Friday, June 2, 2017
Public Access


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Category: All

02
June 2017
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  Fête nationale italienne
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Abolition de la Monarchie et proclamation de la République en 1946

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Location:
Espace Oscar Niemeyer
Siège national du Parti Communiste Français
2, place du Colonel Fabien
6, avenue Mathurin Moreau
75019 Paris
M° Colonel Fabien
France
Phone : +33 (0)1 40 40 12 12
Internet Site : www.pcf.fr
Description:
Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Affiche de l'exposition

Du 21 février au 7 juin 2017
Lundi au vendredi 11h à 18h30
Samedi et dimanche 13h à 18h
Fermé les jours fériés

Entrée libre

Le Musée de La Poste propose l'exposition Rancillac Rétrospective du 21 février au 7 juin 2017 à l'espace Niemeyer.

Commissaire de l'exposition : Josette Rasle
Scénographe : Jean-Claude Salliou

Bernard Rancillac est l'un des grands noms de la peinture contemporaine. Il est l'inventeur d'une « nouvelle figuration » attentive aux réalités de la vie quotidienne et aux images dont les médias sont friands pour les faire accepter.

Peintre rebelle, il est aussi celui qui a décidé de rendre compte à sa manière de l'actualité de notre monde, histoire de déranger notre confort tiédasse et la bienséance du petit monde feutré de l'art.

La rétrospective de Bernard Rancillac proposée à l'Espace Niemeyer par le Musée de La Poste, actuellement fermé pour rénovation, réunit sur plus de 1300 m2 une centaine de pièces : peintures, objets, affiches, installations, collages... s'étalant de 1961 à 2015. Elle permet une approche complète et représentative du parcours de l'artiste né en 1931 et grande figure de la Figuration Narrative.

Dans le climat politique international des années 60, extrêmement tendu, il entame une réflexion sans concession sur la société de consommation, la culture populaire et l'actualité la plus brûlante.

Il partage alors sa vision de l'art et du monde avec un groupe de jeunes peintres en rupture avec l'abstraction, de nationalités diverses, aux aspirations pas toujours communes mais aux inspirations similaires. En 1964, avec le peintre haïtien Hervé Télémaque et le soutien du critique d'art Gérald Gassiot-Talabot, il organise au Musée d'art moderne de la ville de Paris, l'exposition Mythologies quotidiennes. Réunissant trente-quatre artistes, elle marque les esprits par l'utilisation qu'ils font de l'image à la fois banale et toute puissante. La Figuration narrative est née.

Profondément concerné par son époque, Bernard Rancillac puise dans un répertoire d'images très variées (cinéma, photographie, publicité, bande dessinée, roman-photo...) pour aborder les sujets qui lui tiennent le plus à cœur. Il les traduit par de grands aplats acryliques vivement colorés et d'inventions formelles d'une grande force plastique.

Exigeante, cohérente et subversive, son œuvre accessible au plus grand nombre, composée de séries sur lesquelles il a opéré et opère parfois encore de nombreuses variations (Mickey, musiciens de jazz, stars de cinéma...), témoigne selon Bernard Ceysson « de la volonté délibérée du peintre de miner la réalité, après avoir miné l'histoire de l'art ». Bien que l'effet plastique prévale sur toute autre préoccupation et que son combat premier soit avant tout la peinture, Bernard Rancillac utilise son pinceau comme un coup de poing non pour défendre une quelconque idéologie mais pour forcer le regard de celui qui ne veut pas voir.

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Jeune égorgée, 1998
Acrylique sur toile, 165 x 250 cm, coll. de l'artiste, Paris Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Notre Sainte Mère La Vache n°2, 1972
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 116 x 89 cm, Musée des beaux-arts, Dole

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Section rythmique de Miles Davis, 1974
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 162 x 162 cm, coll. privée

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Belfast, 1977
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 146 x 114 cm, coll. Martine et Michel Brossard, Paris

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Le Muezin, 2013
Acrylique sur toile, 130 cm x 197 cm, coll. de l'artiste, Paris Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Les Afghanes, 2004, Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017
Acrylique sur toile, 130 cm x 195 cm, coll. de l'artiste, Paris

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Où es-tu, que fais-tu ?, 1965
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Huile sur toile, 178 x 195 cm, Centre Pompidou, MNAM-CCI

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Enfer-Paradis, 2007
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 230 x 500 cm

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Gilda (Cinémonde n°56), 1989
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 195 x 130 cm, coll. privée

Exposition "Rancillac, Rétrospective"
Sakeo, (camp de réfugiés Khmers), 1996
Bernard Rancillac © Adagp, Paris, 2017 Acrylique sur toile, 200x200 cm, coll. La Croix-Rouge monégasque - Don de l'artiste

Exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Location:
Château de Versailles
Place d'Armes
78000 Versailles
M° Gares SNCF de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 30 83 78 00
Mail : direction.public@chateauversailles.fr
Internet Site : www.chateauversailles.fr
Description:
du 30 mai au 24 septembre 2017

L'exposition se tiendra du 30 mai au 24 septembre 2017 au Grand Trianon, ouvert de 12h à 18h30.
Dernière admission : 18h
Fermeture des caisses : 17h50

Consacrée au séjour de Pierre le Grand à Paris et en particulier au château de Versailles, en mai et juin 1717, cette exposition commémorera du 30 mai au 24 septembre 2017 le tricentenaire de la visite du tsar en France.

Fruit d'un partenariat privilégié entre le musée national des châteaux de Versailles et de Trianon et le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, l'exposition présentera, à travers plus de cent-trente œuvres, ce qui fut, sous la Régence, deux ans seulement après la mort de Louis XIV, l'un des événements diplomatiques et culturels les plus marquants du début du règne de Louis XV.

Le parcours

Le parcours permettra de suivre pas à pas cette visite qui, pour être officielle, n'en fut pas moins libre. Héritier de la dynastie des Romanov et premier empereur de toutes les Russies, Pierre Ier cherchait l'inspiration dans les modèles français. Cet esprit curieux, passionné d'art, de sciences et de techniques, visita les résidences royales, les manufactures et les académies parisiennes, rencontra les plus éminents savants et artistes de son temps pour en attirer certains à la cour de Saint-Pétersbourg. Peintures, sculptures, pièces de mobilier et d'arts décoratifs, gravures et dessins, livres provenant de la bibliothèque du tsar ainsi qu'objets de son cabinet de curiosités dessineront le portrait de ce grand réformateur de la Russie, tourné vers l'Occident et en particulier vers une France héritière du Grand Siècle.

Commissariat

- Gwenola Firmin Conservateur en charge des peintures du XVIIIe siècle au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
- Thierry Sarmant Conservateur en chef, chef du Centre historique des archives, Service historique de la Défense
- George Vilinbakhov Vice-directeur du musée d'État de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg

Le voyage sur twitter

Découvrez sur le compte Twitter @CVersailles toutes les étapes du séjour de Pierre Ier dans le Paris du jeune Louis XV de mai à juin 1717. 300 ans presque jour pour jour après cette visite diplomatique mémorable, le hashtag #PierreLeGrandVoyage permet, au fil des jours, de revivre le voyage d'un tsar puissant et réformateur en quête d'inspiration autant politique et économique qu'artistique ou scientifique.

Fêtes galantes

Dans votre costume identique à ceux des plus belles époques de Versailles, vous êtes invités à retrouver l'ambiance raffinée et artistique des soirées d'appartement, un moment hors du temps, inoubliable. Cette année, le thème de ces fêtes sera bien sûr la venue de Pierre le Grand au château de Versailles pour qui fut organisé l'une des plus fastueuses réceptions officielles lors de son séjour.
Soirée costumée : 29 mai 2017 - 19h30
>> RSVP

L'exposition

Consacrée au séjour du tsar Pierre le Grand en France, à Paris et dans ses environs, en mai et juin 1717, l'exposition Pierre le Grand, un tsar en France. 1717, qui se tiendra au Grand Trianon du 30 mai au 24 septembre 2017, commémorera le tricentenaire de cette visite diplomatique. Fruit d'une collaboration exceptionnelle entre le château de Versailles et le musée d'État de l'Ermitage, elle présentera plus de 150 œuvres - peintures, sculptures, arts décoratifs, tapisseries, mais aussi plans, médailles, instruments scientifiques, livres et manuscrits - dont les deux tiers appartiennent aux collections du prestigieux musée de Saint-Pétersbourg.

Issu de la dynastie des Romanov, fils du tsar Alexis Mikhaïlovitch (1645-1676) et de Nathalie Narychkine (1651-1694), Pierre Ier (1672-1725), vingt ans après la « Grande Ambassade » qui l'a mené une première fois en Europe en 1697-1698, entreprend un nouveau voyage en Occident. Il atteint la France le 21 avril 1717 et y demeure jusqu'au 21 juin suivant. À Versailles où il fait étape deux fois, il est logé au Grand Trianon, du 24 au 26 mai puis du 3 au 11 juin 1717.

Le parcours de l'exposition suit pas à pas ce séjour qui, pour être officiel, n'en est pas moins libre car, force de la nature, imprévisible et peu façonné à l'Étiquette, Pierre Ier bouscule le protocole à maintes reprises. Sa rencontre avec Louis XV marque notamment les esprits : faisant fi du cérémonial de cour, il prend dans ses bras, en un geste spontané, l'enfant roi, tout juste âgé de sept ans. De nombreux mémorialistes, parmi lesquels Saint-Simon, le marquis de Dangeau ou Jean Buvat nous ont laissé de précieux témoignages permettant de retracer ce voyage.

Si ce séjour a des visées politiques et économiques - un projet d'alliance avec la France contre la Suède d'une part, la signature d'un traité de commerce de l'autre -, le tsar réformateur, fondateur de la Russie moderne, veut par-dessus tout voir ce que la France possède de plus remarquable afin d'en adapter certains modèles à son empire. Durant les deux mois qu'il passe dans le Paris de la Régence, visites et discussions avec les Français nourrissent sa réflexion et infléchissent les travaux qu'il a entrepris depuis 1703 à Saint-Pétersbourg et dans ses environs.

À Paris, Pierre se rend à l'Académie des Sciences, dont il devient membre honoraire, à l'Observatoire, à l'Hôtel royal des Invalides et à l'Hôtel de la Monnaie où l'on frappe une médaille en son honneur. Le tsar visite également la manufacture des Gobelins qui lui inspire la création d'une fabrique de tapisseries dans sa nouvelle capitale. Découvrant les marchands parisiens tel un simple particulier, il fait provision de livres, d'instruments scientifiques et techniques. Enfin, comme il est d'usage, ce voyage suscite l'échange de prestigieux cadeaux diplomatiques ; à l'image de la tenture du Nouveau Testament offerte à Pierre le Grand, composée de quatre tapisseries d'après Jouvenet et conservée aujourd'hui au musée d'État de l'Ermitage.

L'exposition met aussi en lumière les rapports du tsar avec les artistes français. En effet, dès 1716, il attire à la cour de Saint-Pétersbourg plusieurs maîtres, parmi lesquels Louis Caravaque (1684-1754), l'architecte Jean-Baptiste Le Blond (1679-1719) et le sculpteur ornemaniste Nicolas Pineau. Lors de son séjour en France en 1717, il est portraituré par deux peintres de renom, Jean-Marc Nattier (1685-1766) et Jean-Baptiste Oudry (1686-1755).

Souverain guerrier et voyageur, Pierre le Grand parcourt le monde pendant près de quatre décennies, de la mer Blanche à la mer Caspienne, de la Hollande à la Moldavie et de l'Angleterre à la Perse. Cette personnalité hors du commun a su s'imposer, au regard de la postérité, comme l'un des monarques les plus marquants de son pays, initiateur d'une nouvelle Russie.

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Cassette de Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Cadran Solaire
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Veste de costume d'été de Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Louis XV visite Pierre le Grand à l'hôtel de Lesdiguières
Château de Versailles

Exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Location:
Musée Français de la Carte à Jouer
16, rue Auguste Gervais
92130 Issy-les-Moulineaux
M° Mairie d'Issy
France
Phone : +33 (0)1 41 23 83 60
Fax : +33 (0)1 41 23 83 66
Mail : musee@ville-issy.fr
Internet Site : www.museecarteajouer.com
Description:
Du 17 mai au 13 août 2017
- Mercredi, jeudi et vendredi : de 11h à 17h
- Samedi et dimanche : de 14h à 18h
- Juillet : du mercredi au dimanche de 13h à 18h
- Fermé les jours fériés et au mois d'août

Plein tarif : 4.70 € / 3.60 € pour les Isséens et GPSO
Tarif réduit : 3.60 € / 2.60 € pour les Isséens et GPSO
Gratuit pour les moins de 26 ans
Audio guide français / anglais : gratuit

Exposition de chefs-d'oeuvre impressionnistes en co-production avec l'Atelier Grognard à Rueil-Malmaison.

Cette exposition présente une sélection d'œuvres rassemblées autour du thème de la banlieue et de son évolution, vues à travers le regard de peintres du milieu du XIXe au milieu du XXe siècle.

Elle a été préparée en liaison avec le Centre d'Arts « L'Atelier Grognard » de Rueil-Malmaison qui l'a présentée du 9 décembre 2016 au 10 avril 2017. Différents prêts obtenus auprès d'institutions françaises (Musée d'Orsay, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, Musée des Beaux-Arts de Reims entre autres) permettent d'offrir à la curiosité du visiteur des tableaux réalisés par des artistes au renom aussi grand que Camille Corot, Charles Daubigny, Camille Pissarro, Berthe Morisot, Maurice Denis, Maurice Utrillo, Raoul Dufy notamment.

L'exposition explore les sites franciliens qu'ont fréquentés ces artistes à un moment où s'imposent la peinture de plein air et la recherche de nouveaux motifs. D'abord tirés de la nature et de la vie rustique, ceux-ci sont, au fur et à mesure que se développent les moyens de transport et le chemin de fer en particulier, empruntés à deux univers alors en plein essor : l'industrie et les loisirs.

Les mutations sans précédent qui marquent profondément le siècle, donnent à la périphérie de Paris de multiples visages, à l'exemple de la Seine, trait d'union entre tous ces territoires consacrés à la fois aux pratiques ludiques traditionnelles et à un trafic fluvial métamorphosé par les conjonctures économiques successives.

Pendant qu'ils représentent ce passage d'un paysage champêtre à un paysage de plus en plus domestiqué, les peintres de la nature deviennent des peintres de la modernité. Les alentours de la capitale se muent peu à peu en un univers propice aux recherches picturales sur le paysage et constituent pour nombre d'entre eux une étape importante dans leur parcours artistique.

C'est cette diversité thématique et esthétique offerte par la banlieue au cours d'un siècle, de 1850 à 1950, de l'Ecole de Barbizon à l'École de Paris, que l'exposition souhaite restituer, en rappelant non seulement l'industrialisation, mais aussi ses contrepoints : la survivance du monde agricole, l'émergence d'une civilisation des loisirs, l'expansion urbaine à travers la multiplication des zones d'habitat.

Ainsi à travers les pièces sélectionnées et les choix muséographiques, l'exposition montre des œuvres dont les auteurs se sont plu à peindre la banlieue comme un coin de paradis, que ce soit en représentant des paysages arcadiens, ou en évoquant des lieux de détente et de loisirs ouverts aux « pratiques récréatives ». Elle attire aussi l'attention sur le fait que la banlieue a été un acteur économique, où l'industrialisation qui se développe, côtoie longtemps un secteur agricole très vivace. Elle souligne enfin que le développement de la banlieue prend de plus en plus la forme d'une expansion urbaine stricto sensu, au terme de laquelle la banlieue aujourd'hui, est surtout perçue comme de longs rubans urbanisés où alternent grands ensembles d'habitat social et logements pavillonnaires.

La découverte de l'exposition s'accompagnera d'un dispositif de médiation innovant : le LiFi. Grâce à ce support, des informations variées permettent une découverte plus détaillée, via des tablettes connectées, une sélection des œuvres présentées.

Autour de l'opération, une importante programmation sera mise en place, comprenant notamment des conférences, des visites commentées et des ateliers - ludiques pour les enfants et pour tous, autour de la photographie ou de la peinture de paysage.

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Hervier de Romande, « Paul Féval en barque sur la Marne », 1890

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Maximilien Luce, « La Seine à Issy-les-Moulineaux », 1920 © Musée Français de la Carte à Jouer et Galerie d'Histoire de la Ville, Issy-les-Moulineaux

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Louis Toffoli, « Quai à Ivry », 1951 © Musée du Domaine départemental, Sceaux

08:00  
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17:00 [17:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Alluring shapes, tempting spaces"
Location:
Galerie Eva Meyer
11, rue Michel Le Comte
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 46 33 04 38
Mail : contact@galerieevameyer.com
Internet Site : www.galerieevameyer.com
Description:
Curated by Domenico de Chirico

02.06 - 22.07.17

La Galerie Eva Meyer est heureuse de présenter l'exposition « Alluring shapes, tempting spaces » sous le commissariat de Domenico de Chirico, qui réunit les oeuvres de Adriano Amaral, Gabriele Beveridge, Nicolas Boulard, Manuel Burgener, Adriano Costa, Michel de Broin, François Durel, Rubén Grilo, Andy Meerow, Oren Pinhassi et Gerda Scheepers.

Lorsque la relation je-monde, au coeur de la pensée phénoménologique, revêt un caractère intentionnel, elle exige une recherche de la conscience pure qui permet de réaliser pleinement l'expérience du soi et du monde.
Le vocable allemand Erlebnis, que l'on peut traduire par « expérience vécue » ou « vivante », désigne le caractère personnel et unitaire à travers lequel les contenus de la conscience ne sont pas perçus de manière passive mais vivante, dans le flux de celle-ci. En raison de sa nature dynamique, l'Erlebnis est considérée comme la condition essentielle pour capter tout ce qui est vie - qu'il s'agisse d'un individu ou de la réalité historique, artistique, religieuse - lesquels échappent aux méthodes très corsetées des sciences de la nature.
Ainsi, elle s'inscrit nettement en contradiction avec certaines réductions positivistes qui envisagent cette relation comme un simple processus physiologique, mécanique et d'association. Pour reprendre les propos d'Edmund Husserl, « la crise des sciences résulte du fait que l'on ait perdu le sens originel de l'expérience, c'est-à-dire l'expérience intuitive du "monde-de-la-vie" que constitue le monde perceptif ».

Loin de toute posture analogique et comportementaliste - et exempte de contenu psychique - cette forme de subjectivité de l'expérience personnelle vise idéalement à interroger, façonner et définir l'identité de l'image comme un moyen permettant de reconfigurer notre expérience sensible de la vue.
C'est sans doute cette approche, fondée sur l'expérience, qu'il convient d'assumer devant une oeuvre, et c'est là, semble-t-il, ce qui est à l'oeuvre dans « Alluring shapes, tempting spaces », l'expérience d'une série d'allusions à l'Erlebnis, un jeu intérieur entre les oeuvres exposées un ping-pong d'Erlebnis, où la main aurait disparu avant d'achever la forme, ou plutôt que de disparaître, elle serait maintenue dans un équilibre instable à l'intérieur d'un espace qui devient lui-même forme accueillante. Ces éléments sont ainsi en tension permanente (Tempting), et font resurgir une expérience passée stimulante (Alluring), qui n'en demeure pas moins in itinere.

La présence de pièces iconiques et de références culturelles reconnaissables met en évidence cette approche, car elle marque la différence entre l'expérience du processus et d'éventuels schémas préétablis, révélant un flux d'Erlebnis circulant en dehors de ces schémas. La pierre angulaire de cette constellation thématique est la question du rapport entre les éléments formels et matériels du processus cognitif, qui partant de la dualité évolue vers une seule et unique expérience sensorielle.

Domenico de Chirico
Mai 2017

Texte traduit de l'italien par Alexandra Bigaignon

[17:00-21:00] Vernissage de l'exposition "ICI & AILLEURS !"
Location:
Espace Khiasma
15, rue Chassagnolle
93260 Les Lilas
M° Porte des Lilas, Mairie des Lilas
France
Phone : +33 (0)1 43 60 69 72
Internet Site : www.khiasma.net
Description:
ICI & AILLEURS
PROJECTIONS, PHOTOGRAPHIES, RENCONTRES ET ATELIERS
Restitution des projets scolaires et participatifs

2 > 25 JUIN
exposition ouverte du mercredi au dimanche de 15h à 20h

La Bande est un réseau d'actions artistiques et d'éducation à l'image initié par Khiasma qui rassemble trois lieux : l'Espace Khiasma, La Maison des Fougères et La Cabane Fleury. Ces structures, toutes situées entre l'Est 20e et la ville des Lilas, mènent ensemble des projets culturels et artistiques collaboratifs et repensent le territoire avec ses habitants.

L'exposition ICI & AILLEURS part de la volonté de rendre visibles ces actions afin de valoriser les créations qui en sont issues. Certains projets pouvant se répondre ou se compléter, l'idée est aussi, pour tous les participants et partenaires, de se rencontrer et d'échanger autour d'enjeux et d'intérêts communs.

Pendant tout le mois de juin, Khiasma met en dialogue des films réalisés avec des classes de primaires, un livre de recettes conçu par l'artiste Yamile Villamil Rojas et les habitants du quartier des Fougères, des photographies mises en scène par des jeunes de Bagnolet et des Lilas, une vidéodanse imaginée par Paulina Ruiz Carbadillo à l'école Romain Rolland (Les Lilas), des créations sonores et visuelles issues de la résidence territoriale de Luca Wyss sur le quartier Fougères-Le Vau, et beaucoup d'autres choses...

Dans un moment où les frontières se tendent, venez découvrir des projets qui les gomment, des espaces de rencontre et de réflexion partagée qui nous offrent un terrain de jeu commun.

Une programmation de Khiasma, en collaboration avec La Maison des Fougères et La Cabane Fleury. Ouverture de l'exposition du mercredi au dimanche, de 15H à 20H.

L'exposition ICI & AILLEURS regroupe des projets qui bénéficient du soutien du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, de la région Ile-de-France, de la ville des Lilas, de la ville de Paris, de Paris Habitat, de la Fondation de France, de la Fondation Seligmann et de la Fondation SNCF.

Vernissage de l'exposition "ICI & AILLEURS !"

[17:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "ZODIACO"
Location:
Galerie Samy Abraham
43, rue Ramponeau
75020 Paris
M° Belleville, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 43 58 04 16
Mail : gallery@samyabraham.com
Internet Site : www.samyabraham.com
Description:
Vernissage de l'exposition collective "ZODIACO"

avec :
Claudio Abate
Davide Bertocchi (ARIES)
G. Küng (TAURUS)
Camille Henrot (GEMINI)
Elise Cam (GEMINI)
Thorsten Brinkmann (CANCER)
Florian & Michael Quistrebert (Florian Quistrebert & Michael Quistrebert) (LEO)
Emilie Pitoiset (VIRGO)
Benoît Maire (LIBRA)
Charlotte Moth (SCORPIO)
Evariste Richer (OPHIUCHUS)
Joris Van de Moortel (SAGITTARIUS)
Alessandro Di Pietro (CAPRICORN)
Shila Khatami (AQUARIUS)
Elia Cantori (PISCES)
Olve Sande (PIECES)

curated by Davide Bertocchi

Vernissage de l'exposition collective "ZODIACO"

[17:30-19:30] Finissage d'Horacio Arance "STREET TANGO"
Location:
Fil'O'Fromage
12, rue Neuve Tolbiac
75013 Paris
M° Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 53 79 13 35
Fax : +33 (0)1 53 79 12 85
Mail : filofromage@free.fr
Internet Site : www.filofromage.com
Description:
Dessins, Collages, Peintures, Photos

Pour des RV de visites individuelles
de mardi à samedi de 10h à 19h
0688432814

Vernissage d'Horacio Arance "STREET TANGO"

Vernissage d'Horacio Arance "STREET TANGO"

Vernissage d'Horacio Arance "STREET TANGO"

Vernissage d'Horacio Arance "STREET TANGO"


[18:00-21:00] Cycle "Le rayon vert" - Vernissage de Vassili Mitrecey
Location:
Atelier Annette Huster
Prépa grandes écoles d'Art
4 ter, passage Josset
75011 Paris
M° Ledru-Rollin, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 43 55 76 41
Mobile : +33 (0)6 44 89 53 29
Mail : annette@huster.org
Internet Site : www.annettehuster.com
Description:
Cycle "Le rayon vert"
exposition des travaux d'anciens élèves

du 2 au 7 juin

[18:00-20:30] Fête nationale italienne
Location:
Ambassade d'Italie
Hôtel de Boisgelin
47-51, rue de Varenne
75343 Paris Cedex 07
M° Rue du Bac, Sèvres - Babylone, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 49 54 03 00
Fax : +33 (0)1 49 54 04 10
Mail : ambasciata.parigi@esteri.it
Internet Site : www.ambparigi.esteri.it/Ambasciata_Parigi
Description:
en présence de Claudia Cardinale, Farah Pahlavi, Marielle de Sarnez

[18:00-21:00] Vernissage de Cornelia Eichhorn "PHARMAKON"
Location:
Galerie Simple
26, rue du Simplon
75018 Paris
M° Simplon
France
Phone : +33 (0)6 18 80 21 46
Mail : contact@galeriesimple.fr
Internet Site : www.galeriesimple.fr
Description:
Vernissage de Cornelia Eichhorn "PHARMAKON"

[18:00-22:00] Vernissage de Cécile Beau "Lithique"
Location:
22,48 m²
30, rue des Envierges
75020 Paris
M° Jourdain, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)9 81 72 26 37
Mail : contact@2248m2.org
Internet Site : www.2248m2.org
Description:
02/06 -29/07/2017
vernissage vendredi 02/06/2017, 18h

« Il ne s'agit pas d'affirmer, du moins pas simplement, d'affirmer que les astres nous influencent, qu'ils gouvernent notre vie, mais d'accepter cela en ajoutant que nous aussi nous influençons les astres, car la Terre, elle-même, n'est qu'un astre parmi les autres, et tout ce qui vit sur elle (ainsi qu'en son intérieur) est de nature astrale. Il n'y a que du ciel, partout, et la Terre en est une portion, un état d'agrégation partiel. »
(Emmanuele Coccia, "La Vie des plantes, Une métaphysique du mélange", Bibliothèque Rivages, 2016)

« Je parle de pierres qui ont toujours couché dehors ou qui dorment dans leur gîte et la nuit des filons. (...) Elles sont du début de la planète, parfois venues d'une autre étoile. Elles portent alors sur elles la torsion de l'espace comme le stigmate de leur terrible chute. Elles sont d'avant l'homme ; et l'homme, quand il est venu, ne les a pas marquées de l'empreinte de son art ou de son industrie. Il ne les a pas manufacturées, les destinant à quel usage trivial, luxueux ou historique. Elles ne perpétuent que leur propre mémoire. »
(Roger Caillois, "Pierres", 1966 )

« S'il y a un point central dans cet univers, tu es sur la planète qui en est le plus éloigné. »
( Luke Skywalker à C3PO, "La Guerre des Etoiles", 1977 )

Dans l'œuvre de Cécile Beau, il n'est question que de révélation, dans tous les sens du terme. Révélation comme action de dévoiler, de rendre visible ou audible des phénomènes qui échappent à notre perception immédiate, mais aussi au sens d'épiphanie, d'illumination. Car Cécile Beau ne s'empare pas du réel tel qu'il nous apparaît, mais tel qu'il est en lui-même, au cœur vibrant de la matière, à travers ses strates et ses sous-couches sédimentaires - un réel fragmenté, inorganique et exogène. D'une économie de moyens proche de l'arte povera, mais avec une sensibilité décuplée par un ressenti hors-monde et hors-soi, ses installations s'appuient le plus souvent sur des matériaux pauvres et des dispositifs anti-spectaculaires. Il y est toujours question d'encodage et de décryptage, de formules alchimiques et de physique quantique, de cosmologie et d'archéologie. Accrétions et sédiments, matière noire et bruit de fond de l'univers y sont soutirés d'une réalité physique au seuil du discernement.

Placée sous le signe de l'astrophysique, l'exposition - dont le titre renvoie à la préhistoire - s'attache à explorer l'état transitoire des éléments minéraux, de leur origine cosmique (météorite) à leur transformation en sédiment géologique (roches, pierres, cailloux, sable, poussière), avant d'être accaparée par l'homme comme matière première. Se refusant à trancher entre le vertige métaphysique, l'allégorie poétique ou la rationalité scientifique, Cécile Beau nous place en face d'une forme de science-fiction phénoménologique.

Julien Bécourt, mai 2017

Vernissage de Cécile Beau "Lithique"
Cécile Beau, Meteors ascendances (Aarhus), 2016, Cyanotype sur papier, 65 x 50 cm

[18:00-21:00] Vernissage de Hiroshi Kobayashi
Location:
Galerie Métanoïa
56, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 65 23 83
Mail : marc.higonnet@gmail.com
Internet Site : www.galerie-metanoia.com
Description:
Vernissage de Hiroshi Kobayashi

[18:00-21:00] Vernissage de Jehanne Guerard
Location:
Office de Tourisme de Nanterre
4, rue du Marché
92000 Nanterre
M° RER A Nanterre - Ville
France
Phone : +33 (0)1 47 21 58 02
Fax : +33 (0)1 47 25 99 02
Mail : info@ot-nanterre.fr
Internet Site : www.ot-nanterre.fr
Description:
Du 30 mai au 16 juin
de 10h à 18h
Vernissage le vendredi 2 juin 2017 à 18h

"Aquarelliste suite à mon accident en 2006 au Mali, je laisse place sur le papier à mon imaginaire.

Les aquarelles présentées dans ce lieu sont le reflet de mon parcours depuis ces dernières années. C'est en 2006 lors de mon voyage pour l'Afrique de l'ouest qu'il m'est arrivée ce terrible accident, privée de mes mouvements "tétraplégique" l'indicible s'est transformé grâce à mon pinceau et mes aquarelles en traces, formes, couleurs racontant une histoire sur le papier. Aujourd'hui mon travail artistique puise dans mon imaginaire, dans l'univers de l'enfant et des rencontres avec les habitants de ma ville. Ce nouveau langage pictural est devenu un outil de médiation lors des ateliers auprès des enfants, des enseignants et des gens que je rencontre."

Vernissage de Jehanne Guerard

[18:00-21:00] Vernissage de Jo Di Bona "Like A Woman"
Location:
L'Aiguillage galerie
19, rue des Frigos
75013 Paris
M° Bibliothèque François Mitterrand, Quai de la Gare
France
Phone : +33 (0)1 45 84 52 46
Fax : +33 (0)1 43 55 64 37
Mail : aiguillage@aiguillage.org
Internet Site : www.aiguillagegalerie.com
Description:
DU 27 MAI AU 27 JUIN

Vernissage de Jo Di Bona "Like A Woman"

[18:00-21:00] Vernissage de Marie Voignier "Vert monument"
Location:
Galerie Marcelle Alix
4, rue Jouye-Rouve
75020 Paris
M° Pyrénées, Belleville
France
Phone : +33 (0)9 50 04 16 80
Mail : demain@marcellealix.com
Internet Site : www.marcellealix.com
Description:
2.06 - 27.05.2017
Vernissage vendredi 2 juin, 18h-21h

« L'Autre des Autres est toujours autre » selon un texte d'Eduardo Viveiros de Castro que Marie Voignier nous a envoyé pendant la préparation de l'exposition. La pensée sur l'équivoque développée par l'anthropologue brésilien contredit l'adage populaire « les amis de mes amis sont mes amis » : le système de connaissance anthropologique n'est pas la traduction logique d'un système dans un autre, il est la possibilité de se placer entre, d' « exister parmi ». L'autre de "nos" autres n'est pas nous. Il n'y a pas d'équivalence. Echec de la pensée rationaliste, angoisse face à un monde dont l'immensité et la complexité se révèlent toujours plus grands à nos yeux, à mesure de la propagation toujours plus rapide de l'information à son sujet. Préserver l'équivoque au cœur de cette pensée de la complexité, c'est permettre à l'Autre de conserver son statut, son point de vue sur le monde.

Le tournage de son film L'hypothèse du Mokélé-Mbembé a conduit Marie Voignier pour la première fois au Cameroun, en 2010. Elle accompagnait le cryptozoologue Michel Ballot sur les traces d'un animal fantastique dans une forêt au bord d'un large fleuve. Les rencontres qu'elle y fit la poussèrent à former un nouveau projet qui s'intéresserait à ce paysage comme monument. C'est ainsi que l'artiste retourna dans l'Est camerounais en 2015, à la rencontre des hommes et des femmes dont elle avait croisé le chemin sur son précédent tournage. Avec l'idée cette fois de mieux comprendre le passé de la région, théâtre de conflits opposant puissances coloniales allemande et française puis armée nationale et rebelles, mais aussi lieu privilégié du travail forcé organisé d'abord dans les concessions allemandes puis par les compagnies françaises, qui perdura jusqu'après la Seconde guerre mondiale. Dans ce but, elle mena une série d'entretiens publiés dans le livre La Piste rouge (éd. B42), accessible dans le salon de lecture aménagé pour l'exposition. L'ouvrage offre un contexte historique aux deux films projetés : Tinselwood, présenté dans le premier espace de la galerie est une ode à la forêt camerounaise vivante, foisonnante de signes.

Si Marie Voignier s'est inspirée des entretiens retranscrits dans La Piste rouge pour écrire les dialogues de son film, ce dernier rappelle d'abord la peinture de paysage. Il y a du romantisme dans la façon dont la caméra de l'artiste s'attache à l'atmosphère de la forêt tropicale, à ses contrastes vivaces (le rouge de la piste et le vert tendre de la végétation), à la sensualité du contact avec le vivant végétal, à ses sons d'insectes assourdissants, à ses usages, à ses mystères : elle apparaît multiple, à la fois source de subsistance et lieu d'élaboration de pratiques sorcières. Comme dans certains films de Claire Denis, le paysage est le protagoniste de l'histoire. Les personnages racontent, habitent, travaillent la forêt. L'histoire du sud-est camerounais s'identifie à elle. Le film déploie en effet une histoire et un présent souvent simplifiés par les récits européens : dans Tinselwood, ils sont littéralement incarnés par les personnes croisées sur les lieux, qui « jouent » leur réalité.* Dans le travail de Marie Voignier, il n'y a pas de substitution de la subjectivité des "filmés" par la subjectivité dominante du "filmant" (conséquence parfois de l'usage de la voix-off dans les pratiques documentaires) : la reconstitution poétique qui a lieu ici est celle des relations de la forêt à ses usagers, et de la multitude de sens et d'histoires qu'elle peut produire.

Les images du second film montré au sous-sol de la galerie, Je waka, je filme ont été tournées par Noël Pial, membre de l'équipe de tournage de Tinselwood, qui a également joué le rôle de traducteur entre l'artiste et les personnes interviewées pour les entretiens de la publication. Elles poussent l'incarnation de cette histoire un peu plus loin : le fait de donner la caméra à celui qui fait habituellement partie des "filmés" procède à un retournement du regard qui souligne les intentions émancipatrices de l'artiste.

Dans le sillage des travaux de la philosophe Geneviève Fraisse, Marie Voignier reconstitue différentes histoires de ce lieu, passées et présentes - en un mot son historicité - afin de s'éloigner des récits binaires qui s'évertuent à fabriquer des systèmes de domination de l'Un (en général rationnel, masculin et Blanc) sur l'Autre (exotisé, racisé, sexualisé). Bien au contraire, l'exposition, par les subjectivités qu'elle met en jeu, montre à quel point nous sommes toujours Autres pour l'Autre que nous fabriquons, et trouve les moyens de faire circuler ces différents points de vue. En ce sens, elle construit un véritable monument à la forêt camerounaise : pas de ceux qui commémorent en s'appuyant sur un passé fixé par le récit national mais un hommage vivant et critique.
IA

*Une des premières réalisations de Marie Voignier, Going for a Walk, située également dans une forêt, illustrait littéralement ce procédé : l'artiste avait interrogé une comédienne sur son quotidien, avant de lui faire rejouer plusieurs fois cet entretien.


Née en 1974, Marie Voignier vit à Paris. Son travail vidéo a été présenté dans différentes expositions et programmes récemment: Realness, Nouveau Musée National, Monaco ; Une histoire des années 80 à nos jours, Centre Pompidou, Paris/Haus der Kunst, Munich, North Korean Perspectives, Museum of Contemporary Photography, Chicago et le Prix Fondation d'entreprise Ricard à Paris. Elle a participé à la Triennale, Palais de Tokyo, Paris, à la Biennale de Rennes (2012) et à la Biennale de Berlin (2010). Ses films figurent régulièrement dans les festivals : deux d'entre eux, Hinterland et Tourisme International ont été primés au FID Marseille et Tinselwood a été sélectionné pour la Berlinale en 2017. Elle participe en ce moment à l'exposition internationale et aux « special projects » de la 57ème Biennale de Venise (cur. Christine Macel). Son ouvrage La Piste rouge est paru aux éditions B42 à l'occasion de l'exposition Vert monument, avec une préface de l'historienne Catherine Coquery-Vidrovitch. Une exposition personnelle ouvrira en septembre 2017 aux Moulins de Paillard (FR).


Save the dates !
> programme de rencontres pendant la durée de l'exposition

> mardi 6 juin, séances à 18h15, 19h15 et 20h15
Hax Pax Max, une soirée de performance et de cinéma imaginée par Marie Voignier, dans le cadre des soirées Caro Sposo
Cinémathèque Robert Lynen, 11 rue Jacques Bingen, 75017 Paris

> vendredi 23 juin, 19h30
Marie Voignier invite Pascale Obolo artiste et fondatrice de la revue Afrikadaa : projection performée et table-ronde avec les artistes
Marcelle Alix

> mercredi 28 juin, 19h
sortie de La Piste rouge, en présence de Anaïs Kien
Librairie La Petite Egypte, 35 rue des Petits Carreaux, 75002 Paris

> mercredi 5 juillet, 19h30
Marie Voignier invite Thomas Deltombe, co-auteur avec Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa de La Guerre du Cameroun, ed. La Découverte, 2016
Marcelle Alix

Vernissage de Marie Voignier "Vert monument"
Marie Voignier as Alice Guy

[18:30-22:00] Finissage de l'exposition "Lorenzo Eroticolor"
Location:
L'encadreur Vincent Tiercin
103, rue du Chevaleret
75013 Paris
France
Mobile : +33 (0)6 22 23 13 07
Mail : lencadreur.paris@gmail.com
Internet Site : www.lencadreurparis.com
Description:
Exposition du 27 avril au 27 mai 2017
Vernissage en présence de l'artiste Jeudi 27 Avril - 18h30 - 22h00

Lorenzo, artiste français, s'exprime affichiste, Lorenzo fabrique des affiches et s'affiche ainsi.
Obsessionnel, compulsif, l'artiste nous emmène dans des endroits passionnants avec sa série, son image absolue, sans limites de catégorisation en tant qu'art / image / illustration / poster, où il ne veut pas s'installer.
Chacune de ses créations fait de nous un voyeur. Ses travaux révèlent notre fétichisme latent. « Lorenzo eroticolor » nous immerge dans son
« étrange inquiétude » et nous sommes invités à rendre notre monde plus sensationnel, plus sensuel.

« L'affiche est un portier qui racole dès le trottoir ».

Vernissage de l'exposition "Lorenzo Eroticolor"



[19:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Digital Exartcise II"
Location:
Le 100 E.C.S.
Etablissement Culturel Solidaire
100, rue de Charenton
75012 Paris
M° Gare de Lyon, Ledru-Rollin
France
Phone : +33 (0)1 55 78 05 55
Fax : +33 (0)1 58 51 23 29
Mail : accueil@100ecs.fr
Internet Site : 100ecs.paris
Description:
Dans le cadre de Futur en Seine, la deuxième édition de l'exposition Digital Exartcise présente des installations, performances, vidéos, photographies et autres créations numériques, visuelles et sonores qui s'intéressent aux liens entre les procédés traditionnels de l'art et des recherches expérimentales, digitales et/ou numériques.

Exposition avec :
Elodie Abergel, Georges Dumas, Jed Voras Agency, Dayoung Jeong, Kun Kan, Makio & Floz, Sigolè

VENDREDI 2 JUIN 19h : VERNISSAGE

SAMEDI 3 JUIN 18h : ATELIER CREATIF & PROJECTION CARTE BLANCHE, avec le Mashup Film Festival et l'Athens Digital Arts Festival

MERCREDI 14 JUIN 18h : FINISSAGE & PROJECTION DE COURTS METRAGES EN REALITE VIRTUELLE, avec CINE FAC - Festival Nouveaux Cinémas

Vernissage de l'exposition "Digital Exartcise II"




[20:30] Avant-première du film "Wonder Woman"
Location:
Le Grand Rex
1, boulevard Poissonnière
75002 Paris
M° Bonne Nouvelle
France
Phone : +33 (0)8 92 68 05 96
Internet Site : www.legrandrex.com
Description:
Avant-première du film "Wonder Woman"






[22:00] Combat de boxe poids lourds Tony Yoka vs Travis Clark
Location:
Palais des Sports de Paris
1, place de la Porte de Versailles
34, boulevard Victor
75015 Paris
M° Porte de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 48 28 40 10
Internet Site : www.palaisdessports.com
Description:
Combat de boxe poids lourds Tony Yoka vs Travis Clark

18:00
19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
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