Wednesday, October 25, 2017
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25
October 2017
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  Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
Location:
Maison Chloé
28, rue de la Baume
5, avenue Percier
75008 Paris
M° Miromesnil
France
Phone : +33 (0)1 44 94 33 33
Internet Site : www.chloe.com/fr/labaume/index
Description:
du 4 juillet au 6 septembre 2017, puis du 18 octobre au 18 novembre
Horaires : 11h30 - 18h30
Visite gratuite sur réservation préalable sur www.chloe.com/bourdin

Chloé dévoile un nouvel espace culturel : la Maison Chloé. Situé à quelques pas de son siège parisien, cet immeuble haussmannien accueillera tout au long de l'année les expressions de différentes féminités, avec un programme d'expositions et d'événements mettant à l'honneur 65 ans de créations et d'histoires, de la fondatrice de la maison, Gaby Aghion, aux filles Chloé d'aujourd'hui. Ces expressions artistiques donneront vie à cette féminité unique célébrée par Chloé et refléteront la mission qui a toujours été celle de la maison : donner aux femmes la liberté d'oser être elles-mêmes.

« Chloé a toujours cru en une féminité naturelle. A la fois chic et désinvolte, une attitude qui place Chloé à l'intersection du savoir-faire de la couture parisienne et du savoir-être de la jeunesse - qui fait de Chloé une marque unique », précise Geoffroy de la Bourdonnaye, Président de Chloé.

A l'occasion de l'inauguration de la Maison Chloé, le 2 juillet 2017, Judith Clark, commissaire d'exposition et scénographe de renom, a créé un parcours singulier. Grâce à une circulation originale conduisant de l'entrée rue de La Baume aux showrooms, ou des salons VIP au patrimoine situé au cinquième étage ; mais aussi au gré d'une sélection riche d'objets, vêtements et photographies retraçant sept décennies de mode, les visiteurs pourront s'immerger dans l'univers de la fille Chloé.

Pour sa première exposition temporaire, la Maison Chloé met à l'honneur Guy Bourdin. Un lien particulier les unit. Le photographe français a en effet créé le plus grand nombre d'éditoriaux de mode mettant en lumière les créations Chloé. Par un jeu de mise en scène habile, Judith Clark oppose deux types de féminité, soulignant le contraste entre les images explosives et controversées de l'un des principaux photographes de mode et les vêtements au chic bohème représentés dans ces mêmes images. Avec ces photographies et ces pièces d'archives inédites, l'exposition offrira un nouveau regard sur l'œuvre de Guy Bourdin.

« J'adore l'idée que dans une salle les gens découvrent des pièces extraites des archives », dit Judith Clark, « puis que ces objets 'débordent' dans la salle à côté et conduisent le visiteur vers une galerie emplie de magnifiques tirages. La robe Chloé se faufile dans l'histoire mais aussi à travers le bâtiment, qui lui-même donne l'impression d'être habité par le regard unique de Guy Bourdin. »

L'exposition trouve son point de départ dans une salle baptisée « Chloé Girls - The Anthology A-Z », une installation permanente conçue à partir des créations iconiques de la maison. L'histoire commence en 1952, lorsque Gaby Aghion fonde une maison dédiée au prêt-à-porter de luxe et invente une attitude qui allie joie de vivre, audace, liberté et élégance.
Cette installation interactive pensée par Judith Clark, associe de manière ludique des objets de la fondatrice aux créations des directeurs artistiques qui ont œuvré chez Chloé : une photo de Gaby sautant au milieu des dunes du désert égyptien est placée non loin du fameux « maillot de bain ananas » signé Stella McCartney. Ailleurs, un motif peint sur les murs de la cuisine de Gaby vient trouver sa place près d'un croquis noir et blanc de Karl Lagerfeld.

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
01. Guy Bourdin, Paris Vogue 1975, Chloé Autumn-Winter 1975 collection

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
02. Guy Bourdin, Paris Vogue 1973, Chloé Spring-Summer 1973 collection

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
Guy Bourdin, Vogue Paris 1979 - Chloé collection printemps-été 1979 ©The Guy Bourdin Estate, 2017 / Courtesy A + C

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
Guy Bourdin, Vogue Paris 1971, Chloé collection automne-hiver 1971 ©The Guy Bourdin Estate, 2017 / Courtesy A + C

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
Guy Bourdin, Vogue Paris 1970, Chloé collection printemps-été 1970 ©The Guy Bourdin Estate, 2017 / Courtesy A + C

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
Guy Bourdin, Vogue Paris 1956, Chloé collection printemps-été 1956 ©The Guy Bourdin Estate, 2017 / Courtesy A + C

Exposition de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
14 octobre - 23 décembre 2017

Être un naufragé, c'est être un point au milieu d'un cercle, perpétuellement. [...] Quand vous élevez le regard, vous vous demandez parfois [...] s'il n'y aurait pas quelqu'un d'exactement comme vous qui élève lui aussi le regard, lui aussi coincé dans cette géométrie, lui aussi en train de lutter contre la peur, la rage, la folie, la désespérance et l'apathie.
L'histoire de Pi, Yann Martel

La Galerie Karsten Greve a le plaisir de présenter Perpetually at the Centre, nouvelle exposition de Claire Morgan. Plasticienne d'origine irlandaise, elle est parmi les plus recherchés et talentueux artistes de la scène internationale. Cette exposition dévoile au public les œuvres récentes de l'artiste, spécialement réalisées pour cet espace. Nourrie de préoccupations écologiques et étiques, l'exposition est constituée de quatre nouvelles installations monumentales, où domine la dynamique des corps d'animaux taxidermisés qui semblent être contenus dans des environnements étrangers, mais aussi par de récentes sculptures sous-verre où l'écriture s'ajoute au dramatisme des compositions. Un corpus de délicats dessins permet de découvrir le minutieux travail de conception de l'artiste, en contraste avec le geste ardent et instinctif de la surprenante série de toiles grand format.

Le travail de Claire Morgan explore l'ambivalence de l'être humain dans son rapport avec la nature qui l'entoure. La réflexion autour de la présence de l'homme dans le monde, qui a comme conséquence la progressive destruction de l'environnement naturel, est objectivée par l'artiste dans ses installations, où les animaux taxidermisés semblent s'adapter à un monde de gaspillage consumériste qui tente de les engloutir. Dans la suspension temporelle qui caractérise ces sculptures aériennes, où les corps sont figés dans un mouvement perpétuel, le conflit se joue entre la vie et la mort, entre l'organique et l'artificiel.

Le projet de cette exposition est né de la contemplation du pouvoir de la nature, ainsi que de l'exploration du soi, de l'égo et de la condition mortelle de l'être humain. L'immensité de la mer, des forêts et de la nuit qui se manifestent comme un abîme, ont été l'objet d'une méditation profonde jusqu'à en devenir métaphore de l'existence entière, révélant à l'homme sa vulnérabilité. Cette réflexion n'est pas sans considérer la crise humanitaire en cours en Méditerranée, où la mer peut basculer d'espoir de vie à tombeau pour des milliers de migrants, ou la récente tragédie de la Grenfell Tower où les habitants ont vu leurs appartements se transformer en vision cauchemardesque. Les extrêmes changements climatiques, signaux d'alarme de futures crises humanitaires, font aussi partie des préoccupations qui inspirent l'artiste.

Les animaux naturalisés sont aussi symbole des batailles intimes de l'artiste, ils sont témoins de la prise de conscience de ses propres passions. Le besoin de chacun d'exister est pour Claire Morgan fortement lié à la passion et à la violence, à travers lesquelles s'expriment les nécessités humaines. La lutte fait partie du paysage intérieur de l'homme : qu'elle soit physique ou psychologique, elle engendre des cas de conscience. Ces questionnements guident aussi l'organisation de l'exposition, qui se déroule en suivant des couples d'idées spécifiques: le soi et la violence, le passage du temps et la transcendance, la peur du noir et de se noyer, le feu et la mort.

Le principe même de la taxidermie, que Claire Morgan exécute de sa propre main, repose sur une contradiction, ayant pour objectif de donner une apparence vivante à ce qui est mort. Cette ambivalence est propre à toute son œuvre : dans les dessins comme dans les peintures, des résidus du processus de taxidermie sont utilisés comme matériaux graphiques. Des éléments comme les os ou le sang, ainsi que des corps entiers d'animaux, sont intégrés dans les œuvres et leur donnent alors un caractère symbolique et rituel.

Dans le travail de l'artiste la nature est stupéfiante, parfaite dans son immobilité. L'ambiguë présence vitale de ces animaux taxidermisés contraste avec les fragiles formes géométriques créées par cette « vertueuse assemblagiste » à l'aide de fils de nylon auxquels sont suspendus graines de pissenlit ou fragments de plastique. Le monde de Claire Morgan est un univers où la nature, menacée par la présence envahissante et cynique de l'être humain, résiste dans toute sa beauté. Elle s'incarne dans la perfection d'un scénario géométrique et minimaliste, mais aussi dans la fragilité de structures si légères qu'elles pourraient disparaître par le simple souffle du vent.


Claire Morgan est née en 1980 à Belfast (Irlande) et habite et travaille à Gateshead, Newcastle upon Tyne (Angleterre). Très vite, ses œuvres sont exposées à travers toute l'Europe et son travail a fait l'objet de nombreuses commissions publiques et privées. En 2010, après avoir exposé au Palais de Tokyo, Claire Morgan a inauguré sa première exposition personnelle française à la Galerie Karsten Greve. À cette occasion elle a présenté pour la première fois ses « dessins au sang », œuvres sur papier témoignant du processus de taxidermie. Depuis, son travail a été présenté aussi bien en Europe qu'aux Etats Unis, où elle a participé à des nombreuses expositions collectives. Les installations et les dessins de l'artiste ont intégré des prestigieuses collections internationales publiques et privées, parmi lesquelles figurent le Museum of Old and New Art (MONA) en Australie, la Fondation ALTANA en Allemagne et la Collection Guerlain en France. En 2017 le FRIST Center for Visual Arts à Nashville a organisé sa première exposition personnelle aux États-Unis. La fondation Francès à Senlis, en collaboration avec la Galerie Karsten Greve, dédie à Claire Morgan une exposition personnelle visible jusqu'au 23 décembre 2017.

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
Claire Morgan, Tine To Die, 2017, waxwing (taxidermy), dandelion seeds, nylon, in vitrine, 88 x 51,6 x 51,6 cm

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
To an End, 2017, Pencil and watercolour on paper, 41 x 31 cm

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
Lo (detail), 2017, Tawny owl (taxidermy), polythène, nylon, in vitrine, 98,5 x 71,6 x 71,5 cm

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
Pedestal
2011
Aigrettes de pissenlit, aigrette (taxidermie), nylon, plomb, acrylique
270 x 60 x 60 cm
CM/S 11

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"

08:00  
09:00  
10:00  
11:00  
12:00  
13:00  
14:00  
15:00  
16:00  
17:00 [17:00-22:00] Vernissage de Lika Hagi "Au-delà de l'Espace Temps"
Location:
Galerie 43
AGAAP
43, rue Vandrezanne
75013 Paris
M° Tolbiac, Corvisart, Place d'Italie
France
Phone : +33 (0)1 45 81 15 58
Mobile : +33 (0)6 64 35 52 56
Mail : martinecabus@galerie43.com
Internet Site : www.agaap43.com
Description:
du 24 octobre au 4 novembre

Vernissage de Lika Hagi "Au-delà de l'Espace Temps"

[17:00-20:00] Vernissage de Youssef Abdelké "Nus"
Location:
Galerie Claude Lemand
16, rue Littré
75006 Paris
M° Montparnasse - Bienvenüe, Saint-Placide
France
Phone : +33 (0)1 45 49 26 95
Mobile : +33 (0)6 73 77 05 89
Fax : +33 (0)1 45 49 26 95
Mail : clemand@orange.fr
Internet Site : www.claude-lemand.com
Description:
Du 18 octobre au 18 novembre

YOUSSEF ABDELKE : LES NUS CONTRE LES MORTS .

Emmanuel Daydé

« Il est vivant, nous sommes morts ! » Ce cri, apposé sur une affiche représentant un martyr de la révolution syrienne, pourrait servir de légende à toute la peinture de Youssef Abdelké. L'œuvre au noir de l'artiste syrien n'a des allures de pierre tombale et de faire-part de deuil que pour mieux exalter la vie de ceux qui sont morts.

Caricaturiste devenu graveur et peintre, ce chantre de la liberté ou la mort a toujours fait de son art une arme miraculeuse contre le néant. « Qu'est-ce qu'un homme révolté ? » demandait déjà Albert Camus. « C'est un homme qui dit non. Mais c'est aussi un homme qui dit oui. L'homme est la seule créature qui refuse d'être ce qu'elle est. Pour être, l'homme doit se révolter ». Révolté contre l'injustice et contre toutes les atteintes faites à l'intégrité humaine, Abdelké fait de son angoisse de la mort une nouvelle manière de survivre et de respirer : « Je ne peux pas supporter que quelqu'un meure parce qu'il a dit quelque chose ou qu'il a fait quelque chose sur le plan politique, explique l'artiste. Rien ne mérite un tel châtiment. C'est une question existentielle, au plus profond de moi, qui me bouleverse totalement, et qui va bien au-delà de l'univers de la politique. Tout peut être réparé sauf la mort. »

Après avoir suivi les cours en gravure dispensés par la Faculté des Beaux-Arts de Damas jusqu'en 1976, le projet de fin d'études du jeune Youssef, Septembre noir - tentative de mise en images du massacre des Palestiniens de Jordanie en 1971 -, révèle la naissance d'un artiste engagé, qui ne s'empare du réalisme socialiste que pour mieux en inquiéter l'optimisme radieux. Connu pour son engagement auprès du Parti d'action communiste, Abdelké est envoyé en 1979 dans les geôles d'Hafez Al-Assad. A 28 ans, le jeune homme intègre un système carcéral très dur, qui cherche à briser les âmes et les os des prisonniers et à faire du désert syrien une terre d'oubli.

Libéré en1981, l'artiste - blessé mais non pas brisé - est contraint à l'exil à Paris. Il poursuit sa formation à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris et obtient son diplôme en 1986. A l'Université Paris VIII, il obtient en 1989 un doctorat en arts plastiques. Dans le même temps, influencé par l'expressionnisme rageur de Dix ou de Grosz au temps de la république de Weimar - même s'il se sent plus proche, plastiquement, de l'univers absurde et facétieux d'un Segui -, il entame une longue série de collages ultracolorés sur papier et de pastels, qu'il nomme Figures, et qui représentent de manière frontale et systématique l'obsessionnel et toujours identique trio infernal de tortionnaires.

Brutalement, en 1995, il renonce à la couleur pour s'enfoncer dans l'obscurité éternelle du noir et blanc. Luttant toujours pour expulser la mort tout en l'exposant, il la fait désormais surgir de l'insignifiant, du presque rien, du déclassé, de l'invisible. S'essayant aux « traversées de silence et de nuit » que peignait Georges de La Tour au beau milieu des horreurs de la Guerre de Trente ans, le Syrien pleure sa terre aimée en dessinant au fusain de réalistes natures mortes de très grandes dimensions - Poisson à tête coupée, Oiseau mort avec couteau planté dans une table, Cœur transpercé par une aiguille, ... - « comme à la lueur d'une bougie, d'une simple petite bougie, vacillante dans son bougeoir », ainsi que le note Alain Jouffroy. Pour le poète, à partir de ce moment, « il ne s'agit pas d'art, mais de la métamorphose de la mort en existence vivante. Le poisson d'Abdelké n'est pas un poisson : c'est une flèche, un rayonnement, une respiration, un appel chuchoté à la vie. Quand il parvient à ce résultat, que j'appelle résurrection, il s'arrête. »

Ayant eu l'autorisation, après 25 ans d'exil parisien, de retourner dans son pays natal en 2005, l'artiste y poursuit l'hypersurréalisme de ses « résurrections » de choses, en implantant sa métaphysique de l'objet dans un vieux quartier de Damas. Le soulèvement du peuple syrien en mars 2011 le prend par surprise. Lui qui a toujours refusé le choix des armes et prôné un Etat laïc et démocratique, le voici réduit à assister impuissant au massacre de la population et à la militarisation croissante de l'opposition. Témoigner de ce qui se passe lui devient absolument nécessaire. Ne pouvant plus éviter la figure humaine, celle-ci envahit ses nuits de l'âme de leur fragile corporéité, en des natures mortes de morts non naturelles, dont la résurrection se fait cette fois-ci plus incertaine.

Longue succession de martyrs couchés, aux yeux écarquillés et aux corps éclaboussés de taches de sang rouges, Martyr de Deraa, Père et Enfant ou encore la série des Mère de martyr surgissent tels de solitaires et tragiques ex-voto, offrandes sans merci qui épousent le style primitif des premiers Arshile Gorky. Si ce thème du martyr n'a rien de nouveau en Syrie, il a singulièrement changé de nature et de camp. « On a grandi avec l'idée que le martyr, l'image du héros, c'était le Palestinien », raconte le jeune artiste Mohammad Omran. En classe de dessin, on nous demandait de dessiner un martyr comme on dessinait une montagne. »

Après avoir dépeint en exil le martyre des choses, Abdelké, de retour chez lui, veut brosser le martyre des hommes. Il n'imagine pas que celui-ci pourrait être aussi le sien. D'abord privé de passeport puis de nouveau arrêté par le régime de Bachar Al-Assad en 2013 - pour son attachement « à un système démocratique et pluraliste et aux principes au nom desquels la révolution a débuté en mars 2011 » -, Youssef Abdelké ne doit sa libération au bout d'un mois qu'à une intense campagne internationale menée en sa faveur.

A quoi pensait ce graveur de mort en prison ? A la paix, sûrement. Ne raconte-t-on pas qu'il sculptait des colombes avec de la mie de pain récupérée sur ses rations quotidiennes ? Mais, à voir la splendeur des dessins de corps féminins entrepris à sa sortie de prison, dans de graves et hiératiques fusains comme sculptés dans la chair de la nuit, on imagine ses pensées troublées par d'autres désirs : l'envie de la beauté enfuie du monde et le ravissement ravi devant la splendeur des femmes. C'est peut-être à ces nus perdus qu'on mesure tout le désespoir de l'homme.

Depuis trois ans, dans le secret de son atelier à Damas, l'artiste a ainsi fait poser des modèles de différentes origines, Syriennes mais aussi Soudanaises, dans des poses simples et naturelles, comme des illuminations intimes arrachées au réel. De ces courtes séances - d'une heure et demi environ - sont issus des dessins de nus tendres, filtrés à travers une lumière diffuse et tamisée, dont la source se situe, comme souvent chez Rembrandt, hors-champs. Mais ces tailles douces de femmes assises, accroupies ou allongées comme de modernes odalisques, apparaissent toujours rayées, griffées, raturées de points et de lignes, qui suggèrent des fils de fer barbelés emprisonnant des figures promises à la torture, à la honte et à la destruction. Comme si les Nus appelaient les Morts - ce qu'Abdelké avait déjà suggéré dans son saisissant gisant dénudé de Saint Jean Chrysostome, dont le tombeau, rappelait-il, est dans la mosquée d'Al-Hassan de Damas -, en Christ mort décharné façon Holbein.

Impossible, devant ce surgissement de femmes statues incisées dans le marbre, de ne pas songer aux Jardins statuaires de Jacques Abeille et à son voyageur imprudent qui entre dans une contrée mystérieuse où l'on cultive des statues à l'abri des barbares. Ode à l'imagination et à l'inconscient, contre la vraisemblance et la toute-puissance de l'auteur, l'écriture surréalisante d'Abeille paraît sœur du trait végétal, souple et délié d'Abdelké : « Je ne suis pas dans la maîtrise, mais dans la captation d'un flux » explique ce romancier de l'obscur. Si l'artiste syrien, un peu comme Fragonard dans ses figures de fantaisie, se donne un temps limité pour exécuter son dessin face à son modèle, il le fait en deux temps, suivant ce même principe de flux intense et inspiré.

Il commence ainsi par esquisser rapidement au crayon la figure qu'il souhaite faire surgir du blanc du papier, dans des instantanés à forte charge érotique, dignes de l'œil acéré d'un Egon Schiele. A l'inverse de la recherche paradisiaque de Matisse, qui gommait le réalisme cru de son premier dessin pour aboutir à une vision schématique presque mystique, Abdelké abstractise d'abord son trait ému et gracile avant de redonner corps à un réel sensuel et solide, en charpentant à grands coups de hachures et de lavis, valeurs et ombres portées, pour faire émerger un vivant qu'il laisse volontairement inachevé.

L'on aurait tort de s'étonner qu'Abdelké, le révolté permanent, se contente d'esquisser de simples corps dénudés quand tant de gens expirent toujours sur les ruines d'une Syrie en lambeaux. On aurait tort, car peindre des nus en Orient constitue aussi un acte de résistance. Alors que la génération de ses professeurs avait pu le pratiquer au cours de leur formation dans les années 30 et 40, au sein des grandes écoles des beaux-arts du Monde arabe - au Caire ou à Alexandrie, à Bagdad, Beyrouth, Alger et Oran comme à Damas -, Abdelké, lui, n'a jamais été autorisé à créer ses propres totems pour défier ce tabou. Plus que la femme, c'est la Syrienne aux seins lourds et aux yeux charbonneux qu'il fait rayonner dans toute sa dramatique et voluptueuse majesté dans ses papiers de nuit. Une Syrienne à la peau blanche ou noire, qu'importe d'ailleurs : sous les bombes, toutes les femmes de Syrie sont syriennes.

Rejetant tout voyeurisme, Abdelké magnifie, lui, les formes rondes et les cheveux libres de ces femmes martyres dans des compositions harmonieuses et sereines, comme des femmes-statues, des femmes-jardins, à chérir et à sauver. Paraissant guider le peuple telle la Liberté aux seins nus de Delacroix, ces femmes offertes semblent redresser leur corps en une délicate et fière allégorie de la Syrie.

Paris, le 20 septembre 2017

Vernissage de Youssef Abdelké
Abdelke, Nu.
Nu, 2016. Fusain sur papier, 50 x 65 cm. Collection privée. © Youssef Abdelke. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris

Vernissage de Youssef Abdelké
Abdelké, Nu.
Nu, 2015. Fusain sur papier, 50 x 65 cm. Collection privée. © Youssef Abdelke. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

[17:30-21:30] Vernissage de François Machado "À jour"
Location:
Vitrine - 65
65, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Strasbourg - Saint-Denis, Réaumur - Sébastopol, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)7 83 20 26 20
Mobile : +33 (0)6 72 70 13 34
Mail : contact@vitrine-65.gallery
Internet Site : www.vitrine-65.gallery
Description:
L'art des bâtisseurs

NO MAD GALERIE est heureuse de présenter 'À jour', seconde exposition personnelle de François Machado qui se tiendra du 25 octobre au 4 novembre 2017 à Vitrine - 65.

Vernissage mercredi 25 octobre de 17h30 à 21h30

De l'autre côté de la mer Égée, en Anatolie centrale, se trouve le vaste réseau des caravansérails bâtis au XIIIe siècle par les souverains seldjoukides. Étonnamment, ces caravansérails fortifiés, dont la fonction est d'accueillir et de sécuriser les caravanes de chameaux le long des voies commerciales, présentent de profondes analogies avec des constructions d'un tout autre usage et ayant vu le jour un peu moins d'un siècle plus tôt en France : les églises cisterciennes.

La similitude entre ces deux types d'ouvrage est à chercher dans un héritage partagé encore bien plus ancien. Une vigoureuse culture architecturale, trouvant ses racines dans l'édification des nouvelles églises, était en effet présente en Arménie et en Syrie du Nord dès les premiers siècles chrétiens. Au nombre de ces innovations, la voûte en berceau brisé et l'arc brisé. Ce sont ces principes qui, dans un premier temps, seront introduits en Occident pour devenir emblématiques de l'architecture des abbayes cisterciennes, et ensuite, cumulés à la conception spatiale de ces abbayes, seront utilisés par les bâtisseurs arméno-syriens pour répondre aux commandes des sultans anatoliens.

Dans ses bas-reliefs, François Machado fait disparaître le chœur des églises et la muraille des caravansérails. Qu'ils soient destinés au culte ou au commerce, qu'ils viennent d'Occident ou d'Orient, il efface l'appartenance de ces bâtiments, et, devant nous, est alors donnée la parole à l'art des bâtisseurs. Avec 'À jour', l'artiste nous fait à nouveau découvrir un aspect de la grande histoire de l'Architecture par les singulières voies qui lui appartiennent.

Né en 1979, François Machado vit et travaille dans le sud de la France. Architecte de formation, il est révélé lors du Salon de Montrouge 2013, puis la même année lors du Prix Découverte des Amis du Palais de Tokyo. En 2014, il participe, entre autres, au Prix MAIF pour la Sculpture dont il est finaliste. Concentrant sa réflexion autour de l'Architecture, il entreprend d'en ôter les contraintes fonctionnelles qu'il considère extérieures à la pratique de son Art. Ayant participé à de nombreuses expositions collectives et salons avec NO MAD GALERIE, 'À jour' marquera sa seconde exposition personnelle au sein de la galerie.

NO MAD GALERIE
contact@nomadgalerie.com
tél +33 (0)6 23 55 96 83
nomadgalerie.com

Vernissage de François Machado "À jour"
François Machado - Noirlac - 2017 - 79 x 59 cm - Polymères, fibres, pigments


[18:00-23:00] Concert des Rolling Stones - tournée "No Filter"
Location:
U Arena - Paris La Défense
anciennement Arena 92
99, Jardins de l'Arche
92000 Nanterre
M° La Défense - Grande Arche
France
Internet Site : www.uarena.com
Description:
Comme à leur habitude les Rolling Stones donneront à leurs fans les grands classiques tels que 'Gimme Shelter', 'Paint It Black', 'Jumpin Jack Flash', 'Tumbling Dice' et 'Brown Sugar' mais ils les surprendront aussi en jouant des nouveaux titres et chaque soir des titres différents choisis dans l'arsenal de leurs chansons.
Pour STONES - NO FILTER les spectacles montreront une nouvelle création scénique unique et créative. Cette tournée est produite par Concerts West.

Keith Richards dit « Hey les gars, nous revoilà, on se voit bientôt !!! »

Mick Jagger dit «Je suis tellement excité de faire cette tournée Européenne à l'automne, et de jouer de nouveau dans des lieux si familiers et d'autres nouveaux dans lesquels nous n'avons jamais joué encore »

Concert des Rolling Stones - tournée "No Filter"

[18:00-21:00] Vernissage #52 - cinétique
Location:
Abstract Project
Espace des Arts Abstraits
5, rue des Immeubles Industriels
75011 Paris
M° Nation
France
Mobile : +33 (0)6 82 89 14 16
Mail : contact@abstract-project.com
Internet Site : www.abstract-project.com
Description:
avec :
David APIKIAN
Maria ARVELAIZ GORDON
Françoise AUBRY
Milija BELIC
Joël BESSE
Charles BÉZIE
Francesc BORDAS
Jean-Luc BRUCKERT
Natacha CALAND
DELNAU
Aleksander DRAKULIC
Pascal FANCONY
Ingrid HORNEF
Gerhard HOTTER
Viktor HULIK
Yumiko KIMURA
Philippe RIPS
Jun SATO
SAXON
Go SEGAWA
Roger VILDER

[18:00-21:00] Vernissage de Kacper Kowalski "OVER"
Location:
Galerie Photo12
14, rue des Jardins Saint-Paul
15, rue Saint-Paul
Village Saint-Paul
75004 Paris
M° Sully - Morland, Pont Marie, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 78 24 21
Mail : aline@photo12.com
Internet Site : www.photo12.com
Description:
25 octobre 2017 - 20 janvier 2018
VERNISSAGE LE MERCREDI 25 OCTOBRE À PARTIR DE 18H

« Voici ma mission : rapporter un portrait de la civilisation, d'un monde inconnu que les gens ne pouvaient pas voir par eux-mêmes. »
Kacper Kowalski

Vernissage de Kacper Kowalski "OVER"
Seasons. Autumn #11

Après une exposition à New York en décembre 2016, une participation à la Biennale Internationale de Photographie au National Museum of Photography de Bogota en mai 2017 et un solo show au Landskrona Festival (Suède) le mois dernier, nous avons le plaisir d'organiser sa première exposition à Paris.

Over est un projet photographique réalisé pendant l'hiver 2015-2016 dans le nord de la Pologne. Kowalski est un passionné d'aviation, plus particulièrement de parapente et autogire. Dans un monde où les drones sont en train de prendre le pouvoir, Kowalski incarne la différence entre l'homme et la machine, entre des process automatisés gérés par l'électronique et la sensibilité d'une paire d'yeux regardant la terre. Kowalski vient d'une lignée d'architectes installés dans la région de Gdansk. Lui-même fait des études d'architecture. Mais sa passion pour les airs l'a emporté et il a quitté son cabinet d'architecte pour se consacrer à la photographie aérienne.
Sa formation impacte son œuvre : il a développé une acuité visuelle qui lui permet de détecter des structures dans la nature et d'en déduire des images parfaitement composées. Avec une grande maîtrise technique alliée à un regard d'artiste, Kowalski transcende le genre de la photographie aérienne.

Vernissage de Kacper Kowalski "OVER"
Kacper Kowalski. Over #13, 2016

Ses photographies s'inscrivent dans la lignée de Edward Burtyinsky, George Gerster, George Steinmetz et Yann Arthus-Bertrand mais - bien que son travail s'apparente au leur pour la méthodologie, la composition, les sujets, une exploration de la nature modifiée par la présence humaine et une dévotion à l'écologie - Kowalski a rapidement développé son propre langage visuel. Il shoote à la verticale absolue, à une hauteur de 150m, aplatissant la perspective et créant des images évoquant des tableaux contemporains. Les lignes démarquant les différents éléments du paysage, précises et irrégulières, nous font penser aux mots de Gaudi : « Il n'y a pas de ligne droite ou d'angles aigus dans la nature ». Comme les coups de pinceau de Soulages, les compositions hivernales de Kowalski, pratiquement monochromatiques, révèlent la beauté géométrique abstraite d'une structure figée lors du mouvement.

"Dans le brouillard, sans horizon, il n'y avait que l'ici et là. Je rentrais dans une forme de transe. Je pousuivais une ombre puis une autre. Les formes et les structures me guidaient.
Je me sentais en paix."
Kacper Kowalski

Vernissage de Kacper Kowalski "OVER"
Kacper Kowalski, Over #51, 2016

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "In the gallerist's mind"
Location:
Galerie Valérie Delaunay
22, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Châtelet, Hôtel de Ville
France
Mobile : +33 (0)6 63 79 93 34
Mail : contact@valeriedelaunay.com
Internet Site : www.valeriedelaunay.com
Description:
La galerie Valérie Delaunay est heureuse de présenter l'exposition

In the gallerist's mind

sur une proposition de Corine Borgnet

avec :
Art Orienté Objet, Corine Borgnet, Léa Le Bricomte, Odonchimeg Davaadorj, Jessy Deshais, Aurélie Dubois, Joël Hubaut, Cécile Hug, Rachel Labastie, Barbara Navi, Nicolas Tourte, Daniel Spoerri

Exposition du 25 octobre au 4 novembre 2017
lundi, mardi, jeudi, vendredi et samedi de 12h à 19h et sur rendez-vous
Vernissage le mercredi 25 octobre de 18h à 21h

Une idée farfelue qui fait d'abord sourire l'artiste, une idée qui s'accroche et une idée qui s'impose.

S'il n'est pas rare de faire un portrait d'artiste, à l'inverse il est moins courant d'avoir celui d'un galeriste. Pour rehausser le propos, plutôt qu'un simple tableau, quoi de plus logique dans une galerie que de réaliser une exposition collective.

C'est ainsi que Corine Borgnet proposa à Valérie Delaunay de devenir œuvre et sujet de l'exposition « In the gallerist's mind ».

Cette mise en danger a été acceptée par la galeriste. Elle et son bureau seront placés au centre de la galerie autour desquels rayonneront les propositions artistiques des artistes invités.

Si certaines œuvres comme "La brosse à relire", "Le nécessaire à cirer" de Joël Hubaut, "Guerre de Tribus" de Léa Le Bricomte et les "Tambours apotropaïques" d'Art Orienté Objet parleront, comme une évidence, de la vie et du quotidien de la galeriste, d'autres comme "Déjeuner sur l'herbe" de Barbara Navi, "Fukushima" de Jessy Deshais, "Vanity Shoes" de Corine Borgnet ou encore les tableaux de Daniel Spoerri souligneront plus ses traits de femme galeriste. Les photos d'Aurélie Dubois, les haches de Rachel Labastie, "Les rendez-vous tétons" de Cécile Hug, "Waiting for salmon" de Nicolas Tourte et les "Coeurs noués" d'Odonchimeg Davaadorj, raconteront, quant à eux, plus secrètement son histoire personnelle, ses peurs et ses fragilités.

Souvenons-nous qu'un galeriste est aussi un être sensible !

Au final, il ne s'agit pas d'un commissariat ni d'ailleurs d'une psychanalyse.

S'agit-il alors d'un dialogue empli de connivences ? En tout cas, c'est assurément un prétexte, un interlude à la programmation de la galerie en proposant librement et joyeusement un ensemble d'artistes avec des œuvres fortes ayant leurs propres histoires et universalités.

Vernissage de l'exposition collective "In the gallerist's mind"
Léa Le Bricomte
Guerres de Tribus, obus de mortier 120 mm Russe, tressage en cuir, perles, plumes, support en laiton, 2017

Vernissage de l'exposition collective "In the gallerist's mind"
Corine Borgnet
Vanity Shoes, os de volaille, taille 36, 2017

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "POWERAMA"
Location:
Air de Paris
32, rue Louise Weiss
75013 Paris
M° Chevaleret, Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 44 23 02 77
Fax : +33 (0)1 53 61 22 84
Mail : fan@airdeparis.com
Internet Site : www.airdeparis.com
Description:
dans la vitrine

25 ans de Gandy gallery

24-31/10/2017

Vernissage de l'exposition "POWERAMA"

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "RETROSPECTIVE XIII - VANCE / VAN HAMME"
Location:
Espace Commines
17, rue Commines
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 53 56
Fax : +33 (0)1 42 77 81 61
Mail : mc-bouhours@commines.com
Internet Site : www.espace-commines.com
Description:
Du 25 au 31 octobre 2017 à l'Espace Commines (Paris 3e)
Mercredi (Vernissage) : à partir de 18h30
Du jeudi au mardi : 10h30 - 19h
Mercredi : 10h30 - 16h
Vernissage le mercredi 25 octobre à 18h30

PUIS
Du 2 au 18 novembre à la Galerie Daniel Maghen (Paris 6e)
Du mardi au samedi : 10h30 - 19h

La Galerie Daniel Maghen a l'honneur de présenter les œuvres de William Vance lors d'une rétrospective éphémère à l'Espace Commines.

Cette exposition rend hommage à un auteur populaire et incontournable du monde du 9e Art. Une occasion rare d'admirer ses originaux ; plus de 200 pièces provenant de ses plus grandes sagas : XIII, Bob Morane, Bruce J. Hawker, Bruno Brazil, Ramiro... Déjà exposé en 2006, la galerie présente cette fois l'ultime exposition-vente de l'artiste puisqu'elle réunit les dernières pièces conservées par la famille Vance ainsi que la collection personnelle de Jean Van Hamme.

Cette rétrospective retrace près de cinquante ans de carrière (1964-2010) depuis Howard Flynn, publiée pour la première fois dans Le Journal de Tintin en 1964 jusqu'au dernier album de XIII. Elle permet de découvrir l'évolution de son dessin, d'admirer son trait si efficace, ses encrages puissants et ses compositions cinématographiques, capables de transporter le lecteur à travers des histoires hyperréalistes.

Daniel Maghen, Jean Van Hamme, William et Éric Vance sont heureux de vous convier au vernissage de l'exposition, le mercredi 25 octobre à 18h30 à l'Espace Commines (Paris 3e).

L'exposition sera prolongée à la Galerie Daniel Maghen (Paris 6e) du 2 au 18 novembre ;
une centaine de planches seront exposées dont une cinquantaine d'originaux de XIII.

Vernissage de l'exposition "Vance"
Vernissage de l'exposition "Vance"

Vernissage de l'exposition "RETROSPECTIVE XIII - VANCE / VAN HAMME"
William Vance | XIII

Vernissage de l'exposition "RETROSPECTIVE XIII - VANCE / VAN HAMME"
William Vance | XIII
Là où va l'Indien (T°02)
Couverture originale réalisée pour l'édition de luxe publiée à l'occasion des 25 ans de la série

Vernissage de l'exposition "RETROSPECTIVE XIII - VANCE / VAN HAMME"
William Vance | XIII
Lâchez les Chiens ! (T°15)
Illustration originale utilisée en page de titre de l'album

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "Why Do Arabs Have to Speak ?"
Location:
Galerie Mark Hachem
28, place des Vosges
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 42 76 94 93
Fax : +33 (0)1 42 76 95 47
Mail : paris@markhachem.com
Internet Site : www.markhachem.com
Description:
La Galerie Mark Hachem - Paris présente «Why Do Arabs Have to Speak?», Une exposition de groupe présentant les œuvres des artistes Sabhan Adam, Nasser Soumi, Alfred Basbous, Nadine Khoury, Hamed Abdalla, Zied Ben Romdhane, Amina Zoubir et Nasreddine Ben Nacer. Les artistes se réunissent pour répondre aux questions concernant le modernisme à travers des histoires profondément personnelles qui nous parlent de leurs interactions avec l'État et de sa trajectoire culturelle.

Le modernisme arabe est devenu un exercice auto-référentiel d'après les historiens de l'art européens qui affirment qu'il y avait aussi un modernisme dans des contrées lointaines qui aurait été similaire à « notre » esprit républicain. Une révérence à une esthétique et ses multiplications sous les formes de l'avant-garde du modernisme - le cubisme ou l'avant-garde dans les formats d'aujourd'hui tels que le cinéma, mais aussi bien la matérialité politique sont souvent attendus.
D'où l'importance d'identifier quelles questions ont été posées pour définir l'ère du modernisme en Asie occidentale ?
Alfred Basbous utilise un vocabulaire visuel déconnecté des traditions, de la religion ou de la langue. La quête ici est plutôt l'universalisme. Les portraits de Sabhan Adam montrent également un vocabulaire visuel universel, bien qu'influencé par les couleurs de son pays ; la Syrie. Sombre et enjoué, ses toiles dépeignent les peurs et les angoisses qui imprègnent nos sociétés d'aujourd'hui. À l'inverse, Abdalla utilise des formes anthropomorphiques, des symboles et des formes d'écriture pour révéler la nature des traditions linguistiques tout en intégrant le langage dans le tissu de la pensée conceptuelle.
Zied Ben Romdhane, par le biais de la photographie, ne dépeint pas des évènements exceptionnels mais des vies quotidiennes qui étaient des exceptions à nos perspectives de vie. Employant le même médium, Amina Zoubir commente l'érotisme inhérent au peuple du Maghreb mais qui s'est perdu à cause des insécurités que l'occupation a apportées. Nasreddine Ben Nacer, à travers la sculpture et les interventions sur des documents issus de la colonisation, contemple l'identité et les frontières. De même, Nadine El Khoury explore la relation entre identité, architecture et économie politique dans le contexte de sa ville natale Beyrouth. Les peintures de Nasser Soumi, abondantes en références aux paysages palestiniens, abordent l'expérience de la fragmentation, de la perte et de l'aliénation.

Ce n'est pas la migration ou la marginalisation les éléments communs à cette exposition qui pourraient être étroitement identifié à une région, mais c'est la célébration d'histoires personnelles qui sont privilégiées.

Curateur Sumesh Sharma
Coi-curateur Joud Halawani Al-Tamimi

« L'exposition collective présente des pratiques qui racontent une diversité dont la reconnaissance nécessite un jugement urgent. »
Sumesh Sharma, commissaire de l'exposition



[19:00] Dégustation des nouveautés de la Maison Bucherer
Location:
Hôtel Westminster
13, rue de la Paix
75002 Paris
M° Opéra
France
Phone : +33 (0)1 42 61 57 46
Fax : +33 (0)1 42 60 30 66
Mail : resa.westminster@warwickhotels.com
Internet Site : www.warwickwestminsteropera.com
Description:
La Maison Bucherer x l'Hôtel Westminster sont fiers de vous présenter leur jolie création "Un temps à croquer, By Bucherer" réalisée par le chef pâtissier Bryan Esposito.

au Duke's Bar de l'Hôtel Westminster

[19:00-21:00] Finissage de Christophe Canato "RICOCHETS"
Location:
Galerie Basia Embiricos
Editions MBE
14, rue des Jardins Saint-Paul
Village Saint-Paul
75004 Paris
M° Saint-Paul, Sully - Morland, Pont Marie
France
Phone : +33 (0)1 48 87 00 63
Mobile : +33 (0)6 60 66 85 90
Fax : +33 (0)8 71 46 27 75
Mail : mbeparis@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriebasiaembiricos.com
Description:
EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE

Du 13 septembre au 11 octobre 2017 sur Rdv
VERNISSAGE Mercredi 13 septembre 2017 de 17h à 21h

«Les photographies de Christophe Canato ne sont pas des portraits d'enfants, mais des représentations.
Ce ne sont pas des biographies mais des idées. Elles sont les évocations d'un temps qu'il est dif cile de reconstruire à l'âge adulte.
Un temps où l'on savait moins, mais où l'on croyait plus, un temps où des détails nous faisaient trembler mais où nous embrassions l'ineffable. Intuitions fugaces.»
Alasdair Foster ©
Conservateur et critique d'art, fondateur et directeur de Fotofeis - Festival des années 90 consacré à la photographie. Dirige l'Australian Centre for Photography (1998-2011), actuellement il est l'Editeur en Chef de Photo le Magazine.

« Je dégrade les murs de la classe et je malmène la prosodie.»
François Truffaut - Les 400 coups

Le point du départ de l'exposition de Christophe Canato c'est l'Enfance. L'enfance, où il embrasse les trajectoires incertaines de l'expérience, où il explore les logiques irrationnelles de la puissance.

Représenter l'enfance est un défi
Dans un monde adulte où la rationalité et le pouvoir domine. Quand on l'amène au-delà du souvenir et de la biographie,
Qu'on la conduit vers une vérité, si personnelle soit-elle.

L'enfance est faite de croyances, plus que de faits. L'enfance c'est une histoire. Une histoire qui fait pleurer, rire et laisse des bleus aussi. Elle ne réfléchit pas, elle agit toujours dans un souffle de vie - souffle, que l'adulte a à jamais perdu.

Posée dans un noir élégant, chacune des images de Christophe Canato présente une énigme.

L'Enfance et la Nature. Ces deux grandes puissances s'affrontent.
Mais la Nature qui est-elle ? De quelle Nature s'agit-il ?
De Nature, Naturel, Naturalité, Instinct, Intuition... La Nature a répondu en exclusivité à nos questions. Et voici un extrait de notre entretien - à retrouver en intégralité lors du vernissage.

Bonjour La Nature. Pouvez-vous, vous présentez en quelques mots ?
Bonjour et merci de me recevoir. Aujourd'hui, j'ai plusieurs millénaires à mon actif, je suis partout chez moi, mais j'aime passer du temps à Paris.
A la fin du XVIIIe siècle, je suis devenue verte - couleur de l'indécision, visage du destin.

Justement, que ressentez-vous face à ces visages d'enfants ?
Vous savez je suis très photogénique. Jusqu'à présent, je vous défie de trouver un quelconque mannequin qui dépasse mon nombre de « like » sur Instagram. Alors avec les enfants, c'est le « buzz » assuré. Derrière cette conjoncture, j'admire la démarche, je suis aussi spontanée qu'un enfant et ma logique dépasse l'entendement.»

Vernissage de Christophe Canato "RICOCHETS"

Christophe Canato
Né en France, dans une famille d'artistes, diplômé de Institut Français de la Mode,
il vit à Perth en Australie depuis une douzaine d'années.
Free-lance dans l'industrie de la mode, la photographie devient son moyen d'expression artistique.
Ses photographies sentent bon les espaces, et les forêts de son pays d'adoption.
La nature y est magnifique et intime, semble être vierge, exempte
des agressions industrielles. Le souci de la préserver apparaît...
L'ère de l'innocence est révolue.

Expose à :
- ON Art Gallery, à Singapour
- Turner Galeries à Perth.
- Galerie Anna Pappas à Melbourne
- Queensland Center for Photography à Brisbane.
- Commande publique pour la ville de Joondalup
- A Perth l'exposition collective Quiet Moments organisée par Susan Hill au Centre d'Art de Fremantle.
- Co-commissaire et artiste participant de l'exposition collective Intimicies, qui Art On The Move de 2013 à 2017 au musée de Vancouver, au musée de Mandurah WA, Australie et au Wall Flower Photomedia Gallery NSW, Australie.

Ses photographies sont primées au :
- Salon de la Jeune Création à Paris
- Joondalup Art Award
- Mention Honorable du prix IPA USA,
- Gagnant du prix photographique du Bassendean Art Award
- Lauréat du Vincent Art Award, Australie Occidentale.

https://www.instagram.com/christophecanato

Tirages :
60 x 80 cm Diassec, Ed. 1/3
Prix : 1950,00HT - TVA 20% inclus : 2340,00 ETTC

The Social Wire ©
Agence créative spécialisée dans les nouvelles écritures. Elle crée des univers visuels pour chacun
des sujets qui lui sont proposés - univers nourrit par des enquêtes approfondies en France et
à l'international. Actuellement, elle travaille sur une grande variété de sujets comme le nouveau vivre-ensemble, la silhouette, les blondes, la peau, etc. pour des clients comme L'Oréal, Shiseido, Coty, Fnac, Air France, etc.

Vernissage de Christophe Canato "RICOCHETS"

Vernissage de Christophe Canato "RICOCHETS"

[19:00-21:00] Vernissage de Julien Baillargeon "OVER EXPOSED"
Location:
Galerie Basia Embiricos
Editions MBE
14, rue des Jardins Saint-Paul
Village Saint-Paul
75004 Paris
M° Saint-Paul, Sully - Morland, Pont Marie
France
Phone : +33 (0)1 48 87 00 63
Mobile : +33 (0)6 60 66 85 90
Fax : +33 (0)8 71 46 27 75
Mail : mbeparis@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriebasiaembiricos.com
Description:
25 Octobre > 5 Novembre 2017

http://www.julienbaillargeon.com

Vernissage de Julien Baillargeon

[19:00] Vernissage de Valérie Belin
Location:
Bordeaux
Bordeaux
33000 Bordeaux
M° Gare SNCF Bordeaux Saint-Jean
France
Internet Site : www.bordeaux.fr
Description:
Institut Culturel Bernard Magrez
16 rue de Tivoli 33000 Bordeaux
05 56 81 72 77
www.institut-bernard-magrez.com

Exposition du 25 octobre 2017 au 25 mars 2018
Du vendredi au dimanche : 13h-18h
et sur rendez-vous

Plein tarif : 8€ / Tarif réduit : 6€

L'Institut Culturel Bernard Magrez, haut lieu des arts et de la culture à Bordeaux, consacre une exposition monographique à l'artiste Valérie Belin.

Considérée comme l'une des artistes photographes françaises les plus importantes de sa génération, Valérie Belin a remporté le prestigieux Prix Pictet en 2015.

L'Institut Culturel Bernard Magrez présente, dans les salles du Château Labottière, une vaste sélection d'œuvres issues des séries les plus emblématiques de l'artiste. Les photographies présentées dans cette exposition dialoguent entre elles et mettent en lumière la diversité du travail de Valérie Belin.

Par le traitement de la lumière, des contrastes, les proportions des tirages et autres paramètres savamment orchestrés, Valérie Belin joue de l'incertitude. Devant ses images, il est souvent difficile de dire si ce que l'on regarde est doué de vie ou inanimé, réel ou virtuel, naturel ou artificiel.


Née en 1964 à Boulogne-Billancourt, Valérie Belin vit et travaille à Paris.

L'artiste bénéficie actuellement, et depuis le mois de mai 2017, d'une grande exposition personnelle itinérante en Chine (au Three Shadows Museum of Photography de Pékin, au SCôP de Shanghai et au Musée de Chengdu).

Elle a également fait l'objet d'expositions monographiques d'envergure comme au Centre Pompidou (Paris, 2015), à la Maison Européenne de la Photographie (Paris, 2008) au Musée d'Orsay (Paris, 2008), au Musée de l'Elysée (Lausanne, 2008), au Huis Marseille (Amsterdam, 2007).

L'œuvre de Valérie Belin est présente dans de nombreuses collections privées et publiques telle celle du Centre Pompidou (Paris), de la Maison Européenne de la Photographie (Paris), du MOMA (New York), du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, de la Fondation Cartier pour l'Art Contemporain (Paris), du Los Angeles County Museum of Art, du Musée Galliera (Paris), du San Francisco Museum of Art, du Huis Marseille (Amsterdam), encore du Musée de l'Elysée (Lausanne).

En 2016, les Éditions Damiani publient la seconde grande monographie consacrée à Valérie Belin sur son travail de 2007 à 2016, après la publication en 2006 par les Éditions Steidl qui reproduisait son œuvre de 1993 à 2006. Cette monographie présente des textes de Quentin Bajac, Dork Zabunyan et Étienne Hatt.

Valérie Belin est représentée par la Galerie Nathalie Obadia Paris/Bruxelles depuis 2013.

Vernissage de Valérie Belin
Valérie Belin, The Stranger (Série All Star), 2016
Tirage pigmentaire contrecollé sur Dibond, verre anti-reflets, 173 x 130 cm

18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
23:00  
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