Friday, June 30, 2017
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Category: All

30
June 2017
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  Fête nationale de la République Démocratique du Congo (RDC)
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Accession à l'Indépendance de la Belgique en 1960

Exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Location:
Château de Versailles
Place d'Armes
78000 Versailles
M° Gares SNCF de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 30 83 78 00
Mail : direction.public@chateauversailles.fr
Internet Site : www.chateauversailles.fr
Description:
du 30 mai au 24 septembre 2017

L'exposition se tiendra du 30 mai au 24 septembre 2017 au Grand Trianon, ouvert de 12h à 18h30.
Dernière admission : 18h
Fermeture des caisses : 17h50

Consacrée au séjour de Pierre le Grand à Paris et en particulier au château de Versailles, en mai et juin 1717, cette exposition commémorera du 30 mai au 24 septembre 2017 le tricentenaire de la visite du tsar en France.

Fruit d'un partenariat privilégié entre le musée national des châteaux de Versailles et de Trianon et le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, l'exposition présentera, à travers plus de cent-trente œuvres, ce qui fut, sous la Régence, deux ans seulement après la mort de Louis XIV, l'un des événements diplomatiques et culturels les plus marquants du début du règne de Louis XV.

Le parcours

Le parcours permettra de suivre pas à pas cette visite qui, pour être officielle, n'en fut pas moins libre. Héritier de la dynastie des Romanov et premier empereur de toutes les Russies, Pierre Ier cherchait l'inspiration dans les modèles français. Cet esprit curieux, passionné d'art, de sciences et de techniques, visita les résidences royales, les manufactures et les académies parisiennes, rencontra les plus éminents savants et artistes de son temps pour en attirer certains à la cour de Saint-Pétersbourg. Peintures, sculptures, pièces de mobilier et d'arts décoratifs, gravures et dessins, livres provenant de la bibliothèque du tsar ainsi qu'objets de son cabinet de curiosités dessineront le portrait de ce grand réformateur de la Russie, tourné vers l'Occident et en particulier vers une France héritière du Grand Siècle.

Commissariat

- Gwenola Firmin Conservateur en charge des peintures du XVIIIe siècle au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
- Thierry Sarmant Conservateur en chef, chef du Centre historique des archives, Service historique de la Défense
- George Vilinbakhov Vice-directeur du musée d'État de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg

Le voyage sur twitter

Découvrez sur le compte Twitter @CVersailles toutes les étapes du séjour de Pierre Ier dans le Paris du jeune Louis XV de mai à juin 1717. 300 ans presque jour pour jour après cette visite diplomatique mémorable, le hashtag #PierreLeGrandVoyage permet, au fil des jours, de revivre le voyage d'un tsar puissant et réformateur en quête d'inspiration autant politique et économique qu'artistique ou scientifique.

Fêtes galantes

Dans votre costume identique à ceux des plus belles époques de Versailles, vous êtes invités à retrouver l'ambiance raffinée et artistique des soirées d'appartement, un moment hors du temps, inoubliable. Cette année, le thème de ces fêtes sera bien sûr la venue de Pierre le Grand au château de Versailles pour qui fut organisé l'une des plus fastueuses réceptions officielles lors de son séjour.
Soirée costumée : 29 mai 2017 - 19h30
>> RSVP

L'exposition

Consacrée au séjour du tsar Pierre le Grand en France, à Paris et dans ses environs, en mai et juin 1717, l'exposition Pierre le Grand, un tsar en France. 1717, qui se tiendra au Grand Trianon du 30 mai au 24 septembre 2017, commémorera le tricentenaire de cette visite diplomatique. Fruit d'une collaboration exceptionnelle entre le château de Versailles et le musée d'État de l'Ermitage, elle présentera plus de 150 œuvres - peintures, sculptures, arts décoratifs, tapisseries, mais aussi plans, médailles, instruments scientifiques, livres et manuscrits - dont les deux tiers appartiennent aux collections du prestigieux musée de Saint-Pétersbourg.

Issu de la dynastie des Romanov, fils du tsar Alexis Mikhaïlovitch (1645-1676) et de Nathalie Narychkine (1651-1694), Pierre Ier (1672-1725), vingt ans après la « Grande Ambassade » qui l'a mené une première fois en Europe en 1697-1698, entreprend un nouveau voyage en Occident. Il atteint la France le 21 avril 1717 et y demeure jusqu'au 21 juin suivant. À Versailles où il fait étape deux fois, il est logé au Grand Trianon, du 24 au 26 mai puis du 3 au 11 juin 1717.

Le parcours de l'exposition suit pas à pas ce séjour qui, pour être officiel, n'en est pas moins libre car, force de la nature, imprévisible et peu façonné à l'Étiquette, Pierre Ier bouscule le protocole à maintes reprises. Sa rencontre avec Louis XV marque notamment les esprits : faisant fi du cérémonial de cour, il prend dans ses bras, en un geste spontané, l'enfant roi, tout juste âgé de sept ans. De nombreux mémorialistes, parmi lesquels Saint-Simon, le marquis de Dangeau ou Jean Buvat nous ont laissé de précieux témoignages permettant de retracer ce voyage.

Si ce séjour a des visées politiques et économiques - un projet d'alliance avec la France contre la Suède d'une part, la signature d'un traité de commerce de l'autre -, le tsar réformateur, fondateur de la Russie moderne, veut par-dessus tout voir ce que la France possède de plus remarquable afin d'en adapter certains modèles à son empire. Durant les deux mois qu'il passe dans le Paris de la Régence, visites et discussions avec les Français nourrissent sa réflexion et infléchissent les travaux qu'il a entrepris depuis 1703 à Saint-Pétersbourg et dans ses environs.

À Paris, Pierre se rend à l'Académie des Sciences, dont il devient membre honoraire, à l'Observatoire, à l'Hôtel royal des Invalides et à l'Hôtel de la Monnaie où l'on frappe une médaille en son honneur. Le tsar visite également la manufacture des Gobelins qui lui inspire la création d'une fabrique de tapisseries dans sa nouvelle capitale. Découvrant les marchands parisiens tel un simple particulier, il fait provision de livres, d'instruments scientifiques et techniques. Enfin, comme il est d'usage, ce voyage suscite l'échange de prestigieux cadeaux diplomatiques ; à l'image de la tenture du Nouveau Testament offerte à Pierre le Grand, composée de quatre tapisseries d'après Jouvenet et conservée aujourd'hui au musée d'État de l'Ermitage.

L'exposition met aussi en lumière les rapports du tsar avec les artistes français. En effet, dès 1716, il attire à la cour de Saint-Pétersbourg plusieurs maîtres, parmi lesquels Louis Caravaque (1684-1754), l'architecte Jean-Baptiste Le Blond (1679-1719) et le sculpteur ornemaniste Nicolas Pineau. Lors de son séjour en France en 1717, il est portraituré par deux peintres de renom, Jean-Marc Nattier (1685-1766) et Jean-Baptiste Oudry (1686-1755).

Souverain guerrier et voyageur, Pierre le Grand parcourt le monde pendant près de quatre décennies, de la mer Blanche à la mer Caspienne, de la Hollande à la Moldavie et de l'Angleterre à la Perse. Cette personnalité hors du commun a su s'imposer, au regard de la postérité, comme l'un des monarques les plus marquants de son pays, initiateur d'une nouvelle Russie.

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Cassette de Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Cadran Solaire
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Veste de costume d'été de Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Louis XV visite Pierre le Grand à l'hôtel de Lesdiguières
Château de Versailles

Exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Location:
Musée Français de la Carte à Jouer
16, rue Auguste Gervais
92130 Issy-les-Moulineaux
M° Mairie d'Issy
France
Phone : +33 (0)1 41 23 83 60
Fax : +33 (0)1 41 23 83 66
Mail : musee@ville-issy.fr
Internet Site : www.museecarteajouer.com
Description:
Du 17 mai au 13 août 2017
- Mercredi, jeudi et vendredi : de 11h à 17h
- Samedi et dimanche : de 14h à 18h
- Juillet : du mercredi au dimanche de 13h à 18h
- Fermé les jours fériés et au mois d'août

Plein tarif : 4.70 € / 3.60 € pour les Isséens et GPSO
Tarif réduit : 3.60 € / 2.60 € pour les Isséens et GPSO
Gratuit pour les moins de 26 ans
Audio guide français / anglais : gratuit

Exposition de chefs-d'oeuvre impressionnistes en co-production avec l'Atelier Grognard à Rueil-Malmaison.

Cette exposition présente une sélection d'œuvres rassemblées autour du thème de la banlieue et de son évolution, vues à travers le regard de peintres du milieu du XIXe au milieu du XXe siècle.

Elle a été préparée en liaison avec le Centre d'Arts « L'Atelier Grognard » de Rueil-Malmaison qui l'a présentée du 9 décembre 2016 au 10 avril 2017. Différents prêts obtenus auprès d'institutions françaises (Musée d'Orsay, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, Musée des Beaux-Arts de Reims entre autres) permettent d'offrir à la curiosité du visiteur des tableaux réalisés par des artistes au renom aussi grand que Camille Corot, Charles Daubigny, Camille Pissarro, Berthe Morisot, Maurice Denis, Maurice Utrillo, Raoul Dufy notamment.

L'exposition explore les sites franciliens qu'ont fréquentés ces artistes à un moment où s'imposent la peinture de plein air et la recherche de nouveaux motifs. D'abord tirés de la nature et de la vie rustique, ceux-ci sont, au fur et à mesure que se développent les moyens de transport et le chemin de fer en particulier, empruntés à deux univers alors en plein essor : l'industrie et les loisirs.

Les mutations sans précédent qui marquent profondément le siècle, donnent à la périphérie de Paris de multiples visages, à l'exemple de la Seine, trait d'union entre tous ces territoires consacrés à la fois aux pratiques ludiques traditionnelles et à un trafic fluvial métamorphosé par les conjonctures économiques successives.

Pendant qu'ils représentent ce passage d'un paysage champêtre à un paysage de plus en plus domestiqué, les peintres de la nature deviennent des peintres de la modernité. Les alentours de la capitale se muent peu à peu en un univers propice aux recherches picturales sur le paysage et constituent pour nombre d'entre eux une étape importante dans leur parcours artistique.

C'est cette diversité thématique et esthétique offerte par la banlieue au cours d'un siècle, de 1850 à 1950, de l'Ecole de Barbizon à l'École de Paris, que l'exposition souhaite restituer, en rappelant non seulement l'industrialisation, mais aussi ses contrepoints : la survivance du monde agricole, l'émergence d'une civilisation des loisirs, l'expansion urbaine à travers la multiplication des zones d'habitat.

Ainsi à travers les pièces sélectionnées et les choix muséographiques, l'exposition montre des œuvres dont les auteurs se sont plu à peindre la banlieue comme un coin de paradis, que ce soit en représentant des paysages arcadiens, ou en évoquant des lieux de détente et de loisirs ouverts aux « pratiques récréatives ». Elle attire aussi l'attention sur le fait que la banlieue a été un acteur économique, où l'industrialisation qui se développe, côtoie longtemps un secteur agricole très vivace. Elle souligne enfin que le développement de la banlieue prend de plus en plus la forme d'une expansion urbaine stricto sensu, au terme de laquelle la banlieue aujourd'hui, est surtout perçue comme de longs rubans urbanisés où alternent grands ensembles d'habitat social et logements pavillonnaires.

La découverte de l'exposition s'accompagnera d'un dispositif de médiation innovant : le LiFi. Grâce à ce support, des informations variées permettent une découverte plus détaillée, via des tablettes connectées, une sélection des œuvres présentées.

Autour de l'opération, une importante programmation sera mise en place, comprenant notamment des conférences, des visites commentées et des ateliers - ludiques pour les enfants et pour tous, autour de la photographie ou de la peinture de paysage.

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Hervier de Romande, « Paul Féval en barque sur la Marne », 1890

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Maximilien Luce, « La Seine à Issy-les-Moulineaux », 1920 © Musée Français de la Carte à Jouer et Galerie d'Histoire de la Ville, Issy-les-Moulineaux

Vernissage de l'exposition "Peindre la banlieue de Corot à Vlaminck"
Louis Toffoli, « Quai à Ivry », 1951 © Musée du Domaine départemental, Sceaux

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17:00 [17:00-20:00] Lancement du livre : KITO de Masako Tomiya
Location:
Galerie &co119
119, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)9 70 97 59 18
Mail : contact@8co119.co
Internet Site : www.8co119.co
Description:
Nous avons le plaisir de vous inviter au lancement du livre "Kito" de Masako Tomiya, en présence de l'artiste.

Masako Tomiya, photographe originaire de la région de Aomori au nord du Japon, vit à Tokyo depuis quelques années. Un jour, elle apprend que sa soeur et sa belle-soeur - qui résident toutes les deux près de son village natal, attendent un enfant. Cette nouvelle est le point de départ d'une réflexion autour de l'identité, de la famille, de la transmission et du passage du temps.

« Kito » signifie en japonais « le chemin du retour ». Inversé, « Toki », le mot prend un tout autre sens: « temps ». Cette double signification met en regard les thèmes principaux de cette série poétique. Si la nature, transformée à travers les saisons, y est très présente, les figures humaines - représentées exclusivement par des femmes, le sont tout autant. Masako Tomiya se met en scène à travers des auto-portraits, et capture aussi des scènes de la vie quotidienne dans lesquelles apparaissent sa mère, ses soeurs et leurs nouveaux-nés.

Première édition de 1000 exemplaires
Photographies : Masako Tomiya
Essai : Masako Tomiya
Design : Bureau Kayser
Couverture : Satsuki Shibuya
22 x 27 cm
38 photographies
80 pages
Français / anglais / japonais
Date de publication : 30 juin 2017
ISBN: 979-10-96383-02-3
45€

Lancement du livre : KITO de Masako Tomiya


[18:00-21:00] Finissage de l'exposition "NEVER EAT THE SAME CRAKER TWICE"
Location:
cneai =
Centre National Edition Art Image
Magasins généraux
1, rue de l'Ancien canal
93500 Pantin
M° Eglise de Pantin
France
Phone : +33 (0)1 39 52 45 35
Fax : +33 (0)1 39 52 43 78
Mail : cneai@cneai.com
Internet Site : www.cneai.com
Description:
DU 26-06-2017 AU 01-07-2017

Les étudiants du MBA in Arts and Cultural Management de l'IESA INTERNATIONAL
et Paris School of Business sont heureux de présenter l'exposition Never Eat the Same
Cracker Twice réalisée en collaboration avec Audrey Illouz, curatrice, Jagna Ciuchta,
artiste et Sylvie Boulanger, directrice du CNEAI. L'exposition est également réalisée en
partenariat avec Lab'Bel, le laboratoire artistique du Groupe Bel, à partir des œuvres de
la collection. Avec : Nathalie Czech, Ceal Floyer, Ryan Gander, Carlos Herrera, Jonathan
Monk, Jorge Pedro Núñez, Roman Ondák, Roman Signer, John Stezaker

En 2017, Le Cneai (Centre National Édition Art Image) ouvre de nouveaux espaces au sein des
Magasins généraux, ancien bâtiment industriel des années 1930 et nouveau lieu de production,
d'innovation et d'expérimentation initié par l'agence BETC, qui rassemblent un écosystème
d'acteurs qui testent de nouvelles manières d'aborder les domaines de la création. Sur l'invitation
du Cneai, la Grande salle des Magasins généraux, ouverte sur le canal de l'Ourcq, accueille
l'exposition.

Notre société est en constante évolution. Les Magasins généraux propose un mode de
fonctionnement qui intègre le mouvement et la mobilité. Les employés n'ont pas de poste de
travail fixe et leurs données sont également stockées dans des unités mobiles. Dans l'espace
d'exposition au rez-de-chaussée, de grandes baies vitrées donnent sur le canal de l'Ourcq dont
les eaux ne sont jamais les mêmes. Or, le changement, même imperceptible, est justement ce qui
caractérise cette exposition. Les œuvres elles-mêmes ainsi que la manière dont elles sont
exposées sont liées au mouvement. Tout se transforme.

Neuf œuvres d'art dont les supports et matériaux varient sont présentées dans l'exposition. La
plupart d'entre elles se composent d'objets détournés : objets usés ou ready-made. Les objets
déplacés de leur contexte d'origine ont perdu leur fonction précédente par différents actes
d'appropriation et de traduction. Ce changement introduit une relation spécifique au temps et à
la durée. Si leur signification a évolué avec le temps, des références à leur fonction antérieure
sont toujours cachées dans les objets eux-mêmes.

Roman Signer dans Ski de Fond (2010) attire le regard sur un objet auquel on ne prête
habituellement pas attention. En l'exposant telle une peinture accrochée au mur, l'objet usuel
NEVER EAT THE SAME CRACKER TWICE, DU 26-06-2017 AU 01-07-2017
acquiert un surcroît d'intérêt. L'artiste Carlos Herrera assemble des objets du quotidien
également liés à la culture sportive et chargés de souvenirs. Dans son œuvre Untitled (2011) la
réutilisation d'objets apparaît singulière. Les objets ne sont pas neufs et présentent des signes
d'usure, évoquant leur fonction d'origine.

Crackers (2013) de Jonathan Monk est également une œuvre centrale dans l'exposition. L'artiste
a entrepris de collectionner le livre Crackers réalisé par Ed Ruscha en 1969 et tiré à 5000
exemplaires. Il montre sa collection dans la vidéo éponyme Crackers. Il se joue de la
reproductibilité et de l'unicité de l'œuvre d'art à travers une vidéo limitée à une édition unique.
Les couvertures du livre se succèdent devant la caméra. Elles contredisent cette unicité mais
révèlent pourtant - comme dans le travail de Carlos Herrera - différentes formes d'usure, des
imperfections et des différences. Avec le temps, les objets changent.
Cette accumulation d'objets usés est également présente dans le travail de Ryan Gander, A lamp
made by the artist for his wife (Ninth attempt) (2013). L'artiste assemble des objets ainsi que des
éléments fonctionnels achetés dans un magasin de bricolage. Comme en atteste leur
numérotation, ces lampes sont autant de « tentatives » successives. Dans les autres œuvres
exposées, les objets recontextualisés changent également de signification. Ils peuvent avoir une
seconde vie mais ils ne sont plus les mêmes. Pendant la durée de l'exposition, l'idée de
mouvement est perceptible. En écho à la phrase d'Héraclite « on ne se baigne jamais deux fois
dans le même fleuve », chaque visite de l'exposition pourrait bien ne jamais être la même.

A propos de Jagna Ciuchta
Jagna Ciuchta (née en 1977 à Nowy Dwor Mazowiecki en Pologne, vit et travaille à Paris et
ailleurs). Diplômée de l'Académie des Beaux-arts de Poznan en Pologne, elle mène aujourd'hui
une recherche doctorale à Paris Sciences et Lettres University et Ecole Nationale des BeauxArts
in Paris, sur l'Exposition et ses objets liquides. Elle a participé à des résidences à La
Fondazione Antonio Ratti, Como, Italie (2011), Residency Unlimited, New York (2013) et à La
Galerie centre d'art contemporain à Noisy-le-Sec (2015/2016). Récemment elle a exposé à la
Salle de Bains, Lyon (2015), au Frac Champagne-Ardenne (2016), à Occidental Temporary,
Villejuif (2016), ou à The James Gallery, New York (2016).

A propos d'Audrey Illouz
Audrey Illouz est critique d'art et curatrice. Elle vit à Paris. Elle est commissaire associée à la
Comédie de Caen. Diplômée d'histoire de l'art et de littérature anglaise à la Sorbonne (Paris),
Audrey Illouz a travaillé pendant quatre ans (2006-2010) en tant que coordinatrice d'expositions
au Centre Photographique d'Ile-de-France. Elle a été coordinatrice artistique au Musée éclaté de
la Presqu'Ile de Caen (2012-2013). Elle a notamment organisé les expositions 77 Experiment
(Centre Photographique d'Ile-de-France, 2017), Dispositifs (Comédie de Caen, 2015),
L'Apparition des Images (Fondation d'entreprise Ricard, 2013), Chambres Sourdes (Château de
Rentilly, 2011), Silencio (Galeria Vermelho, Sao Paulo, 2008). Elle réalise actuellement une
recherche sur Vito Acconci et le Acconci Studio, New York. Elle contribue aux magazines Art
Press, Flash Art International et 02.

A propos de Lab'Bel
Lab'Bel, Le Laboratoire artistique du Groupe Bel, est né au printemps 2010 de la ferme volonté
d'engager le groupe industriel dont il émane dans une politique d'intérêt général de soutien à l'art
contemporain. Dirigé par Laurent Fiévet et Silvia Guerra, il s'engage auprès des artistes et
créateurs. Humour, décalage et impertinence sont les trois axes thématiques autour desquels il
structure son identité. Plate-forme hors sol, Lab'Bel produit ainsi chaque année des expositions
et des événements artistiques, aussi bien en France qu'à l'étranger. Il se caractérise notamment
par la réalisation de projets transversaux qui créent différents types de croisements entre les arts
plastiques et d'autres disciplines artistiques (architecture, littérature, musique, théâtre, etc).
Lab'Bel constitue également une collection d'art contemporain. Enrichie annuellement par de
nouvelles acquisitions, celle-ci est actuellement en dépôt au Musée des Beaux-Arts de Dôle,
dans le Jura, où le Groupe Bel a été créé il y a plus de 150 ans.

A propos du Cneai
Le Cneai est un centre national d'art contemporain qui, depuis 20 ans, invite des artistes
émergents ou reconnus en lien avec des questions de société, qui revendiquent l'expérience du
sensible dans tous les domaines de l'activité humaine. Le Cneai défend une utilité culturelle audelà
du marché et invente de nouveaux modèles de production et de transmission des formes
artistiques qui bousculent les catégories disciplinaires et impliquent tous les publics dans les
projets artistiques depuis la rencontre de l'artiste jusqu'à la diffusion des œuvres.

À propos du MBA in Arts and Cultural Management de l'IESA INTERNATIONAL et Paris School of Business
Le MBA in Arts and Cultural Management de l'IESA INTERNATIONAL et Paris School of
Business forme de jeunes professionnels du secteur des arts qui développent un intérêt
particulier pour le marché de l'art et le management culturel. Le programme applique des
éléments essentiels d'économie au secteur des arts et de la culture.
L'exposition représente le projet de groupe final de la promotion 2017. Elle est co-organisée par
: Zeng Bing, Ingrid Carraro, Karen Chen, Hannah Chu, Noelle Geller, Josephine Glazener,
Christine Goins, Pokua Obeng, Jürgen Pölzl, Cai Qiuhong, Maria Gabriela Salomón, Shanyu
Song, Lamia Tlass, Olivia Verelst, Teresa Wittek-Saltzberg, Guan Xin, Weiyi Xu, Yang Yeh,
Fernando Zedillo.

Finissage de l'exposition "NEVER EAT THE SAME CRAKER TWICE"
ED RUSCHA, CRACKERS, 1969, PHOTO DE JAGNA CIUCHTA

[18:00-21:00] Lancement de "Fête Moyenne" de Clara Prioux et Marine Peixoto
Location:
Temple
20, rue de la Corderie
75003 Paris
M° Temple, République
France
Mail : temple@templeparis.com
Internet Site : www.templeparis.com
Description:
Clara Prioux et Marine Peixoto
Fête Moyenne

Lancement et signature le vendredi 30 juin, à partir de 18h

Présentation des deux éditions, Fête Locale de Marine Peixoto et Ville Moyenne de Clara Prioux
du 30 juin au 2 juillet

Marine Peixoto et Clara Prioux investissent chacune à leur manière un territoire familier - une ville rurale de la Sarthe pour Ville Moyenne, un évènement local du sud de la France pour Fête Locale. Ville Moyenne et Fête Locale sont des éditions indépendantes, auto-publiées à 200 exemplaires. Un poster exclusif, limité à 100 exemplaires, sera offert pour l'achat des deux éditions.

www.claraprioux.com
www.marinepeixoto.com

En partenariat avec b.o.x production
www.b-o-x.fr

[18:00-19:30] Perspectives: Réaliser des films avec l'iPhone, par Michel Gondry
Location:
Quartier de l'Odéon
Quartier de l'Odéon
75006 Paris
M° Odéon, Cluny - La Sorbonne, RER B Luxembourg, Saint-Sulpice, Mabillon
France
Description:
Apple Marché Saint-Germain
9 rue Clément
Paris 75006

Découvrez la magie derrière le tournage de Détour, le dernier film de Michel Gondry entièrement réalisé avec l'iPhone. Ce réalisateur vous parlera de l'avenir du cinéma, de ses sources d'inspiration et de sa perception de la narration. Une projection de Détour clôturera cette séance.

Michel Gondry est un réalisateur, scénariste et producteur français, connu pour son inventivité et sa manière si personnelle de traiter la mise en scène. Il a remporté l'Oscar du meilleur scénario original.

Perspectives: Réaliser des films avec l'iPhone, par Michel Gondry

[18:00-20:00] Vernissage de Jeanne Bordeau "Langage pictural"
Location:
Orangerie du Sénat
Orangerie du Jardin du Luxembourg
19 bis, rue de Vaugirard
Jardin du Luxembourg
Accès porte Férou
75006 Paris
M° RER B Luxembourg, Saint-Sulpice, Rennes, Mabillon, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 42 64 33 99
Internet Site : www.senat.fr
Description:
Du jeudi 29 juin au lundi 10 juillet

[18:00] Vernissage de Laure Polin et Martine Brebant
Location:
Espace Scipion
Accueil de l'APHP
13, rue Scipion
75005 Paris
M° Les Gobelins
France
Phone : +33 (0)1 40 27 44 51
Description:
Laure Polin (sculptures de bronze et d'ardoise)
Martine Brebant (peintures)

Du 30 juin au 18 juillet 2017

Vernissage de Laure Polin et Martine Brebant

[18:00-21:00] Vernissage de Tian Dexi
Location:
Galerie Liusa Wang
15, boulevard Saint-Germain
75005 Paris
M° Maubert - Mutualité, Cardinal Lemoine
France
Mobile : +33 (0)6 17 96 07 11
Fax : +33 (0)1 83 56 01 44
Mail : galerieliusawang@gmail.com
Internet Site : www.galerieliusawang.com
Description:
Vernissage de Tian Dexi

[18:00-21:00] ZIG ZAG, 29ème édition des Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes de Gentilly
Location:
Gentilly
Gentilly
94250 Gentilly
M° RER B Gentilly
France
Internet Site : www.ville-gentilly.fr
Description:
ZIG ZAG 2017, 29ème édition des Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes de Gentilly

VERNISSAGE vendredi 30 juin : 18h - 21h
samedi 1er et dimanche 2 juillet : 14h - 20h

http://zigzag-gentilly.com

[18:30-21:00] Vernissage d'Etienne Perrone "Too Late ?"
Location:
Association Jour et Nuit Culture
9, place Saint-Michel
75006 Paris
M° Saint-Michel, Odéon
France
Mobile : +33 (0)6 52 62 91 67
Mail : jouretnuit.collectifartistique@gmail.com
Internet Site : jouretnuitcollectifa.wix.com/jouretnuit
Description:
Le vent souffle. La poussière s'envole. Elle retombe en douceur. Le feuillage des arbres s'anime. Le reflet d'un lac se brouille.
Et puis plus rien. Le temps passe, indéfiniment.
« Too late ? » donne à voir le silence. Mais pas n'importe lequel. Celui qui vient juste après le bruit. Un silence qui résonne comme une conséquence, un épilogue.
Avec ces images douces et sobres d'une Amérique figée, Etienne Perrone nous immerge dans un monde lent et infini, où l'humain, présence invisible, s'est comme retranché et confiné loin d'une immensité qu'il ne maîtrise plus.

Vernissage Vendredi 30 juin à 18h30

Vernissage d'Etienne Perrone "Too Late ?"

[18:30-21:00] Vernissage de l'installation monumentale "Peintures sur cour"
Location:
Mairie du 3ème arrondissement
2, rue Eugène Spuller
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Temple
France
Phone : +33 (0)1 53 01 75 03
Internet Site : mairie3.paris.fr
Description:
Dans le cadre du Festival Culture Nomade, la Mairie du 3e se pare de couleurs flashies et estivales peintes par les artistes Katre, Alëxone et Rime, apposées sur toutes les fenêtres de la façade, une explosion de couleurs orchestrée par ces 3 peintres contemporains issus du mouvement graffiti pour le plus grand plaisir de tous.

Claude Kunetz / Galerie WallWorks, Commissaire d'exposition
En partenariat avec JCDecaux

Vernissage de l'installation monumentale "Peintures sur cour"

[18:30-21:00] Vernissage de lla rétrospective Thierry-Loïc Boussard
Location:
Bourges
Bourges
18000 Bourges
M° Gare SNCF de Bourges
France
Internet Site : www.ville-bourges.fr
Description:
TRANSPALETTE
À BOURGES

Exposition du 1er juillet au 17 septembre 2017
Du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous, sauf jours fériés
Entrée libre

Vernissage le vendredi 30 juin à partir de 18h30

Commissaire : Damien Sausset
Veille générale : Erik Noulette
Chargée de production : Nadège Piton
Médiation : Carine Brosse

Du 1er juillet au 17 septembre 2017, le Centre d'art Transpalette à Bourges présente une rétrospective de Thierry-Loïc Boussard, dont l'œuvre foisonnante, atypique et oh combien singulière atteste d'une longue tradition française : celle du peintre qui dans le secret de son atelier poursuit, solitaire et souvent incompris, l'aventure de la création. Ce mythe puissant, convoquant au passage la terrible légende de l'artiste maudit, ne cesse d'irriguer - au moins depuis le XIXème siècle - l'histoire de l'art avec le succès que l'on sait. Thierry-Loïc Boussard ne fut pas un artiste maudit. Sa volonté de poursuivre en solitaire son chemin, il l'a cherché, revendiqué, acceptant implicitement que son œuvre reste finalement confidentielle. Six ans après son décès, les artistes et commissaires qui l'ont connu ne cessent de célébrer son œuvre, y repérant des questionnements fondamentaux quant à l'actualité de la peinture.

Vernissage de lla rétrospective Thierry-Loïc Boussard



[19:00-22:00] Fête de l'été / Sommerfest
Location:
Goethe-Institut
17, avenue d'Iéna
75116 Paris
M° Iéna, Boissière
France
Phone : +33 (0)1 44 43 92 30
Fax : +33 (0)1 44 43 92 40
Mail : info@paris.goethe.org
Internet Site : www.goethe.de/paris
Description:
Fête de l'été / Sommerfest

[19:00] Vernissage d'Eduardo Arroyo "Dans le respect des traditions"
Location:
Fondation Maeght
623, chemin des Gardettes
06570 Saint-Paul-de-Vence
M° Gare SNCF de Cagnes sur Mer
France
Phone : +33 (0)4 93 32 81 63
Fax : +33 (0)4 93 32 53 22
Mail : accueil@fondation-maeght.com
Internet Site : www.fondation-maeght.com
Description:
1er juillet - 19 novembre 2017

Du 1er juillet au 19 novembre 2017, Eduardo Arroyo investira les cimaises de la Fondation Maeght. Considéré comme l'un des grands artistes espagnols de sa génération, Eduardo Arroyo dépeint l'humanité à travers des jeux d'images dont l'origine est tant la société que l'Histoire, l'histoire de l'art ou de la littérature. Il le fait avec une vérité et un humour qui se jouent des scénographies mythologiques ou politiques. Il utilise la narration par fragment, avec goût du paradoxe, et livre une œuvre picturale extrêmement construite et faisant preuve d'une liberté constante. Également écrivain, Eduardo Arroyo a choisi avec un soin particulier, mariant l'absurde et l'ironie, le titre de l'exposition à la Fondation Maeght, « Dans le respect des traditions ».

La Fondation Maeght propose un parcours thématique d'œuvres réalisées depuis 1964, composé de tableaux célèbres et de peintures inédites dont une série de toiles réalisées spécialement pour cette exposition. Elle présente aussi de nombreux dessins, un ensemble de sculptures, dont des « pierres modelées » et des assemblages, entre fiction et réalité, comme une série de têtes hybrides. Spectaculaire par sa diversité de matières, par la profusion de personnages, par son éventail de couleurs, l'accrochage met aussi en scène des petits théâtres comme celui autour du tableau l'Agneau Mystique ou celui du Paradis des mouches, royaume des vanités.

Rattaché au courant de la Figuration narrative qui se développe en Europe dans le début des années 1960, Eduardo Arroyo est un artiste solitaire. Héritier de Picabia, il refuse toute esthétisation complaisante de l'art et des images. Il défend l'exemplarité de l'œuvre. Il veut que sa peinture soit accessible au plus grand nombre. Ses toiles sont peintes en aplats, mais il emploie aussi fréquemment une composition tributaire du collage. Il exécute également des sculptures pour lesquelles il manie la terre cuite, le fer, la pierre, le plâtre ou le bronze. L'usage du « non sense », de l'illogisme, en fait un héritier direct de Lewis Carroll et de l'humour noir.

Eduardo Arroyo utilise les images produites par nos sociétés. Il s'en est toujours servi pour démontrer l'efficacité de l'art contre les idéologies, notamment lorsqu'il quitte l'Espagne franquiste en 1958 pour s'exiler à Paris. Il réalise des peintures d'histoire(s), désacralise les personnalités politiques et use, comme il l'entend, des grands héros ou des personnages de pouvoir.

Vernissage d'Eduardo Arroyo "Dans le respect des traditions"
Le retour des croisades, 2017

[19:00] Vernissage de Fu Zhiyong
Location:
Galerie-Librairie Impressions
17, rue Meslay
75003 Paris
M° Temple, République
France
Phone : +33 (0)1 42 76 00 26
Mail : impressions98@wanadoo.fr
Description:
Et toujours l'exposition du photographe chinois Fu Zhiyong jusqu'au 2 septembre 2017
(fermé du 21 juillet au 21 août)

Des formes abstraites, des masses évanescentes, des lignes qui se fondent en variations de gris, des volutes blanches sur fond noir : la fumée constitue les objets intangibles que travaille Zyon. L'effet aléatoire de la matière à l'état de gaz est saisi par la photographie à la manière de sculptures, faisant assumer à ces formes légères l'épaisseur de la matière modelée.

Dans ces sculptures de fumée, Zyon reprend les formes de l'art classique chinois, non seulement au niveau des supports (monochromie, éventails ronds et rouleaux), mais aussi au niveau des formes qui lui permettent d'interroger les concepts fondamentaux de la pensée et de l'esthétique chinoise.

Certaines photographies montrent directement des fumées volatiles, mais dans la série « conception de pierres) (zao shi), une part importante du travail de l'artiste a consisté à donner du poids au gaz/fumée pour que s'en dégage des formes abstraites mais emblématiques, comme celles des fameuses pierres du lac Tai. Ces dernières, collectionnées par les lettrés, sont dites « pierre de rêves », une expression qui souligne également le contraste entre la lourdeur de la pierre et la légèreté de l'imaginaire.

« Plates, certaines présentent une élégante sailli, comme une colline merveilleuse parmi les nuées d'immortalité [...] ; certaines s'enroulent et se meuvent comme des dragons ou des phénix ; d'autres encore semblent sur le point de s'élancer comme des diables ou des fauves [...]. Au soir, c'est une violente tempête : des cavernes béantes semblent avaler les nuages, défier la foudre ; inébranlables, on les craint et les admire. Au l'aube, ce sont des brumes qui se dissipent sur un joli paysage : une pluie persistante sur la falaise, qui balaie les nuées, vaporeuses, on se plait [parmi ces pierres]. [...] Souvent je vais les observer [...] : Quelle intention le créateur y a-t-il placée ? Le chaos embryonnaire s'y est-il figé, comme une réalisation du hasard ? [...] » Dans ces pierres, Bai Juyi voulait voir le souffle originel.

Les « pierres de rêve » évoquent ainsi des paysages imaginaires, mais surtout elles contiennent la puissance de l'univers dans son état embryonnaire ; elles sont une cristallisation des forces créatrices, des souffles originels (qi) mis en mouvement par le Dao. C'est à cette conception fondamentale de la pensée chinoise, tant taoïste que confucéenne, que renvoient les « formes de souffles ». Ce sont des pierres à l'état de qi ; elles sont ici un peu plus dégagées de leur matérialité superflue, un peu moins réelles, mais par le biais de la photographie elles conservent leur dimension intemporelle. Zyon transfert les concepts de la philosophie classique chinoise de la roche à l'image.

Si les pierres peuvent parfois être considérées comme du qi figé, c'est la fumée, la brume, ou la vapeur (homophones en chinois) qui s'approchent le plus de la forme subtile des souffles, au demeurant invisibles. Les nuages et les brumes naissent de la montagne et sont l'expression des très puissants souffles telluriques. C'est dans ces brumes qu'infusent les souffles (chong qi) de la terre et du ciel créateurs du monde dans ses mutations infinies. Voir ces souffles, c'est assister à la genèse.

Dans la conception traditionnelle, il est important de saisir ces qi en mouvement permanant, de les faire sien pour s'en approprier la puissance ou simplement pour vivre mieux, en accord avec le Dao. Mais leur forme est celle du Dao : insaisissable, puisqu'elle ne se fixe jamais elle ne peut être considérée que dans son instantanéité. Utiliser l'instantané de la photographie pour saisir sa forme et le montrer, tel est l'enjeu de cette exposition.

Quelques œuvres se démarquent par leur violente polychromie et une esthétique moins « lettrée ». Ces compositions florales s'apparentent à des vanités : elles se rapportent à l'idée bouddhique de la vacuité des formes et des couleurs visibles. « La forme n'est point différente du vide ; le vide ne l'est pas plus de la forme. La forme, c'est le vide ; le vide est la forme ». Là encore, Zyon propose de réfléchir à ce qu'il nous est possible de voir, ce que la photographie peut restituer du monde.

La modernité de ces formes venues de la Chine classique dans le champ de la photographie est saisissante, comme le contraste entre le réalisme propre à la photographie et l'absence de réalité - ou la réalité imperceptible - du souffle et de la couleur. Les séries présentées invitent à une réflexion sur la photographie comme révélateur/indice d'une réalité intangible.

(Texte Cédric Laurent)

Vernissage de Fu Zhiyong

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Fetish"
Location:
Concorde Art Gallery
179, boulevard Lefebvre
75015 Paris
M° Porte de Vanves
France
Phone : +33 (0)1 48 28 78 02
Mail : contact@concorde-art-gallery.com
Internet Site : www.concorde-art-gallery.com
Description:
Concorde Art Gallery vous invite au vernissage de sa nouvelle exposition "Fetish".

Venez decouvrir les oeuvres de Patrick Blondeau, Jean-Pierre De Crignis et Emmanuel Khatchikian

Exposition du 01/07 au 30/08 2017

Vernissage de l'exposition "FETISH"

[19:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Il bel mondo di Belmondo"
Location:
Marseille
Marseille
13000 Marseille
M° Gare SNCF Marseille Saint-Charles
France
Internet Site : www.marseille.fr
Description:
Exposition "Il bel mondo di Belmondo"

Soirée vernissage 30 juin 2017 au Château de la Buzine

[19:00] Vernissage de l'exposition "Jean-Paul Belmondo"
Location:
Marseille
Marseille
13000 Marseille
M° Gare SNCF Marseille Saint-Charles
France
Internet Site : www.marseille.fr
Description:
Château de la Buzine

Vernissage de l'exposition "Jean-Paul Belmondo"

[19:30] Finissage de Cécile Hug "Blason du Corps"
Location:
Galerie de La Voûte
42, rue de la Voûte
75012 Paris
M° Porte de Vincennes, Picpus
France
Mobile : +33 (0)6 09 94 49 60
Mail : galeriedelavoute@gmail.com
Internet Site : www.galeriedelavoute.com
Description:
Blason du corps

Le monde de Cécile Hug s'apparente à une carte de Tendre qu'elle dessine au fil de ses œuvres. Là où les amants du XVIIe siècle arpentaient les chemins de l'amour à travers une topographie allégorique, l'artiste, elle, dresse sa cartographie amoureuse à partir de différentes parties du corps qu'elle choisit de visiter. De petits territoires de sensualité que Cécile Hug observe, investit et qui donnent lieu à des séries de dessins, de sculptures, de moulages ou à des photographies. Le pubis, qu'elle raconte à travers ses entre jambes, le sein accrocheur qui hypnotise le regard... mais il y a aussi l'oreille, le nombril, le pénis, l'œil, l'aisselle, la bouche... Autant d'objets de désir et de plaisir que l'on retrouve déclinés à l'envi, jeu de répétitions et variations.

Dans cette géographie sensuelle composée par l'artiste, on remarquera le téton, comme elle aime le nommer. « Cette nouvelle focalisation sur cette partie du corps est née d'une distraction. Alors que je travaillais sur le parterre d'oreilles, installation sonore et visuelle où je devais mouler des centaines de fois mon oreille gauche, j'ai soudain eu envie de mouler mon téton - comme une récréation. Mon corps et ses sensations sont à l'origine de chacune de mes créations. L'idée de rendez-vous tétons m'est vite apparue : tétons d'hommes, tétons de femmes, empreintes récoltées au cours de mes rencontres. Il s'agit de donner à voir une partie du corps rarement dévoilée, volontairement délimitée afin qu'elle prenne une forme pure et minimale. Endroit du corps à savourer, bonbon peint en rose, le téton a la couleur de sa sensation plutôt que de son apparence. C'est aussi un clin d'œil fait à l'artiste Paul-Armand Gette, mon âme-sœur, que j'associe toujours à la couleur rose. »

Blason du corps, titre de l'exposition de Cécile Hug, devient ainsi une héraldique buissonnière formant un paysage sensuel et intime, où tour à tour, chaque partie du corps est sublimée. On y entendra aussi un lointain écho aux blasons de la Renaissance, ces courts poèmes célébrant un détail anatomique féminin, dont Clément Marot a été l'initiateur avec son Blason du beau tétin en 1535. Entrent ainsi en résonance avec les séries l'entre jambe et les rendez-vous tétons, des dessins au trait délicat comme l'œil de fougère, Godeleine au sein rose, de lèvres par trois, la sève, qui, comme souvent chez l'artiste, sont constitués d'éléments végétaux et animaux, glanés lors de ses cueillettes champêtres. Ici une branche de mimosa rehausse la courbe d'un œil ; là, quelques graines de clématites se transforment en spermatozoïdes frémissants ; là-bas une sauterelle et une libellule rendent visite à des entre jambes. Le travail de Cécile Hug naît aussi de ce geste simple et essentiel, cueillir, au gré de ses promenades dans la nature ou sur le corps des autres. Toujours porté par un état d'émerveillement, que ce soit pour le corps humain, la botanique ou le règne animal. Un regard délicieux et ravi qu'elle sait offrir en partage.

Céline du Chéné
Mauvais genres, France Culture

=> Vernissage le 7 juin à partir de 18:00
- Dialogue avec Paul-Armand Gette, lecture à deux voix du "Blason du beau tétin" de Clément Marot

=> Exposition du 8 au 29 juin

Vernissage de Cécile Hug "Blason du Corps"




[20:00] Vernissage de l'exposition "DESIGN PARADE"
Location:
Villa Noailles
Montée de Noailles
83400 Hyères
France
Phone : +33 (0)4 98 08 01 98
Mail : contact@villanoailles-hyeres.com
Internet Site : www.villanoailles-hyeres.com
Description:
DESIGN PARADE HYERES
12e Festival International de design

De nombreuses expositions à la villa Noailles jusqu'au 24 septembre 2017

10 designers, CONCOURS
Inga Sempé, TUTTI FRUTTI
Adrien Rovero, DOODLE
Pernelle Poyet, FIGURÉS
Maria Jeglinska, ARRÊT SUR IMAGE
Thélonious Goupil, RÉSIDENCE
Savoir-faire local : TERRE DE SALERNES
Laureline Galliot et Mathieu Peyroulet Ghilini, DIGITAL PAINT:LAB, SPACE DRAWINGS
Samy Rio, ITINÉRAIRES
Charles et Marie-Laure de Noailles, mécènes du XXe siècle, Un parcours dans les collections du Musée national d'art moderne - Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou
BLESS

Vernissage de l'exposition "DESIGN PARADE"

18:00
19:00
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