Saturday, June 10, 2017
Public Access


Category:
Category: All

10
June 2017
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
29 30 31 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 1 2

  Fête nationale portugaise
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Célébration de la mort du poète Luis de Camões (1580)

Luís Vaz de Camões, dit le Camoëns, est un poète portugais né vers 1525 et mort en 1580 à Lisbonne.

Il est l'auteur de poèmes dans la tradition médiévale (redondilhas) ou pastorale, de sonnets inspirés de la Renaissance italienne, et de l'épopée nationale de Lusiades (en 1572 mais aurait déjà été achevée en 1556).

Grand poète, cet auteur fait l'objet d'un véritable culte de la part du peuple portugais en général, et des gens de Lettres en particulier. Un peu comme Shakespeare en Grande-Bretagne. Son nom est toujours cité avec révérence et gravité. L'épopée des "Lusiades" est associée au renforcement du sentiment national portugais et a contribué à son essor.

Il est considéré comme le plus grand poète du Portugal et un des plus grands de l'humanité. Son génie est comparable à celui de Virgile, de Dante ou de Shakespeare. Parmi ses œuvres, l'épopée des Lusiades est la plus représentative.

Exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Location:
Château de Versailles
Place d'Armes
78000 Versailles
M° Gares SNCF de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 30 83 78 00
Mail : direction.public@chateauversailles.fr
Internet Site : www.chateauversailles.fr
Description:
du 30 mai au 24 septembre 2017

L'exposition se tiendra du 30 mai au 24 septembre 2017 au Grand Trianon, ouvert de 12h à 18h30.
Dernière admission : 18h
Fermeture des caisses : 17h50

Consacrée au séjour de Pierre le Grand à Paris et en particulier au château de Versailles, en mai et juin 1717, cette exposition commémorera du 30 mai au 24 septembre 2017 le tricentenaire de la visite du tsar en France.

Fruit d'un partenariat privilégié entre le musée national des châteaux de Versailles et de Trianon et le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, l'exposition présentera, à travers plus de cent-trente œuvres, ce qui fut, sous la Régence, deux ans seulement après la mort de Louis XIV, l'un des événements diplomatiques et culturels les plus marquants du début du règne de Louis XV.

Le parcours

Le parcours permettra de suivre pas à pas cette visite qui, pour être officielle, n'en fut pas moins libre. Héritier de la dynastie des Romanov et premier empereur de toutes les Russies, Pierre Ier cherchait l'inspiration dans les modèles français. Cet esprit curieux, passionné d'art, de sciences et de techniques, visita les résidences royales, les manufactures et les académies parisiennes, rencontra les plus éminents savants et artistes de son temps pour en attirer certains à la cour de Saint-Pétersbourg. Peintures, sculptures, pièces de mobilier et d'arts décoratifs, gravures et dessins, livres provenant de la bibliothèque du tsar ainsi qu'objets de son cabinet de curiosités dessineront le portrait de ce grand réformateur de la Russie, tourné vers l'Occident et en particulier vers une France héritière du Grand Siècle.

Commissariat

- Gwenola Firmin Conservateur en charge des peintures du XVIIIe siècle au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
- Thierry Sarmant Conservateur en chef, chef du Centre historique des archives, Service historique de la Défense
- George Vilinbakhov Vice-directeur du musée d'État de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg

Le voyage sur twitter

Découvrez sur le compte Twitter @CVersailles toutes les étapes du séjour de Pierre Ier dans le Paris du jeune Louis XV de mai à juin 1717. 300 ans presque jour pour jour après cette visite diplomatique mémorable, le hashtag #PierreLeGrandVoyage permet, au fil des jours, de revivre le voyage d'un tsar puissant et réformateur en quête d'inspiration autant politique et économique qu'artistique ou scientifique.

Fêtes galantes

Dans votre costume identique à ceux des plus belles époques de Versailles, vous êtes invités à retrouver l'ambiance raffinée et artistique des soirées d'appartement, un moment hors du temps, inoubliable. Cette année, le thème de ces fêtes sera bien sûr la venue de Pierre le Grand au château de Versailles pour qui fut organisé l'une des plus fastueuses réceptions officielles lors de son séjour.
Soirée costumée : 29 mai 2017 - 19h30
>> RSVP

L'exposition

Consacrée au séjour du tsar Pierre le Grand en France, à Paris et dans ses environs, en mai et juin 1717, l'exposition Pierre le Grand, un tsar en France. 1717, qui se tiendra au Grand Trianon du 30 mai au 24 septembre 2017, commémorera le tricentenaire de cette visite diplomatique. Fruit d'une collaboration exceptionnelle entre le château de Versailles et le musée d'État de l'Ermitage, elle présentera plus de 150 œuvres - peintures, sculptures, arts décoratifs, tapisseries, mais aussi plans, médailles, instruments scientifiques, livres et manuscrits - dont les deux tiers appartiennent aux collections du prestigieux musée de Saint-Pétersbourg.

Issu de la dynastie des Romanov, fils du tsar Alexis Mikhaïlovitch (1645-1676) et de Nathalie Narychkine (1651-1694), Pierre Ier (1672-1725), vingt ans après la « Grande Ambassade » qui l'a mené une première fois en Europe en 1697-1698, entreprend un nouveau voyage en Occident. Il atteint la France le 21 avril 1717 et y demeure jusqu'au 21 juin suivant. À Versailles où il fait étape deux fois, il est logé au Grand Trianon, du 24 au 26 mai puis du 3 au 11 juin 1717.

Le parcours de l'exposition suit pas à pas ce séjour qui, pour être officiel, n'en est pas moins libre car, force de la nature, imprévisible et peu façonné à l'Étiquette, Pierre Ier bouscule le protocole à maintes reprises. Sa rencontre avec Louis XV marque notamment les esprits : faisant fi du cérémonial de cour, il prend dans ses bras, en un geste spontané, l'enfant roi, tout juste âgé de sept ans. De nombreux mémorialistes, parmi lesquels Saint-Simon, le marquis de Dangeau ou Jean Buvat nous ont laissé de précieux témoignages permettant de retracer ce voyage.

Si ce séjour a des visées politiques et économiques - un projet d'alliance avec la France contre la Suède d'une part, la signature d'un traité de commerce de l'autre -, le tsar réformateur, fondateur de la Russie moderne, veut par-dessus tout voir ce que la France possède de plus remarquable afin d'en adapter certains modèles à son empire. Durant les deux mois qu'il passe dans le Paris de la Régence, visites et discussions avec les Français nourrissent sa réflexion et infléchissent les travaux qu'il a entrepris depuis 1703 à Saint-Pétersbourg et dans ses environs.

À Paris, Pierre se rend à l'Académie des Sciences, dont il devient membre honoraire, à l'Observatoire, à l'Hôtel royal des Invalides et à l'Hôtel de la Monnaie où l'on frappe une médaille en son honneur. Le tsar visite également la manufacture des Gobelins qui lui inspire la création d'une fabrique de tapisseries dans sa nouvelle capitale. Découvrant les marchands parisiens tel un simple particulier, il fait provision de livres, d'instruments scientifiques et techniques. Enfin, comme il est d'usage, ce voyage suscite l'échange de prestigieux cadeaux diplomatiques ; à l'image de la tenture du Nouveau Testament offerte à Pierre le Grand, composée de quatre tapisseries d'après Jouvenet et conservée aujourd'hui au musée d'État de l'Ermitage.

L'exposition met aussi en lumière les rapports du tsar avec les artistes français. En effet, dès 1716, il attire à la cour de Saint-Pétersbourg plusieurs maîtres, parmi lesquels Louis Caravaque (1684-1754), l'architecte Jean-Baptiste Le Blond (1679-1719) et le sculpteur ornemaniste Nicolas Pineau. Lors de son séjour en France en 1717, il est portraituré par deux peintres de renom, Jean-Marc Nattier (1685-1766) et Jean-Baptiste Oudry (1686-1755).

Souverain guerrier et voyageur, Pierre le Grand parcourt le monde pendant près de quatre décennies, de la mer Blanche à la mer Caspienne, de la Hollande à la Moldavie et de l'Angleterre à la Perse. Cette personnalité hors du commun a su s'imposer, au regard de la postérité, comme l'un des monarques les plus marquants de son pays, initiateur d'une nouvelle Russie.

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Cassette de Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Cadran Solaire
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Veste de costume d'été de Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Louis XV visite Pierre le Grand à l'hôtel de Lesdiguières
Château de Versailles

Exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Location:
Musée Français de la Carte à Jouer
16, rue Auguste Gervais
92130 Issy-les-Moulineaux
M° Mairie d'Issy
France
Phone : +33 (0)1 41 23 83 60
Fax : +33 (0)1 41 23 83 66
Mail : musee@ville-issy.fr
Internet Site : www.museecarteajouer.com
Description:
Du 17 mai au 13 août 2017
- Mercredi, jeudi et vendredi : de 11h à 17h
- Samedi et dimanche : de 14h à 18h
- Juillet : du mercredi au dimanche de 13h à 18h
- Fermé les jours fériés et au mois d'août

Plein tarif : 4.70 € / 3.60 € pour les Isséens et GPSO
Tarif réduit : 3.60 € / 2.60 € pour les Isséens et GPSO
Gratuit pour les moins de 26 ans
Audio guide français / anglais : gratuit

Exposition de chefs-d'oeuvre impressionnistes en co-production avec l'Atelier Grognard à Rueil-Malmaison.

Cette exposition présente une sélection d'œuvres rassemblées autour du thème de la banlieue et de son évolution, vues à travers le regard de peintres du milieu du XIXe au milieu du XXe siècle.

Elle a été préparée en liaison avec le Centre d'Arts « L'Atelier Grognard » de Rueil-Malmaison qui l'a présentée du 9 décembre 2016 au 10 avril 2017. Différents prêts obtenus auprès d'institutions françaises (Musée d'Orsay, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, Musée des Beaux-Arts de Reims entre autres) permettent d'offrir à la curiosité du visiteur des tableaux réalisés par des artistes au renom aussi grand que Camille Corot, Charles Daubigny, Camille Pissarro, Berthe Morisot, Maurice Denis, Maurice Utrillo, Raoul Dufy notamment.

L'exposition explore les sites franciliens qu'ont fréquentés ces artistes à un moment où s'imposent la peinture de plein air et la recherche de nouveaux motifs. D'abord tirés de la nature et de la vie rustique, ceux-ci sont, au fur et à mesure que se développent les moyens de transport et le chemin de fer en particulier, empruntés à deux univers alors en plein essor : l'industrie et les loisirs.

Les mutations sans précédent qui marquent profondément le siècle, donnent à la périphérie de Paris de multiples visages, à l'exemple de la Seine, trait d'union entre tous ces territoires consacrés à la fois aux pratiques ludiques traditionnelles et à un trafic fluvial métamorphosé par les conjonctures économiques successives.

Pendant qu'ils représentent ce passage d'un paysage champêtre à un paysage de plus en plus domestiqué, les peintres de la nature deviennent des peintres de la modernité. Les alentours de la capitale se muent peu à peu en un univers propice aux recherches picturales sur le paysage et constituent pour nombre d'entre eux une étape importante dans leur parcours artistique.

C'est cette diversité thématique et esthétique offerte par la banlieue au cours d'un siècle, de 1850 à 1950, de l'Ecole de Barbizon à l'École de Paris, que l'exposition souhaite restituer, en rappelant non seulement l'industrialisation, mais aussi ses contrepoints : la survivance du monde agricole, l'émergence d'une civilisation des loisirs, l'expansion urbaine à travers la multiplication des zones d'habitat.

Ainsi à travers les pièces sélectionnées et les choix muséographiques, l'exposition montre des œuvres dont les auteurs se sont plu à peindre la banlieue comme un coin de paradis, que ce soit en représentant des paysages arcadiens, ou en évoquant des lieux de détente et de loisirs ouverts aux « pratiques récréatives ». Elle attire aussi l'attention sur le fait que la banlieue a été un acteur économique, où l'industrialisation qui se développe, côtoie longtemps un secteur agricole très vivace. Elle souligne enfin que le développement de la banlieue prend de plus en plus la forme d'une expansion urbaine stricto sensu, au terme de laquelle la banlieue aujourd'hui, est surtout perçue comme de longs rubans urbanisés où alternent grands ensembles d'habitat social et logements pavillonnaires.

La découverte de l'exposition s'accompagnera d'un dispositif de médiation innovant : le LiFi. Grâce à ce support, des informations variées permettent une découverte plus détaillée, via des tablettes connectées, une sélection des œuvres présentées.

Autour de l'opération, une importante programmation sera mise en place, comprenant notamment des conférences, des visites commentées et des ateliers - ludiques pour les enfants et pour tous, autour de la photographie ou de la peinture de paysage.

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Hervier de Romande, « Paul Féval en barque sur la Marne », 1890

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Maximilien Luce, « La Seine à Issy-les-Moulineaux », 1920 © Musée Français de la Carte à Jouer et Galerie d'Histoire de la Ville, Issy-les-Moulineaux

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Louis Toffoli, « Quai à Ivry », 1951 © Musée du Domaine départemental, Sceaux

87ème édition des Internationaux de France de Roland-Garros
Location:
Stade Roland-Garros
2 bis, avenue Gordon Bennett
Porte Marcel Bernard
11, avenue de la Porte d'Auteuil
75016 Paris
M° Porte d'Auteuil, Michel-Ange - Auteuil, Michel-Ange - Molitor, Porte de Saint-Cl
France
Phone : +33 (0)1 47 43 48 00
Internet Site : www.rolandgarros.com
Description:
Du 28 mai au 11 juin 2017

http://www.rolandgarros.com

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:00-20:00] Finissage de l'exposition collective "Urban Artwood 2017"
Location:
Joël Knafo Art Gallery
182, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
M° Saint-Philippe du Roule, George V
France
Mobile : +33 (0)7 81 61 21 57
Mail : galerie@joelknafo-art.com
Internet Site : www.joelknafo-art.com
Description:
Pour bien terminer l'exposition Urban Artwood 2017, 8 artistes ont réalisé des œuvres originales sur plaque de bois de chêne au format 11x11cm.

Artistes participants :
Jo Di Bona - Romain Froquet - Philippe Hérard - Miss.Tic - Officiel Tattu - MonkeyBird - Jana Etjs Levalet

Vendues uniquement ce samedi 10 juin à la galerie au prix unique de 100 euros.




Les galeries Joël Knafo Art sont heureuses de réunir un collectif inédit composé de 12 artistes contemporains autour d'œuvres réalisées sur des supports en bois.

Palissades, objets de récupération et buches seront au rendez-vous de Urban Artwood 2017, une exposition d'une quarantaine d'œuvres proposée autour d'une scénographie qui mobilisera les deux espaces d'exposition et une partie de la rue Véron.

Avec la participation de :
Bault, Jo Di Bona, René Botti, C215, Romain Froquet, Philippe Hérard, Jana & JS, Levalet, Jérôme Mesnager, Miss.Tic, Monkey Bird et Annabelle Tattu.

Urban Artwood 2017
Group Show - du 11 mai au 3 juin
Vernissage le 11 mai en présence des artistes

Finissage de l'exposition collective "Urban Artwood 2017"

[11:00] Réédition des baskets "Cortez"
Location:
Forum des Halles
Centre commercial Forum des Halles
101, Porte Berger
1-7, rue Pierre Lescot
CIDEX 274
75045 Paris Cedex 01
M° Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 76 96 56
Fax : +33 (0)1 44 76 96 50
Mail : ForumdesHalles.Webmaster@unibail.fr
Internet Site : www.forum-des-halles.com
Description:
magasin Nike du Forum des Halles

Toute de blanc (et de Nike) vêtue, Bella Hadid a illuminé Roland-Garros et éclipsé les chanceux spectateurs du match. Quelques heures plus tôt, la jolie brune de 20 ans marquait la réédition des baskets "Cortez" au magasin Nike du Forum des Halles. L'événement est à l'origine de sa venue à Paris.
Bella Hadid a été intronisée égérie de Nike en novembre dernier. Elle prête son visage aux nouvelles Cortez, un modèle qui fête son 45e anniversaire.

[11:00-20:00] Vernissage de Fritz Bornstück "J.W.D."
Location:
Galerie Maïa Muller
19, rue Chapon
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)9 83 56 66 60
Mobile : +33 (0)6 68 70 97 19
Mail : contact@galeriemaiamuller.com
Internet Site : www.galeriemaiamuller.com
Description:
Maïa Muller est heureuse de présenter J.W.D., la première exposition personnelle de Fritz Bornstück en France.

Les objets utilisés dans les natures mortes de Fritz Bornstück trouvent une nouvelle vie. En réutilisant et requalifiant les déchets (débris) de la culture populaire, l'artiste adopte une pratique qu'il définit comme un recyclage culturel. Bornstück (né en 1982) est un explorateur. Les matériaux proviennent de sources diverses et variées : un film noir, des images trouvées, son environnement, jusqu'aux déchets privés. Le contenu même de la collection en cours établit des discussions formelles produisant un frottement esthétique dynamique. Les matériaux utilisés traduisent le contexte créatif de l'artiste. En s'appropriant leurs sources et les réinterprétant l'artiste communique en y associant le spectateur. Alors que les paysages et les lieux représentés sont abandonnés, des traces demeurent. Le silence, la lumière, les réflexions, les histoires et l'Histoire demandent à être démêlés. C'est une sorte de cabaret grotesque : mouvants dans ces scènes par la manière dont ils se posent, les objets se tiennent, se penchent, se plient les uns vers les autres, vers leur environnement. L'instabilité ainsi créée et la nature apparemment négligente des compositions qui soutiennent ces mondes peints racontent quelque chose se situant au-delà de la représentation pure. Sans que ce soit défini. Ces travaux sont quelque peu ambigus : ils peuvent appeler un regard compatissant, déclencher l'humour du spectateur ou simplement la joie perverse du voyeur.
Bien que construites à partir d'objets banals, quotidiens, les natures mortes de Fritz Bornstück détiennent des secrets grands et petits, étranges. Leurs manifestations demeurent des énigmes. Elles alimentent l'imagination du spectateur tout en refusant de lui accorder une réponse : le récit est laissé ouvert à l'interprétation.

Vernissage de Fritz Bornstück "J.W.D."

[11:30] Vernissage de l'exposition "De l'Orient-Express au Transsibérien"
Location:
Le pavillon Vendôme (Clichy)
2, rue du Guichet
7, rue du Landy
92110 Clichy
M° Mairie de Clichy
France
Phone : +33 (0)1 47 15 31 05
Mail : pavillon.vendome@ville-clichy.fr
Internet Site : www.ville-clichy.fr
Description:
Prestige, Mystère et Volupté

Du 3 juin au 1er septembre 2017
Du lundi au samedi, de 9h à 18h, sans interruption
Fermé les dimanches et jours fériés

Vernissage de l'exposition le samedi 10 juin à 11h30

4 octobre 1883, l'Orient-Express est lancé ! À force de ténacité, le belge Georges Nagelmackers concrétise son projet de train transeuropéen, le premier à abolir les frontières du vieux continent. Il traverse en effet sept pays (France, Allemagne, Autriche, Hongrie, Roumanie, Bulgarie et Turquie), en 81h30, soit 30h de moins qu'un train ordinaire, et parcourt une distance de 3186 m. L'Orient-Express traverse l'Europe Centrale et les Balkans, en passant par Munich, Vienne, Budapest et Bucarest, afin de rejoindre les portes de l'Orient à Istanbul (Constantinople). La construction du tunnel du Simplon permet la création d'un itinéraire sud par Venise, Belgrade et Sofia.

Durant les guerres mondiales, l'Orient-Express sert de train militaire, notamment pour la voiture n°2419 où est signé l'Armistice de 1918.

L'Orient-Express constitue sans conteste le train le plus luxueux et offre le plus fameux des voyages en wagons-lits. Têtes couronnées, artistes, espions, hommes politiques et femmes du monde voyagent à bord de ce palace sur rails. La vie à bord de l'Orient-Express allie confort et raffinement. De grands chefs français y préparent des mets recherchés, accompagnés de vins prestigieux. Les voitures restaurants sont autant appréciées pour leur gastronomie que pour leurs décors luxueux, marquèteries fines, cuirs de Cordoue, velours de Gênes. Les arts de la table sont aussi respectés avec des verres de cristal et des porcelaines de Limoges, Vierzon ou Giens. Tout est ainsi mis en oeuvre pour offrir aux voyageurs une expérience unique dans un luxe et un confort inégalables.

L'Orient-Express inspire d'ailleurs la littérature et le septième art. Sous la plume de Graham Greene, Paul Morand et surtout Agatha Christie avec son célèbre Crime de l'Orient-Express, le train accède à la notoriété et se forge une réputation quasi légendaire depuis plus d'un siècle. Le cinéma l'immortalise à son tour avec par exemple Une femme disparaît d'Alfred Hitchcock, Bons baisers de Russie ou bien Le Crime de l'Orient-Express de Sydney Lumet.

Pourtant, en 1977, ce vénérable train quittait Paris pour son dernier voyage...

Le dernier, vraiment ?

C'était sans compter l'intervention de James Sherwood, un riche homme d'affaires, qui, en 1982, rachète et restaure une à une les voitures laissées à l'abandon. Le Venise-Simplon-Orient-Express roule sur les traces de son mythique ancêtre, pour le plaisir de sa nouvelle clientèle.

Vernissage de l'exposition "De l'Orient-Express au Transsibérien"





[15:00-18:00] Finale femmes des Internationaux de France de tennis de Roland-Garros
Location:
Stade Roland-Garros
2 bis, avenue Gordon Bennett
Porte Marcel Bernard
11, avenue de la Porte d'Auteuil
75016 Paris
M° Porte d'Auteuil, Michel-Ange - Auteuil, Michel-Ange - Molitor, Porte de Saint-Cl
France
Phone : +33 (0)1 47 43 48 00
Internet Site : www.rolandgarros.com
Description:
Au même titre que la Fashion Week, Roland-Garros est un aimant à personnalités pour la ville de Paris ! Bella Hadid aura attendu l'avant-dernier jour pour en découvrir la ferveur. L'angélique top model a assisté à la finale féminine du tournoi de tennis.

La rencontre a eu lieu ce samedi 10 juin sur le court Philippe-Chatrier et opposait la Lettone Jelena Ostapenko, 47e au classement WTA et victorieuse de cette finale, à son homologue roumaine Simona Halep, quatrième mondiale. Bella Hadid et son entourage ont observé les échanges des tenniswomen en lice pour remporter la coupe Suzanne Lenglen.

Le trophée a été présenté dans une malle Louis Vuitton escortée par la boxeuse française et championne olympique en titre Estelle Mossely, compagne du boxeur Tony Yoka et enceinte de leur premier enfant, et l'acteur Alexander Skarsgård.

Toute de blanc (et de Nike) vêtue, Bella Hadid a illuminé Roland-Garros et éclipsé les chanceux spectateurs du match.

[15:00-20:00] Vernissage de Vincent Barré "Ex-voto et autres fragments"
Location:
Galerie Bernard Jordan
77, rue Charlot
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Temple, République
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 61
Mail : galerie@bernard-jordan.com
Internet Site : www.galeriebernardjordan.com
Description:
du 10 juin au 21 juillet

Vernissage de Vincent Barré "Ex-voto et autres fragments"
Vincent Barré, Grand Ex-Voto (Tête), 2015, bronze, 43 x 37 x 15 cm






[16:00-20:00] Vernissage d'Alun Williams "Pour le plaisir des Sélénites"
Location:
Galerie Anne Barrault
51, rue des Archives
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)9 51 70 02 43
Mobile : +33 (0)6 62 28 51 68
Mail : info@galerieannebarrault.com
Internet Site : www.galerieannebarrault.com
Description:
10 juin - 22 juillet 2017

Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre un peintre qui s'efforce de renverser les tables.
Mais tel est le cas curieux d'Alun Williams, peintre britannique, qui passe une grande partie de son temps à orchestrer des rencontres fortuites avec l'histoire dans les rues d'Europe et d'Amérique du Nord. Il s'inspire d'artistes comme l'iconoclaste Francis Picabia, qui, en 1920, déclara clairement qu'une tache d'encre type Rorschach était La Sainte Vierge.
Williams arpente les ruelles et artères de villes petites ou grandes, et déclare sans ciller, que les taches de peinture accidentelles, ici ou là, évoquent des personnages historiques importants.

Comme le dadaïste français, Williams mise sur le caractère irrationnel de la peinture illusionniste, afin de détourner le rôle de peintre d'histoire par un ultime rebondissement conceptuel. Son argumentaire maintient que, si quelques couleurs disposées de façon naturaliste sur un morceau de tissu peuvent représenter des figures historiques, alors certaines taches abstraites et évocatrices peuvent incarner divers personnages ayant animé tel ou tel endroit de la planète. Prise littéralement, cette méthode de libre association opérée par l'artiste a le pouvoir de transformer une banale course chez l'épicier du coin en rencontre avec des nobles du dix-septième siècle, des radicaux du dix-huitième et des hommes et des femmes ordinaires que l'Histoire avec un grand H souvent néglige.

En fait, c'est exactement comme cela que Williams en est venu à peindre des personnages aussi divers que le révolutionnaire américain, John Adams (qui vécut de multiples vies, et devint le deuxième président des Etats-Unis à l'âge de 62 ans), le rêveur et romancier Jules Verne ( l'artiste prétend que l'écrivain « voyagea dans le temps et l'espace » sans quitter son fauteuil), le poète et auteur de nouvelles, Edgar Allan Poe (une lettre controversée, attribuée à Alexandre Dumas, décrit le séjour que l'Américain est censé avoir fait à Paris), Julie Bêcheur (les historiens s'accordent seulement sur le fait qu'elle fut une marchande en vue, aux Halles, avant 1789), Hester Leisler, (la première fille de l'éphémère « Roi de New York », qui vécut longtemps, même après l'exécution pour haute trahison de son père par le nouveau roi Guillaume), et la légendaire marieuse, Marguerite Bourgeoys (elle établit la première « agence matrimoniale » au monde pour les « Filles du Roy » -quelques 800 jeunes françaises qui sur l'ordre du roi Louis XIV émigrèrent en Nouvelle France pour littéralement engendrer la population du Canada).*

Représentés, dans presque chaque cas, par des formes peintes que Williams place sur des fonds extrêmement documentés - comme c'est le cas dans ses portraits de chaque « Fille du Roy » grâce à des citations de l'histoire de l'art - ses personnages prennent de nouveaux aspects abstraits qui correspondent aux circonstances fragiles de leur redécouverte. Comme l'explique l'artiste dans un entretien, il renverse l'art du portrait historique (et de la représentation elle-même) en apparentant ses portraits, parmi d'autres idées artistiques délibérées, à une idée de camouflage. Plutôt que de rechercher des formes colorées qui deviennent invisibles -comme le suggère le mot camoufler- sa propre pratique consiste obstinément à rendre surtout l'invisible visible. Après avoir vu ses portraits historiques, on ne regardera plus jamais des taches accidentelles ou des graffitis de la même façon.

*Clin d'oeil à leur rôle historique peu connu, Williams a rebaptisé ces dernières « Le Mères de Montréal »

Christian Viveros-Fauné, New York, 2017


Christian Viveros-Fauné est un écrivain et curateur new-yorkais. Il a reçu en 2010 le prix Creative Capital de la Fondation Warhol. En 2011, en tant que critique d'art, il a été en résidence au Bronx Museum. Il intervient dans différentes universités telles que Yale University, Pratt University et la Gerrit Rietveld Académie au Pays-Bas.
Il écrit régulièrement pour les revues The Village Voice et ArtReview.

Vernissage d'Alun Williams "Pour le plaisir des Sélénites"
Alun Williams
La Jeunesse de Victorine Meurent, 2017
huile et acrylique sur toile
175 x 180 cm

[16:00-19:00] Vernissage d'Hélène Varouxaki
Location:
Galerie Artitude
4, avenue Paul Dérouléde
Village Suisse
75015 Paris
M° La Motte-Piquet - Grenelle
France
Phone : +33 (0)1 45 66 66 33
Fax : +33 (0)1 45 66 66 33
Mail : lorriaux@artitudeparis.com
Internet Site : www.artitudeparis.com
Description:
Vernissage d'Hélène Varouxaki

[16:00-19:30] Vernissage de Catherine Raynal "mémoire d'ombres"
Location:
Galerie Tokonoma
47, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau, Etienne Marcel
France
Phone : +33 (0)9 82 57 72 25
Mobile : +33 (0)6 28 05 26 85
Mail : tokonoma.galerie@gmail.com
Internet Site : www.galerie-tokonoma.com
Description:
exposition du 10 juin au 1er juillet
vernissage le samedi 10 juin de 16h à 19h30

Vernissage de Catherine Raynal "mémoire d'ombres"

[16:00-20:00] Vernissage de Young-sé Lee "L'Esprit de la terre"
Location:
Galerie Thessa Herold
7, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 78 78 68
Fax : +33 (0)1 42 78 78 69
Mail : galherold@free.fr
Internet Site : www.thessa-herold.com
Description:
Exposition jusqu'au 20 juillet 2017

Héritier de la tradition artistique coréenne, il exécute des collages avec du papier coréen à base de feuilles de mûrier qu'il enchâsse sur des reliefs en bois sculpté, rehaussé par la suite de couleurs fluides. Sensible à la beauté de la Nature, sa perception du monde qui l'entoure est inhérente à son œuvre.

A l'occasion de cet évènement, un catalogue est édité comportant des textes de Lydia Harambourg et de Sim Eunlog, la reproduction des œuvres exposées et une biographie de l'artiste.

Vernissage de Young-sé Lee "L'Esprit de la terre"
Neige, 2017, collage de papiers coréens sur toile, 50 x 50 cm

Vernissage de Young-sé Lee "L'Esprit de la terre"
Rouge, 2017, collage de papiers coréens sur toile, 50 x 50 cm







[17:00] Rencontre avec Danièle Flaumenbaum
Location:
Librairie Comme un Roman
39, rue de Bretagne
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Temple
France
Phone : +33 (0)1 42 77 56 20
Mail : commandes@comme-un-roman.com
Internet Site : www.comme-un-roman.com
Description:
Rencontre, discussion et dédicace autour de la nouvelle édition de son essai devenu incontournable
"Femme désirée, femme désirante", Editions Payot & Rivages

[17:00-21:00] Vernissage de Kerdalo "Les lumières de Paris"
Location:
Artclub Gallery
172, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 47 03 42 20
Mail : contact@artclub.fr
Internet Site : www.artclub.fr
Description:
du 10 au 24 juin

Vernissage de Kerdalo "Les lumières de Paris"

Vernissage de Kerdalo "Les lumières de Paris"








[18:00-20:00] Vernissage d'Alex Israel "Summer 2"
Location:
Galerie Almine Rech
64, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 45 83 71 90
Fax : +33 (0)1 45 70 91 30
Mail : contact.paris@alminerech.com
Internet Site : www.alminerech.com
Description:
June 10 - July 29, 2017
Opening on Saturday, June 10th, 2017 / 6 - 8 pm

Almine Rech Gallery is pleased to present Alex Israel's third solo exhibition at the gallery, featuring an ensemble of his recent works. Israel's practice explores the iconography of his hometown of Los Angeles, the Hollywood film industry, and the cult of celebrity. Embracing its clichés and styles, he posits Los Angeles as central to an understanding of American culture and the American dream. In his paintings, sculptures and installations - which include elements from talk shows and performance art - he conveys, transforms and comments on the city's mythology and aesthetic.

Vernissage d'Alex Israel "Summer 2"

[18:00-20:00] Vernissage de Che Lovelace
Location:
Galerie Hussenot
Eric Hussenot
5 bis, rue des Haudriettes
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 48 87 60 81
Fax : +33 (0)1 48 87 05 01
Mail : info@galeriehussenot.com
Internet Site : www.galeriehussenot.com
Description:
du 10 juin au 22 juillet

The gallery is proud to introduce Che Lovelace for his first exhibition in France. Born in Trinidad, his subject, rendered in vivid pigment on board, is informed by the cultural environment of Trinidad and Tobago and by extension the Caribbean. Lovelace combines several boards assembled to produce a stable and inexpensive though archival substrate he could easily source there on the island.
He incorporates this material and its format into his working process, considering the dividing edges of panels as a way to rethink the composition of space and break up the expected sequence by which he constructed the image.

Reviewing his recent exhibition in New York, the New Yorker Magazine writes, 'Poised on the border between Cubism and realism, Lovelace doesn't really belong to any school; part of the beauty of his work lies in watching the artist establish his own rich vocabulary. He's not afraid of pleasure and knows how much the soul craves color - a refuge during these dark days...'

The nature of the Caribbean space is complex and offers a mystical, sexual and ultimately spiritual energy that is potent. This energy has been harnessed by many artists to make their own poetry as they respond to the place.


Che Lovelace is a visual artist living and working in Port of Spain, Trinidad. He received his training at l'Ecole Régionale des Beaux-Arts de la Martinique. He is a founder and director of CLAY J'ouvert, a traditional Carnival outfit based in Woodbrook, Port of Spain. In 2003, he co-founded the alternative cinema space Studiofilmclub with fellow artist Peter Doig and is currently a lecturer at the University of the West Indies Creative Arts Campus. His practice increasingly includes elements of performance which he absorbs into his painting process.

Vernissage de Che Lovelace
Figure at Treetop

[18:00-21:00] Vernissage de Marta Budkiewicz "Ligne(s)"
Location:
Progress Gallery
4 bis, passage de la Fonderie
accès au niveau du 72, rue Jean-Pierre Timbaud
code : porte ou B288
75011 Paris
M° Parmentier, Goncourt, Couronnes
France
Phone : +33 (0)1 70 23 30 20
Mobile : +33 (0)6 98 02 72 80
Internet Site : www.progressgallery.com
Description:
réalisation in situ du 6 au 9 juin
vernissage le 10 juin à 18 à 21h
exposition jusqu'au 1er juillet

Un enclos de pardon

« Le monde de l'art n'est pas le monde du pardon », écrivait René Char. On peut, bien entendu, interpréter de mille manières cette formule aussi lapidaire qu'impitoyable. Mais elle doit nous faire ressouvenir que les artistes auront passionnément aimé les querelles et les hiérarchies. Entre les arts, entre les genres, entre les techniques. Longtemps, les peintres ont ainsi vu la ligne et la couleur comme deux adversaires. La ligne relevait de l'intellect, de la raison, la couleur de la passion, et de ses emportements. La musique, pareillement, a été considérée tantôt comme un modèle, parce qu'elle n'imitait rien, et parlait directement aux sens, tantôt comme un repoussoir, parce qu'elle ne parlait justement qu'aux sens : vibration à l'unisson de nos propres viscères et du boyau de chat (dont la légende voulait qu'on fît les cordes de violon), disait Marcel Duchamp ... La couleur était trompeuse et dangereuse (autant dire, dans un univers autrefois largement misogyne, féminine), le dessin rassurant (et, partant, du genre masculin). Il y a évidemment longtemps que l'on a rangé ces métaphores sur les étagères de l'histoire inégalitaire ... Mais quelque chose demeure - on ne se débarrasse pas comme cela de fantasmes séculaires - qui nous fait souvent apparaître la ligne, en peinture, comme étant liée à la réflexion, et la couleur plutôt au sentiment, ou au corps, comme aussi la musique, cet art qui nous fait parfois sortir de nous-mêmes, danser et perdre toute raison. Peut-être revenait-il à des femmes - Sophie Taeuber, Agnes Martin, Edda Renouf, Pierrette Bloch, Sylvia Bächli, et tant d'autres que l'on pourrait citer - de s'attaquer plus précisément au poncif, et de ramener la ligne, de plein droit, dans le paysage du sensible et de l'émotion incarnée. Marta Budkiewicz serait, finalement, de celles-là. Elle est entrée aux Beaux-Arts de Paris avec l'expérience rare de la pianiste qu'elle demeure. Elle y a choisi l'atelier de Giuseppe Penone, c'est-à-dire la confrontation avec ce qui nous paraît le plus éloigné des ondes mathématiquement organisées en timbres et mélodies éphémères : la présence du corps dans la sculpture, l'empreinte durable du geste dans l'espace, la densité éprouvée de la terre ou du bois. Tout se passe comme si ses premières années dans le monde du dessin et de la sculpture avaient été consacrées à la recherche d'une vibration spécifique de la matière visuelle. Son exposition à la Progress Gallery est une étape importante dans sa quête d'un rythme pour les yeux, d'une respiration de la ligne, d'un diagramme du souffle et du cœur battant qui ne ressemblerait pas à un électrocardiogramme, en somme de cet improbable code-barres de la vie, dont le chiffre à jamais nous échappe. Aux scientifiques et aux techniciens, la ligne et les mathématiques servent à restituer un univers quantifiable : aux artistes, dessinateurs et musiciens, la ligne et les mathématiques servent à rendre sensible une qualité particulière du monde.

Marta Budkiewicz accompagne les dessins de son exposition d'un enregistrement sonore de leur tracé. Bruit parasite, dira-t-on peut-être, ou difficulté pour l'artiste de couper le cordon ombilical qui la relie à la musique ? Il se peut qu'en réalité cette modeste intervention du son (donc du temps) dans un art de l'espace soit finalement très juste, comme la captation par le micro des fameux murmures de Glenn Gould lors de ses enregistrements. Ces murmures ne sont pas de la plume de Bach : mais tout comme le rythme souvent lent de Gould, son phrasé moins coulant qu'il n'est requis dans le jeu académique, mais proprement génial, ils participent de l'humanité de la musique de Bach (dont on dit volontiers, avec une douce ironie, qu'elle serait capable de conduire vers Dieu un mécréant ...) quand elle s'incarne. Marta Budkiewicz, dans ses rythmes de lignes, n'essaie pas d'imiter la musique, comme beaucoup d'œuvres des avant-gardes du XXe siècle ont tenté de le faire. Elle met, en revanche, au service de la respiration du dessin sa parfaite connaissance de la musique, elle appelle le corps au secours de l'esprit, dans la perspective, non de cette synthèse des arts dont nombre ont autrefois rêvé, mais d'une plus modeste et sans doute plus généreuse conciliation des arts : pas le Gesammtkunstwerk wagnérien, mais un petit enclos de pardon où musique et dessin se donneraient l'accolade ...

Didier Semin


Née en Pologne, Marta Budkiewicz vit et travaille à Paris. Elle a suivi une formation de musicienne et de plasticienne, et est diplômée des Beaux-arts de Paris en 2004, dans l'atelier de Giuseppe Penone. Marta Budkiewicz est enseignante à l'école Camondo et aux Ateliers du Carrousel, Musée des arts décoratifs; elle est doctorante à l'ENSA Val de Seine et à l'Université Paris 7.

Vernissage de Marta Budkiewicz "Ligne(s)"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Matière Grise"
Location:
Galerie Max Hetzler
57, rue du Temple
75004 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 57 40 60 80
Mail : info@maxhetzler.com
Internet Site : www.maxhetzler.com
Description:
10 juin - 20 juillet 2017

« Une couleur n'existe que parce qu'on la regarde. » Michel Pastoureau et Dominique Simonnet, Les couleurs expliquées en images, 2016

La Galerie Max Hetzler est heureuse d'annoncer Matière Grise, une exposition de groupe avec des œuvres de Glenn Brown, André Butzer, Jérémy Demester, Günther Förg, Loris Gréaud, Raymond Hains, Charline von Heyl, Liz Larner, Navid Nuur, Albert Oehlen et Edmund de Waal.

L'exposition présente un ensemble d'œuvres explorant toutes les nuances du gris. La diversité des œuvres exposées témoigne du fort potentiel de cette couleur achromatique.

Mystérieux et changeant, le gris peut exprimer à la fois une présence et une absence. Cette couleur se prête également à de nombreux usages et interprétations. La relation qu'entretiennent les artistes avec le gris dans leur travail révèle souvent un pan important de leur sensibilité et leurs intentions.

L'histoire de l'art occidental a longtemps laissé une place modeste au gris malgré la pratique de la grisaille dès l'antiquité. En ce qui concerne les représentations collectives, le gris était considéré à la fin du Moyen-Age comme le contraire du noir et symbolisait l'espérance et le bonheur. Des connotations souvent négatives lui sont ensuite attribuées comme la solitude, la mélancolie, l'effacement, ou la tristesse.

L'art moderne et contemporain s'intéressent de plus près au gris. Les premiers cubistes exploitent un chromatisme très peu saturé en travaillant des couleurs comme le gris et le brun. Des artistes comme Joseph Beuys, Jasper Johns, Gerhard Richter ou Albert Oehlen prolongent et renouvellent ce travail.

Le gris dégage un fort pouvoir de suggestion. Il renvoie aussi à des références positives comme la sagesse et la connaissance. Goethe y voit même l'origine de toutes les autres couleurs. Couleur caméléon contenant la totalité du spectre chromatique, elle peut ainsi tendre vers des bleus, verts ou violets et met en valeur toutes les autres teintes. Elle dégage une impression d'harmonie.

La neutralité apparente qui émane de l'utilisation du gris permet une expérimentation des formes mais aussi un jeu avec les matériaux. On ne se focalise plus sur la couleur mais sur la matière et les œuvres prennent un sens nouveau, plus profond.

Vernissage de l'exposition collective "Matière Grise"
Raymond Hains, Sans titre, 1990
Affiches lacérées sur tôle - 300 x 400 cm
Courtesy the Estate of Raymond Hains and Galerie Max Hetzler, Berlin - Paris

[18:30-21:30] Vernissage de Delphine Laurent
Location:
International Art Gallery
A.P.A.I. Association pour la Promotion des Artistes Indépendants
78, avenue de Suffren
Village Suisse
Cour Anglaise Galerie 19
75015 Paris
M° La Motte-Piquet - Grenelle
France
Phone : +33 (0)1 42 19 96 42
Mobile : +33 (0)6 62 48 50 98
Mail : contact@internationalartgallery.fr
Internet Site : www.businessart.org
Description:
Vernissage de Delphine Laurent









[19:00-21:00] Vernissage de Lise Stoufflet & Romain Vicari "The Smell of the Moon"
Location:
Galerie Bugada & Cargnel
Cosmic
7-9, rue de l'Equerre
75019 Paris
M° Pyrénées, Belleville
France
Phone : +33 (0)1 42 71 72 73
Fax : +33 (0)1 42 71 72 00
Mail : contact@bugadacargnel.com
Internet Site : www.bugadacargnel.com
Description:
01/09/2017 > 22/12/2017

"Nuits d'été de lune inondées,
Sentiers couverts de pas humains." (Victor HUGO)

L'exposition The Smell of the Moon réunit les œuvres de deux jeunes artistes, LISE STOUFFLET (F, née en 1989, vit et travaille à Paris) et ROMAIN VICARI (BR - I, né en 1990, vit et travaille à Paris). Elle présente un ensemble de nouvelles peintures, lui de nouvelles sculptures, dans une proximité complice qui s'explique par le fait qu'ils sont un couple.

LISE STOUFFLET a déjà posé un style très identifiable, dans ses couleurs (rose, bleu...), sa touche fluide et faussement détachée, ses thématiques (l'enfance, l'animalité, la sexualité), ses atmosphères en apparence calmes, son univers énigmatique d'où sourde un sentiment diffus d'angoisse et de menace. Bien que les thèmes abordés dans son travail soient perceptibles en filigrane, c'est dans la métaphore qu'elle les traite. Son univers fait appel aux souvenirs et à l'intime, mais elle ne cherche pas à se raconter. Elle laisse le spectateur donner sa propre interprétation aux œuvres ; libre à lui de faire appel à ses émotions, ses souvenirs et parfois même ses angoisses. Marquée par la psychanalyse, l'inconscient et le thème du rêve, LISE STOUFFLET explore les recoins d'un inconscient collectif.

Lise STOUFFLET crée des scènes, des environnements, dans lesquels des figures sont au cœur d'une narration lisible mais sans fil conducteur. Intentionnellement, l'artiste laisse une fenêtre ouverte à différentes perceptions d'une scène simple et s'autorise à ne pas tout expliquer, pour perdre le spectateur, lui permettant alors d'ajouter les bouts manquants à l'œuvre. Dans Big Birdhouse, Balançoire et Quatre Mains, les personnages sont dans l'action et non dans l'attente d'action, comme une action arrêtée. L'intrigue, tel un entre-deux du clair et du très clair, qui se dégage de ces œuvres mène à un nouvel espace mental et questionne l'idée de projection, du regard. Une connexion presque ironique s'établit entre les personnages, de l'ordre du rituel et du jeu. Ils partagent des moments étranges de vie souvent symboliques, l'entrée dans une maison, un regard, un divertissement.

Les installations de ROMAIN VICARI mêlent espaces lumineux et colorés et univers personnel, mettant en exergue ses origines brésiliennes. Ses travaux artistiques sont nourris par son observation quasi-quotidienne des espaces publics, tout particulièrement sur les chantiers et les sites abandonnés ; des lieux que l'artiste considère comme des laboratoires éphémères. Une intime proximité lie ces œuvres au contexte urbain, à la dynamique de métamorphose des villes, ainsi qu'à l'appréhension empirique qu'en fait ROMAIN VICARI. L'architecture, les matériaux tels le plâtre, le béton ou l'acier, les couleurs et les formes qu'il rencontre sur les différents sites constituent pour lui une source d'inspiration infinie. Comme un compromis et contraire au principe du white cube, ses œuvres in situ s'adaptent au lieu que l'artiste cherche à parasiter, à confronter par l'expérimentation.

ROMAIN VICARI enregistre une idée que le site lui inspire et la matérialise ensuite pour y laisser une trace. Ses installations en résine qui jouent avec la lumière sont les témoins d'anomalies contemporaines, comme une mutation vers une peinture en quatre dimensions. Cette picturalité soulève une ambivalence du délicat (les couleurs, les formes) et du brut (le métal et la résine). Grâce aux investigations, l'artiste s'approprie des objets qu'il exploite au travers d'une nature organique et végétale débordante de légèreté d'une matière colorée et de torsions élégantes, venant s'agréger aux barres d'acier structurant ses installations chamaniques.

« L'ensemble des œuvres de ROMAIN VICARI questionne l'importance de l'espace que nous occupons, cet espace fragile de plus en plus démunis de ressources. Qu'en restera-t-il ? Se considérant comme un "indien du futur" exploitant une "géomètre du sensible", l'artiste bouscule l'assemblage conceptuel en lui préférant une relation empirique aux objets, à l'histoire ou à l'apprentissage. Ainsi prises dans un processus de transmutation perpétuel, ces œuvres se combinent et s'enchevêtrent jusqu'à générer une matière nouvelle et singulière. Dans leur capacité à capturer les formes, les gestes et les couleurs, ils sont les agents d'un projet de rétention sélective, devenant à leur tour des conglomérats à réemployer, à rediriger, comme les termes d'une syntaxe en permanente reconstruction. Qu'y a-t-il dans ce hors-champ matériel que nous dresse ROMAIN VICARI? On s'aventurera à dire qu'il y a là toute une poétique de soi dans le monde et du monde en soi, dépassant les rationalismes exacerbés, prônant la subjectivité animiste comme alternative aux désastres qu'on nous prédit. » (Franck BALLAND)

Vernissage de Lise Stoufflet & Romain Vicari "The Smell of the Moon"

12:00
13:00
14:00
15:00
16:00
17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
[Printer Friendly]



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2020 - Tous droits réservés

WebAnalytics