Saturday, September 9, 2017
Public Access


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Category: All

09
September 2017
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  Exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Location:
Château de Versailles
Place d'Armes
78000 Versailles
M° Gares SNCF de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 30 83 78 00
Mail : direction.public@chateauversailles.fr
Internet Site : www.chateauversailles.fr
Description:
du 30 mai au 24 septembre 2017

L'exposition se tiendra du 30 mai au 24 septembre 2017 au Grand Trianon, ouvert de 12h à 18h30.
Dernière admission : 18h
Fermeture des caisses : 17h50

Consacrée au séjour de Pierre le Grand à Paris et en particulier au château de Versailles, en mai et juin 1717, cette exposition commémorera du 30 mai au 24 septembre 2017 le tricentenaire de la visite du tsar en France.

Fruit d'un partenariat privilégié entre le musée national des châteaux de Versailles et de Trianon et le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, l'exposition présentera, à travers plus de cent-trente œuvres, ce qui fut, sous la Régence, deux ans seulement après la mort de Louis XIV, l'un des événements diplomatiques et culturels les plus marquants du début du règne de Louis XV.

Le parcours

Le parcours permettra de suivre pas à pas cette visite qui, pour être officielle, n'en fut pas moins libre. Héritier de la dynastie des Romanov et premier empereur de toutes les Russies, Pierre Ier cherchait l'inspiration dans les modèles français. Cet esprit curieux, passionné d'art, de sciences et de techniques, visita les résidences royales, les manufactures et les académies parisiennes, rencontra les plus éminents savants et artistes de son temps pour en attirer certains à la cour de Saint-Pétersbourg. Peintures, sculptures, pièces de mobilier et d'arts décoratifs, gravures et dessins, livres provenant de la bibliothèque du tsar ainsi qu'objets de son cabinet de curiosités dessineront le portrait de ce grand réformateur de la Russie, tourné vers l'Occident et en particulier vers une France héritière du Grand Siècle.

Commissariat

- Gwenola Firmin Conservateur en charge des peintures du XVIIIe siècle au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
- Thierry Sarmant Conservateur en chef, chef du Centre historique des archives, Service historique de la Défense
- George Vilinbakhov Vice-directeur du musée d'État de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg

Le voyage sur twitter

Découvrez sur le compte Twitter @CVersailles toutes les étapes du séjour de Pierre Ier dans le Paris du jeune Louis XV de mai à juin 1717. 300 ans presque jour pour jour après cette visite diplomatique mémorable, le hashtag #PierreLeGrandVoyage permet, au fil des jours, de revivre le voyage d'un tsar puissant et réformateur en quête d'inspiration autant politique et économique qu'artistique ou scientifique.

Fêtes galantes

Dans votre costume identique à ceux des plus belles époques de Versailles, vous êtes invités à retrouver l'ambiance raffinée et artistique des soirées d'appartement, un moment hors du temps, inoubliable. Cette année, le thème de ces fêtes sera bien sûr la venue de Pierre le Grand au château de Versailles pour qui fut organisé l'une des plus fastueuses réceptions officielles lors de son séjour.
Soirée costumée : 29 mai 2017 - 19h30
>> RSVP

L'exposition

Consacrée au séjour du tsar Pierre le Grand en France, à Paris et dans ses environs, en mai et juin 1717, l'exposition Pierre le Grand, un tsar en France. 1717, qui se tiendra au Grand Trianon du 30 mai au 24 septembre 2017, commémorera le tricentenaire de cette visite diplomatique. Fruit d'une collaboration exceptionnelle entre le château de Versailles et le musée d'État de l'Ermitage, elle présentera plus de 150 œuvres - peintures, sculptures, arts décoratifs, tapisseries, mais aussi plans, médailles, instruments scientifiques, livres et manuscrits - dont les deux tiers appartiennent aux collections du prestigieux musée de Saint-Pétersbourg.

Issu de la dynastie des Romanov, fils du tsar Alexis Mikhaïlovitch (1645-1676) et de Nathalie Narychkine (1651-1694), Pierre Ier (1672-1725), vingt ans après la « Grande Ambassade » qui l'a mené une première fois en Europe en 1697-1698, entreprend un nouveau voyage en Occident. Il atteint la France le 21 avril 1717 et y demeure jusqu'au 21 juin suivant. À Versailles où il fait étape deux fois, il est logé au Grand Trianon, du 24 au 26 mai puis du 3 au 11 juin 1717.

Le parcours de l'exposition suit pas à pas ce séjour qui, pour être officiel, n'en est pas moins libre car, force de la nature, imprévisible et peu façonné à l'Étiquette, Pierre Ier bouscule le protocole à maintes reprises. Sa rencontre avec Louis XV marque notamment les esprits : faisant fi du cérémonial de cour, il prend dans ses bras, en un geste spontané, l'enfant roi, tout juste âgé de sept ans. De nombreux mémorialistes, parmi lesquels Saint-Simon, le marquis de Dangeau ou Jean Buvat nous ont laissé de précieux témoignages permettant de retracer ce voyage.

Si ce séjour a des visées politiques et économiques - un projet d'alliance avec la France contre la Suède d'une part, la signature d'un traité de commerce de l'autre -, le tsar réformateur, fondateur de la Russie moderne, veut par-dessus tout voir ce que la France possède de plus remarquable afin d'en adapter certains modèles à son empire. Durant les deux mois qu'il passe dans le Paris de la Régence, visites et discussions avec les Français nourrissent sa réflexion et infléchissent les travaux qu'il a entrepris depuis 1703 à Saint-Pétersbourg et dans ses environs.

À Paris, Pierre se rend à l'Académie des Sciences, dont il devient membre honoraire, à l'Observatoire, à l'Hôtel royal des Invalides et à l'Hôtel de la Monnaie où l'on frappe une médaille en son honneur. Le tsar visite également la manufacture des Gobelins qui lui inspire la création d'une fabrique de tapisseries dans sa nouvelle capitale. Découvrant les marchands parisiens tel un simple particulier, il fait provision de livres, d'instruments scientifiques et techniques. Enfin, comme il est d'usage, ce voyage suscite l'échange de prestigieux cadeaux diplomatiques ; à l'image de la tenture du Nouveau Testament offerte à Pierre le Grand, composée de quatre tapisseries d'après Jouvenet et conservée aujourd'hui au musée d'État de l'Ermitage.

L'exposition met aussi en lumière les rapports du tsar avec les artistes français. En effet, dès 1716, il attire à la cour de Saint-Pétersbourg plusieurs maîtres, parmi lesquels Louis Caravaque (1684-1754), l'architecte Jean-Baptiste Le Blond (1679-1719) et le sculpteur ornemaniste Nicolas Pineau. Lors de son séjour en France en 1717, il est portraituré par deux peintres de renom, Jean-Marc Nattier (1685-1766) et Jean-Baptiste Oudry (1686-1755).

Souverain guerrier et voyageur, Pierre le Grand parcourt le monde pendant près de quatre décennies, de la mer Blanche à la mer Caspienne, de la Hollande à la Moldavie et de l'Angleterre à la Perse. Cette personnalité hors du commun a su s'imposer, au regard de la postérité, comme l'un des monarques les plus marquants de son pays, initiateur d'une nouvelle Russie.

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Cassette de Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Cadran Solaire
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Veste de costume d'été de Pierre Ier
Musée de l'Ermitage

Vernissage de l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France. 1717"
Louis XV visite Pierre le Grand à l'hôtel de Lesdiguières
Château de Versailles

Salon Maison&Objet Paris
Location:
Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte
Parc d'expositions de Paris-Nord Villepinte
BP 68004
95970 Roissy CDG Cedex
M° RER B Parc des Expositions
France
Phone : +33 (0)1 48 63 30 30
Fax : +33 (0)1 48 63 33 63
Internet Site : www.expoparisnord.com
Description:
8-12 septembre 2017
Du vendredi au lundi : de 9h30 à 19h
Le mardi : de 9h30 à 18h

Le rendez-vous international des professionnels de l'art de vivre, de la décoration d'intérieur et du design.

www.maison-objet.com

08:00  
09:00 [09:00-12:00] Présentation des nouveautés Antoinette Poisson
Location:
Montmartre
Montmartre
75018 Paris
M° Abbesses, Lamarck - Caulaincourt, Pigalle, Anvers, Château Rouge
France
Description:
chez My Little Paris
6 allée des Brouillards
75018 Paris

Présentation des nouveautés Antoinette Poisson

[09:00] Vernissage de Noguchi Rika "At the Bottom of the Sea"
Location:
Tokyo
Tokyo
120 Tokyo
Japan
Internet Site : www.metro.tokyo.jp
Description:
Taka Ishii Gallery Tokyo
6-5-24 3F Roppongi Minato-ku Tokyo #106-0032
+81 (0)3 6434 7010 tig@takaishiigallery.com
Gallery hours: 11:00-19:00 Closed on Sunday, Monday and National Holidays

Sep 9 - Oct 7, 2017
Opening reception: Saturday, Sep 9, 18:00 - 20:00

Vernissage de Noguchi Rika "At the Bottom of the Sea"
"At the Bottom of the Sea", 2017, C-print © Noguchi Rika



[11:00] Finissage de l'exposition "Leonor Fini - Les premières années à Paris"
Location:
Galerie Minsky
37, rue Vaneau
75007 Paris
M° Saint-François-Xavier, Vaneau
France
Phone : +33 (0)1 55 35 09 00
Mail : contact@galerieminsky.com
Internet Site : www.galerieminsky.com
Description:
Pour la rentrée, la Galerie Minsky vous présente son nouvel accrochage.
Exposition du 1er au 30 septembre 2017
Brunch samedi 9 septembre 2017 à 11h


Leonor Fini
Les premières années à Paris
1931 - 1934

Vernissage le mercredi 28 juin 2017 à partir de 18h
Exposition du 29 juin au 29 juillet 2017

A son arrivée à Paris à 23 ans, en 1931, Leonor Fini s'est vite liée d'amitié avec André Pieyre de Mandiargues, Henri Cartier-Bresson, Jlues Supervielle et Max Jacob. Celui-ci a montré ses peintures à Christian dior, alors directeur de la Galerie Jacques Bonjean, rue de la Boétie.

La première exposition personnelle de Leonor Fini à Paris, en 1932, a eu lieu dans cette galerie. Le critique d'art Jean Cassou, l'auteur de l'introduction du catalogue, a écrit avec grand enthousiasme que ces tableaux représentaient "des jeux et des luttes de femmes gourmandes et effrénées, drapées dans des tissus légers et roses comme des sorbets".

La Galerie Minsky présente, du 29 juin au 29 juillet 2017 un ensemble de tableaux de cette époque peu connus de l'oeuvre de Leonor Fini.

Vernissage de l'exposition "Leonor Fini - Les premières années à Paris"
Photo de Leonor Fini, C 1936

Vernissage de l'exposition "Leonor Fini - Les premières années à Paris"
Leonor Fini - Autoportrait, 1946, plume et lavis d'encre de chine, 35 x 25 cm

Vernissage de l'exposition "Leonor Fini - Les premières années à Paris"

Vernissage de l'exposition "Leonor Fini - Les premières années à Paris"
Leonor Fini - Maternité, 1932 - 1934, Huile sur toile

[11:00-21:00] Vernissage de Françoise Pétrovitch
Location:
Semiose galerie-éditions
54, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau, Réaumur - Sébastopol
France
Phone : +33 (0)9 79 26 16 38
Mail : b.porcher@semiose.com
Internet Site : www.semiose.com
Description:
9 septembre - 28 octobre 2017
Vernissage le samedi 9 septembre, de 11h à 21h

La galerie Semiose est heureuse de vous présenter la 3e exposition personnelle de l'artiste Françoise Pétrovitch.

« [...]Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune, [...] »
Paul Verlaine, "Clair de lune", in "Fêtes Galantes", 1869

Sonatines en rouge et rose

Samuel Beckett décrivait la Septième Symphonie de Beethoven comme « une surface sonore dévorée par d'énormes pauses noires, si bien qu'à la fin nous ne percevons plus qu'un sentier de sons suspendu à des hauteurs vertigineuses reliant des abîmes de silence insondables 1 ». Pourquoi un tel projet dans le domaine de la musique ne le serait-il pas dans le domaine pictural ? Françoise Pétrovitch, tout au long de ses plus de vingt ans de carrière, pourrait s'être donnée semblable dessein. Et si les ouvertures qu'elle déplie dans son travail ne s'arrêtent pas aux seuls passages de l'intime à l'extime, du dessin à la peinture, de la feuille de papier à l'espace mural, du plan au volume, de la céramique au bronze, le vertige que celui-ci replie au plus profond tient sans nul doute dans cette part d'indicible qu'il recèle et qui résiste à toute tentative d'interprétation.

Longtemps, notre regard a ainsi cheminé solitaire sur les sentiers que son œuvre traçait au fil du temps, sur ces paysages d'enfance qui la bordaient, sur ces impressions qui la débordaient, sur ces sensations qui affleuraient le papier, sur ces émotions qui se noyaient dans l'encre, sur ces sentiments qui s'arrêtaient dans les suspens du trait. Mais pour donner plus de lumière et de densité, d'intensité et de profondeur à ses sujets, il a presque fallu à l'artiste endiguer ce déferlement expressif que les formes, les couleurs, les traits, les gestes, les regards portaient à son acmé. Le passage par la peinture a été cette voie pour y parvenir, pour élaguer encore, pour réduire d'autant mieux, pour distiller jusqu'au cœur ou à l'âme des choses et des êtres. Les tableaux se sont intitulés "Nocturne", les fonds se sont drapés du sombre de l'ombre ou de la nuit, les fleurs ont flétri sur leur tige, les visages se sont tus, et le rouge a gagné les mains hors de cette protection du gant que d'aucuns ont déposé à terre.

Aujourd'hui, Françoise Pétrovitch semble s'être pacifiée avec son œuvre et ces histoires, sa vie d'artiste et sa propre histoire. Sa peinture est dès lors redevenue aussi lumineuse que la clairière au-delà de l'orée de la forêt, aussi fraîche que le ruisseau, aussi tendre que le vert des prés, aussi rose que les joues empourprées. Se souvenant presque de l'adage de Maurice Denis - « se rappeler qu'un tableau, avant d'être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées » - les mélopées et les lamentos qui crevaient des silences déchirants ont fait place à des contrepoints raffinés, des décalages subtils, des superpositions inventives, des glissements continus, des plans de couleurs autonomes et aériens, des gestes rapides et décisifs de l'ordre parfois du "staccato", parfois du "vibrato". Néanmoins l'"allegro" ne surgit pas plus là où la douce mélodie de la mélancolie a cédé le pas ; la rêverie s'y fait toujours autant entendre, discrète, légère, plus frissonnante que jamais. Et si les masques sont tombés, les yeux ne demeurent pas moins clos dans l'éternité du tableau. À nous de les déciller de toute la force de notre regard.

Marc Donnadieu

1 Lettre à Axel Kaun du 7 juillet 1937 publiée dans "Samuel Beckett, Lettres I 1929-1940", édition de George Craig, Martha Dow Fehsenfeld, DanGunn et Lois More Overbeck. Traduit de l'anglais par André Topia. Gallimard, 2014.

Vernissage de Françoise Pétrovitch




[12:00-21:00] Vernissage d'Aurélie Pétrel "Cycle 2, figures photographiques"
Location:
Ceysson & Bénétière - Galerie Bernard Ceysson
anciennement Galerie B.C. Beaubourg
23, rue du Renard
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 77 08 22
Mobile : +33 (0)6 08 07 02 79
Mail : galerie@ceysson.com
Internet Site : www.ceyssonbenetiere.com
Description:
09 SEPTEMBRE - 14 OCTOBRE 2017
Vernissage le samedi 9 octobre de 12h à 21h
Cocktail en présence de l'artiste à 18h

Le temps dilaté du centre de recherche est uniquement scandé par le bruissement du calque et le bruit des pas, amorti par la moquette lourde et violette.
Les gants blancs ouvrent des boîtes d'archives et des cartons, soulèvent les papiers non acides qui séparent les dessins originaux, les tirages, les notes manuscrites. Le geste est lent, ample et répétitif, minutieux aussi. Il révèle.
L'exposition, quant à elle, fixe (mais temporairement, comme toujours chez Aurélie Pétrel). Des structures de l'architecte américain Peter Eisenman, Pétrel tire des figures. De la logique inhérente à ses formes, elle extrait une matière qui se mêle ici à la texture des phrases chuchotées. Ce n'est pas l'espace - qui relève chez Eisenman d'une opération conceptuelle - que recherche l'artiste dans les croquis et les vues axonométriques de l'architecte, mais le trait - tantôt clinique, tantôt hésitant, toujours superposé à celui des autres dessins d'une même pochette - auquel elle redonne corps et dimension. C'est cette transparence comme propriété organisationnelle, et non matérielle, qu'elle donne ici à éprouver. C'est la concentration des corps arqués sur la table de consultation, œil plissé pour saisir le travail par-delà les traces, pour restituer mentalement les transformations de la matière : subdivision, glissements, superpositions, sectionnements, autant d'opérations que l'artiste redéploye, dans un moment fugitif.

Emmanuelle Chiappone-Piriou, 2017


Cette première exposition chez Ceysson & Bénétière constitue le chapitre introductif d'un nouveau cycle de recherche, entamé par l'artiste il y a un an. Après la confrontation avec la collection du FRAC Centre-Val de Loire, Pétrel s'est penchée sur les archives du Centre Canadien d'architecture (CCA), confirmant ainsi l'importance de la pensée architecturale dans sa démarche qui dépasse la photographie pour embrasser l'installation.

Vernissage d'Aurélie Pétrel "Cycle 2, figures photographiques"

[12:00-20:30] Vernissage de l'exposition "George Segal"
Location:
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 42 72 14 10
Fax : +33 (0)1 42 77 45 36
Mail : info@danieltemplon.com
Internet Site : www.danieltemplon.com
Description:
9 SEPTEMBRE - 28 OCTOBRE 2017
VERNISSAGE LE SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2017 DE 12H00 À 20H00

Pour lancer la nouvelle saison, la Galerie Templon propose de redécouvrir le travail de George Segal (1924-2000), probablement le plus existentialiste des artistes Pop. Célèbre pour ses environnements peuplés d'inquiétantes figures de plâtre, George Segal est considéré comme un des plus grands sculpteurs américains et cette exposition rétrospective est la première en France depuis vingt ans.

Les « tableaux vivants » de George Segal sont conçus comme une réflexion sur l'individu et la société de consommation. Jouant sur la perméabilité des espaces, l'artiste invite le spectateur à dialoguer avec ses figures anonymes et figées dans des scènes du quotidien. Segal y inverse les hiérarchies : les objets sont réels et permanents, comme la nature, tandis que la figure humaine est faite par la main de l'homme, dans un matériau des plus fragiles, le plâtre.

George Segal, né le 26 novembre 1924, à New York, et mort le 9 juin 2000 à New Brunswick (New Jersey), est un peintre et sculpteur américain, associé au mouvement artistique du Pop art.

Né de parents éleveurs de volailles dans le New Jersey, il fait des études d'architecture, puis est obligé de remplacer son frère, qui doit rejoindre l'armée en 1942, auprès de ses parents. Il étudie la psychologie, la littérature, l'histoire et la philosophie en cours du soir à l'université Rutgers de North Brunswidh dans le New Jersey jusqu'en 1958. Il se marie et dirige un élevage de poulets tout en fréquentant une association d'artistes pendant l'été où il rencontre Allan Kaprow et Hans Hofmann. Il se met à la sculpture et fait sa première exposition individuelle dès 1956 à la Hansa Gallery de New York, puis il devient enseignant à la Piscataway High School.

En 1960, un étudiant donne à George Segal des bandes plâtrées. Ce fut un déclic pour l'artiste qui sut immédiatement quoi en faire. Son premier modèle fut sa femme qu'il banda de la tête aux pieds. Il mit deux ans à maîtriser et perfectionner cette nouvelle technique. Ses personnages en plâtre, puis en bronze, sont devenus célèbres dans le monde entier, pour leur anonymat et la mélancolie triste ou tragique qu'il évoque. Il passe pour le sculpteur le plus original et le plus important de sa génération avec Duane Hanson. Il a eu une influence sur plusieurs sculpteurs du mouvement hyperréaliste, notamment sur John de Andrea.

L'université d'État de Montclair, au New Jersey, a nommé sa galerie d'art, The George Segal Gallery, en l'honneur de l'artiste.

Il est représenté par la Galerie Daniel Templon à Paris et Bruxelles.

Vernissage de l'exposition "George Segal"

Né en 1924 à New York, George Segal a vécu et travaillé dans le New Jersey aux Etats-Unis, jusqu'à sa mort en 2000. Depuis 1962, date à laquelle l'artiste est repéré dans une exposition collective consacrée au Pop art naissant, la sculpture de George Segal a gagné une reconnaissance internationale pour sa capacité à transformer la réalité quotidienne en un théâtre d'apparitions mystérieuses et poétiques. Parmi ses nombreuses expositions personnelles, on peut citer les rétrospectives de 1978 (Walker Art Center, Minneapolis, MN ; San Francisco Museum of Modern Art, CA ; Whitney Museum of American Art, New York, NY, USA), de 1997 au Musée des beaux-arts de Montréal (Canada), de 1998 au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington, D.C.; de 2002 au Utsunomiya Museum of Art, Japon et au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg en Russie. La Galerie Templon a présenté pour la première fois le travail de George Segal à Paris en 1979, dans l'exposition collective « La peinture américaine ». George Segal est représenté dans les plus grandes collections internationales dont celles du MoMA (NYC), Moderna Museet (Stockholm), Mamvp (Paris), Kunsthaus Zürich, Israel Museum.

Vernissage de l'exposition "George Segal"
George Segal, The Dancers, 1971





[13:00-18:00] Vernissage de Louise Sartor "Left on read"
Location:
Galerie Crèvecoeur
9, rue des Cascades
75020 Paris
M° Ménilmontant, Pyrénées, Gambetta
France
Phone : +33 (0)9 54 57 31 26
Mail : info@galeriecrevecoeur.com
Internet Site : www.galeriecrevecoeur.com
Description:
September 9 - October 7
Opening September 9 from 1pm to 6pm

Vernissage de Louise Sartor "Left on read"






[14:00-19:00] Pré-vernissage de l'exposition "Pascal Kern - L'éloge du paradoxe"
Location:
Les Douches La Galerie
5, rue Legouvé
75010 Paris
M° Jacques Bonsergent
France
Phone : +33 (0)1 46 07 10 84
Fax : +33 (0)1 42 38 93 01
Mail : contact@lesdoucheslagalerie.com
Internet Site : www.lesdoucheslagalerie.com
Description:
Du 13 septembre au 21 octobre 2017
Du mercredi au samedi de 14h à 19h ou sur rendez-vous
Vernissage le 12 septembre de 18h à 21h

Même si les œuvres de Pascal Kern relèvent toujours de la photographie au sens technique du terme, ne nous y trompons pas, il s'agit de bien plus encore.

En observant de près ces grands tirages Cibachrome, aux couleurs très séduisantes, nous sommes en face d'installations sculpturales temporaires, de mises en scène à partir d'éléments naturels (cucurbitacées) ou industriels (objets récupérés) qui bouleversent irrémédiablement nos codes de perception de l'espace. À travers ces trois séries, Fictions colorées, Sculpture, Nature, Pascal Kern brouille toutes les cartes.

Comme le souligne Philippe Piguet, « tout est conjugué sur un mode complémentaire, le plein / le vide, le négatif / le positif, l'endroit / l'envers, la surface / le volume. Il s'agit toujours chez lui de mettre en évidence, la présence d'un espace virtuel, procédant d'une réalité davantage conceptuelle que tangible » 1.

Tout est prétexte en effet à une lecture paradoxale. Si l'on veut bien admettre que le propos de Pascal Kern n'est donc pas de représenter des objets en tant que tels, il faut alors affirmer que son travail nous questionne sur les modes de représentation propres à l'histoire de la peinture et de la sculpture, ce passage de deux à trois dimensions et inversement. Pour Régis Durand, « tout cela conduit le spectateur à des allers et retours entre la fascination de l'image photographique, en son raffinement extrême, et la conscience que sa fonction traditionnelle est déplacée et exige de nous une nouvelle attention. Nous n'avons à faire ni à une célébration, ni à une déploration du monde, comme le sont souvent tant de photographies. Mais plutôt à une très riche méditation sur l'usage des formes, leur destin, leur fragile passage dans le monde » 2.

Depuis sa disparition en 2006, aucune exposition personnelle n'avait été consacrée en France au travail de Pascal Kern. C'est donc une très grande chance pour la galerie de pouvoir proposer une nouvelle lecture de cette œuvre, à de mains égards exceptionnelle.

1 Philippe Piguet, « L'espace entre-deux », in Pascal Kern, Le Parvis, Tarbes et Parvis 3, Pau, 1992
2 Régis Durand, « Pour une poétique des transferts », in Pascal Kern, C.A.P. Royan, 1994

Vernissage de l'exposition "Pascal Kern - L'éloge du paradoxe"
Sculpture, 1988
© Succession Pascal Kern / Courtesy Les Douches la Galerie, Paris

[14:00-20:00] Vernissage d'Eric Pougeau "31-03 Blues"
Location:
Lily Robert
3, rue des Haudriettes
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 43 70 03 01
Mail : lily@lilyrobert.com
Internet Site : www.lilyrobert.com
Description:
9.9.2017 - 16.9.2017
Vernissage le samedi 9 septembre 2017, à partir de 14h

Tandis qu'il avance d'un pas volontaire sur la route interminable, l'horizon se dérobe immanquablement, à la manière d'un mirage leurrant le voyageur égaré dans le désert. Comme s'il marchait sur un tapis roulant évoluant en sens inverse, le condamnant au sur-place. Le but qu'il s'est fixé, il ne l'atteindra jamais. D'ailleurs, a t'il vraiment un projet, cette marche forcée obéit-elle à un dessein précis ? Il semble bien plutôt subir les effets d'une loi supérieure. « Il faut imaginer Sisyphe heureux », conclut Albert Camus à la fin du Mythe de Sisyphe, postulant qu'à partir du moment où le héros tragique prend conscience de la dimension absurde de sa triste condition, il est alors en mesure d'en accepter pleinement le caractère répétitif.

Soudain, à la manière d'un lapsus linguae, l'artiste trébuche. Et chute. Puis, tel un automate, se relève et reprend sa course, pour tomber à nouveau. Jusqu'à la fin des temps... « Je cherchais la fraîcheur, j'ai marché jusqu'au sang. » Tomber, se relever, recommencer, comme le rocher dévale quotidiennement la montagne. Chuter comme le disjoncteur remet les compteurs à zéro, lorsque le fusible en vient à griller. Les nouvelles œuvres d'Éric Pougeau déploient autant de métaphores d'une condition humaine qui nous condamne à l'éternel retour.

Richard Leydier


Le travail d'Eric Pougeau sera présenté lors de l'exposition collective "Mauvais genres", à partir du 1 décembre, chez agnès b.

Il a également contribué au documentaire par Yves-Marie Mahé, en projection du 7 au 9 septembre dans le cadre de L'Etrange Festival, et à l'ouvrage Encyclopédie pratique des mauvais genres conçu pour les vingt ans de l'émission éponyme sur France Culture par Céline Du Chéné qui sortira chez Nada-Editions le 28 septembre.

Vernissage d'Eric Pougeau "31-03 Blues"

[14:00-21:00] Vernissage d'Eudes Menichetti
Location:
Galerie Eko Sato
57, rue des Cascades
75020 Paris
M° Pyrénées, Jourdain, Couronnes
France
Mobile : +33 (0)6 24 92 13 23
Mail : contact@ekosato.com
Internet Site : www.ekosato.com
Description:
Exposition du 9 septembre au 11 octobre 2017

Tout commence par un dessin. Les traits se poursuivent et tissent une histoire traçant au fur et à mesure l'image surréaliste ou baroque d'un personnage imaginaire. Puissant et organique.
Indigeste : une exposition particulière dans laquelle l'artiste s'investit totalement dans une démarche. Dans le concept de la duplication. Le double. La figure dupliquée est travaillée en série selon différentes techniques. Des techniques qui nous racontent une histoire.

« Je dessine ce que je suis dans le monde ».

Au tout début, un dessin. Puis les traits vont se former de milliers de trous. L'empreinte de la feuille de papier percée devient une pyrogravure sur bois sur fond de feuilles d'argent. Ce nouveau support va se transformer en tableau de caoutchouc recouvert de clous. En découle un bas relief, une fresque, ou un tableau à résonance byzantine. Se développent alors différentes propositions visuelles; Le dessin se transforme en un élément végétal, un buste militaire, homme ou monstruosité, une oriflamme. Comme dans sa série Limule, on retrouve des références aux animaux primitifs, au sacré, au végétal, animal, et organique. Un travail autour de l'idée de la fossilisation, de l'empreinte, que poursuit Eudes Menichetti depuis plusieurs années. On peut parler de dissection de l'histoire de l'homme. L'artiste propose sa vision mystique de la peinture où le rapport à l'œuvre est de dimension manuelle voir corporelle. En opposition à la virtualité des nouveaux outils de travail de la société actuelle, ici l'implication est physique.

Vernissage d'Eudes Menichetti

[14:00-21:00] Vernissage de Cidália Soares et Carsten Sievers
Location:
Galerie Vincenz Sala
52, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, République
France
Phone : +33 (0)9 82 47 37 15
Mobile : +33 (0)6 58 93 39 27
Mail : vincenz.sala@vsala.com
Internet Site : www.vsala.com
Description:
Exposition du 9 septembre au 21 octobre
Preview le 9 septembre 2017 de 14h à 21h
Vernissage le 16 septembre 2017 de 18h à 21h (avec la contribution musicale d'Oliver Augst et Alexandre Bellenger)

Commissariat d'exposition: Astrid Ihle

Vernissage de Cidália Soares et Carsten Sievers
Carsten Sievers, Sans Titre, 2003-2011, Encre, magic tape, transparent, 37,5 x 30,6 cm,
Collection privée, Allemagne

C'est la ligne, en tant qu'intention esthétique concrète, qui constitue le point de départ du travail artistique de Cidália Soares et Carsten Sievers. Elle est à la fois matériau et vecteur d'une pratique expérimentale ciblée sur la répétition et la variation. Partant de paramètres simples et clairement définis, les deux artistes développent des systèmes complexes pour une exploration graphique de l'espace et de la profondeur.

Dans ses dessins à l'encre, généralement de petit format, Cidália Soares remplit la surface picturale de lignes minutieusement tracées. Parfois ces lignes forment des rayures, parfois elles produisent des hachures s'entrelaçant en mouvements ondulés. Le tracé des lignes et le choix des couleurs - des tons vifs de jaune, rouge ou turquoise au noir profond en passant par l'ocre et le marron - établissent ainsi un dialogue tout en nuances. Ils s'associent en de délicats traits de couleurs qui évoquent des veinures, ou font apparaître des effets de dégradés comme un scintillement optique. Il émane de ces dessins une mystérieuse luminosité. Cidália Soares les qualifie d'ailleurs de «petites fenêtres ouvertes qui donnent à voir une lumière picturale et appellent à ralentir le regard».

Vernissage de Cidália Soares et Carsten Sievers
Cidália Soares
Cidália Soares, Sans titre, 2016, dessin à la plume, 30 x 40 cm

En variant les longueurs, en jouant sur des contrastes de clair et de foncé, les lignes qui se croisent et se superposent créent tantôt des motifs géométriques, tantôt des formes qui s'intercalent ou qui semblent flotter à la surface du papier pour ensuite s'estomper dans la profondeur de la représentation. Certains feuillets présentent comme un treillis et entraînent le regard au-dedans, vers un subtil jeu de lignes. Dans d'autres, des quadrillages imbriqués forment des compositions complexes qui donnent à voir un chatoiement, une oscillation spatiale évoquant parfois des structures architecturales. Le travail en série ouvre sur un vaste champ de permutations, de transformations, de décalages.

Les œuvres de Cidália Soares dotent le vocabulaire formel, géométrique et abstrait, d'un chromatisme expressif qui confère à ces images subtiles une tonalité subjective et émotionnelle. C'est dans une approche ludique qu'apparaissent des références aux systèmes artistiques développés par des artistes comme Günther Förg ou Sol Lewitt. Les nuances de coloris et de densité chromatique - dues au mouvement de la main dans l'application de l'encre sur la feuille - ainsi que des petites variations dans l'exécution viennent perturber le systématisme rationnel des principes de composition formels qui les constituent. Ce mode de travail relève d'une tension qui se manifeste avec brio dans la mise en scène de rapports spatiaux complexes: alternance de clair et de foncé, d'épaisseur et de transparence. Ses dessins nous entraînent dans un voyage vers les profondeurs de l'espace pictural.

Une simple ligne ondulée - telle est la base tant matérielle que conceptuelle des pliages de Carsten Sievers. Dans des variations se renouvelant sans cesse, l'artiste reporte cette forme géométrique élémentaire sur des papiers calque grand format, au graphite et à l'aide d'un gabarit. La feuille pliée permet à la ligne d'entamer un dialogue avec elle-même. Les superpositions et concentrations font apparaître des images complexes, littéralement composites, laissant le dedans et le dehors, le centre et la périphérie, l'espace pictural et la profondeur se redéfinir et se circonscrire à chaque étape du travail.

Le processus consistant à plier et inciser le papier ouvre de multiples perspectives et possibilités d'action, tandis que d'autres s'écartent - l'issue du jeu reste indéterminée. De fait, pour Carsten Sievers, ce travail revient à jouer une partie d'échecs contre lui-même qui finirait, dans le meilleur des cas, en «partie nulle pour tous les éléments concernés»: «Une situation simple et calme, dans laquelle aucun autre mouvement n'est possible, riche de toute cette énergie et tension qui a permis leur émergence», pour reprendre les propos mêmes de l'artiste. Le travail achevé est - et présente - un rapport complexe à soi-même.

La pratique de l'addition et de la répétition, dont Carsten Sievers a résolument fait son principe artistique, se retrouve aussi dans les œuvres du deuxième cycle, objets muraux en plexiglas, ventouses et fil de fer. Pour ces objets, l'artiste a percé des ventouses à intervalles réguliers dans des plaques de plexiglas en couleur. Pour fixer les ventouses sur le mur, il s'est servi d'un fil métallique courbé en formes sérielles. La fixation ainsi rendue visible prend la forme d'un entrelacs sibyllin qui évoque comme une calligraphie.

Par leur manière de décliner un message formel de base, les œuvres de Carsten Sievers renvoient aux éléments d'un minimalisme désormais classique - on pense ici à Brice Marden, Donald Judd ou Eva Hesse -, mais tout en l'interrogeant: que ce soit par le choix des matériaux en apparence rudimentaires, par leur mode de fabrication affiché, ou par le caractère revendiqué des erreurs et impondérables comme éléments constitutifs de la représentation.

Astrid Ihle

Cidália Soares
Née en 1971 en France
Formation: 1993-1998, École Nationale des Beaux-Arts de Bourges
Vit et travaille à Paris
www.cidaliasoares.com

Carsten Sievers
Né en 1969 en Allemagne
Formation: 1989-1998, Hochschule der Künste, Berlin
Vit et travaille à Berlin
www.eigen-art.com

[14:00-21:00] Vernissage de Clemens Wolf "SOMETIMES YOU LIVE TWICE"
Location:
Backslash Gallery
29, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, République
France
Phone : +33 (0)9 81 39 60 01
Mobile : +33 (0)6 63 60 14 48
Mail : info@backslashgallery.com
Internet Site : www.backslashgallery.com
Description:
vernissage le samedi 9 septembre de 14h à 21h
Nocturne des Galeries du Haut Marais

du 9 septembre au 28 octobre
"Un dimanche à la galerie" le dimanche 24 septembre de 12h à 18h
Nuit Blanche Off le samedi 7 octobre jusqu'à 22h

Backslash a le plaisir de présenter SOMETIMES YOU LIVE TWICE, la seconde exposition personnelle de Clemens Wolf à la galerie, avec un ensemble monumental de la série « Parachute objects » réalisée à partir de parachutes vétustes et obsolètes, dans une démarche proche de celle de l'Arte Povera. Matériau de prédilection de l'artiste autrichien, le tissu plastifié permet de jouer avec les formes et les couleurs et de lui conférer une esthétique étonnante de plis et replis qui fascinent et déroutent le regard.

A regarder le travail obsessionnel et mystérieux de Clemens Wolf, on découvre que la surface des œuvres de cette série, à la palette très riche, révèle un monde proche de l'organique. Si les contractions du tissu sont également pour l'artiste une représentation stylisée de l'état de décomposition et de pourriture, la résine utilisée pour fixer les plis confère aux œuvres un aspect brillant unique et la délicatesse des fils de parachutes enroulés souligne cette intensité.
L'utilisation du parachute, léger et aérien, renvoie à la notion fondamentale de la gravité terrestre.

Avec cette série des « Parachute Objects », Clemens Wolf attache une importance particulière à la frontière entre peinture, sculpture et dessin et mène une réflexion intense sur le sens du geste créatif et le statut d'oeuvre d'art.
L'artiste décline sans concession cette série hantée par sa propre histoire (il pratique intensément le parachutisme). C'est une démarche ancrée dans la recherche de perfection et d'absolu qui refuse toute projection figurative ou narrative. Proche de l'expressionnisme abstrait, cette série d'oeuvres rappelle les recherches obsédantes de John Chamberlain ou de Jackson Pollock. L'idée, déclinée à l'infini, projette l'observation aigüe de l'artiste pour le matériau et la couleur.

Le travail de Clemens Wolf a été récompensé par plusieurs prix en Autriche et a été exposé dans de nombreux pays, notamment l'Allemagne, la Suisse, la Chine, Israël ou encore les Etats-Unis. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques autrichiennes, dont celle du prestigieux Musée Essl de Vienne.

Vernissage de Clemens Wolf "SOMETIMES YOU LIVE TWICE"

[14:00-18:00] Vernissage de l'exposition collective "Déjeuner sur l'herbe"
Location:
Galerie Thaddaeus Ropac Pantin
69, avenue du Général Leclerc
93500 Pantin
M° Gare SNCF Pantin
France
Phone : +33 (0)1 55 89 01 10
Fax : +33 (0)1 55 89 01 11
Mail : galerie@ropac.net
Internet Site : www.ropac.net/contact/paris-pantin
Description:
9 Septembre - 14 Octobre 2017
Vernissage samedi 9 Septembre 2017, 14-18h

avec des oeuvres de Jules de Balincourt, Stephan Balkenhol, Miquel Barceló, Georg Baselitz, Cecily Brown, Jean-Marc Bustamante, Matali Crasset, Elger Esser, Antony Gormley, Adrian Ghenie, Secundino Hernandez, Alex Katz, Anselm Kiefer, Richard Long, Patrick Neu, Imran Qureshi, Yan Pei-Ming, Daniel Richter, Gerwald Rockenschaub, Sturtevant, Wolfgang Tillmanns, Erwin Wurm

Galerie Thaddaeus Ropac présente "Déjeuner sur l'herbe", une exposition de groupe organisée autour de la notion de prélassement et d'oisiveté.

Le titre de l'exposition est moins une référence directe à l'œuvre avant-gardiste d'Edouard Manet qu'un point de départ pour explorer le spectre complexe de ses interprétations possibles. Tout comme Manet a refusé de se conformer aux conventions picturales de son temps en innovant à partir de sujets et mode de représentation traditionnels, les travaux présentés dans l'exposition prennent délibérément le genre du paysage comme un moyen de saisir un état d'être du temps présent.

Les artistes présentés dans "Déjeuner sur l'herbe" interrogent l'appropriation et la diffusion de cet image-type dans notre culture visuelle. Ils adoptent souvent une approche critique à l'égard de nos modes de vie sur-stimulés, soit en nous invitant à réfléchir sur nos activités sociales et récréatives, soit en reconsidérant la frontière entre nature et culture. Dans certains cas, la figure humaine n'est qu'une simple trace; dans d'autres, le corps est un élément central, lié à un questionnement sur le genre. Toutes les œuvres sont cependant irriguées par des récits personnels ou sociaux et réaffirment le rôle de la subjectivité dans le flux contemporain d'images.

L'exposition présentera des œuvres de Jules de Balincourt, Stephan Balkenhol, Ali Banisadr, Georg Baselitz, Miquel Barceló, Cecily Brown, Jean-Marc Bustamante, Matali Crasset, Elger Esser, Antony Gormley, Adrian Ghenie, Secundino Hernandez, Alex Katz, Anselm Kiefer, Richard Long, Farhad Moshiri, Patrick Neu, Imran Qureshi, Daniel Richter, Gerwald Rockenschaub, Sturtevant, Wolfgang Tillmanns et Erwin Wurm. De nouvelles œuvres de Yan Pei-Ming, David Salle et Miquel Barceló ont été spécialement réalisées pour l'exposition.

L'utilisation métaphorique du corps comme paysage est fondamentale dans l'histoire de l'art occidental. Celle-ci atteint son paroxysme dans la «pornotopie», un terme inventé par le théoricien littéraire américain Steven Marcus en 1966 pour décrire en premier lieu «cette manière de voir l'expérience humaine comme une série d'événements exclusivement sexuels ou de commodités». Si les œuvres de Daniel Richter ou de Wolfgang Tillmans explorent ouvertement l'espace idéalisé et imaginaire de la pornographie. La peinture de Georg Baselitz souligne la présence ambiguë de la déchéance corporelle manifestée dans l'oblitération de toute caractérisation sexuelle. Dans Bilddrei (1991), deux personnages semblent fusionner pour créer un paysage asexué.

L'installation au sol de Richard Long, Blue Stone Circle (1995) reconfigure également la façon dont nous appréhendons l'espace et le temps. Réunissant des morceaux d'ardoise de formes inégales en un cercle parfait, la sculpture illustre un thème majeur dans le travail de Long : la relation entre l'homme et la nature.

En réduisant son vocabulaire à quelques formes et structures essentielles, Gerwald Rockenshaub crée des codes visuels qui visent à modifier la perception de nos espaces architecturaux, sociaux et culturels. Les structures linéaires, les formes géométriques individuelles et les champs de couleurs suggèrent une dimension narrative qui nécessite au spectateur de puiser dans son propre stock d'images pour la déchiffrer. Le mobilier de Matali Crasset crée un environnement récréatif qui invite le spectateur à participer à diverses activités, y compris la méditation et la collaboration créative. Chaque élément est conçu comme une intervention spatiale qui nous encourage à interagir avec l'objet.

Les vastes étendues désertes du Paysage International de Yan Pei-Ming (2006), simplement parsemées d'arbres solitaires, représentent une scène neutre, un non-lieu. Les larges coups de pinceau en noir et blanc donnent au décor une atmosphère étrange. De même, l'effet produit par les photographies d'Elger Esser est celui d'une écrasante tranquillité. La nature et la tradition du genre paysager sont l'épine dorsale de son travail et, sous la surface de ses photographies en grand format, gît à la fois une certaine angoisse et un sens du sublime.

La présence d'Adrian Ghenie dans ses propres images apparaît souvent comme une sorte de jubilation iconoclaste. Dans The Picnic, l'artiste transforme un sujet décontracté et traditionnellement traité de façon idyllique en une image convulsive et visionnaire. Le paysage s'efface autour de lui dans un tourbillon de courbes volcaniques qui rappellent des cicatrices alors qu'il s'accroupit sur son barbecue et qu'émerge un visage de satyre. Présentant un monde qui vibre de tous ses excès, Cecily Brown explore les émotions associées au toucher, au plaisir et à la passion dans ses peintures à l'huile pleines de tactilité. Elle peint souvent les formes comme s'il s'agissait de morceaux de chair, de façon presque abstraite jusqu'à ce qu'ils se dissolvent en pure couleur.

Vernissage de l'exposition collective "Déjeuner sur l'herbe"
Antony Gormley
POSE IV, 2016
Cast iron, 127 x 221,5 x 157 cm (50 x 87,2 x 61,81 in)
© Antony Gormley, Photo: Stephen White, London







[15:00-20:00] Inauguration des nouveaux espaces du cneai à Pantin
Location:
cneai =
Centre National Edition Art Image
Magasins généraux
1, rue de l'Ancien canal
93500 Pantin
M° Eglise de Pantin
France
Phone : +33 (0)1 39 52 45 35
Fax : +33 (0)1 39 52 43 78
Mail : cneai@cneai.com
Internet Site : www.cneai.com
Description:
SOUS LE HAUT PATRONAGE DE FRANÇOISE NYSSEN, MINISTRE DE LA CULTURE ET DE VALÉRIE PÉCRESSE, PRÉSIDENTE DU CONSEIL RÉGIONAL D'ÎLE-DE-FRANCE,

NICOLE DA COSTA, DIRECTRICE RÉGIONALE DES AFFAIRES CULTURELLES D'ÎLE-DE-FRANCE, MURIEL GENTHON, DIRECTRICE DE LA CULTURE DU CONSEIL RÉGIONAL D'ÎLE-DE-FRANCE, GÉRARD COSME, PRÉSIDENT D'EST ENSEMBLE, BERTRAND KERN, MAIRE DE PANTIN, STEVEN HEARN, PRÉSIDENT DU CNEAI ET SYLVIE BOULANGER, DIRECTRICE DU CNEAI

SONT HEUREUX DE VOUS INVITER LE SAMEDI 9 SEPTEMBRE

À L'INAUGURATION DES NOUVEAUX ESPACES DU CNEAI À PANTIN

EXPOSITION THE HOUSE OF DUST BY ALISON KNOWLES

RÉALISÉE AVEC ART BY TRANSLATION, PROGRAMME DE RECHERCHE ET D'EXPOSITIONS DE L'ESBA TALM, ANGERS, L'ENSA PARIS-CERGY ET LE CNEAI.

EN PRÉSENCE DES COMMISSAIRES DE L'EXPOSITION SYLVIE BOULANGER, MAUD JACQUIN ET SÉBASTIEN PLUOT, DE ALISON KNOWLES, DE HANNAH HIGGINS ET DES ARTISTES A CONSTRUCTED WORLD, BONA-LEMERCIER ET CHRISTELLE CHALUMEAUX, DIEUDONNÉ CARTIER, JAGNA CIUCHTA, TYLER COBURN, YONA FRIEDMAN, MARK GEFFRIAUD, RAMIRO GUERREIRO, JEFF GUESS, PETER JELLITSCH, KATARZYNA KRAKOWIAK, KENGO KUMA, LOU-MARIA LE BRUSQ, AURÉLIE PÉTREL, JOSHUA SCHWEBEL, DANIELA SILVESTRIN ET FRANCISCO TROPA.


PROGRAMME
15h : Discours d'inauguration
16h : #15 Wounded Furniture (Event Score, 1965), Alison Knowles
17h : Conférence, Hannah Higgins, Pr. University of Illinois at Chicago
18h : Newspaper Music (1962), Alison Knowles
18h30 : Performance, Katarzyna Krakowiak
19h : #2 Proposition, Make a Salad (Event Score, 1962), Alison Knowles

Au cours de la journée :
- An Hysterical Documentation (Parlez aux anguilles) avec A Constructed World.
- Composez votre publication The Office of Gravitational Documents #THE_HOUSE_OF_DUST de Dieudonné Cartier.
- Aménagez Le Nouveau Pavillonaire de Yona Friedman.
- Inscrivez-vous à A House of Roots, performance pour spectateur unique de Tyler Coburn.
- Séance photographique des œuvres de Céline Vaché-Olivieri par Jagna Ciuchta.


PARTENAIRES : MINISTÈRE DE LA CULTURE - DRAC ÎLE-DE-FRANCE, RÉGION ÎLE-DE-FRANCE, DÉPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS, VILLE DE PANTIN, MINISTÈRE DE LA CULTURE - DÉPARTEMENT DE LA RECHERCHE, ESBA TALM, ANGERS, ENSA PARIS-CERGY, MAGASINS GÉNÉRAUX, F.N.A.G.P FONDATION NATIONALE DES ARTS GRAPHIQUES ET PLASTIQUES, AUSTRALIAN COUNCIL FOR THE ARTS, AUSTRIAN FEDERAL CHANCELLERY, INSTITUT POLONAIS PARIS, FONDERIE DARLING, FONDATION CALOUSTE GULBENKIAN - PARIS, AMBASSADE DU PORTUGAL-PARIS, CAMOES INSTITUTO DA COOPERAÇAO E DA LINGUA, DICRÉAM CNC, FONDATION D'ENTREPRISE RICARD, CONSERVATOIRE À RAYONNEMENT DÉPARTEMENTAL DE PANTIN (CRD), GALERIE PHILIPPE GRAVIER, GALERIE JOCELYN WOLFF.


Exposition associée à la Galerie, centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec :
"UNE MAISON DE PIERRE, DANS UNE MÉTROPOLE, UTILISANT TOUT TYPE D'ÉCLAIRAGE, HABITÉE PAR CEUX QUI INVITENT LES AUTRES", d'après Alison Knowles
Du 22 septembre au 16 décembre 2017


THE HOUSE OF DUST BY ALISON KNOWLES
DU 10 SEPTEMBRE 2017 AU 19 NOVEMBRE 2017
DU MERCREDI AU DIMANCHE 13:00-19:00

[15:00-17:00] Rencontre-signature avec Prune Nourry
Location:
Musée Guimet
Musée National des Arts Asiatiques - MNAAG
6, place d'Iéna
75116 Paris
M° Iéna
France
Phone : +33 (0)1 56 52 53 00
Fax : +33 (0)1 56 52 53 54
Internet Site : www.guimet.fr
Description:
Samedi 9 septembre, de 15h à 17h, rencontre exceptionnelle avec Prune Nourry, à l'affiche d'une Librairie-boutique du musée.

Carte Blanche au musée qui fait écho aux œuvres des collections mais aussi à ses réflexions sur la place de la femme en Asie.

L'artiste, accompagnée de Sophie Makariou présidente du musée national des arts asiatiques - Guimet et co-auteur du livre, signera son ouvrage Serendipity, qui revient sur ses années de création inspirées par ses voyages, ses rencontres et ses recherches, et dont les œuvres les plus marquantes sont actuellement présentées au sein des collections du MNAAG, jusqu'au 18 septembre 2017.




dans le cadre de l'exposition "HOLY, Carte blanche à Prune Nourry"

19 avril - 18 septembre 2017

Pour sa quatrième Carte blanche confiée à un artiste contemporain, le MNAAG a choisi de sortir du cadre strict de la rotonde (4e étage) et d'exposer les sculptures de l'artiste plasticienne Prune Nourry dans un dialogue poétique avec les collections ; y prennent part quinze pièces historiques de la collection permanente du musée.
Les œuvres de Prune Nourry, présentées au sein d'un parcours guidé, offrent analogies visuelles et correspondances de sens, invitant le visiteur à participer à une véritable réflexion à travers le musée sur le devenir de l'humanité. Nées d'un triptyque d'expériences asiatiques, ses créations - performances, sculptures, installations - illustrent dix ans de travail de l'artiste. L'itinéraire culmine sous le regard d'une création monumentale, un Bouddha fragmenté, ruiné, qui investit tous les étages du musée.


Au fur et à mesure des déambulations dans les salles du musée, apparaissent les fragments d'un Bouddha de plusieurs mètres de haut conçu par l'artiste in situ. Le pied géant, installé dans la cour khmère, introduit le déploiement vertical du corps de ce Bouddha, sa tête se trouvant au dernier étage, sous la rotonde. Un ultime élément sera installé au rez-de-jardin le 21 juin 2017.

Le Bouddha géant de Prune Nourry, figure intemporelle, morcelé, ruiné, résonne de questions contemporaines, non seulement celles d'un patrimoine et d'une mémoire cibles mais aussi celle de nos inquiétudes eschatologiques contemporaines, parfois consuméristes. Cette création inédite en quatre parties, interagissant à l'échelle du musée, rappelle que le bouddhisme, véritable fil d'Ariane au sein des collections, est également un fil conducteur pour comprendre l'art et les civilisations asiatiques sur leur longue histoire.

Le travail de Prune Nourry, en lien étroit avec d'autres disciplines scientifiques - ici la conservation du musée - et sociologiques, son intérêt pour l'anthropologie et l'archéologie, la bioéthique - au cœur de sa réflexion - questionnent l'évolution artificielle de l'humain et les dérives de la sélection procréative. L'ensemble de sculptures Terracotta Daughters créé en 2013, une armée des 108 filles dont les 8 originales seront exposées au musée, fait référence aux soldats de terre cuite du premier empereur et rend hommage aux millions de filles qui ne verront pas le jour du fait de la sélection prénatale.

La dimension humaniste de l'œuvre de Prune Nourry, au cœur des sujets et débats scientifiques d'actualité, accompagne ses œuvres et son bouddha monumental et trouve un écho au sein des collections du musée. Enfin, explorant la notion de géographie religieuse et prophétique, une place importante sera accordée à l'empreinte sacrée, relique immatérielle et incorporelle, puissamment syncrétique. Dernier temps de cette Carte blanche, elle sera dévoilée le 21 juin.

Rencontre-signature avec Prune Nourry

[15:00-18:00] Talk between Chloe Wise and Alice Pfeiffer
Location:
Galerie Almine Rech
64, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 45 83 71 90
Fax : +33 (0)1 45 70 91 30
Mail : contact.paris@alminerech.com
Internet Site : www.alminerech.com
Description:
dans le cadre de l'exposition de Chloe Wise "Of false beaches and butter money"

September 5 - October 7, 2017
Opening on September 5th, 2017 / 6 - 8 pm

Talk between Chloe Wise and Alice Pfeiffer
Saturday, September 9th / 3 - 4 pm
and book signing / 5 pm

5 septembre - 7 octobre 2017

La Galerie Almine Rech présente la première exposition personnelle de l'artiste canadienne Chloe Wise, "Of False Beaches and Butter Money".

L'esthétique de Wise traverse et recoupe différentes pratiques, comprenant l'installation, la vidéo, la sculpture, la peinture et le dessin. L'artiste dévoile les liens entre la perception et l'amélioration de soi, la création d'une image et son authenticité, en explorant les manières dont nous nous adaptons au mercantilisme de tous les aspects de la vie contemporaine. La nourriture, au cœur d'associations inattendues, est un code que l'artiste utilise pour établir les relations protéiformes entre le bien-être, la consommation, les rapports de genre, ou tout autre moyen de jouissance.

Pour sa première exposition à Paris, l'artiste explore la poésie de la discordance entre les cultures visuelles et les systèmes, les produits et les individus qu'elles s'attachent à représenter. Dans le cadre de ce projet aux contours délibérément flous, l'artiste revisite l'iconographie du lait. D'images de jeunes femmes à des représentations de vaches féminisées et anthropomorphisées, en passant par l'abjection du corps maternel, elle transpose l'ensemble de ces propositions symboliques vers des champs improbables.

Le caractère inutile et nocif pour la santé qui est ici attribué à la fabrication de produits laitiers tranche avec l'idéal pastoral romantique au travers duquel ces mêmes produits sont disséminés. Ce contraste devient emblématique de la précarité de toute véracité, lorsqu'un élément particulier se substitue aux systèmes tout entiers.

Dans ses portraits, Wise représente des femmes assises posant avec des biens de consommation issus de l'industrie laitière. Ces compositions raffinées rappellent à l'esprit l'art du portrait bourgeois d'une époque révolue, tout en s'opposant à la rigidité des classes sociales que ces images affirmaient autrefois. L'instabilité est signifiée par le biais de curieuses associations, par exemple une bouteille d'Évian remplie de lait d'amande, ou encore l'imposante taille des modèles qui se dressent au-dessus du spectateur. Leur perspective stratosphérique commande notre attention et traduit une certaine forme d'autorité, ainsi qu'un refus de se conformer à tout standard de beauté dans un temps et un lieu donnés.

Wise revisite aussi le genre de la nature morte par le biais d'un détournement similaire. Une table en miroir réfléchit une composition sensuelle de fruits, d'huîtres et de fromages. Un ruisseau de lait coule et dégouline sur ce festin. La cristallisation d'un moment singulier d'abondance et d'opulence que ce genre artistique caractérisait autrefois est ici mise à mal par la surface réfléchissante du support de la sculpture : le miroir introduit une tension temporelle dans l'œuvre, qui change selon le point de vue du spectateur. Avec le temps, la précieuse offrande est amenée à se précariser, à flirter avec son inévitable décomposition. On imagine la formation d'une peau abjecte sur la sculpture le long de la flaque de lait, une odeur nauséabonde imprégner la salle, ou encore un fruit pourrissant se recouvrir d'un manteau protecteur duveteux.

Enfin, Wise poursuit son élan à l'encontre du récit unique, son refus de la cohérence d'une seule métaphore, dans une nouvelle vidéo accompagnée d'une musique originale de l'artiste. Ses amis y performent en public un spectacle de danse désynchronisée. Alors qu'ils évoluent dans un paysage luxuriant, leurs mouvements se mêlent à des poses relaxantes de yoga pour débutants trouvées dans des tutoriels vidéo sur Youtube. Les paroles, des sortes de vers ou tweets poétiques composés de bribes de mots récupérés sur les réseaux sociaux, décrivent le caractère à la fois symbiotique et disloqué de l'expérience vécue dans le cadre d'une existence submergée par les médias. Les systèmes de référence se figent dans le désordre de la vie contemporaine ; cette friction en vient à définir les manières dont nous nous frayons un chemin dans la supercherie, et le plaisir que nous prenons dans la consommation.
Loreta Lamargese
(traduit de l'anglais par Violaine Boutet de Monvel)

Vernissage de Chloe Wise "Of false beaches and butter money"
Chloe Wise, Virgo Triennal, 2017
Huile sur toile - 177,8 × 157,5 cm
© Chloe Wise - Courtesy of the Artist and Almine Rech Gallery - Photo: Logan Jackson

[15:00-20:00] Vernissage de Marion Charlet "Impressions"
Location:
Galerie Virginie Louvet
48, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 71 97 48
Mobile : +33 (0)6 32 90 10 20
Mail : contact@virginielouvet.com
Internet Site : www.virginielouvet.com
Description:
Vernissage le 9 septembre de 15h à 20h
du 9 septembre au 31 octobre

Vernissage de Marion Charlet "Impressions"

[15:00-21:00] Vernissage de Takis "Black and White. The Fourth Dimension"
Location:
Galerie Xippas
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 40 27 05 55
Fax : +33 (0)1 40 27 07 16
Mail : paris@xippas.com
Internet Site : www.xippas.com
Description:
du 9 septembre au 21 octobre

Rénovateur de la sculpture et figure majeure de la scène artistique européenne d'après-guerre, Takis explore les forces invisibles et l'omniprésence de l'énergie en toute chose. Installé à Paris à partir du milieu des années 1950, il fréquente ses contemporains Klein, Spoerri, Tinguely et suscite une certaine fascination chez les poètes de la Beat Generation.

L'énergie des champs magnétiques est un fondement de son œuvre dès le début de ses recherches artistiques. A l'aide des aimants, Takis invente les sculptures télé-magnétiques, où des objets métalliques issus du quotidien défient la gravité et flottent dans l'espace. Impressionné par les phénomènes naturels et le développement industriel de l'époque, il se sert

de l'électromagnétisme et crée des Musicaux pour produire, selon lui, « la musique du cosmos ».

Dans cette exposition personnelle, la Galerie Xippas présentera un Musical et un de Murs magnétiques, œuvres emblématiques du travail de Takis, qui traversent toute sa carrière jusqu'à aujourd'hui.

Vernissage de Takis "Black and White. The Fourth Dimension"
Takis, Magnetic Wall - The 4th Dimension, 2015 Painted canvas, magnets, iron wires, 100 x 150 cm

[15:00-20:00] Vernissage de l'exposition collective "Exil"
Location:
Galerie Eric Dupont
138, rue du Temple
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 54 04 14
Fax : +33 (0)1 44 54 04 24
Mail : info@eric-dupont.com
Internet Site : www.eric-dupont.com
Description:
Paul Pagk, Carlos Kusnir, Choi Hyun-Soo, Damien Cabanes, Siobhan Liddell

2 SEPTEMBRE - 24 SEPTEMBRE 2017

Vernissages :
samedi 2 septembre à partir de 15h
samedi 9 septembre à partir de 15h

Ouverture exceptionnelle de la galerie le dimanche 24 septembre dans le cadre de l'événement Un dimanche à la galerie organisé par le CPGA.

« S'exiler c'est aller contre le nous dirons tous ensemble la même chose. »

Vernissage de l'exposition collective "Exil"

[15:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Les paradoxes de Zénon"
Location:
Galerie Maubert
20, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 44 78 01 79
Mail : galeriemaubert@galeriemaubert.com
Internet Site : www.galeriemaubert.com
Description:
avec Joachim Bandau, Adrien Couvrat, Agnès Geoffray

du 9 septembre 2017 au 28 octobre 2017
Vernissage samedi 9 septembre de 15h à 21h

Les Paradoxes de Zénon

« O mon ami, tu ne trouves donc pas admirable que la vue et le mouvement soient si étroitement unis que je change en mouvement un objet visible, comme une ligne ; et un mouvement en objet ? (...) La vue me donne un mouvement, et le mouvement me fait sentir sa génération et les liens du tracement. Je suis mû par la vue ; je suis enrichi d'une image par le mouvement. » Sous ces mots, dans Eupalinos ou l'architecte (1921) de Paul Valéry, Socrate s'entretient avec son disciple Phèdre autour de la richesse du mouvement et du rôle du regard(eur). L'œil, témoin des traces du temps, devient le lieu même de la naissance de l'œuvre. Il embrasse le repli et le déploiement à la fois, le confinement et la liberté, nous livrant les interprétations insoupçonnées de l'œuvre d'art.

Chez Joachim Bandau, depuis ses premières sculptures sur roulettes et ses bunkers déployés au sol, tout est affaire de mouvement. Généralement l'usage est en potentiel et certaines sculptures ne dévoilent la complexité de leurs architectures que si le spectateur accède à différentes configurations de l'œuvre. Avec les «Aquarelles Noires», l'artiste allemand parvient à livrer à l'œil du regardeur les clés de compréhensions de l'œuvre. En s'approchant, on découvre que la matière liée au grain du papier crée, par aplat, à la fois le modelé et le trait. En reculant, les coups de pinceau créent des architectures que l'on perçoit à la fois convexes et concaves, nous invitant tour à tour à y pénétrer ou bien à les fuir. Même si l'image est fixe, le mouvement nait comme des plaques de verre qui chutent librement ou se décalent subtilement devant notre œil. Elles s'ouvrent et se replient, nous enveloppent ou nous délivrent, selon la danse que l'on a envie de suivre avec elles. Elles respirent, de l'intérieur, dans un mouvement vital radiographié. Dans ces dessins de sculpteurs - qui nécessitent parfois plusieurs années de travail de part le séchage et la mise sous presse du papier - c'est bien le temps qui est enregistré. C'est donc, par la vitesse et la décomposition du mouvement, que Joachim Bandau, tel un chronophotographe, enrichit la perception visuelle de son travail. Zénon d'Elée (Vème s. av. J.-C.) nous a enseigné que le mouvement est fait d'immobilités. Et si beaucoup de ses Paradoxes sont aujourd'hui réfutables mathématiquement, ils ouvrent une dimension philosophique : comment penser sans contradiction l'être à la fois comme mu et mouvant, comme mobile et moteur, comme devenir autant qu'être.

Vernissage de l'exposition collective "Les paradoxes de Zénon"
Joachim Bandau, Black watercolor, 2015

Chez Adrien Couvrat, la compréhension de l'œuvre est progressive. Chaque position de l'espace va donner une image différente de ses grandes toiles, pourtant simples aplats d'acrylique sur lin. Un seul pas suffit à enclencher une ronde interminable du regardeur, hypnotisé par les changements de formes et de couleurs de ces peaux sensibles. Les couleurs sont lumineuses, empruntées à Joachim Patinier, peintre flamand de la Haute Renaissance. On a l'impression de faire face à des écrans vidéos, des surfaces de lumière recevant une surabondance d'informations (formes et couleurs), parfois en interférence, que l'œil tente de décrypter par le mouvement. Des peintures qui sont d'ailleurs la continuité d'un travail vidéo que poursuit le peintre depuis ses débuts. Adrien Couvrat rebondit parfois sur la non linéarité de certains espaces en accolant des miroirs à ses peintures, livrant tour à tour deux visions différentes du même objet. Le mouvement non plus du corps, mais de la rétine, sur l'une et l'autre des images permet de limiter les déplacements physiques dans un jeu avec l'architecture, entre absorption et réflexion de lumière. On ne parle plus de mouvement mais d'intention de mouvement.

« Qui jamais a touché, compris, mesuré le mouvement ? Nous en sentons les effets sans les voir. Nous pouvons même les nier comme nous nions Dieu. Où est-il ? Où n'est-il pas ? D'où part-il ? Où en est le principe ? Où en est la fin ? Il nous enveloppe, nous presse et nous échappe. Il est évident comme un fait, obscur comme une abstraction, tout à la fois effet et cause. [...] Problème insoluble, semblable au vide, semblable à la création, à l'infini, le mouvement confond la pensée humaine, et tout ce qu'il est permis à l'homme de concevoir, c'est qu'il ne le concevra jamais. Entre chacun des points successivement occupés par cette bille dans l'espace [...], il se rencontre un abîme pour la raison humaine [...] ». Honoré de Balzac, La Peau de chagrin [1831], La Comédie humaine. Chez Bandau comme chez Couvrat, les aller-venus du regardeur, sont comme un ballet abstrait dont les traces pourraient être projetées sur la surface de leur toile. Le corps du regardeur rejoindrait ainsi celui de l'artiste. L'image résultante en serait l'intégrale selon tous les mouvements possibles du spectateur. Le mystère qu'elles véhiculent témoignent de ce que le principe d'Heisenberg nous enseigne dans les théories quantiques : on ne peut connaître avec précision à la fois la position et la vitesse d'un objet. Un monde flottant et changeant qui lie directement le regardeur et l'œuvre d'art.

Agnès Geoffray s'intéresse aux mécanismes de la compréhension (le Noûs grec) à travers des témoignages historiques ou sociétaux. Images et textes sont soumis au regard, dans un riche corpus d'œuvres - photographies et installations - qui s'efforcent à concilier le rétinien et le conceptuel. Avec Mirrors, Agnès Geoffray nous livre des textes, réels ou fictionnels, autour de la notion de perception. Ces textes sont eux-mêmes gravés sur des verres de telle manière qu'ils disparaissent ou apparaissent avec notre mouvement. L'un d'eux évoque l'optogramme (image condamnatoire), une croyance scientifique apparue au dix-neuvième siècle qui démontrent que les objets extérieurs, qui impressionnent la rétine de l'œil, peuvent s'y conserver indéfiniment. Ainsi la rétine de personnes assassinées permettrait de visualiser la dernière image enregistrée au fond de l'œil au moment de la mort, et d'identifier le criminel. Une croyance qui perdure puisque, aujourd'hui encore, certains assassins détruisent les yeux de leurs victimes. L'œil tel un appareil photographique conserverait des images physiques. Il est donc clairement identifié par l'artiste comme le lieu physique de l'apparition de l'image, et par extension de l'œuvre d'art. L'œuvre d'Agnès Geoffray trouve un écho physique dans l'œil du regardeur. Crigler-Naijar, titre éponyme d'une maladie rare qui donne une couleur jaune à la peau et au blanc des yeux, évoque un traitement quotidien photothérapeutique par l'exposition à une lumière bleue. Sur une boite lumineuse, Agnès Goeffray y grave un douloureux témoignage, comme la radiographie de l'âme d'un patient. « Aucun amant ne pourra supporter l'ombre bleue de mes nuits ». Le corps et le regard passent donc d'organes malades à source de guérison de l'âme par la catharsis de la lumière. En irradiant le regardeur à nouveau (comme pourrait le faire la lumière sur le papier photographique), l'objet proposé par Agnès Geoffray s'élève du statut de témoignage à celui d'œuvre d'art et de nourriture pour l'âme.

Vernissage de l'exposition collective "Les paradoxes de Zénon"
Agnès Geoffray, Box 6, lightbox, laser print, 4x63 cm, 2007

[15:00-20:00] Vernissage du designer Sam Baron "VERSUS"
Location:
Granville Gallery
23, rue du Départ
75014 Paris
M° Montparnasse - Bienvenüe
France
Phone : +33 (0)1 43 22 41 94
Mobile : +33 (0)6 87 31 45 34
Mail : granvillegallery@wanadoo.fr
Internet Site : www.granvillegallery.org
Description:
Vernissage du designer Sam Baron "VERSUS"
Vernissage du designer Sam Baron "VERSUS"








[16:00-18:00] Signature d'Anne et Patrick Poirier
Location:
Maison Européenne de la Photographie
MEP
5-7, rue de Fourcy
82, rue François Miron
75004 Paris
M° Pont Marie, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 44 78 75 00
Fax : +33 (0)1 44 78 75 15
Mail : olaurent@mep-fr.org
Internet Site : www.mep-fr.org
Description:
À l'occasion de leur exposition "Vagabondages argentiques. 50 ans de bricolage photographiques", les artistes Anne et Patrick Poirier seront présents à la librairie de la Maison Européenne de la Photographie, le samedi 9 septembre de 16h à 18h, pour la signature du livre qui leur est dédié aux Éditions Flammarion et en vente à la librairie.




vagabondages argentiques
50 ans de bricolage photographique

du 6 septembre au 29 octobre

Commissariat d'exposition : Laure Martin, Jean-Luc Monterosso et Laurie Hurwitz

Catalogue
Un livre monographique, publié aux Édition Flammarion, avec le soutien de la Maison Européenne de la Photographie, de la galerie Mitterrand et de la galerie Fumagalli, accompagne l'exposition.

Anne et Patrick Poirier développent une œuvre polymorphe dans laquelle la photographie occupe, dès leurs débuts en 1967, une place aussi centrale que méconnue, au même titre que la sculpture ou l'installation. Au fil des ans et de leurs expérimentations, ils n'ont cessé de développer un corpus d'œuvres, explorant sans a priori et sans limite les possibilités du médium photographique. Cette exposition, qui réunit près de 200 tirages, en propose la première rétrospective.

Une photographie de Nantes en ruines après le bombardement du 16 septembre 1943 qui emporta le père de Patrick, revient en leitmotiv dans les ouvrages qui leur sont consacrés. Elle révèle que l'œuvre d'Anne - née à Marseille en 1941 - et de Patrick - né à Nantes en 1942 -, s'ancre dans la tragédie de la Seconde Guerre mondiale et donne une clé de lecture essentielle à la compréhension de leur travail, leur conscience aigüe et intime de la fragilité de toute chose.

Adolescent, Patrick s'essaye à la photographie avec le Kodak 6 x 4 de sa mère avant d'acheter, en 1963, son premier Reflex alors que tous les deux sont étudiants à l'École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Dès leurs premiers voyages, pérégrinations aux allures d'errances, fascinés par Victor Segalen et les images de ses installations improbables pour photographier la statuaire chinoise, ils explorent la photographie, qu'ils ne cesseront d'utiliser comme médium à part entière.

À l'instar de leurs maquettes de sites archéologiques, carnets ou herbiers, les photographies d'Anne et Patrick Poirier soulignent la fragilité de la mémoire et la nécessité d'en témoigner. À la fin des années 1960, durant leur séjour à la Villa Médicis, ils expérimentent, produisant des photogrammes de crânes, de fleurs ou de verres brisés qui évoquent des vanités. Pendant leur long séjour romain, ils créent également, souvent avec des appareils chinés, des séries telles qu'Ostia antica (1970), reportage fictionnel sur une campagne de fouille dans la nécropole de la ville, ou Paysages révolus, Selinunte (1973-74), regard humoristique sur les dérives du tourisme de masse. En parallèle, avec la conception de leurs grandes maquettes Domus aurea et la série photographique éponyme, ils créent leurs premières compositions monumentales, Les jardins noirs (1976-77), auxquelles le contraste entre le vert gorgé de vie des végétaux et le noir du fond en charbon de bois confère une dimension dramatique.

Dans la série Stigmates (1977-78), réalisée à Berlin, leurs photographies de bâtiments en ruine, d'impacts de balles sur les murs, fixent les traces d'une tragédie dont on est en train d'effacer la mémoire à coups de bulldozer. Les carnets de fouilles de l'archéologue des années 1990, mêlent photographies, notes, croquis et empreintes, relevés de fouilles fictives.

Leur approche onirique du patrimoine à l'œuvre dans Roma Memoria Mundi (1988), prend un caractère tragiquement prémonitoire dans Palmyre (1992) ou Villes Mortes, Syrie (1992), images de vestiges architecturaux rehaussés à l'aniline qui leur donnent un aspect surnaturel.

Leur travail photographique prend un nouveau tournant à l'occasion de leur résidence au Getty Research Institute à Los Angeles en 1994-1995. À partir de clichés faits avec leur nouvelle chambre photographique 20 x 25, ils exploitent toutes les ressources des dernières techniques mises à leur disposition.

Reprenant leur invention de tatouage de pétales de rose de 1978 (Villa Adriana), ils développent sous le nom de Fragility plusieurs séries métaphoriques utilisant pétales et feuilles « torturées » avec épine, aiguille, crayon... Ces fleurs scarifiées fraîches ou fanées surgissent encore dans les séries Siècle Infernal (1996), Incisions (1996), L'âme de Gradiva (1997) - dont le titre s'inspire du roman de Wilhelm Jensen qui a pour personnage central un archéologue hanté par l'évanescente image d'une femme. Dans Natures mortes (1996), ils composent de somptueuses vanités, dominées par un rouge théâtral et charnel, couleur du sang et de la douleur.

Depuis quelques années, avec la complicité de Choi, le célèbre tireur, ils continuent d'inventer. Dans la série Archives, ils créent des photogrammes en plaçant les fleurs directement entre deux plaques de verre, créant ainsi de majestueuses compositions de végétaux tatoués et superposés auxquels sont parfois mêlés d'autres photographies et des textes.

L'appropriation photographique s'inscrit dans leur démarche dès leurs premiers travaux, comme en témoigne Les valises (1968-69), avec l'utilisation de photographies trouvées ou de dépliants touristiques. Elle se poursuit aujourd'hui avec la série Tapis, réalisée à partir d'images du centre historique d'Alep ou de Hatra (2016) sélectionnées sur Google Earth. Confectionnés avec des matériaux fragiles (soie, laine, fibre de bambou), selon un savoir-faire tibétain ancestral, ils évoquent le martyre de ces villes désormais dévastées.

Vernissage d'Anne et Patrick Poirier "vagabondages argentiques"
Sans titre, 1967 © Anne et Patrick Poirier. Photo Jean-Christophe Lett. Adagp, Paris, 2017

[16:00-21:00] Vernissage d'Ivan Fayard "Jamais seules..."
Location:
Galerie Houg
22, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Mobile : +33 (0)6 61 38 11 89
Mail : romain@galeriehoug.com
Internet Site : www.galeriehoug.com
Description:
Exposition du 09 Sept. au 15 Oct 2017
Vernissage le Samedi 09 Sept. 2017, à partir de 16:00

Nouvelle collaboration entre Ivan Fayard et la galerie Houg

"Ma peinture semble être en grande partie motivée par mon embarras vis à vis de la notion d'autorité de l'artiste. Evidemment, cette tentative pour atteindre l'anonymat est intrinsèquement futile. Plus on lutte, plus les liens se resserrent. C'est pourquoi j'envisagerais plutôt mes peintures comme une poignée de dés qui roulent. Vous les captez dans votre main puis obtenez à chaque relance quelque chose d'imprévu."

Vernissage d'Ivan Fayard "Jamais seules..."

[16:00-21:00] Vernissage de Flora Moscovici "A Coat Of Many Colours"
Location:
Galerie de Multiples
17, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 21 77
Fax : +33 (0)1 48 87 21 77
Mail : contact@galeriedemultiples.com
Internet Site : www.galeriedemultiples.com
Description:
ONE gallery @ GDM, galerie de multiples

Du 9 septembre au 12 octobre 2017
Vernissage samedi 9 septembre de 16 à 21 h

D'abord il y a la couleur. La couleur est première dans le travail de Flora Moscovici. Elle est la forme et le fond, l'outil et le sujet, le signifiant et le signifié.
Bref, la couleur est avant et après toute chose, dans l'œuvre délicate, discrète et pourtant têtue et puissante de la jeune artiste.
Il y a la couleur d'abord, puis le support.

Ici, le bleu, un bleu un peu évanescent, un bleu du ciel ou d'un lac sans souffle. Et puis ensuite le mur, qui accueille la peinture diluée, sans matière, pour libérer la couleur de toute scorie, de tout corps.
Là, c'est un arbre, le tronc d'un arbre. Et la couleur, pour un œil trop rapide, peut se confondre avec son support. À l'inverse, plus loin, elle crée un contraste presque obscène.

Tout objet, vivant ou mort, organique ou minéral, est support de la couleur et peut devenir support du travail de la peintre. Et même une toile tendue... Mais pour important qu'il soit, le support n'est jamais le sujet de l'œuvre. Il n'y a pas, ici, de volonté de révéler le support à l'aide de la couleur. Le support - sa résistance, sa forme, sa taille - guide l'artiste, bien sûr. Mais il est une condition, pas un sujet.

La couleur seule est choisie, pensée, réfléchie. Elle est diluée et discrète, bleue, verte, jaune, jusqu'à l'évanescence. Ou au contraire éclatante, des rouges ardents, des cyans, des oranges vifs, et même, quelquefois, de l'or. Toutes les couleurs sont possibles, toutes se valent.
Parfois la couleur dessine une forme : des grilles, des damiers, des colonnes. Elle en joue, la dessine sans désir de fidélité, l'utilise comme une occurrence. Une occasion pour la couleur de jouer d'une forme pour mieux se révéler.

Parfois, la couleur, concrète, matérielle, se confronte à l'abstraction. C'est un jeu, une manière d'être, un instant, une façon de faire comme si... Comme si Flora Moscovici était une peintre abstraite.
À d'autres moments, l'artiste s'empare d'un objet, un objet rebut, perdu, un résidu sans fonction. C'est une expérience du fini, avec des frontières bien nettes, un univers contraint mais qui s'affranchit de la précision d'un lieu.

Le travail de Flora Moscovici est joyeux et généreux. Il tient sa puissance de l'infini possible de ses occurrences.

Pour son exposition à la galerie de la multiples, l'artiste se fait archéologue et dresse l'inventaire de toutes les peintures qui, lors des expositions précédentes, ont couverts les murs de la galerie. Ce nuancier mis à jour deviendra sa palette.
Mais l'espace n'est pas plus ici le sujet de l'œuvre, il est une condition de création d'œuvres nouvelles, une histoire de couleurs dans laquelle l'artiste s'insère et reconduit à sa manière, dans un style personnel désormais reconnaissable.

* A coat of many colours (Manchester, 1948). Nahum Cordovero (Cf : Jorge-Luis Borges, L'immortel)

Vernissage de Flora Moscovici "A Coat Of Many Colours"

[16:00-20:30] Vernissage de Matthias Reinmuth "Gold was used up"
Location:
Bendana-Pinel Art Contemporain
4, rue du Perche
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Rambuteau, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 74 22 97
Fax : +33 (0)1 42 74 25 29
Mail : galerie@bendana-pinel.com
Internet Site : www.bendana-pinel.com
Description:
9 septembre > 14 octobre 2017
Vernissage en présence de l'artiste : le samedi 9 septembre 2017 | 16h > 20h30

Bendana | Pinel Art Contemporain a le plaisir de présenter la troisième exposition personnelle de Matthias Reinmuth « Gold was used up ».

Une couleur qui vient d'Amérique et qui est maintenant épuisée.

L'or est un cliché en lui-même. Il sent le simili marbre et les rêves d'un penthouse de pacotille. Il veut être
puissant, dessiner avec des stylo-plumes, payer avec des cartes, habiller des robinets et des accessoires de
salle de bains.

L'or est extrait de la terre profonde et sale, expédié à travers le monde et stocké à l'intérieur de coffre-forts
d'acier dans des caves sombres. L'or a des cadavres dans ses placards.

L'or est ennuyeux et insistant, il brille seulement.

Le silence seul est d'or. Mais il ne faut pas se taire !

Alors que faire quand on n'a pas d'or et que l'on ne veut pas en avoir mais que l'on souhaite quand-même
réussir à faire briller quelque chose ?

Mettre des couleurs côte à côte et les unes sur les autres si bien qu'elles commencent à s'allumer, à briller
et à luire.

Du jaune rouge, du rouge orangé, du brun cuivré à côté du vert et du lilas, du bleu sombre qui chatoie
derrière et qui serait tissé comme de la soie pour kimonos, dense, comme des pixels coulant en fines
lasures, comme un souffle d'air le matin, brumeux, dans le ciel complètement indistinct et chuchotant
de loin comme une promesse délicate.

Une transparence intangible de petites coïncidences sélectives, un oracle de Delphes vaporeux et vibrant.

La couleur qui mugit comme une vague dorée des années soixante-dix. Un éclat de liberté qui crie sur
l'Atlantique, qui pleure pour California Dreaming, le Golden Gate, pour Woodstock et Janis Joplin, les
phares de la liberté et l'Odyssée de l'Espace.

Mais la question qui se pose est : qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est réel ?

Matthias Reinmuth

Vernissage de Matthias Reinmuth "Gold was used up"

[16:00-21:00] Vernissage de Ni Youyu "The Endless Second"
Location:
Galerie Nathalie Obadia
3, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 67 68
Fax : +33 (0)1 42 74 68 66
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
9 septembre - 28 octobre 2017
vernissage le samedi 9 septembre

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter The Endless Second, la première exposition en France de Ni Youyu. Né en 1984, dans la province du Jiangxi, il est l'un des artistes chinois les plus représentatifs de la jeune génération s'attachant à redécouvrir l'héritage de la tradition esthétique chinoise.

Ni Youyu explore des supports et des médiums variés. Tout en mélangeant très librement les concepts artistiques traditionnels et modernes, orientaux et occidentaux, l'artiste propose une critique singulière des systèmes qui sont à l'oeuvre dans le monde de l'art : « d'un côté, mon travail rend hommage ; de l'autre, je veux aussi être désobéissant ». Le thème de la perception du temps et de l'espace joue également un rôle central dans son travail.

L'exposition The Endless Second révèle un ensemble d'œuvres récentes (2016 - 2017) présentant une multitude de matériaux et de techniques tels que la gravure sur bois, l'acrylique sur toile, la photographie, la poudre de craie ou la pierre.

Avec la série des Water Washed Paintings, Ni Youyu a développé une technique utilisant un processus pictural particulier. Il recouvre préalablement ses toiles d'acrylique doré puis de couches noires. Il pulvérise ensuite une très grande quantité d'eau afin d'éliminer différentes strates jusqu'à ce qu'il ne reste plus que les contours précis d'un dessin. L'eau devient ainsi un second pinceau. Ces toiles contrastées présentent des motifs évoquant des éléments naturels, comme des arbres ou des forêts, mais également des sédiments fluviaux et des rivières. Les Water Washed Paintings, tout comme les gravures sur bois également présentées dans l'exposition, sont souvent peintes dans un cadre baroque en référence aux chefs d'œuvres classiques. Ce processus de délavage semble annihiler le temps :
« Dans une certaine mesure, la texture résultant de cette technique est similaire à celle des peintures anciennes, sur lesquelles des centaines d'années d'altération ont laissé des marques fragmentées et bigarrées. (...) La plupart des tableaux sont le résultat d'un processus d'ajout, alors que mon travail est à la fois un procédé d'ajout et de retrait.».

Pendant des années, Ni Youyu a collecté des pierres du monde entier dont les irrégularités lui rappellent des images de cascades. En les photographiant au zoom et en rendant certaines zones floues, l'artiste construit des paysages artificiels. La série des Endless Second est une réponse à l'esthétique traditionnelle chinoise. Les motifs de la pierre et de la chute d'eau sont caractéristiques d'une quête de spiritualité. Ces paysages irréels invitent le spectateur à s'évader dans des territoires allégoriques qui nous rappellent les îles flottantes photographiées au Lac des Pyramides par Thimothy O'Sullivan (1840-1882).

En s'inspirant de sa vaste culture et de son expérience personnelle, Ni Youyu nous propose les Dust Paintings, des constellations accrochées aux murs de la galerie. Fasciné par l'astronomie, tout comme Thomas Ruff (1958) à qui il fait référence avec l'œuvre Dust (Thomas Ruff : 15h 24m-25°), l'artiste crée des répliques exactes de photographies de galaxies. Il procède méthodiquement en appliquant méticuleusement de la poudre de craie sur ces images d'abord précisément quadrillées et mesurées. L'artiste vaporise de la colle à maintes reprises afin de fixer chaque millimètre de poussière sur des panneaux de bois. Ni Youyu réinvente ces paysages faisant écho au concept de Ready Made de Marcel Duchamp (1887 - 1968). Par ailleurs, il met au premier plan ce matériel «pauvre», aussi fragile qu'éphémère, le rendant précieux afin de suggérer la complexité et les conflits liés au marché de l'art.

Singulières compositions aux influences extrêmes-orientales et occidentales, l'œuvre de Ni Youyu est aussi une association complexe d'éléments historiques et traditionnels avec des composantes contemporaines. Conscient de son époque, il soulève des enjeux résolument actuels du monde de l'art, mais également les liens entre l'Homme et son rapport à l'Histoire de l'art.


Ni Youyu est né en 1984 dans la province du Jiangxi (Chine) Il vit et travaille à Shanghaï (Chine).

Après avoir étudié la peinture à l'encre à l'Institut des Beaux-Arts de l'Université de Shanghaï, dont il sort diplômé en 2007, Ni Youyu fut lauréat du prix du « Meilleur jeune artiste de l'année » lors des Chinese Contemporary Art Awards (CCAA) en 2014.
Il bénéficie actuellement d'une exposition personnelle, Concrete Waterfall, au musée Kunstverein Konstanz (Allemagne) jusqu'au 17 septembre 2017.

L'œuvre de Ni Youyu a également fait l'objet d'autres grandes expositions personnelles telles que Constant Dropping Wears Away A Stone au Museum of Contemporary Art (MOCA) de Taipei (Taiwan, 2015), Inches of Time au Art Museum of Nanjing University of the Arts (Chine, 2014), Form and Matter au Hive Center for Contemporary Art de Pékin (Chine, 2013), Zilch - Ni Youyu Independent Project au Shanghai 9 Museum Project Space (Chine, 2013), A Brief History au Shanghai Art Museum (Chine, 2012).

Il a également participé récemment à de nombreuses expositions collectives d'envergure telles que New Capital - Works from the Huang Yu Collection au Museum of Contemporary Art de Chengdu (Chine, 2016), Chinese whispers recent art from the Sigg & M+ Sigg Collections au Kunst Museum de Bern (Suisse, 2016), Revolution in Tradition : China's post-ink painting era à la Galerie Nathalie Obadia de Paris (France, 2015), Ink Remix : Contemporary Art in China, Taiwan and Hong Kong au Canberra Museum (Australie, 2015), Harmony and Transition : Reflecting Chinese Landscapes au Museum Marta Herford (Allemagne, 2015), Overlay Image au Casa Dei Carraresi Museum de Trevise (Italie, 2015), The 2nd "CAFAM Future Exhibition Observer - Creator au 798 Art Zone de Pékin (Chine, 2014), Garden Splendors au Musée d'art moderne du lac Junju de Suzhou (Chine, 2014), A Tale of Two Cities au Musée d'Art Contemporain de Duolun de Shanghai (Chine, 2014), Outside The Lines - New Art From China au RH Contemporary Art de New York (USA, 2014), Thinking of Landscape - Paintings from the Yeap Lam Yang Collection à l'Institut d'art contemporain de Singapour et au LASALLE College of the Arts de Singapour (2014), Confronting Anitya - Oriental Experience à la Contemporary Art Kunstraum Villa Friede de Bonn (Allemagne), au Yuan Art Museum de Pékin (Chine) et au China Kunstwerk Charlshuette Buedelsdorf Germany Art (Allemagne) (2014), Broken·Stand - The new painting to order au Long Museum de Shanghai (Chine, 2014), John Moores New Painting Prize au Himalayas Art Museum de Shanghai (Chine, 2014), Labor & Time au Chambers Fine Art Beijing de Pékin (Chine, 2014), How Now 2014 : Silent Force au How Museum de Wenzhou (Chine, 2014), On the Road 2014 au Guan Shanyue Art Museum de Shenzhen (Chine, 2014).

L'œuvre de Ni Youyu est présente dans plusieurs collections privées et publiques internationales.

Vernissage de Ni Youyu "The Endless Second"
View of History, 2017 - Acrylic on canvas - 120 x 300 cm

[16:00-20:00] Vernissage de Pierrick Naud "Confidence des Archipels"
Location:
La Galerie Particulière
11&16, rue du Perche
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Rambuteau, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 48 74 28 40
Mail : info@lagalerieparticuliere.com
Internet Site : www.lagalerieparticuliere.com
Description:
02.09.2017 - 07.10.2017
Vernissage le samedi 09.09.2017 à partir de 16h

Dessins intimistes ou dessins dans l'espace, dessins autonomes ou dessins en série, la ligne, l'ombre et la lumière, les notions d'apparitions et de disparitions, la cohabitation de l'humain, du végétal et de l'animal, l'hybridation, la métamorphose sont les constituants du travail que je développe depuis une quinzaine d'années. Je pioche dans le quotidien des images que je détourne, superpose, mixe, créant ainsi de l'étrange avec du familier. Pour cette série je réalise des collages à partir d'une documentation variée (journaux, magazines...), mêlant fragments d'humanité et d'animalité, cherchant une alliance entre l'homme et l'animal. Ensuite, je les reproduis à l'échelle, à main levée, utilisant différents crayons à papier dans un travail long et minutieux mêlant recouvrement de vernis, graphite, gommage, recadrage... me détachant progressivement de la source photographique cherchant ainsi à donner au dessin son autonomie. Le travail se constitue de ces strates qui deviennent une surface disponible pour un nouvel investissement - un futur dessin - qui, couche après couche, se révélera au regard telle une photographie en développement.

Pierrick Naud

Vernissage de Pierrick Naud "Confidence des Archipels"

[16:00-19:00] Vernissage de Yamamoto Masao "TORI - Les Oiseaux"
Location:
Galerie Camera Obscura
268, boulevard Raspail
75014 Paris
M° Raspail, Denfert-Rochereau
France
Phone : +33 (0)1 45 45 67 08
Mail : cameraobscura@free.fr
Internet Site : www.galeriecameraobscura.fr
Description:
Exposition du 9 septembre au 14 octobre 2017
Mardi-vendredi : 12h - 19h / Samedi : 11h - 19h

Vernissage de Yamamoto Masao "TORI - Les Oiseaux"

Vernissage de Yamamoto Masao "TORI - Les Oiseaux"

Vernissage de Yamamoto Masao "TORI - Les Oiseaux"

Vernissage de Masao Yamamoto "TORI - les oiseaux"
Vernissage de Masao Yamamoto "TORI - les oiseaux"

[16:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Va-et-Vient"
Location:
Galerie Eric Mouchet
45, rue Jacob
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Mabillon, Rue du Bac
France
Phone : +33 (0)1 42 96 26 11
Mobile : +33 (0)6 22 99 53 89
Mail : info@ericmouchet.com
Internet Site : www.ericmouchet.com
Description:
Une exposition collective regroupant les artistes Cyril Aboucaya, Justine Bougerol, Flavie L.T, Mélanie Villemot et Vincent Voillat, réunis sous l'impulsion de Romain Semeteys (fondateur de la plateforme Lechassis et directeur de l'espace d'art Arondit).

Il faut voir VA-ET-VIENT comme un flux, un balancement continu entre des installations et des situations qui suscitent tour à tour un sentiment d'admiration ou d'emprise sur celui qui les perçoit.

du 09 Septembre au 07 Octobre 2017
Vernissage de l'exposition le 09 Septembre 2017 de 16h à 21h

VA-ET-VIENT

En invoquant différents mythes, interactions codifiées et pratiques sociales, le cheminement de l'exposition rapproche des artistes aux interventions nourries de références symboliques. Il faut voir Va-et-vient comme un flux, un balancement continu entre des installations et des situations qui suscitent tout à tour un sentiment d'admiration ou d'emprise sur celui qui les perçoit. Le rituel, dans ce qu'il a de plus répétitif, séquencé et régulier, opère ainsi un lien affirmé et sensible entre les différentes œuvres proposées. L'espace de la galerie, dans sa conception et son agencement, devient un passage où l'artiste se métamorphose en médiateur légitime, sans pour autant servir une quelconque croyance ni but particulier, si ce n'est celui de penser un rapport aux objets et aux gestes qui règlent nos vies. On peut y voir une célébration de la création dans ce qu'elle a de plus primitive, instinctive, par une approche quasi-transcendantale : telle une magie sociale, le geste artistique permet au commun et au banal de devenir sacré. L'utilisation de matériaux parfois simples, bruts ou organiques accentue le caractère vernaculaire de l'ensemble.
L'installation in-situ de Justine Bougerol (néé en 1988) transforme l'espace de la galerie et attire ainsi particulièrement l'attention sur elle. Dans une mise en scène symbolique et sacralisée, la structure même du dispositif restreint la surface intérieure en délimitant un chemin semblable au vestibule de temple. En écho, les sculptures minimales de Cyril Aboucaya (né en 1983) reprennent de façon ambigüe l'esthétique de certains reliquaires tout en évoquant le fret et les caisses de transport. En fonction de notre déplacement dans l'espace, celles-ci deviennent réfléchissantes, comme auto-éclairées par une étrange force intrinsèque.
Repérées dans la nature pour leur caractère équivoque entre formes humaines et minérales, les pierres collectées par Vincent Voillat (né en 1977) sont à l'origine d'une création intuitive, presque animiste. L'artiste a travaillé avec un coiffeur coloriste afin que l'ajout de chevelures aux différentes roches prolonge mystérieusement leur caractère anthropomorphe.
C'est au travers d'une autre collaboration, en l'occurrence avec une professionnelle du nail art, que Mélanie Villemot (née en 1988) propose un voyage contemplatif : la métamorphose d'un ongle. La composition musicale, exagérément relaxante, accentue l'initiation en reprenant les codes de vidéos "zen" disponibles sur le web.
En utilisant l'archétype du tipi et pour clore la déambulation, Flavie L.T (née en 1988) opère une mise en tension ludique entre attributs masculins et féminins, force guerrière et constructive. La combinaison de différents matériaux et objets crée ainsi une composition cohérente où les éléments se confrontent et se répondent dans un terrain de jeu métaphysique.
Garder la mémoire des formes, des gestes : les choses se répètent et se déplacent.

Romain Semeteys

Pendant le vernissage la "nail artist" Sylvie Vacca interviendra pour une performance orchestrée par Mélanie Villemot.

Vernissage de l'exposition collective "Va-et-Vient"
Mélanie Villemot, Êta, 2016
Vidéo & nail art réalisé en collaboration avec Ann'so Nails, démonstration avec la participation de Salomé Marine, projection vidéo réalisée en collaboration avec Lambert Duchesnes









[17:00-20:00] Dédicaces de Jean-Baptiste Del Amo et Pauline Martin pour "Comme toi"
Location:
Le Monte-en-l'air
71, rue de Ménilmontant
2, rue de la Mare
75020 Paris
M° Ménilmontant, Gambetta
France
Phone : +33 (0)1 40 33 04 54
Mail : lemontenlair@free.fr
Internet Site : montenlair.wordpress.com
Description:
Samedi 9 septembre de 17h à 20h, dédicaces de Jean-Baptiste Del Amo et Pauline Martin à l'occasion de la publication de Comme toi aux éditions Gallimard jeunesse.

Comme toi, j'aime la douceur, les câlins et les caresses. Savoir que quelqu'un me protège. Comme toi j'aime jouer avec mes copains, et parfois faire des bêtises ! Comme toi j'ai mon caractère. Je suis unique parmi tous mes semblables. Et même si nous sommes tous différents, j'ai comme toi un coeur qui bat. »Une famille de lapins, un cochon qui joue dans la boue, un mouton malicieux au milieu du troupeau, une chèvre qui aime bondir dans les champs... À travers la composition subtile et pleine de tendresse de cet album, l'enfant comprend en un clin d'oeil que les animaux ne sont pas si différents de lui... et méritent respect et bienveillance.

Jean-Baptiste Del Amo est né à Toulouse. Il a déjà publié aux Éditions Gallimard quatre romans, parmi lesquels Une éducation libertine, Prix Goncourt du Premier roman 2009, et Règne animal, prix Le point-libraires de Nancy 2016 et présent dans les listes du Goncourt 2016. Il fait partie des écrivains les plus talentueux de sa génération. Il est par ailleurs très engagé pour le respect et la protection des animaux. Avec cet album, Jean-Baptiste Del Amo parvient à sensibiliser les plus petits à ces questions avec beaucoup de finesse.

Pauline Martin a grandi à Paris, près du Jardin des Plantes où elle côtoie singes et autruches. Après un bref passage en faculté de médecine, elle a suivi des études de graphisme et d'illustration. Directrice artistique le jour et illustratrice la nuit, elle a publié de nombreux albums dont l'immense succès Mon amour, d'Astrid Desbordes chez Albin Michel, suivi d' Un amour de petite sœur et de Ce que papa m'a dit.

Sédicaces de Jean-Baptiste Del Amo et Pauline Martin pour "Comme toi"

[17:00-20:00] Handvark chez Nordkraft
Location:
Nordkraft
20, rue Lucien Sampaix
75010 Paris
M° Jacques Bonsergent
France
Phone : +33 (0)1 42 41 92 02
Mail : contact@nordkraft.com
Internet Site : www.nordkraft.com
Description:
Handvark chez Nordkraft

[17:00-19:30] Vernissage d'exposition collective
Location:
Galerie Artitude
4, avenue Paul Dérouléde
Village Suisse
75015 Paris
M° La Motte-Piquet - Grenelle
France
Phone : +33 (0)1 45 66 66 33
Fax : +33 (0)1 45 66 66 33
Mail : lorriaux@artitudeparis.com
Internet Site : www.artitudeparis.com
Description:
Vernissage d'exposition collective

[17:00-20:00] Vernissage de Caitlin Yardley "Mobile Composition"
Location:
Maison Louis Carré
2, chemin du Saint-Sacrement
78490 Bazoches-sur-Guyonne
M° Gare SNCF de Villiers - Neauphle - Pontchartrain
France
Phone : +33 (0)1 34 86 79 63
Mail : info@maisonlouiscarre.fr
Internet Site : www.maisonlouiscarre.fr
Description:
Exposition présentée jusqu'au 22 octobre 2017

Navette sur réservation, départ de la Porte Maillot devant le Palais des Congrès
Aller de Paris : 16h /
Retour à Paris : 21h
RSVP
invitation@maisonlouiscarre.fr
Tel: +33 (0)1 34 86 79 63

Vernissage de Caitlin Yardley "Mobile Composition"

[17:00-20:00] Vernissage de Gabriel Orozco
Location:
Galerie Chantal Crousel
10, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 38 87
Fax : +33 (0)1 42 77 59 00
Mail : galerie@crousel.com
Internet Site : www.crousel.com
Description:
9 septembre - 7 octobre 2017
Vernissage samedi 9 septembre de 17h à 20h

La sixième exposition personnelle de Gabriel Orozco à la galerie Chantal Crousel rassemble des nouvelles œuvres produites entre Mexico et Bali.
Peintures, graphites sur toile et sculptures taillées dans la pierre calcaire de Bali entrent en résonance avec les Fleurs Fantômes, toiles réalisées à l'occasion de son séjour au Domaine de Chaumont sur Loire en 2014, en écho avec l'architecture de son château.
Gabriel Orozco puise son inspiration dans les différents lieux où il vit et voyage et propose ainsi un ensemble de pièces qui traduit un tournant graphique dans sa pratique - reflet des lieux qu'il habite et qui l'habitent.
En itinérance presque permanente, l'artiste fait dialoguer l'ici et l'ailleurs, la géométrie et le fluide, la mémoire et la transcendance.

Un texte de Briony Fer accompagnera l'exposition et sera disponible prochainement.

Vernissage de Gabriel Orozco
© Gabriel Orozco

[17:00-21:00] Vernissage de Haegue Yang "Silo of Silence - Clicked Core"
Location:
Berlin
Berlin
10871 Berlin
M° U-Bahn Berlin
Allemagne
Internet Site : www.berlin.de
Description:
KINDL - Centre for Contemporary Art
Am Sudhaus 3
12053 Berlin

10 September 2017 - 13 May 2018
Opening: 9 September 2017, 5 - 9 pm

Once a year, the KINDL - Centre for Contemporary Art invites an artist to present a single work in the imposing, twenty-metre-high Boiler House. This year the artist Haegue Yang, who lives in Berlin and Seoul, is realising her first institutional presentation in Berlin with a large-scale work.

As a sculptor, Yang is known for her use of a variety of materials and diverse working methods. Her materials range from industrial mass-produced items to organic and immaterial things such as smells or noises. Her working method is labour-intensive both conceptually and in regard to the craftsmanship involved. At the KINDL she will use her most well-known material: window blinds, which have become a signature of her work.

Memories of the aggressive industrial development in South Korea in the 1970s and '80s continue to shape her oeuvre today, as is also apparent in her work Approaching: Choreography Engineered in Never-Past Tense, which she showed at dOCUMENTA (13) in Kassel in 2012. While for many Western countries the Industrial Revolution was a defining but long since past experience of the eighteenth and nineteenth centuries, now in other parts of the world it is occurring alongside rapid technological development. The collectively experienced change in all areas of life which these fundamental shifts entail serves as one of the points of departure for Haegue Yang's work.
The artist understands the Boiler House at the KINDL as a typically post-industrial place that is now only a relic of its original industrial era and has been repurposed as a cultural venue. Yang has previously exhibited in a variety of such spaces typical of modern-day cities, such as a former freight train station in Kassel and the Tanks at Tate Modern in London.

Haegue Yang (*1971 in Seoul) lives and works in Seoul, and since 2005 also in Berlin. Her works are exhibited around the world, most recently in Germany at the Hamburger Kunsthalle (2016), Haus der Kunst in Munich (2012), and Portikus in Frankfurt am Main (2008). She was recently appointed professor at the Städelschule in Frankfurt am Main.

Vernissage de Haegue Yang "Silo of Silence - Clicked Core"

[17:00-21:00] Vernissage de Marie-Odile Aubin "Abstractions"
Location:
Moret-sur-Loing
Moret-sur-Loing
77250 Moret-sur-Loing
M° Gare SNCF de Moret - Veneux-les-Sablons
France
Internet Site : www.ville-moret-sur-loing.com
Description:
Espace Regards
12, rue du Donjon
https://www.facebook.com/espace.regards
https://www.instagram.com/espace_regards
davidsmadja.regards@gmail.com

Exposition du 9 septembre au 15 octobre 2017
9-10, 16-17 septembre, 14-15 octobre de 14h à 19h et sur rendez-vous

Vernissage de Marie-Odile Aubin "Abstractions"

[17:00-21:00] Vernissage de Michel Aubry "INFERNO"
Location:
Galerie Eva Meyer
11, rue Michel Le Comte
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 46 33 04 38
Mail : contact@galerieevameyer.com
Internet Site : www.galerieevameyer.com
Description:
09.09 - 22.10.2017

Première partie :
LE GRAND JOUEUR, UNE IMAGE DE NOTRE TEMPS
Vitrine - 11, Rue Michel-le-Comte - Paris 3eme
du 9 sept. au 22.10.2017

Deuxième partie :
INFERNO, UNE PIECE SUR LES HOMMES DE CE TEMPS
5, Rue des Haudriettes Paris
du 9 sept. au 22.10.2017

Pour sa quatrième exposition à la galerie, Michel Aubry (1959,Fr) déploie un ensemble de nouvelles productions entre sculptures et mobiliers, installation sonore et costume, dessin et tapis d'ornement.

Artiste minutieux, chasseur de savoir-faire en quête de perfection, Michel Aubry réalise depuis plus d'une vingtaine d'années une œuvre programmatique, avant tout centrée autour de processus de fabrication.
Fasciné par les launeddas, une famille d'instruments de musique sardes fabriqués à partir de roseaux, l'artiste s'intéresse très tôt à leur sonorité et leur musique de tradition orale. Sa "Table de conversion" (1992), où une longueur de roseau correspond à un son précis, lui permet de créer des analogies entre sons et formes, entre l'invisible et le visible.
Celle-ci investit la quasi totalité de son œuvre, des vêtements et mobiliers constructivistes mis en musique aux installations de « partitions » tridimensionnelles.
Michel Aubry questionne ainsi les limites entre art et artisanat. Son intérêt pour la fabrication et le savoir-faire, des launeddas mais aussi du mobilier constructiviste, l'amène à étudier chaque détail afin de « réinterpréter » et de « donner nouvelle vie » à l'objet. Difficile alors de ne pas rapprocher sa pratique de celle d'un sculpteur. En plus de sculpter les sons, Michel Aubry pense et façonne le bois, la cire, le métal et même le tissu pour exprimer et faire ressortir la partition qui les anime.

Vernissage de Michel Aubry
Michel Aubry, La tenue d'hiver de Joseph Beuys, 2015, photo © M. Domage

[17:00-20:00] Vernissage de l'exposition collective "Accrochage"
Location:
Galerie Placido
41, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 23 21
Fax : +33 (0)1 42 12 09 86
Mail : info@galerie-placido.com
Internet Site : www.galerie-placido.com
Description:
œuvres choisies de :
Arcangelo, Gianni Dessì, Jim Dine, William MacKendree, Jan Van Oost, Piero Pizzi Cannella, etc...

Vernissage de l'exposition collective "Accrochage"

[17:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "FUCKING BEAUTIFUL"
Location:
Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot
75011 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 45 83 38 51
Fax : +33 (0)1 45 83 38 51
Mail : magda@magda-gallery.com
Internet Site : www.magda-gallery.com
Description:
du 9 au 24 septembre 2017

Un événement présenté parallèlement à l'exposition de James McNabb

La galerie Magda Danysz à Paris est heureuse de présenter l'exposition vidéo FUCKING BEAUTIFUL avec six vidéastes internationales proposées par Barbara Polla - Analix Forever :
Ursula BIEMANN (Suisse)
Janet BIGGS (USA)
Elena KOVYLINA (Russie)
Joanna MALINOWSKA & C.T. Jasper (Pologne / USA)
Shannon PLUMB (USA)
Lee YANOR (Israël)

Six femmes vidéastes semblent traiter de leurs problèmes féminins, il est question du contrôle et de sa perte (Kovylina), de la compétitivité (Biggs) et de la maternité (Plumb). En réalité et en dépit des apparences, il ne s'agit en aucun cas d'une exposition sur les femmes, à moins de démontrer leurs différences : à la fois puissantes, créatives, magnifiques, intelligentes et amusantes. La qualité et la beauté des vidéos proposées résultent du talent et de l'imaginaire de ces six artistes dans leur performance, images, musique et technique: en un mot dans leur art. Du sacrément beau !

L'exposition se déroule à l'étage supérieur de la galerie.

Le 9 septembre à 17h, Barbara Polla présentera son dernier livre, Femmes Hors Normes (Odile Jacob, 2017) lors une conversation menée par Magda Danysz elle-même.

[17:30-21:00] Vernissage de l'exposition Les Foins
Location:
Fondation Brownstone
26, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Mail : contact@brownstonefoundation.org
Internet Site : www.brownstonefoundation.org
Description:
Dans une tradition Arts and Crafts, Les Foins crée et édite mais également diffuse du mobilier et des objets uniques ou en toutes petites séries, avec un goût affirmé pour les matériaux bruts et les formes simples.
Cette année de nouvelles collaborations, les tapis muraux de Mar Sodupe, les écuelles en céramique de Perla Valtierra, les "coberturas" artisanales du Portugal, et de nouveaux sacs en cuir ou tissus de chanvre ancien créés et réalisés par les Foins.
Les Foins présente également de nouvelles pièces de Mr Houshido et Mr Funaki, deux artisans japonais avec lesquels Nakaniwa collabore depuis le début.

Vernissage de l'exposition Les Foins










[18:00-21:00] Lancement de "Mon Lapin Quotidien #3"
Location:
Arts Factory / Bastille
27, rue de Charonne
75011 Paris
M° Ledru-Rollin, Bastille
France
Mobile : +33(0)6 22 85 35 86
Mail : artsfactory@free.fr
Internet Site : www.artsfactory.net
Description:
MON LAPIN QUOTIDIEN #3
lancement, rencontres & dédicaces
le samedi 9 septembre de 18h à 21h

Après "NUMÉRO UN", "DERNIER NUMÉRO (EN DATE)", voici venir "NOUVELLE FORMULE", le numéro trois de Mon Lapin Quotidien.
C'est logique, ça se tient (et ça vaut mieux que deux "tu l'auras").
Et tu en auras plus pour le même prix, puisque, ne reculant devant aucune bassesse pour se faire aimer de son cher public, MLQ passe à 16 pages, au lieu de 12 habituelles, soit 30% offert ! Cadeau.

Emballé sous une élégante une en négatif, sur le fond noir de laquelle se prélassent les blanches typos et les exquises têtes de mort exécutées par ce que la scène internationale du dessin compte de plus gratiné, les moments forts de ce numéro, outre nos rubriques habituelles élaborées par nos fidèles compagnons de route (en vrac, à la louche et sans exhaustivité : "Lapinot" et "Jeux de chiottes" de Lewis Trondheim, "Vous êtes ici" de Fabio Viscogliosi, "Proposition de loi" de Jean-Yves Duhoo, "L'Autofictif" d'Éric Chevillard, "Journaux intimes d'adolescence" d'Aurélie William-Levaux et Christophe Levaux, "Belles vues" de Joko, "L'Horrorscope" de Rocco, "Lefranc Parler", par Jochen Gerner, "HP 3 " de Lisa Mandel, "Prophylaxie" de Thomas Baumgartner, [Mexico, fragments] de Raphaël Meltz, "Le Grand JE" de Rachel Deville, "Les choses de l'amour" de Dorothée de Monfreid, "Journal du commissaire Dada" de Corinne Taunay, "Ma vie avec les non-humains" de Dominique Lestel, "Maison peu habitable" de José Parrondo, "Maman" par Muzo, "Critique constructive"d' Hervé Le Tellier et Étienne Lécroart, etc.), seront :
- une pleine page apocalyptico-politico-mystico-pop de Pacôme Thiellement, illustrée avec maestria par Killoffer,
- deux pages king size d'une bande dessinée inédite et inouïe de David B.,
- les 90 autoportraits à la minerve de notre chère Joëlle Jolivet, à laquelle nous souhaitons un prompt rétablissement, accompagnés par un texte de Jean-Luc Fromental,
- une pleine page peinte (oui : peinte !) par Denis Robert.
Des larmes, du sang et de l'os, donc. Mais aussi : de la chair, de la poilade, des nouvelles de L'Association.
Et des nouveaux venus, avec de nouvelles idées.

Un numéro en grande forme, en pleine invention, en pleine ascension, comme toujours avec MLQ !

une soirée proposée dans le cadre de l'exposition
"RIOT GIRLS : les filles cachées de Clovis Trouille"
avec Maya McCallum, Anne van der Linden, Céline Guichard et Nadia Valentine

Lancement de "mon lapin quotidien #3"

[18:00-21:00] Vernissage d'Edgardo Aragón "MATERIA PRIMA"
Location:
galerie mor charpentier
61, rue de Bretagne
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 44 54 01 58
Mail : contact@mor-charpentier.com
Internet Site : www.mor-charpentier.com
Description:
du 9 septembre au 7 octobre

[18:00-21:00] Vernissage d'Eric Lacan "Beautiful Decay"
Location:
Galerie OpenSpace
116, boulevard Richard Lenoir
75011 Paris
M° Oberkampf, Parmentier
France
Phone : +33 (0)9 80 66 63 94
Mail : contact@openspace-paris.fr
Internet Site : www.openspace-paris.fr
Description:
Vernissage public samedi 9 septembre 2017 à 18h

L'exposition Beautiful Decay, résultat de trois ans de travail intensif de l'artiste parisien Éric Lacan, présente une quarantaine de peintures sur toile, techniques mixte sur bois, de papiers découpés et de dessins sur papier. Il s'agit de la 3e exposition de l'artiste avec la Galerie Openspace qui représente son travail depuis 2013.

Avec une production très rare, d'une douzaine d'œuvres par an, le retour d'Éric Lacan est très attendu par un public d'aficionados de plus en plus large. Cet évènement sera par ailleurs également l'occasion de célébrer le 5e anniversaire de la Galerie Openspace !


Eric Lacan (1976, FRANCE)

Fin des années 2000, Éric Lacan se fait connaître dans la rue sous le nom de monsieur Qui grâce à ses collages noir et blanc. Ses visages de femmes mystérieuses, tantôt élégantes tantôt décharnées, cachent une douce satire des diktats féminins imposés par la société. Des éléments graphiques - un entrelacement de cheveux avec ronces, fleurs et mots grattés à la surface de la toile - envoûtent le spectateur et laissent s'installer dans ces scènes un romantisme puissant, sombre et mélancolique.

Le travail d'Éric Lacan est la continuité de son travail de rue. Il ajoute à sa palette plastique une incroyable technique, que ce soit dans le champ du papier découpé qu'en dessin ou en peinture. En découpant, avec une extrême minutie des feuilles de papier, il crée de véritables fourrés de plantes et de roses tels des couronnes mortuaires et réalise des portraits décharnés ahurissants de finesse. Son jeu trouble et ambigu du noir et blanc explore l'héritage des graveurs du XIXe siècle et notamment de Gustave Doré et nous attire inéluctablement dans un univers d'obscure clarté rehaussée d'une pesante finalité.

Le travail d'Éric Lacan est représenté de façon exclusive en France par la Galerie Openspace qui lui a consacré à ce jour deux expositions personnelles : Seventeen Seconds (2013) et All Monsters are Human (2014).

Vernissage d'Eric Lacan "Beautiful Decay"

Vernissage d'Eric Lacan "Beautiful Decay"

Vernissage d'Eric Lacan "Beautiful Decay"

Vernissage d'Eric Lacan "Beautiful Decay"

[18:00-21:00] Vernissage d'Hélène Delprat "Moi qui adore Barnett Newman..."
Location:
Galerie Christophe Gaillard
5, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 49 16
Mobile : +33 (0)6 65 15 75 30
Mail : contact@galerie-gaillard.com
Internet Site : www.galerie-gaillard.com
Description:
"Moi qui adore Barnett Newman, on peut dire qu'on en est loin"

Solo show du 9 septembre au 21 octobre
Vernissage le 9 septembre de 19h à 21h

Hélène Delprat est double, Actéon-Diane, celle qui peint pour nous assurer que la peinture se tient encore en retrait du bruit pour avoir appris à se perdre, à perdre.
On ne peut pas avoir dit « non » sans appartenir au monde du voyageur Thomas Hutter, le jeune commis de Nosferatu : « Après qu'il eut passé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre. » Mais passer le seuil peut vouloir dire une chose plus simple que toutes les sciences de vampire, car toutes ces histoires d'ombres, de cinéma, d'escaliers, de mains, d'amour et de crânes ne réclament qu'une salutaire formule : « laissez ici tout ce que vous savez, devenez profanes. Et partez en voyage ! » Inutile de chercher la source, elle est dans ce qu'on fait, raison pour laquelle Hélène Delprat ne parle pas de sa peinture, mais de toutes les histoires qui l'y conduisent et rendent instable l'origine. Être pertinent, se dégager du péril de savoir, n'est-ce pas l'élégance de ne pas dire, de laisser vivre et regarder ? Et pour finir comme elle dans un grand éclat de rire où elle se cache encore et toujours, un coup de pied au cul à la Benjamin Péret de Derrière les fagots : (...) et la boîte de sardines vide se croira sainte / Un coup de talon dans la gueule / et c'est une divinité / qui nage dans le miel pur / sans se soucier des protozoaires / des hippocampes / des cailloux célestes qui voltigent d'un oeil à l'autre / (...)

Extrait de « L'univers est la cendre d'un Dieu mort », texte rédigé par Corinne Rondeau pour le catalogue de l'exposition monographique d'Hélène Delprat à La maison rouge « I Did It My Way », du 23 juin au 17 septembre 2017.

Vernissage d'Hélène Delprat "Moi qui adore Barnett Newman, on peut dire qu'on en est loin"

[18:00-21:00] Vernissage de Benjamin Collet & Anne Renaud
Location:
Galerie Jérôme Pauchant
61, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Strasbourg - Saint-Denis, Temple, Arts et Métiers, République
France
Phone : +33 (0)1 83 56 56 49
Mail : info@jeromepauchant.com
Internet Site : www.jeromepauchant.com
Description:
Benjamin Collet & Anne Renaud
"Just having a body is a daily comedy"

9 septembre - 7 octobre 2017
Vernissage le 9 septembre de 18h à 21h

« Dans l'ère digitale, le poids vivant du corps est incrusté comme une bernacle sur la perfection de l'algorithme. Le simple fait d'avoir un corps est une comédie.» 1

La Galerie Jérôme Pauchant est très heureuse de présenter pour la rentrée 2017 une exposition en duo des nouvelles peintures d'Anne Renaud et des œuvres murales et sculpturales récentes de Benjamin Collet.

Dans les peintures d'Anne Renaud, des éléments de la nature (végétaux et graphiques) cohabitent et, détachés de leur fond jaune et animés par le mouvement, ils se transforment en motifs et proposent une déambulation mentale, des «onomatopées visuelles», selon les mots de l'artiste.

Benjamin Collet travaille entre autres le textile, habillant le corps, devenu absent ou objet hybride. Ses compositions murales et ses sculptures tirent profit d'éléments qui ont déjà une histoire et permettent de révéler ainsi leur présence au corps. La sensation d'une familiarité énigmatique apparaît et révèle alors une certaine idée du souvenir.

Après avoir étudié ensemble à l'école des Beaux Arts de Lyon, Benjamin Collet et Anne Renaud partagent le même atelier et connaissent naturellement leurs pratiques et questionnements mutuels. Leur exposition en duo peut notamment tenter de dévoiler en forme et en espace l'essence de ce qu'ils ont en commun.

1. Amy Sillman, Notes on Awkwardness, Shit Happens, Frieze d/e #22, Décembre 2015 - Février 2016

Vernissage de Benjamin Collet & Anne Renaud "Just having a body is a daily comedy"
Benjamin Collet, De choses en figures, 2017 (détail). Acrylique sur papier, 180 x 130 cm
© Benjamin Collet. Courtesy Galerie Jérôme Pauchant, Paris

[18:00-21:00] Vernissage de Grégory Derenne "Sliver"
Location:
Galerie Bertrand Grimont
42-44, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 30 87
Mobile : +33 (0)6 85 45 01 30
Mail : info@bertrandgrimont.com
Internet Site : www.bertrandgrimont.com
Description:
au 42, rue de Montmorency

9 septembre - 28 octobre 2017
Vernissage le samedi 9 septembre de 18h à 21h
Preview le jeudi 7 septembre de 18h à 21h

Les peintures semblent nées d'une chambre noire à laquelle on aurait fait subir une exposition courte et violente. Empruntant au champ photographique, Gregory Derenne procède par négatif. La couleur vient se fondre dans le noir de la toile satinée pour faire apparaître l'image. Cette économie proprement interne de la lumière donne un éclat particulier au motif. Il devient impossible de distinguer l'artificiel du naturel ou d'identifier un moment précis de la journée ou
de la nuit.

En regardant la beauté inerte de ces lieux sans qualités, les célèbres mots de Baudelaire sur le peintre de la vie moderne, Constantin Guys, revêtent une étonnante actualité : « Il s'agit, pour lui, de dégager de la mode ce qu'elle peut contenir de poétique dans l'historique, de tirer l'éternel du transitoire. » Peintre de la vie postmoderne, des plateaux télé et des escalators en acier brossé, Derenne recadre jusqu'au vertige; il s'intéresse à l'anodin pour le hisser vers le mystérieux. De ces lieux de passage désertés se dégage une inquiétante étrangeté, au seuil de l'irréalité. Ce n'est donc pas un hasard si ses peintures font penser aux scènes de crime que Walter Benjamin voyait dans les clichés d'Eugène Atget, ces « images qui inquiètent celui qui les regarde ; [et pour lesquelles] le spectateur devine qu'il lui faut chercher un chemin d'accès. » Ou peut-être une voie de sortie par un escalier qui semble infini. Autrefois symbole d'élévation spirituelle dans la clarté obscure d'un Rembrandt, de désir sexuel dans les pans de bruns de Duchamp et les couches de gris de Richter, l'escalier d'aujourd'hui ne reflète plus que la vanité des néons restés allumés alors que l'activité a cessé.
Pierre-Henri Foulon, 2016

«Je veux bien que Derenne se fiche de son sujet, je veux bien que ses peintures de métro ne portent pas plus la marque d'un message social que ses peintures d'églises ne portent celle d'une ferveur religieuse. Mais il reste que son tableau du métro Madeleine a autant de grandeur que ses intérieurs d'église : une grandeur sans ironie, sans pathos, sans froideur - et d'où se dégage le paradoxe bien sincère de la vue contemporaine d'une église d'hier et celui de la vision quasi religieuse d'un escalator de métropolitain - que j'apprécie tant. (...)»
Hector Obalk («Le subtil ignorant», Le Cahier dessiné, mars 2014)

Vernissage de Grégory Derenne "Sliver"
Grégory Derenne, Fenêtre, 2017, huile sur toile noire, 130 x 89 cm

[18:00-20:00] Vernissage de Lawrence Carroll "That What Comes"
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
09.09.2017 - 28.10.2017
Vernissage le samedi 9 septembre 2017, de 18h à 20h
en présence de l'artiste

Vernissage de Lawrence Carroll "That What Comes"
Lawrence Carroll, White Oval Painting, 2014-2017,
paint and pencil on canvas on plywood panel, 39 x 46,5 x 2,5 cm - Photograph: Carroll Studio

[18:00-22:00] Vernissage de Pentti Monkkonen "V.S.O.P."
Location:
High Art
17, rue des Panoyaux
75020 Paris
M° Ménilmontant
France
Mail : info@highart.fr
Internet Site : www.highart.fr
Description:
HIGH ART
1, rue fromentin
75009

09.09 - 12.10.2017
OPENING SATURDAY SEPTEMBER 9TH / VERNISSAGE SAMEDI 9 SEPTEMBRE
6-10PM / 18-22H

[18:00-20:00] Vernissage de Scott Lyall "dragons"
Location:
Campoli Presti
6, rue de Braque
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 40 29 08 92
Mail : info@campolipresti.com
Internet Site : www.campolipresti.com
Description:
Vernissage de Scott Lyall "dragons"

[18:00-21:00] Vernissage de Teresa Tyszkiewicz "Epingles"
Location:
Galerie Anne de Villepoix
43, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 32 24
Mobile : +33 (0)6 15 12 19 35
Fax : +33 (0)1 42 78 32 16
Mail : info@annedevillepoix.com
Internet Site : www.annedevillepoix.com
Description:
du 9 septembre au 4 novembre 2017
du mardi au samedi de 10h à 19h
Vernissage Samedi 9 septembre de 18h à 21h

[18:00-21:00] Vernissage de Tim Plamper "Zone"
Location:
Galerie Suzanne Tarasiève
7, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 76 54
Mobile : +33 (0)6 11 01 16 79
Mail : info@suzanne-tarasieve.com
Internet Site : www.suzanne-tarasieve.com
Description:
09 septembre - 07 octobre 2017
Vernissage samedi 9 septembre 2017 de 18h à 21h

Le titre de la seconde exposition personnelle à la Galerie Suzanne Tarasieve de l'artiste allemand Tim Plamper évoque la zone interdite qui apparaît dans le film Stalker (1979) d'Andrej Tarkovsky. Il s'agit d'un lieu mi-physique, mi mental, où le temps n'est pas linéaire et où le réel et le rêve se pénètrent, un lieu de rencontres surréelles qui sont aussi belles et fortuites que celle, sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie. Mais la zone est aussi celle des dessins de Plamper lui-même, des œuvres faites d'association improbables, à la manière des surréalistes. Opérant des superpositions et rapprochements inattendus, l'artiste crée des espaces de rencontre entre formes, objets, êtres et lieux. Suivant des règles d'organisation visuelle précises, chaque pièce matérialise une image mentale et réunit des êtres d'origines diverses et dispersés dans le temps et l'espace. Plamper réussit à combiner des éléments aussi épars qu'un escalier en colimaçon renversé, deux femmes nues, quatre pélicans, un tronc d'arbre, quelques paysages et beaucoup de galets de façon à créer des ensembles structurés et probants, sans que l'on sache bien dire pourquoi. Affinités électives, logique de l'inconscient, relations secrètes entre les objets qu'il dépeint ou virtuosité formelle de l'assemblage ? Plamper crée des transpositions dessinées d'une façon de voir comme on rêve, c'est-à-dire par associations.

Numériques, les collages de l'artiste peuvent réunir plus de 15 sources visuelles différentes. L'œuvre finale est alors le résultat d'un processus en deux étapes : agencement digital d'éléments à partir d'une archive très personnelle en constante évolution, puis travail de dessin. Avant de se décider à prendre le crayon pour mettre une composition sur le papier, l'artiste passe parfois plusieurs années à l'affiner. Et même si le degré de réalisme qu'il atteint lorsqu'il transforme un collage numérique en œuvre sur papier force le respect, la mise en dessin n'a rien d'une copie servile ou d'un simple exploit technique. Chaque œuvre manifeste des envies de dessin particulières. Par conséquent, les zones ne sont jamais traitées à l'identique et ce que l'on voit de près diffère fondamentalement de ce que l'on aperçoit de loin. Travaillant tantôt la hachure au crayon dur, tantôt l'estompage au pinceau et même le griffonnage et le grattage, Plamper s'éloigne sciemment du photo-réalisme. Par endroits, Plamper sculpte véritablement la matière sur le papier et de subtiles différences de profondeur se font jour. Implicitement, il remet ainsi en question l'idée que, physiquement, un dessin n'est pas moins plat qu'une photographie et souligne son rapport émancipé au médium photographique. Au-delà de la contemplation esthétique, l'œuvre de Plamper invite ainsi le spectateur à une réflexion sur les rapports inouïs entre les choses, les spécificités des médiums, et le pouvoir qu'a encore le devenir physique de l'image mentale à l'ère du numérique.

Klaus Speidel, critique d'art et philosophe

Vernissage de Tim Plamper "Zone"
Tim Plamper, Dissociation 005, 2017, crayon sur papier / pencil on paper, 196 x 264 cm

[18:00-21:00] Vernissage de Vincent Corpet "Deus Sive Natura"
Location:
Galerie Bertrand Grimont
42-44, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 30 87
Mobile : +33 (0)6 85 45 01 30
Mail : info@bertrandgrimont.com
Internet Site : www.bertrandgrimont.com
Description:
au 44, rue de Montmorency

9 septembre - 28 octobre 2017
Vernissage le samedi 9 septembre de 18h à 21h
Preview le jeudi 7 septembre de 18h à 21h

sur une invitation de Bertrand Grimont et Gwenaël Billaud

« Il n'y a dans l'âme aucune volonté absolue ou libre ; mais l'âme est déterminée à vouloir ceci ou cela par une cause qui est aussi déterminée par une autre, et cette autre l'est à son tour par une autre, et ainsi à l'infini. »
Ethique, Spinoza, De la nature et de l'origine de l'âme

La grande thèse théorique de Spinoza est qu'il n'y a qu'une seule substance, infinie et unique, Dieu, qui se confond donc avec le monde, l'univers lui-même. (Dieu, c'est-à-dire la Nature).
Procédant par analogies, Vincent Corpet crée de grandes fresques mythologiques invitant à poser un regard neuf sur l'image peinte, un regard n'impliquant pas un sens de lecture préétabli. La peinture de Vincent Corpet fait référence par son procédé analogique à ce qui constitue un artiste et rend possible l'infini. L'artiste demeure immuable dans l'éternité.

Dans les Fuck Maîtres, Corpet convoque les maîtres de l'art, ancien ou contemporain et entretient le rapport physique avec le geste du passé, le transforme, l'efface. L'artiste effectue des retours sur sa mémoire.

« Grâce à l'art, au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous le voyons se multiplier, et autant qu'il y a d'artistes originaux, autant nous avons de mondes à notre disposition, plus différents les uns des autres que ceux qui roulent dans l'infini et, bien des siècles après qu'est éteint le foyer dont il émanait, qu'il s'appelât Rembrandt, ou Vermeer, nous envoient encore leur rayon spécial. »
Le Temps Retrouvé, Marcel Proust, p 202, Gallimard

Le process même de l'analogie est un moyen de se souvenir et de retracer le passé comme un cheminement vers l'infini. L'œil de Corpet enregistre et mêle des fragments de corps, des animaux, des végétaux ou bien même des objets du quotidien, des architectures voire des paysages à de nouvelles compositions. Comme de l'utilité de ce qui précède, les œuvres de Corpet semblent rejoindre le souffle de Spinoza. L'universel de la peinture et la substance infinie de l'art.
L'être recréé par les analogies devient une nature naturée touchant immédiatement à Dieu. La Nature naturée se transforme par des combinaisons nouvelles.

« Que nous avons déjà trouvé précédemment qu'il doit exister un être infini et parfait, par quoi on ne peut entendre autre chose qu'un être duquel tout doit être affirmé du tout. Car, à un être qui a une certaine essence, des attributs doivent appartenir et, plus on lui reconnait d'essence, plus on doit lui reconnaître d'attributs, et par suite, si cet être est infini, ces attributs aussi doivent être infinis et c'est précisément là ce que nous appelons un être parfait (Infini) »
Traité de la réforme de l'entendement, Spinoza, chapitre I

Le Corps est son âme. Le Sexe aussi, tout se mélange dans l'éternel. Tout chez Corpet évoque l'infini. Il n'existe qu'une substance illimitée. L'exposition se dessine comme une rétrospective d'éternité.
Gwenaël Billaud

Vernissage de Vincent Corpet "Deus Sive Natura"
Vincent Corpet, série Dessais, 3755 P 18, 19, 20 X 14 h/t 130x97, 2014,130 x 97 cm

[18:00-22:00] Vernissage de Wahib Chehata "Renaissance"
Location:
A2Z Art Gallery
24, rue de l'Echaudé
75006 Paris
M° Mabillon, Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 56 24 88 88
Mobile : +33 (0)6 74 76 85 29
Internet Site : www.a2z-art.com
Description:
Du 9 septembre au 7 octobre 2017
Vernissage le samedi 9 septembre de 18h à 22h, en présence de l'artiste

Wahib Chehata, artiste franco-tunisien, se nourrit des thèmes religieux et symboliques de la Renaissance, du clair-obscur du Caravage et des émotions du Romantisme. Du Romantisme, il en a gardé assurément l'exaltation et le mystère, une capacité à jongler entre le morbide et le sublime, une liberté créatrice pure et subjective baignée entre l'orientalisme, les mythologies chrétiennes et les outils technologiques actuels : un romantisme 2.0.

Dans la série Renaissance, présentée à A2Z Art Gallery, avec le soutien de la fondation Montresso* (Marrakech), la lumière prime et s'exporte en Afrique. Au Sénégal, d'abord; au Mali ensuite. Wahib est un peintre avant tout. Un geste qu'il a su développer en dessinant, en peignant sans relâche dans son atelier.

En Afrique, Wahib en revient encore et toujours au geste. Mais qu'est-il exactement ce geste si fuyant ? Peindre, c'est comprendre d'où réside la puissance du mouvement, savoir où se cache la ligne de force sur laquelle il s'appuie, où transmettre les sensations par l'artifice de l'image. Ce geste, s'il s'explique mal, c'est parce qu'il se vit. La peinture laisse entendre ses bruits, sentir ses odeurs, qu'elles soient âcres ou douces, et donne l'envie de les toucher.

Vernissage de Wahib Chehata "Renaissance"
Abraham, photographic print on laminated baryta paper, 150 x 225 cm, 2016

Vernissage de Wahib Chehata "Renaissance"
Innocent, photographic print on laminated baryta paper, 150 x 150 cm, 2016

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Erwin Olaf et le groupe Indochine"
Location:
Galerie Rabouan-Moussion
11, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 48 87 75 91
Mobile : +33 (0)6 10 82 39 77
Fax : +33 (0)1 42 71 42 81
Mail : rabouanmoussion@noos.fr
Internet Site : www.rabouan-moussion.com
Description:
NOUVEL ALBUM 13

Vernissage le 9 Septembre 2017
Exposition du 9 au 23 Septembre 2017

Le groupe INDOCHINE fait preuve d'une longévité certaine et signe aujourd'hui son treizième album, créant pour l'occasion une pochette en collaboration avec le photographe Erwin Olaf. Dès la sortie de l'album, du 9 au 23 septembre, la galerie Rabouan Moussion accompagne cet événement en présentant sur ses cimaises l'ensemble des œuvres originales du livret signé Erwin Olaf, ainsi que la vidéo de son making of.

L'album est intitulé 13, il se décline à travers treize titres et deux bonus, et la pochette met en scène treize étranges personnages.

La création contemporaine est au cœur de l'univers visuel du groupe Indochine, pilier de la scène pop-rock française depuis 1981 et qui a derrière lui une belle histoire de collaborations artistiques, l'américaine Ana Bagayan ayant dépeint l'univers d'Alice & June (2005) par exemple. Leurs clips sont également le fruit de rencontres avec des réalisateurs : Jaco van Dormael pour Ladyboy (2006), Xavier Dolan et son polémique College Boy (2013), le photographe Richard Kern avec Black City Parade (2013), avant enfin que celui de La Vie est Belle, premier single de 13, soit signé Asia Argento.

Les œuvres réalisées par Erwin Olaf à l'occasion de cette sortie sont inspirées des créations d'Henry Darger, représentant de l'art brut américain remarqué par Nicola Sirkis lors d'une exposition au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris en 2015.

Erwin Olaf en a conservé l'univers enfantin, mettant en scène treize fillettes en costumes qui revendiquent des bannières inconnues, dans des tableaux photographiques empreints de cette inquiétante étrangeté que Freud évoquait. Une armée cosmopolite maîtresse d'un monde nouveau pose fièrement devant ce qui pourrait être son palais, une architecture de béton que l'on croirait sortie d'un film de Fritz Lang. Il s'agit en réalité d'une radio désaffectée datant de 1919, qui se dresse dans la campagne néerlandaise. Le contraste provoqué, entre les costumes colorés aux teintes pastel de ces petites filles autoritaires et les tons sombres de l'architecture, fait écho aux royaumes fantasmagoriques de Darger qu'Olaf s'approprie ici, en y imprimant son aura caractéristique. Les amateurs pourront y reconnaître certaines des thématiques envisagées dans les séries Berlin (2012) ou Keyhole (2011-2013).

Alice Cazaux

Vernissage de l'exposition "Erwin Olaf et le groupe Indochine"

[18:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Giorgio Morandi"
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
09.09.2017 - 07.10.2017
Vernissage le samedi 9 septembre 2017, de 18h à 20h

Vernissage de l'exposition "Giorgio Morandi"
Giorgio Morandi, Natura Morta, 1955, oil on canvas, 27,5 x 40,8 cm - Vitali #944. Private loan

[18:00-20:00] Vernissage de l'exposition collective "FULL BLOOM #2: PART. 2"
Location:
NextLevel Galerie
8, rue Charlot
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers, Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 44 54 90 88
Mobile : +33 (0)6 08 16 73 69
Mail : contact@nextlevelgalerie.com
Internet Site : www.nextlevelgalerie.com
Description:
FULL BLOOM #2: PART. 2
Curated group exhibition with:
JOHN CHIARA (American, b. 1971)
RONAN GUILLOU (French, b. 1968)
MARTINA HOOGLAND IVANOW (Swedish, b. 1973)
LIZ NIELSEN (American, b. 1975)
CHLOE SELLS (American, b. 1976)

Opening reception: Saturday 9 September, 6 - 8 pm
Exhibition through 23 September, 2017

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Livres Uniks 2"
Location:
Espace Topographie de l'art
15, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 40 29 44 28
Fax : +33 (0)1 40 29 44 71
Mail : topographiedelart@orange.fr
Internet Site : www.topographiedelart.com
Description:
Vernissage le 9 septembre
Exposition du 12 sept au 8 nov 2017

Commissaire : Horst Haack

Artistes :
Claire Angelini
Cristina Barroso
Yves Carreau
Leila Danziger
Horst Haack
Gianpaolo Pagni
Etienne Rozsaffy
Hans Sieverding

Vernissage de l'exposition "Livres Uniks 2"

[18:30-21:00] Vernissage de Tiphaine Calmettes "Les mains baladeuses"
Location:
Arnaud Deschin galerie
18, rue des Cascades
75020 Paris
M° Pyrénées, Jourdain, Gambetta, Ménilmontant
France
Mobile : +33 (0)6 75 67 20 96
Mail : info@arnauddeschingalerie.com
Internet Site : www.arnauddeschingalerie.com
Description:
Vernissage le samedi 9 septembre de 18h30 à 21h
Lecture - Brunch « Un dimanche à la galerie » le 24 septembre de 12h à 18h
« Nocturne des galeries » le jeudi 17 octobre de 18h à 22h
Du 14 septembre au 28 octobre 2017
Ouvert du jeudi au samedi de 14h à 19h ou sur rdv

Il se passera certainement, au cours de l'exposition Les mains baladeuses, une scène mystérieuse qui se répétera à plusieurs reprises : des visiteurs, au lieu de flâner mollement, le buste libre de toute contrainte, le regard dirigé vers les murs ou le sol, serpenteront chez Arnaud Deschin, galerie, le visage embrumé adhérant à un inhalateur de plastique. Au commencement des repas qu'elle entend organiser, Tiphaine Calmettes souhaiterait que les « regardeurs » se muent, le temps d'un prologue, en respirateurs. Marcel Duchamp, dont la déclaration est fort connue - « J'aime mieux vivre, respirer, que travailler » - a évoqué dans ses textes les buées, les odeurs, les exhalaisons. Mais d'inhalations, point. On peut imaginer pourtant que l'objet, avec ses connotations sexuelles et son caractère doucement inquiétant, n'aurait sans doute pas déplu à l'artiste.

Imaginer déambuler dans une exposition et être moins obnubilé par ce qu'il y a à voir que ce qu'il y a à sentir ressemble là à un rêve de nez ; toutefois Tiphaine Calmettes ne recherche pas nécessairement l'annulation d'un sens par la domination d'un autre. Au contraire, tous devraient être sollicités au cours de cette exposition, dont le titre appellerait pourtant plus celui du toucher. Une des premières « mains baladeuses » éparpillées dans cette présentation nous conduit justement à ce pas de côté nécessaire : le geste de l'admoniteur n'expose pas de récit exemplaire mais pointe le mur grêlé de la galerie. Ce que nous devons retirer de l'exposition est à portée d'œil, de doigt, d'oreille, de nez voire de papilles, pour autant que l'on s'y attarde un peu. Les mains baladeuses s'organise en effet en deux temps : celui à proprement parler de l'exposition, et celui des repas, inhalateurs compris.
Les repas, qui forment le point de départ du projet de l'artiste, organisés en collaboration avec la chef Virginie Galland, héritent d'une vaste tradition de l'art de la seconde moitié du XXe siècle, Daniel Spoerri en tête. Mais le caractère pantagruélique et joyeusement décadent de certains repas du « chef Daniel » sont bien éloignés des dégustations de Tiphaine Calmettes, pendant lesquelles on ne s'empiffrera guère : l'inhalation d'armoise évoquée plus haut introduit plutôt une interrogation sur les plantes sauvages urbaines déclinée en différents plats - mousse de pissenlit, racines fumées, beignets de lichens, gaspacho lobulaire, chartreuse en coque de noix et autres appellations éminemment poétiques. Cueillies lors d'explorations parisiennes, ces plantes appellent plus à une sorte de rituel sacré au cours duquel l'inhalation transforme la mise en bouche en mise en nez. Gardera-t-on en nez lors du repas l'armoise liminaire ? Ou, pour le dire autrement : se pourrait-il que sans pour autant avoir eu l'impression de toucher, nous ayons pu néanmoins respirer dans sa totalité une œuvre d'art ?
Pour celles et ceux qui ne pourront participer à ces repas, l'exposition s'organise comme un rappel de ces possibles expérimentations gustatives, et offre elle aussi son lot de sensations épidermiques : si le goût n'est plus convoqué, l'odorat se voit chatouillé par la compagnie imposante d'un alambic produisant tout au long de la journée un gargouillement régulier, signe de la production en cours d'une eau florale naturelle. La table utilisée pour les repas est présentée séparée de ses tréteaux, et développe une mousse dont on ne peut discerner si elle est la moisissure désolée d'une ruine abandonnée ou au contraire un renouveau fourmillant de jeunes pousses désireuses de s'étendre. Peut-être les deux à la fois, car Tiphaine Calmettes aime cultiver l'ambiguïté. Elle se situe probablement dans la lignée d'aînés qui ont su eux aussi transformer la moisissure, en faire un sujet d'étude mélancolique mais pourtant tourné vers des formes de renouveau : en cela, elle se situe plutôt du côté des élevages bactériens vivement colorés d'un HA Schult ou encore des expérimentations pseudo-scientifiques d'un Peter Hutchinson plutôt que des tas déliquescents de Dieter Roth. On ne s'étonnera pas de découvrir, dans son travail antérieur, des figures proliférantes comme des champignons lignivores, qu'elle a fait éclore à travers des photographies, ou un corail dont elle a moulé une reproduction d'après une gravure. L'humidité, et par là même une source potentielle d'existence, l'a intriguée pour Les mains baladeuses, au même titre que la sécheresse : les champignons, les coraux précédemment évoqués ont côtoyé les cactus, les cailloux et la terre. D'ailleurs, l'hypertufa qu'elle utilise pour ses structures est un matériau passablement ambivalent, mêlant notamment le ciment supposément stérile à de la tourbe fertile. Comme dans les friches urbaines où les plantes rudérales viennent reprendre leurs droits, la table que Tiphaine Calmettes expose verticalement ou horizontalement est en perpétuelle évolution, se couvrant au gré des jours et des arrosages de mousses et de lichens. Les jeux d'allers-retours qu'elle opère entre le naturel et l'artificiel se poursuivent dans Les mains baladeuses, à la suite d'œuvres plus anciennes où elle manipulait légèrement des objets de façon à en rendre la lecture biaisée ou malaisée : ainsi d'un cactus globulaire dont elle avait collé minutieusement les épines entre elles de façon à former un dôme géodésique très peu spontané, ou encore d'une pierre brute taillée de façon à ce que son ombre forme une pointe parfaite.

Pour cette exposition, l'artiste propose un espace de réflexion, dans lequel l'arpentage des friches urbaines et la cueillette de leurs plantes comestibles ou médicinales, sont d'abord des gestes micropolitiques. Les mains baladeuses, ce sont ces mains capables de piquer, de gratter, de pincer, de racler, d'offrir mais aussi de serrer le poing. Mais là encore, le geste que l'on imagine vindicatif voire belliqueux renferme au creux des doigts des graines qui ne demanderaient qu'à être tirées de leur ensommeillement. Tiphaine Calmettes n'est pas activiste, ni même agricultrice : ses poings en argile, imaginés d'après les nendo dango de Masanobu Fukuoka, destinés à être lancés dans les champs et à laisser la nature agir sur elle, sont exposés en état de latence. Fukuoka avait fait du principe de non-agir la base de sa théorie agricole dans les années 1970, un principe que Marcel Duchamp aurait assurément apprécié. Tiphaine Calmettes, elle, laisse le champ libre à la spéculation : il est bien évident que l'imagination, si on la laisse suffisamment reposer, germe.

Camille Paulhan

Avec le soutien aux galeries / première exposition du Centre national des arts plastiques

Vernissage de Tiphaine Calmettes "Les mains baladeuses"











[19:00-22:00] Soirée Now! Le Off
Location:
Docks en Seine
Cité de la Mode et du Design
34, quai d'Austerlitz
75013 Paris
M° Gare d'Austerlitz
France
Internet Site : www.citemodedesign.paris
Description:
Navire amiral de la Paris Design Week, l'exposition Now! Le Off (09/13-09) est devenue un tremplin pour la jeune garde du design, présentant les Nouveaux Talents du Design et les éditeurs émergents du monde entier.

Soirée officielle avec remise du Rado Star Prize France 2017 et du Champagne Jacquart Design Trophy 2017.

[19:30] Vernissage de l'exposition "la nouvelle Table"
Location:
Merci
111, boulevard Beaumarchais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 77 00 33
Mail : eshop@merci-merci.com
Internet Site : www.merci-merci.com
Description:
Vernissage de l'exposition "la nouvelle Table"















[23:00] Vernissage de Brian Wills "Line + Light"
Location:
Los Angeles
Los Angeles
90755 Los Angeles
Etats-Unis
Internet Site : www.lacity.org
Description:
September 9-October 28
Opening Saturday, September 9 6-8pm

Praz-Delavallade
6150 WILSHIRE BLVD
LOS ANGELES, CA 90048
WWW.PRAZ-DELAVALLADE.COM

Praz-Delavallade is pleased to present the first solo exhibition by Brian Wills with the gallery in Los Angeles, opening Saturday, September 9 and on view through October 28. In his new body of work, Wills continues to use his trademark materials of thread and wood to navigate modes of perception. Like his predecessors in the 1960's Light and Space movement, Wills furthers their explorations, merging formalist concerns with his idiosyncratic use of materiality and color.

Adopting a minimalist ethos, Brian Wills has embraced the ideology of the relationship between space and the spectator. His work is characterized by simple and smooth geometric shapes that lend themselves to a physical form of appreciation. His exhibition comprises three series of new works, one of which is focused around his signature use of hovering rayon thread over oak and walnut shadow boxes, where thread becomes both color and surface within the conceptual space of painting.

In a new series, he takes this process a step further by painting the wooden surface behind the thread into solid tones, bringing a different depth and complexity to the work. The final series on view comprises three works where thread is embedded, not suspended, into the surface of panels through his use of linear polyurethane, creating a glossy depth akin to that of a car finish or surfboard - referencing the "finish-fetish" of John McCracken or Peter Alexander. These series identify the difference between the natural and the manufactured appearance of wood grain and solid color intersecting with threads of various color, while also forming dialogues between two visual patterns that intersect, overlap, and interfere with one another in compelling and sometimes confounding ways.

Each work is a long-term endeavor, a study in patience and precision as thousands of threads are individually stretched by hand across wooden armatures. The endless and minute variations in the composition, between colors, in width and frequency of line, in the space between thread and frame, allows Wills to manipulate perception as colors, shadows, and surface are gradually revealed and require closer inspection. With movement, the works shift continually and engage in a dynamic give-and-take relationship, obliging the viewer to establish a physically intimate connection with a controlled chaos that favors perpetual and close examination. As James Turrell has said, "There's a sweet deliciousness to seeing yourself see something."

Brian Wills (b. 1970 in Kentucky) received his BA from Denison University, his MA from Harvard University and JD from Harvard Law School. His work has been exhibited in numerous gallery exhibitions including TOTAH, New York; Quint Gallery, La Jolla; Ochi Gallery, Idaho; and was included in the group show Swells of Californian Light and Space artists held between Petzel Gallery and Metro Pictures. He has additionally been included in exhibitions at museums and institutions that include the Underground Museum, Los Angeles; Torrance Art Museum, Torrance; Museum of Contemporary Art San Diego and the Frederick R. Weisman Art Foundation, Los Angeles. Wills' work is part of numerous public and private collections including The Jarl Mohn Family Foundation, Los Angeles; Palm Springs Art Museum, Palm Springs; The Estee Lauder Collection, New York; and Fundación/Colección Jumex, Mexico City.

Vernissage de Brian Wills "Line + Light"

[23:00] Vernissage de Wim Delvoye
Location:
New York
New York
10007 New York
Etats-Unis
Internet Site : www.nyc.gov
Description:
PERROTIN NEW YORK, LOWER EAST SIDE
130 ORCHARD STREET, NEW YORK, NY 10002

OPENING SATURDAY SEPTEMBER 9, 6 - 8 PM
SEPTEMBER 9 - OCTOBER 29, 2017

Opening hours: Wednesday - Sunday, 10am - 6pm

Celebrated for his scandalous Cloaca machines, which scientifically transform the cuisine of the world's best chefs into manufactured poo, and tattooed live pigs that aesthetically aunt drawings of Disney princesses and fashion logos, Belgian artist Wim Delvoye creates art to fascinate people.
A neo-conceptual artist, Delvoye is widely known for contemporary art that cleverly combines philosophical ideas, a fresh use of materials and a love for craftsmanship. Blurring the boundary between the art of the past and the digital realm of current art practice, he makes aerodynamic, mathematically perfect, intricate sculptures that take both art and design to new levels of invention.
Continually confronting what already exists with what can exist, Delvoye takes audiences on a virtual journey with his sublime suitcases, car parts, cement trucks and motorcycle tires, while bringing us deeper into his church of thought with a stunning array of twisted Christian crucifixes and digitally deformed Neoclassical sculptures. [...]
Paul Laster

Vernissage de Wim Delvoye

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