Wednesday, May 17, 2017
Public Access


Category:
Category: All

17
May 2017
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31 1 2 3 4

  Exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Location:
Musée Français de la Carte à Jouer
16, rue Auguste Gervais
92130 Issy-les-Moulineaux
M° Mairie d'Issy
France
Phone : +33 (0)1 41 23 83 60
Fax : +33 (0)1 41 23 83 66
Mail : musee@ville-issy.fr
Internet Site : www.museecarteajouer.com
Description:
Du 17 mai au 13 août 2017
- Mercredi, jeudi et vendredi : de 11h à 17h
- Samedi et dimanche : de 14h à 18h
- Juillet : du mercredi au dimanche de 13h à 18h
- Fermé les jours fériés et au mois d'août

Exposition de chefs-d'oeuvre impressionnistes en co-production avec l'Atelier Grognard à Rueil-Malmaison.

Cette exposition présente une sélection d'œuvres rassemblées autour du thème de la banlieue et de son évolution, vues à travers le regard de peintres du milieu du XIXe au milieu du XXe siècle.

Elle a été préparée en liaison avec le Centre d'Arts « L'Atelier Grognard » de Rueil-Malmaison qui l'a présentée du 9 décembre 2016 au 10 avril 2017. Différents prêts obtenus auprès d'institutions françaises (Musée d'Orsay, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, Musée des Beaux-Arts de Reims entre autres) permettent d'offrir à la curiosité du visiteur des tableaux réalisés par des artistes au renom aussi grand que Camille Corot, Charles Daubigny, Camille Pissarro, Berthe Morisot, Maurice Denis, Maurice Utrillo, Raoul Dufy notamment.

L'exposition explore les sites franciliens qu'ont fréquentés ces artistes à un moment où s'imposent la peinture de plein air et la recherche de nouveaux motifs. D'abord tirés de la nature et de la vie rustique, ceux-ci sont, au fur et à mesure que se développent les moyens de transport et le chemin de fer en particulier, empruntés à deux univers alors en plein essor : l'industrie et les loisirs.

Les mutations sans précédent qui marquent profondément le siècle, donnent à la périphérie de Paris de multiples visages, à l'exemple de la Seine, trait d'union entre tous ces territoires consacrés à la fois aux pratiques ludiques traditionnelles et à un trafic fluvial métamorphosé par les conjonctures économiques successives.

Pendant qu'ils représentent ce passage d'un paysage champêtre à un paysage de plus en plus domestiqué, les peintres de la nature deviennent des peintres de la modernité. Les alentours de la capitale se muent peu à peu en un univers propice aux recherches picturales sur le paysage et constituent pour nombre d'entre eux une étape importante dans leur parcours artistique.

C'est cette diversité thématique et esthétique offerte par la banlieue au cours d'un siècle, de 1850 à 1950, de l'Ecole de Barbizon à l'École de Paris, que l'exposition souhaite restituer, en rappelant non seulement l'industrialisation, mais aussi ses contrepoints : la survivance du monde agricole, l'émergence d'une civilisation des loisirs, l'expansion urbaine à travers la multiplication des zones d'habitat.

Ainsi à travers les pièces sélectionnées et les choix muséographiques, l'exposition montre des œuvres dont les auteurs se sont plu à peindre la banlieue comme un coin de paradis, que ce soit en représentant des paysages arcadiens, ou en évoquant des lieux de détente et de loisirs ouverts aux « pratiques récréatives ». Elle attire aussi l'attention sur le fait que la banlieue a été un acteur économique, où l'industrialisation qui se développe, côtoie longtemps un secteur agricole très vivace. Elle souligne enfin que le développement de la banlieue prend de plus en plus la forme d'une expansion urbaine stricto sensu, au terme de laquelle la banlieue aujourd'hui, est surtout perçue comme de longs rubans urbanisés où alternent grands ensembles d'habitat social et logements pavillonnaires.

La découverte de l'exposition s'accompagnera d'un dispositif de médiation innovant : le LiFi. Grâce à ce support, des informations variées permettent une découverte plus détaillée, via des tablettes connectées, une sélection des œuvres présentées.

Autour de l'opération, une importante programmation sera mise en place, comprenant notamment des conférences, des visites commentées et des ateliers - ludiques pour les enfants et pour tous, autour de la photographie ou de la peinture de paysage.

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Hervier de Romande, « Paul Féval en barque sur la Marne », 1890

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Maximilien Luce, « La Seine à Issy-les-Moulineaux », 1920 © Musée Français de la Carte à Jouer et Galerie d'Histoire de la Ville, Issy-les-Moulineaux

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Louis Toffoli, « Quai à Ivry », 1951 © Musée du Domaine départemental, Sceaux

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Location:
Espace Oscar Niemeyer
Siège national du Parti Communiste Français
2, place du Colonel Fabien
6, avenue Mathurin Moreau
75019 Paris
M° Colonel Fabien
France
Phone : +33 (0)1 40 40 12 12
Internet Site : www.pcf.fr
Description:
Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Affiche de l'exposition

Du 21 février au 7 juin 2017
Lundi au vendredi 11h à 18h30
Samedi et dimanche 13h à 18h
Fermé les jours fériés

Entrée libre

Le Musée de La Poste propose l'exposition Rancillac Rétrospective du 21 février au 7 juin 2017 à l'espace Niemeyer.

Commissaire de l'exposition : Josette Rasle
Scénographe : Jean-Claude Salliou

Bernard Rancillac est l'un des grands noms de la peinture contemporaine. Il est l'inventeur d'une « nouvelle figuration » attentive aux réalités de la vie quotidienne et aux images dont les médias sont friands pour les faire accepter.

Peintre rebelle, il est aussi celui qui a décidé de rendre compte à sa manière de l'actualité de notre monde, histoire de déranger notre confort tiédasse et la bienséance du petit monde feutré de l'art.

La rétrospective de Bernard Rancillac proposée à l'Espace Niemeyer par le Musée de La Poste, actuellement fermé pour rénovation, réunit sur plus de 1300 m2 une centaine de pièces : peintures, objets, affiches, installations, collages... s'étalant de 1961 à 2015. Elle permet une approche complète et représentative du parcours de l'artiste né en 1931 et grande figure de la Figuration Narrative.

Dans le climat politique international des années 60, extrêmement tendu, il entame une réflexion sans concession sur la société de consommation, la culture populaire et l'actualité la plus brûlante.

Il partage alors sa vision de l'art et du monde avec un groupe de jeunes peintres en rupture avec l'abstraction, de nationalités diverses, aux aspirations pas toujours communes mais aux inspirations similaires. En 1964, avec le peintre haïtien Hervé Télémaque et le soutien du critique d'art Gérald Gassiot-Talabot, il organise au Musée d'art moderne de la ville de Paris, l'exposition Mythologies quotidiennes. Réunissant trente-quatre artistes, elle marque les esprits par l'utilisation qu'ils font de l'image à la fois banale et toute puissante. La Figuration narrative est née.

Profondément concerné par son époque, Bernard Rancillac puise dans un répertoire d'images très variées (cinéma, photographie, publicité, bande dessinée, roman-photo...) pour aborder les sujets qui lui tiennent le plus à cœur. Il les traduit par de grands aplats acryliques vivement colorés et d'inventions formelles d'une grande force plastique.

Exigeante, cohérente et subversive, son œuvre accessible au plus grand nombre, composée de séries sur lesquelles il a opéré et opère parfois encore de nombreuses variations (Mickey, musiciens de jazz, stars de cinéma...), témoigne selon Bernard Ceysson « de la volonté délibérée du peintre de miner la réalité, après avoir miné l'histoire de l'art ». Bien que l'effet plastique prévale sur toute autre préoccupation et que son combat premier soit avant tout la peinture, Bernard Rancillac utilise son pinceau comme un coup de poing non pour défendre une quelconque idéologie mais pour forcer le regard de celui qui ne veut pas voir.

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Jeune égorgée, 1998
Acrylique sur toile, 165 x 250 cm, coll. de l'artiste, Paris Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Notre Sainte Mère La Vache n°2, 1972
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 116 x 89 cm, Musée des beaux-arts, Dole

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Section rythmique de Miles Davis, 1974
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 162 x 162 cm, coll. privée

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Belfast, 1977
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 146 x 114 cm, coll. Martine et Michel Brossard, Paris

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Le Muezin, 2013,
Acrylique sur toile, 130 cm x 197 cm, coll. de l'artiste, Paris Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Les Afghanes, 2004, Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017
Acrylique sur toile, 130 cm x 195 cm, coll. de l'artiste, Paris

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Où es-tu, que fais-tu ?, 1965
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Huile sur toile, 178 x 195 cm, Centre Pompidou, MNAM-CCI

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Enfer-Paradis, 2007,
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 230 x 500 cm

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Gilda (Cinémonde n°56), 1989
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 195 x 130 cm, coll. privée

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Sakeo, (camp de réfugiés Khmers), 1996
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile,200x200 cm, coll. La Croix-Rouge monégasque - Don de l'artiste

[Cannes] Festival de Cannes 2017
Location:
Palais des Festivals et des Congrès de Cannes
1, Avenue Laugier
06403 Cannes Cedex
M° Gare SNCF Cannes
France
Phone : +33 4 93 39 01 01
Fax : +33 4 93 99 37 34
Internet Site : www.palaisdesfestivals.com
Description:
du 17 au 28 mai 2017

[Cannes] Festival de Cannes 2017

[Cannes] Festival de Cannes 2017

Fête nationale de Norvège
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Déclaration d'indépendance et victoire du constitutionnalisme

Syttende mai ou Grunnlovsdagen : Déclaration d'indépendance de la Norvège et victoire du constitutionnalisme.

En raison de l'alliance contractée par le royaume dano-norvégien avec Napoléon, les puissances coalisées victorieuses cèdent la Norvège à la Suède en 1814. En réaction, une Convention nationale se réunit à Eidsvoll dans l'Akershus : elle déclare l'indépendance du royaume de Norvège et adopte une constitution (c'est la constitution écrite la plus ancienne encore en vigueur en Europe), avant de désigner comme roi le prince danois Christian-Frédéric, le 17 mai 1814. Un compromis est finalement trouvé, et fait de la Norvège un royaume distinct, mais en union personnelle avec celui de Suède.

08:00  
09:00  
10:00  
11:00  
12:00  
13:00  
14:00  
15:00  
16:00  
17:00 [17:00-22:00] Vernissage de Tom Christopher
Location:
Galerie Taménaga
18, avenue Matignon
75008 Paris
M° Miromesnil, Saint-Philippe-du-Roule, Franklin D. Roosevelt
France
Phone : +33 (0)1 42 66 61 94
Fax : +33 (0)1 47 42 99 14
Mail : gal.tamenaga@wanadoo.fr
Internet Site : www.tamenaga.com
Description:
du 17 mai au 7 juin

[17:30] Remise officielle du Prix National Ethique et Sport Scolaire
Location:
Le Sénat
Palais du Luxembourg
15, rue de Vaugirard
Palais du Luxembourg
75291 Paris Cedex 06
M° Odéon, Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 42 34 20 00
Fax : +33 (0)1 42 34 26 77
Internet Site : www.senat.fr
Description:
Pour la 3ème année consécutive, l'UNSS organise le Prix National « Ethique et Sport scolaire » qui encourage la réalisation d'actions exemplaires par des jeunes tout au long de l'année scolaire sur des thèmes tel que le handicap, le racisme et la violence, le sexisme et l'homophobie.
Sarah Ourahmoune, boxeuse médaillée olympique, sera la marraine de cette cérémonie, qui se déroulera en présence de personnalités qui viendront remettre des prix à nos jeunes lauréats : Olivier Missoup, joueur de rugby à XV français, Eric Micoud, ancien joueur de basket français et consultant média, Dominique Mahé, président de la MAIF, Stéphane Moret, responsable éditorial de Trendy l'Etudiant, Claude Kern, sénateur du Bas-Rhin...


[18:00-23:00] Nocturne Rive Droite 2017
Location:
Carré Rive Droite
Quartier de l'Elysée
75008 Paris
M° Miromesnil, Saint-Philippe-du-Roule, Champs-Elysées - Clemenceau
France
Mail : contact@francoisleage.com
Internet Site : www.art-rivedroite.com
Description:
Que vous soyez néophyte, amateur, curieux, passionné ou collectionneur, la Nocturne Rive Droite est faite pour vous! Elle aura lieu cette année le 17 mai de 18h à 23h et mettra à l'honneur le thème du voyage.

Via des expositions, des vernissages et des dédicaces, cette soirée sera l'occasion de rencontrer certains des plus grands spécialistes de l'art et de partager leur passion et leur enthousiasme.

Certaines galeries feront le choix d'exposer des pièces inédites, d'autres présenteront leur nouvel accrochage ou accueilleront leurs artistes pour les présenter au grand public.

S'ils le souhaitent, les participants sont invités à suivre le fil rouge du voyage.

De l'avenue Matignon à la rue du Faubourg Saint-Honoré, en passant par les rues de Miromesnil, Penthièvre, Ponthieu et l'Avenue Georges V, les visiteurs pourront déambuler au sein des 46 galeries et commerces participants, dont les nouveaux venus Gagosian Gallery of Paris, Loo & Lou Gallery, Opéra Gallery, Ateliers Baudin et Puiforcat.

Parmi les belles initiatives de cette édition, ne manquez pas l'exposition "Voyage de Lumières" présentée par la Galerie Léage et présentant le travail de l'artiste Canado-Coréenne Krista Kim, fondatrice du mouvement digital "Techism". En juxtaposant des oeuvres contemporaines à des meubles et objets d'art du XVIIIe siècle, Guillaume Léage associe deux univers qui se complètent harmonieusement.

Au mois de mai, le marché de l'art sera particulièrement dynamique d'une rive à l'autre de la capitale. Des associations comme le Carré Rive Gauche, D-Ddays, Art Saint Germain et Choices complèteront l'initiative de la Nocturne Rive Droite pour créer une vraie synergie autour du marché de l'art et contribuer à redonner à Paris ses lettres de noblesse.

La Nocturne Rive Droite aura lieu le 17 mai 2017, de 18h à 23h.

http://www.art-rivedroite.com

[18:00] Showcase et dédicace de Lady Sir (Rachida Brakni + Gaëtan Roussel)
Location:
Fnac Paris - Ternes
26-30, avenue des Ternes
75017 Paris
M° Ternes
France
Phone : 0 825 020 020
Fax : +33 (0)1 44 09 18 01
Mail : etoile@fnac.com
Internet Site : rendezvous.fnac.com/home_magasin.asp?SHP=42
Description:
Lady Sir (Rachida Brakni et Gaëtan Roussel (ce dernier étant chanteur de Louise Attaque)) seront en showcase et dédicace à Paris le 17 mai 2017 à 18h00 à la FNAC Ternes pour la sortie de leur nouvel album "Accidentally Yours".

Showcase et dédicace de Lady Sir (Rachida Brakni + Gaëtan Roussel)

[18:00-21:00] Vernissage VIP de l'exposition "hyberDUBUFFET"
Location:
Galerie Nathalie Obadia (Bourg Tibourg)
18, rue du Bourg Tibourg
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 53 01 99 76
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
Jean Dubuffet et Fabrice Hyber
hyberDUBUFFET

20 mai - 13 juillet 2017
Vernissage le 20 mai à partir de 11h

Ouverture exceptionnelle le dimanche 21 mai dans le cadre de Paris Gallery Weekend

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse d'accueillir l'exposition "hyberDUBUFFET" réalisée en étroite collaboration avec la Fondation Dubuffet. Simultanément dans les deux galeries parisiennes, cette exposition donne carte blanche à Fabrice Hyber qui en assure le commissariat.

Suite à une réflexion commune avec Sophie Webel, directrice de la Fondation Dubuffet et de discussions croisées avec Françoise Guichon, conservateur au Centre Pompidou, l'artiste propose un dialogue entre l'œuvre de Jean Dubuffet et la sienne.

Grâce à de nombreux prêts accordés par la Fondation Dubuffet, ainsi qu'à l'aimable implication de collectionneurs privés, l'exposition hyberDUBUFFET présente une variété significative d'œuvres majeures mais également plus intimes issues de diverses périodes de leurs carrières respectives.


J'ai soutenu cette proposition d'une exposition hyberDUBUFFET auprès des membres de la Fondation par rejet des confrontations de plus en plus fréquemment proposées dans les musées ou les galeries entre les œuvres de deux artistes. Dans certains cas la confrontation a un sens - le plus souvent historique (nous avons nous-mêmes accepté de jouer le jeu pour une exposition Chaissac/Dubuffet lors de la parution de leur correspondance) mais bien souvent cela se résume à un accrochage - parfois très réussi il est vrai - dont les rapprochements formels sont la base.

Ce projet hyberDUBUFFET est tout autre, car les rapprochements n'ont rien de formel (ou très peu) mais sont basés sur une intuition de Fabrice Hyber que son mode de « penser l'art » a des équivalences avec celui de Dubuffet. Nous lui avons laissé carte blanche pour le choix des œuvres, intervenant très peu dans ce choix si ce n'est pour préciser la place de celles-ci dans le développement des travaux de Dubuffet.

Il est d'autre part crucial pour une fondation comme la nôtre, plus de trente ans après le décès de l'artiste, de s'ouvrir à une nouvelle génération. Si celle des jeunes chercheurs ou conservateurs a déjà trouvé le chemin de la rue de Sèvres, inviter un artiste à regarder les œuvres de Dubuffet a toujours fait partie de nos projets.

A défaut d'une exposition dans nos murs, en cours de rénovation, la magie a opéré en sens contraire, car c'est l'artiste qui invite finalement Dubuffet !

Et pour celui qui pourfendait « l'asphyxiante culture », comment ne pas se réjouir de ce dialogue entamé par Fabrice Hyber, esprit tout aussi libre animé par une pensée anti-conventionnelle.

Sophie Webel
Directrice de la Fondation Dubuffet


«... RENONCE A TON IDÉE D'UNE RÉALITÉ À LAQUELLE IL T'EST IMPOSÉ DE DÉFÉRER LA RÉALITÉ SERA CELLE QU'IL TE PLAIRA D'ÉDIFIER RIEN NE PEUT EXISTER HORS DE CE QU'IL TE PLAIT DE PENSER TA PENSÉE A POUVOIR DE DONNER EXISTENCE ET RÉALITÉ LIBÈRE TOI DE TOUTES LES NOTIONS APPRISES QUI PRÉTENDAIENT T'EN EMPÊCHER...»

(Jean Dubuffet, « Oriflammes » 1984 - extrait)


« Les surprises de la matière

hyberDUBUFFET est une intuition née dans l'esprit de Françoise Guichon (créatrice du CIRVA, Conservateur du Design au Centre Georges Pompidou). En discutant avec hyber qui avait l'habitude qu'on l'associe à Gaston Chaissac (vendéens tous les deux) - l'analogie devenait peu à peu polymorphe.
L'exposition hyberDUBUFFET présentée dans les deux galeries de Nathalie Obadia du 18 mai au 13 Juillet 2017, donne à voir les dialogues féconds qui unissent l'œuvre de ces deux artistes.

Hyber comme Dubuffet s'attachent à l'invention d'un espace de création et d'innovation permanente (Robert Filliou et son concept de création permanente est une autre référence pour hyber).
Tous deux ont une activité compulsive : le brainstorming chez hyber et l'enchevêtrement des formes chez DUBUFFET.
En développant leurs œuvres, ils créent des systèmes multipliant les allées et venues entre la matière et l'image qui se nourrissent l'une de l'autre.
Ils produisent intensément et abondamment. Face au vertige provoqué par leur œuvre, qui explore une diversité de média et de pratiques, ils mettent très rapidement au point une encyclopédie raisonnée (pour hyber) et un catalogue raisonné (pour DUBUFFET) de leurs travaux. La mise en ordre de leurs univers artistiques succède à leur désir terrien et pragmatique de tout comprendre, de la maîtrise de la production à la diffusion de leur œuvre.

Les échanges fréquents et les visites à la Fondation DUBUFFET ont trouvé un écho favorable et enthousiaste pour cette démarche et permis ce projet. L'idée est née alors chez Nathalie Obadia de proposer ses deux galeries parisiennes pour permettre à hyber de retrouver, à travers un accrochage, les points de friction entre les deux œuvres, qui peuvent devenir des fictions !

Hyber dessine des attitudes et des projets puis fabrique les éléments qui les rendent possibles. Il essaye d'aller au-delà des arts par le biais de la recherche et de l'entreprise qu'il a d'ailleurs mises en scène depuis le début des années 1990, en inventant des systèmes permettant de nouveaux espaces de création.

DUBUFFET a rejeté l'ordre établi des arts dits « culturels » en élaborant une œuvre en marge des conventions, stimulé en cela par ses recherches sur l'Art Brut. Convoquant les forces d'un art célébrant l'homme du commun, Dubuffet traite la ville comme une aire de jeu.

Cette exposition est pour hyber le lieu de recherche et de rencontre de son œuvre avec celle de DUBUFFET. Hyber nous montre les moments où il dépasse les bornes en retrouvant chez DUBUFFET des intonations extrêmes, éliminant toute ressemblance avec les formes artistiques connues. La matière ou le langage sont chez les deux artistes en constante osmose. Les deux étages/niveaux de leurs actions sont en permanence mis en scène.

L'image est réelle chez les deux : «Le virtuel fait partie du réel» (hyber).

Hyber organise l'accrochage de ses œuvres et celles de DUBUFFET à partir de dialogues suggérant de possibles ouvertures ou spéculations qui sont le propre de leurs méthodes. Ces juxtapositions, parfois surprenantes, résultent du désir de retrouver les étapes de recherches, le processus de création où des intuitions suscitent des formes qui appellent d'autres intuitions... L'œuvre s'enrichit de l'œuvre.
L'exposition devient un jardin d'expérience à la recherche d'un équilibre toujours remis en question par la matière et ses surprises.

Par des rapprochements formels et fonctionnels, hyber met en place une lecture de l'œuvre de DUBUFFET, en jouant le scénario ou l'atelier. Il nous fait déborder des limites habituelles de l'art comme l'a fait DUBUFFET en son temps. Il cherche à montrer les implications de DUBUFFET dans les fonctionnements de nos contemporains.»

Vernissage de l'exposition "hyberDUBUFFET" - Jean Dubuffet
Jean Dubuffet dans son atelier de New York, USA, 1951-1952
© Archives Fondation Dubuffet, Paris (Photo: Kay Bell)

Vernissage de l'exposition "hyberDUBUFFET" - Fabrice Hyber
Fabrice Hyber au travail
L'Artère
Monterrey, Mexique, 2003
(Photographie: Marc Domage)

[18:00-21:00] Vernissage VIP de l'exposition "hyberDUBUFFET"
Location:
Galerie Nathalie Obadia
3, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 67 68
Fax : +33 (0)1 42 74 68 66
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
Jean Dubuffet et Fabrice Hyber
hyberDUBUFFET

20 mai - 13 juillet 2017
Vernissage le 20 mai à partir de 11h

Ouverture exceptionnelle le dimanche 21 mai dans le cadre de Paris Gallery Weekend

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse d'accueillir l'exposition "hyberDUBUFFET" réalisée en étroite collaboration avec la Fondation Dubuffet. Simultanément dans les deux galeries parisiennes, cette exposition donne carte blanche à Fabrice Hyber qui en assure le commissariat.

Suite à une réflexion commune avec Sophie Webel, directrice de la Fondation Dubuffet et de discussions croisées avec Françoise Guichon, conservateur au Centre Pompidou, l'artiste propose un dialogue entre l'œuvre de Jean Dubuffet et la sienne.

Grâce à de nombreux prêts accordés par la Fondation Dubuffet, ainsi qu'à l'aimable implication de collectionneurs privés, l'exposition hyberDUBUFFET présente une variété significative d'œuvres majeures mais également plus intimes issues de diverses périodes de leurs carrières respectives.


J'ai soutenu cette proposition d'une exposition hyberDUBUFFET auprès des membres de la Fondation par rejet des confrontations de plus en plus fréquemment proposées dans les musées ou les galeries entre les œuvres de deux artistes. Dans certains cas la confrontation a un sens - le plus souvent historique (nous avons nous-mêmes accepté de jouer le jeu pour une exposition Chaissac/Dubuffet lors de la parution de leur correspondance) mais bien souvent cela se résume à un accrochage - parfois très réussi il est vrai - dont les rapprochements formels sont la base.

Ce projet hyberDUBUFFET est tout autre, car les rapprochements n'ont rien de formel (ou très peu) mais sont basés sur une intuition de Fabrice Hyber que son mode de « penser l'art » a des équivalences avec celui de Dubuffet. Nous lui avons laissé carte blanche pour le choix des œuvres, intervenant très peu dans ce choix si ce n'est pour préciser la place de celles-ci dans le développement des travaux de Dubuffet.

Il est d'autre part crucial pour une fondation comme la nôtre, plus de trente ans après le décès de l'artiste, de s'ouvrir à une nouvelle génération. Si celle des jeunes chercheurs ou conservateurs a déjà trouvé le chemin de la rue de Sèvres, inviter un artiste à regarder les œuvres de Dubuffet a toujours fait partie de nos projets.

A défaut d'une exposition dans nos murs, en cours de rénovation, la magie a opéré en sens contraire, car c'est l'artiste qui invite finalement Dubuffet !

Et pour celui qui pourfendait « l'asphyxiante culture », comment ne pas se réjouir de ce dialogue entamé par Fabrice Hyber, esprit tout aussi libre animé par une pensée anti-conventionnelle.

Sophie Webel
Directrice de la Fondation Dubuffet


«... RENONCE A TON IDÉE D'UNE RÉALITÉ À LAQUELLE IL T'EST IMPOSÉ DE DÉFÉRER LA RÉALITÉ SERA CELLE QU'IL TE PLAIRA D'ÉDIFIER RIEN NE PEUT EXISTER HORS DE CE QU'IL TE PLAIT DE PENSER TA PENSÉE A POUVOIR DE DONNER EXISTENCE ET RÉALITÉ LIBÈRE TOI DE TOUTES LES NOTIONS APPRISES QUI PRÉTENDAIENT T'EN EMPÊCHER...»

(Jean Dubuffet, « Oriflammes » 1984 - extrait)


« Les surprises de la matière

hyberDUBUFFET est une intuition née dans l'esprit de Françoise Guichon (créatrice du CIRVA, Conservateur du Design au Centre Georges Pompidou). En discutant avec hyber qui avait l'habitude qu'on l'associe à Gaston Chaissac (vendéens tous les deux) - l'analogie devenait peu à peu polymorphe.
L'exposition hyberDUBUFFET présentée dans les deux galeries de Nathalie Obadia du 18 mai au 13 Juillet 2017, donne à voir les dialogues féconds qui unissent l'œuvre de ces deux artistes.

Hyber comme Dubuffet s'attachent à l'invention d'un espace de création et d'innovation permanente (Robert Filliou et son concept de création permanente est une autre référence pour hyber).
Tous deux ont une activité compulsive : le brainstorming chez hyber et l'enchevêtrement des formes chez DUBUFFET.
En développant leurs œuvres, ils créent des systèmes multipliant les allées et venues entre la matière et l'image qui se nourrissent l'une de l'autre.
Ils produisent intensément et abondamment. Face au vertige provoqué par leur œuvre, qui explore une diversité de média et de pratiques, ils mettent très rapidement au point une encyclopédie raisonnée (pour hyber) et un catalogue raisonné (pour DUBUFFET) de leurs travaux. La mise en ordre de leurs univers artistiques succède à leur désir terrien et pragmatique de tout comprendre, de la maîtrise de la production à la diffusion de leur œuvre.

Les échanges fréquents et les visites à la Fondation DUBUFFET ont trouvé un écho favorable et enthousiaste pour cette démarche et permis ce projet. L'idée est née alors chez Nathalie Obadia de proposer ses deux galeries parisiennes pour permettre à hyber de retrouver, à travers un accrochage, les points de friction entre les deux œuvres, qui peuvent devenir des fictions !

Hyber dessine des attitudes et des projets puis fabrique les éléments qui les rendent possibles. Il essaye d'aller au-delà des arts par le biais de la recherche et de l'entreprise qu'il a d'ailleurs mises en scène depuis le début des années 1990, en inventant des systèmes permettant de nouveaux espaces de création.

DUBUFFET a rejeté l'ordre établi des arts dits « culturels » en élaborant une œuvre en marge des conventions, stimulé en cela par ses recherches sur l'Art Brut. Convoquant les forces d'un art célébrant l'homme du commun, Dubuffet traite la ville comme une aire de jeu.

Cette exposition est pour hyber le lieu de recherche et de rencontre de son œuvre avec celle de DUBUFFET. Hyber nous montre les moments où il dépasse les bornes en retrouvant chez DUBUFFET des intonations extrêmes, éliminant toute ressemblance avec les formes artistiques connues. La matière ou le langage sont chez les deux artistes en constante osmose. Les deux étages/niveaux de leurs actions sont en permanence mis en scène.

L'image est réelle chez les deux : «Le virtuel fait partie du réel» (hyber).

Hyber organise l'accrochage de ses œuvres et celles de DUBUFFET à partir de dialogues suggérant de possibles ouvertures ou spéculations qui sont le propre de leurs méthodes. Ces juxtapositions, parfois surprenantes, résultent du désir de retrouver les étapes de recherches, le processus de création où des intuitions suscitent des formes qui appellent d'autres intuitions... L'œuvre s'enrichit de l'œuvre.
L'exposition devient un jardin d'expérience à la recherche d'un équilibre toujours remis en question par la matière et ses surprises.

Par des rapprochements formels et fonctionnels, hyber met en place une lecture de l'œuvre de DUBUFFET, en jouant le scénario ou l'atelier. Il nous fait déborder des limites habituelles de l'art comme l'a fait DUBUFFET en son temps. Il cherche à montrer les implications de DUBUFFET dans les fonctionnements de nos contemporains.»

Vernissage de l'exposition "hyberDUBUFFET" - Jean Dubuffet
Jean Dubuffet dans son atelier de New York, USA, 1951-1952
© Archives Fondation Dubuffet, Paris (Photo: Kay Bell)

Vernissage de l'exposition "hyberDUBUFFET" - Fabrice Hyber
Fabrice Hyber au travail
L'Artère
Monterrey, Mexique, 2003
(Photographie: Marc Domage)

[18:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Giacometti-Gruber, un regard partagé"
Location:
Carré Rive Droite
Quartier de l'Elysée
75008 Paris
M° Miromesnil, Saint-Philippe-du-Roule, Champs-Elysées - Clemenceau
France
Mail : contact@francoisleage.com
Internet Site : www.art-rivedroite.com
Description:
Francis Gruber et Alberto Giacometti, Un regard partagé

Galerie de la Présidence
90 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
Téléphone : 33 (0)1 42 65 49 60
Fax : 33 (0)1 49 24 94 27
Site: www.presidence.fr
https://www.instagram.com/lapresidence

Exposition du 17 mai au 30 juin 2017
Ouvert du lundi au vendredi de 10h30 à 13h et de 14h à 19h; le samedi de 10h30 à 13h et de 14h à 18h30

Vernissage mardi 16 mai et mercredi 17 mai

Du 17 mai au 30 juin, la galerie de la Présidence consacre une exposition croisée à Francis Gruber et Alberto Giacometti.

L'exposition met à l'honneur l'amitié et la collaboration entre l'artiste transalpin et Francis Gruber. Ce dernier, artiste nancéien aujourd'hui méconnu du grand public à cause de la rareté de ses œuvres sur le marché, était considéré de son vivant un véritable génie de la peinture du début du vingtième siècle.

Sa palette sombre et sa ligne nerveuse, imprégnés de la sensibilité de l'expressionnisme et la renaissance allemands, fascinent, venant créer des scènes intimistes de nu ou des paysages. L'exposition fait dialoguer les œuvres des deux artistes et raconte ainsi une histoire commune qui a pour protagoniste le dessin et son importance au sein de la création.

Vernissage de l'exposition "Giacometti-Gruber, un regard partagé"

Alberto Giacometti et Francis Gruber se connaissent depuis le début des années trente. Leurs ateliers sont voisins rue Hippolyte- Maindron non loin de la villa d'Alésia, dans un Montparnasse mythique où les artistes renouvellent les codes esthétiques. Le groupe des « Forces nouvelles » prône un « retour à l'ordre » avec une priorité donnée à « la réalité », suspectée d'académisme alors que fauvisme et cubisme sont tombés dans une impasse. Avec l'idée de « nouveauté » régénérée par plusieurs factions figuratives auxquelles ne sont pas étrangers Derain et Fautrier, on assiste à une double prise de conscience : le sujet est l'ultime voie de la peinture, et la réalité passe par la figure humaine inscrite au centre d'un monde qui pressent le désastre.

Face au chaos imminent, le surréalisme inspire à Gruber des œuvres d'une singularité extrême. Les kermesses turbulentes et les contes mythologiques renvoient à la maniera et au naturalisme fantastique de l'univers vertigineux de Jacques Callot. Les fictions scéniques sculptées par Giacometti sont d'un autre ordre. Son impossibilité à figurer plastiquement le réel l'amène à l'imaginer dans une abstraction énigmatique. Lorsqu'il renoue avec la vision sur nature qui entérine sa rupture avec les surréalistes, il cherche à traduire l'évidence de la forme. Il se lie alors avec Balthus, Tal Coat, Tailleux, Hélion, Derain le pionnier à contre-courant, et Gruber duquel il se rapproche plus étroitement.

Nous sommes en 1935.

Giacometti dessine quotidiennement, visite les musées, interroge les modèles erratiques de la statuaire, en Egypte, à Byzance, ceux de l'art proto cycladique.
Derrière le message pictural de Gruber, idéaliste sans illusion, méditatif, hanté par la grande technique d'un art intelligible par tous, vibre le dessinateur admiratif de son illustre aîné et compatriote nancéen, Jacques Callot. Ce sont là les origines de l'engagement politique de Gruber. Membre du Front des artistes de la Résistance, aux côtés de Boris Taslitzky il est conscient du rôle de l'artiste comme témoin visuel. La confusion dont il fut la victime malgré lui avec une peinture supposée être l'image fidèle de la réalité sociale tel que Fougeron l'incarnait, est aujourd'hui caduque. Son Hommage à Jacques Callot peint pendant l'Occupation a l'apparence d'une danse macabre explicite dans son actualisation temporelle. Elle est imprégnée d'une étrangeté qui connaîtra durant les six années qui lui restent à vivre une surprenante diversité y compris avec ses paysages de féérie au printemps, porteurs d'espoir pour des temps plus souriants avec la régénérescence de la nature, rejointe parfois par un modèle.

Chez l'un et l'autre, le thème récurrent de la grande figure statique de la femme évoque un désarroi, comme une rêverie intérieure que Gruber décline avec la Femme assise sur un canapé vert. L'atelier où extérieur et intérieur fusionnent, est d'une réalité imprécise chez Giacometti, tandis que Gruber décrit avec précision son désordre maniaque et désenchanté avec l'absence du modèle et du peintre.
Mettre à nu les formes du monde comme les êtres, revient à travailler à la saisie de la vérité.

La pratique assidue du dessin pour Giacometti et Gruber resserre leurs liens amicaux qui ne se relâcheront pas, même pendant la guerre où ils échangeront une correspondance, alors que Giacometti réside en Suisse à partir de 1941 jusqu'en 1945.
Pour les deux artistes le dessin est un champ d'expérimentations continues, le laboratoire d'une recherche permanente. Une formation à la Grande Chaumière pour Giacometti et à l'Académie scandinave pour Gruber, a préparé une relation ambiguë au modèle, déjà prisonnier de leur regard. Pour chacun, les études de nus sont menées sans complaisance et sans sublimation afin d'en comprendre la construction, les structures orthogonales qui maintiennent le corps debout, assis, allongé. Pour Giacometti, Cézanne reste le modèle incontournable pour sa compréhension d'un espace vivant où inscrire le modèle, dont le corps reste impossible à circonscrire dans ses limites toujours provisoires.

Les études de Figure debout, et de Nu couché se retrouvent chez Gruber. Arrêté dans une pose frontale, la confrontation avec le modèle est immédiate dans sa mise à distance laissant toute sa place au fantasme. D'une saisissante simplicité, le trait tourmenté enfante une écriture nerveuse soulignant la structure architectonique de la figure menacée par le vide et la lumière qui la traverse. L'exploration profonde de la réalité par le dessin leur est commune, quant au dessin il est le commentaire et l'expression de leur œuvre peint, et sculpté. Pour l'artiste suisse « Si on dominait le dessin, tout le reste serait possible » confie t-il à Georges Charbonnier lors de ses entretiens (1950-1953).

Si la copie n'est pas de mise alors même qu'ils désespèrent face au modèle d'en donner une image ressemblante et que plane l'écueil de la vulnérabilité du regard, des éléments de méthode se mettent en place devant l'interrogation quasi désespérée : qu'est le réel ? Comment le transcrire sans le trahir ? Chez Gruber, les contours brisés, qualifiés de « gothique » par Waldemar George, justifient son admiration envers les maîtres de la Renaissance allemande Aldorfer, Grünewald, Dürer, et aussi Bosch. De son côté Giacometti développe un lacis rapide et discontinu de lignes, moins pour définir la forme que pour la faire surgir d'un écheveau graphique noir, blanc d'une densité obtenue par l'emploi de crayons à mine dure où les appuis hachurés n'excluent pas l'emploi de la gomme.

De retour à Paris en 1945, Giacometti se rend à nouveau régulièrement dans l'atelier de Gruber où il dessine Nu dans l'atelier en relation avec les figures hautes qui, dès 1946, font leur réapparition dans l'atelier de Giacometti, et notamment avec Annette.

Les figures féminines debout abondent dans une décennie féconde pour les deux artistes, avec les portraits et les têtes pour Giacometti. Avec certains nus, apparaît un léger déhanchement avec le déplacement du poids du corps d'un pied sur l'autre sans menacer l'équilibre. Chez Gruber l'attitude infléchie est l'expression d'une mélancolie, d'une langueur existentielle qui imprègne tout son œuvre. La femme est dolente, à l'unisson du tragique universel dont l'humanité se remet à peine. Elle devient une figure de détresse, une « figure de style » à partir de laquelle Gruber construit son langage.

Leur quête commune de la perfection les isole dans une création toujours insatisfaite alors qu'ils remettent chaque jour sur le métier.

Entre réalité et fantastique, entre héritage et imaginaire, Francis Gruber décline une « moderne » mélancolie qui remonte à Dürer. Elle s'exprime dans un certain immobilisme, par un cadrage de plus en plus serré dans ses scènes d'intérieur où posent ses modèles. « La petite fille nue et maigre dans une forêt » dont parle Aragon, aspire à se redresser. Giacometti lui répond avec l'Homme qui marche. Un semblable désarroi semble les habiter. Sous la forme d'une allégorie imagée qui s'illumine des effets de glacis dans les dernières peintures de Gruber, celui-ci parvient à un aspect glacé par l'emploi de siccatifs dans la composition des pigments qui accentuent le caractère atemporel de ses sujets immergés dans un champ lumineux et froid. Il est à l'unisson de Giacometti qui interroge les médiums mixtes avec la rage des grattages facilitant l'érosion des masses et la perméabilité des formes à la lumière.
Giacometti et Gruber tentent l'un et l'autre de dompter le mystère du monde qui reste dissimulé derrière celui-ci.
En ultime hommage à son complice et ami Francis Gruber, Giacometti dessine sa pierre tombale au cimetière de Thomery en forêt de Fontainebleau.

Lydia Harambourg

Vernissage de l'exposition "Giacometti-Gruber, un regard partagé"
Alberto Giacometti

Vernissage de l'exposition "Giacometti-Gruber, un regard partagé"
Francis Gruber

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "O! Watt up, de Watteau et du Théâtre"
Location:
Maison d'Art Bernard Anthonioz
Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques
16, rue Charles VII
94130 Nogent-sur Marne
M° RER A Nogent-sur Marne
France
Phone : +33 (0)1 48 71 90 07
Fax : +33 (0)1 48 71 84 67
Mail : maison-dart-bernard-anthonioz@wanadoo.fr
Internet Site : www.ma-bernardanthonioz.com
Description:
18 mai - 23 juillet
Vernissage : mercredi 17 mai 2017

Performance d'Alex Cecchetti
​- mercredi 17 mai, à 19h30
À l'occasion du vernissage de l'exposition O! Watt up, Alex Cecchetti réalisera une performance inédite, intitulée Draperies Study with Koi.

Commissaire : Caroline Cournède

Avec des oeuvres d'Anne Brégeaut, Alex Cecchetti, Patrick Corillon, Kris Knight, Maude Maris, Ad Minoliti, Anne Laure Sacriste, Emmanuelle Villard.

En 1721 décédait, à Nogent-sur-Marne, le peintre Antoine Watteau.
En 2017, à Nogent-sur-Marne, dans un centre d'art dont le parc aurait « soi-disant » accueilli les derniers jours du peintre, une exposition convoque des artistes, peintres ou non.

Prenant donc prétexte de la mort supposée d'Antoine Watteau dans la propriété, ce qui permit le classement de son parc, la MABA fait du peintre la figure tutélaire de son exposition d'été.

Vernissage de l'exposition "O! Watt up, de Watteau et du Théâtre"
Image : Jean-Marc Ballée, O! Watt up, 2017

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Location:
Musée Français de la Carte à Jouer
16, rue Auguste Gervais
92130 Issy-les-Moulineaux
M° Mairie d'Issy
France
Phone : +33 (0)1 41 23 83 60
Fax : +33 (0)1 41 23 83 66
Mail : musee@ville-issy.fr
Internet Site : www.museecarteajouer.com
Description:
Du 17 mai au 13 août 2017
- Mercredi, jeudi et vendredi : de 11h à 17h
- Samedi et dimanche : de 14h à 18h
- Juillet : du mercredi au dimanche de 13h à 18h
- Fermé les jours fériés et au mois d'août

Exposition de chefs-d'oeuvre impressionnistes en co-production avec l'Atelier Grognard à Rueil-Malmaison.

Cette exposition présente une sélection d'œuvres rassemblées autour du thème de la banlieue et de son évolution, vues à travers le regard de peintres du milieu du XIXe au milieu du XXe siècle.

Elle a été préparée en liaison avec le Centre d'Arts « L'Atelier Grognard » de Rueil-Malmaison qui l'a présentée du 9 décembre 2016 au 10 avril 2017. Différents prêts obtenus auprès d'institutions françaises (Musée d'Orsay, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, Musée des Beaux-Arts de Reims entre autres) permettent d'offrir à la curiosité du visiteur des tableaux réalisés par des artistes au renom aussi grand que Camille Corot, Charles Daubigny, Camille Pissarro, Berthe Morisot, Maurice Denis, Maurice Utrillo, Raoul Dufy notamment.

L'exposition explore les sites franciliens qu'ont fréquentés ces artistes à un moment où s'imposent la peinture de plein air et la recherche de nouveaux motifs. D'abord tirés de la nature et de la vie rustique, ceux-ci sont, au fur et à mesure que se développent les moyens de transport et le chemin de fer en particulier, empruntés à deux univers alors en plein essor : l'industrie et les loisirs.

Les mutations sans précédent qui marquent profondément le siècle, donnent à la périphérie de Paris de multiples visages, à l'exemple de la Seine, trait d'union entre tous ces territoires consacrés à la fois aux pratiques ludiques traditionnelles et à un trafic fluvial métamorphosé par les conjonctures économiques successives.

Pendant qu'ils représentent ce passage d'un paysage champêtre à un paysage de plus en plus domestiqué, les peintres de la nature deviennent des peintres de la modernité. Les alentours de la capitale se muent peu à peu en un univers propice aux recherches picturales sur le paysage et constituent pour nombre d'entre eux une étape importante dans leur parcours artistique.

C'est cette diversité thématique et esthétique offerte par la banlieue au cours d'un siècle, de 1850 à 1950, de l'Ecole de Barbizon à l'École de Paris, que l'exposition souhaite restituer, en rappelant non seulement l'industrialisation, mais aussi ses contrepoints : la survivance du monde agricole, l'émergence d'une civilisation des loisirs, l'expansion urbaine à travers la multiplication des zones d'habitat.

Ainsi à travers les pièces sélectionnées et les choix muséographiques, l'exposition montre des œuvres dont les auteurs se sont plu à peindre la banlieue comme un coin de paradis, que ce soit en représentant des paysages arcadiens, ou en évoquant des lieux de détente et de loisirs ouverts aux « pratiques récréatives ». Elle attire aussi l'attention sur le fait que la banlieue a été un acteur économique, où l'industrialisation qui se développe, côtoie longtemps un secteur agricole très vivace. Elle souligne enfin que le développement de la banlieue prend de plus en plus la forme d'une expansion urbaine stricto sensu, au terme de laquelle la banlieue aujourd'hui, est surtout perçue comme de longs rubans urbanisés où alternent grands ensembles d'habitat social et logements pavillonnaires.

La découverte de l'exposition s'accompagnera d'un dispositif de médiation innovant : le LiFi. Grâce à ce support, des informations variées permettent une découverte plus détaillée, via des tablettes connectées, une sélection des œuvres présentées.

Autour de l'opération, une importante programmation sera mise en place, comprenant notamment des conférences, des visites commentées et des ateliers - ludiques pour les enfants et pour tous, autour de la photographie ou de la peinture de paysage.

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Hervier de Romande, « Paul Féval en barque sur la Marne », 1890

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Maximilien Luce, « La Seine à Issy-les-Moulineaux », 1920 © Musée Français de la Carte à Jouer et Galerie d'Histoire de la Ville, Issy-les-Moulineaux

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Louis Toffoli, « Quai à Ivry », 1951 © Musée du Domaine départemental, Sceaux



[19:00] Inauguration du Forum des Dynamiques Culturelles
Location:
Le Centquatre-Paris
104, rue d'Aubervilliers
5, rue Curial
75019 Paris
M° Stalingrad, Crimée, Riquet
France
Phone : +33 (0)1 40 05 51 71
Fax : +33 (0)1 40 05 54 45
Mail : contact@104.fr
Internet Site : www.104.fr
Description:
Inauguration du Forum des Dynamiques Culturelles




[20:00] Trophées de la Ligue Nationale de Basket
Location:
Salle Wagram
39, avenue de Wagram
5 bis, rue de Montenotte
75017 Paris
M° Ternes, Charles de Gaulle - Etoile
France
Phone : +33 (0)1 55 37 86 86
Fax : +33 (0)1 43 80 96 95
Mail : contact@sallewagram.com
Internet Site : www.sallewagram.com
Description:
MVP : DJ Cooper (Pau)
1. DJ Cooper (USA, Pau-Lacq-Orthez), 329 points (52 premières places)
2. Moustapha Fall (FRA, Chalon-sur-Saône), 191 (7)
3. Cameron Clark (USA, Chalon-sur-Saône), 171 (5)
4. Jason Rich (USA, Paris-Levallois), 102 (7)
5. John Roberson (USA, Chalon-sur-Saône), 95 (1)
6. Dee Bost (USA, Monaco), 72 (3)
7. Paul Lacombe (Strasbourg), 29
8. Justin Cobbs (USA, Gravelines), 20
9. Zack Wright (USA, Monaco), 18
10. Chris Warren (USA, Nanterre), 17

Meilleure progression : Paul Lacombe (Strasbourg)
1. Paul Lacombe (FRA, Strasbourg), 73 points (18 première places)
2. Moustapha Fall (FRA, Chalon-sur-Saône), 69 (18)
3. Mathias Lessort (FRA, Nanterre), 53 (8)
4. Vincent Poirier (FRA, Paris-Levallois), 50 (5)
5. Louis Labeyrie (FRA, Paris-Levallois), 30 (3)

Meilleur défenseur : Moustapha Fall (Chalon)
1. Moustapha Fall (FRA, Chalon-sur-Saône), 141 points (41 premières places)
2. Bangaly Fofana (FRA, Monaco), 41 (5)
3. Jérémy Nzeulie (FRA, Chalon-sur-Saône), 33 (5)
4. Yannick Bokolo (FRA, Pau-Lacq-Orthez), 30 (7)
5. Zack Wright (USA, Monaco), 19

Meilleur jeune : Frank Ntilikina (Strasbourg)
1. Frank Ntilikina (Strasbourg), 208 points (59 premières places)
2. Elie Okobo (Pau), 134 (12)
3. Amine Noua (ASVEL), 58 (3)

18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
23:00  
[Printer Friendly]



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2015 - Tous droits réservés