Thursday, February 23, 2017
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23
February 2017
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  Exposition "Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt"
Location:
Atelier Néerlandais
Fondation Custodia
121, rue de Lille
Hôtel Turgot
75007 Paris
M° Assemblée Nationale, Invalides
France
Phone : +33 (0)1 53 59 12 40
Fax : +33 (0)1 45 56 00 77
Mail : info@institutneerlandais.com
Internet Site : www.institutneerlandais.com
Description:
Du 4 février au 7 mai 2017
Tous les jours sauf le lundi, de 12h à 18h

Tarifs : Plein tarif 10 € / Tarif réduit 7 €

Pour la première fois après quatre siècles de séparation, sont réunis des tableaux des plus grands artistes hollandais du Siècle d'Or avec leurs dessins préparatoires. Après son succès à la National Gallery of Art de Washington pendant l'automne 2016, la Fondation Custodia est heureuse de présenter à Paris vingt-et-une peintures et une centaine de dessins, au nombre desquels deux rares carnets d'esquisses et un exceptionnel album offrant une immersion dans les ateliers du XVIIe siècle.

L'exposition dévoile le fruit des années de recherche de plusieurs spécialistes, qui se sont penchés sur la façon dont les artistes néerlandais utilisaient le dessin dans leur processus pictural. Sur les quelques milliers de dessins ayant traversé les siècles jusqu'à nous, ils ont réussi à en mettre certains en rapport avec une peinture identifiée. L'exposition bénéficie de prêts de nombre des plus grands musées et cabinets d'arts graphiques du monde. Aux côtés des œuvres de la Fondation Custodia et de la National Gallery of Art de Washington, on peut voir entre autres des peintures et des dessins du Metropolitan Museum of Art de New York, du Fogg Art Museum de Boston, du Rijksmuseum d'Amsterdam, de l'Albertina Museum de Vienne, de l'Ashmolean Museum d'Oxford, du British Museum de Londres, de la Gemäldegalerie ou encore du Kupferstichkabinett de Berlin.

Une section introductive illustre la pratique du dessin des peintres hollandais au XVIIe siècle. Avec leurs études esquissées d'après des modèles, leurs croquis exécutés dans la nature - capturant paysages, arbres et bâtisses pittoresques, animaux... -, leurs études de mains, de bras, de têtes... les artistes se constituaient un répertoire de motifs dans lequel ils pouvaient puiser à loisir pour créer leurs tableaux.

Cette plongée dans les coulisses des ateliers permet de comprendre les méthodes de création d'une quarantaine des plus grands peintres hollandais et de passer en revue tous les genres picturaux : de la nature morte aux marines, des intérieurs d'églises aux scènes mythologiques et bibliques.

Si Rembrandt (1606-1669) fut un formidable dessinateur, on connaît très peu de feuilles directement préparatoires pour ses tableaux. L'un de ces très rares exemples est cependant présent dans l'exposition : pour la composition complexe de son Saint Jean-Baptiste prêchant, le maître hollandais a étudié dans différents dessins le personnage central et la foule assemblée pour écouter le saint. On peut suivre l'artiste dans sa recherche d'une posture, d'une expression ou du détail d'un costume.

Scènes de genre et portraits jalonnent le parcours de l'exposition. Le public peut notamment admirer les études de compositions d'Adriaen van Ostade (1610-1685) qui les multipliait et détaillait ensuite certaines de ses figures dans des dessins à la pierre noire dont plusieurs exemples sont exposés.

Après les « reportages » de batailles en mer et « portraits » de navires des célèbres peintres de marines Willem van de Velde père et fils, le visiteur pourra se pencher sur les méthodes de création de plusieurs des meilleurs paysagistes hollandais. La vue plongeante sur Amsterdam que Jacob van Ruisdael (1628/29-1682) réalisa sans aucun doute sur le motif, depuis les échafaudages d'un bâtiment en construction, a été le point de départ d'un remarquable tableau. La feuille, quoique de facture très enlevée, fournit d'infinis détails pour la description de la ville au premier plan, tandis que Ruisdael extrapole la moitié supérieure avec un ciel nuageux dont il avait le secret.

L'exposition et le catalogue sont le résultat d'une étroite collaboration d'un groupe international de spécialistes, sous la houlette de Ger Luijten, directeur de la Fondation Custodia, Peter Schatborn, ancien directeur du Cabinet d'arts graphiques du Rijksmuseum, Amsterdam, et Arthur K. Wheelock Jr., conservateur des peintures nordiques à la National Gallery of Art, Washington. Le catalogue, disponible en français et en anglais, constitue la première étude sur le sujet et offre un panorama complet du XVIIe siècle hollandais.


Catalogue
Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt
Fondation Custodia, Paris, National Gallery of Art, Washington, Skira editore, Milan, 2016
318 pp., 31 x 24,5 cm, ca. 300 illustrations couleur, relié
ISBN 978-88-572-3345-1
Prix : 59,00 €

Exposition "Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt" - Dirck Hals
Dirck Hals (1591-1656)
Études d'un homme assis, fumant la pipe, et de deux jambes, 1622-1627
Pinceau et encre brune, peinture brune, rehauts de gouache blanche, sur une esquisse à la pierre noire, 277 x 178 mm
© Rijksmuseum, Amsterdam

Exposition "Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt"

Fête nationale du Guyana
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Fête nationale du Guyana

Fête nationale de Brunei
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Fête nationale de Brunei

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Location:
Espace Oscar Niemeyer
Siège national du Parti Communiste Français
2, place du Colonel Fabien
6, avenue Mathurin Moreau
75019 Paris
M° Colonel Fabien
France
Phone : +33 (0)1 40 40 12 12
Internet Site : www.pcf.fr
Description:
Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Affiche de l'exposition

Du 21 février au 7 juin 2017
Lundi au vendredi 11h à 18h30
Samedi et dimanche 13h à 18h
Fermé les jours fériés

Entrée libre

Le Musée de La Poste propose l'exposition Rancillac Rétrospective du 21 février au 7 juin 2017 à l'espace Niemeyer.

Commissaire de l'exposition : Josette Rasle
Scénographe : Jean-Claude Salliou

Bernard Rancillac est l'un des grands noms de la peinture contemporaine. Il est l'inventeur d'une « nouvelle figuration » attentive aux réalités de la vie quotidienne et aux images dont les médias sont friands pour les faire accepter.

Peintre rebelle, il est aussi celui qui a décidé de rendre compte à sa manière de l'actualité de notre monde, histoire de déranger notre confort tiédasse et la bienséance du petit monde feutré de l'art.

La rétrospective de Bernard Rancillac proposée à l'Espace Niemeyer par le Musée de La Poste, actuellement fermé pour rénovation, réunit sur plus de 1300 m2 une centaine de pièces : peintures, objets, affiches, installations, collages... s'étalant de 1961 à 2015. Elle permet une approche complète et représentative du parcours de l'artiste né en 1931 et grande figure de la Figuration Narrative.

Dans le climat politique international des années 60, extrêmement tendu, il entame une réflexion sans concession sur la société de consommation, la culture populaire et l'actualité la plus brûlante.

Il partage alors sa vision de l'art et du monde avec un groupe de jeunes peintres en rupture avec l'abstraction, de nationalités diverses, aux aspirations pas toujours communes mais aux inspirations similaires. En 1964, avec le peintre haïtien Hervé Télémaque et le soutien du critique d'art Gérald Gassiot-Talabot, il organise au Musée d'art moderne de la ville de Paris, l'exposition Mythologies quotidiennes. Réunissant trente-quatre artistes, elle marque les esprits par l'utilisation qu'ils font de l'image à la fois banale et toute puissante. La Figuration narrative est née.

Profondément concerné par son époque, Bernard Rancillac puise dans un répertoire d'images très variées (cinéma, photographie, publicité, bande dessinée, roman-photo...) pour aborder les sujets qui lui tiennent le plus à cœur. Il les traduit par de grands aplats acryliques vivement colorés et d'inventions formelles d'une grande force plastique.

Exigeante, cohérente et subversive, son œuvre accessible au plus grand nombre, composée de séries sur lesquelles il a opéré et opère parfois encore de nombreuses variations (Mickey, musiciens de jazz, stars de cinéma...), témoigne selon Bernard Ceysson « de la volonté délibérée du peintre de miner la réalité, après avoir miné l'histoire de l'art ». Bien que l'effet plastique prévale sur toute autre préoccupation et que son combat premier soit avant tout la peinture, Bernard Rancillac utilise son pinceau comme un coup de poing non pour défendre une quelconque idéologie mais pour forcer le regard de celui qui ne veut pas voir.

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Jeune égorgée, 1998
Acrylique sur toile, 165 x 250 cm, coll. de l'artiste, Paris Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Notre Sainte Mère La Vache n°2, 1972
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 116 x 89 cm, Musée des beaux-arts, Dole

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Section rythmique de Miles Davis, 1974
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 162 x 162 cm, coll. privée

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Belfast, 1977
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 146 x 114 cm, coll. Martine et Michel Brossard, Paris

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Le Muezin, 2013,
Acrylique sur toile, 130 cm x 197 cm, coll. de l'artiste, Paris Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Les Afghanes, 2004, Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017
Acrylique sur toile, 130 cm x 195 cm, coll. de l'artiste, Paris

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Où es-tu, que fais-tu ?, 1965
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Huile sur toile, 178 x 195 cm, Centre Pompidou, MNAM-CCI

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Enfer-Paradis, 2007,
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 230 x 500 cm

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Gilda (Cinémonde n°56), 1989
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 195 x 130 cm, coll. privée

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Sakeo, (camp de réfugiés Khmers), 1996
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile,200x200 cm, coll. La Croix-Rouge monégasque - Don de l'artiste

08:00  
09:00  
10:00 [10:30] Conférence "Capital Markets Summit 2017"
Location:
7 place Vendôme
Pavillon Vendôme (place Vendôme)
7, place Vendôme
75001 Paris
M° Tuileries, Madeleine, Opéra, Pyramides
France
Description:
Conférence "Capital Markets Summit 2017"

11:00  
12:00 [12:30] Dédicace de Nora Hamzawi
Location:
Publicis Drugstore
133, avenue des Champs-Elysées
75008 Paris
M° Charles de Gaulle - Etoile, George V
France
Phone : +33 (0)1 44 43 79 00
Internet Site : www.publicisdrugstore.com
Description:
Dédicace de Nora Hamzawi

13:00  
14:00  
15:00  
16:00 [16:00-21:00] Vernissage d'Alain Menghini
Location:
Galerie Nichido
61, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
M° Miromesnil, Champs-Elysées - Clemenceau, Franklin D. Roosevelt
France
Phone : +33 (0)1 42 66 62 86
Mobile : +33 (0)6 14 18 32 17
Fax : +33 (0)1 42 66 62 86
Mail : nichido@wanadoo.fr
Internet Site : www.nichido-garo.co.jp/paris
Description:
Exposition du 23 février au 25 mars 2017

[16:30-17:30] Remise du prix « Start-up construction 2020-2050 »
Location:
Palais Brongniart
Palais de la Bourse des Valeurs de Paris
28, Place de la Bourse
75002 Paris
M° Bourse
France
Phone : +33 (0)1 83 92 30 20
Fax : +33 (0)1 49 27 55 20
Mail : palais.brongniart@gl-events.com
Internet Site : www.palaisbrongniart.com
Description:
par Emmanuelle Cosse

16h40 : Introduction par Philippe Nunes, directeur d'EnerJmeeting

16h45 : Remise de la mention spéciale du jury par Alain Maugard, président de Qualibat et ancien président du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)


[17:00] Inauguration du Lycée des métiers de l'hôtellerie et du tourisme
Location:
Guyancourt
Guyancourt
78280 Guyancourt
M° Gare de Saint-Quentin-en-Yvelines - Montigny-le-Bretonneux
France
Internet Site : www.ville-guyancourt.fr
Description:
Place Rabelais
78280 Guyancourt

[17:00-19:00] Lancement de Façade #16
Location:
Colette
213, rue Saint-Honoré
75001 Paris
M° Tuileries, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 55 35 33 90
Fax : +33 (0)1 55 35 33 99
Mail : contact@colette.fr
Internet Site : www.colette.fr
Description:
Façade #16, le numéro des 40 ans.
Lancement exclusif chez colette et signatures en série, jeudi 23 février à partir de 17h.
En présence des créateurs et de tous les artistes et personnalités 'performers' de Façade 16.

Lancement de Façade #16

Lancement de Façade #16

[17:00] Séance de dédicace de l'ouvrage de Noha Baz
Location:
Office du Tourisme du Liban
124, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
M° Saint-Philippe-du-Roule, Miromesnil, Franklin D. Roosevelt
France
Phone : +33 (0)1 43 59 12 13
Fax : +33 (0)1 43 59 11 99
Mail : libanot@aol.com
Description:
Séance de dédicace de l'ouvrage de Noha Baz "La Recette d'où je viens", jeudi 23 février 2017 à partir de 17h

[17:30-20:00] Fondation Groupama pour la Santé : Soirée annuelle
Location:
Groupama
8-10, rue d'Astorg
75008 Paris
M° Saint-Augustin, Miromesnil
France
Phone : +33 (0)1 44 56 77 77
Internet Site : www.groupama.com
Description:
Soirée annuelle de la Fondation Groupama pour la Santé, qui soutient lutte contre les maladies rares.

Au programme :
- Actualités Maladies Rares et résultats d'une enquête menée par OpinionWay pour la Fondation Groupama sur les français et leur connaissance des maladies rares.
- Remise du Prix « Recherche Maladies Rares » doté d'un demi-million d'euros. Ce Prix a pour objectif d'aboutir à de vraies avancées dans un domaine des maladies rares, Il constitue une nouveauté dans le milieu de la recherche qui a de plus en plus de mal à trouver des soutiens financiers.

Information accreditation
Confirmer présence avant le lundi 13 février : Leslie Toledano - 06 10 20 79 60 - leslietoledano.rp@gmail.com



[18:00-23:00] Chayan Khoï /arty Party/ Vernissage
Location:
50 Avenue de New-York
50, avenue de New-York
75116 Paris
M° Iéna, RER C Pont de l'Alma
France
Description:
les 23, 24 et 25 février de 18h à 23h

en partenariat avec Ushuaia TV

Chayan Khoï /arty Party/ Vernissage
Chayan Khoï /arty Party/ Vernissage

[18:00] Fête nationale de Brunei
Location:
Hôtel Le Meurice
228, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Tuileries, Concorde
France
Phone : +33 (0)1 44 58 10 55
Fax : +33 (0)1 44 58 10 76
Internet Site : www.lemeurice.com
Description:
Fête nationale de Brunei

[18:00-21:00] Inauguration de la mise en lumière des façades des Beaux-Arts de Paris
Location:
Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts
ENSBA
14, rue Bonaparte
13, quai Malaquais
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 47 03 50 00
Fax : +33 (0)1 47 03 50 80
Mail : info@ensba.fr
Internet Site : www.ensba.fr
Description:
Quai Malaquais

[18:00] Remise du Prix Chateaubriand
Location:
Institut de France
Académie des Beaux-Arts
27, quai de Conti
CS 90618
75270 Paris Cedex 06
M° Pont Neuf, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon, Louvre - Rivoli
France
Phone : +33 (0)1 44 41 43 20
Internet Site : www.academie-des-beaux-arts.fr
Description:
Patrick Devedjian, Député et Président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, Christian Dupuy, Vice-président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine en charge de la culture, et Marc Fumaroli de l'Académie française annonceront le nom du lauréat du Prix Chateaubriand 2016. Pour l'édition 2016, 6 ouvrages sont en lice.

Fondé par le Département des Hauts-de-Seine en 1987, le Prix Chateaubriand couronne une œuvre de recherche historique ou d'histoire littéraire, portant sur la période où vécut Chateaubriand, entendue dans un sens large (du siècle des lumières jusqu'au milieu du XIXe siècle), sur des sujets proches des thèmes directement ou indirectement abordés dans ses romans, essais, discours et articles. Le Prix a notamment été attribué à Paul Veyne, Emmanuel de Waresquiel, Emmanuel Fureix, Geneviève Haroche-Bouzinac et en 2015 à Edmond Dziembowski.

La remise du prix aura lieu jeudi 23 février 2017 à 18h à l'Institut de France à Paris. Une conférence sera donnée par le lauréat.

Rendez-vous mercredi 23 novembre à 15h
Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups - Maison de Chateaubriand
87, rue de Chateaubriand à Châtenay-Malabry
La cérémonie de proclamation du Prix Chateaubriand est ouverte au grand public,
sur réservation (01 55 52 13 00 - Chateaubriand@hauts-de-seine.fr).

Remise du Prix Chateaubriand

[18:00-21:30] Showcase Relais & Châteaux
Location:
Pavillon Kléber
7, rue Cimarosa
75116 Paris
M° Boissière
France
Phone : +33 (0)1 53 65 75 85
Fax : +33 (0)1 47 27 24 98
Internet Site : www.poteletchabot.com/lieux-reception/pavillon-kleber.htm
Description:
L'équipe Relais & Châteaux a le plaisir d'inviter les professionnels du tourisme à un showcase exceptionnel !

Cet évènement vous permettra de rencontrer plusieurs de nos Maisons ainsi que notre équipe commerciale et de découvrir notre nouveau site Internet dédié aux professionnels du tourisme.

Boissons et amuse-bouches seront servis au cours de votre soirée.
Une animation culinaire sera proposée par Jean Sulpice, chef 2* Michelin.

Le nombre de places étant limité, veuillez confirmer votre présence au plus vite auprès d'Hervé Caillau par mail : h.caillau@relaischateaux.com

[18:00] Soirée des 1 000
Location:
Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 76 40 40
Internet Site : www.paris.fr
Description:
En l'honneur des 500 apprentis et des 500 maîtres d'apprentissage de la Ville de Paris

[18:00-21:00] Vernissage "L'Esprit français - Contre-cultures 1969-1989"
Location:
Maison Rouge
Fondation Antoine de Galbert
10, boulevard de la Bastille
75012 Paris
M° Quai de la Rapée, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 40 01 08 81
Fax : +33 (0)1 40 01 08 83
Mail : info@lamaisonrouge.org
Internet Site : www.lamaisonrouge.org
Description:
Du 24 février au 21 mai 2017

Contre-cultures en France, 1969-1989

A partir du 24 février 2017, la maison rouge présente L'Esprit français - contre-cultures en France 1969-1989, une exposition collective et thématique, fruit d'une recherche menée depuis plusieurs années par les commissaires Guillaume Désanges et François Piron.

La France est un pays qui ne s'aime pas, mais qui ne peut se penser qu'au centre d'un modèle culturel, où l'auto-référentialité et l'auto-célébration vont de pair. Cette exposition dessine une cartographie subjective et critique de la culture d'une époque, celle d'une génération post-1968, prônant toutes les libérations tout en se maintenant dans un quasi statu quo politique. Une situation paradoxale qui va marquer les mouvements d'émancipation et de contestation, et créer de nouvelles formes d'avant-garde où les cultures populaires (cinéma, rock, bande dessinée, télévision, graphisme...) influent de manière inédite sur les savoirs et les champs esthétiques plus traditionnels (théâtre, philosophie, arts plastiques...). À travers une sélection spéculative d'œuvres et de documents, l'exposition entend identifier, au sein de formes et de discours qui émergent de manière internationale, un singulier « esprit français », mélange d'idéalisme et de nihilisme, d'humour noir et d'érotisme. Un esprit pamphlétaire et lyrique qui pénètre aussi bien les marges de la culture officielle que les médias de masse au cours de ces deux décennies. A travers la presse contestataire, le rock alternatif, les contre-éducations, la performance, la peinture, les combats d'émancipation sexuelle, le cinéma militant ou les radios libres, c'est à la construction de cet esprit irrévérencieux, « créateur de concept », politiquement équivoque, que cette exposition s'intéresse, permettant de restituer des filiations et des affinités. Des formes de vie, des modes de discours, des façons de penser et de faire de l'art, qui furent un temps marginalisées, ressurgissent et sont autant d'outils pour questionner le présent.

Guillaume Désanges est commissaire d'exposition et critique d'art. Il dirige Work Method, structure indépendante de production. Il développe internationalement des projets d'expositions et de conférences.
Derniers projets : Erre (2011, Centre Pompidou Metz) ; Amazing ! Clever ! Linguistic !, An Adventure in Conceptual Art (2013, Generali Foundation, Vienne, Autriche) ; Une exposition universelle, section documentaire (2013, Louvain-la-Neuve biennale, Belgique, ), Curated Session #1 : The Dora Garcia files, (2014, Perez Art Museum, Miami, USA), Laura Lamiel : Chambres de Captures, (2015, La Verrière Hermès, Brussels, Belgique), Ma'aminim / Les Croyants (2015, Musée d'art et d'histoire, Saint-Denis & Tranzitdisplay, Prague, Rep. Tchèque), Nil Yalter 1973/2015, (2015, La Verrière Bruxelles).

François Piron est critique d'art et commissaire d'exposition. Il a co-fondé l'espace indépendant castillo/corrales et la maison d'édition Paraguay Press, et enseigne l'histoire et la théorie de l'art contemporain depuis 2002 à l'Ensba Lyon, où il coordonne le programme post-diplôme. Il est le directeur artistique des Ateliers de Rennes-biennale d'art contemporain en 2016.
Parmi les expositions qu'il a organisées: Habiter poétiquement le monde, LAM, Musée d'art contemporain, Villeneuve d'Ascq, 2010 ; Ignasi Aballí, Locus Solus, Impressions de Raymond Roussel, Museo Reina Sofia, Madrid et Fondation Serralves, Porto, 2011-2012 ; Nouvelles Impressions de Raymond Roussel, Palais de Tokyo, Paris, 2013, The President of the Republic of Dreams, Galerie Daniel Buchholz, Berlin, 2013 et New York, 2015.
Il a récemment publié les monographies Locus Solus. Impressions de Raymond Roussel (Presses du Réel, 2012) et mangelos (Paraguay Press, 2014).

[18:00-21:00] Vernissage "Miguel Macaya - Ivan Franco, un face à face espagnol"
Location:
Galerie Arcturus
65, rue de Seine
75006 Paris
M° Mabillon, Saint-Germain-des-Prés, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 43 25 39 02
Mail : arcturus@art11.com
Internet Site : www.art11.com/arcturus
Description:
du 27/02/2017 au 25/03/2017

La galerie propose en février 2017 un face à face entre un artiste bien connu de la galerie, Miguel Macaya, et un nouvel artiste émergent Ivan Franco Fraga. Tous les deux ont choisi une figuration sobre, et sont attachés à réaliser des tableaux à l'huile ou des dessins au crayon, chacun ayant un mode d'expression propre.

Vernissage "Miguel Macaya - Ivan Franco, un face à face espagnol"

[18:00-21:00] Vernissage de Anne Bothuon et Eric Herrmann
Location:
Point Rouge Gallery
4, rue du Dahomey
75011 Paris
M° Faidherbe - Chaligny
France
Phone : +33 (0)1 43 67 62 81
Mail : contact@pointrouge-gallery.com
Internet Site : www.pointrouge-gallery.com
Description:
Anne Bothuon (Sculpture tissus)
Eric Herrmann (Peinture)

Vernissage jeudi 23 février 18h
du 23 février au 12 mars 2017

Vernissage de Anne Bothuon et Eric Herrmann

[18:00-21:00] Vernissage de Christopher Taylor "Steinholt"
Location:
Galerie Camera Obscura
268, boulevard Raspail
75014 Paris
M° Raspail, Denfert-Rochereau
France
Phone : +33 (0)1 45 45 67 08
Mail : cameraobscura@free.fr
Internet Site : www.galeriecameraobscura.fr
Description:
Christopher Taylor
Steinholt
(A story of the Origin of Names)

Vernissage le jeudi 23 février à 18h
Signature du livre (éd. Kehrer)

Exposition jusqu'au 1er avril 2017

Vernissage de Christopher Taylor "Steinholt"

[18:00-21:00] Vernissage de Delphine Coindet "Attachements"
Location:
Galerie Laurent Godin - second space
36 bis, rue Eugène Oudiné
75013 Paris
M° Tram T3a Maryse Bastié, Olympiades, Bibliothèque François Mitterrand
France
Mail : info@laurentgodin.com
Internet Site : www.laurentgodin.com
Description:
Vernissage Jeudi 23 Février 18h-21h
23 Février - 8 Avril

Le titre pourrait désigner le principe de fixation par lequel tout peut tenir ensemble - et déjà la raison technique et la fonction allégorique se suffisent-elles d'un unique énoncé. Selon des règles provisoires, par des équilibres contingents, s'appuyant sur des cales molles, se fiant à son élasticité, ça tient ; malgré son empirisme, malgré la précipitation, malgré l'absence de virilité, malgré tout, ça tient. Ça résiste, même, aux vents dominants, à la gravité, au défaitisme. Ça résiste aussi au conseil bienveillant asséné par une société néo-libérale qui doit son argument philosophique à un coaching en développement personnel, vaguement orientaliste, soit la tyrannie du « détachement ».

La scène suivante est un flash back, ou quelque chose de plus violent, au moins dans les mots, une défragmentation du disque - peut-être à la hache. Comment s'arrêter sur ce qui est, alors que jamais le travail ne cesse ? Comment relire le passé alors que le présent brûle, et que le caractère raisonné des catalogues est assommant ? Le décor se présente ainsi : une architecture d'urgence entourée de flammes.

Mais cette chimère d'insurrection dans l'espace de la Galerie Laurent Godin (II), plutôt qu'un assaut grillagé, y installe une grille de lecture. Par des moyens réduits à l'extrême, cette ossature souligne des arêtes saillantes; elle dégage des lignes claires agrégées de nébuleuses qui bientôt dessinent un cosmos rustique, une matrice de presque rien qui embrasse tout. Si c'était une structure littéraire, elle soutiendrait le projet d'une autobiographie dont la forme serait à même de rendre compte des évènements autant que de la texture des années, intègrerait l'extérieur et le collectif au je intime, de sorte que les êtres et les choses, la politique et la météo, la raison d'être et de faire ne composent qu'un seul récit. Plutôt qu'une barricade, le geste, toujours précis, dresserait là une structure synthétique et défensive contre la simplification, ou sous un jour plus festif, un chapiteau en l'honneur de la complexité, abritant les grands écarts de style et de méthodes qui rendent le tout « autoportant ».
On a déjà vu les grandes sculptures usinées cohabiter avec les assemblages spontanés faits de carton, de tulle et d'os. Mais ici leur présence - qui use de diverses tactiques d'incarnation, personnification (du parallélépipède), métonymie, ou carrément relique - se doublerait par la figuration de leur propre rôle dans un scénario aussi rétrospectif qu'ouvert à toutes les hypothèses de recomposition du sens et des morceaux. Il suppose toutefois de reconnaître le lien de conséquence et de complémentarité qui lit le concept à l'expression, les surfaces lisses aux carapaces rugueuses, et la pensée aux affects. Car tout est lié et l'on finit par s'attacher à tout - même aux animaux stupides et aux idéaux épuisés - tandis que l'artiste ne lâche rien.
Cette humeur est à demi feinte dans ces dramatiques simulacres de flammes, évoquant la pompe d'un décor baroque autant que les dernières survivantes des fêtes païennes. Cette ardeur stylisée pourrait se lire comme une confidence à l'endroit du travail, dont on saisit la métaphore en même temps que l'on passe dans sa réalité matérielle, et qui vaut de déployer tant d'énergie en ironisant déjà sur le risque d'un retournement de situation. Depuis longtemps, la sculpture pare à l'imprévu en avançant une stratégie de l'ambivalence (et une certaine désinvolture) qui se révèlent souvent avec sa valeur d'usage : quelque part, sur la flamme, un livre est posé à califourchon, comme si la lecture interrompue restait sur le qui-vive, à l'image du repos des cow-boys.

Julie Portier

Vernissage de Delphine Coindet "Attachements"

Vernissage de Delphine Coindet "Attachements"

[18:00-21:00] Vernissage de Jacqueline Devreux "...tant que le loup n'y est pas"
Location:
Galerie Rauchfeld
22, rue de Seine
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 43 54 66 75
Mobile : +33 (0)6 63 56 52 15
Mail : cyril@galerierauchfeld.com
Internet Site : www.galerierauchfeld.com
Description:
du 23 février au 18 mars

Il est des peintures qui nous hantent, qui ouvrent nos portes secrètes. Interrogeant le féminin, la diffraction de l'identité, ses masques, les scènes du désir, les terres du fantasme, de la mémoire, les peintures et dessins de Jacqueline Devreux délivrent des sortilèges hypnotiques.

Chargés d'une intense présence qui nous désarçonne, ses portraits se voient soumis à un processus d'effacement. Les visages en proie au flou, à la dissipation, la subtile palette chromatique nimbée d'un phénomène de halo mettent en œuvre une supraréalité zébrée par le spectral, un monde en marge du nôtre où le questionnement viscéral sur l'érotisme, l'inconscient, l'enfance ne fait qu'un avec une interrogation sur les limitations du visible.

Le figuratif se dépasse vers le figural dans de superbes compositions où le corps, nu ou vêtu, est exploré jusqu'à ses lignes irréelles, dans l'érosion des formes données et le lever de ses pulsions. Les jeux de références avec l'histoire de l'art s'allient à un climat de mystère traversé par l'humour, la sensualité et l'onirisme. Entre incarnation et désincarnation, son geste pictural est habité par l'urgence de ce qui brûle.

Sous le signe d'Alice au pays des merveilles, Jacqueline Devreux peint comme on traverse le miroir et convie le spectateur à semblable traversée.

Véronique Bergen

Vernissage de Jacqueline Devreux "...tant que le loup n'y est pas"

[18:00-21:00] Vernissage de Julian Rosefeldt "Manifesto"
Location:
Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts
ENSBA
14, rue Bonaparte
13, quai Malaquais
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 47 03 50 00
Fax : +33 (0)1 47 03 50 80
Mail : info@ensba.fr
Internet Site : www.ensba.fr
Description:
24 février - 20 avril 2017
Tous les jours sauf le lundi de 13h à 19h

Plein tarif 7,5 € - Tarif réduit 4 €
gratuit pour les moins de 18 ans

Vernissage de Julian Rosefeldt "Manifesto"

13 films synchronisés avec Cate Blanchett en interprète des manifestes du XXe siècle.
L'artiste allemand Julian Rosefeldt est reconnu internationalement pour ses films méticuleusement chorégraphiés. Inspiré par l'histoire de l'art, le cinéma et la culture populaire, il crée des installations multiécrans complexes dans lesquelles ses personnages se débattent dans l'espace clos d'un « Grand théâtre du monde ».

Vernissage de Julian Rosefeldt "Manifesto"

Pour la production de Manifesto, Rosefeldt a collaboré avec l'actrice australienne Cate Blanchett pour donner une nouvelle vie à certains des écrits les plus célèbres et les plus provocateurs des artistes du vingtième siècle.
L'œuvre présente une série de monologues étonnants que Rosefeldt a créés en assemblant comme dans un collage des extraits de manifestes d'artistes. Manifesto regroupe aussi bien les déclarations des futuristes, des dadaïstes ou des situationnistes que les pensées d'artistes, d'architectes, de danseurs et de cinéastes tels que Sol LeWitt, Yvonne Rainer ou Jim Jarmusch.

Vernissage de Julian Rosefeldt "Manifesto"

Par l'entremise de 13 personnages très différents - dont une enseignante d'école primaire, une présentatrice de journal télévisé, une ouvrière, un clochard... Cate Blanchett scande ces manifestes composites pour mettre à l'épreuve le sens de ces textes historiques dans notre monde contemporain.
Pour écrire Manifesto, Julian Rosefeldt a compilé une cinquantaine de manifestes historiques. Les manuscrits originaux de ces manifestes et les revues qui les ont publiés seront présentés, accompagnés de divers documents historiques (magazines, affiches, films...), dans l'entrée du Palais des Beaux-Arts, en préambule de l'installation.

La traduction française de ces textes sera disponible dans un nouveau numéro de la collection « Ecrits d'artistes » publié pour l'occasion.

Vernissage de Julian Rosefeldt "Manifesto"

[18:00-21:00] Vernissage de Pascal Bost
Location:
Galerie de l'Europe
55, rue de Seine
75006 Paris
M° Mabillon, Saint-Germain-des-Prés, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 55 42 94 23
Fax : +33 (0)1 43 25 02 93
Mail : europe@noos.fr
Internet Site : www.galerie-europe.com
Description:
du 21 au 26 février

https://www.pascalbost.com

[18:00-21:00] Vernissage de Pat Andrea "Trivial Poetry"
Location:
Galerie Laurent Strouk
2, avenue Matignon
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt
France
Phone : +33 (0)1 40 46 89 06
Mobile : +33 (0)6 71 09 71 68
Fax : +33 (0)1 40 46 89 04
Mail : galerie@laurentstrouk.com
Internet Site : www.laurentstrouk.com
Description:
24/02/2017 - 23/03/2017

Individualité à part, inclassable dans l'histoire des avant-gardes, Pat Andrea ne se soucie pas des questions de rupture, d'historicité, de progrès : laissant cela aux commentateurs de l'art, ce qu'il aime lui, c'est peindre. Peindre et dessiner à l'atelier, en reposant avec humilité et authenticité ce que tant d'autres ont questionné avant lui : la question de l'image, manu factum.

Depuis les années 1960, Pat Andrea continue d'explorer les possibles d'une peinture vraie et personnelle. C'est dans la vie intime en effet que l'artiste puise ses sujets : sa « guerre des sexes », ses amours, ses déchirures. Mais à travers un réalisme subjectif qui filtre, qui déforme, qui se distancie et joue souvent, par l'humour, la carte de la dérision. Un réalisme qui dépasse l'anecdote ou l'illustration naïve pour révéler poésie et beauté dans la trivialité. Mêlant petite et grande histoire, mémoires autobiographiques et résurgences de mythes ou d'événements politiques, Pat Andrea ouvre l'intime à l'archétypal. Ses images touchent et ne s'oublient pas parce qu'elles ont affaire avec un fonds ancien, commun à tous. Entre désir, peur et violence, elles s'ouvrent sous nos yeux comme un petit théâtre des comportements humains, dans ce qu'il a de séduisant, intriguant, ridicule.

Cette réalité triviale, Pat Andrea la met en forme de façon singulière dans une peinture hybride qui joue des contradictions et assimile différentes formes de réalisme. Tout comme la vie de l'artiste s'est construite sur le voyage, de la Hollande à Paris ou Buenos Aires, son œuvre va librement de territoires en territoires, des maîtres anciens à la modernité, de la peinture hollandaise à l'art international. Cohabite dans ses images en effet, l'empreinte d'une culture plurielle : le métier des maîtres du Quattrocento et leur sens classique de l'espace, la composition calme et silencieuse des petits intérieurs hollandais mais aussi le déséquilibre, le bruit, le mouvement et la démesure baroques, la géométrie décorative de Mondrian ou les couleurs vives et acides du Pop Art. De cette hybridation, née une œuvre double qui se donne à la fois comme réaliste et irréelle, naviguant entre pulsionnel et réfléchi, illusionnisme et maniérisme décoratif, ressemblance et déformation, planéité et profondeur. Une œuvre étrange et ambiguë, silencieuse et bruyante, délicate et grossière, calme et bordélique. Une œuvre qui ressemble sans imiter et parle aux hommes sans parler.

L'ensemble des tableaux récents, dessins et grands formats dont certains n'ont jamais été montrés à Paris, présentés à la galerie Strouk, témoigne d'un choix cohérent qui permet de cerner la singularité de ce style composite. On retrouve la qualité de sa force plastique, faite d'hybridité et de collusions. Là de saisissants visages très nets, aux traits parfaitement maîtrisés, aux modelés travaillés, s'articulent à la présence schématique de corps à peine esquissés. Ici des figures en grisaille ou un paysage façon impressionniste aux teintes naturalistes contrastent avec un fond abstrait décoratif aux aplats de couleurs très vives. Là encore des anatomies bizarres et des proportions faussées : femme à trois jambes, tête sur pattes, géante volante, Little man chutant et autres créatures jouant des scènes intrigantes.

Dans ces intrigues aux sens multiples et indéterminés, on retrouve aussi les thèmes de prédilection de l'artiste, présents depuis les débuts, déclinés et réinventés par un imaginaire foisonnant. Les lieux dépeints par Pat Andrea, là intérieurs, ici paysages, se répètent en effet de façon récurrente : déjeuner sur l'herbe, ballades en forêt ou en mer, espace clos de la chambre à coucher ou du salon. Ils sont les espaces tranquilles de la vie quotidienne que l'artiste métamorphose et fait basculer vers une frontière ambivalente, à la limite du réel et du fantasme, de l'ordre calme et de la tragédie cruelle. Dans ces décors, les figures évoluent tels des archétypes : la femme, l'homme, l'enfant, le chien. Ils nous invitent à regarder, à travers les déclinaisons du couple et de ses troubles, les beautés et les drames des comportements humains : des Vierges hurlantes, des Pin-up à l'enfant, des sourires cannibales, des tignasses médusantes, des pisseuses médusées, des seins à couteaux tirés, des « trouples » galipette, des culs à la gâchette, des nus à explosion, des dépecés sur l'herbe, des « Cènes » anthropophages, des étreintes et des luttes, des envols et des chutes. Au bordel de Pat Andrea, Eros toujours s'en va en guerre, armé de dérision, de cruauté, de tendresse. Et les images qui défilent sous nos yeux sont des fictions à l'intérieur d'une pièce où se reflète, tel un cycle perpétuel, le recommencement de la vie humaine : de la naissance au grand désastre, all over again...

Amélie Adamo, Paris, janvier 2017

Vernissage de Pat Andrea "Trivial Poetry"

[18:00-21:00] Vernissage de Ratur & Sckaro "Vertigo"
Location:
Galerie 42b
1, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, République
France
Mobile : +33 (0)6 81 01 17 81
Mail : catherine@42b-creation.com
Internet Site : www.galerie-42b.com
Description:
Après leur success story aux Etats-Unis, les deux jeunes artistes prodiges (et frères) du Havre, Arthur et Oscar Maslard alias RATUR & SCKARO investissent la galerie 42b pour leur première grande exposition parisienne, afin de proposer une vision vertigineuse de leurs univers artistiques respectifs.

Le périlleux voyage dans lequel nous entraînent Ratur et Sckaro naît en Normandie. Depuis leur atelier havrais embaumé d'essence de térébenthine, les deux frères ont imaginé une ville verticale et lumineuse, où des buildings à l'architecture géométrique se teintent de couleurs nacrées sous un soleil californien.
Dans ce décor conçu comme un terrain de jeu, le parcours prend rapidement des airs de manège à sensations. En premiers de cordée, Ratur et Sckaro nous accompagnent dans ces espaces aux perspectives démesurées, où chutes et ascensions s'alternent jusqu'à nous faire perdre tout repère. Points de vue contre points de fuite, répétition des formes et distorsion de l'espace, et le voyage se mue en un songe surréaliste.
On se surprend alors à léviter au coeur de ces géants de verre, de béton et de métal, comme perdu dans la matrice d'un jeux vidéo. Les deux jeunes peintres nous guident sur un fil invisible. On plonge vers d'insondables profondeurs, glisse le long de parois aux reflets iridescents, cherchant à s'agripper à la moindre prise, pour enfin percevoir l'horizon dans un précaire équilibre.
Une errance immersive et onirique où Ratur et Sckaro se jouent malicieusement de nos sens. Ils provoquent en nous ce mélange familier de peur et d'attirance, ce doux vertige propre aux rêves. Cette étrange et agréable sensation de s'abandonner à l'inconnu.

Texte par Nicolas Gzeley


Biographie de l'artiste RATUR

Ratur (Arthur Maslard) est né au Havre en 1983.

Attiré par le dessin et les arts graphiques, il se dirige en 2001 vers une école de communication visuelle où il rencontre le graffeur Rouennais Madkow. C'est avec Madkow et son frère Sckaro qu'il réalise ses premières fresques et fonde le collectif MV3.
Indépendant depuis 2007, il travaille principalement le graphisme et l'illustration mais n'a jamais lâché la bombe et les pinceaux. Sa participation aux différents festivals d'art de rue et ses expositions en Europe et aux États-Unis le pousse progressivement vers une carrière d'artiste international.
Le travail figuratif de Ratur interroge sur les relations qu'entretiennent les artistes issu du graffiti et les grands genres picturaux classique. Ses influences très européennes tournent autour de la peinture classique, du graphisme et du graffiti. Il met en scène des personnages de manière contemporaine, qui semblent vouloir rester anonymes. Malgré son approche réaliste il ne cherche pas à reproduire la réalité et joue avec différents traitements graphiques selon les plans ou la profondeur de champ. La main, omniprésente dans son oeuvre, nous permet souvent de situer le contexte et nous indique quelles sont les intentions ou la situation du personnage.


Biographie de l'artiste SCKARO

Sckaro (Oscar Maslard) est né en au Havre en 1985.

Ayant toujours été attiré par le dessin et les arts graphiques, de père graphiste et photographe, il suit naturellement cette voie en compagnie de son frère Ratur. Ils découvrent ensemble le graffiti et rencontrent le graffeur Rouennais (Madkow), avec qui ils réalisent leurs premières fresques. C'est avec lui qu'ils fondent alors le collectif MV3, avec qui ils feront de nombreuses rencontres un peu partout en France.
Depuis 2009, Sckaro travaille principalement en atelier avec ses pinceaux continuant ses fresques en extérieur muni de ses bombes aérosols. Sa participation aux différents festivals d'art de rue et ses expositions en Europe et aux Etats-Unis le pousse progressivement vers une carrière internationale.
Le travail figuratif de l'artiste interroge sur les influences des grands genres picturaux classiques dans la peinture moderne. Ses influences artistiques sont principalement européennes et américaines (Sandorfi, Monory, Hopper, ...), il puise son inspiration dans la peinture classique et ses codes tels que le drapé, la texture de peaux pour les adapter au monde moderne avec son expérience du graffiti. Ses mises en scène sont la plupart du temps anonymes et les personnages y sont toujours représentés en sujet principal. Le corps permettant ainsi de situer le contexte et d'indiquer le ressenti, les émotions de ces personnages du quotidien.

Vernissage de Ratur & Sckaro "Vertigo"

[18:00-21:00] Vernissage de Sylvain Dubuisson : HABITER "Comme il vous plaira"
Location:
RueVisconti
Maison d'Edition et de Production d'Art
17-19, rue Visconti
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 56 81 13 45
Mail : contact@ruevisconti-editions.com
Internet Site : www.ruevisconti-editions.com
Description:
Vernissage de Sylvain Dubuisson : HABITER "Comme il vous plaira"

[18:00-21:00] Vernissage de Thomas "Fissures"
Location:
Le cabinet d'amateur
12, rue de la Forge Royale
75011 Paris
M° Faidherbe - Chaligny, Ledru-Rollin, Charonne
France
Phone : +33 (0)1 43 48 14 06
Mail : contact@lecabinetdamateur.com
Internet Site : www.lecabinetdamateur.com
Description:
Vernissage le jeudi 23 février 2017 à partir de 18 heures
Exposition du jeudi 23 février au dimanche 5 mars 2017

Les fissures font parties de notre quotidien, qu'elles soient visibles ou invisibles. Les imperceptibles sont en chacun de nous telles des utopies fissurées. Elles ornent et habillent nos plus belles architectures, nous dévoilent ainsi les tensions et les lignes de forces. C'est pour cela que Thomas a pris le parti de les mettre en lumière, de les rendre belles en venant y déposer de l'or. Il les enrichit telles des cicatrices marquant un parcours de vie, il les sublime pour accrocher le regard et ne pas les oublier. Enrichir les fissures c'est un peu comme panser les blessures.

Entre street art et land art, ce travail en extérieur consiste à rechercher des fissures et à les photographier. Thomas en fait le relevé. Parfois il est possible de les enrichir sur place. Il prend alors quelques diamants qu'il enfouit recouvert d'une pincée d'or. Le travail à l'atelier consiste à déposer la feuille d'or sur le tracé de la fissure photographiée. Parallèlement, il réalise des moulages qui deviennent des sculptures, représentant en plein le volume occupé par le vide de la fissure.

Vernissage de Thomas "Fissures"

[18:00-21:00] Vernissage de Timothy Archer "Didascalies"
Location:
Galerie Claire Corcia
323, rue Saint-Martin
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Réaumur - Sebastopol, Strasbourg - Saint-Denis
France
Phone : +33 (0)9 52 06 65 88
Mobile : +33 (0)6 62 84 03 74
Mail : contact@galeriecorcia.com
Internet Site : www.galeriecorcia.com
Description:
Vernissage de "Didascalies", exposition personnelle de Timothy ARCHER, nouvel artiste de la Galerie Claire Corcia : jeudi 23 février 18h-21h

jusqu'au 18 mars 2017

Timothy Archer est né en 1982 à Boulogne-sur-Mer.

Peintre, dessinateur et sculpteur, il vit et travaille actuellement à Lille.
Diplômé de la faculté d'arts plastiques de Lille, il expose dès 2011 dans plusieurs villes d'Europe, notamment Paris, Marseille, Berlin et Prague.

Il s'agit de sa 1ère exposition personnelle à la Galerie Claire Corcia.
Il y déploie l'énergie d'une palette tonitruante au coeur de toiles puissantes, où le totem, l'animal et le mythe se côtoient pour constituer une fable remplie de trophées, rythmée par des jeux de courbes et contre-courbes endiablées en synchronie avec la couleur.


Expositions

2017
Didascalies, exposition personnelle, 23 février-18 mars, galerie Claire Corcia, Paris.
Art Karlsruhe du 16 au 19 février Galerie Christophe Tailleur Allemagne
"Comme un" exposition de collages du 11 février 1mars 2017 Galerie Area paris
Lille Art Up avec ART BUNKER GALLERY Du 2 au 5 Mars Lille

2016
Father Figures Are Hard To Find, Exposition collective, 19 mars-1mai, NGBK, Berlin.
Contre-Sorts, exposition personnelle, 4-27 février, Galerie Polad-Hardouin, Paris.
St.Art art fair Strasbourg, Galerie Christophe Tailleur
Perpetuum Mobile, Galerie Polad- Hardouin
YIA art fair, Galerie Christophe Tailleur
Exposition personnelle, Galerie Christophe Tailleur
Résidence: Galerie Christophe Tailleur, Strasbourg
La Coopérative Collection Cérès Franco, La peau et les mots Art Paris Art Fair
Galerie Polad-Hardouin, Grand Palais, Paris

2015
"Stand up, Face the wall" Gallery P98a Berlin Exposition personnelle
Vive la peinture, exposition collective, 1 - 27 septembre, Galerie Polad-Hardouin, Paris
Art Paris Art Fair, Galerie Polad-Hardouin
Outsider Art Fair New York, Galerie Polad-Hardouin
Kabinet du dessin, La Kabinet, Bruxelles

2014
Première exposition personnelle à la galerie Polad-Hardouin, Paris
Outsider Art Fair Paris, Galerie Polad-Hardouin
Timothy Archer, Galerie Septentrion, Marcq-en-Baroeul

2013
Mi-Temps, Galerie Polad-Hardouin, Paris
Les Nouveauxhttp://cdncache-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png Collectionneurs au collège, Galerie d'art du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Marseille
Dawn of The Hermetics, Berlin
Expositions d'œuvres sur papier et autres, Galerie Quai Est, Ivry-sur-Seine
Fire in the hole, Galerie Patricia Milano, Prague
Cet art qui m'entreprend #2, Nouveaux collectionneurs, UPE13, Marseille

2012
L'amour héroïque, International Bongo Bongo Brigade, Musée des beaux-arts Eugène Leroy Tourcoing
SOS Kunststück, SOS-Kinderdörfer Weltweit charity auction, Allemagne
The Eerie Show, Phantom Projets, Paris
Nouveauhttp://cdncache-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.pngCollectionneurs, Marseille
The hair in the cannibal prophetic soup of Dr. Emil Holub, NTK, International Bongo-Bongo Brigade, Prague
A votre décharge, Château de Servières, Marseille

2011
All over, intervention, Tourcoing

Etudes
2009-2012 : Licence d'arts plastiques / Faculté Lille III / Pôle Arts plastiques
2009-2008: Faculté Lille III / Histoire de l'art
2008-2006: DAEU / Faculté Lille III / Arts et culture
2006-2005: Arts appliqués / Ecole Kienz / Marcq en Baroeul

Diplômes

2012: Licence d'arts plastiques / Lille III
2009: DAEU / Arts et culture

« Timothy Archer exécute au fusain et au pastel noir des dessins d'où jaillissent masques, démons, portraits et animaux fantastiques, avant de faire intervenir la couleur pour leur donner corps et texture. Son univers peut s'apparenter à celui des expressionnistes allemands. » Maire C. Aubert, La Gazette de l'Hotel Drouot #3, 24/04/2014.

Vernissage de Timothy Archer "Didascalies"
Icare amateur, 65x50 cm

[18:00-21:00] Vernissage de Véro Van Der Esch
Location:
Galerie Atelier Magali Nourissat
15, rue du Pré-aux-Clercs
75007 Paris
M° Rue du Bac, Saint-Germain-des-Prés
France
Mobile : +33 (0)6 85 31 29 28
Mail : magalerie15@gmail.com
Internet Site : www.magalinourissat.fr
Description:
Concert Jazz du joueur de contrebasse Nick Bresco et du pianiste Michel van der Esch lors du vernissage de l'exposition de peinture de l'artiste Véro Van Der Esch le 23 février à partir de 20h30

Vernissage de Véro Van Der Esch

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "D'Antigone à Marianne"
Location:
Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts
ENSBA
14, rue Bonaparte
13, quai Malaquais
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 47 03 50 00
Fax : +33 (0)1 47 03 50 80
Mail : info@ensba.fr
Internet Site : www.ensba.fr
Description:
D'Antigone à Marianne
Rêves et réalités de la République dans les collections des Beaux-Arts de Paris

24 février - 20 avril 2017
Tous les jours sauf le lundi de 13h à 19h

Plein tarif 7,5 € - Tarif réduit 4 €
gratuit pour les moins de 18 ans

Les grands combats qui définirent la République française sont reflétés par les styles et les courants artistiques que les maîtres et les élèves de l'École des beaux-arts ont privilégiés : le néoclassicisme davidien puis le réalisme ont servi tour à tour le nationalisme révolutionnaire, le socialisme fouriériste, l'engagement social, ouvrier et paysan... Tous sont représentés dans les collections de l'École des beaux-arts.
L'exposition met en valeur les artistes de l'École qui ont marqué leurs œuvres de pensée républicaine, de 1789 à 1939, à travers trois républiques et quatre moments révolutionnaires. Jules Dalou, par exemple, incarne à jamais, par sa vie et son œuvre, l'engagement républicain de l'artiste dans les périodes décisives de la démocratie française. Mais la place d'honneur revient à David d'Angers, maire républicain du quartier sous la seconde république, éternel révolté contre les rois et les empereurs, exilé par Napoléon III, comme Victor Hugo : il laissa, sous la forme de portraits en médaillons, une galerie des enfants du siècle, acteurs ou victimes de l'idéal républicain.
L'École anticipa sur bien des points les principes politiques et pédagogiques de la République française moderne. L'idée même d'instruction publique, gratuite et laïque était en germe sous la Révolution : elle trouve son application dans le système des concours anonymes et des bourses, qui offrirent à des artistes pauvres des carrières prestigieuses.
Elle s'appuie aussi sur la création de collections muséales à vocation pédagogique - l'École a hérité d'une partie du Musée des monuments français, créé par la Révolution, qui l'a enrichie de multiples donations.
Après la Révolution, l'École systématisa, dans les concours scolaires, l'étude de sujets traitant des républiques romaine et athénienne, complétée par la référence gauloise. Même au temps de la restauration des Bourbons, de la monarchie de Juillet et du second Empire, à plus forte raison lors des révolutions, en 1830, entre 1848 et 1851, les sujets des concours privilégiaient les grands noms, martyrs ou tyrannicides, des républiques antiques, qui enseignent aux temps modernes le culte de la Vertu et la haine de la tyrannie : l'assassinat de César par Brutus, les suicides de Caton et de Démosthène, et surtout la noblesse tragique d'Antigone, l'héroïne de Sophocle, combattant le pouvoir injuste de la Cité.
Les travaux des anciens élèves ont peuplé Paris et la France de bâtiments et d'allégories voués à la République. Les grands concours pour la figure de la République, organisés dans l'École en 1848, 1878, 1880, fixèrent le portrait d'une Marianne, avec ou sans bonnet phrygien, selon l'audace des jurys.
Au total, ce sont environ deux cents œuvres qui seront présentées, de toute nature et d'origine très variée : peintures, dessins, gravures, sculptures, médailles, études scolaires, projets d'architecture, œuvres muséales, photographies anciennes des grands événements historiques...
Emmanuel Schwartz, conservateur des peintures et sculptures aux Beaux-Arts de Paris

Vernissage de l'exposition "D'Antigone à Marianne" - Charles-Léon Vinit
Charles-Léon Vinit (1806-1862), La seconde Cour de l'École des Beaux-Arts en 1850 - Huile sur toile, 91 x 115 cm, MU 8501

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Karel Appel - L'art est une fête"
Location:
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
ARC
11, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 53 67 40 00
Internet Site : www.mam.paris.fr
Description:
24 février - 20 août 2017

Karel Appel, artiste néerlandais cosmopolite, est connu pour avoir été un des membres fondateurs du groupe CoBrA, créé à Paris en 1948 (et dissout en 1951). Ce groupe européen, composé d'artistes tels que Asger Jorn ou Pierre Alechinsky, se propose de dépasser les académismes de l'époque comme l'art abstrait, considéré alors comme trop rigide et rationnel. Ces artistes prônent un art spontané et expérimental, incluant un ensemble de pratiques inspirées du primitivisme. Ils s'intéressent particulièrement aux dessins d'enfants et à l'art des fous avec une ambition internationale, fidèle aux principes des avant-gardes.

Contemporain de la Compagnie de l'Art Brut fondée par Jean Dubuffet au même moment, CoBrA s'inscrit dans ce courant de contre-culture. Il rejette les valeurs établies et propose un nouveau départ, libéré des conventions et revendiquant la spontanéité du naïf.

Artiste voyageur, Karel Appel a vécu dans plusieurs pays, notamment en France où il s'est installé en 1950. Son travail est alors activement soutenu par des critiques tels que Michel Ragon ou Michel Tapié, qui y voit l'équivalent européen de l'expressionnisme abstrait américain développé autour de Jackson Pollock.

Karel Appel développe une veine gestuelle dans toute son ampleur. Après une période de transition dans les années 1970 pendant laquelle il se rapproche de l'abstraction, l'artiste connaît un renouveau pictural dans les années 1980, période qui sera mise à l'honneur avec un ensemble de grands polyptyques. Le parcours sera ponctué de plusieurs sculptures, entre bricolages CoBrA et immenses installations baroques dont le caractère ludique fait écho à l'énergie vitaliste de son œuvre peint.

L'exposition présentera un important groupe d'œuvres-phares dont le Carnet d'art psychopathologique, ainsi que des œuvres des années 1950 (peintures et sculptures en céramique). Le parcours se poursuivra avec de grandes installations des années 1970 et 1990 et finira avec une peinture-testament méconnue, réalisée peu avant la mort de l'artiste en 2006.

Vernissage de l'exposition "Karel Appel - L'art est une fête"
Karel Appel, Monde animal, 1948
Huile sur toile - 96 x 126 cm - Musée d'Art moderne de la Ville de Paris
Photo : Fondation Karel Appel © Karel Appel Foundation / ADAGP, Paris 2017

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "LES COULEURS DE L'OASIS"
Location:
Centre Culturel Egyptien
Centre Culturel d'Egypte à Paris
111, boulevard Saint-Michel
75005 Paris
M° RER B Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 46 33 75 67
Fax : +33 (0)1 43 26 18 83
Mail : centre@culture-egypte.com
Internet Site : www.culture-egypte.com
Description:
exposition conçue par Mme Mahinaz El-Messiry

du jeudi 23 au dimanche 26 février 2017
Inauguration jeudi 23 février 2017 à 18h

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "récits / écrits"
Location:
Galerie MFC Michèle Didier
66, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, Strasbourg - Saint-Denis, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 71 27 34 41
Mail : info@micheledidier.com
Internet Site : www.micheledidier.com
Description:
Sous le commissariat de Didier Mathieu

24 février - 22 avril 2017

La présente exposition réunit une quarantaine de publications de dix artistes qui ont recours à l'écriture. Les unes et les autres partagent d'autres points communs: la pratique de la performance, du film, de la vidéo ou de l'installation.Les récits et les écrits dont il est question - écrits au sens d'écriture, de texte, d'œuvre ou de publication et récits au sens d'histoire, de mémoires, de roman ou encore d'exposition - ont quasiment tous à voir avec l'autobiographie.

Martine Aballéa
Dans son œuvre, Martine Aballéa (New York, 1950) donne à l'écriture une large et singulière place. Le texte, - des titres, des slogans, des histoires brèves - peuple bien sûr livres et autres imprimés mais aussi contamine objets et tirages argentiques colorisés ou sérigraphiés. Il arrive, comme dans la suite de photographies Intrigues végétales (2004), que seuls quelques mots empruntés au monde de la littérature: «feuilleton», «épisode», «épilogue», et associés aux images, forment un elliptique récit. A propos de Triangle (1977), un «livre» de petit format triangulaire, Elisabeth Lebovici écrit fort justement: Ce sont, en quelque sorte, des textes/titres, c'est- à-dire des textes serrés en un titre, et, s'agissant d'une autre publication de Martine Aballéa, Geographic Despair (1977) elle cite la préface de Mallarmé à son Coup de dés jamais n'abolira le hasard: Tout se passe par raccourci, en hypothèse ; on évite le récit.
Triangle rappelle le jeu de la cocotte en papier ou pouce-pouce ou cube magique, pliage triangulaire en volume que l'on manipule avec quatre doigts. Cette cocotte s'ouvre alternativement dans deux sens laissant apparaître mots ou phrases courtes.
Par ailleurs, j'aime beaucoup inventer des histoires. Etant moi-même très crédule, j'ai tendance à croire des choses invraisemblables. Tout est possible, en effet, d'une certaine manière. Les gens jouent tellement avec les images et les mots aujourd'hui que la notion de fiction est déplacée et ce qui est donné pour réel est souvent beaucoup plus proche de la fiction. Pour certaines choses, il est possible d'affirmer que c'est de la pure fiction. Mais la notion de non fiction est floue ; elle prend souvent un aspect presque fictionnel. Il se passe tant de choses extrêmes qu'on finit par ne plus être étonné. Plus personne ne réagit; tout devient banal. La sur-information des médias tue l'information et sa crédibilité. Aussi, faire des histoires invraisemblables est-il désormais rendu possible, puisque de toute façon l'invraisemblable nous entoure quotidiennement. J'ai pensé parfois que je faisais de vrais faux. En tout cas je construis cet univers en souvenir de ces événements incroyables qui arrivent à tout le monde. En référence à des faits fous, merveilleux, parfois horribles. Des moments exceptionnels. Pour moi leur valeur réside en ce qu'ils sont anormaux plutôt que faux.
Martine Aballéa

Eleanor Antin
La plus connue des publications d'Eleanor Antin (New York, 1935) est sans doute le roman visuel 100 Boots.Dans Being Antinova paru en 1983, elle adopte une autre forme de récit: le journal. Journal d'un séjour d'une quinzaine de jours en octobre 1980 à New York d'Eleanora Antinova, danseuse et chorégraphe noire ayant travaillé pour les Ballets Russes de Diaghilev. Le personnage d'Antinova apparaît dans l'œuvre d'Eleanore Antin pendant une dizaine d'années entre 1979 et 1989, la première fois dans une exposition et une performance titrées Before the Revolution à la fois à la galerie Ronald Feldman et au Kitchen Center for Video and Music à New York.
Antinova c'était ma famille, mon enfance, mes racines d'Europe de l'Est, ma passion naïve pour le ballet et la grande culture.
Eleanor Antin se glisse dans la peau et les pas d'Eleanora Antinova, elle est Antinova comme le dit parfaitement le titre du livre. Le récit des rencontres et des évènements durant ce séjour new-yorkais trouble les personnalités et les caractères (ici l'ambiguïté entre personnage - «character» en anglais, et caractère convient bien). Eleanore Antin, mêlant fiction et autobiographie, explore ce qu'elle nomme the slippery nature of the self [la nature instable du moi].Un cahier de photographies montre Antinova dans les cinq ballets chorégraphiés par elle-même pour les Ballets Russes: L'Esclave, Pocahontas, Prisoner of Persia, The Hebrews et Before the Revolution. Eleanore Antin se met en scène (elle a été actrice, brièvement, dans la deuxième moitié des années 1950).Une partie du journal dans Being Antinova coïncide avec une exposition d'Antin- Antinova à la galerie Ronald Feldman, Recollections of my Life with Diaghilev.Une lecture-performance éponyme accompagne l'exposition dont on trouve une image dans le livre2. On retrouvera Antinova en 1987 dans un film - une fiction documentaire, qu'Antin dédie à sa mère Jeanette Barna.

Ida Applebroog
IA (New York, 1929) a publié elle-même trois séries de livrets: une première titrée Galileo Works en 1977 (10 livrets), une deuxième titrée Dyspepsia Worksen 1979 (11 livrets) et, en 1981, une troisième titrée Blue Books (7 livrets). C'est cette dernière qui est présentée dans l'exposition. Chaque livret, de 24 pages, couverture comprise, porte un titre laconique (It's very simple, I can't, Stop crying, ou simplement A Performance), que l'on trouve indifféremment en première ou en dernière page, suivi ou précédé d'une sorte de sous-titre: «A Performance». On peut traduire «performance» par «représentation» ou «séance» et, familièrement, par «des histoires». Ces minces publications imprimées en une seule couleur (en bleu s'agissant de cette série) sont construites selon un schéma similaire. Dans toutes, un dessin (ou deux parfois), de format carré, occupant presque la totalité de la page, est répété de page en page.Sur d'autres pages, de courtes phrases, comme des bribes de dialogues, apparaissent, à la manière des inserts au cinéma. Certaines font écho au titre du livret. Parfois le titre est repris, composé dans un corps plus petit. Les dessins mettent en scène des personnages (seuls ou en couples) vus à travers une fenêtre. Histoires muettes dans ce qui ressemble à un petit théâtre de marionnettes. Des pages blanches laissent penser que l'on a pris l'histoire en cours ou que la scène peut se répéter. Le lecteur, en s'insinuant dans ces histoires privées, ces huis clos, devient voyeur. Histoires souvent troubles, parfois inavouables.Les pages de couverture marquent le passage d'un épisode à un autre, comme une tête de chapitre à l'intérieur d'un livre.L'aspect «feuilleton» de ces publications était à l'époque de leur parution encore plus patent. Ida Applebroog avait choisi de les diffuser l'un après l'autre, mois après mois, en les envoyant par courrier postal à un certain nombre de destinataires choisis : des amis ou des personnes qu'elle ne connaissait pas mais qu'elle appréciait: artistes, critiques d'art, directeurs de galeries ou de musées. A propos de ses publications elle écrit: C'était un bon moyen pour désaxer le système de l'art.

Barbara Bloom
Les livres de Barbara Bloom (Los Angeles, 1951), qui se qualifie elle-même de collectionneuse (c'est à ce titre qu'elle signe son exposition au Kunstverein de Munich, en 1990) sont des œuvres sophistiquées, des agencements - en quelque sorte des «collages». Je dirais volontiers d'elle qu'elle est une bibliographe érudite. Les livres font parfaitement écho aux œuvres dans lesquelles elle amalgame objets créés et objets trouvés. Et le livre est le lieu parfait pour la citation.Publié en 1992 Never Odd or Even accompagnait l'exposition «signa te, signa temere me tangis et angis» au Kunstverein de Munich et au Carnegie Museum of Art de Pittsburgh.Never Odd or Even est un livre «scellé» dont il faut couper les pages - le démembrer - pour le lire (il est relié par collage à l'opposé du pli, du côté où s'ouvrent normalement les pages d'un livre). Le titre est un palindrome que l'on pourrait traduire par «Jamais impair ou pair». On notera que «odd» signifie également «bizarre» ou «étrange». Never Odd or Even a à voir, de multiples façons, avec le double, la gemellité, - l'image de la gemellité et du double dans les tests de Rorschach - le miroir, la symétrie, l'architecture totalitaire...Comme dans plusieurs œuvres de l'artiste (Reading Lolita in the Darkde 1994, Revised Evidence: Vladimir Nabokov's inscriptions, annotations, corrections, and butterfly descriptions de 1999) l'écrivain Vladimir Nabokov est présent; intellectuellement (en écho à son goût du détail et à son intérêt pour les lépidoptères) et en photographie (on le voit photographié en 1907 tenant en mains un livre sur les papillons).
Never Odd or Evenest fait de feuilles pliées en deux pour former des cahiers de quatre pages dont seules les pages intérieures sont imprimées, on peut le déployer comme des ailes de papillons. Sa structure même est ainsi parfaitement adéquate à son contenu.Dans tous les livres de Barbara Bloom, l'iconographie tient une place importante, images rares données à voir, choisies, et que parfois on retrouve d'un livre à l'autre. Cette attention aux images, souvent reproduites sous forme de vignettes, est particulièrement vive dans un livre de 1988, livre double dont les deux parties, reliées tête-bêche, l'une en anglais, l'autre en allemand (l'une n'étant pas exactement la traduction de l'autre) porte deux titres: GHOST WRITER et UND WENN SIE NICHT GESTORBEN SIND... Barbara Bloom y publie un texte dont le titre dit beaucoup de son œuvre: THE SPACE BETWEEN THE LINES / DER RAUM ZWISCHEN DEN ZEILEN. Chaque livre de Barbara Bloom est une bibliothèque - savante.

Mirtha Dermisache
Dès 1970, l'œuvre discrète de Mirtha Dermisache (Buenos Aires, 1940 - 2012) a été publiée, diffusée et exposée en Amérique latine et en Europe, principalement par le Centro de Arte y Comunicación (CAyC), par Guy Schraenen à l'occasion des présentations de son Archive for Small Press and Communication dans plusieurs pays européens, par Ulises Carrión dans sa galerie Other books and so (Amsterdam) ou encore par Roberto Altmann au Malmö Konsthall. En 2009, certaines de ses œuvres on été montrées dans l'exposition «elles@centrepompidou».Mirtha Dermisache adopte des formats d'expression usuels (le livre, le journal, le bulletin d'informations, la carte postale, l'article, le reportage, le cahier, etc.) qui renvoient à l'univers de la galaxie Gutenberg, à ses techniques de reproduction et à ses canaux de diffusion.
Dans une lettre qu'il adresse à Mirtha Dermisache en 1971, Roland Barthes écrit:
Je me permets de vous dire très simplement combien j'ai été impressionné, non seulement par la haute qualité plastique de vos traces (ceci n'est pas indifférent), mais encore et surtout par l'extrême intelligence des problèmes théoriques de l'écriture que votre travail suppose. Vous avez su produire un certain nombre de formes, ni figuratives, ni abstraites, que l'on pourrait ranger sous le mon d'écriture illisible - ce qui revient à proposer à vos lecteurs non pas les messages, ni même les formes contingentes de l'expression, mais l'idée, l'essence de l'écriture. Rien n'est plus difficile que de produire une essence, c'est-à-dire une forme qui ne renvoie qu'à son nom; des artistes japonais n'ont-ils pas mis toute une vie à savoir tracer un cercle qui ne renvoie qu'à l'idée de cercle. Votre travail s'apparente à une telle exigence.

Marianne Mispelaëre
Silent Slogan de Marianne Mispelaëre (Bourgoin-Jallieu, 1988) est une suite de vingt-et-une cartes postales éditées par elle-même au printemps 2016. Au recto des cartes les photographies reproduites en noir et blanc montrent toute une gestuelle de bras et de mains. Au verso, une légende replace les images, collectées sur Internet, dans leur contexte.Ces images interrogent la mémoire et tracent une autre manière de raconter l'Histoire. Elles montrent des individus utilisant leurs mains pour adresser un message à la sphère publique. [...] Ces gestes trouvent leur légitimité dans le collectif, ils sont partagés dans la rue, sur l'internet ou plus tacitement au quotidien. [...] Ils prennent le relais des mots lorsque le dialogue est rompu: les individus ne se sentent pas écoutés, ou compris, par manque de moyens techniques, de capacité linguistique, ou simplement d'interlocuteur. Le monde contemporain se nourrit de ces invisibilités sociales là. Marianne Mispelaëre

Martha Rosler
De Martha Rosler (New York, 1943), Service: a trilogy on colonization, édité en 1978 par Printed Matter à New York contient trois textes rédigés à la première personne, deux en américain A Budding Gourmet et McTowers Maid et un en espagnol également traduit en américain Tijuana Maid. Dans ces histoires il est question de nourriture, de ses usages, codes, de ses «recettes».
On a vu comment 100 Boots d'Eleanor Antin a été diffusé par la poste comme un feuilleton. Les textes de Service ont été initialement envoyés fragmentés sur des cartes postales, par courrier donc, en 1976 à un certain nombre de destinataires, potentiels lecteurs. Martha Rosler s'en explique dans un liminaire à l'édition de 1978.
Voici un livre en trois romans et une traduction. Dans leur forme originale, les romans ont été envoyés par la poste sous forme de séries de cartes postales, une carte après l'autre tous les cinq à sept jours. Le courrier est et n'est pas une forme de communication personnelle. Mais bienvenu ou non, pour ainsi dire il vous «arrive», et on doit composer avec dans le contexte où on le reçoit. Son côté immédiat, urgent permet à son contenu de forcer votre attention. Des envois en série peuvent vous accrocher, susciter votre intérêt à long terme (par intermittence au moins). Il y avait pas mal de temps - et d'écart de pensée - d'un épisode à l'autre de ces romans, temps pendant lequel le message pouvait se déployer et faire écho. Ainsi il y a de grands romans et d'autres, longs.

Carolee Schneemann
Les écrits - partitions de performances, textes tirés de son journal, et bien d'autres... sont une part considérable de l'œuvre de Carolee Schneemann (1939, Fox Chase - Pennsylvanie); part de l'œuvre disséminée, diffusée dès les années 1960, loin des réseaux institutionnels, à la marge, dans des revues et diverses publications collectives. Avant d'être un livre publié par Beau Geste Press en 1972, Parts of a Body House est un texte qui paraît une première fois dans la revue Caterpillar éditée à New York par Clayton Eshleman (n° 3/4, 1968) puis dans Fantastic Architecture édité par Dick Higgins et Wolf Vostell en 1969.
Quelques années auparavant, Michael Gibbs notait déjà avec pertinence à propos de A-B-C - We Print Anything - In The Cards que Faire entrer le livre dans le champ de la performance - plutôt que de faire un livre à partir d'une performance - paraît vraiment être une nouvelle proposition s'agissant de la création de livres... Le livre existe déjà dans cette "pièce" : il est la pièce (Michael Gibbs)
Dans sa forme performance A-B-C a été donné une première fois en novembre 1976 à New York (Franklin Furnace Archive) puis l'année suivante en mai à la New York University et aux Pays-Bas en juin à Arnhem durant le «Festival of Performance Art» organisé par Jan Brand (collaborateur de Brummense Uitgeverij Van Luxe Werkjes) et au De Appel à Amsterdam. Lors de la lecture-performance au De Appel, Carolee Schneemann lisait les cartes devant un écran blanc sur lequel sa silhouette se détachait en noir. A sa droite deux autres écrans sur lesquels apparaissaient textes et photographies.
A-B-C est en même temps rigoureusement construit et ouvert à toutes les lectures possibles quand l'ordre établi des cartes est bouleversé - ce que permet le rangement dans une boîte, forme ouverte. Le lecteur peut créer son propre cheminement.
Tous les dilemmes de notre vie sont là, dedans, toutes nos contradictions. C'était merveilleux d'arriver à créer cette pièce parce qu'elle surgissait d'un chaos énorme. Mon compagnon me quittait et chose étrange je tombais amoureuse de quelqu'un d'autre. C'était très perturbant. Quand j'avais des gens au téléphone ils me donnaient des conseils...J'avais à écrire tout cela et à tout mettre dans un tiroir... Finalement j'ai jeté un œil dans le tiroir, j'avais toutes ces notes entassées, je me suis dit que je pourrais faire quelque chose avec. Carolee Schneemann

Athena Tacha
AT (Larissa - Grèce, 1936) dit de son travail qu'il va et vient entre deux pôles, d'une part la réalité et son travail de sculpteur, d'autre part le moi - la conscience, et ses travaux textuels. Elle voit dans ses œuvres photographiques et ses films le lien entre ces deux pôles. Etudiante, elle hésitait entre un devenir d'artiste visuel et un devenir d'écrivain.
Les œuvres imprimées montrées dans l'exposition - toutes éditées par l'artiste - datent pour la plupart des années 1972-75 et sont à la fois photographiques et textuelles. Les deux brochures Heredity Study 1970-71 I et II, de même que ainsi que les planches pliées EXPRESSIONS 1 (A STUDY OF FACIAL MOTIONS) et GESTURES #1 A STUDY OF FINGERS POSITIONS (REDUCED VERSION) font partie des œuvres photographiques dans lesquelles le corps est langage.
My Childhood Garden (Visual memory excavation #1) et My Childhood Home (Visual memory excavation #2) font partie de la série qu'Athena Tacha nomme «pockets books», vingt-deux publications éditées entre 1972 et 2005. Les pockets books sont des dépliants de petit format (12 x 7 cm le plus souvent) imprimés sur des papiers de couleur pâle. Les textes sont intimes, teintés d'humour et d'humanité, et tendent à l'objectivité.
Ils s'approchent de l'idée d'autobiographie moi-même étant le plus adéquat sujet d'observation, et j'utilise le langage non comme un poète mais comme un médecin-chirurgien, le langage comme un outil de conscience-connaissance
Entre 1961 et 1963 Athena Tacha a étudié l'histoire de l'art à Paris à la Sorbonne (doctorat de 3ème cycle, thèse «The Role of Light in Modern Sculpture» dirigée par Etienne Souriau) et à l'Ecole du Louvre. Au début des années 1970, Elle a travaillé, en tant que conservateur au Allen Memorial Art Museum of Oberlin College. A ce titre, elle a organisé (sous le nom de Athena Spear - elle est alors marié à l'historien de l'art Richard Spear) une des premières expositions d'art conceptuel aux Etats-Unis, en avril-mai 1970. Titrée Art in the Mind, l'exposition consiste simplement en un catalogue imprimé en photocopie, réunissant les diverses contributions d'une cinquantaine d'artistes (entre autres: Vito Acconci, Michael Asher, John Baldessari, Robert Barry, Mel Bochner, Jonathan Borofsky, George Brecht, Victor Burgin, James Lee Byars, Dan Graham, Bruce Nauman, N.E. Thing Co., Ltd., Claes Oldenburg, Adrian Piper, Mel Ramsden, Allen Ruppersberg, Marjorie Strider, William Wegman, Lawrence Weiner...)

Martha Wilson
On a vu comment, chez Carolee Schneemann et chez Eleanor Antin, écriture et performance ont partie liée.
Les trois textes publiés sous forme de brochures par Martha Wilson (Philadelphie, 1947) sous le titre de THE ARNOTATED ALICE en 1976 ont fait l'objet de performances à Artists Space et au Whitney Museum à New York. Martha Wilson réécrit ici Alice au pays des Merveilles de Lewis Carroll.
Dans un courrier récent, Martha Wilson me précise: As an ex-English Lit major, I considered the text to be of fundamental importance, and performed these texts when given the opportunity.
Son premier livre, une mince brochure contenant trois textes - brèves nouvelles, paraît en 1975, édité par elle-même. Trois histoires de trajet en camion et de camionneur dont le(s) titre(s) est sans ambiguïté:
1. TRUCK / 2. FUCK / 3. MUCK [1. CAMION / 2. BAISE / 3. SALETÉ].
Martha Wilson a fondé à New York en 1976 Franklin Furnace Archive un lieu incontournable dédié à la publication d'artiste.8 Avec Barbara Ess, Ilona Granet, Donna Henes, Daile Kaplan, Barbara Kruger, Ingrid Sischy et Diane Torr, elle a été partie prenante du groupe Disband actif à New York principalement entre 1978 et 1982. Disband mêlait performance et musique.

p.s: on notera, et c'est assez anecdotique, que «écrit» est l'anagramme de «récit».

Didier Mathieu

Vernissage de l'exposition "récits / écrits"
Carolee Schneemann
Parts of a Body House
In Fantastic Architecture published by Dick Higgins & Wolf Vostell, New York, 1969

[18:00-22:00] Vernissage de l'exposition collective "Epicentres" des Artistes à la Bastille
Location:
Galerie du Génie de la Bastille
126, rue de Charonne
75011 Paris
M° Charonne, Alexandre Dumas
France
Mobile : +33 (0)6 26 57 28 36
Mail : contact@legeniedelabastille.com
Internet Site : www.legeniedelabastille.com
Description:
Exposition regroupant 26 artistes autour du thème "Épicentres".

Du 22 février au 5 mars, l'association Artistes à la Bastille propose l'exposition collective "épicentres".

L'épicentre en sismologie, c'est l'origine de la catastrophe, du tremblement de terre, du tsunami, du déluge.
Pour les artistes, ce serait quoi ? Autant d'artistes, autant de « cataclysmes » créatifs, sombres ou joyeux, dont la source est probablement excitante à explorer pour chacun, et pour le public, à découvrir.

du 22 février au 5 mars 2017
du mercredi au dimanche de 14h à 20h
vernissage : jeudi 23 février de 18h à 22h

Les artistes :
Ora ADLER
Nathalie d'ALESSANDRO
Jean BALLON
Franck BERTRAN
Frédérique BODINIER
Frédéric BOULANGÉ
Carol-Ann BRAUN
Jozyann CHABEL
Denise DEMARET-PRANVILLE
Elli DROUILLEAU
Roland DUPOUY
Clara HARBADI
Christine JOLLY
Marc KAPKO
Colette KLEIN
Marie-Danielle KOECHLIN
Magali LÉONARD
Dany MASTERNAK
Odile MOLAS-SERVANT
Daniel NASSOY
Cristina OLIOSI
Rosemary PIOLAIS
Marie-Christine ROQUE
Mirella ROSNER
Christian ROUCHOUSE
Catherine SOQUES
Chantal VIAUD

Vernissage de l'exposition collective "Epicentres"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Superfluide"
Location:
Galerie Simple
26, rue du Simplon
75018 Paris
M° Simplon
France
Phone : +33 (0)6 18 80 21 46
Mail : contact@galeriesimple.fr
Internet Site : www.galeriesimple.fr
Description:
Marie Deren, Charlotte Jankowski, Coline Oliviero et Cécile Wautelet proposent l'exposition Superfluide, fruit d'un travail de recherche après 2 mois de résidence à la Galerie Simple.

Vernissage de l'exposition collective "Superfluide"

[18:30-21:00] Inauguration du club NEONESS Barbès-Marcadet
Location:
Quartier de la Goutte-d'Or
Boulevard de la Chapelle
Rue des Poissonniers, Boulevard Barbès
Rue de la Chapelle et Rue Marx-Dormoy
75018
M° Château Rouge, Barbès - Rochechouart, La Chapelle, Marx Dormoy
France
Description:
28 bis rue Boinod
75018 Paris

Autour d'un cocktail dînatoire, pour faire découvrir son concept et proposer de participer à son nouveau cours collectif.

Contact presse
Emilie Jade Vauban - 06 89 09 74 13 - 01 45 26 25 92 - emiliejade.vauban@bernascom.com

[18:30-22:30] Vernissage d'Eric Bouvet "Vivre libre"
Location:
Galerie HEGOA
16, rue de Beaune
75007 Paris
M° Rue du Bac
France
Phone : +33 (0)1 42 61 11 33
Mobile : +33 (0)6 80 15 33 12
Mail : contact@galeriehegoa.com
Internet Site : www.galeriehegoa.com
Description:
Eric Bouvet, vous livre sa vision d'artiste à travers 3 séries rassemblées à la galerie HEGOA : Burning Man, Peace et Sex-Love. Une autre façon, poétique et personnelle, d'exprimer son talent de photographe après 40 années passées à couvrir les conflits, les guerres et les grands événements du monde.

Récompensé par de nombreux prix (5 World Press, 2 Visa d'or, prix Paris Match, prix du correspondant de
guerre, prix du Public de Bayeux, médaille d'or du 150ème anniversaire de la photographie, prix du Front Line club), il est exposé pour la première fois en galerie après une présence à fotofever en novembre 2016.

Vernissage d'Eric Bouvet "Vivre libre"

[18:30-21:00] Vernissage de Josep Guinovart "Resno és mesqui"
Location:
Centre d'Etudes Catalanes
Université Paris-Sorbonne (Paris IV)
9, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie
39, rue du Bourg-Tibourg
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 77 65 69
Fax : +33 (0)1 42 74 12 70
Mail : secretariat.centre.etudes-catalanes@paris-sorbonne
Internet Site : www.paris-sorbonne.fr/centre-d-etudes-catalanes-3064
Description:
Vernissage de Josep Guinovart "Resno és mesqui"
Vernissage de Josep Guinovart "Resno és mesqui"

[18:30-21:00] Vernissage de Patricia de Vitton "Portraits et Mouvements"
Location:
Mairie du 7ème arrondissement
116, rue de Grenelle
75340 Paris Cedex 07
M° Solférino, Rue du Bac, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 53 58 75 07
Fax : +33 (0)1 45 56 92 37
Internet Site : mairie7.paris.fr
Description:
Salle Béatrice Hodent de Broutelles

Du 23 février au 8 mars
Vernissage le jeudi 23 février à 18h30

Jouant avec les contrastes d'ombres et de lumières, Patricia de Vitton, artiste peintre et portraitiste, nous propose un travail sur les mouvements et les regards tout en nuances et subtilité.




[19:00] Finissage de Caroline Faindt
Location:
Les Jardins d'Artois
33, rue d'Artois
75008 Paris
M° Saint-Philippe-du-Roule, George V, Ternes
France
Internet Site : www.lesjardinsdartois.com
Description:
Jardins d'Artois
33 rue d'Artois
75008 Paris
www.lesjardinsdartois.com
Contact : Séta Muradian
Chef de Projet
06 83 90 12 85
https://www.facebook.com/lesjardinsdartois

avec Stéphanie Cassan, Chantal Elkaim et Fabienne Theodoloz, auteures du livre « Recettes et Philosophie » autour des dernières toiles de l'artiste peintre Caroline Faindt

en présence de Caroline Faindt, Zinedine Soualem, Tristane Banon, Pierre Lefèvre, Alicia Fall, Marie Mamgioglou, Laurence Roustandjee, Véronique de Villèle, le rappeur Yannick, Jean-François Dérec, Guy Amram, Mariam Sissoko, Emmanuelle Boidron, Richard Hutin, Pierre Cornette de Saint Cyr, Gonzague Saint-Bris, Christophe Guillarmé, Corinne Touzet, Anthony Dupray

[19:00-22:00] Inauguration de la Fripe à costumes
Location:
Les Grands Voisins
Ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul
82, avenue Denfert-Rochereau
75014 Paris
M° Denfert-Rochereau
France
Mail : bonjour@lesgrandsvoisins.org
Internet Site : www.lesgrandsvoisins.org
Description:
Professionnels du spectacle vivant et artistes curieux de découvrir la fripe à costumes d'Artstock, vous êtes les bienvenus le 23 Février ! Nous ouvrons enfin ce showroom au sein de nos bureaux aux Grands Voisins ! Venez nombreux pour découvrir une sélection de costumes provenant des ateliers de théâtre et opéras de France.

Pour vous inscrire, suivez ce lien : https://goo.gl/forms/6oI2fofaC5zEH9WE3 et nous vous enverrons une confirmation en fonction de la place disponible !

Artstock est l'unique association à proposer une alternative pour les décors et costumes jetés en fin de production. Aujourd'hui nous avons trois lieux de stockage pour permettre la vente ou la location de matériaux, accessoires et.. costumes !

Pour plus d'infos rendez-vous sur www.artstock-asso.fr
Un catalogue des costumes et décors sera mis en ligne après l'évènement.

Inauguration de la Fripe à costumes

[19:00-22:00] Lancement de la revue Garden Lab
Location:
Jardins en Art
19, rue Racine
75006 Paris
M° Odéon, RER B Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 56 81 01 23
Mail : contact@jardinsenart.fr
Internet Site : www.jardinsenart.fr
Description:
Garden Lab, la nouvelle revue trimestrielle des jardins en vente en exclusivité chez Jardins en Art (prix 19,90 euros), l'unique librairie-galerie des jardins de Paris

L'occasion de (re)découvrir l'exposition Jardins en Fête autour des oeuvres récentes des artistes de la galerie jusqu'au 9 mars...

Lancement de la revue Garden Lab

[19:00-22:00] Ticket for 2017
Location:
Conseil économique, social et environnemental
Palais d'Iéna
9, place d'Iéna
75775 Paris Cedex 16
M° Iéna
France
Phone : +33 (0)1 44 43 60 00
Internet Site : www.conseil-economique-et-social.fr
Description:
Pour vous donner l'énergie et l'optimisme nécessaire pour aborder l'année 2017, toute l'équipe Ticket for Change vous invite à sa première soirée de l'année !
Au programme : la découverte de nombreux entrepreneurs du changement inspirants et le lancement des candidatures pour le Parcours Entrepreneur 2017.

Que sont-ils devenus ?
Nous les avons accompagnés dans leur déclic et leurs premiers pas en 2014, 2015 ou 2016 avec une promesse : les aider à passer à l'action pour créer ou contribuer à des innovations durables répondant à des problèmes sociétaux.
Nous vous proposons de venir découvrir les acteurs de changement qui sont en train de réinventer la santé, l'éducation, nos habitudes de consommation ou notre gestion des déchets.
Venez les entendre pitcher leurs projets et leurs parcours : on vous promet de repartir avec le sourire et mille idées pour 2017 :) !

Lancement du Parcours Entrepreneur 2017
Cette soirée sera aussi l'occasion d'annoncer l'ouverture des candidatures de notre programme 2017. Le Parcours Entrepreneur 2017 est un programme intensif de 6 mois pour accélérer les premiers pas d'entrepreneurs porteurs d'innovations d'intérêt général.
Vous saurez tout sur cette nouvelle édition et sur le processus de sélection... pour nous aider à dénicher des pépites, ou peut-être pour participer vous-même à notre programme avec en son coeur le fameux Tour Ticket for Change ?

Programme de la soirée
19h-19h30
Accueil
19h30-21h
- Introduction de la soirée par Ticket for Change
- Que sont-ils devenus ? Retour sur les parcours et réussites des promotions précédentes à travers
Pitchs
Débats : "Les 6 premiers mois de l'entrepreneur : mythes et réalités" et "Je n'entreprends pas mais je suis entreprenant"
Interviews croisées
- Lancement de l'appel à candidatures pour le Parcours Entrepreneur 2017 : et si c'était vous ?
21h-22h
Cocktail et rencontres informelles avec nos acteurs du changement

>> RSVP

[19:00-22:00] Trophées Décision Achats 2017
Location:
Centre de Conférence Eurosites George V
28, avenue George V
75008 Paris
M° George V
France
Description:
Une soirée de gala organisée par Décision Achats à l'occasion de la remise du Trophée du Décideur Achats de l'année et des Trophées par catégories

[19:00] Vernissage "Bohuslav Reynek, Don Quichotte à Petrkov"
Location:
Centre Culturel Tchèque
18, rue Bonaparte
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 53 73 00 22
Fax : +33 (0)1 53 73 00 27
Mail : ccparis@czech.cz
Internet Site : www.czechcentres.cz/paris
Description:
Vernissage le 23 février 2017 à partir de 19h en présence d'Annick Auzimour, commissaire de l'exposition.

du 24 février au 31 mars 2017
du mardi au samedi de 13h à 18h, le mercredi jusqu'à 20h

Bohuslav Reynek (1892-1971), traducteur, poète et graveur tchèque, est né et a vécu à Petrkov, petit village situé en Bohême orientale. Après son mariage avec la Dauphinoise Suzanne Renaud (1889-1964), poète également, il a séjourné régulièrement en France, à Grenoble, de 1926 à 1936.

Par ses traductions, Reynek a révélé à son pays nombre d'auteurs de la littérature française entre 1915 et 1949. Son œuvre graphique (dessins, gravures), connue en Dauphiné dès les années trente, est, elle, restée occultée durant des décennies en Tchécoslovaquie en raison du régime politique en place. Le public tchèque ne découvrira cette œuvre immense qu'en 1968 durant le bref Printemps de Prague. Son inspiration très personnelle, perceptible notamment dans ses pointes sèches ou eaux-fortes avec monotype, fait aujourd'hui la renommée de cet artiste en son pays natal et au-delà de ses frontières.

Reynek a placé le sens de sa vie dans l'espérance chrétienne. Le graveur est proche de la nature et de ses créatures. Il dessine le silence dans des paysages de neige, dit son refus du renoncement dans son cycle Job, raconte l'Ancien et le Nouveau Testament dans des scènes bibliques colorées. Sa série de gravures Don Quichotte, la seule de son œuvre à aborder un thème littéraire, présente un Chevalier errant singulier : un homme ordinaire, paisible et solitaire - tel un double de « l'artiste-berger des Hauteurs tchéco-moraves ». Le pays ensoleillé de l'hidalgo originel est transposé dans l'environnement immédiat de l'artiste, un monde bien réel, où se mêlent, fusionnels, le monde imaginaire du héros de Cervantès et celui de l'artiste.

L'exposition Bohuslav Reynek. Don Quichotte à Petrkov donne à voir, à côté de l'album Don Quichotte - unique exemplaire, constitué et présenté à Grenoble en 1960 - des paysages, des scènes de la vie quotidienne, des figures bibliques, comme autant de scènes gravées empreintes d'une grande humanité, elles aussi dans l'univers familier et recueilli du graveur.

Annick Auzimour

Vernissage "Bohuslav Reynek, Don Quichotte à Petrkov"

[19:00-22:00] Vernissage de Jean-Jacques Boildieu "Tragédies et réconciliations"
Location:
Galerie Bansard
26, avenue de La Bourdonnais
75007 Paris
M° École Militaire, RER C Pont de l'Alma
France
Phone : +33 (0)1 45 56 12 11
Mobile : +33 (0)6 07 30 30 98
Mail : aegb@noos.fr
Internet Site : www.galerie-bansard.org
Description:
23 février - 4 mars 2017, de 15h à 20h

http://www.jeanjacques-boildieu.fr

[19:00-21:00] Vernissage de Jérôme Bouscarat "Barock"
Location:
La CLEF
Culture, Loisirs, Et Formation
46, rue de Mareil
78100 Saint-Germain-en-Laye
M° RER A Saint-Germain-en-Laye
France
Phone : +33 (0)1 39 21 54 90
Mail : contact@laclef.asso.fr
Internet Site : www.laclef.asso.fr
Description:
Vernissage Jeudi 23 Février à 19h
Du 13 Février au 4 Mars 2017

Peinture

Dans la lignée des grands maîtres flamands,
Jérôme Bouscarat "maltraite ses toiles": fascinant !

Né en 1967, Jérôme Bouscarat peint depuis toujours et a été formé auprès de l'artiste Philippe Rillon. Basé à Herblay, il expose régulièrement depuis 5 ans et a participé au Grand Baz'art à Gisors, festival international considéré comme une des 5 plus importantes manifestations d'Art Marginal en Europe, depuis l'Art Brut et l'Art hors-les-normes, jusqu'aux frontières de la figuration libre et du néo-expressionnisme. Il est représenté par Cécile Coutant et la galerie de l'Atelier Pièce Unique à Fourqueux où son travail est fréquemment montré.

Jérôme Bouscarat est un portraitiste atypique. Ses tableaux sont un mélange de folie douce, d'humour noir et de références classiques. Visages de femmes et d'hommes agrémentés de détails étranges, marquises et soldats à tête d'oiseau, personnages masqués. L'artiste aime faire dialoguer les époques, les styles. Il évoque aussi bien la peinture académique et religieuse des XVIe et XVIIe siècles que l'art populaire. "Je possède des racines guadeloupéennes par mon père, j'ai vécu plusieurs années aux Antilles. Là-bas, la culture mêle sacré et profane. Je suis marqué par cette influence."

Jérôme Bouscarat s'amuse avec les images pour créer son propre univers, caractérisé par une certaine noirceur. Les détails iconoclastes, collages et petits éléments en volume, qu'il ajoute sur ses portraits classiques, viennent détruire des compositions trop parfaites. Ils révèlent une humanité gauche et touchante. "Je souhaite désacraliser la peinture ancienne, sans lui manquer de respect. Ces personnes qui posent en costume ont un côté désuet. Elles ont voulu qu'on garde d'elles une trace éternelle, mais leurs tableaux ont été à leur tour atteints par le temps. Les vernis ont noirci, les toiles se sont déchirées."

Par ce dialogue permanent entre la peinture classique et les multiples possibilités des représentations contemporaines, l'artiste nous livre une série de nouvelles icônes à adorer.

bouscarat.wordpress.com

Vernissage de Jérôme Bouscarat "Barock"

[19:00] Vernissage de Patricia Erbelding "nord/sud"
Location:
Galerie Umcebo
Safy & Cyrille Varet
102, boulevard Diderot
75012 Paris
M° Reuilly - Diderot
France
Phone : +33 (0)1 75 51 09 07
Mail : contact@umcebo.com
Internet Site : www.umcebo.com
Description:
nord/sud, photographies de Patricia Erbelding

du 24/02 au 30/03

Nord-Sud est une série photographique de Patricia Erbelding qui rassemble des constructions abandonnées ou dans l'attente d'une présence. Souvent fragiles, elles se côtoient de manière presque incongrue, telles ces pimpantes cabines de plage impatientes d'un rare soleil nordique et cette cabane d'esclaves au bois rapiécé, mémoire d'une Louisiane meurtrie. Ou bien encore cette fragile demeure de planches soumise aux tourments d'une prochaine tempête et autres furies de l'île-volcan d'Hawai. Des vies aux destins si différents, sans jamais montrer l'humain, transparaissent.

Patricia Erbelding est une artiste pluridisciplinaire. Son travail aborde, en plus de la peinture et des collages, des domaines d'expression comme la sculpture, la photographie et les livres d'artistes. Ses œuvres ont été montrées dans le monde entier et sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées comme le China Printmaking Muséum à Beijing en Chine, le Musée du collage à Mexico, le Musée Leepa Rattner en Floride, la Bibliothèque du MOMA à New York. En France, à la BNF, à la Bibliothèque Forney à Paris, au MAMAC de Nice et au Musée Barrois de Bar Le Duc.


Grande voyageuse, Patricia Erbelding a parcouru de nombreux pays, l'appareil photo à la main. L'exposition « Nord-Sud » rassemble des photographies de ses pérégrinations en Europe et sur le continent américain.
Dans cette série, l'artiste joue avec les formes et les couleurs, comme des objets géométriques organisés dans l'espace, parfois à la limite de l'abstrait. Les éléments naturels et matériels cohabitent et s'opposent en même temps: maisons et cabanes colorées se détachent du ciel, reposent sur des galets, ou le long d'une route arborée, comme des matières disposées, à l'image de sa peinture, de manière à la fois harmonieuse et contrastée.
Les ombres et la lumière, les ciels qui peuvent être bleus ou blancs, parfois même menaçants, et surtout l'absence humaine révèlent l'étendue des espaces et laissent une grande place à l'imagination. Car l'individu, s'il n'est pas représenté, n'est jamais loin. Les paysages captivent mais interpellent aussi : on s'imprègne de la sérénité des lieux tout en cherchant l'histoire à raconter. Et on finit par se demander ce qui distingue le Nord du Sud, puisque les points cardinaux n'existent que dans leur dimension relative, c'est-à-dire, les uns par rapport aux autres.

Patricia Erbelding a également soutenu l'engagement de Safy et Cyrille Varet au sein de l'association Dessine l'Espoir a plusieurs occasions, en particulier pour le projet « Artists4life ». Elle a aussi exposé dans le showroom de Cyrille Varet sous le Viaduc des Arts à 2 reprises en 1996 et 2007.

Vernissage de Patricia Erbelding "nord/sud"

[19:00-22:30] Vernissage de Song Dong "Odi"
Location:
Xinhua Gallery Media France
85, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
M° Miromesnil, Saint-Philippe-du-Roule, Franklin D. Roosevelt
France
Phone : +33 (0)1 42 65 85 85
Mail : xinhuagalerie@gmail.com
Internet Site : www.xinhuagallery.fr
Description:
20 février 2017 -> 28 février 2017
Vernissage 23 février de 19h à 22h30
*Invitation only

Song Dong, est un artiste chinois qui vit et travaille à Pékin. Après avoir étudié à l'École des Beaux-Arts de Guangzhou en Chine, il a travaillé dans le domaine de l'architecture pendant 25 ans, et il a collaboré avec des grands maîtres : Leoh Ming Pei, Paul Andreu, Jean-Marie Charpentier etc. Après de nombreux succès dans le monde du design et de l'architecture, il a décidé de retourner à la peinture, un métier l'attirant depuis l'enfance, pour continuer la recherche de son essence intérieure : "Je suis heureux quand je peins, c'est comme être amoureux en permanence, la joie est absolue."
Song Dong crée des peintures où l'on retrouve des représentations de paysages abstraits provenant du fond de son coeur. Une partie de son talent repose dans la cristallisation des formes et des couleurs réelles avec des paysages ré-imaginés par l'artiste.

Press Contact: Camille Roux dit Buisson
T : + 33 (0)1 44 43 84 21
camille@totemfashion.com

Vernissage de Song Dong "Odi"

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Concrétion"
Location:
Espace Sorano
Centre Culturel Daniel Sorano
16, rue Charles Pathé
94300 Vincennes
M° Bérault, Château de Vincennes
France
Phone : +33 (0)1 43 74 73 74
Fax : +33 (0)1 43 74 75 75
Mail : info@espacesorano.com
Internet Site : www.espacesorano.com
Description:
20-02/10-03

avec Adrien Buyukodabas, Marion Catusse, Seokyung Choi, Lucie Douriaud, Bilyana Furnadzhieva, Julia Gault, Sacha Golemanas, Charlotte Heninger, Jade Joannes, Alice Lejeune, Rudy Levassor, Raphaël Maman, Naomi Melville, Lola Perez-Guettier, Erwan Péron, Axelle Poittevin, Nawid Sarem, Lucile Soussan, Eléna Thiébaut et Jeanne Tresvaux du Fraval

Concrétion
Cabinet de curiosités

Étonnant, déroutant, mais aussi ludique et intriguant...
Voilà ce que devrait nous inspirer le cabinet de curiosités installé par les membres de ce collectif.

Ces jeunes artistes nous surprennent en nous invitant à une réflexion sur la matière vivante qui bouge, change et se transforme irrémédiablement avec le temps qui passe.

[19:00] Visite privée de l'exposition "4+4 l 4 invités + 4 expositions"
Location:
Galerie RX
Rodrigue & Dereumaux
16, rue des Quatre-Fils
75003 Paris
M° Rambuteau, Saint-Paul, Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 71 19 47 58
Mobile : +33 (0)6 37 88 04 98
Mail : info@galerierx.com
Internet Site : www.galerierx.com
Description:
Vernissage Jeudi 2 Février, 18h /21h
3 - 25 Février 2017

4+4 a été conçu comme une invitation à 4 personnalités du monde de l'art pour s'approprier l'une des 4 salles d'exposition de la Galerie RX. Chaque invité organise l'exposition personnelle d'un artiste dans l'espace choisi.

Ce concept - événement est amené à se développer au fur et à mesure des rencontres, autour d'autres acteurs du monde de l'art ou amoureux de l'art !

Dans le cadre du premier événement "4+4", 4 invités commissaires proposent 4 expositions personnelles d'artistes.

Eric POITEVIN
Invité par Jonas TEBIB
En collaboration avec la galerie Peter Freeman, Inc. Paris / New-York

Christiane FESER
Invitée par Audrey LECLERC
En collaboration avec la galerie Anita Beckers, Francfort

Thomas CANTO
Invité par David-Hervé BOUTIN

Sabine PIGALLE
Invitée par Henri VAN MELLE

[19:30-22:00] Signature de "Sexuellement Incorrect" par Philippe Arlin
Location:
Tribal Act
Tattoo Piercing
161, rue Amelot
75011 Paris
M° République, Filles du Calvaire, Oberkampf
France
Phone : +33 (0)1 43 38 85 11
Mail : tribalact@gmail.com
Internet Site : www.tribalact.com
Description:
Nous sommes ravis d'accueillir Philippe Arlin pour la signature de son livre "Sexuellement Incorrect", paru début janvier aux Editions de la Martinière.

Dans cet ouvrage Philippe "convie le lecteur à un décodage minutieux des mécanismes de genre à l'oeuvre dans la sexualité [...]. Dans un langage totalement décomplexé, il invite les amants de tout sexe et toute orientation à revisiter leur approche du rapport intime, en redonnant notamment au corps brut, défait dess oripaux sociaux, toute sa place."

Une occasion de passer un moment convivial et d'échange autour d'une thématique qui nous est chère !
Soyons sexuellement incorrects !

Signature de "Sexuellement Incorrect" par Philippe Arlin

[19:30] Vernissage de Heidi Bedenknecht De Felice "MUTATIONS"
Location:
Maison Heinrich Heine
Fondation pour l'Allemagne
27 C, boulevard Jourdan
Cité Internationale Universitaire de Paris
75014 Paris
M° RER B Cité Universitaire
France
Phone : +33 (0)1 44 16 13 00
Fax : +33 (0)1 44 16 13 01
Mail : info@maison-heinrich-heine.org
Internet Site : www.maison-heinrich-heine.org
Description:
dans le cadre du parcours "Hors les Murs Miniartextil" de la Ville de Montrouge

Suite au succès des précédentes expositions, la Maison Heinrich Heine accueillera cette année les œuvres de l'artiste germano-italienne Heidi Bedenknecht De Felice. Née à Stuttgart, celle-ci a suivi les cours de dessin pour tissu à l'Institut G. Carducci à Côme. Ses dernières recherches se concentrent sur la plastique fluorescente, pour laquelle elle utilise les techniques de fraisage, d'incisions et de gaufrage.

exposition du 24 février au 19 mars, de 10h à 20h ; Hall de la Maison Heinrich Heine

Vernissage de Heidi Bedenknecht De Felice "MUTATIONS"





[20:00] After du lancement de Façade #16
Location:
Hôtel Costes
239, rue Saint-Honoré
75001 Paris
M° Tuileries, Madeleine, Opéra, Pyramides
France
Phone : +33 (0)1 42 44 50 00
Internet Site : www.hotelcostes.com
Description:
Façade #16, le numéro des 40 ans.
Lancement exclusif chez colette et signatures en série, jeudi 23 février à partir de 17h.
En présence des créateurs et de tous les artistes et personnalités 'performers' de Façade 16.

Lancement de Façade #16

Lancement de Façade #16

[20:00] Réouverture du Cinéma Les 3 Luxembourg
Location:
Cinéma Les 3 Luxembourg
67, rue Monsieur le Prince
75006 Paris
M° RER B Luxembourg, Cluny - La Sorbonne, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 46 33 97 77
Mail : contact@lestroisluxembourg.com
Internet Site : www.lestroisluxembourg.com
Description:
Réouverture du Cinéma Les 3 Luxembourg

17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
23:00  
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