Monday, June 19, 2017
Public Access


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Category: All

19
June 2017
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  Exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Location:
Château de Versailles
Place d'Armes
78000 Versailles
M° Gares SNCF de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 30 83 78 00
Mail : direction.public@chateauversailles.fr
Internet Site : www.chateauversailles.fr
Description:
du 30 mai au 24 septembre 2017

L'exposition se tiendra du 30 mai au 24 septembre 2017 au Grand Trianon, ouvert de 12h à 18h30.
Dernière admission : 18h
Fermeture des caisses : 17h50

Consacrée au séjour de Pierre le Grand à Paris et en particulier au château de Versailles, en mai et juin 1717, cette exposition commémorera du 30 mai au 24 septembre 2017 le tricentenaire de la visite du tsar en France.

Fruit d'un partenariat privilégié entre le musée national des châteaux de Versailles et de Trianon et le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, l'exposition présentera, à travers plus de cent-trente œuvres, ce qui fut, sous la Régence, deux ans seulement après la mort de Louis XIV, l'un des événements diplomatiques et culturels les plus marquants du début du règne de Louis XV.

Le parcours

Le parcours permettra de suivre pas à pas cette visite qui, pour être officielle, n'en fut pas moins libre. Héritier de la dynastie des Romanov et premier empereur de toutes les Russies, Pierre Ier cherchait l'inspiration dans les modèles français. Cet esprit curieux, passionné d'art, de sciences et de techniques, visita les résidences royales, les manufactures et les académies parisiennes, rencontra les plus éminents savants et artistes de son temps pour en attirer certains à la cour de Saint-Pétersbourg. Peintures, sculptures, pièces de mobilier et d'arts décoratifs, gravures et dessins, livres provenant de la bibliothèque du tsar ainsi qu'objets de son cabinet de curiosités dessineront le portrait de ce grand réformateur de la Russie, tourné vers l'Occident et en particulier vers une France héritière du Grand Siècle.

Commissariat

- Gwenola Firmin Conservateur en charge des peintures du XVIIIe siècle au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
- Thierry Sarmant Conservateur en chef, chef du Centre historique des archives, Service historique de la Défense
- George Vilinbakhov Vice-directeur du musée d'État de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg

Le voyage sur twitter

Découvrez sur le compte Twitter @CVersailles toutes les étapes du séjour de Pierre Ier dans le Paris du jeune Louis XV de mai à juin 1717. 300 ans presque jour pour jour après cette visite diplomatique mémorable, le hashtag #PierreLeGrandVoyage permet, au fil des jours, de revivre le voyage d'un tsar puissant et réformateur en quête d'inspiration autant politique et économique qu'artistique ou scientifique.

Fêtes galantes

Dans votre costume identique à ceux des plus belles époques de Versailles, vous êtes invités à retrouver l'ambiance raffinée et artistique des soirées d'appartement, un moment hors du temps, inoubliable. Cette année, le thème de ces fêtes sera bien sûr la venue de Pierre le Grand au château de Versailles pour qui fut organisé l'une des plus fastueuses réceptions officielles lors de son séjour.
Soirée costumée : 29 mai 2017 - 19h30
>> RSVP

L'exposition

Consacrée au séjour du tsar Pierre le Grand en France, à Paris et dans ses environs, en mai et juin 1717, l'exposition Pierre le Grand, un tsar en France. 1717, qui se tiendra au Grand Trianon du 30 mai au 24 septembre 2017, commémorera le tricentenaire de cette visite diplomatique. Fruit d'une collaboration exceptionnelle entre le château de Versailles et le musée d'État de l'Ermitage, elle présentera plus de 150 œuvres - peintures, sculptures, arts décoratifs, tapisseries, mais aussi plans, médailles, instruments scientifiques, livres et manuscrits - dont les deux tiers appartiennent aux collections du prestigieux musée de Saint-Pétersbourg.

Issu de la dynastie des Romanov, fils du tsar Alexis Mikhaïlovitch (1645-1676) et de Nathalie Narychkine (1651-1694), Pierre Ier (1672-1725), vingt ans après la « Grande Ambassade » qui l'a mené une première fois en Europe en 1697-1698, entreprend un nouveau voyage en Occident. Il atteint la France le 21 avril 1717 et y demeure jusqu'au 21 juin suivant. À Versailles où il fait étape deux fois, il est logé au Grand Trianon, du 24 au 26 mai puis du 3 au 11 juin 1717.

Le parcours de l'exposition suit pas à pas ce séjour qui, pour être officiel, n'en est pas moins libre car, force de la nature, imprévisible et peu façonné à l'Étiquette, Pierre Ier bouscule le protocole à maintes reprises. Sa rencontre avec Louis XV marque notamment les esprits : faisant fi du cérémonial de cour, il prend dans ses bras, en un geste spontané, l'enfant roi, tout juste âgé de sept ans. De nombreux mémorialistes, parmi lesquels Saint-Simon, le marquis de Dangeau ou Jean Buvat nous ont laissé de précieux témoignages permettant de retracer ce voyage.

Si ce séjour a des visées politiques et économiques - un projet d'alliance avec la France contre la Suède d'une part, la signature d'un traité de commerce de l'autre -, le tsar réformateur, fondateur de la Russie moderne, veut par-dessus tout voir ce que la France possède de plus remarquable afin d'en adapter certains modèles à son empire. Durant les deux mois qu'il passe dans le Paris de la Régence, visites et discussions avec les Français nourrissent sa réflexion et infléchissent les travaux qu'il a entrepris depuis 1703 à Saint-Pétersbourg et dans ses environs.

À Paris, Pierre se rend à l'Académie des Sciences, dont il devient membre honoraire, à l'Observatoire, à l'Hôtel royal des Invalides et à l'Hôtel de la Monnaie où l'on frappe une médaille en son honneur. Le tsar visite également la manufacture des Gobelins qui lui inspire la création d'une fabrique de tapisseries dans sa nouvelle capitale. Découvrant les marchands parisiens tel un simple particulier, il fait provision de livres, d'instruments scientifiques et techniques. Enfin, comme il est d'usage, ce voyage suscite l'échange de prestigieux cadeaux diplomatiques ; à l'image de la tenture du Nouveau Testament offerte à Pierre le Grand, composée de quatre tapisseries d'après Jouvenet et conservée aujourd'hui au musée d'État de l'Ermitage.

L'exposition met aussi en lumière les rapports du tsar avec les artistes français. En effet, dès 1716, il attire à la cour de Saint-Pétersbourg plusieurs maîtres, parmi lesquels Louis Caravaque (1684-1754), l'architecte Jean-Baptiste Le Blond (1679-1719) et le sculpteur ornemaniste Nicolas Pineau. Lors de son séjour en France en 1717, il est portraituré par deux peintres de renom, Jean-Marc Nattier (1685-1766) et Jean-Baptiste Oudry (1686-1755).

Souverain guerrier et voyageur, Pierre le Grand parcourt le monde pendant près de quatre décennies, de la mer Blanche à la mer Caspienne, de la Hollande à la Moldavie et de l'Angleterre à la Perse. Cette personnalité hors du commun a su s'imposer, au regard de la postérité, comme l'un des monarques les plus marquants de son pays, initiateur d'une nouvelle Russie.

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Cassette de Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Cadran Solaire
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Veste de costume d'été de Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Louis XV visite Pierre le Grand à l'hôtel de Lesdiguières
Château de Versailles

08:00  
09:00  
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18:00 [18:00-22:30] Trophées des Achats 2017
Location:
Théâtre de Paris
15, rue Blanche
75009 Paris
M° Trinité - d'Estienne d'Orves, Blanche
France
Phone : +33 (0)1 48 74 10 75
Fax : +33 (0)1 48 74 28 09
Mail : contact@theatredeparis.com
Internet Site : www.theatredeparis.com
Description:
>> RSVP

18h/ Ouverture des portes du théâtre

18h30/ Lancement de la 11e cérémonie des Trophées des Achats

Débats live avec nos grands témoins sur 4 grands thèmes :
#1 Faire émerger de nouveaux leaders grâce aux achats partenariaux entre Grands Groupes & PME.
#2 Les nouveaux modèles de la relation fournisseurs et l'intégration des start-up pour capter l'innovation.
#3 La digitalisation de la fonction Achats & l'Intelligence Artificielle
#4 La stratégie achats durables et responsables : impact sur le business.

19h30/ Présentation des 37 nommés, révélation et pitchs en direct des Lauréats

21h/ Cocktail dînatoire & Networking

22h30/ Fin de la 11e cérémonie des Trophées des Achats

Retrouvez toutes ces informations (et bien plus encore) sur tropheesdesachats.fr

[18:00-22:00] Vernissage d'Alexey Blagovestnov "L'Angelus"
Location:
Eglise de la Madeleine
Place de la Madeleine
75008 Paris
M° Madeleine
France
Internet Site : www.eglise-lamadeleine.com
Description:
Salle Royale

Exposition sculptures d'Alexey Blagovestnov

Exposition du 19 juin au 5 septembre 2017
tous les jours de 11h à 19h - Entrée libre

Alexey Blagovestnov

Né à Moscou en 1974. Formation professionnelle à l'Institut académique des beaux-arts Vassil-Surikov de Moscou. Stage à l'Académie des beaux-arts de Karlsruhe.

Premier prix de sculpture du « Concours des jeunes artistes », lancé par la Galerie Tretiakov, pour Victor Tsoy sur sa moto, son œuvre de fin d'études.

Monument aux trois cinéastes russes - Andrey Tarkovsky, Vassili Shoukshine et Guennady Shpalikov -, devant l'Institut de cinématographie à Moscou (médaille d'argent de l'Académie des beaux-arts de Moscou).
Sculpture Anna Karenina, exposée à l'UNESCO pour la célébration du centenaire de la mort de Léon Tolstoï en 2010.

Prix du Festival du cinéma à Khanty-Mansijsk pour les diverses œuvres consacrées à l'art du cinéma.
Auteur de monuments en bronze à Moscou, Khanty-Mansijsk, Okulovka (région de Novgorod). Il est membre de la Société Royale Britannique des Sculpteurs en 2016.

Vernissage d'Alexey Blagovestnov "L'Angelus"

[18:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Grâce à mon frère"
Location:
Mairie du 3ème arrondissement
2, rue Eugène Spuller
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Temple
France
Phone : +33 (0)1 53 01 75 03
Internet Site : mairie3.paris.fr
Description:
"Grâce à mon frère"
Par Dimitri Zegboro et Jean-Philippe Bouyer

Cette exposition, qui mêle peinture et photographie, interroge sur le lien entre deux frères, l'un valide l'autre porteur de handicap.

Dimitri Zegboro utilise la peinture comme étant « le plus simple moyen pour communiquer avec son petit frère Carl ». Une série de peintures réalisées à quatre mains.
dimitri.zegboro@gmail.com

Jean-Philippe Bouyer présente une série de portraits réalisés en 2014 dans un foyer pour personnes handicapées mentales suite au décès de son frère autiste. Ces images essayent de capter ceux qui partageaient le quotidien de ce frère différent.

Vernissage le lundi 19 juin à 18h
Exposition du 19 au 24 juin


dans le cadre de la Semaine Locale du Handicap

Du lundi 19 au samedi 24 juin, la Mairie du 3e vous invite à vous interroger sur les liens entre le handicap et les arts. Tout au long de la semaine vous pourrez observer une exposition, participer à une conférence, visionner un film, sensibiliser vos enfants ou assister à un spectacle. Et vous ne verrez peut-être plus les choses comme avant.

Vernissage de l'exposition "Grâce à mon frère"

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "Quand la création s'invite à l'hôtel social"
Location:
Mairie du 10ème arrondissement
72, rue du Faubourg Saint-Martin
75475 Paris Cedex 10
M° Château d'Eau, Jacques Bonsergent, Gare de l'Est
France
Phone : +33 (0)1 53 72 10 10
Fax : +33 (0)1 53 72 11 01
Mail : webmairie10@paris.fr
Internet Site : mairie10.paris.fr
Description:
Du lundi 19 au jeudi 29 juin, le hall de la Mairie accueille une exposition de photographies et de créations artistiques d'enfants hébergés en hôtel social : « Quand la création s'invite à l'hôtel social ».

Cette exposition a pour ambition de présenter un aperçu des créations réalisées par des enfants pendant des ateliers (Photo, cinéma et arts plastiques), qui ont été conduits par plusieurs artistes : Moayed Assaf, photographe et interprète, qui a pris le parti de prêter un appareil photo aux enfants d'un hôtel social du 10e et de Torcy, Noémie Monier, rédactrice en chef du magazine Baïka, qui leur a proposé de réaliser une création plastique après la lecture d'une histoire merveilleuse, et Laureline Delom, cinéaste et monteuse, qui les a invités à réaliser leur propre film.

Le vernissage de l'exposition est prévu lundi 19 juin à 18h30 à la Mairie du 10e.

Vernissage de l'exposition "Quand la création s'invite à l'hôtel social"


[19:00] Rencontres Initiales : La Revue / La Scène : Bordeaux
Location:
Fondation d'entreprise Ricard
12, rue Boissy d'Anglas
75008 Paris
M° Concorde
France
Phone : +33 (0)1 53 30 88 00
Fax : +33 (0)1 40 06 90 78
Internet Site : www.fondation-entreprise-ricard.com
Description:
Une proposition de Claire Moulène et Emmanuel Tibloux

Les Rencontres Initiales visent à débattre des formes et des modalités de la transmission en art, dans le temps, autour d'une figure, comme dans l'espace, à partir d'un territoire.

La revue Initiales est éditée par l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon en coproduction avec la Fondation d'entreprise Ricard.

L'enjeu de cette rencontre sera de mieux saisir la façon dont s'est constituée et a vécu la scène artistique bordelaise au tournant des années 1990/2000, c'est-à-dire au tournant du siècle. Quelle était sa spécificité ? Quel rôle l'école d'art a-t-elle joué dans cette histoire ? Quels furent les paramètres qui se trouvèrent réunis pour constituer une scène artistique locale ? Comment l'échelle locale s'articulait-elle aux échelles nationale et internationale ? Quel était l'écosystème ? L'économie de vie et de travail des acteurs ? Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?

Avec :
Damien Airault, critique et curateur
Thomas Bernard, galeriste, directeur de la galerie Thomas Bernard - Cortex Athletico
Frédéric Latherrade, directeur artistique de Zebra 3
Nicolas Milhé, artiste
Cécile Noguès, artiste
Dominique Pasqualini, artiste, directeur de l'Ecole des beaux-arts de Bordeaux depuis avril 2017
Maroussia Rebecq, artiste, fondatrice de la marque Andrea Crews

[19:00] Vernissage d'Olivier Sévère "Loin d'une île"
Location:
Musée de la Chasse et de la Nature
Hôtel de Mongelas
62, rue des Archives
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 53 01 92 40
Fax : +33 (0)1 42 77 45 70
Mail : musee@chassenature.org
Internet Site : www.chassenature.org
Description:
7 juin - 17 septembre 2017

>> invitation

Dans le cadre du partenariat avec la Villa Kujoyama, le musée invite l'artiste Olivier Sévère à présenter le projet développé à l'occasion de sa résidence à la Villa Kujoyama d'avril à juillet 2016.

Présentée du 7 juin au 17 septembre 2017, l'exposition sera l'occasion de montrer les dernières sculptures de l'artiste et de projeter une sélection de ses vidéos récentes au cours d'une soirée spéciale :
Projection, En Substance, MERCREDI 7 JUIN 2017, À 19H30.

Vernissage d'Olivier Sévère "Loin d'une île"

[19:00] Vernissage de David Hockney
Location:
Centre Pompidou
Musée National d'Art Moderne - Beaubourg
Place Georges Pompidou
19, rue Beaubourg
75191 Paris Cedex 04
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 78 12 33
Fax : +33 (0)1 44 78 13 03
Internet Site : www.centrepompidou.fr
Description:
21 juin 2017 - 23 octobre 2017
de 11h à 21h ou de 11h à 23h

Commissaire : Mnam/Cci, Didier Ottinger

Le Centre Pompidou en collaboration avec la Tate Britain de Londres et le Metropolitan Museum de New York présente la plus complète exposition rétrospective consacrée à l'œuvre de David Hockney.

L'exposition célèbre les 80 ans de l'artiste. Avec plus de cent soixante peintures, photographies, gravures, installation vidéo, dessins, ouvrages... incluant les tableaux les plus célèbres de l'artiste tels les piscines, les double portraits ou encore les paysages monumentaux.., l'exposition restitue l'intégralité du parcours artistique de David Hockney jusqu'à ses œuvres les plus récentes.

L'exposition s'attache particulièrement à l'intérêt de l'artiste pour les outils techniques de reproduction et de production moderne des images. Animé par un désir constant de large diffusion de son art, Hockney a, tour à tour, adopté la photographie, le fax, l'ordinateur, les imprimantes et plus récemment l'I Pad : « la création artistique est un acte de partage ».

L'exposition s'ouvre avec les œuvres de jeunesse, réalisées par Hockney à l'école d'art de sa ville natale de Bradford. Images d'une Angleterre industrieuse, elles témoignent de l'empreinte sur le jeune peintre du réalisme âpre, prôné par ses professeurs adeptes du réalisme social du mouvement du Kitchen sink. De l'école d'art de Bradford au Royal College of Art de Londres, Hockney découvre, assimile la traduction anglaise de l'expressionisme abstrait élaborée par Alan Davie. De l'œuvre de Jean Dubuffet, il retient une stylistique (celle du graffiti, de l'art naïf..;) qui satisfait son projet de produire un art éloquent et socialement, universellement accessible. Chez Francis Bacon, il puise l'audace d'une expression qui aborde explicitement la question de l'homosexualité. Sa découverte de l'œuvre de Picasso achève de le persuader qu'un artiste ne saurait se limiter à un style donné. Il intitule une de ses premières expositions : Démonstration de versatilité.

David Hockney découvre en 1964 la côte ouest des Etats-Unis. Il devient l'imagier d'une Californie hédoniste et solaire. Son Bigger Splash (1967) accède au statut d'icône. Hockney met en chantier ses grands doubles portraits par lesquels il exalte le réalisme, la vision perspectiviste empruntés à la photographie qu'il pratique alors de façon assidue. Aux Etats-Unis, où il réside de façon désormais permanente, David Hockney est confronté à la prééminence critique du formalisme abstrait (Art minimaliste, Stain color field..;). Aux grilles du Minimalisme, il répond par la peinture de façades de building, ou de gazons taillés au cordeau. Il traduit la peinture du « stain color field » (une peinture qui procède à l'imprégnation de la toile par une couleur considérablement diluée), dans une série d'œuvres sur papier illustrant l'eau d'une piscine soumise à un éclairage diurne et nocturne.

Les décors et costumes que conçoit David Hockney pour l'opéra l'éloignent d'un réalisme photographique dont il a conscience d'avoir épuisé les ressources. Renonçant à la perspective classique induite par l'appareil photographique (la vision du « cyclope immobile » dira bientôt Hockney ), le peintre expérimente différents types de constructions spatiales.

Reconsidérant la vision du Cubisme, qui synthétise la vision d'un spectateur en mouvement autour de son sujet, Hockney se munit d'un appareil Polaroïd et assemble ses « joiners » : images multiples recomposant une figure. Systématisant cette vision « polyfocale », il compose Perblossom Highway, somme de plus d'une centaine de photographies qui sont autant de points de vue différents. A la recherche de nouveaux principes pour une évocation picturale de l'espace, Hockney s'inspire des rouleaux de peinture chinois qui enregistrent la perception visuelle d'un spectateur en mouvement. Combiné avec les points de vue multiples de l'espace cubiste, la cinématique chinoise lui permet de concevoir Nichols Canyon qui relate son parcours en automobile de la ville de Los Angeles à son atelier sur les collines.

En 1997, David Hockney revient dans le nord de l'Angleterre, sur les sites champêtres de son enfance. Ses paysages intègrent la complexité spatiale de ses recherches reconsidérant l'espace de la perspective classique. A l'aide de caméras haute définition, il anime l'espace du cubisme, celui de ses « joiners » de Polaroïds, juxtapose des écrans de télévision pour composer son cycle des quatre saisons, un sujet qui, depuis la Renaissance, évoque l'inexorable passage du temps.

Dès les années 1980, David Hockney s'empare des nouveaux outils infographiques disponibles avec lesquels il conçoit un nouveau type d'images. Après les ordinateurs et les tablettes graphiques, viennent le smartphone puis l'I Pad qui lui permettent de réaliser des images graduellement plus sophistiquées qu'il fait circuler par le web dans ses cercles amicaux.


Présentation par le commissaire de l'exposition Didier Ottinger

Rares sont les artistes du 20e siècle à avoir adopté le programme d'Henri Matisse d'« un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité [...] quelque chose d'analogue à un bon fauteuil [...] ». Nombreux sont ceux qui, après Pablo Picasso, ont fait de leur art le champ d'une perpétuelle invention formelle. Plus nombreux encore sont ceux qui, après Marcel Duchamp, se sont voués à l'exploration de l'autodéfinition de l'art, ont dressé l'inventaire méthodique de ses composants matériels, ont sondé les raisons historiques, les consensus sociaux qui ont contribué à en forger la définition. L'exposition rétrospective que le Centre Pompidou consacre à l'œuvre de David Hockney célèbre un artiste qui n'aura cessé de remettre en cause son style et sa technique, de donner une forme aimable à ses recherches appliquées à l'histoire des images, aux technologies appliquées à leur réalisation.

« JE CROIS AU POUVOIR DE L'ART. [...] JE CROIS ÉGALEMENT QUE L'ART PEUT CHANGER LE MONDE. »
David Hockney, Ma Façon de voir, ed. Thames & Hudson, 1995

À l'École d'art de Bradford, qu'il intègre en 1953, les premières œuvres de Hockney sont marquées par le réalisme âpre que professe Derek Stafford, l'enseignant le plus marquant de l'école, un compagnon de route des artistes du Kitchen Sink, groupe de peintres qui s'emploie alors à une traduction anglaise du « réalisme socialiste ». Au Royal College of Art de Londres (R.C.A.) à partir de 1959, Hockney découvre la peinture abstraite d'Alan Davie, premier peintre anglais à assimiler les leçons des expressionnistes abstraits américains. Fusionnant son intérêt pour l'œuvre de Jean Dubuffet, de Francis Bacon, et sa curiosité pour la peinture abstraite, Hockney réalise une première série d'œuvres non figuratives. La rage d'expression dont témoignent ses Propaganda Paintings, pro végétarisme d'abord, puis, plus durablement en faveur de l'homosexualité, ont toutefois raison de son éphémère conversion à l'abstraction.

La rétrospective Picasso présentée à Londres à l'été 1960 marque profondément David Hockney : « Il pouvait maîtriser tous les styles, toutes les techniques. La leçon que j'en tire c'est que l'on doit les utiliser tous ». Il sort de l'exposition convaincu que styles, écoles picturales, et autres formalismes ne seront pour lui que les éléments d'un vocabulaire plastique au service de son expression subjective. Pour témoigner de son éclectisme stylistique pleinement revendiqué, il regroupe quatre tableaux qu'il présente dans l'exposition « Young Contemporaries » de 1961 sous le titre Demonstrations of Versatility. Le pop art (Jasper Johns), la peinture abstraite « color field » (Morris Louis), la figuration expressionniste (Francis Bacon), la renaissance siennoise (Duccio di Buoninsegna) sont convoqués dans une série de tableaux qui prennent la forme de collages de styles.

Plein du fantasme d'une Californie hédoniste et sexuellement tolérante, Hockney effectue en 1964 son premier séjour à Los Angeles. Pour répondre à la netteté, à l'intensité de la lumière californienne, il adopte la peinture acrylique qui lui permet de produire une image intense, précise, presque immatérielle. Outre les images qu'il transpose des revues gay, il multiplie les études photographiques pour de nouvelles compositions, dont certaines adoptent la marge blanche des photos polaroïds et des cartes postales. Poursuivant son dialogue avec les formes et écoles stylistiques contemporaines, Hockney donne au scintillement lumineux de ses piscines les formes de L'Hourloupe de Jean Dubuffet, transforme leur surface en « champ coloré » (« color field painting ») de Mark Rothko ou de Barnett Newman. « La forme et le contenu sont en fait une même chose... Et si l'on tend vers un extrême, ce que l'on trouve, je pense, est un formalisme sec et aride qui, personnellement, me paraît ennuyeux. À l'autre extrême, on trouve une illustration banale qui est tout aussi ennuyeuse. »

Parallèlement au développement de sa pratique personnelle de la photographie, Hockney flirte avec le photoréalisme. En 1968, il se lance dans une série de grands doubles portraits. Edward Hopper, Balthus, Vermeer hantent ces compositions. Looking at Pictures on a Screen, qu'il peint en 1977, rend compte de la permanence de son intérêt pour la question de la reproduction mécanisée des images, pour leur diffusion par les médias de masse. Henry Geldzahler, spécialiste d'art contemporain, y est représenté observant quatre cartes postales de la National Gallery punaisées sur un paravent : œuvres de Johannes Vermeer, de Piero della Francesca, de Vincent Van Gogh et d'Edgar Degas. « Si un tableau est vraiment magnifique, une reproduction, même de mauvaise qualité, restitue une bonne part de sa magie. Il est difficile de définir de quoi il s'agit, et c'est la raison pour laquelle le mot ‹ magie › est approprié. » Au milieu des années 1960, David Hockney distingue les deux tendances stylistiques de ses peintures récentes : celle marquée par un souci d'expérimentation formelle (« Technical Pictures »), celle attachée au contenu narratif (« Extremely Dramatic Pictures »).

En 1975, une commande de costumes et de décor pour The Rake's Progress d'Igor Stravinsky ramène Hockney vers le théâtre et ses jeux d'illusions. Après la phase naturaliste des doubles portraits, son interprétation d'une gravure du 18e siècle lui ouvre littéralement de nouveaux horizons. Se replongeant dans l'œuvre de William Hogarth, il découvre le frontispice conçu par le peintre pour un traité de perspective. Kerby (nom de l'éditeur de l'ouvrage) devient le titre d'un tableau qui accumule à dessein les aberrations perspectivistes.

Au début des années 1980, l'intérêt qu'Alain Sayag, conservateur au Centre Pompidou, porte aux clichés que réalise Hockney depuis les années 1960 conduit l'artiste à renouer avec la pratique photographique. Picasso, une fois encore, se trouve au cœur des réflexions plastiques qu'il engage. Reconsidérant le cubisme, il juxtapose ses clichés photographiques comme autant de points de vue différents. Sa réflexion appliquée à la vision cubiste se nourrit de ses lectures d'Henri Bergson - penseur de la « durée » -, d'ouvrages de vulgarisation de la physique moderne, celle des théories de la relativité qui imbriquent l'espace et le temps. Ses nouvelles peintures s'émancipent des lois de la perspective. S'inspirant des rouleaux de la peinture chinoise, Hockney consigne dans ses intérieurs ou ses paysages les impressions d'un spectateur en mouvement.

Le retour de David Hockney aux paysages du Yorkshire de son enfance, en 2004, est le moment où sa curiosité pour les technologies modernes de l'image trouve un accomplissement artistique. En 2006, désireux de peindre sur le motif des œuvres de plus en plus monumentales, Hockney recourt à une simulation infographique pour réaliser son Bigger Trees Near Warter (2007), une œuvre de 4,57 par 12,19 mètres. Seul l'outil informatique lui permet d'assembler pendant leur réalisation les cinquante toiles qui composent l'œuvre. Développant un intérêt pour les palettes graphiques sur ordinateur puis pour celles des téléphones portables, Hockney s'empare ensuite de l'iPad pour produire plusieurs centaines d'images dont la sophistication rend graduellement compte de sa maîtrise du nouvel outil. Appliquant à l'image en mouvement les expérimentations initiées avec ses collages d'images photographiques au début de la décennie 1980, Hockney conçoit la monumentale installation des Quatre Saisons composée d'images multi-écrans résultant de l'enregistrement simultané de micro-caméras. Exploitant le potentiel d'enregistrement des étapes de réalisation de ses images iPad, Hockney expose aujourd'hui son processus créatif dans une série d'images où se concilient le « mystère » de Picasso, la revendication des étapes de réalisation des œuvres de Matisse, l'autopsie du processus créatif chère à Marcel Duchamp.

Didier Ottinger
in Code Couleur, n°28, mai-août 2017, pp. 34-41

Vernissage de David Hockney

[19:00] Vernissage de l'exposition "Animer le paysage"
Location:
Musée de la Chasse et de la Nature
Hôtel de Mongelas
62, rue des Archives
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 53 01 92 40
Fax : +33 (0)1 42 77 45 70
Mail : musee@chassenature.org
Internet Site : www.chassenature.org
Description:
Animer le paysage
Sur la piste des vivants

20 juin - 17 septembre 2017

>> invitation

Cette exposition cherche à dessiner un passage, une voie, pour entrer dans le paysage, passer de la position d'extériorité à la nature qui caractérise notre imaginaire et nos représentations modernes, à une exploration de l'intérieur.
En suivant la piste animale, le réseau qu'une plante agricole mondialisée, le maïs, tisse très localement entre humains et non-humains, ou encore les pas des écologues, des chasseurs, des agriculteurs, munis de leurs outils et de leurs techniques, les artistes proposent une autre perspective sur le paysage, qui n'est plus un décor façonné pour être agréable à l'oeil humain, mais un territoire vivant, constitué de relations entre nous, humains, et des entités vivantes et agissantes. Mues par une démarche pluridisciplinaire, au croisement des sciences naturelles, des sciences sociales et de l'art, ces œuvres enquêtent sur une autre façon de représenter la nature, depuis l'intérieur, c'est-à-dire en relation avec les vivants qui l'habitent. La trame de ces œuvres est faite des présences, des traces, des récits, des techniques et des témoignages humains et non-humains collectés sur le territoire de Belval (Ardennes), domaine de chasse, lieu de recherche sur la biodiversité et résidence d'artistes de la Fondation François Sommer, dont dépend le musée de la Chasse et de la Nature.

Commissariat général :
Claude d'Anthenaise et Anne de Malleray

Commissariat scientifique :
SPEAP, Programme d'expérimentation en arts et politique (Bruno Latour et Frédérique Aït-Touati)

Avec
Alexandra Arènes, Thierry Boutonnier, Sylvain Gouraud, Sonia Lévy, Baptiste Morizot, Estelle Zhong Mengual

Remerciements à
l'Office national de la Chasse et de la Faune sauvage pour les images de l'oeuvre Passage animal.



Vernissage de l'exposition "Animer le paysage"

[19:00] Vernissage de l'exposition "Mozart. Une passion française"
Location:
Palais Garnier
Opéra national de Paris / Opéra Garnier
place de l'Opéra
8, rue Scribe
75009 Paris
M° Opéra, RER A Auber
France
Internet Site : www.operadeparis.fr
Description:
Bibliothèque-musée de l'Opéra

du 20 juin 2017 au 24 septembre 2017
tous les jours, de 10h à 17h (accès jusqu'à 16h30)
du 17 juillet au 3 septembre : prolongation jusqu'à 18h

tarif plein : 12 €
tarif réduit : 8 €

Des premiers voyages de Mozart en France jusqu'à sa gloire posthume sur les diverses scènes lyriques, cette exposition dévoile la richesse et la variété des collections conservées à la BnF et à l'Opéra national de Paris.

Autour du manuscrit autographe de l'oeuvre-culte Don Giovanni, on présente ici des manuscrits musicaux de Mozart parmi les plus importants au monde, mais aussi des maquettes de costumes et de décors commandés aux prestigieux artistes engagés sur les scènes lyriques françaises. Les liens qui unissent Mozart à la France sont en effet étroits, qu'il s'agisse de ses trois séjours à Paris, de la célèbre pièce de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, qu'il met en musique,ou encore de l'acquisition du manuscrit de Don Giovanni par l'une des plus grandes cantatrices françaises, Pauline Viardot.

Devenu aujourd'hui le compositeur le plus joué à l'Opéra de Paris, son œuvre demeure une source intarissable d'invention théâtrale. L'exposition retrace les grandes étapes de sa reconnaissance par le public français : fascination, d'abord, pour la précocité de l'enfant prodige, adaptation, ensuite, de ses œuvres au goût français, célébration enfin, de son génie universel par la postérité.

19:00
20:00
21:00
22:00
23:00  
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