Saturday, October 15, 2016
Public Access


Category:
Category: All

15
October 2016
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
26 27 28 29 30 1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31 1 2 3 4 5 6

  Exposition "Les Insoumis de l'art moderne, Paris les années 50"
Location:
Musée Mendjisky - Ecoles de Paris
15, square Vergennes
75015 Paris
M° Vaugirard
France
Phone : +33 (0)1 45 32 37 70
Mail : info@fmep.fr
Internet Site : www.fmep.fr
Description:
Le Musée Mendjisky-Ecoles de Paris est fier de vous présenter sa nouvelle exposition : "Les Insoumis de l'art moderne, Paris les années 50".

Du 12 octobre au 31 décembre

A travers une soixantaine d'oeuvres maîtresses, l'exposition présente des artistes tels que Bernard Buffet, Bernard Lorjou, André Minaux ou encore Paul Rebeyrolle qui ont réaffirmé une vision de l'art faite de chair et de terre. Ils nous montrent combien la seconde partie du XXe siècle n'est pas celle du vide mais celle de la figure réinventée.

Dans les années 50, ces jeunes peintres français se sont battus tout comme Francis Bacon, Balthus, Lucian Freud, Edward Hopper ou Giorgio Morandi pour imposer une figuration que la modernité voulait à jamais dissoudre.

avec des oeuvres de Michel Thomson

Tarif plein 9 €
Tarif réduit 6 €

Exposition "Les Insoumis de l'art moderne, Paris les années 50"

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:00-12:00] Inauguration du petit Jardin des champs Maison de quartier Champs Elysées
Location:
Evry
Evry
91000 Evry
M° RER D Evry - Courcouronnes
France
Internet Site : www.evry.fr
Description:
Place Troisdorf

[11:00-21:00] Vernissage de Julien Tiberi
Location:
Semiose galerie-éditions
54, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau, Réaumur - Sébastopol
France
Phone : +33 (0)9 79 26 16 38
Mail : b.porcher@semiose.com
Internet Site : www.semiose.com
Description:
15 Octobre - 26 Novembre 2016
Vernissage le samedi 15 octobre, de 11h à 21h

La galerie Semiose est heureuse de présenter sa troisième exposition personnelle de l'artiste Julien Tiberi.

Non seulement dessinateur mais aussi sculpteur et musicien, Julien Tiberi est porté par l'envie de révéler des formes sous-jacentes à travers la continuité et la dissonance de ses œuvres. Véritable (re)mise en perspective de sa pratique, cette exposition tente de s'émanciper de la surface plane pour conférer davantage de relief ou de physicalité au dessin même, prenant comme postulat que le coup de crayon n'est que le contour d'une vue partielle d'un tout, entre tangible et indicible. Ainsi, titillant la curiosité du visiteur, une grande sculp- ture en béton teinté figure un ensemble de personnages regroupés qui, penchés vers le sol, scrutent avec attention dans une même direction. Par mimétisme, nous tournons autour de cette statue et prenons conscience que quelque chose est bel et bien caché, qu'il s'agit là de l'infime portion d'un univers insoupçon- nable. Fortement marquées par l'intrication quantique, les œuvres récentes de Julien Tiberi renvoient les unes aux autres, tant par les formes que par les problématiques qu'elles semblent développer, comme une tentative de capter les éléments épars du processus de création.

Cette volonté de fixer des états de transition plutôt que de s'attacher à une image finale est notamment présente dans ces petits volumes en verre qui ne sont pas sans rappeler les billes de nos cours de récréation - agate, tourbillon, équinoxe ou cyclone... Julien Tiberi a demandé à un maître verrier d'entortiller les formes de la matière en fusion, juxtaposant par là même la rigueur et l'organique, la transparence du verre et la sinuosité des lignes colorées - comme si le dessin devenait volume. Prises dans cet étirement, semblant lutter avec la gravité, ces volutes figées dans un mouvement renvoient à la mémoire d'un geste dans une matière devenue informe.

Célébrant la matière, justement, Julien Tiberi a réalisé un ensemble de 13 pièces en céramique aux teintes rousses, parcimonieusement pailletées. Les stries irrégulières ponctuant la surface de ces terres cuites au four à bois manifestent la trace d'un geste, celui du fracas de baguettes de percussion venant culbuter des mottes de terre fraîche. Dans une dynamique quasi-synesthésique, l'artiste a associé deux sens a priori distincts : l'ouïe et le toucher. Chacune de ces petites masses de terre a effectivement été façonnée au son d'un morceau de musique. Julien Tiberi a utilisé cette matière malléable comme caisse claire, y reproduisant la gestuelle spontanée du batteur qu'il est par ailleurs. Ces « paquets de musique » - comme il aime les appeler - sont autant de notes éparses disséminées dans le parcours de l'exposition : chacun d'entre eux donne un tempo, exacerbe la matière tout en la rendant informe, témoigne d'une action qui pourrait durer indéfiniment dans le temps mais que la cuisson est finalement venue fixer à un stade précis.

En contrepoint de ces sculptures, le télescopage de différentes temporalités se retrouve dans les grands tableaux dont la réalisation a nécessité une lente maturation tant conceptuelle que pragmatique. Évoquant des photographies d'avant l'ère du tout-numérique - des Polaroïds passés ou des clichés aux teintes sépia - ces tableaux abstraits ont la particularité de ne pas présenter de vraie couleur noire mais plutôt des noirs colorés, comme si le temps y avait apposé son filtre. Pour leur réalisation, le mode opératoire suivi par Julien Tiberi est en soi un carambolage temporel allant à rebours de toute logique : il a, dans un premier temps, projeté sur la toile vierge du drawing gum liquide (gomme de masquage pour aquarelle) ; au moyen d'une mise au carreau, il a ensuite peint à l'acrylique des objets ou des paysages flous pour finalement retirer la gomme liquide, produisant des rayures nettes, en contraste - et en creux - avec la matière picturale colorée. Ces « scratchs » se révèlent ainsi comme faisant intrinsèquement partie de la toile et de son devenir altérable. De cette confusion des temps, Julien Tiberi parvient à tirer profit en mettant en scène son intérêt pour des actions intermédiaires, dont l'aspect anodin revêt ici toute son importance.

Marc Bembekoff

Vernissage de Julien Tiberi

[11:00-16:00] Vernissage de l'exposition "New order of a common gesture"
Location:
La Courneuve
La Courneuve
93120 La Courneuve
M° RER B La Courneuve - Aubervilliers, La Courneuve - 8 Mai 1945
France
Internet Site : www.ville-la-courneuve.fr
Description:
Les Ateliers
11 avenue Victor Hugo
93120 La Courneuve
(100m du RER B La Courneuve Aubervilliers)
debaysercamille@gmail.com
06 89 53 41 16
www.wildprojects.fr

New order of a common gesture
Morgane Tschiember & Nicolas Momein

Dans un ancien bâtiment industriel du XIXe siècle de La Courneuve, reconverti en véritable factory où l'on pourra découvrir en même temps les ateliers des artistes de la scène française, comme Emmanuel Lagarrigue, We Are The Painters, Nicolas Roggy, Morgane Tschiember, Ivan Argote, Antoine Dorotte, Simon Ripoll-Hurier, Yonatan Vinitsky, Blaise Parmentier, Xavier Antin, Aurélie Pagès...

>> invitation

Vernissage de l'exposition "New order of a common gesture"




[14:00-21:00] Vernissage d'Eric Guglielmi et Jonas Delhaye "1, 2, 3 Soleil !"
Location:
Galerie Maubert
20, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 44 78 01 79
Mail : galeriemaubert@galeriemaubert.com
Internet Site : www.galeriemaubert.com
Description:
1, 2, 3… SOLEIL !
Attendre, compter, prélever.
1, 2, 3… SOLEIL !
S'avancer, (se) figer, contempler.
1, 2, 3… SOLEIL !
Ce jeux de notre enfance évoque un état de veille, un affût sans relâche que l'on retrouve conjointement dans les travaux du photographe Eric Gugliemi et du plasticien Jonas Delhaye : la recherche d'une cible, l'attente, le temps suspendu en face de cette proie qu'est l'image.

Vernissage d'Eric Guglielmi et Jonas Delhaye "1, 2, 3 Soleil !"

[14:00-20:00] Vernissage de Mathieu Boisadan "BLIND NOISE"
Location:
Galerie Patricia Dorfmann
61, rue de la Verrerie
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 77 55 41
Fax : +33 (0)1 42 77 72 74
Mail : galerie@patriciadorfmann.com
Internet Site : www.patriciadorfmann.com
Description:
15.10.2016 - 19.11.2016
vernissage samedi 15 octobre de 14h à 20h

Texte de l'exposition : Benjamin Bianciotto

C'est l'histoire d'une résistance : à la paresse, à l'époque, à la peinture, au temps qui passe, à la mort. Ni anachronique, ni combat idéologique, le simple refus d'abandonner les ruines. Lorsque Mathieu Boisadan entre en peinture, il le fait avec l'élégance et la force de ceux qui sont animés par l'espérance - malgré le monde et le crépuscule de ses idoles.

Vernissage de Mathieu Boisadan "BLIND NOISE"
Mathieu Boisadan - Romantische Landschaften 06, 2016 - Huile sur toile - 18 x 14 cm

[14:00-19:00] Vernissage de SH Raza & Manish Pushkale
Location:
Galerie Baudoin Lebon
8, rue Charles-François Dupuis
75003 Paris
M° Temple, République, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 72 09 10
Fax : +33 (0)1 42 72 02 20
Mail : info@baudoin-lebon.com
Internet Site : www.baudoin-lebon.com
Description:
du 15 au 29 octobre 2016

Vernissage de SH Raza & Manish Pushkale

[14:00-21:00] Vernissage de Xavier Theunis "HALF MAKE-UP - HALF LIES"
Location:
Backslash Gallery
29, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, République
France
Phone : +33 (0)9 81 39 60 01
Mobile : +33 (0)6 63 60 14 48
Mail : info@backslashgallery.com
Internet Site : www.backslashgallery.com
Description:
vernissage le samedi 15 octobre de 14h à 21h
du 15 octobre au 19 novembre 2016

Mais le présent serait par trop inquiétant s'il n'était qu'immédiat et premier : il n'est abordable que par le biais de la re-présentation (...) D'où la nécessité d'un certain coefficient d'"inattention à la vie" (...)
Clément Rosset, Le réel et son double

Il semble que de tous les matériaux qu'il emploie, celui de la distance soit peut-être chez Xavier Theunis toujours le préalable. Dans son rapport au monde, à l'atelier ou à l'occasion d'une exposition, c'est d'abord à ce tout premier mouvement de désinvolture qu'il s'agit d'arracher une forme.

De cette posture initiale agrégée à quelque opération de dérives et de relectures - frayant pareillement des paysagistes flamands au Bauhaus, guettant ailleurs les points de tensions de l'abstraction géométrique, l'allure ou le poids de la ligne dans l'architecture moderniste - la pratique garde l'épaisseur d'une mémoire qu'on perçoit comme déplacée.

Half make-up / Half lies, seconde exposition personnelle de Xavier Theunis présentée par la galerie Backslash, suggère une nouvelle fois de questionner dans l'espace le statut de l'œuvre et sa réception. Prenant modèle sur des figures de l'ordinaire, les tableaux-collages faits de chutes accumulées, décrivent à la fois une image construite et la construction de cette image. Plus loin, une suite de fenêtres bouchées sous la forme de photographies marouflées à même le mur absorbe le relief tandis que la perspective trompeuse demeure à la surface en l'espèce de nuanciers de parpaings. Un ensemble de sculptures émerge aussi en ilots cubiques. Sculptures inspirées, dans un geste à rebours, par les formats imprévus de caisses de transport sauvées du rebut, elles reprennent par allusion leurs singularités (décolorations, griffures...) comme des signes pittoresques vidés de leur fonction.
Le module central vient sans doute résoudre l'affaire autant que la compliquer. Bâtie autour des caisses d'emballage ayant servi à l'acheminement des pièces, l'architecture agit ici à la manière d'une fabrique de jardin dont l'ornement, propre à la composition paysagère, viendrait ponctuer l'espace et inventer par des contraintes de circulation, des points de vue inédits. À la faveur d'un léger délai, c'est de nouveau sous cet angle singulier du détachement cher à l'artiste que l'œuvre affleure.

Xavier Theunis est diplômé de la Villa Arson de Nice. Son travail a fait l'objet de nombreuses expositions, notamment au Mamac à Nice.

Vernissage de Xavier Theunis "HALF MAKE-UP - HALF LIES"

[14:30-18:30] Rencontre autour de l'exposition "Déconstruction photographique"
Location:
Espace Topographie de l'art
15, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 40 29 44 28
Fax : +33 (0)1 40 29 44 71
Mail : topographiedelart@orange.fr
Internet Site : www.topographiedelart.com
Description:
Dans le cadre de l'exposition « Déconstruction photographique », Topographie de l'art organise un après midi de rencontre et de réflexion, sur une proposition de la commissaire et artiste Catherine Rebois avec des intervenants - philosophe, critique, artistes et acteurs du marché de l'art - au cœur de l'exposition.

dirigé par :

Alain Chareyre-Méjan
Philosophe

avec :
Clément Bodet
Doctorant en esthétique et philosophie de l'art

Mylène Duc
Chargée de cours en esthétique de l'art

Zoé Forget
Photographe et théoricienne

Julien Lombardi
Artiste photographe

Catherine Rebois
Artiste photographe et théoricienne




avec Pol Bury, Christiane Feser, Alain Fleischer, Joan Fontcuberta, Julien Lombardi, Vera Lutter, Laurent Millet, Isabelle Le Minh, Albelardo Morell, Eric Rondepierre, Catherine Rebois, et les robots de la Nasa

Commissaire : Catherine Rebois

Exposition du 10 sept au 12 nov 2016
Vernissage : vendredi 9 septembre de 18h à 21h

Rencontre et Réflexion
Déconstruction photographique
Glissement du Sens à l'œuvre
Dans le cadre de l'exposition « Déconstruction photographique » Topographie de l'art organise un après-midi de rencontre et de réflexion avec la commissaire Catherine Rebois et des intervenants - artistes, philosophes, critiques et acteurs du marché de l'art - au cœur de l'exposition.
Le samedi 15 octobre 2016 de 14h à 18h30





[15:00-21:00] Vernissage de Mahé Boissel "vos papiers ! s'il vous plaît"
Location:
Galerie Linz
art contemporain
19-21, rue Chapon
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 76 93 74
Mobile : +33 (0)6 07 36 29 44
Mail : galerie.linz@orange.fr
Internet Site : www.galerielinz.com
Description:
Aprés Madrid (50 dessins dans un Musée national, et New York) Mahé Boissel travaille toujours de sa place de femme pour interroger l'autre, savoir comment fait il dans sa vie. Sur le thème: vos papiers s'il vous plait, par cette injonction à montrer ses papiers ici dans un ensemble d'oeuvres sur papier elle nous invite à réfléchir sur le quotidien où nous sommes sans cesse devoir nous justifier par tel ou tel papier.

Vernissage de Mahé Boissel "vos papiers ! s'il vous plaît"

[15:00-18:00] Vernissage de Romain Lena et Marzio Emilio Villa "Transparent"
Location:
Myriam Bouagal Galerie
20, rue du Pont aux Choux
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Mobile : +33 (0)6 72 07 56 26
Mail : mb@myriambouagalgalerie.com
Internet Site : wwww.myriambouagalgalerie.com
Description:
« Le corps ressemble à un paysage avec ses caractéristiques distinctes et singulières en fonction du temps mais aussi, et essentiellement, du genre. Et le regard porté sur ce dernier est très différent lorsqu'il s'agit d'un homme ou une d'une femme à photographier.
La définition de la transsexualité peut être vue comme l'intersection entre deux sexes génétiques, deux structures sociales et deux rôles biologiques. Mais sa représentation en-dehors d'une illustration sexuelle reste inexploitée et mal connue.
Ce corps "transsex" était pour nous une recherche réunissant deux perspectives, deux mondes et une vision inédites loin des clichés.
Il était important pour nous de créer à travers nos photos et l'exposition "Transparent" une iconographie différente et universelle, un hommage sincère à ce troisième genre qu'est pour nous la transsexualité. »

Vernissage de Romain Lena et Marzio Emilio Villa "Transparent"

[15:30-20:30] Vernissage de Cathryn Boch "monades"
Location:
Galerie Claudine Papillon
13, rue Chapon
Code immeuble : 8719
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 40 29 07 20
Fax : +33 (0)1 40 29 07 90
Mail : contact@galeriepapillonparis.com
Internet Site : www.claudinepapillon.com
Description:
15 octobre - 19 novembre 2016
Vernissage le 15 octobre

Pendant la FIAC, ouverture exceptionnelle du jeudi 20 au dimanche 23 octobre, de 9h à 21h - www.vipvig.com

Les oeuvres de Cathryn Boch sont une invitation à la découverte d'un territoire charnel et tactile, d'un atlas fertile, à la fois concret et fictionnel, personnel et universel. C'est le parcours du corps, le trajet dessiné par les bras de l'artiste qui font la destination. Plus de points cardinaux, de sens de lecture mais des signes et symboles qui s'ouvrent au regard, offrant une possibilité de s'y rattacher et de s'y repérer. Cette agitation vibrionnaire faite de trajectoires, d'intersections, de chocs, d'écartements, de reliefs, de fils en lignes ou en amas et de fragments de cartes cousues, tendues jusqu'à la déchirure, pliées, dépliées, manipulées, sculptées construisent une sismographie visuelle, tellurique, qui laisse imaginer quelle intensité physique sous-tend la réalisation de ces oeuvres.
Cathryn Boch dessine sans relâche un univers à la mesure de son imagination puisant dans l'usage de cette riche palette de teintures noires une expérience picturale nouvelle où ombres et lumières renforcent cette sensation de sédimentation du motif et de stratification de la mémoire. C'est pourtant bien la singularité d'une existence qui s'imprime, en même temps que quelque chose de plus général qui nous unit et nous touche : une obstination de l'être.
Pascal Neveux
Extrait de Une archéologie du sensible
Texte à paraître dans la monographie de Cathryn Boch, octobre 2016

Cathryn Boch - née en 1968, vit et travaille à Marseille. Diplômée de l'École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg en 1996, elle a fait de nombreuses résidences à l'étranger, Lisbonne (1999-2001), Vilnius (2006), en Pologne (2009).
Ses œuvres ont intégré des collections publiques importantes, telles que les FRAC Picardie et PACA, le MAMCO de Genève, le Fond National d'Art Contemporain ou le Musée National d'Art Moderne.
Son travail est particulièrement représenté dans les expositions de grandes collections privées telles que Le Mur d'Antoine de Galbert à Maison Rouge ou la Donation de Florence et Daniel Guerlain au Centre Pompidou. En 2015, le FRAC PACA lui a confié le Plateau expérimental.

« monades » est sa deuxième exposition personnelle à la galerie Papillon, elle rassemble exclusivement les œuvres d'une année de recherche et de productions.

Vernissage de Cathryn Boch "monades"






[16:00] Finissage de Davor Vrankić "Que la lumière soit"
Location:
Galerie Municipale Julio Gonzalez
21, avenue Paul Doumer
94110 Arcueil
M° RER B Laplace
France
Phone : +33 (0)1 46 15 09 75
Fax : +33 (0)1 46 15 09 72
Mail : galerie-gonzalez@mairie-arcueil.fr
Internet Site : www.arcueil.fr/category/culture-loisirs/galerie-julio-gonzalez/
Description:
du vendredi 16 septembre au samedi 15 octobre 2016

Vernissage vendredi 16 septembre à 18h30
Rencontre et dialogue avec l'artiste samedi 1er octobre de 16h à 19h
Finissage/concert samedi 15 octobre à 16h

Né en 1965 à Osijek, en Croatie. Vit et travaille à Paris.

Tout en utilisant la technique ancienne de la mine de plomb, l'artiste s'inspire du cinéma, de la bande dessinée, des dessins animés ou encore des jeux informatiques ou vidéo propres aux nouvelles technologies. La minutie des traits est époustouflante : broderies florales, tissu, drapés, paraissent plus vrais que nature. Des humanoïdes en chiffon, hybrides étranges entre l'homme et l'animal aux visages zoomés subissent des distorsions et nous dévisagent. Comme chez les surréalistes, ses dessins s'apparentent à l'écriture automatique ; tout se joue au niveau de l'inconscient optique de l'artiste qui laisse libre court à ses traits de crayon sans esquisse.

Vernissage de Davor Vrankić "Que la lumière soit"

[16:00-20:00] Vernissage d'Elina Brotherus
Location:
gb agency
18, rue des Quatre Fils
75003 Paris
M° Rambuteau, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 44 78 00 60
Mail : gb@gbagency.fr
Internet Site : www.gbagency.fr
Description:
Vernissage Samedi 15 Octobre de 16h à 20h
Exposition personnelle du 15 Octobre au 27 Novembre 2016

Elina Brotherus commence au milieu des années 1990 son exploration photographique du monde par des autoportraits. Puis, se détachant peu à peu de la traduction d'une individualité et élargissant sa pratique, elle présente le corps en tant que figure universelle et travaille la thématique du paysage.
Pour poser son cadre, elle privilégie les décors de pleine nature ou encore des intérieurs austères, propices à la création d'images épurées et très composées.
À la recherche de la synthèse d'un lieu et d'une situation, l'artiste se concentre sur les éléments premiers constitutifs des images : la lumière, l'espace et le temps.
Large de vue, Hommage à Erik Satie est une installation de quarante-cinq photographies mises en relation en une longue frise et associées systématiquement à des mots gravés sur le verre du cadre. Pour cette œuvre, Elina Brotherus a emprunté à Erik Satie les intentions de jeu détaillées et fantasques indiquées sur sa partition Aperçus désagréables, une pièce pour piano à quatre mains créée en 1912. Cette association de mots à des nus, à des paysages provoque des correspondances sensibles, crée des passerelles entre les perceptions.

Vernissage d'Elina Brotherus
Elina Brotherus, Large de vue, Hommage à Erik Satie, 2006, (détail)

[16:00-20:00] Vernissage de Claire de Lavallée "Porcelaines interdites"
Location:
Galerie Pierre-Alain Challier
Pacea
8, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 49 96 63 00
Mail : galerie@pacea.fr
Internet Site : www.pacea.fr
Description:
Venez découvrir pour la première fois dans le Cabinet de Curiosités au 2ème étage de la galerie 12 sculptures de porcelaine de Claire de Lavallée à l'occasion des Journées Nationales de la Céramique.

Vernissage SAMEDI 15 OCTOBRE de 16h à 20h
Exposition du 15 au 22 octobre 2016
en parallèle de l'exposition de Nicolas Sanhes

Vernissage de Claire de Lavallée "Porcelaines interdites"

[16:00-21:00] Vernissage de Louis Jammes
Location:
Galerie Rabouan-Moussion
11, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 48 87 75 91
Mobile : +33 (0)6 10 82 39 77
Fax : +33 (0)1 42 71 42 81
Mail : rabouanmoussion@noos.fr
Internet Site : www.rabouan-moussion.com
Description:
1er volet de l'exposition
15 octobre - 26 novembre 2016
Vernissage samedi 15 octobre 2016 à partir de 16 heures

Louis Jammes est né en 1958 à Carcassonne. Au début des années 1980, à l'orée de sa carrière, il immortalise les artistes de son panthéon personnel, ceux qui ont inspiré son parcours comme les membres de la Beat generation, Andy Warhol, Lou Reed, puis ses proches, la figuration libre naissante et ceux de sa génération : Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Robert Combas, ou encore Julian Schnabel, dans un décor qu'il conçoit évoquant leur œuvre. Il fait ensuite descendre son studio dans la rue et combine photographie et peinture pour planter le décor derrière des anonymes de Barbès, avant de s'engager dans des pays ravagés par la guerre pour travailler avec les populations locales. Il ne désire pas témoigner de ces conflits à la manière d'un reporter mais prendre parti, en faire partie ; il revient de ces expériences avec des images rares, d'une grande picturalité. Connu du grand public pour son travail à Sarajevo en 1993, les enfants qu'il avait alors transformés en anges, sérigraphiés puis collés à même le champ de bataille restent à jamais gravés dans les esprits, à la fois comme témoins et acteurs de ce conflit dévastateur. Dans tout son travail, il s'agit d'inventer une écriture photographique.

Louis Jammes et la galerie Rabouan Moussion tiennent à revenir sur un événement qui a marqué l'actualité de l'artiste. Dernièrement, son travail sur les migrants réalisé dans les Balkans et exposé à l'Aspirateur de Narbonne a posé problème aux autorités locales jusqu'à faire fermer son exposition.

http://www.lemonde.fr/arts/article/2016/03/17/le-photographe-louis-jammes-voit-son-exposition-a-narbonne-stoppee-net_4884921_1655012.html

On y voit les visages de Syriens souriants, décidés et pleins d'espoir, avançant sur la route de l'exil à la frontière serbo-croate. Le ciel de plomb sous lequel ils portent leurs pas est percé de rayons lumineux, à la manière d'une Annonciation renaissante. Ces visions contrarient les clichés habituels, misérabilistes, des déplacements humains de grande envergure relayés par les médias ; certaines d'entre elles seront présentées à la galerie.

La future exposition de Louis Jammes est construite comme un parcours rétrospectif, partant sur la trace de ses origines : de sa pratique de photographe mais également de son passé, des origines du monde, de la création, d'une nature paradisiaque bientôt perdue. Elle sera constituée de plusieurs séries, certaines amorcées il y a plus de vingt ans - des œuvres réalisées à quatre mains avec Jean-Michel Basquiat notamment.

Les spectateurs pourront également se confronter aux portraits de jeunes Pygmées chassés de leur région. Lors d'un voyage en 1996, Louis Jammes découvre qu'une partie de la forêt primaire ougandaise, aux sources du Nil - fleuve associé au Paradis dans les textes de l'Ancien Testament et du Coran -, a été achetée par une fondation américaine afin de créer une réserve pour la sauvegarde des grands singes, délogeant pour cette bonne œuvre les Pygmées vivant sur place. Il revient sur cette problématique toujours d'actualité pour un constat désenchanté, en intervenant plastiquement sur les négatifs par des grattages ou des ajouts de liquide photosensible qui opèrent sur les images comme sur une peau, cicatrisant bon gré mal gré au développement des clichés.

Nous nous souvenons des photographies que Louis Jammes avait rapportées de Pripiat et Tchernobyl, se risquant à pénétrer à l'intérieur du sarcophage isolant la centrale. Plus récemment il s'est rendu à Fukushima en demandant à ses amis japonais de revenir sur leur propre expérience du tsunami et de la catastrophe atomique. Une série photo et une vidéo viendront relater leur vision du désastre. C'est un retour sur les origines de la création, de la matière avec l'atome donc, et la manière dont les hommes sont dépassés par cette découverte.

Le monde tel qu'il nous apparaît est construit sur une expérience globalisée, partiale et partielle, héritée des grandes découvertes du XVe siècle, à commencer par celle du Nouveau Monde. En juillet dernier, Louis Jammes part à la rencontre de cette terra incognita, de Cuba et ses terres vierges. Il en ramène des visions paradisiaques qui se confondent avec celles des berges de l'Aude, rivière de sa terre natale.

Alice Cazaux

Vernissage de Louis Jammes

[16:00-21:00] Vernissage de Myriam Mihindou "Hostie"
Location:
Galerie Maïa Muller
19, rue Chapon
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)9 83 56 66 60
Mobile : +33 (0)6 68 70 97 19
Mail : contact@galeriemaiamuller.com
Internet Site : www.galeriemaiamuller.com
Description:
15.10.16 - 26.11.16

La galerie Maïa Muller est heureuse de présenter la seconde exposition personnelle de Myriam Mihindou.

HOSTIE inaugure dans la carrière de Myriam Mihindou une dimension plus universelle. Le travail photographique, sculptural et d'installation conçu pour cette exposition a été réalisé, en partie, sur l'île de la Réunion en août 2016, au retour de marches en solitaire sur la terre charbonneuse et volcanique de cette île française, émergeant de l'océan Indien, à distance de l'Afrique. Myriam Mihindou, également performeuse, révèle toujours la charge à la fois cathartique et expiatoire ou incantatoire de l'action artistique, mais aussi sa fonction réparatrice.
L'artiste imagine HOSTIE en descendant des cimes montagneuses. Elle investit plastiquement la temporalité dans laquelle nous nous situons, sonde et interroge le présent pour en dévoiler la nature réelle.
HOSTIE combine, à l'aune d'une actualité mondiale catastrophique, des codes de représentations occidentaux et extra-occidentaux. Ce syncrétisme opéré, chaque œuvre de l'artiste devient un point de « rencontre »névralgique, cristallisant un nouvel état de conscience ou d'éveil.
Qu'il s'agisse des sculptures de coton, à la cire, des étymologies - fils et étymologies collectés dans des dictionnaires cousus sur papier - des sculptures de chairs photographiées, la réflexion sur le langage a toujours eu, dans l'œuvre de Myriam Mihindou, une place particulière. Cette réflexion affirme la permanence d'une dialectique de l'image où le corps et l'esprit parviennent à créer un espace vibratoire, celui où l'œuvre naît et s'enracine.
Les vanités contemporaines dialoguent avec les éléments symboliques d'une iconographie inédite ; sculptures formant de nouveaux ex-voto, personnages debout sur les champs de bataille d'une humanité éprouvée. Le visage brodé de la mort, indifférente, s'y accapare des poupées, condamnant l'enfance, autrement dit l'avenir. La figure bienveillante du sauvage, photographie d'une chevelure perlée couvrant un visage, en écho à la sculpture Oviri de Paul Gauguin (1894) incarne aussi l'esprit qui veille, en rappelant par sa forme bénéfiquement « archaïque» au sens sublime et pasolinien, la définition du temps et de l'histoire par nature cyclique et évolutive.
La série intitulée Les Poilues, dont le travail de cadrage rappelle une histoire de la photographie engagée, coïncidant avec la naissance de l'agence Magnum après la Seconde Guerre mondiale, figure le rôle et la présence active des femmes aux combats qui secouent aujourd'hui la planète. Autrefois dévolues à attendre le retour incertain du soldat triomphant (Première Guerre mondiale), elles sont aujourd'hui debout et décisionnaires de leur propre engagement.
HOSTIE, par son titre, au-delà de la richesse visuelle déployée, formule un appel. Celui d'une communion universelle, sans pouvoir, sans Christ et sans roi. La cire et les bougies des natures mortes - molles, en chute, ou tombées auprès de chevaux renversés (Le Ventre du cheval) - précisent la nature du regard porté par Myriam Mihindou sur les conséquences d'une géopolitique ou situation mondiale en pleine mutation et où la question du sens, elle-même, s'est drôlement affaissée.

Charlotte Waligora

Vernissage de Myriam Mihindou "Hostie"







[17:00-21:00] Vernissage de Berit et Louis Treserras
Location:
Artclub Gallery
172, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 47 03 42 20
Mail : contact@artclub.fr
Internet Site : www.artclub.fr
Description:
du 15 octobre au 5 novembre

http://www.treserras-berit.com

[17:00-21:00] Vernissage de Lou Sarda "IMPRESSION, soleil couchant"
Location:
Addict Galerie
14/16, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 48 87 05 04
Fax : +33 (0)8 71 41 45 39
Mail : info@addictgalerie.com
Internet Site : www.addictgalerie.com
Description:
Vernissage le Samedi 15 Octobre 2016 de 17:00 à 21:00
Exposition du Mardi 18 Octobre au Samedi 26 Novembre 2016
Mardi - Samedi 14:00 - 19:00

Lou Sarda est arrivée à la photographie par le détour des plateaux de théâtre et de cinéma. Cette échappatoire salutaire lui permet, par le truchement du corps féminin, de se projeter à loisir en s'inscrivant dans un cadre, narcissisme innocent qui a la modestie de ne pas s'étaler. Elle se veut autodidacte de cet art mais son séjour dans le monde des histrions lui a enseigné mieux que la technique du cadrage et de la mise au point : l'envie de se sentir vraie.

Magnétisée par son modèle, elle tente d'en capter les blessures et les manques. Comme on le dit de cette image encore imparfaite qui émerge du fond d'un bain de développement, épreuve inaboutie qui éclot dans la chambre noire du photographe.

Lou Sarda se tient dans la fenêtre de son viseur avec la politesse du bon goût et la civilité de la pudeur. De là, le traitement impressionniste de son travail qui l'éloigne d'un réalisme réducteur. Les reliefs surgissent à peine, le jour se fait clarté laiteuse, la clairière calfeutre ses couleurs. Le trait nourrit le sentiment plus qu'il ne certifie la précision.

Un hédonisme lascif brûle aussi sous l'image de ce corps brumeux. L'artiste l'expose passivement offert, en apesanteur, crucifié dans l'espace ou progressant dans la lumière dissipée d'un bois, incertain de son identité et estompant mal ses formes dans un effort de fragile retenue.

Lou recourt aussi à une mise en scène où l'allégorie le dispute à la tyrannie de la pulsion car il ne s'agit pas de renoncer au sensualisme qui la travaille.

Ophélie, « couchée en ses longs voiles », préfère le bord de la rivière à cette onde dérivant vers la mort. Là elle s'abandonne sensuelle et virginale, attendant dans un firmament de fleurs le miracle du désir qui la ranime, de l'être à qui se donner. C'est qu'elle reste accrochée à l'espoir incertain de revoir son prince. Hamlet l'aimait-t-il vraiment ou cherchait-il en elle le graal qui le délivrerait de la présence obsédante du spectre de son père ?

Lou Sarda revendique les origines de l'art photographique avec une sorte de nostalgie de l'époque où une chromophotographie balbutiante faisait éclatait la jeunesse conquérante du jaune, du magenta et du cian. Elle revient aussi au grain argentique comme à une peau indispensable qu'elle imagine peut-être voir muer vers un état plus apaisé.

L'iconographie de Lou Sarda s'intègre parfaitement à cet Intérieur Particulier que la Galerie ADDICT propose désormais régulièrement et où peintures et photographies contemporaines côtoient un cabinet de curiosité composé d'objets, luminaires, sculptures, antiquités et mobiliers design et industriels de toutes époques. Laetitia Hecht & Arnaud Caffort assurent cette cohabitation en rendant sensibles les liens existant entre ces œuvres pour conférer à l'ensemble sa cohérence et à chaque objet sa lumineuse singularité.

La Galerie ADDICT & Laetitia Hecht présente du 18 Octobre au 26 Novembre 2016, les photographies de l'exposition « Impression, soleil couchant » de Lou Sarda.

René Bonnell

Vernissage de Lou Sarda "IMPRESSION, soleil couchant"

[17:00-21:00] Vernissage de Louis-Cyprien Rials "Introducing"
Location:
Galerie Dohyang Lee
73/75, rue Quincampoix
75003 Paris
M° Les Halles, Rambuteau, Etienne-Marcel
France
Phone : +33 (0)1 42 77 05 97
Fax : +33 (0)1 42 76 94 47
Mail : info@galeriedohyanglee.com
Internet Site : www.galeriedohyanglee.com
Description:
15.10 - 26.11.2016
Vernissage le Samedi 15 Octobre 2016 de 17h à 21h

Avec le soutien aux galeries / première exposition du Centre National Des Arts Plastiques

En 1917, Fernando Pessoa écrit un récit initiatique assez étrange, Le Pèlerin, dans lequel le narrateur s'engage au sein d'un périple à l'intérieur de son pays, sans en connaître réellement la raison. A travers des villes et des villages, il recherche un mystérieux Homme en noir qu'il aurait vu fugacement. Bien au-delà des routes d'un seul territoire, Louis-Cyprien Rials entreprend dès 2006 un séjour de trois ans au Japon où il immortalise des bâtiments à l'abandon. Mais habité de géopolitique, il réalise qu'il ne peut se contenter d'une approche formelle de ces sites et faire de la seule poétique architecturale son sujet. En parallèle, il développe un travail sur les pierres italiennes, à partir de celles qu'il collectionne, scanne et édifie en picturalité paysagiste, puis débute ses vidéos. L'une des premières Nessuno - d'ailleurs le titre d'un poème de Fernando Pessoa -, se déroule dans le vent d'un désert espagnol, évoquant un Don Quichotte face à ses moulins... Le ton se durcit au fils des ans, puisque l'artiste se rend à Tchernobyl, en République Turque de Chypre du Nord, à Bahreïn, puis en Irak en 2015, obsédé autant par les lieux que ceux qui les hantent, sujet qu'il décline dans sa première exposition en galerie, Introducing.

Une Chine fantasmée, qu'il n'a pu visiter après un accident arrivé au Kazakhstan, est à l'origine de certaines nouvelles pièces s'inscrivant dans une perception du pays construite à travers ses poncifs ou ses réalités. Des pierres taillées, glanées sur internet, laissent planer le doute sur l'authenticité de leur origine, mais non sur leur apparence proche de la matérialité de la chair. Des sculptures en fausse fordite, pléonasme d'un minéral créé par l'homme et provenant de peintures d'anciennes carrosseries de voitures, s'accompagnent d'une vidéo qui surjoue dans ses tons kitch l'impossibilité des touristes du Lexiaguo, une terre rouge du Dongchuan, de ne pas saturer leurs couleurs. Jusqu'à présent séduit par des carnations davantage associées à l'idée du bon goût, Louis-Cyprien Rials s'éprend de couleurs vives et dansantes. Puis dans un grincement de dents interrogeant le but des globe-trotteurs assoiffés de découvertes, combiné à une réelle empathie pour les habitants des pays qu'il visite, il édite des cartes-postales des lieux qui n'en ont pas, tels la zone d'exclusion de Tchernobyl, la ville de Varosha, devenue fantôme suite à l'invasion Turque, ou l'ancien monument du parti communiste en Bulgarie, Buzludzha, avant d'imposer une rupture de rythme. A nouveau, l'élégance des impressions minérales qui réfèrent aux amours que, déjà, Pline L'Ancien nourrissait pour les pierres. Tout comme Roger Caillois, qui s'intéressait en parallèle à la guerre et remarqua que les paésines, appelées aussi des marbres en ruine, reproduisent pour certaines des paysages évoquant des villes embrasées ou délabrées, habitées de minarets ou de beffrois qui s'écrouleraient... Louis-Cyprien Rials a été témoin de pays massacrés, notamment quand il se rend à Bakofa en Irak, et se retrouve dans une ville désertée des Chrétiens d'Orient, dont les fantômes ne subsistent que dans leurs icones abandonnées. Il se fait Pèlerin et aurait pu incarner un personnage de Pessoa. Il fictionnalise sa réalité et passe à l'action, considérée comme étant bien plus salutaire que l'abandon suicidaire de l'artiste Bas Jan Ader, qu'il cite souvent.

On reconnaît ses autres références dans des hommages très appuyés à Stalker, d'Andreï Tarkovski et La Jetée, de Chris Marker, pour ses dernières vidéos, And there was no miraculous ou Polygon. Si ce titre rappelle évidemment la figure géométrique, il s'agit aussi d'un site internet américain consacré aux jeux vidéo, dont l'idée est de s'attacher à l'histoire de ceux « derrière » le jeu, autant qu'au jeu lui-même. Séquencé en quatre parties, en noir et blanc et couleur, son propre Polygon renvoie à bien des niveaux à ses deux cinéastes préférés. Avec le réalisateur russe, Louis-Cyprien Rials partage une vision mystique du monde et la volonté d'imposer dans son travail une frontière non élucidée entre l'imaginaire et le réel. Chez lui aussi, on part à la recherche d'une « Zone », filmée par Tarkovski devant la centrale Electrique de Tallinn, en Estonie, et vécue ici au polygone Nucléaire de Semipalatinsk. De La Jetée, on retrouve l'obsession des cicatrices, de la guerre, la mort ou la destruction de villes, rendue plus supportable par l'érotisme de voix chuchotant dans une langue étrangère. Là encore, on y parle de radioactivité et d'expérience, comme celle que s'est imposée Louis-Cyprien Rials pour sa première performance filmée. Dans And there was no miraculous, il s'immortalise ainsi nu et séchant au soleil, après une plongée dans le Lac Chagan, créé en 1965 au Kazakhstan par l'essai nucléaire éponyme. Au-delà d'un appel sacrificiel ou d'une recherche de stigmates, l'expérience confirme cette appétence désespérée de moments vécus, affirmant que l'artiste ne mène pas un travail sur la mémoire mais sur une exploration empirique continuellement en train de se nourrir. Mais il ne pleure pas, à l'opposé d'un Bas Jan Ader qui interpella le regardeur de la tristesse infinie d'une vidéo dans laquelle il s'effondrait à défaut de n'avoir plus rien à dire.
Dans Stalker, celui qu'on nomme l'écrivain, révèle à un moment : « Je creuse la vérité et pendant ce temps, il lui arrive quelque chose. », et c'est dans cet élan que Louis-Cyprien Rials poursuit sa quête, avec emphase - mais n'est-ce pas la qualité-même associée à cette action ? - précisant néanmoins la cohérence de sa route aux fils des projets qu'il réalise.

Marie Maertens
Octobre 2016

Vernissage de Louis-Cyprien Rials "Introducing"

[17:30] Vernissage de Camille Vivier "Les Hyèroglyphes - îles d'or"
Location:
Villa Noailles
Montée de Noailles
83400 Hyères
France
Phone : +33 (0)4 98 08 01 98
Mail : contact@villanoailles-hyeres.com
Internet Site : www.villanoailles-hyeres.com
Description:
Exposition de photographie

16 octobre 2016 - 15 janvier 2017

En 2015 et 2016, Camille Vivier réalise la commande photographique biannuelle de la villa Noailles. En choisissant le thème de la jeunesse et son énergie, elle explore les paysages autour d'Hyères au fil des rencontres avec les jeunes de la région. En décor naturel, en studio. Au bord de la mer, au lycée, à la maison, dans une villa aux fresques de Jean Cocteau. Elle a travaillé la photographie en Polaroid, en numérique et en argentique. La photographe offre un regard poétique et inédit sur le territoire qui entoure la villa Noailles à travers une exposition et un livre.

Scénographie de Valentina Cameranesi et Enrico Pompili
Céramiques d'Antoine Grulier

L'exposition sera ensuite présentée à la Galerie für Moderne Fotografie de Berlin en mai 2017.

Atelier en famille avec Camille Vivier
Dimanche 4 décembre à 14h30 à la villa Noailles
À partir de 7 ans
Gratuit, dans la limite des places disponibles, sur inscription auprès de mediation@villanoailles-hyeres.com

Catalogue
Un catalogue bilingue français/anglais de 128 pages couleurs est publié à l'occasion de l'exposition. Textes inédits de Baptiste Rossi et Etienne Menu. Conception graphique Antoine+Manuel.
Disponible à la villa Noailles et dans un réseau de librairies en France et en Europe, en partenariat avec Archibooks.

Les commandes photographiques
Chaque année depuis 2003, et tous les deux ans depuis 2014, un photographe est invité par la villa Noailles pour une commande photographique en lien avec l'aire hyéroise. Ces dernières années, ont répondu : Joël Tettamanti, Erwan Frotin, Olivier Amsellem, Charles Fréger, Grégoire Alexandre, Cécile Bortoletti et Cyrille Weiner. À l'issue de la commande et de l'exposition, une partie des tirages intègre la collection de la villa Noailles - Toulon Provence Méditerranée.

Vernissage de Camille Vivier "Les Hyèroglyphes - îles d'or"








[18:00-20:00] Finissage de l'exposition "Indulgence"
Location:
Galerie de La Voûte
42, rue de la Voûte
75012 Paris
M° Porte de Vincennes, Picpus
France
Mobile : +33 (0)6 09 94 49 60
Mail : galeriedelavoute@gmail.com
Internet Site : www.galeriedelavoute.com
Description:
Chaque année depuis 2002 la Brigade des Image lance un appel thématique à candidatures vidéo et films courts. C'est un commissariat qui rassemble une heure de films qui seront projetés au Shakirail le lundi 3 octobre à 20 h. Cette sélection s'accompagne d'une exposition qui sera présentée à la Galerie de la Voûte le samedi 1er octobre, vernissage à partir de 18h.
Exposition du 1er au 15 octobre

Indulgence est le thème de l'année 2016

The first screening of "Indulgence" will be the October 3th at 20.00pm in Shakirail Place - free admission
Address : 72 Riquet Street, Paris 18e - France

Sélection de films courts : Ana Apostolska, Stéphane Bérard, Pascale Bosc, Boris du Boullay, Cécile Hadj-Hassan, Ted Hardy-Carnac, Eric Madeleine, Joaquín Ojeda Ferrero, Vincent Prieur, Ulrik Rolstad, Anne Marie Toffolo et Roddy Laroche, Céline Trouillet, Sandra Vanbremeersch, Dominique Weill.

Exposition : Corine Borgnet, Marjorie Brunet, Aurélie Dubois, Michel Lemoine, Armand Lestard, Adel Tincelin, Dominique Weill.

Galerie de la Voûte : 42, rue de la Voûte, Paris 20e
Shakirail, collectif Curry Vavart : 72 rue Riquet, Paris 18e

Indulgence regroupe des artistes et des réalisateurs qui opèrent dans des univers différents, ils se connaissent peu, voire pas du tout d'où l'importance de les réunir.
L'indulgence est une fondation de la compréhension humaine, c'est une empathie vitale où l'on s'extrait de ce qu'on est pour se mettre à la place de l'autre. C'est créer pour ceux qui ne créent pas, vivre pour ceux qui sont morts. C'est exercer des allées-venues entre ce qui nous fonde et ce que l'on pourrait subir si l'on était né un peu plus loin.


Projection au Shakirail le 3 octobre 2016 à 20h (en présence des réalisateurs)
Adresse : 72 rue Riquet, Paris 18e

Indulgence 2016, 60'

Pascal Bosc, Tes mains (Your Hands), 2'24, 2016

Dominique Weill, La vie (Life), 2'15, 2015

Ulrik Rolstad, Kaffetid Og Rom (Coffe time and space), 10'05, 2016

Anne Marie Toffolo et Roddy Laroche, Hoquet (Hiccup), 2'40, 2016

Vincent Prieur, Cirer des chaussures de sécurité (Shine Safety Shoes), 1'42', 2013

Joaquín Ojeda Ferrero, A personal chronological log of thoughts (Un journal chronologique de pensées intimes), 9', 2016

Stéphane Bérard, Peut-on utiliser jusqu'à un cadavre pour produire une pièce ? (Can one use even a corpse to produce a play ?), 22'', 2015

Eric Madeleine, La pesée des plongeurs myopes (The weighing nearsighted divers), 2'15, 2010

Boris du Boullay, Il faut choisir son camp (You have to take sides), 2′53, 2012

Cécile Hadj-Hassan, Les chemins d'Ali (Ali's Pathways), 8'56, 2015

Céline Trouillet, Song n°24, 4', 2014

Ted Hardy-Carnac, Tunisie 2045 (Tunisia 2045), 3'30, 2014

Ana Apostolska, Gintare, 2'34, 2016

Sandra Vanbremeersch, Indulgence, 5'07, 2016

Exposition

Corine Borgnet invente de multiples chemins qui apparaissent comme des rêves matérialisés. Ici une boule d'aristocratie bleue mise au piquet ; plaquée au mur, elle continue à vaquer à ses superficielles occupations.

Marjorie Brunet travaille avec ce qui est, les espaces existants, les murs et leurs ouvertures. En l'occurrence pour la Galerie de la Voûte, c'est une meurtrière aveugle, la fente qui permettait de viser loin a été voilée.

Aurélie Dubois amène l'équivoque, la perte de repères, l'ambivalence, le doute ; tout ce qui est constitutionnel de l'ouverture sur le monde et du souvenir de la puissance des origines.

Michel Lemoine n'a pas appris à dessiner, ni même à écrire. Il a commencé sur le tard, seul dans sa cellule. Agé de 85 ans et toujours en détention, il dessine ses rêves colorés et ses souvenirs d'enfance. Pas d'indulgence de l'administration pénitentiaire pour ses vieillards.

Armand Lestard est un artiste rock alternatif, indépendant et anarchiste, de ceux qui font du bruit. Sa pièce présentée à la Voûte, AB, tente d'atteindre SOLUTION, mais en vain… une roue essaie d'escalader une montagne, ralentie, s'arrête quelques secondes et redescend la rampe illico : Sisyphe patine.

Adel Tincelin : « se souvenir, s'autoriser à porter sur soi un regard bienveillant, à accueillir simultanément ce que l'on a été et ce que l'on est. Ne pas oublier, par exemple, les robes qui ont compté. Et se laisser la possibilité qu'à nouveau un jour les robes, etc ».

Dominique Weill dessine des villes aux passerelles et paysages infinis qui se déplient comme des partitions musicales. Ce sont des séries de bâtiments qui se tiennent les uns aux autres pour ne pas s'effondrer, personnifiés dans une fragilité grave.

Vernissage de l'exposition "Indulgence"

[18:00-21:00] Vernissage de Chloé Bensahel
Location:
Galerie Odile Ouizeman
10-12, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 42 71 91 89
Fax : +33 (0)1 42 71 94 13
Mail : contact@galerieouizeman.com
Internet Site : www.galerieouizeman.com
Description:
Il y a quelque chose d'exquis
dans la contemplation des lucioles
au bord d'un ruisseau en pleine montagne japonaise
une nuit d'été.

L'air est dense,
il n'y a aucun signe de vie sur des kilomètres
et pourtant la vie est là
dans le bourdonnement d'une libellule,
la caresse d'une brise,
le chant d'une cigale,
la silhouette d'une feuille.

Je suis présente.
Je sens les extrémités de mon corps
doucement disparaître.
Je suis l'espace même.
Je suis l'énergie qui est en moi et autour de moi.
Je suis en pleine conscience.

Vernissage de Chloé Bensahel
Photographie: Ariane Mercier
#5, 2014
Fil de lin et graphite sur papier Washi
100 x 66 cm

[18:00-21:00] Vernissage de Jörg Immendorff "Il était une fois Immendorff"
Location:
Galerie Suzanne Tarasiève
7, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 76 54
Mobile : +33 (0)6 11 01 16 79
Mail : info@suzanne-tarasieve.com
Internet Site : www.suzanne-tarasieve.com
Description:
15 Oct. - 31 Dec. 2016
Vernissage samedi 15 octobre 2016 de 18h à 21h

Catalogue de l'exposition - Texte d'Eric Darragon

Vernissage de Jörg Immendorff "Il était une fois Immendorff"
Jörg Immendorff, Café Deutschland VIII - Kein Licht für wen, 1980, acrylique sur toile / acrylic on canvas, 280 x 350 cm, JI 373/00, © Estate of Jörg Immendorff, Courtesy Galerie Michael Werner Märkisch Wilmersdorf, Köln & New York

[18:00-21:00] Vernissage de Prune Nourry "Imbalance"
Location:
Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot
75011 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 45 83 38 51
Fax : +33 (0)1 45 83 38 51
Mail : magda@magda-gallery.com
Internet Site : www.magda-gallery.com
Description:
exposition du 15 octobre au 27 novembre
vernissage le samedi 15 octobre de 18h à 21h, suivi d'une soirée au Silencio

Après de 4 mois de travaux, la Galerie Magda Danysz offre son espace repensé de 500 m² qui s'étend sur trois niveaux, à Prune Nourry pour un solo show. Artiste consacrée en France comme à l'étranger ces dernières années, Prune Nourry, à seulement 31 ans, incarne la relève de la scène artistique française.

L'exposition Imbalance de Prune Nourry investit les trois nouveaux niveaux de la galerie avec des installations immersives inédites, des œuvres murales ainsi que des sculptures en bronze et en cire.

Imbalance, découle des nombreux séjours de l'artiste en Chine, inspirée par ce pays tout en contrastes et faisant suite à la série Terracotta Daughters qui a largement marqué les esprits. Artiste engagée et passionnée, elle a fait faire le tour du monde à son armée de Terracotta Daughters, allant de Shanghai à Mexico, en passant par Paris, Zurich et New-York avant de revenir en Chine où elles sont désormais enfouies dans un lieu tenu secret jusqu'en 2030.

Avec Imbalance, Prune Nourry intègre à ses sculptures en bronze ou en cire les éléments traditionnels de l'acupuncture, aiguilles ou coupes de succion, comme pour tenter de retrouver l'équilibre des énergies. Les œuvres présentées dans cette exposition allient matériaux bruts et fragilité des 'accessoires'. Imbalance est l'aboutissement d'une réflexion de l'artiste sur les contrastes inhérents à nos sociétés.

Artiste de premier rang, Prune Nourry travaille en parallèle sur un film documentaire, un livre et une exposition personnelle qui sera présentée au Musée Guimet au printemps 2017. A ce titre, Sophie Makariou, directrice du musée Guimet a déclaré au sujet de Prune Nourry « J'aime la dimension globale de son œuvre, à la fois artistique et sociale. Par son humanisme, elle évoque les artistes de la Renaissance. »

Vernissage de Prune Nourry "Imbalance"

[18:00-21:00] Vernissage de Sandrine Rondard "les heures avant la nuit"
Location:
under construction gallery
6, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Mobile : +33 (0)6 37 34 99 78
Mail : underconstructiongallery@gmail.com
Internet Site : www.underconstructiongallery.com
Description:
Vernissage de la première exposition personnelle de Sandrine Rondard avec le soutien du Centre national des arts plastiques - CNAP

Extrait du texte de Julie Crenn :
Les peintures de Sandrine Rondard résultent d'un protocole où l'observation, la mise en scène et la traduction plastique de l'image sont mises en œuvre. D'abord, il y a l'immersion dans un paysage et sa part de hasard. Moment propice à la rencontre, avec un paysage, une matière naturelle, une couleur, une lumière. Tous ces éléments constituent les différents enjeux de son travail pictural. « Je préfère la lumière tombante, entre chien et loup. » Ce moment hors du temps, moment limite, entre la fin du jour et le début de la nuit.

Vernissage de Sandrine Rondard "les heures avant la nuit"

[18:00-21:00] Vernissage de Wang Du "La clinique du monde"
Location:
Galerie Laurent Godin - second space
36 bis, rue Eugène Oudiné
75013 Paris
M° Tram T3a Maryse Bastié, Olympiades, Bibliothèque François Mitterrand
France
Mail : info@laurentgodin.com
Internet Site : www.laurentgodin.com
Description:
Vernissage: Samedi 15 octobre, 18h-21h
15 octobre - 17 décembre
(ouvert jeudi, vendredi, samedi)

A mes yeux, le monde était une oeuvre d'art, aujourd'hui, je le vois davantage comme un patient.
Lorsque je considérais le monde comme oeuvre d'art, ma position était celle d'un commentateur: J'observais, j'évaluais, et tentais de le comprendre.
En fin de compte, il me semble qu'il n'en résultait que des interprétations subjectives que je maintenais pourtant telles quelles.

Ce monde, devenu une sorte de corps malade, apparaît torturé par une multitude de virus et d'épidémies, conséquences d'un état de crise permanent : guerres sans ennemis, luttes pour le contrôle des ressources énergétiques, compétition pour la colonisation de l'espace, extrême obsession quant à la sécurité nationale, menaces nucléaires, évolution toujours plus matérialiste et consumériste, dégénérescence humaine, confiscation des richesses, ravages de la violence sociale, crise des migrants, contamination croisée entre culture et commerce, défis écologiques et démographiques...

Face à cette maladie virale multi-composite, il semble qu'aucun remède ne puisse agir. Ce qui est bon pour soigner tel organe devenant le poison qui en détruit un autre. La relance de l'économie pouvant, par exemple, se heurter au système démocratique, la lutte anti-terroriste qui provoquerait plus d'attaques terroristes, le renversement d'un régime politique totalitaire qui déboucherai sur plus de chaos et d'injustice, le sauvetage d'un pays en faillite qui plongerait d'autres pays dans la crise, le monopole de la dissuasion nucléaire qui obligerait les autres à s'équiper...

Ce « monde-oeuvre d'art » est devenu insupportable aux regards. Tel un corps démembré, dépecé, atrophié, il se retrouve réduits à un tas d'organes sans unité, dont les différentes composantes aurait été jetées sur une table de dissection.

Afin de repenser mes interprétations du monde, j'ai choisi la métaphore : La clinique du monde : Guerre = Chirurgie, Sécurité = Médecine interne, Globalisation = Neurochirurgie, Energie = Urologie, Médias = Service ORL, Fétichisme = Médecine chinoise, Politique et fanatisme = Psychiatrie et cardiologie, Organisations internationales = Morgue, Sexe = Cantine d'hôpital...

Manifestement, La clinique du monde est loin de pouvoir diagnostiquer toutes les maladies. Le développement accéléré des hautes technologies contemporaines, un monde connecté de plus en plus intelligent établissant un écart toujours plus vertigineux en regard de certaines formes de dégénérescence humaines, tout comme les progrès de la médecine et la sophistication des techniques médicales semblent entraîner de plus en plus de maladies étranges et difficiles à soigner. Quel genre de monde le monde-patient va-t-il devenir ? La question est aussi effrayante qu'excitante...

Wang Du (2016)

« Wang Du, c'est Rodin avec un siècle de mass médias en plus »
Pascal Beausse

Né en 1956 à Wuhan en République Populaire de Chine, Wang Du s'installe à Paris en 1990 où il développe une oeuvre basée sur la critique de l'omniprésence des images et de l'hégémonie des médias. La clinique du monde est sa troisième exposition à la Galerie Laurent Godin. Il a également exposé au Ullens Center for Contemporary Art, Beijing ; au B.P.S.22, Belgique ; à la Biennale de Dublin, au Tri Postal de Lille, au Mori Art Museum de Tokyo, à la Stadtische Galerie de Viersen, à la Akbank Sanat d'Istanbul, au Palais de Tokyo, Paris...

Vernissage de Wang Du "La clinique du monde"
Médecine interne, 2016 - résine et fibre de verre, 268 x 172 x 120 cm

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "ETHER"
Location:
Galerie Chantal Crousel
10, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 38 87
Fax : +33 (0)1 42 77 59 00
Mail : galerie@crousel.com
Internet Site : www.crousel.com
Description:
du 15 octobre au 19 novembre

Avec les oeuvres de : Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla, Tarek Atoui, Marcel Broodthaers, Roberto Cuoghi, David Douard, Robert Filliou, Zheng Guogu, Wade Guyton, Pierre Huyghe, Yves Klein, Wolfgang Laib, Wifredo Lam, Jean-Luc Moulène, Moshe Ninio, Melik Ohanian, Gabriel Orozco, Anri Sala, José María Sicilia, Wolfgang Tillmans, Danh Võ, Anonyme (Mali)

Au commencement, il y a la Terre, l'Eau, le Feu. Puis l'Air, incolore, invisible aux sens, mélange de feu et de lumière et environnement direct de la sphère céleste qui nous abrite. Pour Aristote, l'Éther est un corps éthérique plus aérien que l'air et plus dense que la matière : la Quintessence de l'univers à son apogée. Dieu de la mythologie en Grèce antique et maître des parties astrales et de leur brillance, l'Éther - toujours en
mouvement - est pur et « tous les êtres qu'il contient sont divins. »
Si ce tourbillon vibratoire a soulevé nombre d'hypothèses aussi extraordinaires que rationalistes au fil des siècles, l'Éther est, somme toute, un phénomène qui nous échappe et qui est dépourvu de la moindre trace de résidu terrestre. Milieu subtil en constante propagation, il est à l'origine de théories phares entre le XVIIIème et le XXème siècle. La théorie gravitationnelle de Newton encourage, d'autres comme celle d'Einstein réfutent, menant à la redéfinition complète de l'éther et de son rôle dans notre univers.
Le 5ème élément est au centre des discours, des découvertes scientifiques, des légendes, mais ses limites dans l'Histoire restent fictives et « font sans cesse face à des impossibilités, des absences et un manque certain lié au langage. »

L'exposition Ether explore ses propres mutations et ses récits à travers l'illusion d'un monde à part, d'un espace de cohabitation entre les quatre éléments. Empreinte d'une esthétique de la réalité, Pierre Huyghe, Tarek Atoui, Roberto Cuoghi et Anri Sala nous dévoilent en premier les vies les plus secrètes et minuscules.
Puis viennent avec l'enveloppe terrestre, le voyage du sel au nord du Mali et le travail de la matière brute et pure avec Melik Ohanian, Wolfgang Laib, Gabriel Orozco, Marcel Broodthaers, Zheng Guogu et, enfin, Jean-Luc Moulène.
José María Sicilia, Robert Filiou, David Douard, Moshe Ninio et Danh Võ jouent avec les éléments de la surface, où la nature fragile et intangible de la terre est réduite à néant. Enfin, avec défiance et simplicité,
Yves Klein, Wade Guyton et le duo Allora & Calzadilla franchissent les limites du visible, « la lumière se
propage, se reflète, se réfracte, se déforme et réchauffe les corps. » Hors de notre portée, Wifredo Lam et Wolfgang Tillmans nous éclairent sur l'essentiel, l'intouchable : les astres.

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Les échappées"
Location:
Galerie Hors-Champs
13, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)9 53 48 14 04
Mail : contact@galerie-hors-champs.com
Internet Site : www.galerie-hors-ch​amps.com
Description:
La Galerie Hors-Champs est heureuse de vous inviter au vernissage de l'exposition "Les échappées", le samedi 15 octobre de 18 heures à 21 heures.

Avec des oeuvres de :
Raphaël Neal (photographies)
Faustine Ferrer (photographies et dessins)
Elena Moaty (peintures)
Fred MARS Landois (photographies et installation)

L'exposition se déroulera jusqu'au dimanche 4 décembre.

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Spectres"
Location:
galerie mor charpentier
61, rue de Bretagne
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 44 54 01 58
Mail : contact@mor-charpentier.com
Internet Site : www.mor-charpentier.com
Description:
Vernissage de l'exposition collective "Spectres"

[18:00-22:00] Vernissage du Salon Réalités Nouvelles 2016
Location:
Parc Floral de Paris
esplanade du château de Vincennes
route de la Pyramide
Bois de Vincennes
75012 Paris
M° Château de Vincennes, RER A Vincennes
France
Phone : +33 (0)1 43 43 92 95
Mail : info@parcfloraldeparis.com
Internet Site : www.parcfloraldeparis.com
Description:
du 16 au 23 octobre de 11h à 18h
Vernissage le 15 octobre de 18h à 22h

Vernissage du Salon Réalités Nouvelles 2016

[18:00-21:00] Vernissage du groupe Nadeshiko "étincelle"
Location:
Galerie Art' et Miss
14, rue Sainte-Anastase
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 43 57 37 42
Fax : +33 (0)8 21 90 17 48
Mail : artetmiss@free.fr
Internet Site : www.artetmiss.fr
Description:
du 8 au 30 octobre
mercredi à samedi 12h-19h et dimanche 14h-18h

Vernissage le samedi 15 octobre à partir de 18h

[18:30-22:00] Vernissage de Raphaël Renaud "AD LUCEM"
Location:
Galerie Exit Art Contemporain
2, place Denfert-Rochereau
92100 Boulogne-Billancourt
M° Boulogne - Jean Jaurès
France
Mobile : +33 (0)6 80 45 23 01
Mail : contact@exit-art.fr
Internet Site : www.exit-art.fr
Description:
Vernissage en présence de l'artiste Samedi 15 Octobre de 18h30 à 22h
et jusqu'au 26 novembre 2016

L'utilisation de la lumière dans l'art traverse les mouvements artistiques et se manifeste sous les formes plus variées. De Caravaggio à Turrell, les artistes s'approprient la lumière d'une manière qui produit finalement l'émotion et la force. La lumière est la clé. Est-ce son caractère universel qui rend l'œuvre puissante ?

Raphaël Renaud capte la lumière dans toute sa variété de couleurs. L'œil de l'artiste est à l'affut de la luminosité propre à chaque paysage. De l'aube au crépuscule, les lumières de la nature ou du monde humain s'étalent ici dans des couleurs vives qui rappellent le Fauvisme et décrivent un monde reconnaissable.
Si à la surface de la toile l'image apparaît floutée et la représentation abstraite, la sensation change dès lors que l'œil s'en éloigne. Alors le spectateur intègre le sujet en pénétrant dans l'univers enchanté de l'artiste.

Lumières de brumes ou d'éclats, lacs encadrés par les feuillage d'automne réfléchissants les rouges, les oranges et les mauves ardents, et puis doubles tours de pinceau, courbes et arrondis : le travail de Raphaël Renaud est éblouissant et voluptueux.

Vernissage de Raphaël Renaud "AD LUCEM"
Raphaël Renaud, Fosse du Bois Roger, huile sur toile, 146x114 cm









[19:00] Vernissage de Christophe Brachet et Gilles Galvin
Location:
Buddha Bar
8-12, rue Boissy d'Anglas
75008 Paris
M° Concorde, Madeleine
France
Phone : +33 (0)1 53 05 90 00
Fax : +33 (0)1 53 05 90 09
Mail : buddhabar@buddhabar.com
Internet Site : www.buddha-bar.com
Description:
Vernissage de Christophe Brachet et Gilles Galvin

[19:00] Vernissage de l'exposition "Dans les rêves de Napoléon"
Location:
Château de Fontainebleau
Place du Général de Gaulle
77300 Fontainebleau
M° Gare SNCF Fontainebleau-Avon
France
Phone : +33 (0)1 60 71 50 70
Fax : +33 (0)1 60 71 50 71
Mail : contact.chateau-de-fontainebleau@culture.fr
Internet Site : www.musee-chateau-fontainebleau.fr
Description:
Dans les rêves de Napoléon - La première chambre de l'Empereur à Fontainebleau

exposition du 15 octobre 2016 au 23 janvier 2017

Commissariat de l'exposition : Jean Vittet, conservateur en chef du patrimoine
Scénographie : Philippe Maffre

Pour la première fois, le château de Fontainebleau restitue, dans son état d'origine, la première chambre à coucher de Napoléon Ier. Une occasion unique de se glisser dans les rêves de l'Empereur, qui aimait à dire que « les inventeurs du lit [...] auraient mérité des statues ».

Tandis que la constitution de Floréal an XII (mai 1804) lui confiait le gouvernement de la France, Napoléon obtenait du pape Pie VII qu'il vint le sacrer à Paris. Dernière étape avant la capitale, Fontainebleau fut choisi pour accueillir le souverain pontife. A l'occasion de cette halte (22-28 novembre 1804) le château, vide depuis la Révolution, fut remeublé. Calmelet, administrateur du Mobilier impérial, en liaison avec Duroc, grand maréchal du palais, et les architectes Charles Percier et Pierre Fontaine, eut la responsabilité de cette mission. Dans ce projet, le Garde-Meuble impérial bénéficia des meubles confisqués au général Moreau, fit des achats chez les marchands d'occasion et acquit auprès de Jacob-Desmalter pour plus de 60 000 francs d'objets mobiliers à la dernière mode.

Plus de trente oeuvres (meubles d'ébénisterie, sièges, porcelaines) emblématiques de ce remeublement, ayant pour la plupart figuré dans la première chambre de l'Empereur ou dans son cabinet de toilette, permettront de faire revivre cet évènement. L'exposition mettra notamment l'accent sur l'originalité du style consulaire, véritable “moment de grâce” des arts décoratifs.

12:00
13:00
14:00
15:00
16:00
17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
[Printer Friendly]



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2015 - Tous droits réservés