Friday, December 15, 2017
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Category: All

15
December 2017
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  Exposition de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
14 octobre - 23 décembre 2017

Être un naufragé, c'est être un point au milieu d'un cercle, perpétuellement. [...] Quand vous élevez le regard, vous vous demandez parfois [...] s'il n'y aurait pas quelqu'un d'exactement comme vous qui élève lui aussi le regard, lui aussi coincé dans cette géométrie, lui aussi en train de lutter contre la peur, la rage, la folie, la désespérance et l'apathie.
L'histoire de Pi, Yann Martel

La Galerie Karsten Greve a le plaisir de présenter Perpetually at the Centre, nouvelle exposition de Claire Morgan. Plasticienne d'origine irlandaise, elle est parmi les plus recherchés et talentueux artistes de la scène internationale. Cette exposition dévoile au public les œuvres récentes de l'artiste, spécialement réalisées pour cet espace. Nourrie de préoccupations écologiques et étiques, l'exposition est constituée de quatre nouvelles installations monumentales, où domine la dynamique des corps d'animaux taxidermisés qui semblent être contenus dans des environnements étrangers, mais aussi par de récentes sculptures sous-verre où l'écriture s'ajoute au dramatisme des compositions. Un corpus de délicats dessins permet de découvrir le minutieux travail de conception de l'artiste, en contraste avec le geste ardent et instinctif de la surprenante série de toiles grand format.

Le travail de Claire Morgan explore l'ambivalence de l'être humain dans son rapport avec la nature qui l'entoure. La réflexion autour de la présence de l'homme dans le monde, qui a comme conséquence la progressive destruction de l'environnement naturel, est objectivée par l'artiste dans ses installations, où les animaux taxidermisés semblent s'adapter à un monde de gaspillage consumériste qui tente de les engloutir. Dans la suspension temporelle qui caractérise ces sculptures aériennes, où les corps sont figés dans un mouvement perpétuel, le conflit se joue entre la vie et la mort, entre l'organique et l'artificiel.

Le projet de cette exposition est né de la contemplation du pouvoir de la nature, ainsi que de l'exploration du soi, de l'égo et de la condition mortelle de l'être humain. L'immensité de la mer, des forêts et de la nuit qui se manifestent comme un abîme, ont été l'objet d'une méditation profonde jusqu'à en devenir métaphore de l'existence entière, révélant à l'homme sa vulnérabilité. Cette réflexion n'est pas sans considérer la crise humanitaire en cours en Méditerranée, où la mer peut basculer d'espoir de vie à tombeau pour des milliers de migrants, ou la récente tragédie de la Grenfell Tower où les habitants ont vu leurs appartements se transformer en vision cauchemardesque. Les extrêmes changements climatiques, signaux d'alarme de futures crises humanitaires, font aussi partie des préoccupations qui inspirent l'artiste.

Les animaux naturalisés sont aussi symbole des batailles intimes de l'artiste, ils sont témoins de la prise de conscience de ses propres passions. Le besoin de chacun d'exister est pour Claire Morgan fortement lié à la passion et à la violence, à travers lesquelles s'expriment les nécessités humaines. La lutte fait partie du paysage intérieur de l'homme : qu'elle soit physique ou psychologique, elle engendre des cas de conscience. Ces questionnements guident aussi l'organisation de l'exposition, qui se déroule en suivant des couples d'idées spécifiques: le soi et la violence, le passage du temps et la transcendance, la peur du noir et de se noyer, le feu et la mort.

Le principe même de la taxidermie, que Claire Morgan exécute de sa propre main, repose sur une contradiction, ayant pour objectif de donner une apparence vivante à ce qui est mort. Cette ambivalence est propre à toute son œuvre : dans les dessins comme dans les peintures, des résidus du processus de taxidermie sont utilisés comme matériaux graphiques. Des éléments comme les os ou le sang, ainsi que des corps entiers d'animaux, sont intégrés dans les œuvres et leur donnent alors un caractère symbolique et rituel.

Dans le travail de l'artiste la nature est stupéfiante, parfaite dans son immobilité. L'ambiguë présence vitale de ces animaux taxidermisés contraste avec les fragiles formes géométriques créées par cette « vertueuse assemblagiste » à l'aide de fils de nylon auxquels sont suspendus graines de pissenlit ou fragments de plastique. Le monde de Claire Morgan est un univers où la nature, menacée par la présence envahissante et cynique de l'être humain, résiste dans toute sa beauté. Elle s'incarne dans la perfection d'un scénario géométrique et minimaliste, mais aussi dans la fragilité de structures si légères qu'elles pourraient disparaître par le simple souffle du vent.


Claire Morgan est née en 1980 à Belfast (Irlande) et habite et travaille à Gateshead, Newcastle upon Tyne (Angleterre). Très vite, ses œuvres sont exposées à travers toute l'Europe et son travail a fait l'objet de nombreuses commissions publiques et privées. En 2010, après avoir exposé au Palais de Tokyo, Claire Morgan a inauguré sa première exposition personnelle française à la Galerie Karsten Greve. À cette occasion elle a présenté pour la première fois ses « dessins au sang », œuvres sur papier témoignant du processus de taxidermie. Depuis, son travail a été présenté aussi bien en Europe qu'aux Etats Unis, où elle a participé à des nombreuses expositions collectives. Les installations et les dessins de l'artiste ont intégré des prestigieuses collections internationales publiques et privées, parmi lesquelles figurent le Museum of Old and New Art (MONA) en Australie, la Fondation ALTANA en Allemagne et la Collection Guerlain en France. En 2017 le FRIST Center for Visual Arts à Nashville a organisé sa première exposition personnelle aux États-Unis. La fondation Francès à Senlis, en collaboration avec la Galerie Karsten Greve, dédie à Claire Morgan une exposition personnelle visible jusqu'au 23 décembre 2017.

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
Claire Morgan, Tine To Die, 2017, waxwing (taxidermy), dandelion seeds, nylon, in vitrine, 88 x 51,6 x 51,6 cm

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
To an End, 2017, Pencil and watercolour on paper, 41 x 31 cm

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
Lo (detail), 2017, Tawny owl (taxidermy), polythène, nylon, in vitrine, 98,5 x 71,6 x 71,5 cm

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"
Pedestal
2011
Aigrettes de pissenlit, aigrette (taxidermie), nylon, plomb, acrylique
270 x 60 x 60 cm
CM/S 11

Vernissage de Claire Morgan "Perpetually at the Centre"

08:00  
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18:00 [18:00-21:00] Finissage de l'exposition "Décomposition d'une maison"
Location:
Centre Tignous d'Art Contemporain - Le 116
116, rue de Paris
93100 Montreuil
M° Robespierre
France
Phone : +33 (0)1 71 89 28 00
Mail : contact116@montreuil.fr
Internet Site : www.montreuil.fr/centretignousdartcontemporain
Description:
du 15 septembre au 16 décembre

Le 116 démarre sa saison 2017-2018 avec l'exposition "Décomposition d'une maison", du 15 septembre au 16 décembre 2017.

Proposée par Céline Poulin, commissaire de l'exposition et Alexis Guillier, artiste associé, assistés d'Ana Bordenave

Avec : Tiphaine Calmettes, Guillaume Constantin, Jean-Alain Corre, Alice Laguarda, Nathalie Leleu, Ricky Hollywood, Arthur Tiar, Anne Touquet, Pauline Toyer, Syndicat, Marion Verboom

Le propos :
La maison du 116 rue de Paris fût bâtie pour Auguste Morel, industriel exploitant les carrières de gypse des Guilands, décor des « Incendiaires » de Georges Méliès, rare excursion du cinéaste hors de ses studios. Dès 1896, Méliès a en effet transformé la propriété familiale montreuilloise en y ajoutant un studio de tournage vitré dont la forme et les dimensions étaient celles du Théâtre Robert-Houdin. Suivant un destin comparable, la maison de maître des Morel sera réhabilitée, étendue, et aménagée pour devenir un centre d'art. Ainsi, pour accueillir tournages, expositions ou œuvres, la maison augmente les installations techniques qui alimentent nos domiciles (prises et aérations, éclairages et sécurités...). Ces architectures se situent à mi-chemin entre maison et lieu de travail, une porosité de l'intime et du professionnel qui chez Méliès allait jusqu'au choix des acteurs. Aux côtés de vedettes de l'époque, des voisin.e.s et proches apparaissaient régulièrement dans ses films. Mais la maison est elle-même un espace de fiction, un lieu producteur d'imaginaire, accueillant des histoires en cours de réalisation ou des récits déployés par les artistes et les œuvres présentées.
L'exposition « Décomposition d'une maison » est habitée par son entourage, composé d'artistes vivant et/ou travaillant à Montreuil. Leurs œuvres évoluent dans la maison pour révéler cette hybridation du lieu. Elles oscillent entre le premier rôle et l'accessoire abandonné, hésitent entre l'effet spécial ou la transformation organique de la maison. Elles sont les éléments d'un plateau de tournage devenu décor, expressions d'un lieu aux activités non-identifiées, d'une domesticité décalée.
La programmation autour de l'exposition "Décomposition d'une maison" :
> SAMEDI 16 SEPT. / 16 h : « Du Bout-de-la-Ville au Montreuil-Palace ». Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, rendez-vous au 116 pour une promenade commentée par Philippe Hivert autour des débuts du cinéma à Montreuil. Le parcours sera suivi d'une table ronde et de projections au cinéma Le Méliès à partir de 18 h avec la participation de Gabriel Gonnet, réalisateur du film « Le cinéma des pêches » (1989), Jacques Malthête et Jean-Jacques Meusy, historiens du cinéma, et Jeanne Pommeau, restauratrice à la NFA à Prague .
> SAMEDI 7 OCT. / 18h à 23 h : visite de l'exposition par Céline Poulin et Alexis Guillier suivie d'une performance culinaire réalisée par Tiphaine Calmettes pour la Nuit Blanche 2017.
> DIMANCHE 15 et LUNDI 16 OCT. / 14 h à 20 h : ouverture exceptionnelle du 116 pour les 19es Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes de Montreuil.
> Du 28 OCT. au 4 NOV. : « inc-incidit », exposition-restitution du projet Arthécimus imaginé par Anne Touquet autour de l'estampe avec les enfants des accueils de loisirs. Salle du Laboratoire.
> Du 15 au 25 NOV. : « Détours et décors » : dans le cadre du mois de l'art à Montreuil pour l'enfance, dispositif entre installation artistique et décors de théâtre imaginé par l'artiste Anne Touquet pour les 4-12 ans. Salle de résidence.
> En NOVEMBRE : rencontre et projection au cinéma Le Méliès, 12 place Jean Jaurès 93100 Montreuil. Alice Laguarda, auteure de l'ouvrage" Des films et des maisons" présentera un film de son choix.
> SAMEDI 2 DEC. / 15 h : cisite descriptive et tactile dans le noir, ouverte à tou-te- s, adaptée au public déficient visuel. Sur réservation.
> MARDI 12 DEC. / 19 h : "Candyman", récit par Alexis Guillier, dans le cadre de la Semaine du Bizarre du Théâtre Berthelot (6 rue Marcelin Berthelot).
> VENDREDI 15 DEC. / 18 h : finissage en présence de Céline Poulin, Alexis Guillier et des artistes, accompagné d'un concert de Ricky Hollywood.

Vernissage de l'exposition "Décomposition d'une maison"

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