Friday, November 17, 2017
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17
November 2017
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  Exposition de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
14 octobre - 23 décembre 2017

Être un naufragé, c'est être un point au milieu d'un cercle, perpétuellement. [...] Quand vous élevez le regard, vous vous demandez parfois [...] s'il n'y aurait pas quelqu'un d'exactement comme vous qui élève lui aussi le regard, lui aussi coincé dans cette géométrie, lui aussi en train de lutter contre la peur, la rage, la folie, la désespérance et l'apathie.
L'histoire de Pi, Yann Martel

La Galerie Karsten Greve a le plaisir de présenter Perpetually at the Centre, nouvelle exposition de Claire Morgan. Plasticienne d'origine irlandaise, elle est parmi les plus recherchés et talentueux artistes de la scène internationale. Cette exposition dévoile au public les œuvres récentes de l'artiste, spécialement réalisées pour cet espace. Nourrie de préoccupations écologiques et étiques, l'exposition est constituée de quatre nouvelles installations monumentales, où domine la dynamique des corps d'animaux taxidermisés qui semblent être contenus dans des environnements étrangers, mais aussi par de récentes sculptures sous-verre où l'écriture s'ajoute au dramatisme des compositions. Un corpus de délicats dessins permet de découvrir le minutieux travail de conception de l'artiste, en contraste avec le geste ardent et instinctif de la surprenante série de toiles grand format.

Le travail de Claire Morgan explore l'ambivalence de l'être humain dans son rapport avec la nature qui l'entoure. La réflexion autour de la présence de l'homme dans le monde, qui a comme conséquence la progressive destruction de l'environnement naturel, est objectivée par l'artiste dans ses installations, où les animaux taxidermisés semblent s'adapter à un monde de gaspillage consumériste qui tente de les engloutir. Dans la suspension temporelle qui caractérise ces sculptures aériennes, où les corps sont figés dans un mouvement perpétuel, le conflit se joue entre la vie et la mort, entre l'organique et l'artificiel.

Le projet de cette exposition est né de la contemplation du pouvoir de la nature, ainsi que de l'exploration du soi, de l'égo et de la condition mortelle de l'être humain. L'immensité de la mer, des forêts et de la nuit qui se manifestent comme un abîme, ont été l'objet d'une méditation profonde jusqu'à en devenir métaphore de l'existence entière, révélant à l'homme sa vulnérabilité. Cette réflexion n'est pas sans considérer la crise humanitaire en cours en Méditerranée, où la mer peut basculer d'espoir de vie à tombeau pour des milliers de migrants, ou la récente tragédie de la Grenfell Tower où les habitants ont vu leurs appartements se transformer en vision cauchemardesque. Les extrêmes changements climatiques, signaux d'alarme de futures crises humanitaires, font aussi partie des préoccupations qui inspirent l'artiste.

Les animaux naturalisés sont aussi symbole des batailles intimes de l'artiste, ils sont témoins de la prise de conscience de ses propres passions. Le besoin de chacun d'exister est pour Claire Morgan fortement lié à la passion et à la violence, à travers lesquelles s'expriment les nécessités humaines. La lutte fait partie du paysage intérieur de l'homme : qu'elle soit physique ou psychologique, elle engendre des cas de conscience. Ces questionnements guident aussi l'organisation de l'exposition, qui se déroule en suivant des couples d'idées spécifiques: le soi et la violence, le passage du temps et la transcendance, la peur du noir et de se noyer, le feu et la mort.

Le principe même de la taxidermie, que Claire Morgan exécute de sa propre main, repose sur une contradiction, ayant pour objectif de donner une apparence vivante à ce qui est mort. Cette ambivalence est propre à toute son œuvre : dans les dessins comme dans les peintures, des résidus du processus de taxidermie sont utilisés comme matériaux graphiques. Des éléments comme les os ou le sang, ainsi que des corps entiers d'animaux, sont intégrés dans les œuvres et leur donnent alors un caractère symbolique et rituel.

Dans le travail de l'artiste la nature est stupéfiante, parfaite dans son immobilité. L'ambiguë présence vitale de ces animaux taxidermisés contraste avec les fragiles formes géométriques créées par cette « vertueuse assemblagiste » à l'aide de fils de nylon auxquels sont suspendus graines de pissenlit ou fragments de plastique. Le monde de Claire Morgan est un univers où la nature, menacée par la présence envahissante et cynique de l'être humain, résiste dans toute sa beauté. Elle s'incarne dans la perfection d'un scénario géométrique et minimaliste, mais aussi dans la fragilité de structures si légères qu'elles pourraient disparaître par le simple souffle du vent.


Claire Morgan est née en 1980 à Belfast (Irlande) et habite et travaille à Gateshead, Newcastle upon Tyne (Angleterre). Très vite, ses œuvres sont exposées à travers toute l'Europe et son travail a fait l'objet de nombreuses commissions publiques et privées. En 2010, après avoir exposé au Palais de Tokyo, Claire Morgan a inauguré sa première exposition personnelle française à la Galerie Karsten Greve. À cette occasion elle a présenté pour la première fois ses « dessins au sang », œuvres sur papier témoignant du processus de taxidermie. Depuis, son travail a été présenté aussi bien en Europe qu'aux Etats Unis, où elle a participé à des nombreuses expositions collectives. Les installations et les dessins de l'artiste ont intégré des prestigieuses collections internationales publiques et privées, parmi lesquelles figurent le Museum of Old and New Art (MONA) en Australie, la Fondation ALTANA en Allemagne et la Collection Guerlain en France. En 2017 le FRIST Center for Visual Arts à Nashville a organisé sa première exposition personnelle aux États-Unis. La fondation Francès à Senlis, en collaboration avec la Galerie Karsten Greve, dédie à Claire Morgan une exposition personnelle visible jusqu'au 23 décembre 2017.

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
Claire Morgan, Tine To Die, 2017, waxwing (taxidermy), dandelion seeds, nylon, in vitrine, 88 x 51,6 x 51,6 cm

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
To an End, 2017, Pencil and watercolour on paper, 41 x 31 cm

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
Lo (detail), 2017, Tawny owl (taxidermy), polythène, nylon, in vitrine, 98,5 x 71,6 x 71,5 cm

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
Pedestal
2011
Aigrettes de pissenlit, aigrette (taxidermie), nylon, plomb, acrylique
270 x 60 x 60 cm
CM/S 11

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
Location:
Maison Chloé
28, rue de la Baume
5, avenue Percier
75008 Paris
M° Miromesnil
France
Phone : +33 (0)1 44 94 33 33
Internet Site : www.chloe.com/fr/labaume/index
Description:
du 4 juillet au 6 septembre 2017, puis du 18 octobre au 18 novembre
Horaires : 11h30 - 18h30
Visite gratuite sur réservation préalable sur www.chloe.com/bourdin

Chloé dévoile un nouvel espace culturel : la Maison Chloé. Situé à quelques pas de son siège parisien, cet immeuble haussmannien accueillera tout au long de l'année les expressions de différentes féminités, avec un programme d'expositions et d'événements mettant à l'honneur 65 ans de créations et d'histoires, de la fondatrice de la maison, Gaby Aghion, aux filles Chloé d'aujourd'hui. Ces expressions artistiques donneront vie à cette féminité unique célébrée par Chloé et refléteront la mission qui a toujours été celle de la maison : donner aux femmes la liberté d'oser être elles-mêmes.

« Chloé a toujours cru en une féminité naturelle. A la fois chic et désinvolte, une attitude qui place Chloé à l'intersection du savoir-faire de la couture parisienne et du savoir-être de la jeunesse - qui fait de Chloé une marque unique », précise Geoffroy de la Bourdonnaye, Président de Chloé.

A l'occasion de l'inauguration de la Maison Chloé, le 2 juillet 2017, Judith Clark, commissaire d'exposition et scénographe de renom, a créé un parcours singulier. Grâce à une circulation originale conduisant de l'entrée rue de La Baume aux showrooms, ou des salons VIP au patrimoine situé au cinquième étage ; mais aussi au gré d'une sélection riche d'objets, vêtements et photographies retraçant sept décennies de mode, les visiteurs pourront s'immerger dans l'univers de la fille Chloé.

Pour sa première exposition temporaire, la Maison Chloé met à l'honneur Guy Bourdin. Un lien particulier les unit. Le photographe français a en effet créé le plus grand nombre d'éditoriaux de mode mettant en lumière les créations Chloé. Par un jeu de mise en scène habile, Judith Clark oppose deux types de féminité, soulignant le contraste entre les images explosives et controversées de l'un des principaux photographes de mode et les vêtements au chic bohème représentés dans ces mêmes images. Avec ces photographies et ces pièces d'archives inédites, l'exposition offrira un nouveau regard sur l'œuvre de Guy Bourdin.

« J'adore l'idée que dans une salle les gens découvrent des pièces extraites des archives », dit Judith Clark, « puis que ces objets 'débordent' dans la salle à côté et conduisent le visiteur vers une galerie emplie de magnifiques tirages. La robe Chloé se faufile dans l'histoire mais aussi à travers le bâtiment, qui lui-même donne l'impression d'être habité par le regard unique de Guy Bourdin. »

L'exposition trouve son point de départ dans une salle baptisée « Chloé Girls - The Anthology A-Z », une installation permanente conçue à partir des créations iconiques de la maison. L'histoire commence en 1952, lorsque Gaby Aghion fonde une maison dédiée au prêt-à-porter de luxe et invente une attitude qui allie joie de vivre, audace, liberté et élégance.
Cette installation interactive pensée par Judith Clark, associe de manière ludique des objets de la fondatrice aux créations des directeurs artistiques qui ont œuvré chez Chloé : une photo de Gaby sautant au milieu des dunes du désert égyptien est placée non loin du fameux « maillot de bain ananas » signé Stella McCartney. Ailleurs, un motif peint sur les murs de la cuisine de Gaby vient trouver sa place près d'un croquis noir et blanc de Karl Lagerfeld.

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
01. Guy Bourdin, Paris Vogue 1975, Chloé Autumn-Winter 1975 collection

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
02. Guy Bourdin, Paris Vogue 1973, Chloé Spring-Summer 1973 collection

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
Guy Bourdin, Vogue Paris 1979 - Chloé collection printemps-été 1979 ©The Guy Bourdin Estate, 2017 / Courtesy A + C

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
Guy Bourdin, Vogue Paris 1971, Chloé collection automne-hiver 1971 ©The Guy Bourdin Estate, 2017 / Courtesy A + C

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
Guy Bourdin, Vogue Paris 1970, Chloé collection printemps-été 1970 ©The Guy Bourdin Estate, 2017 / Courtesy A + C

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"

Exposition "Femininities - Guy Bourdin"
Guy Bourdin, Vogue Paris 1956, Chloé collection printemps-été 1956 ©The Guy Bourdin Estate, 2017 / Courtesy A + C

08:00  
09:00  
10:00 [10:30-11:30] Rencontre-signature avec Stéphane Bern et Franck Ferrand
Location:
Musée du Luxembourg
19, rue de Vaugirard
75006 Paris
M° Saint-Sulpice, Odéon, Rennes, RER B Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 42 34 25 95
Mail : info@museeduluxembourg.fr
Internet Site : www.museeduluxembourg.fr
Description:
Il y a le portrait de Louis XIV en tenue de sacre par Rigaud. Ceux de François Ier et de Charles Quint par Titien. La suite de Marie de Médicis par Rubens. Les Ménines de Vélasquez. Mais aussi, plus récemment, la reine Elisabeth II d'Angleterre par Lucian Freud ou par Andy Warhol. Dans l'histoire de la peinture, le portrait de cour constitue un genre majeur entre tous. Les plus grands peintres, aux XVIIe et XVIIIe siècles notamment, ont consacré le gros de leurs efforts à ces tableaux. Ceux-ci faisaient connaître l'image des souverains tant à leurs peuples qu'aux autres cours royales. Il étaient aussi un outil de propagande, chargé de symboles et parfois de messages cachés.

Stéphane Bern et Franck Ferrand visiteront l'exposition Rubens. Portraits princiers et dédicaceront leur ouvrage le vendredi 17 novembre à partir de 10h30.

Entrée libre

Rencontre-signature avec Stéphane Bern et Franck Ferrand

11:00
12:00  
13:00  
14:00  
15:00 [15:00-21:00] Inauguration du Salon de l'Autre Livre
Location:
Espace d'Animation des Blancs-Manteaux - Pierre-Charles Krieg
48, rue Vieille du Temple
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 44 54 75 79
Description:
vendredi 17 novembre (à partir de 15h) - samedi 18 novembre - dimanche 19 novembre

Inauguration du Salon de l'Autre Livre



[17:00-22:00] Dégustation privée de vins et foie gras
Location:
Hôtel Napoléon
40, avenue de Friedland
75008 Paris
M° Charles de Gaulle - Etoile
France
Phone : +33 (0)1 56 68 43 21
Fax : +33 (0)1 56 68 44 40
Mail : napoleon@hotelnapoleon.com
Internet Site : www.hotelnapoleonparis.com
Description:
Dégustation privée de vins et foie gras

[17:00-21:00] Vernissage de Docteur Bergman
Location:
Le Lavo//matik
arts urbains
20, boulevard du Général Jean Simon
75013 Paris
M° Tram 3a Avenue de France, Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 45 83 69 92
Mail : benoit.maitre@wanadoo.fr
Description:
Docteur Bergman s'est d'abord fait connaître par les araignées qu'il a disséminées à profusion dans les rues de la capitale, puis a peu à peu développé une technique hors pair tant sur la découpe du pochoir que l'utilisation de la palette de couleurs.

Vous pourrez y découvrir des pièces réalisées au pochoir et à la bombe avec une virtuosité surnaturelle, mais aussi des dessins animaliers qui nous emmènent dans un univers imaginaire et coloré, dans lequel les détails s'intègrent aux détails et nous donnent envie de décrypter la sensibilité de l'artiste !

Vernissage de Docteur Bergman




[18:00] Inauguration du magasin La Grande Récré
Location:
Avenue des Champs-Elysées
Avenue des Champs-Elysées
75008 Paris
M° Charles de Gaulle - Etoile, George V, Franklin D. Roosevelt, Champs-Elysées
France
Description:
Inauguration du magasin La Grande Récré

[18:00-21:00] Rencontre avec Ali Kazma
Location:
Silencio
144, rue Montmartre
75002 Paris
M° Bourse, Sentier, Grands Boulevards
France
Mail : contact@silencio-club.com
Internet Site : www.silencio-club.com
Description:
De 18 à 20h, présentation et projection d'une sélection de vidéos d'Ali Kazma

à 20h, conversation entre Ali Kazma et Barbara Polla - et vous tous

à 20h45, performance de Violaine Lochu

Rencontre avec Ali Kazma

[18:00-21:00] Vernissage "Clouzot et les arts plastiques - Une suite contemporaine"
Location:
Espace Topographie de l'art
15, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 40 29 44 28
Fax : +33 (0)1 40 29 44 71
Mail : topographiedelart@orange.fr
Internet Site : www.topographiedelart.com
Description:
Clouzot et les arts plastiques
Une suite contemporaine

Commissaire : Paul Ardenne
Sur une idée de Ghislaine Gracieux

Artistes :
François Boisrond
Tïa-Calli Borlase
Miguel Chevalier
Aurélie Dubois
Philippe Dupuy
Orsten Groom
Ange Leccia
Claude Lévêque
Filip Markiewicz
Alexandra Mas
Myriam Mechita
Frank Perrin
Agnès Pezeu

18 novembre 2017 - 12 janvier 2018

Henri-Georges Clouzot, 1907-1977, cinéaste français, auteur mémorable de plusieurs chefs-d'œuvres du Septième art que tout un chacun a en tête : Le Corbeau (1943), Manon (1949), Quai des Orfèvres (1947), Les Diaboliques (1955), Le Salaire de la peur (1953), La Vérité (1960), La Prisonnière (1968)...

Le réalisateur, aussi, du Mystère Picasso (1956), qui reste à ce jour un exemple inégalé de saisie, par l'oculus cinématographique, de la création plasticienne en train de se faire. Pour la première fois dans l'histoire du cinéma, un peintre (et quel peintre : rien moins que le créateur immortel de Guernica) réalise sous les yeux du spectateur plusieurs tableaux, une création dont on a tout loisir de découvrir alors toute la complexité, et les errements, en témoin privilégié.

« Clouzot et les arts plastiques : une suite contemporaine » : cette exposition de travaux émanant d'artistes plasticiens (des dessinateurs et des peintres, des vidéastes et des installationnistes) pourrait résulter d'une hérésie, mélanger deux types d'expression que l'histoire culturelle a plus opposés que réunis : le cinéma, art par excellence du récit et de l'émotion pulsative ; les arts plastiques, apologie, dans leur composante moderne, de la forme libre sans connexion obligatoire avec le réel et offerte le cas échéant à une méditation lente. Pourquoi, alors, cette exposition ?

Henri-Georges Clouzot ne fut pas seulement l'amateur d'art que l'on sait, le cinéaste du Mystère Picasso puis, avec sa seconde femme Inès Bise, un grand collectionneur d'art (la collection Clouzot, riche d'œuvres majeures du xxe siècle, sera léguée à la mort d'Inès, en 2011, au Secours Catholique, avant d'être dispersée chez Christie's lors d'une vente mémorable). Encore : son cinéma, en profondeur, est travaillé par les effets plastiques, il s'enrichit volontiers de l'apport, au domaine de la forme libre, des artistes de son temps, Picasso déjà cité mais aussi d'autres artistes dont l'univers vient irriguer ses images cinéma et leur construction. Hitchcock, dans La Maison du docteur Edwards, confia-t-il la conception d'une scène de rêve à Salvador Dali ? Clouzot, dans La Prisonnière, fera du peintre cinétique Gilbert Moreau, incarné à l'écran par Bernard Fresson, un personnage principal et, du milieu des artistes de l'abstraction géométrique, le cadre de ce drame où les ambitions créatrices se marient mal avec la passion amoureuse.

Treize artistes plasticiens, venus d'horizons différents, ont accepté de relever ce défi : donner une « suite » au cinéma d'Henri-Georges Clouzot au moyen de leur propre registre d'expression. Tous entretiennent avec le créateur de L'Enfer (1964 ; un film inachevé mais dont les essais coloristes anticipant le tournage, transfigurant Romy Schneider, sont restés « culte ») une relation étroite, intimiste, profonde toujours. Clouzot, pour eux, se fait inspirateur, maître à penser de la forme ou du propos, générateur de création. Henri-Georges Clouzot et les arts plastiques : une suite contemporaine offre Henri-Georges Clouzot et les arts plastiques : une suite contemporaine offre l'occasion d'évoquer, selon une modulation autre que cinématographique, celle des arts plastiques, les grands thèmes chers à Henri-Georges Clouzot : l'amour fatal, l'angoisse, la noirceur morbide, la trahison, la jalousie, la relativité, la folie, la pulsion paranoïaque, le voyeurisme, le mystère enfin, omniprésent chez le cinéaste et dans son œuvre filmique, hantée par ces question immémoriales : comment advient-on à l'humanité ?, comment se construit-on ?, pourquoi l'autre est-il invariablement un empêcheur de vivre, d'aimer, d'être soi-même ?

S'il tient une place certaine dans l'histoire du cinéma, Clouzot en tient une, également, dans l'histoire de l'art, surtout à compter de L'Enfer et de La Prisonnière, deux films où les arts plastiques sont convoqués. À titre expérimental pour L'Enfer, à travers les recherches formelles que fait Clouzot, qui sont pour certaines fascinantes, en matière d'éclairage des corps humains notamment. À titre historiciste dans La Prisonnière, où l'action se passe dans le milieu de l'art cinétique et dans celui des amateurs et des collectionneurs d'art contemporain.

Paul Ardenne

Vernissage de l'exposition "Clouzot et les arts plastiques - Une suite contemporaine"
Copyright Ciné Patrimoine Concept

[18:00-21:00] Vernissage de Giasco Bertoli "BLOW UP 93"
Location:
Mannerheim Gallery
6, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, République
France
Phone : +33 (0)7 70 46 19 13
Mail : info@mannerheimgallery.com
Internet Site : www.mannerheimgallery.com
Description:
Du 17 novembre au 9 décembre 2017

Mannerheim Gallery est heureuse de présenter la nouvelle exposition de Giasco Bertoli, BLOW UP 93.

Maryon Park est le lieu choisi par Michelangelo Antonioni en 1966 pour tourner les scènes devenues cultes de son film Blow Up. Le parc, situé en bordure de Londres dans la ville de Charlton, n'a quasiment pas changé depuis le tournage du film. J'ai réalisé cette série Maryon Park en moyen format 6x7 avec de la pellicule négatif couleur, les 7 et 8 mars 2007, puis le 7 mars 2014.

La série procède à la fois du souvenir et d'une sorte de répétition. Le travail a consisté au fond à appréhender ce phénomène, cette sensation de « déjà-vu ». Je suis donc retourné sur les lieux où Antonioni avait filmé les fameuses scènes du film, habité par toutes ces réminiscences de scènes cultes, qui sont aujourd'hui devenues des sortes de «clichés» tant elles habitent l'imaginaire, à la fois propre à chacun et collectif.

Peu après mon retour de Londres, alors que je lisais un texte à propos du cinéaste, je trouvais une de ses citations très intéressantes: «Nous savons que sous l'image révélée il en existe une autre plus fidèle à la réalité, et sous cette autre une autre encore, et ainsi de suite, jusqu'à l'image de la réalité absolue, mystérieuse, que personne ne verra jamais».

Les films enrichissent l'imaginaire et inspirent souvent mon travail de photographe. Je pourrais dire que je comprends mieux la réalité à travers le cinéma. Le travail de certains réalisateurs a signifié une expérience égale à la vraie vie. Pour moi, les films d'Antonioni traversent pleinement cette expérience.

GB mars 2017


Giasco Bertoli vit et travaille à Paris depuis 2000. Photographe et vidéaste depuis les années 90, il a étudié la photographie à l'Institut Européen du Design à Milan et à la New School de New York. Fasciné par la trilogie indissociable de la vie, du sexe et de la mort, il s'intéresse à l'alliage onirique et ordinaire du quotidien. Dans son travail, les lieux et les portraits sont abordés comme des études où se mêlent en un même temps les notions d'absence et de présence. Ainsi, sa série de livres Tennis Courts, publiée chez l'éditeur suisse Nieves, révèle une étrange poésie de l'image où la tragédie du sport repose, comme abandonnée et spectrale, sur des surfaces désertes. Giasco Bertoli publie régulièrement dans différents magazines. Il est très fidèle à la revue Purple, qui publie depuis longtemps ses portraits sans artifice, qui expriment avec douceur les ambiances traversées. Il collabore en tant que photographe avec l'artiste Dominique Gonzalez-Foerster. Depuis 2002, il développe le projet Roses Tatouées, revue de 14 pages imprimée sur papier rose où sont publiés dessins, photographies et textes.

Vernissage de Giasco Bertoli "BLOW UP 93"

Vernissage de Giasco Bertoli "BLOW UP 93"
Giasco Bertoli, Stampa a contatto Milano 1993. Inkjet print, 83 x 103 cm, 2017

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Subito Presto #2"
Location:
Progress Gallery
4 bis, passage de la Fonderie
accès au niveau du 72, rue Jean-Pierre Timbaud
code : porte ou B288
75011 Paris
M° Parmentier, Goncourt, Couronnes
France
Phone : +33 (0)1 70 23 30 20
Mobile : +33 (0)6 98 02 72 80
Internet Site : www.progressgallery.com
Description:
Subito Presto est une initiative d'artistes pour faire sortir le travail des ateliers : se donner des moyens en s'organisant ensemble, se donner à voir, en cherchant des alternatives. La 1ère édition a eu lieu l'an passé dans une boutique entre deux attributions. Cette année, Anne-Françoise Jumeau nous invite dans sa galerie : merci.

Cette édition de Subito Presto, accueillie par progress gallery, réunit 11 artistes :

Allison Blumenthal a ce nom incroyable. Elle peint la structure de la matière : des lignes qui seraient communes à la chair et à la roche, d'une échelle à l'autre : des lignes de la main à celles des cellules, de l'affaissement des montagnes aux rides du corps.

Jérome Boutterin : un noyau de couleurs denses, concentrées, d'où s'extrait un dessin, en un geste très rapide qui fuse sur la toile maintenue en réserve. Le geste explose comme une erreur, un égarement, un accident. Écriture ardente, peut-être abstraite.

Catherine Cassidy a l'audace du barbouillage coloré, osé, touffu, savoureux. On voit la joie de la main, la lenteur de la rature : même pas peur. Pas peur de la maladresse, du joli, du dégoût, de l'enfance.

Pascal Casson dessine avec la peinture - en délicatesse sur la fragilité du papier - dans la discrétion à l'opposé du spectaculaire - des circuits oscillant entre l'organique et un tracé géographique plus construit, comme un réseau de routes ineptes.

On ne sait pas où est passé Nicolas Chatelain. Avant, il faisait la peinture comme un soin ou une transformation d'objets trouvés. Qu'est-ce qu'il fait, maintenant ? J'ai vu des dessins qui ressemblaient à des pierres lithographiques, des restes, fluides, des traces de gestes brisés, dérisoires, si gracieux.

Eléonore Cheneau peint la peinture, frontalement, dénudée. Elle désigne sans cesse la surface tout en la peignant, la dresse devant nous comme un miroir vide ou usé. Sa surface a une saveur mélancolique, en touchant parfois le presque rien, une beauté muette.

Et Gabriele Chiari, où est-elle ? Elle fait des espèces de dépôts aquarellés qui semblent parfois à peine là. C'est ainsi qu'ils dégagent leur force. La tache s'expanse, puis un peuple de taches errantes. La couleur file et se dépose en un phénomène de sédimentation existentielle.

Flavie Cournil passe la couleur à toute allure, en un geste dont la porcelaine garde la trace vive, au point de sembler encore humide. Fraîche comme un gardon. Les surfaces qu'elle fabrique en tant que supports de ses peintures - souvent des blocs géométriques tordus - cassent souvent à la cuisson, du fait de leur finesse.

Léo Delarue est sculpteur. Cesse-t-elle, quand elle peint ? Elle crée maintenant des volumes et des espaces énigmatiques à l'aquarelle et à l'encre, à l'opposé du poids antérieur.

Jean-Baptiste Ploix erre entre le papier peint de sa chambre mentale et la construction d'une géographie qui tombe. Son geste fluide, aléatoire, accumulé, crée des cartographies du doute. Des gestes, se contredisant, tissent des structures perméables, osseuses, tramées.

Sylvain Roche ne craint pas la peinture-peinture. Son trait hésite, se reprend, sur un support fragile : de très petits formats qui regardent la longue histoire de la peinture, au travers de plans comme des fenêtres, où l'intérieur et l'extérieur ne font qu'un : seules restent des surfaces peintes.

Chez chacun/e de ces artistes, il y a l'expérience, répétée, du plus complet égarement.

Il semble qu'il n'y ait pas de sujet. Hormis l'acte de peindre. Se confronter à une surface. C'est l'inverse d'un programme. Ils/elles prennent surtout le risque de tout rater. En faisant une peinture qui se cherche au moment-même de se faire, qui ne peut se prévoir sans perdre toute sa saveur. En risquant la pauvreté, elle se confronte à sa définition, à la question de sa propre existence. C'est ce qui les regarde.

Je les réunis surtout pour voir à nouveau leur travail. Qui me semble porter une puissante fragilité. Une beauté incongrue. C'est ce que j'ai besoin de voir.

Claire Colin-Collin

Vernissage de l'exposition "Subito Presto #2"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Tutoriality"
Location:
Le 6b
6-10, quai de Seine
93200 Saint-Denis
M° RER D Saint-Denis, Basilique de Saint-Denis
France
Phone : +33 (0)1 42 43 23 34
Mail : contact@le6b.fr
Internet Site : www.le6b.fr
Description:
Au 6b, 1er étage

Du 18 au 25 novembre
Du lundi au vendredi de 12h à 14h
Vernissage le 17 novembre, à partir de 18h

Visite sur rendez-vous: Licia Demuro / 06 74 69 13 97 / liciademuro@gmail.com

Tutorialité explorer les méthodes de création de jeunes artistes à l'époque où l'exercice tutoriel, été propulsé par l'économie libérale afin de réduire les coûts de main-d'œuvre, s'est étendu à tous les domaines de la vie quotidienne.

Comment cette méthodologie de «Faites-vous-même» at-elle infiltré la création artistique?
Détournée, réinterprétée ou mise en abime, la notion de mode d'emploi devient partie intégrante du processus de création.

Vecteur d'autonomie et de transmission de savoir-faire pour le consommateur, ou bien l'enrôlement de l'individu dans la chaîne de production industrielle?
Si une partie du tutoriel véhicule une sensation d'indépendance, d'une autre partie normaliser l'individu en lui imposant une série de gestes privilégiés et de normes culturelles. De même pour le consommateur, le mode d'emploi pour l'artiste dans son propre domaine, celui de la production artistique, trouve ambigu: le recours aux protocoles, les kits, les recettes, les schémas ou d'autres marches à suivre multiplie , ce qui conduit à une uniformisation des formats d'œuvres et de leurs processus de réalisation.

Cependant, loin de subir ce rapport tutoriel à la matérialité, les artistes s'adjugent la liberté de revisiter ce mode opératoire, l'ironiser, le déconstruire ou encore le galvaniser pour créer des liens insoupçonnés entre les individus.

Avec les artistes : Florent Audoye, Anna Broujean, Valentina Canseco, Louis Clais, Johan Decaix, Arthur Debert, Marie Glaize, Claire Gonçalves, Louis Picard, Lea Rodriguez Rocha, Mathieu Roquigny, Louise Siffert

Vernissage de l'exposition "Tutoriality"





[19:00] Inauguration de la Grande Roue
Location:
Place de la Concorde
Place de la Concorde
75008 Paris
M° Concorde
France
Description:
en présence d'Alain Delon et Jean-Paul Belmondo

Ce vendredi dans l'après-midi, la Grande Roue place de la Concorde doit rouvrir, avant une possible non-reconduction dès 2018.

Un dernier tour de manège avant de sonner le glas de la Grande Roue ? L'attraction parisienne rouvre ce vendredi 17 novembre place de la Concorde, alors que le Conseil de Paris devrait voter mercredi prochain sa non-reconduction dès 2018.

C'est dans l'après-midi que l'ouverture au public doit avoir lieu, a indiqué Marcel Campion, alors que l'inauguration se tiendra en début de soirée. "Nous espérons que cette édition 2017-2018 se passera bien et que les visiteurs seront nombreux", a affirmé de son côté la mairie de Paris. Comme le veut la convention signée en 2015 avec son propriétaire Marcel Campion, la Grande Roue, installée pour la première fois en 1993, a été remontée pour une durée de six mois et sera retirée au mois de mai.

Cependant, un vœu pour ne pas renouveler son installation place de la Concorde, sera soumis au vote des élus du Conseil de Paris mercredi 22 novembre, "pour des raisons qui ont trait aux usages de l'espace public, au patrimoine et à la perspective entre le Louvre et l'Arc de Triomphe que nous voulons restaurer", a justifié la mairie.

"Une guerre aux forains", pour Marcel Campion

"Il n'y a pas de souci pour la Grande Roue. J'ai un contrat, on va le faire respecter", se défend en retour Marcel Campion. "La justice nous donnera raison", a-t-il lancé ce jeudi 16 novembre au micro de RTL. D'après le forain, cette attraction attire "chaque année 400.000 visiteurs". Cependant la Grande Roue a récemment essuyé des critiques tant pour son emplacement que pour la personnalité controversée de son propriétaire.

Ce promoteur historique des fêtes foraines parisiennes dénonce "une guerre aux forains" livrée par la mairie de Paris, qui a également décidé de la suppression du marché de Noël des Champs-Élysées géré par Marcel Campion. Ce dernier avait déposé un recours contre cette décision, rejeté jeudi par la justice. Ses avocats ont indiqué qu'ils allaient déposer un recours au Conseil d'État.

Marcel Campion a été mis en examen en juin pour "recel de favoritisme" et "abus de biens sociaux", dans une enquête sur la convention passée avec la Ville pour l'installation de la Grande Roue. Mais le forain conteste les faits. De son côté, la mairie de Paris a été mise en examen "pour favoritisme" le 10 novembre dans cette même enquête.

[19:00] Vernissage "collection des icônes et des arts chrétiens d'Orient"
Location:
Petit Palais
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
avenue Winston Churchill
5, avenue Dutuit
75008 Paris
M° Champs-Elysées - Clemenceau
France
Phone : +33 (0)1 53 43 40 00
Internet Site : www.petitpalais.paris.fr
Description:
Vernissage "collection des icônes et des arts chrétiens d'Orient"

[19:00-21:00] Vernissage de Ryoko Shinohara
Location:
Galerie Jean-Baptiste Claudot
CECAS - Espace des Arts
144, avenue Jean Jaurès
Place Charles de Gaulle
93320 Les Pavillons-sous-Bois
M° Tram T4 Les Pavillons-sous-Bois
France
Phone : +33 (0)1 41 55 12 80
Fax : +33 (0)1 48 02 15 30
Mail : espacedesarts@wanadoo.fr
Internet Site : www.espace-des-arts.fr
Description:
Galerie Claudot

Du 18 novembre au 3 décembre 2017
Vernissage le 17 novembre à partir de 19h
Ouvert tous les jours de 14h à 19h, nocturnes jusqu'à 22h les mercredis et les samedis

La sérénité, la fraîcheur et la liberté sont les termes qui caractérisent le mieux le travail de Ryoko Shinohara. Mais l'expérience de ses œuvres se mesure surtout au plaisir de contempler un paysage magnifique. Le vent qui frappe le visage, l'odeur de l'herbe, la chaleur du soleil, le bruit du vent dans les arbres... Sensations ressenties qui vous inviteront à entrer directement dans ses toiles.

Vous ne resterez donc pas indifférents au style unique de cette artiste japonaise où la fraîcheur de son œuvre s'exprimera par deux techniques singulières : la fresque et le « Sumi » (peinture à l'encre qui met en valeur les dégradations du noir au blanc).

Vernissage de Ryoko Shinohara

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Architopia"
Location:
Hôtel de Ville de Bondy
Esplanade Claude Fuzier
93140 Bondy
M° RER E Bondy
France
Phone : +33 (0)1 48 50 53 00
Fax : +33 (0)1 48 50 41 00
Mail : communication@ville-bondy.fr
Internet Site : www.ville-bondy.fr
Description:
Espace Marcel Chauzy
Hôtel de Ville - Entrée libre

Architopia

Diane Latrille et Nicolas Delay présentent des œuvres qui jouent avec les perspectives et les dimensions, effacent la frontière entre le monde réel et le monde rêvé. Utopiques ou dystopiques, ces paysages imaginaires interrogent la place de l'homme dans des environnements déshumanisés qui n'existent pas ou peut être pas encore.

Chez Diane Latrille, la fiction s'inspire de la mythologie et des univers virtuels tandis que Nicolas Delay donne une deuxième vie aux rebuts électroniques de nos sociétés contemporaines pour construire des villes aux allures futuristes. Au coeur de cette exposition, dans les plis de ces univers complexes, la question du recyclage des mondes anciens résonne, ainsi que celle de la construction des mondes à venir.

Artistes invités :
- Diane Latrille, graveuse
- Nicolas Delay, plasticien et photographe

Du 20 novembre au 15 décembre 2017
Vernissage : vendredi 17 novembre à 19h

16:00
17:00
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