais également à dessiner le futur. Amoureux de l'art italien et de « l'inévitable dramaturgie » qui est pour lui la manifestation de l'ancrage catholique de la culture italienne, Jannis Kounellis choisit donc cette côte de la Grande-Grèce pour déployer son discours plastique.

L'alphabet de Kounellis, sa première exposition personnelle, se tient à Rome en 1960 chez la galerie La Tartaruga. À cette époque Kounellis est encore étudiant et peint des signes tirés du paysage urbain et des panneaux de signalisation routière : accrochant les tissus directement aux murs de son appartement, il crée ainsi un alphabet fragmenté et personnel fait de lettres, flèches et autres symboles qui rythment et créent l'espace pictural. En s'emparant de ce langage urbain, Kounellis semble faire référence au sens premier de la polis, cœur de la vie publique ayant vu la naissance de la pensée : puisque l'art, lui aussi, est chose publique.
Autre grand berceau de la civilisation, la mer est aussi présente dans les œuvres des années 60. L'œuvre Pireo (1963), portant le nom du port d'Athènes où Jannis Kounellis est né, évoque métaphoriquement la question du sort de l'héritage culturel classique, ce soleil qui vient de se lever ou qui est peut-être en train de se coucher. Réalisée l'année suivante, l'œuvre sur toile Sans titre (1964) témoigne par contre du rôle du rythme et de l'espace qui amènera aux installations scénographique réalisées à partir des années 70.

L'œuvre Sans titre (1968) est conçue un an après l'exposition Arte Povera organisée à Gênes par Germano Celant : c'est ainsi que le critique nomme art pauvre cette génération se caractérisant par la sobriété des matériaux utilisés. Le langage de Jannis Kounellis mais aussi celui de Giovanni Anselmo, Giuseppe Penone, Mario Merz, Michelangelo Pistoletto, Gilberto Zorio et des autres protagonistes de ce courant vise en effet à l'annulation de l'écart entre création artistique et vie quotidienne : la formule « nature et culture » n'était alors plus une dichotomie mais devient finalement binôme. La laine, la corde et le bois - matériaux que l'on retrouve dans les œuvres de 2000 et 2004 -, témoignent de ce retour à la vie modeste, à la vie de port ou de village, aux outils de travail.

Tant dans leur sens propre que dans celui figuré, les thèmes de l'origine, de l'exile et de l'appartenance sont omniprésents dans le travail de Jannis Kounellis. Se composant d'un lit d'hôpital militaire, Sans titre (2010) est particulièrement explicite : la couette en laine, bien connue par qui a fait le service militaire, recouvre un corps en acier, pointu et froid. À la fois anonyme et universelle, cette forme couchée nous ramène à l'une des questions les plus présentes et complexes de nos jours, celle de l'asile, de la fuite et de l'abri. Soulignant depuis plus de 50 ans les tendances et les risques d'une société passionnée par la consommation, le travail de Jannis Kounellis se confirme une fois de plus d'une actualité étonnante.

Jannis Kounellis est né au Pirée, Athènes, en 1936. En 1956 il s'installe à Rome où il s'inscrit à l'Académie des Beaux-arts et suit les cours de Toti Scialoja. La galerie romaine La Tartaruga lui consacre sa première exposition en 1960. Participant à l'exposition de groupe Arte Povera organisée par Germano Celant à Gênes en 1967, Jannis Kounellis est rapidement considéré comme l'un des représentants majeurs de ce courant artistique. L'année 1969 marque un tournant dans son travail avec l'exposition à la galerie L'Attico, où sont présentés des chevaux attachés aux murs d'une salle exposant, outre les animaux, leurs hennissements, bruits et odeurs. Ses œuvres sont exposées pour la première fois à la Biennale de Venise et à la documenta de Kassel en 1972, même année que sa première exposition aux Etats-Unis, à New York. Des expositions personnelles dédiées à Jannis Kounellis ont eu lieu dans les plus importantes institutions internationales telles le Museum of Contemporary Art de Chicago, le Stedelijk Museum d'Amsterdam, le Centro de Arte Reina Sofia de Madrid, le Kunsthalle d'Hambourg, la Galerie Nationale d'art moderne à Rome, la Neue National Galerie de Berlin et le Musée d'art contemporain Donnaregina de Naples. Plus récemment, la Monnaie de Paris a consacré une exposition personnelle à Jannis Kounellis, dont la seule œuvre provenant d'une galerie a été prêtée par la Galerie Karsten Greve.

Vernissage de Jannis Kounellis
Sans titre, 1987, 103,6 x 73,5 x 25 cm, acier, plomb, plâtre

[18:00-21:00] Vernissage de Katrien de Blauwer "Single Cuts"
Location:
Galerie Les filles du calvaire
17, rue des Filles du Calvaire
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 74 47 05
Fax : +33 (0)1 42 74 47 06
Mail : paris@fillesducalvaire.com
Internet Site : www.fillesducalvaire.com
Description:
Du 11 mai au 18 juin 2016

La galerie Les filles du calvaire est ravie de vous faire découvrir pour la première fois en France l'univers de l'artiste flamande Katrien de Blauwer.

Katrien de Blauwer est passée maître dans l'art du « Cut ». Cette terminologie est effectivement plus appropriée que le terme « collage » pour définir sa pratique, tant celui-ci semble en décalage en regard de la maîtrise des compositions et la puissance formelle de ses créations. De facto, ses œuvres ne sont pas des collages comme on peut l'entendre habituellement. Il ne s'agit pas ici de l'association de motifs afin de recréer une imagerie comme celle, par exemple, des recherches surréalistes. Son geste artistique est lié, certes, à une perception intuitive et à un cheminement poétique, mais son approche est conceptuelle, radicale. Cette artiste est une observatrice, une analyste attentive des éléments qui fondent une photographie tant dans son sujet, la captation que celle-ci opère d'un morceau de réel par le cadrage, que dans l'espace même de l'image et des différents plans et chromatiques qui la composent. Pourtant Katrien de Blauwer n'est pas directement photographe. Elle préfère se servir, extraire des éléments du langage photographique pour réactiver sa valeur formelle.

Si l'on usait du français, cela reviendrait à parler de « coupe » ou plutôt de « découpe » mais nous lui préférons définitivement le sens du « cutting ». Katrien de Blauwer ne découpe pas puisqu'elle elle ne suit pas la forme des corps ou des visages, elle préempte des bandes visuelles pour former une composition, dont l'ordonnance relève des principes de l'abstraction. Il n'y a pas surenchère mais retrait. Son œil singularise quelques éléments visuels et les valorise formellement par adjonction de plages chromatiques silencieuses qui suggèrent un hors champ et délivrent une nouvelle trame visuelle. La plupart des parties qui composent les nouvelles images et notamment les parties figuratives sont issues de magazines en noir et blanc des années 1920 à 1960. Les assemblages sont réalisés avec l'apport de pans monochromes qu'elle puise dans des vieux livres dont l'ancienneté du papier favorise un effacement de la couleur, proche de celui qui opère dans les parties noir et blanc des coupures de presse. Ces harmonies font ainsi dialoguer de niveaux de gris avec des tons pantones délavés qui viennent renforcer la puissance graphique de l'ensemble.

Les Cuts radicaux de Katrien de Blauwer relèvent d'une culture de l'art minimal. Si son univers diffère, sa méthode n'est pas sans rappeler les procédés de certains conceptuels des années 60/70 tels les approches documentaires de Dan Graham dans lesquelles il agence différents types de documents photographiques et les présente sous la forme de notices rassemblées dans des catalogues, créant ainsi des typologies urbaines fictives . Il est possible également d'évoquer la pratique urbaine de Gordon Matta Clark et ses découpes architecturales et que l'on retrouve dans ses projets sur papier et ses rendus photographiques de ses actions monumentales fonctionnant à leur tour comme des propositions « abstraites ». L'influence de la mode contemporaine est également présente dans le travail de Katrien Blauwer qui l'a un temps étudiée.

Parallèlement, le terme Cut souligne l'intérêt de Katrien de Blauwer pour le cinéma. Citons ici, le livre « I do not want to disappear silently into the night » publié en collaboration avec Giuliana Prucca, qui nous a permis de découvrir ce travail inédit. L'ensemble de ce remarquable ouvrage, tient plus du livre d'artiste que d'un catalogue, a été réalisé autour d'Antonioni ; l'univers du Maestro du noir et blanc dialoguant à merveille avec celui de Katrien de Blauwer. On pourrait aussi évoquer L'année dernière à Marienbad de Resnais pour certaines compositions, tandis que d'autres, plus inquiétantes, peuvent renvoyer aux films d'Hitchcock.

Dans ses différents corpus que l'artiste nomme : Darks scenes, Scenes, Single Cuts, Rendez-vous, etc., cette filiation est fondatrice. Ces titres rendent même implicitement hommage aux principes révolutionnaires de montage mis en place par Jean-Luc Godard, et notamment aux « jump cuts » tel que celui-ci les a définis. Dans certains Cuts de Katrien de Blauwer, comme les Singles formés seulement de deux morceaux de papier, affleure, au-delà de la notion de « coupe », celle de la séquence et de l'image-mouvement. La sérialité filmique est traduite par un mouvement dans certains sujets et est accentuée par le montage que l'artiste conçoit dans une forme de répétitivité décalée comme si elle extrayait une ou deux images-secondes de la pellicule. La proposition plastique s'offre tel le fragment d'un film dont la narration s'est échappée définitivement au profit d'un instant immémoriel.

On ne peut pas écrire sur l'œuvre de Katrien de Blauwer sans en souligner la sensualité. Son œuvre se décline au féminin et les éléments corporels semblent provenir des héroïnes des films noirs, du Néoréalisme italien et de la Nouvelle Vague des années cinquante et soixante. Les graphismes des coupes de cheveux longs ou courts sont autant de souvenirs de la magnificence de Jeanne Moreau ou de Françoise Dorléac. Les arcades sourcilières qui se haussent au-dessus des bandes noires rappellent Anna Karina ou Silvana Mangano. Ailleurs, on croit percevoir la bouche voluptueuse de Monica Vitti ou la fragilité crânienne de Jane Seberg, tandis que les jambes qui défilent posent l'éternel féminin dans toute sa fugacité. Certaines héroïnes sont, pour nous français, éminemment durasiennes, elles sont sans doute hollywoodiennes pour d'autres, elles restent mystérieusement uniques pour Katrien de Blauwer.

En effet, cette artiste singulière offre au regard des fragments intimes de sa perception du Féminin comme autant de perles visuelles qu'elle égrène depuis des années à travers un corpus déjà immense. Elle en livre parfois des fragments magnifiques à celui qui saura les voir. Au regardeur de trouver la ligne poétique qui le conduira au cœur de telle ou telle image et le laissera captif et médusé face à une œuvre pourtant de si petites dimensions, au matériau volontairement modeste, mais dont la puissance formelle accapare la vision.

Christine Ollier
Paris, Février 2016

Vernissage de Katrien de Blauwer "Single Cuts"

[18:00-21:00] Vernissage de Maria Laet "COM A PELE FINA"
Location:
MdM Gallery
6, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, République
France
Phone : +33 (0)9 54 59 23 77
Mail : contact@mdmgallery.com
Internet Site : www.mdmgallery.com
Description:
10.05.2016 » 09.07.2016

Après La Voix/e des choses en 2013, la MdM Gallery présente du 10 mai au 9 juillet la deuxième exposition individuelle de Maria Laet en France. Maria do Mar Guinle suit son œuvre poétique et conceptuelle depuis leur rencontre à Londres en 2007, ses dessins ayant fait partie de Paper Trail : 15 Brazilian Artists (galerie Allsopp Contemporary, Londres), la toute première exposition organisée en 2008 par la galeriste brésilienne.

Les vidéos, gravures, photographies et dessins de Com a pele fina - Avec la peau fine, en français - témoignent de la poursuite par Maria Laet d'une profonde recherche autour de la matérialisation des limites. L'artiste continue à définir des membranes visuelles de diverses sortes qui servent de points de rencontre entre le monde extérieur et la vie intérieure humaine. Dans les vidéos Tuba (I) et Tuba (II) (2015), un film plastique est posé à la sortie d'un soubassophone joué par un musicien, rendant ainsi visible la vibration du son créé par sa respiration. À l'inverse, dans Sopro (2008), c'est le souffle de l'artiste qui fait pénétrer l'encre de chine dans les feuilles blanches.

La photographie Terra (2015) enregistre une intervention subtile avec l'aide d'un autre élément naturel : dans le parc Lage, à Rio de Janeiro, l'artiste a cousu pendant une semaine sur le sol des fils reliant deux arbres, en épousant le tracé sinueux de leur racines. Les fils disparaissent après quelques jours, seul demeure le témoignage de l'œuvre. Maria Laet ébauche ainsi une archéologie de sentiments à travers les traces que laissent ses œuvres et les gestes qui les constituent, traces et gestes fragiles mais dans le même temps persistants et présents, comme cette répétition d'écrits dans Vai passar (2016), une œuvre dans laquelle elle écrit la phrase "ça va passer" sur chacune des pages d'un cahier de papier carbone jusqu'à ce que ce mantra finisse par s'accumuler.

Née en 1982, Maria Laet vit et travaille à Rio de Janeiro. Diplômée du Camberwell College of Art, elle a été invitée pour les résidences Carpe Diem Arte e Pesquisa, à Lisbonne, et Schloß Balmoral, à Bad Ems en Allemagne. Elle est à nouveau nominée au Prix PIPA 2016 suite à sa nomination en 2010, 2011 et 2012. Son travail a été exposé en 2012 à la Biennale de Sidney sous le commissariat de Catherine de Zegher. La Coleção Gilberto Chateaubriand, du Musée d'Art Contemporain de Niterói et, plus récemment, le FRAC Lorraine ainsi que le musée des Beaux-Arts de Gand (Belgique), comptent parmi les collections qui possèdent certaine de ses œuvres.

Avec cette présentation, la MdM Gallery fermera ses portes mais sa fondatrice Maria do Mar Guinle, fière d'avoir contribué au cours de la dernière décennie à introduire l'art contemporain brésilien dans la vie artistique parisienne, continuera son travail au service de l'art brésilien en partenariat avec d'autres galeries, musées et fondations. La galerie remercie la fidélité et l'enthousiasme des artistes, du public et des nombreux collaborateurs sans lesquels rien n'aurait été possible.

Vernissage de Maria Laet "COM A PELE FINA"
Maria Laet | Terra (Parque Lage), 2015
inkjet print on cotton paper - 53 x 80 cm. Edition of 8 + 2AP

[18:00-21:00] Vernissage de Radenko Milak "Promise of an image"
Location:
Galerie Les filles du calvaire
17, rue des Filles du Calvaire
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 74 47 05
Fax : +33 (0)1 42 74 47 06
Mail : paris@fillesducalvaire.com
Internet Site : www.fillesducalvaire.com
Description:
Du 11 mai au 18 juin 2016

Promise of an image

Image du mouvement, Image du temps

Il y aurait une facilité à ne voir dans la pratique d'artiste de Radenko Milak qu'une déclinaison virtuose de peintures, aquarelles, lavis ou dessins. Il est un artiste total qui interroge l'imaginaire de l'image, capable de penser sa peinture comme des installations qui mettent en jeu le pouvoir réel ou supposé des images, leurs conditions d'interprétation et de lecture, leur statut dans nos sociétés saturées visuellement, les codes de représentation du réel. Il nous apprend à voir à nouveau en dévoilant le potentiel esthétique de chacune des images ou de leurs fantômes qui hantent nos consciences. Ses œuvres sont autant d'échos visuels du flux continu des images, de reflets infidèles de l'archive visuelle planétaire. Chaque jour des millions d'images nouvelles sont produites et immédiatement visibles par le biais des réseaux digitaux. Jamais, le corpus des images produit par l'humanité n'a été aussi vaste, éclaté. Il ne peut se laisser embrasser d'un seul mouvement. Il devient pour chacun de nous un paysage mental chaotique que nous traversons sans pouvoir créer une quelconque filiation, relation entre toutes les images. Radenko Milak transforme et détourne cette « poussière d'images », pour reprendre les termes de Guy Debord, pour en faire une œuvre puissamment cohérente tant du point de vue du sens que de son unité esthétique.

La représentation du conflit

L'une des premières œuvres marquantes de l'artiste a été la répétition vingt-quatre fois d'une toile inspirée par une image iconique de la guerre en ex-Yougoslavie. Celle-ci est une célèbre photographie prise par le photoreporter Ron Haviv aux débuts de la guerre en Bosnie, nous pouvons y voir un paramilitaire serbe à la nonchalance glaçante frapper des civils bosniaques à terre, dont nous ne savons si ils sont morts ou vivants. A travers, cette œuvre qui implicitement fait référence aux vingt-quatre images par seconde du cinéma, le peintre nous met à nouveau en mouvement face à cet événement que nous ne savons plus voir tant il a été vu. Il nous parle de la puissance supposée d'une image en la tordant, la réinterprétant, la répétant jusqu'à plus soif ou jusqu'à écœurement, lui donnant une profondeur de champ et de sens que notre œil fatigué par les sollicitations permanentes et continues ne distinguait plus. Radenko Milak nous dit que la peinture peut à nouveau activer la profondeur de champ parce qu'elle crée un écart esthétique entre l'image, sa représentation mentale, son souvenir et sa perception. Cette première œuvre a suscité dans les territoires de l'ex-Yougoslavie de vives réactions prouvant par là le caractère subversif de la peinture quand celle-ci interroge le monde en empruntant et détournant la manière dont nous le représentons.

Image du Temps

Plus récemment, il a pu mener un grand projet intitulé « 365 - Image du Temps » qui a consisté à peindre pendant un an, chaque jour, une aquarelle en noir et blanc (certains diront un lavis) d'une image d'un événement qui s'était produit le jour-même, lié à l'histoire moderne et contemporaine. L'événement pouvait être politique, lié aux conflits, à la vie des idées et des arts, au développement scientifique, technologique. L'ensemble est frappant, il établit le paysage par l'image de la brève, intense, extrême et violente histoire du 20ème siècle. Ce paysage, chez l'artiste, se déploie comme une fresque unitaire malgré la diversité des sources. L'œil du peintre n'est plus seulement le témoin de son siècle, mais il dévoile les liens esthétiques qui souterrainement lient les représentations de l'histoire les unes aux autres. Le recours à cette technique unique d'aquarelle noir et blanc, qui n'autorise aucun repentir, n'est pas anodin et ne relève pas d'une volonté de reproduire les images mais bel et bien de les réinterpréter entre effacement et soulignement. « 365 - Image du Temps » est un Atlas Mnémosyne établi au 21ème siècle qui puise dans le répertoire mondial iconographique. Cet Atlas n'existe que par la seule volonté de l'artiste qui collecte les images et les assemble sous la forme d'un panorama qui est à la fois irréductiblement singulier et collectif.

Image du Mouvement

A l'ère, non plus seulement, de sa reproductibilité, mais de son accès immédiat et incessant, l'image nous regarde, mais nous ne la voyons pas. Parallèlement, à la volonté de saisir l'Image du Temps, Radenko Milak s'est emparé de l'Image du Mouvement, allant puiser dans le répertoire mondial du cinéma, des images qu'il lie les unes et les autres, usant pour cela encore majoritairement de sa technique virtuose d'aquarelliste, mais également en usant de l'animation. Il crée l'Image mentale du cinéma en déroulant une narration singulière par le biais de ses œuvres qui empruntent à tous ces cinémas qui nous ont défini, les cinémas de Hitchcock, Godard, Bergman, Antonioni, Welles, Kalatozov, Laughton, Tarkovski. Nous connaissons tous cette formule éculée qui consiste à définir le cinéma comme le miroir de la société, Radenko lui considère le cinéma comme une seule et même fabrique d'images au sein de laquelle il crée sa propre esthétique. Il est iconographe du cinéma et nous surprend en dévoilant la vérité humaine du cinéma qui est paradoxale. Celui-ci nous dit notre proximité et notre éloignement, notre présence et notre absence, notre profonde solitude d'être observé et d'observer. Chacune des œuvres qui constituent sa série « Endless Movie » nous renvoie à notre condition humaine contemporaine qui est sans doute de se savoir étranger à nous-même et aux autres tant les images nous séparent et nous unifient à la fois. Ses animations en boucle nous parlent de la promesse d'éternité que le cinéma contient mais dont nous savons d'ores et déjà qu'elle est une profonde et amère illusion, et que la mélancolie qu'elle engendre pourrait être un puissant moteur de l'action et de la réconciliation avec nos propres créations. Ces images qui nous hantent ne sont jamais que des créatures artificielles que nous pouvons apprendre à aimer à condition de les transformer, les utiliser au service de nos actions.

L'âge numérique et le peintre

Nous commençons seulement à reconnaître l'apport majeur d'Aby Warburg à une approche renouvelée de l'histoire de l'art qui ne s'encombre pas des classifications théoriques (celles liées aux territoires, aux époques, aux identités) mais se préoccupe de la relation. Je me suis toujours demandé quelle aurait été l'attitude d'Aby Warburg à l'ère du numérique, comment aurait-il appréhendé l'immensité de ce nouveau continent visuel qu'est la toile. Dès les premiers instants de ma fréquentation des œuvres de Radenko Milak, je me suis plu à penser qu'il aurait été intéressé à observer la collecte créative de celui-ci, qu'il l'aurait encouragé à développer ses narrations, ses récits de l'histoire des images.

Christopher Yggdre
Paris, mars 2016

Vernissage de Radenko Milak "Promise of an image"
Radenko Milak
L'Avventura (1960), 2016
Watercolor, 36 x 26 cm

[18:00-22:00] Vernissage de Stéfanie Renoma "Eat My Art - Part 2"
Location:
Renoma Project Design
Komplex Store Renoma
129 bis, rue de la Pompe
118, rue de Longchamps
75116 Paris
M° Rue de la Pompe, Trocadéro, RER C Avenue Henri Martin, Victor Hugo
France
Phone : +33 (0)1 44 05 38 25
Mail : renoma@renoma-paris.com
Internet Site : www.renoma-paris.com
Description:
Exposition du 10 mai au 30 octobre

Photos inédites, vidéos et installations sonores pour une immersion totale et enivrante dans son univers fantasmagorique

DJ Host - Aymeric Bergada Du Cadet - Super sexy sound.

Vernissage de Stéfanie Renoma "Eat My Art - Part 2"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Francesca Woodman - On Being An Angel"
Location:
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis
75014 Paris
M° Gaîté, Edgard Quinet
France
Phone : +33 (0)1 56 80 27 00
Fax : +33 (0)1 56 80 27 01
Mail : contact@henricartierbresson.org
Internet Site : www.henricartierbresson.org
Description:
La Fondation Henri Cartier-Bresson présente l'exposition "Francesca Woodman - On Being an Angel" du 11 mai au 31 juillet 2016.

Par son travail profondément intime et sensible, fondé sur l'exploration perpétuelle du soi et du médium, Francesca Woodman (1958-1981) fait de la photographie sa seconde peau. L'artiste a quasi exclusivement utilisé son corps dans ses images, ainsi je suis toujours à portée de main, explique-t-elle, quand l'urgence de la représentation se manifeste. Malgré sa disparition prématurée à l'âge de vingt-deux ans, Francesca Woodman laisse une impressionnante production visuelle. Ses photographies dévoilent de multiples influences allant notamment du symbolisme au surréalisme mais sa précocité est prodigieuse.

L'exposition est constituée d'une centaine de tirages, vidéos et documents. Elle est conçue en collaboration avec l'Estate Francesca Woodman à New York et Anna Tellgren, commissaire. Après le Moderna Museet de Stockholm et FOAM à Amsterdam, la tournée européenne s'achèvera au Moderna Museet de Malmö.

L'ouvrage Francesca Woodman - Devenir un ange est publié en France aux Éditions Xavier Barral à l'occasion de l'exposition. Il propose trois essais écrits par Anna-Karin Palm, romancière suédoise, Anna Tellgren commissaire de l'exposition et George Woodman, le père de l'artiste.

Vernissage de l'exposition "Francesca Woodman - On Being An Angel"
Francesca Woodman, Self-deceit #1, Rome, Italie, 1978 © George and Betty Woodman

[18:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Seuils de visibilité"
Location:
cneai =
Centre National Edition Art Image
Magasins généraux
1, rue de l'Ancien canal
93500 Pantin
M° Eglise de Pantin
France
Phone : +33 (0)1 39 52 45 35
Fax : +33 (0)1 39 52 43 78
Mail : cneai@cneai.com
Internet Site : www.cneai.com
Description:
L'exposition explore la notion d'action performative à travers la double collection du cneai dédiée aux ephemeras et aux multiples. Elle porte sur les partitions, scripts, pièces à protocole et autres actions qui invitent le spectateur à interpréter ou manipuler les objets qu'il regarde. De par la nature même des livres d'artistes et des éditions, de nombreux éléments sont cachés, latents ou ne peuvent être révélés en un coup d'œil. Comment le spectateur peut-il appréhender ces objets ? Qu'en saisit-il quand il ne les voit que partiellement ou sans les toucher ?

Pour investiguer ces questions, nous avons invité Aurélie Pétrel à réaliser un nouveau projet. Elle crée une œuvre qui joue sur la manipulation d'œuvres d'art de la collection du cneai et pousse plus avant leurs seuils de visibilité. À travers la photographie les nouveaux fragments qui se dégagent pourraient bien ouvrir de nouvelles interprétations.

Vernissage de l'exposition "Seuils de visibilité"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Knock On Wood"
Location:
Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot
75011 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 45 83 38 51
Fax : +33 (0)1 45 83 38 51
Mail : magda@magda-gallery.com
Internet Site : www.magda-gallery.com
Description:
du 10 mai au 18 juin



Hymne soul, puis rock porté au sommet des charts « Knock on wood » est une ode rythmée aux années disco. Mais au-delà de la musique pop et des superstitions qui nous poussent à « toucher du bois » quid de ce médium en arts plastiques. Aujourd'hui les artistes savent dépoussiérer les appriories.

A la fois support, mais aussi source d'inspiration le bois est un matériau à part entière dans lequel des artistes du monde entier puisent leurs inspirations. C'est ce que la galerie Magda DANYSZ nous invite à découvrir à partir du 10 mai avec l'exposition « Knock on Wood » qui réunit des artistes du Canada, du Japon, de Suisse, de Chine ou de France. Artistes confirmés et jeunes talents mêlent leurs créations dans une exposition où le bois est au cœur de toute création, investissant l'espace de la galerie à travers sculptures, installations et œuvres murales.

« Knock on Wood » propose une immersion dans cet univers créatif protéiforme. Le titre plein d'humour nous invite à un rapport presque tactile au bois (Combien de fois n'avons-nous pas rêvé de toucher une œuvre dans une galerie ou un musée...). Qu'il se révèle matière, source de l'œuvre ou simple support, il capte notre regard par ses patines, ses teintes variées, ses vernis plus ou moins prononcés ou sa nature brute et radicale. Des os en bois du cheval de Troie de Christian GONZENBACH, aux sculptures sombres et voluptueuses de WANG KEPING ou encore à la stèle "tombale" In wood we trust des FRERES CHAPUISAT, l'étendu des possibilités semble sans limites. Certains artistes jouent même les imposteurs avec de faux bois... A vous de les démasquer.

Le choix de la galerie est aussi de montrer la variété d'expression et les riches utilisations qu'en font les artistes. Ainsi on y découvre une création de James McNABB tel un portrait de ville - skyline réinventée - faisant face aux sculptures Ben BUTLER dont les formes abstraites semblent fossilisées. VHILS, le célèbre artiste portugais, réalise aussi pour cette occasion une œuvre inédite dans son matériau de prédilection. Composition de portes anciennes et d'éléments glanés dans les rues des villes où il puise son inspiration, des motifs abstraits se mêlent à des visages humains aux regards profonds. (Œuvre maîtresse de l'exposition, elle est présentée un temps au Palais de Tokyo dans le cadre de l'exposition Choices par Laurent Le Bon.)

« Knock on wood » met à l'honneur ce matériau noble sous toutes ses facettes. Les œuvres des artistes révèlent l'essence artistique de la matière et nous surprennent par leur richesse mais aussi leur humour.

Vernissage de l'exposition collective "Knock On Wood"

[18:30-21:00] Vernissage : Atelier Passion Dessin, "Travaux d'élèves"
Location:
Espace Giner
110, avenue Victor Hugo
92170 Vanves
M° Malakoff - Plateau de Vanves
France
Phone : +33 (0)1 45 29 97 50
Mail : lephare@ville-vanves.fr
Description:
Vernissage mardi 10 mai à 18h30

Le Phare expose les artistes vanvéens

Le Phare expose les élèves de l'Atelier Passion Dessin du 09 au 20 mai 2016.
Artiste peintre depuis 30 ans, Charles Joly propose depuis 2007 l'apprentissage du dessin classique à travers la transmission de la technicité.
Débutants ou confirmés s'essayent aux crayons et aux pastels sous la bienveillance et les conseils du professeur pour que leur ouvrage soit juste et qu'il transmette ressenti et émotion au spectateur.

[18:30-21:00] Vernissage de Caroline SICHEL & Milan MEDIC
Location:
Galerie 55Bellechasse
55, rue de Bellechasse
75007 Paris
M° Solférino, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 75 57 39 39
Mobile : +33 (0)6 98 22 15 15
Mail : Info@55bellechasse.com
Internet Site : www.55bellechasse.com
Description:
dans le cadre de l'exposition FACES n°2

Vernissage Mardi 10 mai 2016 à partir de 18h30 en présence des artistes

Exposition solo du 10 au 16 mai
Exposition FACES n°2 jusqu'au 5 juin

Vernissage de Caroline SICHEL & Milan MEDIC

[18:30-21:30] Vernissage de Francky Criquet
Location:
Galerie Maître Albert
6, rue Maître-Albert
75005 Paris
M° Maubert - Mutualité, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 55 42 73 77
Mail : jdm@lmet.fr
Internet Site : www.maitrealbertgallery.com
Description:
du 3 au 28 mai 2016

Vernissage de Francky Criquet

Vernissage de Francky Criquet

[18:30-20:00] Vernissage de l'exposition "Météorites et leurs impacts"
Location:
Musée de Minéralogie - MINES ParisTech
60, boulevard Saint-Michel
Ecole des MINES ParisTech
Hôtel de Vendôme
75006 Paris
M° RER B Luxembourg
France
Phone : +33(0)1 40 51 91 39
Mail : musee@mines-paristech.fr
Internet Site : www.musee.mines-paristech.fr
Description:
À l'invitation de Didier NECTOUX, conservateur du Musée de Minéralogie MINES ParisTech,
Le but de l'exposition « Impact ! », réalisée dans le cadre du projet Vigie-CIEL et présentée au musée jusqu'au 27 août 2016, est de comprendre et d'identifier les impacts de météorites sur notre planète.
A cette occasion, le Musée de Minéralogie MINES ParisTech présentera plusieurs échantillons issus de sa collection de météorites. Le visiteur pourra notamment y découvrir l'un des plus gros morceaux de la météorite Canyon Diablo, tombée il y a environ 50 000 ans et à l'origine du Meteor Crater en Arizona.

L'inauguration sera précédée d'une conférence animée par Sylvain Bouley, planétologue à l'Université Paris-Sud, un des fondateurs du programme de recherche FRIPON, à 17h30 en salle L108.

Vernissage de l'exposition "Météorites et leurs impacts"



[19:00] Rencontre avec Dominique Sampiero
Location:
Librairie Gallimard
15, boulevard Raspail
75007 Paris
M° Rue du Bac
France
Phone : +33 (0)1 45 48 24 84
Fax : +33 (0)1 42 84 16 97
Mail : gallimard@librairie-gallimard.com
Internet Site : www.librairie-gallimard.com
Description:
à l'occasion de la parution de son livre "Le sentiment de l'inachevé", pour une discussion en présence de Cécile Ladjali

[19:00-21:00] Soirée Simone Schwarz-Bart
Location:
Espace des Femmes
Antoinette Fouque
35, rue Jacob
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 42 22 60 74
Mail : contact@desfemmes.fr, espace@desfemmes.fr
Internet Site : www.desfemmes.fr
Description:
Journée internationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions

Simone Schwarz-Bart, écrivaine
L'Ancêtre en Solitude,
co-écrit avec André Schwarz-Bart (Seuil, 2015)

Lecture par Guila Clara Kessous,
Artiste de l'Unesco pour la paix

Exposition "La Mulâtresse Solitude, construction d'un mythe identitaire contemporain", présentée par son auteure, Francine Kaufmann, professeure à l'université Bar-Ilan, journaliste

[19:00-22:00] Vernissage de Chris Morin-Eitner
Location:
Galerie W
Eric Landau
44, rue Lepic
75018 Paris
M° Blanche, Abbesses
France
Phone : +33 (0)1 42 54 80 24
Fax : +33 (0)1 42 55 58 00
Mail : info@galeriew.com
Internet Site : www.galeriew.com
Description:
>> RSVP

Exposition du 11 mai au 15 juin 2016

Chris Morin-Eitner, la jungle des paradoxes

Il y a de drôles de zèbres, très graphiques, devant Beaubourg. Le parvis du musée parisien ressemble à une savane. On pourrait croire à une installation artistique, réelle, telle un Paris Plage un peu saharien dramatisant le réchauffement climatique. Cette image (Paris, Pompidou Savane, 2011), est une des compositions numériques de l'artiste-photographe Chris Morin-Eitner. Il joue là avec un des bâtiments de Paris qu'il aime, le Centre Pompidou, délaissé, pour le taquiner avec des animaux à rayures. Dans la série « Il était une fois demain », qu'il expose à la Galerie W, ce manipulateur fait subir de drôles de traitements à différentes mégalopoles de la planète. A chaque fois, un bâtiment icône, historique ou contemporain, est remis en scène, à l'état de ruine sublimée, complètement envahi par une forêt vierge aimable, des animaux sauvages apaisés, des oiseaux joyeux, des fleurs colorées. Des villes telles des Belles au Bois Dormant pétrifiées dans la verdure. Comme les ruines des temples d'Angkor transpercées et transfigurées par les arbres, des œuvres d'art mutantes, toujours vivantes.

L'Arc de Triomphe parisien se prosterne devant une immense forêt dense. La Tour Eiffel, le Tower Bridge de Londres, le pont de Brooklyn et les tours de New York dégoulinent de verdure, ou de lianes, se mirant dans des lacs de nénuphars ou des fleuves agités d'oiseaux voletant. La Place Rouge de Moscou, moins totalitaire, retrouve son paysage de taïga, les bouleaux sont remplacés par des autruches, noires et blanches. Même Le stade Dubaï du capitalisme, décrit par l'Américain Mike Davis, est transformé en Jungle Time Machine (2015), l'hyper-prétentieuse tour Burj Khalifa est réduite à une tour de Babel qui tangue devant une girafe bien plantée sur ses pattes, tête haute. Le monde minéral, bétonné, les gratte-ciels génériques, de plus en plus hauts comme tous les Cornichons (surnom de la tour « Gherkin » de Norman Foster à la City de Londres) qui se sont répandus partout, ont cédé la place à un Land Art artificiel, exotique. L'urbanisme le plus arrogant semble s'écrouler.

Avec cette série d'images de villes tropicalisées, on pourrait penser que Chris Morin-Eitner nous livre là une critique humoristique de l'architecture contemporaine. Tous ces bâtiments qui ont le vert en poupe, au nom de l'écologie et de la ville durable. Qui utilisent l'arbre ou les végétaux comme des extraits homéopathiques de fausse nature, comme « des ornements citadins, du mobilier urbain »(1) ou « de la moquette verte »(2). C'est plausible, car cet agitateur d'images a fait la Une de Beaux Arts Magazine d'avril 2016 pour illustrer un dossier sur l'architecture parisienne où les projets présentés regorgent de tours végétalisées et de boutures de plantes.

Cette piste serait d'autant plus pertinente que Chris Morin-Eitner, né à Paris en 1968, est diplômé d'architecture de l'école Paris La Seine UP 9. Métier qu'il n'a pas exercé mais dont il est resté habité, en photographiant les édifices du monde entier. Métier qu'il reverse dans ses œuvres, mais pas pour moquer la salade verte des balcons. C'est en déconstructeur-reconstructeur, en urbaniste sans contraintes, en paysagiste Arcimboldo, qu'il recrée « ses » villes englouties du futur. Ses images grands formats sont savamment dessinées, composées. Les premiers plans très narratifs ouvrent sur des perspectives maîtrisées. Les flux sont contrariés, les routes et les places disparues sont remplacées par des champs, des forêts, des plans d'eau. Les tours standardisées créent des élancements verticaux, les troupeaux d'animaux réenchantés donnent du mouvement horizontal. Les flamands roses ne sont pas des oiseaux, plutôt des bandes de couleurs. Telle fleur ne tient que par sa forme ou teinte décorative violette. L'artiste-photographe travaille comme « un peintre numérique », jouant de la surimpression et de l'hybridation, combinant les photographies qu'il a toutes saisies lors de ses nombreux périples. Elles sont ses pigments, sa palette. Pour recomposer autant de fictions qui réinventent la typologie colorée du jardin d'Eden. Dans une démarche sérielle, aux éléments volontairement répétitifs, obsédante. Mais où les foules humaines ont disparu.

Qu'est-il arrivé à toutes ces méga-cités perdues, enlacées aux lianes, sans hommes ni femmes ni enfants ni animaux domestiques ? Une catastrophe a eu lieu. Sans qu'elle soit identifiée. On décèle des indications dans certaines images un peu moins idylliques : des traces de l'humanité disparue, sous forme de déchets, de signalétiques, de tags, de statues, d'éoliennes, de monuments. Dans Paris, La Défense-Lianes (2015), le parvis de la Grande Arche est devenu un terrain vague, où deux chevaux broutent d'étranges résidus. Des carcasses de voitures sont échouées à New York, à Times Square, ou à Pékin, devant la China Central Television de Rem Koolhaas. Le Paradis vire là au paysage doucement plus trash. Chris Morin-Eitner n'est pas qu'un fan aventurier de la Forêt d'Emeraude, il distille des citations de Blade Runner. Dans Hong Kong, Central-Totems (2013), il n'y a plus aucun dialogue entre les palmiers, la passerelle aérienne désaffectée, les guirlandes de plantes, tandis qu'une statue de Bruce Lee esseulée est impuissante à combattre cette mutation.

Que veut nous raconter Morin-Eitner ? Que l'Homme, vaniteux, apprenti sorcier, suicidaire, a détruit la planète avec ses diaboliques mégalopoles incontrôlables et polluées, ses technologies destructrices ? Et que la nature, plus forte, finira par danser sur nos tombes ! Mais si l'artiste est inquiet, il n'exacerbe pas la peur, il envisage un « happy end ». Il n'emprunte pas l'autoroute très fréquentée des carnages SF à la Mad Max, du monde post-apocalyptique de Cormac McCarthy dans La Route ou des images ténébreuses du photographe chinois Du Zhenjun dans sa série Tour de Babel. Il prend le contre-pied. Citant Alphonse Allais : « On devrait construire les villes à la campagne car l'air y est plus pur! ». Ou Robert Bresson : « Puisque le monde est à l'envers, il faudrait le retourner pour le remettre à l'endroit ». Face à la violence de l'information, au terrorisme de l'humanité, aux mascarades politiques, dans une dystopie qui ne serait pas si sombre, en Douanier Rousseau numérique, il doute, fait appel au paradoxe et contre-attaque avec des lianes. Il simule un biotope artificiel, librement chaotique où il mixe les signes mondialisés, et différentes civilisations. Morin-Eitner serait-il un Candide écologiste qui conseillerait de cultiver son jardin secret peuplé de bons sauvages ?

Cet artiste-photographe ne renie pas le monde des humains. Il en est. Mais il alerte ses semblables pour les réconcilier dès aujourd'hui avec la nature. Lors de la récente COP21 à Paris, en « activiste poétique », il a participé à l'exposition « Climats artificiels » à la Fondation EDF(3), aux côtés d'artistes qui proposaient leurs visions métaphoriques des enjeux climatiques. Il y a présenté Paris Jungle Tour Eiffel (2010) et Paris Opéra Garnier Ballet (2012). Deux de ses œuvres que l'on peut toutes rapprocher des écofictions contemporaines. Dans le catalogue de l'exposition, Denis Mellier, professeur de littérature comparée et de cinéma à l'université de Poitiers, précise : « Les écofictions sont moins le récit des causes ayant conduit à la catastrophe que l'exploration d'une relation se redéfinissant, comme dans un récit de voyage ou d'expédition, quand un milieu entièrement nouveau fait l'objet d'une rencontre et conduit à adopter un autre regard, à s'ouvrir à des savoirs étrangers... Les écofictions de la catastrophe font du climat déréglé l'agent d'une révolte de la planète humiliée et exploitée mais réveillée enfin à sa puissance chaotique originaire. »

Dans ces chaos en phase de réveil, il faut entrer, voyager, comme dans l'architecture, comme dans une ville. Pour aller au-delà de leurs décors glacés, glaçants, très lumineux. Chris Morin-Eitner livre une vision alarmée du monde. Mais il ouvre aussi ses bagages intimes d'explorateur. Ce Franco-Allemand magnifie l'art et l'histoire d'Outre-Rhin qui l'ont aussi construit. Avec Cologne, Wunder Köln Hauptbahnhof (2016), il offre un hymne à la cathédrale gothique de Cologne, un style qu'il chérit. Il sait voyager vers le passé, au XVIIIe siècle, en nouveau « Hubert Robert des ruines » qui glorifie les décombres contemporains, non par désespoir, mais comme une possible renaissance. Il exalte les Nymphéas de Claude Monet, ces nénuphars de Giverny qu'il sème partout comme un gimmick impressionniste. Il plonge dans Les villes pétrifiées de Max Ernst. Il se promène dans les road movies de Wim Wenders ou Jim Jarmusch. Et regarde aussi du côté des installations-accumulations critiques d'Ai WeiWei.

Si on se prend au jeu des extrapolations futuristes de Chris Morin-Eitner, c'est qu'il n'édite pas des tracts. Ses images de rebuts sont aussi des rébus, ouvertes à l'interprétation, où l'humour se niche dans les détails. Il s'amuse à frôler le kitch répétitif, l'ornemental fleur-bleue. Dans ses jungles, il sème des petits cailloux pour que l'on s'y retrouve, on ne les repérera pas tous. Comme un de ses palmiers fétiches, en forme de paon, omniprésent, sur les toits de Londres ou de New York. Ou comme ses éoliennes résistantes, moqueuses, autant de petits moulins-à-vent d'un Don Quichotte du XXIe siècle. Ou encore ses serpents invisibles qui ne seraient plus venimeux. L'artiste nous entraîne dans ses songes, des fables où il nous transformerait bien en gazelles roses et libres qui ne seraient plus traquées par la loi du plus fort. Des contes où se glisse sa part d'enfance non vaincue, sa «Forêt des paradoxes» personnelle où il aimerait se promener, entre grandes frayeurs et petits bonheurs. Parmi ces indices dissimulés, quel est son « Rosebud » ? Comme l'a confié Le Douanier Rousseau : « Je possède les paysages que je peins ».

Anne-Marie Fèvre
Journaliste indépendante (ex Libération) spécialisée en architecture, design et graphisme (www.delibere.fr).

(1) Tribune de l'architecte Matthieu Poitevin, mars 2016, dans la revue « AA », larchitecturedaujourdhui.fr

(2) Rudy Ricciotti, dans « HQE, Les renards du Temple », 2006, éditions Al Dante/Clash.

(3) Exposition « Climats artificiels », commissariat Camille Morineau, qui s'est déroulée du 4 octobre 2015 au 28 février 2016 à la Fondation EDF de Paris. Catalogue, éditions Paris Musées/Fondation EDF.

Vernissage de Chris Morin-Eitner
Chris Morin-Eitner, Paris Pigalle Jungle Parade, 2016

[19:00] Vernissage de Daniel Buren "L'Observatoire de la lumière"
Location:
Fondation Louis Vuitton
8, avenue du Mahatma Gandhi
75116 Paris
M° Les Sablons
France
Phone : +33 (0)1 40 69 96 00
Mail : contact@fondationlouisvuitton.fr
Internet Site : www.fondationlouisvuitton.fr
Description:
Poursuivant son engagement en faveur de la création contemporaine et suscitant des rencontres inédites avec son architecture, la Fondation Louis Vuitton présente à partir du 11 mai 2016 une oeuvre temporaire de Daniel Buren. Conçue en dialogue étroit avec le bâtiment de Frank Gehry - dont l'architecture appelle l'inspiration des artistes - « L'Observatoire de la lumière » va se déployer sur l'ensemble des verrières, élément emblématique de l'édifice.

Les douze voiles, constituées de 3600 verres, seront recouvertes en quinconce de filtres colorés qui sont à leur tour, ponctués à distances égales les uns des autres par des bandes alternativement blanches et vides, axées perpendiculairement au sol. Les treize couleurs retenues vont faire apparaître et disparaître des formes colorées toujours changeantes selon les heures et les saisons. À travers un jeu de couleurs, de projections, de reflets, de transparences et de contrastes, à la fois intérieur et extérieur, Daniel Buren va offrir un nouveau regard sur le bâtiment.

Artiste majeur de la scène internationale, Daniel Buren (1938-FR) développe depuis les années 1960 une oeuvre radicale, caractérisée par l'utilisation de son « outil visuel » (des bandes verticales alternativement blanches et colorées de 8,7 cm de large). Il est passé d'un travail sur la peinture (1965-1967) à un travail sur l'espace et son contexte. Toutes ses oeuvres sont désormais conçues en fonction des particularités de leur lieu d'accueil et sont réalisées in situ, aussi bien dans l'espace public que dans les musées et les galeries d'art.

« Daniel Buren a conçu un projet grandiose, pertinent et enchanteur, fruit d'un dialogue véritable avec Frank Gehry et son bâtiment. Son oeuvre répond magnifiquement à l'architecture dans la continuité d'un travail, initié dès les années 1970, où se croisent couleurs, transparence et lumière. »
Bernard Arnault, Président de la Fondation Louis Vuitton

Vernissage de Daniel Buren "L'Observatoire de la lumière"

[19:00] Vernissage de George Shaw "MY BACK TO NATURE"
Location:
Londres
London
London
London
M° www.tfl.gov.uk/tube
United Kingdom
Internet Site : www.cityoflondon.gov.uk
Description:
National Gallery

du 11/5 au 30/10

[19:00] Vernissage de l'exposition "Pierre Paulin"
Location:
Centre Pompidou
Musée National d'Art Moderne - Beaubourg
Place Georges Pompidou
19, rue Beaubourg
75191 Paris Cedex 04
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 78 12 33
Fax : +33 (0)1 44 78 13 03
Internet Site : www.centrepompidou.fr
Description:
Galerie 3 - Centre Pompidou, Paris

11 mai 2016 - 22 août 2016
de 11h00 à 21h00

Tarif
14€ / TR 11€

Designer, architecte d'intérieur, créateur, Pierre Paulin sculpte l'espace, l'aménage, le « paysage ». Ses environnements, ses meubles, ses objets industriels, se mettent au service du corps. Avec plus de soixante-dix pièces de mobilier et une cinquantaine de dessins inédits, l'exposition consacrée par le Centre Pompidou à Pierre Paulin propose une traversée de tout l'oeuvre du designer et de quarante années de création. Elle présente des pièces phares devenues des « icônes » de l'histoire du design - Anneau, Mushroom, Ribbon Chair, Butterfly, Tulip... - et fait la part belle à des projets inédits, auto-édités, comme le Tapis-siège, la déclive, la tente, etc. Des pièces rares des années 1950 et des prototypes sont également dévoilés dans l'exposition.

En 1971, Pierre Paulin est choisi par Claude et Georges Pompidou pour revisiter l'aménagement des appartements privés du Palais de l'Elysée. En 1984, c'est au même designer que fait également appel François Mitterrand pour concevoir l'architecture intérieure et le design de son bureau présidentiel.

L'exposition invite le visiteur à établir un dialogue entre corps et confort. Parce que les recherches de Pierre Paulin ont été sans cesse motivées par les thèmes du confort et d'un nouvel art de vivre -au ras du sol par exemple, le parcours propose au public de s'asseoir dans les sièges les plus emblématiques du créateur, des rééditions mises à la disposition des visiteurs.

L'exposition présente, enfin, une reconstitution inédite du living room de la Calmette, la villa dessinée dans les Cévennes par le designer dans les années 1990 : le public y expérimente un épais diwan (tapis) glissant le long d'un mur, se retournant sur le sol et accueillant quatre fauteuils Tongue.

Commissaire : Mnam/Cci, Cloé Pitiot

Vernissage de l'exposition "Pierre Paulin"

[19:00] Vernissage de l'exposition "Traverses 92"
Location:
Hôtel de Ville de Levallois-Perret
Place de la République
92300 Levallois-Perret
M° Anatole France
France
Phone : +33 (0)1 49 68 30 00
Fax : +33 (0)1 47 31 26 73
Internet Site : www.ville-levallois.fr
Description:
dans le péristyle de l'Hôtel de Ville de Levallois

du 10 mai au 19 juin

Chaque année, TRAVERSES 92 est l'occasion d'une rencontre entre les arts et l'Ecole à travers des actions menées en classe via des partenariats artistiques et culturels.

Effr'actions est un projet qui a été notamment permis grâce au prêt d'œuvres du FRAC Ile-de-France. Les élèves de CM2 de l'école George Sand ont travaillé conjointement avec une classe de 6ème du collège Jean Jaurès. Ce projet s'inscrit dans un véritable échange et dans une dynamique de découverte de l'art contemporain.

Cette exposition met en valeur les travaux des écoles de Levallois sur le thème "Jardin(s)".
Collège Jean-Jaurès
Écoles Élémentaires
Françoise-Dolto • Buffon• Georges Sand
Écoles Maternelles
St-Exupéry

Une exposition à la Galerie de L'Escale Les arts à l'école du 14 au 28 juin.

C'est un espace temps annuel de restitution des projets menés dans les établissements scolaires en partenariat avec les structures artistiques et culturelles. Ceux sont des moments de rencontres et de découvertes.




[20:00] Vernissage "Monumenta - Huang Yong Ping"
Location:
Grand Palais
Galeries Nationales du Grand Palais
avenue Winston Churchill
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
M° Champs-Elysées - Clemenceau
France
Internet Site : www.grandpalais.fr
Description:
Du 8 mai au 18 juin 2016

18:00
19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
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