Wednesday, February 8, 2017
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February 2017
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  Exposition "Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt"
Location:
Atelier Néerlandais
Fondation Custodia
121, rue de Lille
Hôtel Turgot
75007 Paris
M° Assemblée Nationale, Invalides
France
Phone : +33 (0)1 53 59 12 40
Fax : +33 (0)1 45 56 00 77
Mail : info@institutneerlandais.com
Internet Site : www.institutneerlandais.com
Description:
Du 4 février au 7 mai 2017
Tous les jours sauf le lundi, de 12h à 18h

Tarifs : Plein tarif 10 € / Tarif réduit 7 €

Pour la première fois après quatre siècles de séparation, sont réunis des tableaux des plus grands artistes hollandais du Siècle d'Or avec leurs dessins préparatoires. Après son succès à la National Gallery of Art de Washington pendant l'automne 2016, la Fondation Custodia est heureuse de présenter à Paris vingt-et-une peintures et une centaine de dessins, au nombre desquels deux rares carnets d'esquisses et un exceptionnel album offrant une immersion dans les ateliers du XVIIe siècle.

L'exposition dévoile le fruit des années de recherche de plusieurs spécialistes, qui se sont penchés sur la façon dont les artistes néerlandais utilisaient le dessin dans leur processus pictural. Sur les quelques milliers de dessins ayant traversé les siècles jusqu'à nous, ils ont réussi à en mettre certains en rapport avec une peinture identifiée. L'exposition bénéficie de prêts de nombre des plus grands musées et cabinets d'arts graphiques du monde. Aux côtés des œuvres de la Fondation Custodia et de la National Gallery of Art de Washington, on peut voir entre autres des peintures et des dessins du Metropolitan Museum of Art de New York, du Fogg Art Museum de Boston, du Rijksmuseum d'Amsterdam, de l'Albertina Museum de Vienne, de l'Ashmolean Museum d'Oxford, du British Museum de Londres, de la Gemäldegalerie ou encore du Kupferstichkabinett de Berlin.

Une section introductive illustre la pratique du dessin des peintres hollandais au XVIIe siècle. Avec leurs études esquissées d'après des modèles, leurs croquis exécutés dans la nature - capturant paysages, arbres et bâtisses pittoresques, animaux... -, leurs études de mains, de bras, de têtes... les artistes se constituaient un répertoire de motifs dans lequel ils pouvaient puiser à loisir pour créer leurs tableaux.

Cette plongée dans les coulisses des ateliers permet de comprendre les méthodes de création d'une quarantaine des plus grands peintres hollandais et de passer en revue tous les genres picturaux : de la nature morte aux marines, des intérieurs d'églises aux scènes mythologiques et bibliques.

Si Rembrandt (1606-1669) fut un formidable dessinateur, on connaît très peu de feuilles directement préparatoires pour ses tableaux. L'un de ces très rares exemples est cependant présent dans l'exposition : pour la composition complexe de son Saint Jean-Baptiste prêchant, le maître hollandais a étudié dans différents dessins le personnage central et la foule assemblée pour écouter le saint. On peut suivre l'artiste dans sa recherche d'une posture, d'une expression ou du détail d'un costume.

Scènes de genre et portraits jalonnent le parcours de l'exposition. Le public peut notamment admirer les études de compositions d'Adriaen van Ostade (1610-1685) qui les multipliait et détaillait ensuite certaines de ses figures dans des dessins à la pierre noire dont plusieurs exemples sont exposés.

Après les « reportages » de batailles en mer et « portraits » de navires des célèbres peintres de marines Willem van de Velde père et fils, le visiteur pourra se pencher sur les méthodes de création de plusieurs des meilleurs paysagistes hollandais. La vue plongeante sur Amsterdam que Jacob van Ruisdael (1628/29-1682) réalisa sans aucun doute sur le motif, depuis les échafaudages d'un bâtiment en construction, a été le point de départ d'un remarquable tableau. La feuille, quoique de facture très enlevée, fournit d'infinis détails pour la description de la ville au premier plan, tandis que Ruisdael extrapole la moitié supérieure avec un ciel nuageux dont il avait le secret.

L'exposition et le catalogue sont le résultat d'une étroite collaboration d'un groupe international de spécialistes, sous la houlette de Ger Luijten, directeur de la Fondation Custodia, Peter Schatborn, ancien directeur du Cabinet d'arts graphiques du Rijksmuseum, Amsterdam, et Arthur K. Wheelock Jr., conservateur des peintures nordiques à la National Gallery of Art, Washington. Le catalogue, disponible en français et en anglais, constitue la première étude sur le sujet et offre un panorama complet du XVIIe siècle hollandais.


Catalogue
Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt
Fondation Custodia, Paris, National Gallery of Art, Washington, Skira editore, Milan, 2016
318 pp., 31 x 24,5 cm, ca. 300 illustrations couleur, relié
ISBN 978-88-572-3345-1
Prix : 59,00 €

Exposition "Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt" - Dirck Hals
Dirck Hals (1591-1656)
Études d'un homme assis, fumant la pipe, et de deux jambes, 1622-1627
Pinceau et encre brune, peinture brune, rehauts de gouache blanche, sur une esquisse à la pierre noire, 277 x 178 mm
© Rijksmuseum, Amsterdam

Exposition "Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt"

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17:00 [17:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Chant du Coq"
Location:
Centre Culturel de Chine à Paris
1, boulevard de La Tour-Maubourg
75007 Paris
M° Invalides
France
Phone : +33 (0)1 53 59 59 20
Fax : +33 (0)1 53 59 59 29
Mail : cccparisinfo@gmail.com
Internet Site : www.cccparis.org
Description:
Exposition 2017 de TTF la Haute Joaillerie au Carnaval Zodiaque

Vernissage de l'exposition "Chant du Coq"


[18:30-20:30] Vernissage de Mel O'Callaghan "En Masse"
Location:
Galerie Allen
59, rue de Dunkerque
75009 Paris
M° Barbès - Rochechouart, Gare du Nord, Poissonnière
France
Phone : +33 (0)1 45 26 92 33
Mail : galerieallen@galerieallen.com
Internet Site : www.galerieallen.com
Description:
9 février 2017 - 11 mars 2017
Vernissage Mercredi 8 février 2017 18h30 - 20h30

Mel O'Callaghan présente En Masse (2016), une nouvelle série de peintures sur verre, et une peinture au sol, exposées pour la première fois en France à la Galerie Allen, Paris. Parallèlement à son exposition individuelle 'Dangerous-on-the-way' au Palais de Tokyo, en tant que lauréate du Prix SAM 2015-2016, la pratique de Mel O'Callaghan continue de se concentrer sur la transformation et la transcendance à travers de nouvelles expressions matérielles de l'endurance et de la résistance. L'artiste situe ses œuvres au sein d'un champ de propositions soumis à de constants recalibrages, telles des trajectoires entrecroisées d'actions et de conséquences toujours-déjà en équilibre instable au bord du précipice du seuil.

Ce seuil, c'est celui où bée l'abîme de la potentialité. La réflexion de Nietzsche selon laquelle l'homme est une corde tendue au-dessus de l'abîme, source du titre de l'exposition personnelle de l'artiste au Palais de Tokyo, décrit la condition humaine comme une existence où « il est dangereux de passer de l'autre côté, dangereux de rester en route, dangereux de regarder en arrière - frisson et arrêt dangereux. »[1] Dans ce contexte, l'abîme n'est pas une métaphore pour Giorgio Agamben ; se tenir au bord de la possibilité implique simultanément une potentielle chute libre dans le néant.[2] Dans leur opposition, l'une est nécessairement contingente à l'autre, et « ce n'est que lorsqu'on parvient à sombrer dans ce Tartare et à éprouver notre propre impuissance que nous accédons à la capacité de créer. »[3] L'urgence de la peinture déversée sur une toile de verre, et la lutte en découlant pour défendre les lignes de front chromatiques respectives, incarnent cette volonté d'existence confrontationnelle. Une vertueuse violence créative se fait jour dans les œuvres de Mel O'Callaghan, dans la mesure où elle y étudie ce que pourrait signifier une entreprise ou une obligation morales. Le repositionnement insistant des couleurs les unes par rapport aux autres rappelle les mécanismes de poulies figurant dans les performances et les sculptures de l'artiste, comme la performance Parade de 2014, et manifeste l'impossibilité d'une résolution absolue dans cette quête.

Le commissaire João Silvério considère que dans ces peintures processuelles, « le corps est le lieu de la révélation / occultation de souvenirs, d'actions et de célébrations».[4] Notre propre humanité corporelle, comme il l'appelle, se trouve évoquée dans le déroulement et l'avènement à travers et au travers de la peinture vitrine. Le dessous est à la fois visible à travers le verre et occulté par la peinture qui ne laisse qu'une trace du limen[5] acrylique, plutôt que de le révéler totalement, marquant les premiers instants de l'actualisation, lorsque les forces opposées commencent à se fondre pour forger la création. Une fois accompli ce déversement, transcendant l'abîme, les action paintings continuent à se transformer, transgressant les frontières entre les couleurs. Largement comme l'homme qui « n'est devenu conscient que graduellement, laborieusement, au cours d'un processus qui s'est prolongé pendant des siècles », ces forces élémentaires dialoguent avec la durée et la nature réitérative indispensable de l'événement créatif, résistant toujours à la résolution finale.[6] Si le seuil est une préoccupation centrale de l'artiste, cela découle de son désir d'observer les étapes de transformation de la conscience et du corps tout à la fois, ainsi que de la différenciation de leurs potentialités différentes. Et tout particulièrement celles de l'ekstasis et de la catharsis, qui impliquent respectivement une sortie ou un dépassement de soi-même, et une purification spirituelle. Pour l'artiste, le potentiel performatif du seuil repose essentiellement dans sa position rituelle, vécue comme la liminalité. Comme l'a développé Victor Turner, il se situe à la marge et constitue une traversée d'une sphère culturelle où « la distinction et la hiérarchie laïque» se dissolvent.[7] Toujours pressant, et toujours à la pointe extrême de la transcendance, le désir de transformer à travers des articulations divergentes de la résistance reste un objectif central de l'artiste.

Aux corps en action si souvent présents dans les performances et les vidéos de l'artiste, comme Woe Implores Go (2016), Parade (2014), et Ensemble (2013), se trouvent ici substitués ceux des visiteurs. Proche en cela de L'acte gratuit, 2014, qui était au cœur de l'exposition personnelle précédente de l'artiste à la Galerie Allen, la peinture au sol dessine une matrice propositionnelle qui, tout à la fois, guide et entre en conflit avec notre propre positionnement dans l'espace. Entre l'emplacement du corps et celui de son environnement physique, se met en place un nouvel intermédiaire paradoxalement résistant; le mouvement quasi-ritualisé proposé par les lignes et les arcs du sol modifient notre présence et préparent notre rencontre avec les corps chromatiques des peintures cohabitant dans la galerie.

La violence incombente au point de déclenchement de l'actualisation est simultanément l'ekstasis et la catharsis de la transformation à l'œuvre dans le processus de devenir, nécessairement réitéré mais se reproduisant toujours sous une forme nouvelle. Entre rituel et processus, le seuil vers lequel l'artiste nous implore de nous aventurer est la joyeuse annihilation du néant, « permettant à quelque chose d'exister de rien».[8] Mel O'Callaghan manœuvre sur la corniche de la potentialité en dépit des dangers de son abyme intrinsèque, promouvant en fin de compte cette zone liminale de précarité comme à la fois créatrice et transformatrice.

- Alexandra Pedley
- traduit par Hugues Lebailly


1 Friedrich Wilhelm Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, un livre pour tous et pour personne, trad. Henri Albert, Mercure de France, 1941, p. 23.
2 Giorgio Agamben and Daniel Heller-Roazen. Potentialities: Collected essays in philosophy, Stanford University Press, 1999, p. 253.
3 Ibid. [trad. Hugues Lebailly]
4 João Silvério, Dangerous looking-back, Galeria Belo-Galsterer, Lisbonne, 2015. Essai rédigé pour l'exposition.
5 'Seuil' en latin, cf. Victor W. Turner, The ritual process: Structure and Antistructure, Aldine, 1969, pp. 359-360.
6 C. G. Jung. L'Homme et ses symboles. Laffont, 1990, p.22.
7 Turner, The ritual process: Structure and Antistructure, p. 359
8 Cf. Giorgio Agamben, Potentialities: Collected Essays in Philosophy, p. 253.



[19:00-21:00] Vernissage de Julie Maroh
Location:
Galerie Glénat
22, rue de Picardie
75003 Paris
M° Temple, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 71 46 86
Mail : galerie@glenat.com
Internet Site : www.galerie-glenat.com
Description:
du 8 au 28 Février 2017

A l'occasion de la parution de "Corps Sonores", la galerie est heureuse de vous inviter au vernissage Mercredi 8 Février 2017 de 19h à 21h en présence de l'auteur.

Vernissage de Julie Maroh




[20:00] Avant-première du film "Rock'n Roll"
Location:
UGC Ciné Cité La Défense
Le Dôme
Centre Commercial les Quatre Temps
La Défense 7
92092 Paris - La Défense
M° La Défense
France
Phone : 08 92 70 00 00 #92
Internet Site : www.ugc.fr/cinema.html?id=20
Description:
en présence de Guillaume Canet et Rodolphe Lauga

Avant-première du film "Rock'n Roll"

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